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Full text of "OEuvres de Monseigneur l'évêque de Poitiers"

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OEUVRES 


M<î«  UÉVÊQUE  DE  POITIERS 


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POITIERS.  —  TYP.  DE  H.  OUDIN  FBEBES. 


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ŒUVRES 

a 

DE       MONSEIGNEUR 

L'ÊVÊQUE  DE  POITIERS 

DISCOURS  —  ALLOCUTIONS 

HOUKUES  —  PANÉGYRIQUES  —  ÉLOGES   FUNÈBRES 

LETTRES  PASTORALES  — MANDEMENTS— LNSTRUCTIONS  SYNODALES 

ENTRETIENS  ECCLÉSL\STIQUES. 


TOME  VIII 

CONTENANT  LES  TABLES   GÉNÉRALES  DES   HUIT   VOLUMES 
DEUXIÈME    ÉDITION 


LIBRAIRIE     HENRI     OUDIN, 

H.     OUDIN   FRÈRES,    SUCCESSEURS 
PiOITIERS  I  PARIS 

4,    BUE    DK    L'ÉPERON,  4  |  ^,    RUE    BONAPARTE, 

1878 


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3XS90 

P-5- 
y.? 


LETTRE  PASTORALE 

QUI  OBDONNB  LES  PBliSBES  PUBLIQUES  DEMAHDÂBB 

PAB  L'ASSEMBLÉE  NATIONALE 

ATAXT     LA    DIBOUBSION     DES     LOIS   GONSTITUTrONNELLES. 

(XV  OOTOBBE  HDGCCLXXIII.  ) 


inoaaial 


Messieurs  et  chers  Coopérateurs, 

I.  La  représentation  nationale,  en  se  prorogeant  depuis  la 
fin  de  juillet  jusqu'aux  premiers  jours  de  novembre,  a  statué 
que  «  le  dimanche  qui  suivra  sa  rentrée,  des  prières  publi- 
ques seront  adressées  à  Dieu  pour  appeler  son  secours  sur 
les  travaux  de  T Assemblée  *  ». 

Incontestablement,rœuvre  qui  va  s'offrir  aux  mandataires 
du  pays,  et  dont  ils  ont  eux-mêmes  fixé  la  date  >,  est  une  de 

1.  Séance  dn  19  juiUet  1873. 

2.  Par  nn  Tote  émis  dans  la  séance  du  2  juillet,  VAssemblée  s'était 
engagée  à  nommer,  dans  le  mois  qui  suivrait  sa  rentrée,  la  commission 
chargée  d'examiner  le  projet  de  lois  constitutionnelles  précédemment 
proposé. 

T.   VUI.  t 


518 

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—  2  — 

celles  auxquelles  la  sagesse  et  la  force  de  Thomme  ne 
raient  suffire.  Jamais  la  maxime  du  prophète  royal  n'aura 
été  mieux  vérifiée  :  «  Si  le  Seigneur  ne  met  la  main  &  la 
€  construction  de  l'édifice,  c'est  en  vain  qu'auront  travaillé 
€  ceux  qui  entreprennent  de  bâtir  *  i. 

L'heure  est  solennelle  et  pleine  de  périls.  Partout  autour 
de  nous  les  cœurs  sont  partagés  entre  le  sentiment  de  la 
crainte  et  celui  de  l'espérance.  La  persuasion  universelle  est 
que  nous  touchons  à  une  solution  qui  peut  décider  du  sort 
de  la  France  dans  des  sens  très-divers,  et  qui  devra  peser 
d'un  grand  poids  sur  les  intérêts  généraux  de  la  société 
chrétienne. 

Or,  à  ne  considérer  que  les  pensées  et  les  dispositions  de 
ce  qu'on  nomme  les  classes  dirigeantes,  toutes  les  chances 
subsistent  en  faveur  du  mal.  Comment  seraient-ils  des  gui- 
des sûrs  quant  aux  questioijs  pratiques  de  second  ordre,  ceux 
pour  qui  la  question  première  et  principale  n'existe  pas 
encore  ?  Gens  avisés,  qui  pensent  à  tout,  hormis  à  Dieu  : 
obliti  8unt  Deum  >,  et  qui,  ne  semblant  pas  soupçonner  le 
vice  radical  de  nos  institutions,  sont  toujours  prêts  à  recom- 
mencer les  mêmes  expériences,  qu'attendent  les  mêmes 
châtiments  divins.  N'apprendront-ils  donc  point,  à  l'école 
de  l'histoire  et  à  celle  du  malheur,  ce  qu'ils  ne  veulent  pas 
entendre  de  notre  bouche,  à  savoir  qu'on  ne  se  moque  pas 
de  Dieu  :  Nolite  errare,  Deus  non  irridetur  »  ?  Or,  c'est  se 
moquer  de  l'Être  nécessaire  que  de  se  poser  socialement  en 
dehors  de  lui.  Depuis  l'incarnation  du  Fils  de  Dieu,  le  gou- 
vernement de  l'ordre  moral  ne  peut  être  que  le  gouverne- 
ment de  l'ordre  chrétien.  Aussi  longtemps  que  les  droits  de 
Dieu  et  de  son  Christ  seront  méconnus  ou  passés  sous  silence, 
la  confusion  régnera  par  rapport  à  tous  les  droits  secondaires, 
et  cette  confusion,  propice  aux  complots  du  despotisme  ou 

l  1*8.  OXXVI.  1.-2.  Ps.  cv,  21.— 3.  GaUt,,    VI,  7. 


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-  3  - 

de  l'anarchie,  nous  reconduira  une  fois  de  plus  aux  alter- 
natives de  la  servitude  et  de  la  terreur. 

Laissés  à  nous-mômes,  nous  serions  donc  encore  trt'S-loin 
des  dénouements  favorables.  Qu'attendre  d'un  pays  et  d'un 
t<;mps  où,  dans  plusieurs  questions  essentielles,  les  défen- 
seurs déclarés  de  la  société  sont  les  complices  opiniâtres  de 
ses  plus  ardents  ennemis  ? 

II.'Mais,  parallèlement  à  ces  indices  décourageants,  il  s'en 
offre  d'autres  d'une  nature  toute  différente.  Nul  doute  que 
ce  qui  est  impossible  si  Ton  regarde  du  côté  des  hommes, 
ne  soit  possible  du  côté  de  Dieu.  Toutes  les  causes  secondes 
relèvent  de  cette  cause  première,  c  Seigneur,  Seigneur,  Roi 
c  tout-puissant,  toutes  choses  sont  placées  sous  votre  empire; 
c  et  il  n'est  personne  qui  puisse  résister  à  votre  volonté,  si 
c  vous  avez  décrété  de  sauver  Israël  i  :  Domine,  Domine, 
Rex  omnipotens,  in  ditione  tua  cuncta  sunt  posita,  et  non  est 
qui  possit  tuœ  résister e  voluntatiy  si  decreveris  salvare  Israël  ^. 
Or,  que  Dieu  ait  décrété  de  sauver  notre  pays,  plus  d'un 
motif  nous  porte  à  n'en  pas  douter.  Nous  en  avons  pour  gage 
ce  besoin  croissant  et  cet  élan  de  prière  qui  s'est  manifesté 
et  qui  se  manifeste  encore  chaque  jour  parmi  nous  dans  des 
proportions  si  nouvelles  et  si  insolites,  t  Vous  êtes  ses  fils, 
c  puisqu'il  a  envoyé  dans  vos  cœurs  l'esprit  filial  qui  crie 
c  à  Dieu  :  Mon  Père  '  ».  Lui-même  a  mis  sur  vos  lèvres  ce 
cantique  nouveau,  ces  hymnes,  ces  refrains,  qui  sont  autant 
de  sommations  faites  k  son  cœur  '. 

Me  demandez-vous  si  ce  mouvement  de  prière  est  assez 
général,  s'il  est  suffisamment  étendu  pour  mériter  d'étro 


1.  Estber,  xin,  9. 

2.  Qaoïiiam  filii  esiû,  misit  in  corda  yestra  spiritam  Fllii  rai,  cla- 
manteni  :  Abba,  Pater.  Oalat.,  iv,  6. 

S.  Et  immisit  in  08  meam  oanticnm  nomm,  caimen  Deo  nostro. 
p».  XXXIZ,  é» 


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—  4  — 

attribué  à  la  nation  ?  Un  philosophe  éminent  de  ce  siècle* 
s'est  posé  la  question  à  lui-même.  •  Pour  écarter  un  mal 
public,  observe  le  comte  de  Maistre,  pour  obtenir  un  bien 
national,  il  est  bien  juste  sans  doute  que  la  nation  prie.  Or, 
qu'est-ce  qu'une  nation  ?  et  quelles  conditions  sont  néces- 
saires pour  qu'une  nation  prie  ?  Y  a-t-il  dans  chaque  pays 
des  hommes  qui  aient  droit  de  prier  pour  elle,  et  ce  droit, 
le  tiennent-ils  de  leurs  dispositions  intérieures,  ou  de  leur 
rang  au  milieu  de  cette  nation,  ou  des  deux  circonstahces 
réunies  *  ?  » 

A  la  question  ainsi  posée,  ne  pouvons-nous  pas  répondre 
qu'en  effet  c'est  bien  la  nation  française  qui  est  présente- 
ment en  prière  ?  A  la  vérité,  un  très-grand  nombre  de  ci- 
toyens n'y  participent  point  :  notre  mal  n'existerait  pas  si  le 
sentiment  de  la  foi  était  dans  tous  les  cœurs,  si  la  prière 
était  sur  toutes  les  livres.  J'accorde  mc'me  que  les  non-priants 
forment,  si  l'on  veut,  l'immenss  majorité.  Gela  ne  détruit 
pas  devant  Dieu  le  caract?  re  authentique  et  officiel  de  la 
prière  actuelle  de  la  France.  D'abord  il  est  vrai  qu'il,  y  a 
dans  chaque  pays  des  hommes  ayant  mission  de  prier  :  par 
état,  par  vœu,  les  ministres  de  l'autel,  les  habitants  des 
cloîtres,  ont  cette  destination.  Puis,  sous  la  touche  de  la 
grâce  et  l'action  d'en  haut,  il  est  des  multitudes  d'âmes, 
prises  dans  tous  les  rangs  de  la  société,  que  f  leurs  dispo- 
sitions intérieures  »  poussent  à  se  présenter  devant  le  trône 
de  la  miséricorde  divine  comme  les  avocates  et  les  inter- 
prètes de  leur  pays  ;  elles  forment,  si  j'ose  dire,  la  représen- 
tation nationale  de  la  prière.  Et  s'il  arrive  que  l'autorité 
suprême,  que  les  grands  corps  de  l'État,  requièrent  et  dé- 
crètent des  supplications  générales,  qu'ils  s'y  associent  eux- 
mêmes  solennellement,  alors  aucune  condition  semble  ne 


1.  Soirée»  de  Saint-Pêtershouiy,  Sixième  Entretien,  T.  T,  p.  SCO. 
Ljon,  1831. 


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—  5  — 

manquer  pour  que  la  prière  ait  vraiment  le  c^aractëro  d'une 
prière  nationale,  encore  que  de  regrettables  dissidences 
viennent  lui  enlever  le  sceau  de  Tunité. 

Tel  est  le  spectacle  qui  nous  est  donné  en  ce  moment. 
Oui,  dirons-nous  avec  un  pontife  cher  à  notre  Église  de 
Poitiers,  oui,  il  nous  semble  que,  du  haut  des  cieux,  Dieu 
msure  ses  anges  et  ses  saints  sur  l'avenir  de  la  France,  en 
leur  montrant  cette  France  prosternée  à  ses  pieds  dans 
l'attitude  de  la  prière  ;  il  nous  semble  l'entendre  dire  de 
notre  pays  ce  qu'il  disait  de  Saul  sur  le  chemin  de  Damas  : 
(  Le  voilà  qui  prie  »  :  Ecce  enim  orat  '.  Bénissons  Dieu,  qui 
inspire  ces  sentiments  religieux  à  l'Assemblée  de  nos  repré- 
sentants ;  f  achons-leur  gré  de  les  avoir  hautement  et  itéra- 
tirement  exprimés  ;  voyons  dans  cet  acte  public  un  com- 
mencement de  retour  aux  principes  oubliés,  une  espérance 
que  Dieu  fait  luire  sur  l'abime  de  nos  malheurs. 

ni.  Ces  prières  nationales  se  feront  dans  des  conditions 
d'autant  plus  favorables,  qu'elles  coïncideront  avec  des  jours 
précieax  par  eux-mêmes  à  la  piété  chrétienne.  La  neuvaine 
que  nous  indiquons  commencera  par  la  fête  de  tous  les 
Saints,  veille  d'un  dimanche^  qui  sera  suivi  de  la  commé- 
moration de  tous  les  fidèles  trépassés.  Ce  triduum,  en  appe- 
lant tout  aussitôt  un  grand  nombre  de  fidèles  au  tribunal 
de  la  pénitence^età  la  table  eucharistique,  formera  l'heureux 
début  des  exercices  qui  doivent  se  clore  le  dimanche  suivant 
par  la  fête  anniversaire  de  la  dédicace  de  l'Ëglise  mère  et 
maîtresse  de  toutes  les  autres  ^.  La  mortification,  qui  donne 
à  la  prière  sa  bonté  et  son  efficacité,  ne  sera  point  omise  : 


I        1  Aci  IX,  11. 

2.  Le  même  dimanche  où  Ton  célèbre  la  dédicace  de  la  basilique 
âe  Latïan  est  cette  année  celui  de  la  fête  anniversaire  de  la  dédicace 
pour  la  plupart  des  églises  de  France,  conformément  à  Tindult  du 
cudinal  Caprara. 


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—  e  — 

Bonaest  oratio  cumjejunio^.  Nous  observerons  d'abord  dans 
cet  esprit,  et  selon  toute  sa  rip^eur,  le  jeûne  qui  précède  de 
droit  commun  la  fête  de  la  Toussaint  :  ce  sera  la  vigile  de 
préparation  à  notre  neuvaine  ;  mais,  de  plus,  nous  nous 
imposerons  encore  l'observance  d  un  jeûne  particulier  le 
vendredi  suivant,  à  titre  de  réparation  publique  et  d'expia- 
tion nationale.  Puis  la  solennité  anale  du  dimanche  s'ouvrira 
par  l'hymne  d'invocation  au  Saint-Esprit,  à  l'effet  d'obtenir 
les  lumières  et  les  grâces  d'en  haut  pour  tous  ceux  qui 
doivent  concourir  aux  grandes  décisions  d'où  dépendent  les 
destinées  prochaines  de  notre  patrie. 

Daigne  le  Cœur  adorable  de  Jésus  exaucer  les  soupirs  et 
les  vœux  de  nos  cœurs  1  Daigne  la  Reine  du  ciel  et  de  la 
ten^e  plaider  avec  nous  et  pour  nous,  auprès  de  son  divin 
Fils,  la  cause  de  ce  royaume  de  France  qui  est  son  propre 
royaume  t  Daignent  tous  les  chœurs  des  anges  et  des  élus, 
du  sein  de  l'Église  triomphante,  intercéder  pour  l'Église 
qui  combat  et  souffre  ici-bas  !  Daignent  les  âmes  qui, 
moyennant  les  indulgences  puisées  au  trésor  de  l'Église^ 
vont  être  tirées  du  séjoui*  des  expiations  et  introduites  dans 
la  béatitude  céleste,  s'intéresser,  dès  leur  apparition  devant 
leRoi.  au  sort  de  son  lieutenant  en  terre  réduit  en  captivité^, 
et  de  ses  frères  qui  subissent  les  rigueurs  de  la  spoliation, 
de  l'exil  et  de  la  prison  !  En  entrant  dans*  le  lieu  du  rafraî- 
chissement, de  la  lumière  et  de  la  paix,  puissent-elles  faire 
descendre  sur  nos  sociétés  les  grâces  qui  consolent,  qui 
éclairent,  qui  soulagent  !  Que  les  écailles  tombent  des  yeux 
de  tant  d'aveugles  plus  ou  moins  volontaires  ;  que  le  flam- 
beau de  la  vérité  dissipe  les  ténèbres  de  tant  d'intelligences 
courbées  sous  le  joug  du  mensonge  et  du  préjugé  ;  qu'aucune 
passion  mesquine,  qu'aucune   recherche   personnelle  ne 

1.  Tob.,  XII,  8. 

2.  Gen.,  2CLI,  12,13,  14% 


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tassent  obstacle  au  triompher  du  bien,  du  vrai,  du  juste  ! 
L'option  nous  va  être  donnée  :  Optio  vobis  datur  *.  Dieu,  en 
offirant  le  salut  aux  peuples  comme  aux  individus,  n^enlève 
ni  aux  uns  ni  aux  autres  la  fatale  puissance  de  se  prononcer 
pour  leur  ruine.  Notre  sort  est  entre  nos  mains  :  la  France 
se  relèvera  chrétienne,  ou  elle  ne  se  relèvera  pas. 

A  CES  CAUSES,  Nous  avons  réglé,  etc. 

1.  Josuc,  xxiv,  13  * 


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HOMÉLIE 

PBONONCÂE 

DANS  L'éOLISB   CATHkDBALB  EN    LA  FÊTE  DE    TOUS  LES  SAINTS 

SUU  L'UBOEKCE 

DU  SECOUBS  DIVIN  IMPLOBÉ  PAB  LES  PBIÂBES  PUBLIQUES. 

(I  NOVEMBBE  MDOOCLXXIII.  ) 


Tu  exvrgciiM  miiereberii  Sion,  quia 
tempui  miterendi  ejui,  quia  venit  tem- 
pu». 

Von»  foa%  lèverea,   Sni^neur  ,   et  Toas 
aurez  piiié  do  Sioo,  parce  que  le  temps  d*en 
avoir  pitié,  oui,  oe  temps  est  venu. 
PS.  Cl.  U. 


Mes  Très-Chers  Frères, 

I.  Ainsi  parlaient,  ainsi  s'exprimaient  les  Juifs  aux  jours  "^e 
leur  plus  extrême  détresse,  quand  le  mal,  étant  à  son 
comble,  devait  à  cause  de  cela  même  toucher  à  son  terme. 
Bien  des  fois,  durant  le  cours  de  leurs  épreuves,  ils  avaient 
excité  Dieu  à  se  lever,  à  dissiper  ses  ennemis,  à  les  mettre 
en  fuite  devant  sa  face  :  Exurgat  Deus,  et  dissipentur  inimici 
yu8f  et  fugiant  qui  oderunt  euma  facie  ejus^.  Ils  avaient  été 

1.  Ps.  LXVII,  1, 


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plus  loin  :  ils  rayaient  interpellé  et  en  quelque  sorte  gour^ 
mandé  de  ce  qu'au  lieu  de  se  lever,  il  semblait  dormir  en 
abandonnant  son  peuple  jusqu'à  la  fin  :  Exurge^  ^uan  ob- 
dormis.  Domine?  Exurge^  H  ne  repellm  infinem^.  Mainte- 
nant ce  n'est  plus  l'accent  du  reproche,  ce  n'est  pas  mémo 
celui  de  l'appréhension  et  du  doute  :  c'est  le  ton  de  l'assu- 
rance et  lé  langage  de  l'affirmation  :  Tu  exurgens  misère^ 
beris  Sion  :  <  Vous  allez  vous  lever,  Seigneur,  et  vous  aurez 
€  pitié  de  Sion;  car  le  temps  d'en  avoir  pitié,  oui,  ce 

■  temps  est  venu  »  :  quia  tempus  miserendi  ejui,  quia  venit 
tempus. 

Toutes  les  phases  de  Tancien  peuple  de  Dieu  figuraient  et 
prophétisaient  les  destinées  du  peuple  chrétien.  Pendant 
qu'elle  chemine  à  traversées  siècles,  il  y  a  un  jour,  il  y  a  une 
heure  oii  l'Église  de  Jésus-Christ  se  retrouve  placée  dans  des 
'conditions  analogues,  dans  des  conditions  identiques  à  toutes 
celles  qu'a  traversées  l'ancien  Israël.  Et  c'est  cette  analogie, 
c'est  cette  identité  des  situations  qui  appelle  aujourd'hui 
sur  nos  lèvres  ce  quatorzième  verset  du  psaume  cent- 
unième  :  c  Seigneur,  vous  vous  lèverez  et  vous  aurez  pitié 

■  de  Sion,  parce  que  le  temps  est  venu,  le  temps  d'en 
c  avoir  pitié  i. 

Ce  temps  est  venu,  M.  F.,  parce  que  la  crise  subie  par  la 
société  chrétienne  semble  arrivée  au  plus  haut  période.  Ce 
temps  est  venu,  parce  que  le  remède  proposé  par  les  empi- 
riques du  quart  d'heure  aurait  pour  résultat  d'anéantir  les 
dernières  ressources  et  les  dernières  chances  de  guérison. 

H.  Regardez,  Seigneur,  et  considérez  l'étendue  de  notre 
affliction  *.  Deux  amours  légitimes  se  partagent  notre  cœur. 
Par  notre  baptême,  nous  sommes  citoyens  de  votre  royaume, 
qui    est  l'Ë^Use  ;  par    notre   naissance ,  nous  sommes 

1.  Pa.  xun,  S8.  —  2.  Thren.,  I,  9. 


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-  10  — 

citoyens  aus^i  d'une  ^utre  société  qui  nous  est  clière,  la 
France.  Or,  combien  ne  sommes-nous  pas  cruellement 
atteints  dans  ces  deux  grandes  et  puissantes  affections  de 
notre  âme  t 

Assurément  nous  n'avons  point  oublié  l'oracle  exprimé 
pai*  celui-là  même  à  qui  Jésus-Christ  a  conâé  tout  d'abord 
l3  gouvernement  de  l'Ëglise.  Ce  que  saint  Pierre  disait  aux 
premiers  chrétiens  en  prévision  de  Tincendie  et  de  la  des- 
truction de  Jérusalehi,  nous  nous  le  tenons  pour  dit  à  nous- 
mêmes  en  vue  des  approches  de  la  conflagration  générale  : 
c  Mes  très^hers,  quand  vous  êtes  jetés  dans  la  fournaise  et  le 

•  creuset  de  l'épreuve,  ne  soyez  point  surpris  comme  s'il 
«  vous  arrivait  quelque  chose  de  nouveau  et  d'extraordi- 
«  naire*  »  :  c'est  là  votre  sort  et  votre  destinée...  t  Et  voici 
fl  le  temps  où  le  jugement  doit  commencer  par  la  maison 
c  de  Dieu.  Or,  poursuit  l'apôtre,  si  le  jugement  commence . 

•  par  nous,  quelle  sera  la  fin  de  ceux  qui  ne  croient  pas  à 
«  l'évangile  de  Dieu^?  • 

Il  n'est  donc  point  étrange  à  nos  yeux,  M.  T.-C  F.,  que 
les  hommes  du  sanctuaire,  encore  qu'ils  pussent  se  croire 
protégés  contre  les  passions  du  moment  par  une  situation 
temporelle  plus  que  modeste ,  ne  recueillent  point  le  béné- 
fice de  leur  obscurité  et  de  leur  indigence,  mais  qu'ils 
demeurent  quand  même  le  premier  et  le  principal  point  de 
mire  de  la  persécution  '.  En  butte  aux  haines  populaires  et 
aux  injustices  à  cause  de  notre  qualité  de  disciples  et  de 
ministres  du  Christ,  nous  nous  glorifions  et  nous  remercions 
Dieu  d'avoir  à  souffrir  à  ce  titre  ^.  Et  jusqu'où  cette  souf- 
france ne  va-t-elle  pas  en  ce  moment? 

III.  A  la  tête  d'une  nation  dont  les  indignes  chefs,  si  la 


1    I  Petr.,  nr,  12  —  2.  Ibid.,  17. 
n    Voir  T.  VÎT.  p.  869  et  suiv. 
4.  I  Petr.  IV,  16. 


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—  11  - 

Toix  de  la  papauté  eût  été  entendue  de  l'Europe  chré- 
tieone,  n'auraient  jamais  porté  le  titre  derois^.ni  par  consé* 
quent  obtenu  plus  tard  celui  d'empereurs,  s'est  rencontré  un 
homme  d'État  sur  le  compte  duquel  nous  n'entreprendrons 
point  de  devancer  le  jugement  de  l'histoire.  Ayant  abaissé 
successivement  deux  grandes  nations  catholiques,  dont 
la  seconde  a  expié  par  des  défaites  sans  exemple  sa  cou- 
pable alliance  et  sa  funeste  complicité  avec  les  agresseurs 
de  la  première ,  ce   fils  de  Luther  s'est  posé  à  la  face 
du  monde  en  ennemi  personnel  du  Christ  et  de  son  Église. 
11  a  rêvé  de  refaire  un  trophée  à  son  maître  et  à  lui-même 
de  la  devise  avortée  d'un  ancien  César  :  christiano  nomine 
deleto.  Trop  semblable  à  cet  énergumène  que  l'écrivain 
sacré  nous  représente  t  portant  en  lui  le  cœur  d'un  tyran 
<  cmel  et  la  colère  d'une  bête  farouche  »  :  animas  crudelis 
tyrannietferœ  belluœ  iramgerens^^  il  n'est  point  d'exploit 
si  contraire  à  toute  notion  de  liberté  et  de  justice  qu'il  ne 
commande  chez  lui  et  qu'il  ne  provoque  chez  les  autres. 
Sous  son  impulsion,  les  cantons  autrefois  qualifiés  libres 
de  l'Helvétie  sont  devenus  le  théâtre  du  plus  ignoble  des- 
potisme: l'indépendance  y  est  journellement  violée  «dans 
son  plus  auguste  refuge  qui  est  la  conscience,  et  tous  les 
contrats  qui  assuraient  le  libre  exercice  de  la  pratique  reli- 
gieuse y  sont  indignement  foulés  aux  pieds.  Par  les  excita- 
tions de  ce  même  frénétique,  l'iniquité  de  l'usurpation 
italienne  en  est  venue  à  se  surpasser  elle-même  :  en  proie 
au  nouvel  accès  de  rage  qui  lui  est  communiqué  du  dehors, 
elle  omet  désormais  tout  ménagement  dans  l'exécution  de 
ses  lois  sacrilégement  spoliatrices.  Et  voici  que  les  arse- 
naux vivants  de  l'autorité  spirituelle  sont  renversés,  que 
les  grands  dépôts  des  armes  doctrinales  de  la  papauté  sont 


1.   Vo-r  T.  VIT,  p.  26  et  suiv. 
1  11  Machib.,  IV,  25, 


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-  12  - 

'  confisquais,  que  les  milices  les  plus  indspensabl^'S  au  g<iu- 
vernemeiit  général  de  TÉglise  sont  dissimtes  et  dispei*séo8. 
Vainement  les  prêtres  se  sont  jetés  en  travers  avec  leurs 
étoles  sacerdotales,  invoquant  la  loi  sacrée  des  dépôts,  et 
protestant  qu*on  ne  pouvait  attenter  au  droit  de  ceux  de 
qui  provenaient  ces  dons  et  ces  trésors  '.  Les  nouveaux 
Héliodores  ont  répondu  qu'aux  termes  de  leurs  instructions 
toutes  ces  choses,  de  quelque  provenance  qu'elles  fussent, 
devaient  tomber  dans  le  domaine  royal  de  la  nation  *  :  excès 
final  qui  a  mis  le  comble  à  la  douleur  du  pontite.  On  a 
vu  se  renouveler  en  lui,  sous  le  coup  de  cette  annonce 
effroyable,  ce  qui  est  dit  d'Onias  :  c  Quiconque  considérait 
c  le  visage  du  grand-prêtre,  é'ait  Jmu  jusqu'au  fond  des 
<  entrailles,  tant  l'altération  de  sa  face  et  le  changement 
c  de  son  teint  déclaraient  la  consternation  intérieure  de  son 
c  âmel  Un  manteau  de  tristesse,  répandu  sur  toute  sa 
•  personne,  et  le  frisson  de  ses  membres,  découvraient  à 
t  tous  les  regards  la  blessure  profonde  de  son  cœur  '.  • 

Cependant  Héliodore,  flanqué  de  ses  satellites,  poursuit 
jusqu'au  bout  ce  qu'il  avait  décrété,  et  ne  désempare  pas 
d'auprès  de  son  butin  :  Heliodorus  autem,  quod  decreverat^ 
perfidebaty  eodem  loco  ipse  cum  satellitibus  circa  œrarium 
prœsens  ^.  S'il  reste  encore  un  pas  à  franchir,  il  sera  franchi 
.bientôt.  Encore  quelques  semaines  peut-^tre,  et  les  do- 
maines qui  forment  lapanage  propredu  prince  des  apôtres, 
les  propriétés  séculaires  de  la  basilique  vaticane,  respectées 
jusqu'ici  par  toutes  les  révolutions,  ces  appartenances 
nécessaires  d'un  temple  qui  est  en  vénération  à  toute  la 
terre  par  sa  sainteté  :  templum  quod  per  universum  mundum 
honoratur  pro  sui  vmeratione  et  sanctUate  s,  vont  subir  la  loi 
commune  de  la  mise  à  l'encan  et  de  l'aliénation  à  vil  prix. 


1.  II  Machab.,  m,  15.  —  2.  2bid^  13.  —  3.  Ibid.,  16,  17. 
4.  Jbidr/».—  6.  Ihid.,  12. 


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-  13  - 

Témoin  de  cette  dilapidation  et  de  cette  destruction  succes- 
sive de  rétablissement  le  plus  repectable  qui  fût  au  monde, 
plus  d  un  habitant  de  la  ville  sainte  s'est  écrié  comme  le 
chef  des  Machabées  :  «  A  quoi  bon  vivre  encore  »  :  Qtw 
ergo  nobis  adhuc  vivere^^  t  Vivre  à  Rome  en  ce  temps  •, 
écrivait  naguère  un  employé  laïque  de  Tadministration 
pontificale,  t  c'est  mourir  plusieurs  fois  par  jour  i.  Et  cet 
homme  honorable  est  mort  en  effet  quelques  semaines 
après,  étouffé  par  l'indignation  et  la  douleur. 

Seigneur,  Seigneur,  votre  sanctuaire  a  été  souillé  et  foulé 
aux  pieds;  vos  prêtres  sont  dans  les  larmes  et  l'humiliation; 
voici  que  les  nations  sont  liguées  contre  nous  pour  nous 
perdre;  vous  savez  les  projets  qu'elles  forment  sur  nous. 
Comment  pouiTons-nous  subsister,  si  vous-même,  ô  Dieu, 
ne  nous  assistez  :  quùinodo  poterimtis  8ubsistere,nisitu^  Deus^ 
adjuves  îmw  '  ? 

IV.  Et  si  nous  le  disons  ainsi  au  regard  de  l'Église, 
M.  T.-C.  F.,  à  plus  forte  raison  ne  devons-nous  pas  en  dire 
moins  au  regard  de  la  France?  Où  sont-ils  ceux  qui  n'ont 
pas  l'esprit  inquiet,  le  cœur  anxieux  ?  Si  le  jugement  com- 
mence par  la  maison  de  Dieu,  quel  sera  le  sort  des  profanes 
qui  ne  croient  pas  à  son  évangile?  Les  intérêts  matériels 
ne  sont-ils  pas  présentement  d'accord  avec  les  intérêts  mo- 
raux pour  s'effrayer  d'un  provisoire,  d'un  ambigu,  qui 
mettent  tout  en  question?  Les  hommes  du  travail,  du  com- 
merce, de  la  finance  ne  crient-ils  pas,  comme  nous,  aux 
hommes  de  la  politique  et  du  pouvoir,  que  l'incertitude  ne 
peut  pas  durer  davantage,  que  de  plus  longues  hésitations 
seraient  l'arrêt  de  mort  et  l'effondrement  du  pays?  Que  la 
guerre  civile  éclate  encore  une  fois  :  aux  horreurs  de  ses 
meurtres,  de  ses  incendies,  de  ses  pillages,  se  mêleront  les 
accents  de  joie  de  nos  voisins  qui  se  rueront  sur  nous 

1  Machab.,  n,  13.  -  8.  IMd.,  m,  61,  62,  6S. 


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—  14  — 

comme  des  oiseaux  de  proie.  Nul  de  nous  ne  l'ignore  :  par 
deh\  le  Rhin,  hélas  t  et  ce  qui  est  plus  humiliant,  par  delà 
les  Alpes,  les  étrangers  nous  observent,  nous  épient,  et 
n'aspirent  qu'à  nous  infliger  de  nouveaux  démembrements. 
Or,  affaiblis  et  divisés  autant  que  nous  le  sommes,  com- 
ment pourrons-nous  subsister  devant  eux,  o  Dieu,  si  vous 
ne  venez  à  notre  aide  :  quomodo  subsistere  pot er mus,  nisi  tu^ 
Deus^  a</;tit?^«?  Tirez-nous  de  ce  défilé.  Seigneur,  car  le  salut 
humain  qu'on  nous  montre  n'a  aucune  valeur  :  Da  nobùf 
auxilium  de  tribulatione,  quia  vana  salm  hominis^. 

Les  hommes,  ah  t  c'est  une  sorte  d'émulation  entre  eux 
à  qui  réussira  le  mieux  à  nous  perdre.  Si  je  crois  aperce- 
voir les  plus  coupables  d'un  coté,  je  reconnais  de  l'autre  les 
plus  aveugles  et  les  plus  incorrigibles.  Les  premiers,  du 
moins,  ont  la  logique  du  mal  ;  les  autres  reculent  devant  la 
logique  du  bien.  Malades  désespérés,  qui  invoquent  à 
grands  cris  le  médecin,  mais  à  la  condition  de  lui  dicter  ses 
ordonnances,  et  de  n'accepter  pour  régime  curatif  que 
celui-là  même  qui  les  a  réduits  à  la  dernière  extrémité. 
Naufragés  qui  se  noient,  et  qui  appellent  le  sauveteur,  mais 
résolus  à  repousser  la  main  qu'il  leur  offre,  tant  qu'il  n'aura 
pas  attaché  lui-même  à  son  cou  la  pierre  qui  les  a  fait  des- 
cendre et  qui  les  retient  au  fond  de  l'abîme.  Voilà  ce  que 
peuvent  attendre  d'eux  l'Église  et  la  France  ! 

A  qui  te  comparerai-je,  ô  fille  de  Jérusalem?  Où  trouve- 
rai-je  la  consolation  pour  toi,  ô  fille  de  Sion?  Le  déborde- 
ment de  tes  maux  est  immense  comme  l'océan.  Qui  donc 
pourra  t'apporter  remède  :  Quis  medebitur  tui  •  ? 

V.  Tu  exurgens  tnisereberis  Sion  :  t  Vous,  Seigneur,  vous 
c  vous  lèverez,  et  vous  aurez  pitié  de  Sion.  »  Je  dis  de 
Sion,  car,  dans  l'état  présent  des  choses,  la  France  et 
l'Église,  c'est  tout  un.  Vous  aurez  pitié  de  Sion,  c  parce 

1.  Pb.  lix,  18.—  2.  Tbrcn ,  n,  18. 


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—  16  — 

(que  le  temps  est  yenu,  le  temps  d'en  avoir  pitié  »  :  quia 
tempus  miserendi  ejus,  quia  venit  tempus.  Le  mal  ne 
comporte  plus  guère  d'attente  :  un  accès  de  plus,  ce  sont 
les  transes  de  la  mort,  c'est  le  hoquet  de  l'agonie,  c'est  le 
dernier  soupir. 

Tous  aurez  pitié  de  Sion,  Seigneur,  parce  que  le  temps 
d  en  ayoir  pitié  est  venu.  Ne  voyez-vous  pas  que  la  France 
entière,  je  dis  la  France  chrétienne,  est  à  vos  pieds,  dans  la 
pénitence,  dans  le  jeûne,  dans  la  prière  ?  Et  toutes  les  âmes 
fidèles  du  reste  du  monde  ne  prient--elles  pas  avec  nous  et 
pour  nous  ?  Et  si  leurs  regards  se  détachent  du  ciel,  n'est- 
ce  pas  pour  se  tourner  vers  la  France,  parce  que,  malgré 
son  état  actuel,  c'est  encore  en  elle  que  la  chrétienté 
e^ère?  Ah  t  qu'ils  ne  soient  pas  confondus,  qu'ils  ne  soient 
pas  trompés  dans  l'espoir  qu'ils  fondent  sur  nous,  ceux  qui 
TOUS  cherchent,  ô  Dieu  d'Israël  :  non  confundantur  super 
me,  qui  quœrutU  te,  Deus  Israël  *. 

Cette  prière  sera  exaucée.  A  cause  de  votre  orgueil  enfin 
humilié,  à  cause  de  votre  détresse  arrivée  à  sa  dernière 
limite ,  à  cause  de  votre  impuissance  que  vous  confessez 
par  vos  gémissements,  c  maintenant  je  me  lèverai,  dit  le 
c  Seigneur  i  :  Nunc  exurgam,  dicit  Dominus.  Je  rebâtirai 
l'édifice  selon  des  plans  que  vous  n'avez  pas  conçus  ;  je 
poserai  votre  salut  dans  des  conditions  que  vous  n'avez  pas 
Toulues:  le  sauveur  viendra  de  ma  main  et  non  de  la 
vôtre.  En  lui  et  par  lui,  j'opérerai  avec  confiance  ;  en  lui  et 
par  lui,  j'agirai  d'un  bras  ferme  et  dégagé  :  Nunc  exurgam^ 
dicit  Dominus.  Ponam  in  salutari;  fiducialiter  agam  in  eo  K 

C'est  là,  M.  F.,  ce  que  j'attends  pour  l'Église,  c'est  là  ce 
que  j'espère  pour  notre  pays  :  moyennant  la  bénédiction 
du  Père»  du  Fils  et  du  Saint-Esprit. 

L  Pfc.  Lxvin,  7.  —  2.  Pg.  XI,  6- 


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HOMÉLIE 

PfiONONCÂE 

DANS  LA  CHAPELLE  DU  GRAND  SÉMINAIBB,  A  LA  MESSE 

DTT  XJtlV^  AKNIVEB8AIRB     DE    NOTRE     CONSéCRATTON     ÉPI8COPALE. 

(ZZY  NOVEMBRE  UDCOOLXTSn.) 


IMmine,  mitertre  /Ulo  meo  fuia  luna- 
tieut  ett,  et  mate  ratUur  :  nam  tœpe  ça- 
dit  in  ignem  et  erebro  in  aquam;  et 
obtuli  eum  éOicipuliM  tvii,  etnonpotue- 
runteuTûreeum. 

Seiirnenr,  lyei  pitié  de  inoo  fils,  qui  est 
luiMtiqne  et  qui  foufTre  d*un  maurais  mal, 
car  il  tombe  youvent  dana  I41  fen  et  fréquem- 
ment  dans  Teau  ;  et  je  Tai  présenlé  à  vw 
disdplee,  et  ils  n*ont  pas  pu  le  gaérir. 
MaUh.,xvn,  14,  15. 


Mes  VÉNÉRABLES  Frères  et  mes  ghers  Filsen  Jésus-Christ, 

I.  Si  je  ne  consultais  que  la  disposition  de  mon  esprit,  je 
me  tiendrais  aujourd'hui  dans  le  silence.  Il  est  des  torrents 
qu'il  faut  regarder  passer.  Ce  n'est  pas  seulement  la  sagesse 
humaine,  c'est  la  sagesse  divine  elle-même  qui  nous  enseigne 
à  ne  pas  faire  effort  contre  le  cours  d'un  fleuve  :  Ne  cmeris 
contra  ictum  fluvii  ^  :  et  quel  fleuve  plus  irrésistible  en  son 

1.  EccU.,  IV,  33» 


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-  17  - 

diocque  celui  de  l'orgueil  et  de  rentétement  des  faux  sages? 
Volontiers  donc,  je  me  contenterais  de  vous  réciter  en  cette 
solennité,  à  titre  d'enseignement  pratique  et  de  soulagement 
nécessaire,  ces  paroles  du  livre  de  V Imitation^  que  je  vou- 
drais savoir  présentes  à  la  pensée  de  quiconque  mérite 
encore  le  nom  de  français  et  de  chrétien  : 

«  N'ayez  pas  grand  souci  que  tel  ou  tel  soit  pour  vous  ou 
soit  contre  vous  ;  mais  faites  en  sorte  et  ayez  soin  que  Dieu 
soit  avec  vous  dans  toute  affaire  à  laquelle  vous  mettez  la 
main  *  :  Non  magni  pendas  quis  pro  te  vel  contra  te  sit  :  sed 
hoc  âge  et  cura  ut  Deus  tecum  sit  in  omni  re  guam  facis. 

c  Ayez  pour  vous  la  bonne  conscience,  et  Dieu  vous  dé- 
fendra bien  :  car  celui  que  Dieu  voudra  aider ,<  aucune  per- 
versité humaine  ne  lui  pourra  nuire  »  :  Habeas  conscientiam 
bonam,  et  Deu$  bene  te  defensabit  ;  quem  enim  Deus  adjuvare 
toluerit,  nullius  perversitas  nocere  poterit. 

c  Si  vous  savez  vous  taire  et  souffirir,  indubitablement 
vous  verrez  le  secours  de  Dieu  i  :  Si  tu  scis  tacere  et  paii, 
vidais  proculdubio  auxilium  Dominû 

«  Il  sait,  lui,  le  temps  et  le  moyen  d'opérer  la  délivrance, 
et  pour  cela  vous  devez  vous  en  remettre  à  lui  »  :  Ipse  novit 
tempus  et  modum  liberandi  te,  et  ideo  te  dehes  illi  resignare. 

c  C'est  l'affaire  de  Dieu  de  venir  en  aide'  aux  siens,  et  de 
faire  cesser  pour  eux  jusqu'à  l'apparence  de  la  confusion  i  : 
Dei  est  adjuvare  et  ab  omni  cbnfusûme  liberare  ^. 

Oui,  volontiers  je  m'en  tiendrais  à  ces  paroles  consolantes 
et  fortifiantes.  Mais  le  même  écrivain  sacré  qui  déconseille 
de  perdre  son  temps  et  sa  peine  à  réagir  contre  la  force 
aveugle  et  insolente  de  la  déraison,  se  hâte  d'ajouter  au 
verset  suivant  :  c  Pour  ton  âme,  combats  en  faveur  de  la 
i  justice,  et  soutTens  la  lutte  jusqu'à  la  mort  ;  et  Dieu  vain- 
•  cra  pour  toi  tes  ennemis  >  :  Pro  justitia  agonizare  pro 

1.  De  Imitatione  Chrîsti,  L.  II,  c.  ii,  1. 

T.  VUI.  • 


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—  18  — 

amrna  tua^  et  mgue  ad  mortem  certa  pro  juatUia  ;  et  Deu$ 
exptignabU  pro  te  inimicos  tuos  ^.  Ainsi,  il  n'est  pas  question  j 
de  combattre  dans  Tespéranoe  de  vaincre  par  nous-mêmes  ; 
nous  combattons  pour  l'acquit  de  notre  conscience  et  Tac- 
complissement  de  notre  devoir.  Dieu  seul  remportera  la 
victoire  ;  et  toutefois  il  ne  s'engage  à  la  remporter  pour  nous 
qu'à  la  condition  que  nous  aurons  combattu  pour  lui. 

L'évangile  du  dimanche  m'offrait,  il  y  a  peu  de  jours, 
dans  une  autre  enceinte,  le  thème  d'une  homélie  absolu- 
ment soudaine  et  improvisée  K  Je  demanderai  à  une  page 
analogue  du  récit  évangélique  la  matière  de  notre  enseigne- 
ment d'aujourd'hui.  J'y  userai  de  la  liberté  et  de  la  familia- 
rité que  permet  la  nature  de  cette  fête  intime  et  de  cette 
réunion  de  famille. 

II.  C'était  au  surlendemain  de  la  Transfiguration  de  Jésus- 
Christ  sur  le  Thabor.  Comme  le  Sauveur  descendait  de  la 
montagne,  un  homme  accourt  à  lui,  et  il  se  jette  à  ses 
genoux  en  lui  disant  :  c  Maître,  ayez  pitié  de  mon  fils,  qui 
€  est  lunatique  et  qui  souffre  d'un  mal  terrible  :  car  il  tombe 
(  tantôt  dans  le  feu,  tantôt  dans  l'eau.  Et  je  l'ai  présenté 
c  à  vos  disciples,  et  ils  n'ont  pas  pu  le  guérir.  § 

N'est-ce  pas  là,  mes  vénéraj)les  Frères  et  mes  très-chers 
Fils,  la  description  exacte  de  la  maladie  de  notre  pays, 
depuis  qu'il  est  possédé  de  l'esprit  révolutionnanre  ?  Mani- 
festement la  société  actuelle  est  atteinte  du  mal  caduc.  A 
tout  propos  elle  est  jetée  à  terre;  rien  de  plus  commun  que 
devoir  ses  institutions  à  vau-l'eau  ;  parfois  même,  elle  de- 
vient la  proie  des  flammes.  Et  ces  chutes  ont  pris  un  carac- 
tère de  périodicité  qui  semble  devenu  la  loi:  de  l'histoire 
contemporaine. 


l  Bcdi,  IV,  33. 

2.  Cette  homélie,  prononcée  à  Ligngé  dans  la  solennité  de  saint 
Martin,  a  été  trop  incomplètement  sténographiée  pour  ponToir  être 
reproduite. 


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—  19  — 

Ofon^in  temforis  est  ex  quoei  hoc  aecidit  :  c  Combien  y 
c  a-t-il  de  tanps  que  cela  lui  arrive  ?  >  demande  Jësus. 
Réponse  :  <  Depuis  son  enfance  i  :  al  ille  ait  :  ab  infantia  ^ 
Et  yraiment  il  en  est  ainsi.  Le  monde  moderne  met  un  cer- 
tain amouT^propre  à  proclamer  la  date  de  sa  naissance; 
yolontiers  il  se  dit  l'enfant  de  89.  Or,  depuis  cette  époque 
fiaistique,  notre  patrie  a  été  constamment  sous  l'empire  de 
cette  singulière  affection  morbide  que  les  Latins,  par  une 
synonymie  curieuse  dont  les  lexiques  offrent  l'explication, 
appellent  d'un  nom  qui  peut  également  signifier  le  mal 
de  l'épilepsie  et  le  mal  parlementaire  ,  le  mal  des 
assemblées  ou  des  comices  :  morbo  comitiali  laborans  ^.  A 
partir  de  ce  temps,  la  chose  publique  n'a  pas  discontinué 
de  subir  l'influence  des  lunaisons.  Et  ecce  spiritus  apprehen- 
dit  eum,  et  subito  clamaty  et  elidit,  et  dissipât  cum  spuma,  et 
vix  discedit  diUmians  eum  '.  Tout  à  coup,  et  à  tout  propos, 
l'esprit  de  vertige  s'empare  de  son  corps  :  ce  sont  des  cris, 
des  renversements  à  terre,  des  contorsions  et  des  convul- 
sions avec  écume  à  la  bouche  et  grincement  de  dents.  Trop 
heureux  quand  le  pays  en  est  quitte  pour  des  déchirements 
et  des  blessures  ;  et,  si  la  mort  ne  suit  pas  ces  acc^s  de  rage, 
il  y  a  toujours  perturbation  profonde  des  intérêts,  dessèche- 
ment des  sources  de  la  vie  sociale  et  delà  fortune  publique: 
et  spumat,  et  stridet  dentibus,  et  arescit  *. 

m.  Quel  sera  le  remède  au  mal?  Allez-vous  accuser  les 
disciples  de  Jésus-Christ?  Allez-vous  vous  plaindre  de  leur 
impuissance?  Le  sacerdoce  chrétien  est  humble  et  défiant 
de  lui-même.  'U  est  toujours  prêt  à  s'éclairer  sur  ce  qui  lui 


1.  Marc.,  iz,  20. 

2.  Morbiu  oomitÎAUs  qui  est  epllepsia...  Batio  appeUationis  «rt  quia, 
B  qois  ipso  comitiornin  tempore  iUo  oorriperetiir,oomitiadi88olTi  acln 
alinin  diem  differri  necease  erat...  Hinc  comitiales  dicuntnr  qui  eo 
morbo  laboraut.  Lexicon  Mg.  Porcelli. 

3.  Luc  iz,  39.  —  4.  Marc,  ix,  17. 


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—  20  — 

manque,  et  vous  l'entendrez  tout  à  l'heure  interroge  son 
divin  Maître  à  cet  égard.  Mais  l'accusation,  sur  vos  lèvres, 
n'en  prend  pas  moins  les  proportions  d'une  injustice  ca- 
pable de  pousser  à  bout  la  patience  m'^me  d'un  Dieu. 

«  J'ai  dit  à  vos  disciples  de  chasser  ce  malin  esprit,  et  ils 
€  n'ont  pas  pu  »  :  et  dixx'discipulis  tvis  ut  ejicerent  illum,  et 
non  potuerunt.  Et  Jésus  de  s'écrier,  en  regardant  cet  homme 
et  autour  de  lui  une  foule  d'individus  et  particulièrement 
de  scribes  qui  faisaient  le  procès  des  disciples  *  :  t  0  géné- 
c  ration  incrédule,  génération  infidèle  et  dépravée,  jusqu'à 
€  quand  seraî-je  avec  vous?  Jusqu'à  quand  vous  supporte- 
•  rai-je  »  ?  Generatio  incredula  (il  est  dit  dans  saint  Luc  : 
generatio  infidelis  *)  et  perverm,  quousqîte  ero  vobiseum,  us- 
quequopatiar  «?05?  Qu'en  mon  absence,  mes  disciples,  vivant 
parmi  vous,  aient  perdu  une  partie  de  leur  vertu  parce  qu'ils 
auraient  perdu  une  partie  de  leur  foi,  et  que  la  maxime  du 
prophète  :  t  Tel  peuple,  tel  prêtre^  »,  se  soit  jusqu'à  un 
certain  point  vérifiée  en  eux  :  la  question  reste  à  traiter 
entre  eux  et  moi.  Mais,  avant  tout,  le  miracle  delà  délivrance 
exige  des  conditions  chez  ceux  qui  le  réclament,  et  la  plus 
élémentaire  comme  la  plus  indispensable  de  ces  conditions, 
c'est  la  foi.  Génération  incrédule  et  infidèle,  tu  demandes  à 
la  religion  de  guérir  le  malade,  de  le  délivrer  du  mauvais 
esprit,  et  tu  ne  crois  pas,  et  tu  ne  veux  pas  affirmer  ta  foi 
en  cette  religion  du  Christ  à  laquelle  tu  recours!  Et  après 
cela,  par  une  rare  dépravation  d'esprit  :  generatio  perversa, 
leu  distorta^  disent  les  commentaires  ^,  tu  rejettes  sur 
d'autres  que  sur  toi-même  le  crime  et  les  conséquences  de 
ton  incrédulité  et  de  ton  indocilité  i 

Ne  voyez-vous  pas,  observe  saint  Jérôme  en  développant 
ce  passage,  que  c  Jésus-Christ  agit  ici  comme  le  médecin 

1.  Marc.,  IX,  13.  —  2.  Luc,  ix,  41. 
8.  Sicut  popnluB,  sic  8acerdoB.08e.,  iv,  9, 
4.  Silver.  in  Bvang.,  Lib.  vi,  c.  TX. 


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-  2i  — 

placé  en  face  d'un  malade  qui  se  comporte  au  rebours  de 
toutes  ses  prescriptions  »  :  ad  similitudinem  medici  si  œgro- 
tum  videat  contra  prœscripta  ma  gerere^  En  vérité, lui  dit-il, 
c  jusqu'à  quand  viendrai-je  perdre  mon  temps  et  Findustrie 
de  mon  art  dans  ta  maison,  où  je  commande  une  chose,  et 
ou  tu  n'omets  jamais  d'en  faire  une  autre  »  :  Usquequo  ad 
domum  tuam  accedam^  me  aliud  jubente,  et  te  aliud  perpé- 
trante^ ?  €  Et  quand ,  ensuite ,  tu  viens  imputer  à  autrui  la 
continuation  de  ton  mal,  n'est-ce  pas  à  te  laisser  là  pour  tou- 
jours? •  t  Génération  dépourvue  de  foi  et  de  bon  sens,  jusqu'à 
I  quand  serai-je  parmi  vous  et  vous  souffrirai-je  ?  i  Fran- 
chement, n'est-ce  pas  ainsi  qu'a  le  droit  de  s'exprimer  le 
céleste  médecin  Jésus-Christ,  tenant  en  main  les  oracles 
qu'il  a  rendus  vingt  fois  par  son  Église,  spécialement  les 
ordonnances  qu'il  a  dictées  en  ces  dernières  années  par  la 
bouche  des  papes  et  des  conciles  :  0  generatio  infidelis  et 
perrersay  usqueqao  ero  apud  vos  et  patiar  vos  *  ? 

IV.  Toutefois,  envers  les  nations  non  moins  qu'envers  les 
individus,  le  Seigneur  Jésus  ne  sait  pas  faire  taire  les  en- 
trailles de  sa  miséricorde.  Et  c'est  pourquoi  après  cette  dure 
réprimande,  voici  qu'il  est  tout  entier  à  la  commisération, 
c  Âmenez-Ie-moi  »,  dit-il  :  afferte  illum  adme^. 

Redoublez  ici  votre  attention,  je  vous  prie.  L'œuvre  de  la 
guérison  va  s'accomplir;  combien  il  importe  d'en  étudier 
les  moindres  circonstances  t 

I  Maître  >,  répond  le  père  de  l'infortuné,  c  je  vous  ai 
i  amené monfil&i  :  Magister,  attuli  fUium  meum  ad  te  ^;  c  si 
c  vous  y  pouvez  quelque  chose,  ayez  compassion  de  nous, 
c  et  venez-nous  en  aide  9  :  Sed  si  quid  potes,  adjuva  nos 
misertus  nostri  ^. 

Ah!  ce  n'est  point  avec  cette  mollesse  de  langage  qu'on 

1.  Hieron.,  Comment,  in  Matth,—  $.  Luc,  ix,  41,-3.  Marc.,iz, 
18.  -  4.  IHd.,  16.  —  6.  Ibid,,  21. 


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-  22  - 

obtient  le  miracle.  Remarquez  bien,  il  ne  dit  pas  <  Dieu  > ,  il 
dit  t  Maître  »  :  Non  Deum  dicU,  sed  magistrum;  et  c'est  à  son 
art  de  guérir,  plutôt  qu'à  sa  puissance  et  à  sa  bonté  divine, 
qu'il  semble  recourir  :  cette  observation  est  de  saint  Pierre 
Chrysologue  *.  Mais  la  formule  dubitative  dont  il  se  sert  est 
bien  plus  frappante  encore.  Sed  si  qtdd  potes  :  t  Si  vous  y 
t  pouvez  quelque  chose  »  :  ne  voilà-t-il  pas  ce  suppliant  pris 
en  flagrant  délit  d'hésitation  et  d'incroyance? 

Regardons  de  près,  hélas  !  à  ce  qu'on  appelle  le  mouve- 
ment chrétien  d'aujourd'hui.  Après  avoir  essayé  de  tout  le 
reste  sans  succès,  si  les  politiques,  si  les  hommes  d'État  se 
déterminent  à  essayer  de  Jésus-Christ,  c'est  à  la  condition 
expresse  de  ne  point  articuler  la  foi  de  la  nation,  la  croyance 
du  pays  à  sa  divinité  et  à  sa  puissance  surnaturelle.  On  veut 
la  guérison  sociale  sans  la  profession  de  foi  sociale.  Or,  à  ce 
prix,  Jésus-Christ,  tout  puissant  qu'il  est,  ne  peut  pas  opérer 
notre  délivrance;  tout  miséricordieux  qu'il  est,  il  ne  peut  pas 
exercer  sa  miséricorde. 

Grand  Dieu,  quels  enseignements  contenus  dans  ce  dia- 
logue! c  Maître,  je  vous  ai  amené  mon  fils;  si  vous  y  pou- 

•  vez  qudque  chose,  ayez  pitié  de  nous,  et  venez  à  notre 
f  aide.  Et  Jésus  lui  dit  :  Jestis  autem  ait  illi  :  tSi  tu  peux 
€  croire,  toutes  choses  sont  possibles  pour  le  croyant  »  :  Si 
potes  crederCy  otnnia  possibilin  sunt  credenti.  —  La  parole 
du  Sauveur  a  retenti  jusqu'au  fond  de  cette  âme,  et  voici 
que  nous  touchons  au  dénouement.  —  c  Aussitôt  le  père  de 
f  l'enfant  pousse  un  cri,  et,  fondant  en  larmes,  il  disait  : 

•  Je  crois.  Seigneur,  mais  venez  en  aide  à  mon  incrédu- 
€  lité  »  ,  suppléez  à  ce  qui  manque  à  ma  foi  :  Et  continuo 
exclamanspater  pueriy  cum  lacrymis  aiebat  :  Credo  y  Domine: 
adjuva  incredulitatem  meam  ^. 


1.  Sjlyer.  in  Ëvang.,  loc.  cit.  —  Comel.  a  Lapide,  in  hune  loctini. 

2,  Marc,  ix,  22,  23. 


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—  23  - 

Est-ce  bien  à  toi,  peuple  de  France,  qu'il  faut  demander 
si  tu  peux  croire  et  si  tu  peux  déclarer  authentiquement  ta 
GToyanoe  ?  Toi  dont  le  baptême  est  contemporain  de  ta 
naissance,  toi  le  premier-né  de  l'orthodoxie,  toi  dont  le 
nom  est  devenu,  et,  malgré  tout,  est  resté,  dans  le  monde 
entier,  synonyme  du  nom  chrétien  :  Si  potes  credere  ?  Et 
quel  obstacle  aurait  donc  pu  survenir  à  cette  profession 
oQverte  de  ta  foi?  Est-ce  que,  l'ancienne  et  regrettable 
unité  des  croyances  ayant  été  rompue,  et  les  dissidences 
religieuses  étant  en  possession  de  garanties  déjà  plus  que 
séculaires,  le  caractère  public  de  ta  foi  serait  exclusif  des 
libertés  reconnues,  des  avantages  attribués  à  des  frères  sé- 
parés ?  Tu  sais  bien  que  rien  de  semblable  ne  t'est  de- 
mandé, et  qu'il  sera  toujours  dans  ton  tempérament  na- 
tional de  n'être  pas  seulement  juste,  maïs  généreux  envers 
es  minorités.  Oui,  sans  blesser  personne,  sans  aller  à  ren- 
contre des  maximes  entrées,  dit-on,  dans  ton  droit  public, 
ta  peux  croire  et  proclamer  ta  croyance.  Et,  le  pouvant,  tu 
le  dois.  Et,  le  faisant,  il  n'y  a  plus  rien  d'impossible  pour 
toi.  La  France  redevenue  croyante,  et  reprenant  dans  le 
monde  sa  grande  et  noble  mission,  ce  serait  le  signal  d'une 
nouvelle  série  de  gloires  et  de  merveilles  qui  étonneraient 
la  terre  :  Si  potes  credere,  omnia  possibilia  sunt  credenti. 

Ah  !  si  ce  peuple  allait  pousser  le  cri  qui  partit  de  la  poi- 
trine, s'il  allait  verser  les  larmes  qui  jaillirent  des  yeux  de 
riiomme  de  notre  évangile!  S'il  allait  dire  à  Jésus  :  t  Je  crois, 
«  Seigneur  •  :  Cred4>^  Domine  ;  mais,  après  un  siècle  et  plus 
(i  oi'gies  intellectuelles,  de  perturbations  sociales,  ne  vous 
offensez  pas  de  la  faiblesse  et  de  l'imperfection  de  ma  foi.  Je 
crois,  mais  venez  vous-même  au  secours  de  mon  incrédulité, 
et  r(^parez  dans  ma  croyance  les  brèches  que  tant  de  révolu- 
lions  y  ont  faites  :  Credo,  Domine  :  adjnva  incrednlitatem 
nmm.  Ouï,  s'il  en  était  ain.si,  le  résultat  est  certain,  il  est 
ferit  d'avance. 


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—  24  — 

Le  malheureux  possédé  qui  gisait  à  terre  et  qui  se  tordait 
d'une  façon  affreuse,  Jésus  lui  prit  la  main,  et  le  souleva  : 
Jesm  autem  tenens  manum  ejus,  elemvU  eum;  et  il  se  dressa 
sur  ses  pieds  ;  et  surrexit  *  ;  et  il  fut  guéri  à  partir  de  cette 
heure  :  et  curatus  est  puer  ex  illa  hora  '. 

Il  est  vrai,  le  Seigneur  avait  parlé  d'une  voix  haute  et 
ferme  à  l'esprit  mauvais  et  malfaisant  :  Et  increpavit  Jésus 
spiritum  immundum^;.,.  comminatm  est  spiritui  immundo  ^. 
Quand  Satan  est  bien  reconnu  comme  tel,  quand  on  a  en 
face  de  soi  le  génie  de  la  destruction  et  du  carnage,  c'est 
faire  de  la  modération  et  de  la  politesse  hors  de  saison  que 
d'user  de  formules  courtoises  et  adoucies.  Il  ne  sied  point, 
nos  anciens  l'ont  dit  ainsi,  il  ne  sied  point  à  l'exorciste  de 
tenir  l'aspersoir  d'une  main  gantée  de  velours.  En  définitive 
devant  l'incrépation  et  la  menace,  l'esprit  immonde  sortit 
pour  ne  plus  rentrer. 

II  est  vrai  encore,  sa  sortie  fut  accompagnée  de  hurle- 
ments, de  violences  et  de  cruautés  ;  et  quelques-uns  disaient 
que  l'enfant  était  mort  :  ita  tiî  mufti  dicerent  guia  mortuus 
est  ■.  Le  monde  est  plein  de  gens  qui  veulent  voir  la  mort  là 
oii  est  la  résurrection  et  la  vie.  En  réalité,  le  démon  avait 
obéi  à  l'injonction  divine,  et  l'enfant  regagna  la  maison  pa- 
ternelle, rendu  au  calme  et  à  la  santé. 

Ainsi  en  sera-t-il  de  notre  destinée.  Que  l'influence  démo- 
niaque, que  l'esprit  révolutionnaire  dont  la  société  est  tra- 
vaillée, soient  bannis  de  notre  régime  légal,  de  notre  cons^- 
titution  publique,  la  convalescence  est  prochaine,  la  guéri- 
son  est  assurée.  Au  contraire,  tant  que  le  même  esprit  sub- 
sistera, tous  les  expédients  de  nos  empiriques  avorteront  : 
les  mêmes  accidents,  les  mêmes  crises,  les  mêmes  catas- 
trophes, se  reproduiront  à  des  termes  de  plus  en  plus  courts, 
et  avec  des  symptômes  de  plus  en  plus  gi*aves. 

1.  Marc,  IX,  2fi.  -  2.  Matth.,  xvii,  17.  —  S.  Luc  IX,  43. 
4,  Marc,  ix,  24.  —  0.  Marc  ,  IX,  25. 


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-  25  — 

T.  E«t-ce  que  nous  nous  arrêterons  ici,  mes  vénérables 
Frères  et  mes  tr'  s-chers  Fils  ?  Non,  car  au  contraire  ici  com- 
mence la  partie  morale  et  pratique  du  récit  qui  nous  touche 
plus  pei  soinellement. 

c  Quand  Jésus  iîit  entré  dans  la  maison,  ses  disciples 
I  rinterrogeaient  en  secret,  et  lui  demandaient  :  D'oii  vient 
c  que  nous  n'avons  pu  chasser  ce  démon  ?  ^  t 

Yoilà  bien  la  délicatesse  de  conscience  des  hommes  du 
sanctuaire,  comme  aussi  des  chrétiens  qui  font  profession 
d'être  les  disciples  fidèles  du  Christ.  Encore  que  la  persis- 
tance du  mal  social  ait  pour  cause  l'infidélité  et  l'indocilité 
des  mondains  beaucoup  plus  que  leur  propre  infirmité,  ils 
ont  à  cœur  néanmoins  de  s'interroger  eux-mêmes  et  d'inter- 
roger le  divin  Maître  sur  leur  part  de  culpabilité.  Car  enfin, 
pourquoi  un  sacerdoce  si  nombreux,  pourquoi  une  élite  si 
considérable  d'hommes  croyants  et  pratiquants,  n'ap- 
portent-ils aux  soufirances  du  pays  qu'un  remède  si  peu 
appréciable  et  si  peu  efficace  ?  Les  étrangers,  qui  savent,  et 
qui  admirent,  et  qui  envient  tout  ce  que  la  France  catho- 
lique contient  d'éléments  exquis,  se  posent  souvent  à  eux-- 
mêmes cette  question.  Comment  s'expliquer  que  tant  de 
charité,  tant  d'activité,  tant  de  dévouement  produisent  si 
peu  d'effet  et  si  peu  de  firuit  quant  à  l'amélioration  de  la 
chose  publique?  Tune  accesserunt  discipuli  ad  Jesum  se- 
cretOy  et  dixerurU  :  Quare  nos  non  potuimus  ejicere  il- 

Et  Jésus  leur  dit  :  c  A  cause  de  votre  incrédulité  »  :  Dixit 
iUis  Jésus:  Propter  incredulitaUm  vestram  ^.  Non  pas, 
certes,  une  incrédulité  radicale,  une  incrédulité  abso- 
lue. Ils  avaient  cru  et  n'avaient  pas  cessé  de  croire , 
nous  dit  saint  Hilaire  :  Crediderant  quidam  apostoli; 
mais  ils  n'étaient  pas   parvenus  à   une  foi   parfaite  : 

1.  ]Caro.,lx,27.—  2.  Matth.,  xvn,  le.  —  3.  Jbid.,  19. 


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nmdum  tamen  erant  perfectœ  fidei.  D'aiHears,  dtfiràbt  le 
temps  que  leur  Maître  était  demeuré  sur  la  montagne  :  ntnn 
Domino  iti  monte  demorante,  et  qu'eux-mêmes  avaient  résidé 
au  milieu  de  la  foule  :  et  ipsis  cum  turba  resMerUitnts. 
ils  n'avaient  point  échappé  à  la  contagion  de  cette  scKjiété 
incroyante;  une  certaine  tiédeur  avait  amoindri,  avait  re- 
lâché leur  foi  :  ipsis  mm  turba  residentibus,  quidam  iepar 
eorum  fidem  relaccaverat.  Le  reproche  de  Jésus-Christ  à  ses 
disciples  était  donc  fondé,  parce  que,  en  son  absence,  la 
routine  de  leur  ancienne  infidélité  avait  repris  quelque 
chose  de  son  empire  :  quia,  absentes  se,  antiquœ  infidelUMis 
consiietudo  subrepserat  *. 

Et  de  là,  mes  vénérables  Frères  et  mfe  très-chers  Fils,  de 
là  notre  grand  docteur  déduit  cet  enseignement  magistral, 
que  je  propose  aux  méditations  de  tous  les  hommes  publics 
de  la  génération  présente  :  c  Le  Seigneur,  dit-il,  nous  en- 
seigne donc  que  ceux-là  ne  peuvent  apporter  au  monde 
aucun  élément  de  salut,  qui,  dans  la  pleine  lumière  des 
temps  évangéliques,  et  après  la  venue  de  Jésus  sut  la  terre, 
s'écartent  et  se  retirent  de  la  foi,  comme  si  Jésus  était 
absent  i  :  Docetigitur  eos  nihil  salutis  afferre  posse  qui,  tnedio 
Evangeliorum  et  adventussui  tempore,  a  fide  tanquam  Domino 
absente  decesserint  K 

Le  pontife  du  quatrième  siècle,  n'est-il  pas  vrai,  touche 
ici  la  plaie  vive  de  notre  temps.  Le  grand  péril  et  le 
grand  mal  de  nos  sociétés,  nous  l'avons  dit  cent  fois,  c'est 
que,  dans  l'ordre  des  choses  publiques  et  sociales,  les  fidèles 
et  trop  souvent  les  prêtres  de  notre  génération  ont  cru  que, 
même  en  pays  de  christianisme,  on  pouvait  observer  la  neu- 
tralité et  l'abstention  vis-à-vis  de  la  foi  chrétienne,  comme 
si  Jésu&Christ  était  non  avenu  ou  avait  disparu  du  monde. 
Or,  quiconque  professe  et  pratique  une  pareille  théorie,  se 
condamn^à  ne  rien  pouvoir  absolument  pour  la  guérison 

1.  S.  Hilar.,  Comment,  in  Matth.,  c.  xvii,  6.  *-  2.  IHd, 


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—  27  — 

t  le  salut  de  la  société  :  eos  nihil  salutis  afferre  posse  gui, 
\ediù  Evangeliorum  et  adventus  sui  temporCy  a  fide  tamquam 
kmino  absente  decesserint.  Élever  une  telle  mdxime  à  la 
laateur  d'un  principe  de  gouyernemeBt  et  d'une  doctrine 
Itlat,  c'est  préconiser  la  politique  du  néant. 
Dites  tant  qu'il  tous  plaira,  et  sans  vous  ressouvenir  que 
fous  êtes  du  nombre  des  disciples  du  Christ,  dites  que  ce 
vm\  est  un  de  ceux  qui  constituent  depuis  quatre-vinj^ts  ans 
jotre  droit  public  français.  J'aurai  la  douleur  de  parler 
^^mme  ThiFtoire  en  vous  répondant  que  le  droit  dont  ce 
pays  a  jnui,  dont  il  a  usé  depuis  quatre-vingts  ans,  c'est  de 
tomber  du  haut  mal,  de  glisser  souvent  dans  l'eau,  parfois 
dms  le  feu^  hélas  f  et  aussi  dans  le  sang,  et  enfin  c'est  d'être 
p»  riodiquement  renversé  et  jeté  à  terre.  Témoins  de  nos 
chutes  si  souvent  renouvelées,  les  autres  peuples  nous  ob- 
STvent  avec  inquiétude.  Toute  société  intime,  toute  alliance 
srieuse  nous  est  refusée  :  on  se  gare,  on  s'éloigne  de  nous, 
à  pou  pr^s  comme,  dans  nos  asiles  de  charité,  on  confine  en 
un  quartier  à  part  cette  catégorie  d'incurables  qu'on  nomme 
«  les  tombeurs  »  ,  et  dont  le  voisinage  est  pour  les  autres 
un  motif  perpétuel  d'appréhension  et  d'effroi.  Eh  bien  !  si 
nous  n'avons  pas  réussi  à  dompter  le  mal  qui  nous  donne 
ainsi  en  spectacle,  ce  mal  intérieur  qui  nous  mine,  qui  nous 
dessèche,  qui  nous  tue,  c'est  que,  tout  en  ayant  la  foi  privée, 
nous  avons  accepté  notre  part  de  l'infidélité  nationale  ;  c'est 
que,  quand  Jésus-Christ,  par  l'organe  infaillible  de  son  vi- 
caire et  de  son  Eglise,  a  condamné  une  doctrine  sociale 
comme  erronée   et  pernicieuse,  nous  l'avons  préconisée 
comme  nécessaire;  quand  il  a  enseigné  une  chose,  nous 
avons  à  peu  près  invariablement  fait  le  contraire  :  Me  aliud 
jubente,  et  te  aliud  perpétrante  *.  Là  est  la  cause  de  l'affaiblis- 
sement de  notre  pouvoir  et  de  notre  action.  Et  c'est  ce  que 

1.  S.  Hieron.,  loe,  H 


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—  28  — 

les  apdtres  et  les  disciples  du  Christ  doivent  se  tenir  pour 
dit  à  eux-mêmes  :  Qmre  nos  non  potuimns  ejicere  ittum  ? 
Dixit  illis  Jésus  :  Propter  incredulitatem  vestram. 

YI.  Le  Seigneur  ajouta  un  dernier  mot  :  i  Cette  espèce 
t  dit-il,  n'est  chassée  que  par  la  prière  et  par  le  jeûne  i  : 
Hoc  autem  genus  non  ejkitur  nisi  per  orationem  et  jejunium  *. 

Ici  du  moins,  me  direz-vous,  les  disciples  d'aujourd'hui 
sont  en  règle.  Les  hommes  de  bien  ont  prié,  ils  ont  jeûné.  — 
C'est  vrai,  et  nous  aimons  à  répéter  que  le  symptôme  le  plus 
rassurant  de  l'heure  actuelle  est  cette  ardeur  pour  la  prière, 
qui  ne  se  lasse  et  ne  se  décourage  point.  Mais  encore  y  a-t-il 
prière  et  prière.  La  vertu  de  la  prière  réside  principalement 
dans  la  foi  qui  la  dicte  et  qui  l'inspire.  Or,  si  nous  allions 
demander  à  Dieu  de  sauver  une  société  résolue  à  se  passer  de 
lui, à  contredire  ses  enseignements,  à  méconnaître  et  à  violer 
ses  lois,  notre  prière  resterait  sans  effet.  Le  secours  temporel 
de  Dieu  ne  peut  être  légitimement  invoqué  contre  lui-même, 
contre  son  autorité  et  ses  droits.  Le  Seigneur  Jésus  nous  a 
indiqué  le  type  et  le  modèle  de  toute  bonne  prière,  t  Vous 
c  prierez  donc  ainsi  t,  dit-il  :  Sic  ego  vos  orabitis  :  c  Notre 
€  Père  qui  êtes  dans  les  cieux,  que  votre  nom  soit  sanctifié, 
f  que  votre  règne  arrive,  que  votre  volonté  soit  faite  sur  la 
€  terre  comme  au  ciel  ^  ».  Cela  étant,  mes  vénérables  Frères 
et  mes  très-chers  Fils,  quel  pourrait  être  le  sort  d'une  prière 
adressée  au  Père  céleste  en  faveur  d'un  ordre  de  choses  qui 
se  déclarerait  indifférent  et  étranger  à  la  glorification  de  son 
nom,  à  l'avènement  de  son  règne,  à  l'accomplissement  de  sa 
volonté  sur  la  terre  ;  d'un  ordre  de  choses,  enfin,  qui,  à  ren- 
contre des  autres  demandes  de  l'oraison  dominicale  3,  mul- 
tiplierait les  pièges  qui  induisent  les  hommes  dans  la  ten- 


1.  Matth.,  XVII,  20.  —  2.  JHd,,  VI,  9.-3.  iWrf.,  9,  10. 


f 


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—  29  — 

lation  et  favoriserait  ici-bas  le  mal  par  excellence,  qui  est  le 
héché  ? 

1  Et  quant  au  jeûne,  assurément  c'est  un  beau  spectacle  de 
hoir  une  partie  notable  de  la  nation  s'imposer  librement  à 
rrile-même  un  jour  de  deuil,  de  pénitence  et  d'expiation.  Mais 
h  mortification  du  corps  n'a  qu'un  prix  secondaire  à  côté  de 
la  mortification  de  l'esprit  et  de  la  volonté.  Il  faut  lire  sur  ce 
point  le  chapitre  cinquante-huitième  d'Isaîe.  Si  donc  notre 
jeûne  est  un  jeûne  judaïque,  au  fond  duquel  on  rencontre 
toujours  nos  mêmes  obstinations  ;  si  nous  soutenons  opiniâ- 
trement les  mêmes  systèmes  condamnés  par  l'enseignement 
et  par  les  définitions  de  l'Ëglise  ;  si  nous  caressons  toujours 
les  mêmes  préjugés,  si  nous  adorons  toujours  les  mêmes 
idoles,  les  jeûnes  corporels  n'obtiendront  point  grâce  pour 
nos  intelligences  indociles,  pour  nos  volontés  immortifiées. 
<  Pourquoi  avons-nous  jeûné  sans  que  vous  nous  ayez  re- 
c  gardés  >,  disent-ils  :  Quare  jejunavimus,  et  non  aspexistiJ 
Et  le  Seigneur  répond  :  <  C'est  parce  que,  au  jour  même  de 
€  votre  jeûne,  on  retrouve  votre  volonté  t  qui  ne  veut  pas 
s'accorder  à  la  mienne  :  Ecce  in  die  jejunii  restri^  invenitur 
voluntas  rentra  *. 

Tous  tant  que  nous  sommes  donc,  mes  vénérables 
Frères  et  mes  très-chers  Fils,  disons  avec  le  prophète  : 
t  Malheur  à  moi,  parce  que,  habitant  au  milieu  d'un  peuple 
1  aux  lèvres  souillées,  j'ai  souvent  omis  de  rendre  témoi- 
c  gnage  aux  pures  doctrines  de  la  vérité  ;  et,  parlant  la 
i  langue  de  ceux  parmi  lesquels  je  vivais,  j'ai  contracté  moi- 
«  même  la  souillure  des  lèvres  >  :  Vœ  mihi,  quia  tacui,  quia 
tir  poUutus  labiis  ego  9umy  et  in  medio  populi  pollnta  labia 
habentis  ego  habito  ^  .  Tous  tant  que  nous  sommes,  disons 
aujourd'hui  au  Seigneur  avec  les  apôtres  :  c  Seigneur,  aug- 
«  mentez  en  nous  la  foi  »  ;  étendez-la  à  tout  ce  qui  est  de  son 

1  Ibe., lviii, 3.-2,  2WJ.,  VI,  6. 


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—  30  — 

empire  :  car  vous  êtes  le  Dieu  des  peuples  au  même  titre  qt 
le  Dieu  des  âmes  :  Et  dixerunt  apostoW Domino  :  Adaui 
nobis  fidem  ^ 

YII.  Pour  nous,  en  ce  vingt-quatrième  anniversaire  d 
notre  élévation  à  Tépiscopat,  il  nous  appartient  d'avo 
devant  les  yeux  ces  vingt-quatre  sièges  rangés  autour  d 
trône  de  TAgneau,  et  sur  lesquels  sont  assis  les  vingt-quati 
vieillards,  vêtus  de  vêtements  blancs,  et  portant  sur  leui 
têtes  des  couronnes  d'or  ^,  La  tradition  nous  enseigne  q u 
ces  vingt-quatre  sièges  figurent,  dans  Tancienne  loi,  le 
vingt-quatre  princes  du  sanctuaire,  les  chefs  des  vin^C 
quatre  familles  que  David  avait  préposées  au  service  di 
temple,  sous  l'autorité  du  grand-prêtre';  et,  dans  la  lo 
nouvelle,  Tuniversalité  des  chaires  épiscqpales  rangée 
autour  du  trône  du  représentant  visible  de  Jésus-Christ. 

Assis,  malgré  mes  démérites,  et  cela  depuis  bientôt  ui 
quart  de  siècle,  sur  Tun  de  ces  sièges  les  plus  illustres,  ah  ! 
daigne  le  Seigneur  m'y  donner,  m'y  conserver  toujours  h 
pureté  du  cœur,  et  avant  tout,  l'incorruptibilité  de  la  foi 
figurée  par  la  blancheur  des  vêtements  sacrés  t  Et  que 
toujours  je  sois  fidèle  à  incliner,  que  toujours  je  sois  prcU  h 
jeter  ma  couronne  aux  pieds  de  Celui  qui  est  assis  sur  le 
trône  des  cieux  ^,  et  de  son  vicaire  douloureusement  sié- 
geant sur  la  chaire  apostolique.  A  cette  chaire  sacrée  nous 
nous  sentons  uni  par  des  liens  d'obéissance,  de  respect, 
d'amour,  que  resserrent,  que  fortifient  chaque  jour  davan- 
tage les  tribulations  immenses  et  les  douleurs  sans  fin  dout 
le  cœur  du  pontife  est  abreuvé,  et  que  partagent  avec  lui 
tous  les  cœm*s  fidèles. 


1.  Lnc,  XVII,  5.  —  2.  Apoc.,  IV,  4.  —  3.  I  Paralip.  XXIV,  6  et  seq. 
4.  Apoc.,  IV,  10. 


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IV 


LETTRE  PASTORALE 

DONNANT 

COMMUNICATION  DE  lJBNCVCLIQUB  DU   BAINT-PKRB 

PUBUiB  LE  XXI   NOYBMBBB  MDGCOLXXIII. 

(YUI  DÉCEMBBB  MDCOCLXXIII.) 


Nos   TRKS-€HERS  FRÈRES, 

I.  Une  lettre  êncycliquejJe  Pie  IX  vient  d'être  adressée  à 
répisoopat  *.  Le  peuple  chrétien  oublie  tous  ses  maux  le 
jour  où  de  pareils  accents  se  font  entendre,  et  volontiers  il 
dit  au  Seigneur  avec  le  psalmiste  :  •  La  consolation  qui  m'a 
I  été  donnée  dans  mon  extrême  détresse,  c'est  que  votre 
f  parole  est  venue  me  rendre  la  vie  »  :  Hœc  me  consolata  est 
in  humilUaie  mea^  qtiia  eloquium  tuum  virificavit  me  '.  Les 
ïiroits  de  la  justice  et  de  la  vérité  trouvent  donc  encore  un 
défenseur  sur  la  terre  !  La  dignité  humaine  et  la  grandeur 
morale  ont  donc  encore  un  représentant  et  un  organe  ici- 
bas  t  Captif  sur  son  rocher  solitaire,  et  menacé  jusque  dans 
sa  royale  prison,  l'héroïque  et  sublime  vieillard,  supérieur 


1.  Cette  Bncjdiqne  commence  par  les  mots  :  Etbi  multa  luotuosa. 
1  Pt.  .Gxvniy  6a 


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—  32  — 

à  toutes  les  vicissitudes  de  la  fortune,  sloflfre  à  nos  regards 
dans  toute  la  majesté  et  la  sérénité  de  la  force  qu'il  tient 
d'en  haut,  distribuant  aux  uns  Tencouragement  et  l'éloge, 
aux  autres  la  condamnation  et  le  blâme,  flétrissant  avec  une 
égale  vigueur  les  iniquités  de  la  tyrannie  populaire  ou  cé- 
sarienne, rétablissant  les  principes  qui  sont  la  sauvegarde 
de  la  conscience  et  de  la  liberté,  et  enfin  relevant  les  cou- 
rages par  l'aflirmation  dutriomphe définitif  réservé  àrËglise 
et  aux  causes  qui  s'unissent  à  la  sienne.  Étudions,  dans  une 
analyse  rapide,  les  principaux  points  et  les  traits  les  plus 
marquants  de  ce  nouveau  gage  de  la  vigilance  apostolique. 
IL  Les  lugubres  attentats  qui  se  poursuivent  et  se  consom- 
ment sous  les  yeux  mêmes  du  successeur  de  Pierre,  sont  na- 
turellement le  premier  objet  de  ses  plaintes,  c  Les  choses 
*  en  sont  venues  à  ce  point,  dit-il,  que  la  mort  semble  pré- 
c  férable  à  une  vie  si  violemment  et  si  constamment  agitée, 
c  et  que,  les  yeux  levés  au  ciel,  nous  sommes  parfois  con- 
c  traint  de  nous  écrier  :  Il  nous  vaut  mieux  mourir  que 
c  d'assister  ainsi  à  la  destruction  des  choses  saintes  »  : 
Melius  est  nos  moriy  quam  videre  mala  sanetarum  ^.  Pas  un 
jour,  en  effet,  ne  s'est  écoulé  depuis  l'invasion  de  la  ville 
sainte,  sans  que  quelque  nouvelle  blessure  fût  portée  au 
cœur  déjà  si  ulcéré  de  Pie  IX.  L'expulsion  et  la  spoliation 
des  religieux  de  l'un  et  l'autre  sexe  ravivent  et  augmentent 
chaque  matin  les  plaies  de  la  veille.  Toucher  à  cette  portion 
choisie  du  troupeau,  c'est  toucher  le  pasteur  à  la  prunelle 
de  l'œil.  Si,  conformément  à  la  parole  du  grand  Antoine, 
rapportée?  par  son  historien  saint  Athanase,  le  diable,  qui 
est  l'ennemi  de  tous  les  chrétiens,  ne  peut  en  aucune  façon 
supporter  les  moines  animés  de  l'esprit  de  leur  saint  état  et 
les  épouses  virginales  du  Christ,  en  retour,  l'Église  a  pour 
eux  et  pour  elles  des  tendresses  toutes  spéciales. 

1,  I  Machab.,  ni,  69. 


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-  33  - 

ITesi-ce  point  d'ailleurs  une  énormité  flagrante  que 
l'observation  des  conseils  évangéliques  soit  désormais  pros- 
crite dans  la  capitale  du  christianisme,  c'est-à-dire  dans 
le  lieu  du  monde  où  les  vertus  chrétiennes  doivent  s'épa- 
nouir le  plus  librement  et  arriver  à  leur  développement  le 
plus  vigoureux  ?  Qui  dira  la  souffrance  profonde  de  ces 
grandes  familles  réguUères,  présentement  désorientées  et 
comme  décapitées,  parce  qu'elles  ont  perdu  non-seulement 
la  dme  et  le  centre,  mais  encore  le  type  et  le  régulateur 
normal  de  leur  institution  et  de  leur  existence?  Préjudice 
considérable  qui  s'étend  en  diverses  manières  à  toutes  les 
parties  du  monde  chrétien. 

Car  Rome  est  avant  tout  la  source  de  l'enseignement 
authentique.  Quelle  audace  donc  d'en  être  venu  jusqu'à 
fimaer  et  abolir  cette  université  grégorienne,  ob  les  jeunes 
clercs  venaient  des  régions  même  lontaines  s'instruire  dans 
la  doctrine  et  la  foi  catholique,  et  d'où  ils  retournaient  dans 
leurs  contrées  respectives  affermis  dans  la  solidité  de  la 
science  sacrée,  en  sorte  que  les  Églises  particulières  fussent 
ainsi  préservées  de  tout  ce  qui  s'écarterait  de  la  pureté  el 
de  Tunité  de  la  doctrine  apostolique  t 

Pour  notre  part,  N.  T.-C.  F.,  nous  dénonçons  de  nou- 
veau, comme  attentatoire  au  droit  d'enseignement  inhérent 
à  la  ville  de  Rome,  et  comme  contraire  aux  obligations  du 
droit  international,  l'acte  inique  qui  enlève  à  la  chrétienté 
la  ressource  précieuse  de  ce  collège  romain  qu'ont  succes- 
sivement fréquenté,  depuis  vingt  ans  bientôt,  tous  les 
prêtres  aujourd'hui  assis  dans  les  chaires  de  notre  sémi- 
naire. Quel  démenti  donné  à  cette  prétendue  loi  des  ga- 
ranties, dont  on  dirait  que  le  pouvoir  usurpateur  a  fait  la 
gageure  de  traduire  chaque  article  en  une  contr^vérité  ? 
Et  combien  le  dief  de  l'Ëglise  se  trouve  par  là  autorisé  à 
proférer  les  paroles  suivantes  : 

fl  Ainsi  nous  enlève-*i-on  peu  à  peu,  dit-il,  par  des  me- 

T.  V11I.  3 


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-  34- 

c  sures  criminelles,  tous  les  secours  et  les  instruments  qui 
«  nous  servent  à  diriger  et  gouverner  l'Église.  Par  oii  Ton 
c  peut  voir  la  fausseté  de  l'ailirmation  tant  de  fois  répétée, 
«  que  la  soustraction  de  Rome  à  notre  autorité  civile  n'a 

<  rien  enlevé  au  pontife  romain  de  sa  liberté  dans  rexercîce 
c  du  pouvoir  spirituel  et  dans  tous  les  actes  qui  se  rap- 
€  portent  au  gouvernenient  universel  du  monde  catholique, 
ff  Au  contraire,  il  devient  chaque  jour  plus  manifeste  que 
c  nous  parlions  le  langage  de  la  vérité  et  de  la  raison  toutcîs 
c  les  fois  que  nous  avons  dénoncé  la  sacrilège  usurpation 

<  de  notre  pouvoir  temporel  comme  tendant  à  ruiner  la 
*  force  et  l'efficacité  de  la  primauté  pontificale,  et  à  c1(S- 

<  truire  finalement,  s'il  est  possible,  la  religion  catholique 

<  elle-même,  i 

m.  Des  iniquités  dont  la  ville  de  Rome  est  le  théâtre,  le 
pontife  passe  à  celles  dont  la  Suisse  et  rAlIemagne  donnent 
en  ce  moment  le  spectacle.  D'un  côté,  ce  sont  les  magisti-a- 
tures  populaires  qui  se  portent  aux  actes  les  plus  oppressifs 
de  toute  justice  et  de  toute  liberté  religieuse;  de  l'autre, 
c'est  le  suprême  pouvoir  impérial  en  personne  qui  entre- 
prend d'abriter,  sous  je  ne  sais  quel  dogmatisme  renouvelé 
des  païens,  la  confiscation  des  consciences  et  la  déification 
de  César.  Accord  singulier,  mais  trop  explicable,  du  libéra- 
lisme et  du  despotisme  pour  faire,  chacun  de  leur  côté,  la 
même  irruption  dans  le  domaine  libre  par  excellence,  qui 
est  le  domaine  religieux. 

Nous  n'entrerons  point  ici  dans  un  détail  que  vous  con- 
naissez, N.  T.-C.  F.  Vous  savez  ce  qu'il  en  est  aujourd'hui 
de  cette  Suisse  qui  se  targuait  d'être  la  terre  classique  de  la 
liberté.  Les  évêques  bannis  du  territoire  ;  les  curés  dépo?/- 
sédés  de  leurs  églises  et  de  leurs  presbytères  ;  le  catholicisme 
romain  proscrit  par  une  violation  flagrante  des  contrats  et 
des  engagements  publics  ;  une  constitution  civile  du  clergé 
-décrétée  par  des  assemblées  laïques  ;  des  règlements  votés, 


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-  3B- 

des  élections  opérées  par  une  majorité  sans  foi  et  sans 
religion;  les  temples  catholiques,  avec  leur  mobilier 
sacré,  mis  à  la  disposition  de  prêtres  mariés  ou.  apos- 
tats ;  Tinfortunée  Genève ,  en  particulier,  menacée  de 
devenir  l'exutoire  des  impuretés  ou  des  basses  cupidités 
de  la  portion  gâtée  du  sacerdoce  des  autres  pays  ;  tout 
ministère  du  clwgé  orthodoxe  rendu  bientôt  impossible 
par  la  demande  du  serment  à  des  lois  iniques  et  sacri- 
lèges: peut-on  imaginer  une  situation  plus  lamentable, 
un  état  de  choses  plus  contraire  à  la  raison,  à  Téquité, 
à  la  convenance,  môme  naturelles,  en  môme  temps  que 
plus  opposé  à  la  loi  divine  et  à  la  constitution  fondamen- 
tale de  TÉglise  ? 

«  Il  n'est  personne,  observe  le  pontife  romain,  qui  ne 
«  voie  que  de  semblables  lois  sont  nulles  et  de  nulle  force, 

<  non-seulement  à  cause  du  défaut  complet  de  pouvoir  chez 
t  les  législateurs  laïques,  ou  même  hétérodoxes,  qui  les 
c  font,  mais  à  cause  des  choses  ainsi  ordonnées  et  qui  sont 
c  en  opposition  avec  les  dogmes  de  la  foi  catholique  et  la 

<  discipline  de  l'Ëglise ,  sanctionnée  par  le  concile  de 
c  Trente  et  les  constitutions  pontificales. 

«  C'est  pourquoi,  poursuit-il ,  en  vertu  du  devoir  de 
€  notre  charge,  et  par  notre  autorité  apostolique,  nous  les 
«  réprouvons  solennellement  et  les  condamnons  ;  déclarant 
c  en  même  temps  que  le  serment  qu'elles  prescrivent  est 
i  illicite  et  tout  à  fait  sacrilège  ;  en  outre,  tous  ceux  qui, 
c  dans  le  gouvernement  de  Genève  ou  ailleurs,  ayant  été 

<  élus  selon  les  dispositions  de  ces  lois  ou  d'une  manière 

<  semblable  par  le  suiTrage  du  peuple  et  la  confirmation  du 
«  pouvoir  civil,  osent  assumer  la  charge  du  ministère  ecclé- 
«  siastique ,  nous  déclarons  qu'ils  encourent  ipso  facto 
c  l'excommunication  majeure  réservée  à  ce  saint-siége  et 
«  les  autres  peines  canoni(|ues  :  en  conséquence,  les  fidèles 
c  devront  les  fuir  tous,  selon  l'avertissement  divin,  comme 


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—  36  — 

f  des  étrangers  et  des  larrons  qui  ne  viennent  que  pour 
f  voler,  tuer  et  perdre  les  brebis  du  Seigneur*.  • 

Ce  qui  soulage  le  cœur  de  Pie  IX,  N.  T.-C.  F.,  c'est  la 
constance  inébranlable  des  bons  prêtres  dans  ces  cantons 
si  éprouvés.  Combien  il  nous  est  doux  de  recueillir  des 
lèvres  du  chef  de  TÉglise  le  témoignage  aussi  flatteur  que 
mérité  dont  il  honore  deux  de  nos  plus  affectionnés  frères 
dans  l'épiscopat  :  Tun  dont  la  voix  aimée  et  puissante  a 
retenti  dans  nos  églises  et  dans  l'assemblée  diocésaine  de 
notre  clergé,  et  que  nous  nous  sommes  fait  un  devoir  de 
visiter  dans  son  exil  ;  l'autre  qui  nous  favorisait  naguère  de 
sa  présence  sous  notre  toit,  et  que  nous  recevions  avec 
respect  comme  un  confesseur  du  Christ  I  Les  annales  ecclé- 
siastiques rediront  avec  Pie  IX  que  l'expulsion  de  l'évêque 
d'Hébron,  vicaire  apostolique  de  Genève,  a  été  aussi  hono- 
rable et  glorieuse  pour  celui  qui  Ta  subie ,  que  hideuse  et 
infamante  pour  ceux  qui  l'ont  commandée  et  exécutée  : 
tant  décora  et  gloriosa  patientiy    quam  fœda  et  indecora 
mandantibm  atque  exequentibus.lEAQ^  rendront  hommage, 
avec  le  même  pontife,  à  la  fermeté  apostolique  et  à  la 
juste  indignation   avec  lesquelles  l'évêque  de  Bâle  a  re- 
poussé des  propositions  dont  le  rejet  entraînait  pour  lui 
le  renvoi  brutal  de  sa  maison  et   du  territoire  cantonal. 
Exemple  de  générosité  qui  a  été  noblement  suivi  par  le 
clergé  et  les  fidèles  de  la  Suisse,  t  Nous  bénissons  Dieu  qui 
c  répand  sur  eux  la  même  grâce  par  laquelle  il  soutenait 
«  et  confirmait  autrefois  les  martyrs,  et  qui  porte  cette  por- 
«  tion  choisie  du  troupeau  catholique  à  suivre  virilement  son 
€  évêquc ,  tandis  qu'il  s'oppose  comme  un  mur  pour  la 
€  maison  d'Israël,  afin  de  tenir  ferme  daûs  le  combat   au 
c  jour  du  Seigneur  *.  »   Ainsi  s'exprime  le  saint  père  ;  et  il 
«  poursuit: 
IV.  €  Avec  non  moins  d'intrépidité,  le  clergé  et  le  peuple 
l.  Joan.,  X,  IC—  2.  Ezech.,  xtit,  6. 


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-  37  — 

f  fidèle  d'Allemagne  marchent  sur  les  traces  de  leurs 
f  évêques.  Ceux-ci,  en  effet,  sont  devenus  un  spectacle  au 
c  monde,  aux  anges  et  aux  hommes  qui  les  contemplent 
c  armés  de  la  cuirasse  de  la  vérité  catholique  et  du  casque 
i  du  salut,  combattant  partout  avec  vigueur  les  combats 
f  du  Seigneur  :  conduite  d'autant  plus  digne  d'admiration 
f  et  d'éloges  que  chaque  jour  voit  s'accroître  et  s'étendre 
«  la  terrible  persécution  soulevée  contre  eux  dans  l'empire 
f  germanique,  et  principalement  en  Prusse.  » 

Tels  n'avaient  point  été  les  procédés  antérieurs  du  gou- 
vmiement  prussien  envers  ses  sujets  catholiques  :  le  saint- 
âege  se  plaît  à  le  rappeler.  Ne  me  demandez  pas  quelle  a 
pu  être  la  mesure  de  sincérité  apportée  dans  les  relations 
précédentes  :  il  est  trop  vrai  que  le  changement  survenu  au 
lendemain  du  triomphe  permet  de  mettre  en  doute  la  firan- 
diise  de  la  veille.  Toujours  est-il  que,  dans  l'ivresse  de  la 
force  et  l'aveuglement  du  succès,  la  persécution  s'est  aus- 
sitôt déclarée,  et  que,  le  masque  une  fois  jeté,  elle  n'a  plus 
connu  de  bornes.  L'assujettissement  de  tout  le  régime 
intérieur  de  l'Église,  de  toute  la  discipline  religieuse  et  de 
toutes  les  parties  de  l'administration  épiscopale  à  l'autorité 
laïque  de  l'État ,  n'avait  pas  été  poussé  jusqu'à  cet  excès 
par  le  joséphisme  lui-même  :  c'est  le  renversement  absolu 
du  gouvernement  spirituel  dont  Jésus-Christ  a  investi  ses 
apôtres.  L'autorité  dogmatique  ne  rencontre  pas  plus  de 
respect;  non-seulement  le  droit  d'enseigner,  mais  l'objet 
même  des  décisions  doctrinales,  tombent  dans  le  domaine 
et  sont  soumis  à  l'autorité  suprême  du  pouvoir  séculier.  Et 
enfin,  nous  l'avons  dit,  ces  énormités  ne  sont  pas  seulement 
décrétées  en  fait,  elles  sont  érigées  en  théorie.  Après  dix- 
huit  siècles  de  christianisme,  il  se  trouve  un  ministre  assez 
osé  pour  faire  dire  à  son  maître  qu'il  est,  dans  ses  Ëtats^ 
l'arbitre  souverain  et  sans  contrôle  du  devoir  ;  et  que. 
quelques  lois  qu'il  lui  plaise  de  porter  sur  la  constitution 


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—  38  — 

de  l'Église,  sur  Tautorité  de  ses  définitions,  sur  la  capacité 
ou  l'incapacité  de  ses  ministres  à  remplir  leurs  emplois 
spirituels,  la  rébellion  seule  peut  contester  sa  compétence 
et  résister  au  pouvoir  absolu  qu'il  tient  de  Dieu.  Ce  qui 
donne  lieu  à  l'un  de  no&  plus  éloquents  évêques  de  déclarer 
et  de  démontrer  que  nous  assistons  à  t  la  résurrection  du 
pontificat  des  Césars  païens  par  le  césarisme  moderne,  avec 
circonstances  aggravantes  *  » . 

Dans  un  texte  que  nous  avons  eu  plus  d'une  fois  l'occasion 
d'alléguer,  notre  immortel  docteur  de  l'Église  de  Poitiers  a 
depuis  longtemps  assigné  les  limites  à  l'obéissance  dont  les 
chrétiens  se  font  gloire  de  donner  l'exemple  envers  les 
princes  de  la  terre,  t  Le  plus  grand  respect  est  dû  au  sou- 
verain, disait-il,  parce  que  l'autorité  royale  vient  de  Dieu  •  : 
potissitm  Régi  referenda  reverentia:  omne  enim  a  Beoregnum 
est.  t  Néanmoins,  ajoutait-il,  toutes  les  prescriptions  du  roi 
ne  sont  pas  également  acceptables  pour  la  conscience  des 
évoques  t  :  Non  tamen  œquanimiter  judicium  Régis  episcopa- 
Hbiis  arbitriis  débet  admitti  ;  <  attendu  que,  s'il  faut  rendre  à 
César  ce  qui  appartient  à  César,  il  faut  aussi,  et  avant  tout, 
rendre  à  Dieu  ce  qui  est  à  Dieu  *.  » 

Cette  doctrine,  le  monument  apostolique  dont  nous  re- 
produisons la  substance  vient  de  la  mettre  dans  tout  son 
,jour,  rétablissant  ainsi  la  vérité  concernant  la  séparation  et 
la  distinction  des  pouvoirs,  et  restituant  à  la  conscience 
chrétienne  le  droit  inaliénable  en  vertu  duquel  la  religion 
du  Christ  a  été  fondée  et  propagée  sur  la  terre  à  rencontre 
des  lois  et  des  volontés  injustes  des  princes  de  ce  monde. 
Ici,  le  langage  du  pontite  va  s'élever  jusqu'à  l'éloquence. 

t  Les  choses  étant  ainsi,  vénérables  Frères,  vous  com- 
«  prendrez  aisément  de  quelle  douleur  notre  âme  a  été 


1 ,  Lettre  pastorale  de  Mgrl'évêque  de  Nîmes  au  clergé  de  son  diocèec, 

2.  Ex  oper.  histor.  frag.i,  5. 


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-  39  - 

«  remplie,  lorsque  récemment,  dans  une  lettre  que  nous 
f  envoyait  l'empereur  d'Allemagne  lui-même,  nous  avois 
f  lu  une  accusation  non  moins  cruelle  qu'inattendue  contre 
«  une  partie  des  catholiques  de  ses  États,  mais  surtout 
f  contre  le  clergé  catholique  et  contre  les  évêques.  Et  quelle 
f  est  la  cause  de  cette  accusation?  C'est  que  ceux-ci,  ne 
f  redoutant  ni  la  prison,  ni  les  tribulations,  et  n'estimant 
«  pas  leur  vie  plus  qu'eux-mêmes  *,  refusent  d'obéir  aux 
«  lois  ci-dessus  rapportées,  se  montrant  ainsi  consé^juents 
«  avec  leurs  actes  antérieurs,  c'est-à-dire  avec  les  observa- 
«  tions  et  les  protestations  par  lesquelles  ils  s'étaient  ef- 
(  forcés  d'obvier  au  mal  auprès  des  ministres  du  prince  et 
«  des  assemblées  suprêmes  du  pays,  et  cela  au  moyen  d'ar- 
«  guments  si  forts  et  si  solides  qu'ils  avaient  obtenu  les 

<  applaudissements  du  monde  catholique,  et  même  de 
«  plusieurs  personnages  hétérodoxes.  C'est  pour  cela  qu'au- 
t  jourd'hui  ils  sont  accusés  du  crime  de  trahison,  comme 
«  s'ils  donnaient  la  main  aux  conspirateurs  et  aux  pertur- 

<  bateurs  de  tout  l'ordre  de  la  société  humaine,  alors  qu'au 
•  contraire  ils  ont  fourni  des  preuves  éclatantes  et  innom- 
t  brables  de  leur  incontestable  fidélité  et  obéissance  envers 

<  le  prince,  et  de  leur  zèle  ardent  pour  les  intérêts  de  leur 
«  patrie.  Bien  plus,  on  vient  nous  prier  nous-même 
«  d'exhorter  ces  catholiques  et  ces  saints  pasteurs  à  l'ac- 
«  ceptation  de  ces  lois  :  ce  qui  revient  à  nous  proposer  de 
«  travailler  nous-même  à  opprimer  et  à  disperser  le  trou- 
«  peau  de  Jésus-Christ.  Mais,  appuyé  sur  Dieu,  nous  avons 
«  confiance  que  le  sérénissime  empereur,  après  avoir  mieux 

<  compris  et  pesé  les  choses,  repoussera  un  soupçon  si  in- 
«  croyable  et  si  mal  fondé,  conçu  contre  ses  plus  fidèles 

<  sujets,  et  qu'il  ne  souffrira  pas  plus  longtemps  que  leur 

<  honneur  soit  en  butte  à  des  attaques  si  honteuses,  ni  qu'on 

1,  Act.,  XX,  24. 


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—  40- 

c  prolonge  davantage  contre  eux  une  persécution  si  immé- 
c  ritée.  Au  reste,  ajoute-t-il,  nous  eussions  ici  complètement 
c  passé  cette  lettre  sous  silence,  si,  à  notre  insu  et  contre 
€  tous  les  usages,  elle  n*avait  pas  été  publiée  par  le  journal 
c  officiel  de  Berlin,  en  même  temps  qu'une  autre  lettre 
c  écrite  par  nous,  et  dans  laquelle  nous  faisions  appel  à  la 
€  justice  du  sérénissime  empereur  en  faveur  de  l'Église  ca- 
c  tholique  dans  ses  États.  » 

V.  Autant  le  gouvernement  germanique  se  montre  le 
violent  adversaire  de  l'orthodoxie  romaine,  autant  il  est  le 
protecteur  déclaré  des  novateurs  impies  qui  s'intitulent  les 
vietix-^atholiqueSy  alors  que,  t  par  leur  doctrine,  leur  nou- 
t  veaut^  et  leur  nombre,  ils  écartent  aussi  loin  d'eux  que 
t  possible  ce  double,  caractère  d'ancienneté  et  de  catholi- 
t  cité*  ».  Après  avoir  fait  ressortir  tout  ce  qu'a  d'odieux 
cette  secte  officiellement  reconnue  et  devenue  l'objet  de  si 
incroyables  faveurs,  le  suprême  hiérarque  de  l'Église,  tirant 
de  son  fourreau  le  glaivade  li^nathème,  excommunie  nom- 
mément l'évéquo  sacrilégement  consacré  par  des  mains  hé- 
rétiques, ainsi  que  ses  sacrilèges  patrons  et  adeptes  ;  et  les 
séparant  de  la  famille  chrétienne,  il  les  déclare  rangés  au 
nombre  de  ceux  dont  l'apôtre  a  tellement  interdit  le  com- 
merce et  la  fréquentation  à  tous  les  chrétiens,  qu'il  leur 
prescrit  même  de  ne  plus  leur  donner  le  salut. 

Enfin,  parce  que  la  guerre  ainsi  allumée  contre  l'Église 
dans  toutes  les  parties  du  monde,  est  excitée  et  alimentée, 
en  plus  d'un  pays,  par  les  sociétés  secrètes,  le  saint-père  re- 
commande aux  pasteurs  des  peuples  d'avoir  sous  les  yeux 
et  de  rappeler  aux  fidèles  les  condamnations  dont  ces  so- 
ciétés ont  été  frappées  par  le  siège  apostolique.  Plût  à  Dieu 


1.  'Minime  erubescunt  se  catholicos  dicere,  et  veterêt-eathoUcoê^  dum 
doctrina,  novitateet  namero  suo  ntramque  a  se  Totuntatis  et  catholki- 
tatis  notam  quam  maxime  abjudicant  Èncycl.  Etsi  vtulia  litctuosa. 


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—  41  — 

i|ue  cette  voix  des  sentinelles  de  Tordre  comme  de  la  v<^rité 
eût  été  entendue  avant  que  le  mal  eût  pris  tous  ses  déve- 
loppements !  Que  de  malheurs,  que  de  larmes,  que  de 
mines,  que  de  sang  eussent  été  épargnés  au  genre  hu- 
main ! 

VI.  Faut-il  donc  désormais  désespérer  des  choses,  et  les 
enfants  de  Dieu  doivent-ils  se  résigner  à  ne  plus  traverser 
les  sentiers  de  TÉglise  militante  qu'à  travers  le  deuil  et  Thu- 
miliation?  La  religion  ne  comptera-t-elle  plus  de  jours  pro- 
pices sur  la  terre,  et  la  fille  du  ciel  s*appréte-t-clle  à  se- 
couer la  poussière  de  ses  pieds  sur  un  monde  dont  la  cor- 
ruption ne  peut  plus  être  lavée  que  par  la  flamme?  Le  vi- 
caire de  Jésus-Christ  nourrit  et  inspire  des  espoirs  meilleurs. 
Entendez-le,  et,  avec  lui,  la  bouche  d'or  à  laquelle  il  em- 
prunte les  plus  purs  accents  de  l'antiquité  : 
t  Au  reste,  vénérables  Frères,  puisque  nous  vivons  en 
des  temps  qui,  nous  donnant  beaucoup.à  souffrir,  nous 
fournissent  aussi  l'occasion  de  beaucoup  mériter,  ayons 
souci  avant  toutes  choses,  et  conune  de  bons  soldats  du 
Christ,  de  ne  pas  nous  laisser  abattre.  Au  contraire,  pre- 
nons dans  la  tempête  même  où  nous  sommes  ballottés, 
le  ferme  espoir  d'une  tranquillité  future  et  d'une  sérénité 
plus  grande  pour  l'Église.  Relevons  notre  propre  courage 
et  celui  du  clergé  et  du  peuple  chrétien,  nous  confiant 
dans  le  secours  divin,  et  nous  ranimant  nous-mêmes  par 
cette  magnifique  exhortation  de  Chrysostôme  ^  : 
c  De  toutes  parts,  les  flots  montent,  dit-il,  la  tempête  est 
grosse;  mais  nous  ne  craignons  pas  d'être  submergés,  car 
nous  sommes  plantés  sur  la  pierre.  Que  la  mer  sévisse, 
elle  ne  peut  point  dissoudre  la  pierre;  que  les  flots  se 
dressent,  ils  ne  peuvent  engloutir  la  barque  de  Jésus.  Rien 
n'est  plus  puissant  que  l'Église  :  Nihil  Ecclem  potentim. 

1.  Homil.  ftnte  exil.,  tom  III,  col.  496,  éd.  Ganme. 


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—  42  — 

f  Elle  est  plus  forte  que  le  ciel  même.  Le  ciel  et  la  terre pa^ 
«  seront^  a  dit  Jésus  ;  mes  paroles  ne  passeront  point  *.  Et 
f  quelles  sont  ces  paroles  :  Tu  es  Pierre,  et  sur  cette  pierre 
«  je  bâtirai  mon  Éylise,  et  les  portes  de  l'enfer  ne  prévau- 
€  dront  point  contre  elle  2.  Que  si  vous  ne  croyez  pas  aux 
f  paroles,  croyez  aux  faits  :  Si  non  credis  verbo,  rébus  crede. 
•  Que  de  tyrans  ont  tenté  d'opprimer  TÉglise  !  que  de  bû- 
«  chers,  de  fournaises,  de  dents  des  bêtes,  que  de  glaives 
«  aiguisés!  Et  ils  n'ont  rien  pu  !  Où  sont  ces  ennemis?  ils 
«  ont  élé  ensevelis  dans  le  silence  et  dans  Toubli.  Où  est 
«  l'Église  ?  elle  est  plus  brillante  que  le  soleil.  Tout  ce  qui 
«  était  d'eux,  est  éteint;  ce  qui  se  rapporte  à  elle,  est  im- 
f  mortel:  Quœillorum  erant,  extincta sunt ;  quœ  ad  illam 
«  spectant,  sunt  immort alia.  Or,  si  les  chrétiens,  quand  ils 
«  étaient  encore  en  petit  nombre,  n'ont  pas  été  vaincus, 
«  comment  pourriez-vous  les  vaincre,  après  que  l'univers 
t  entier  est  plein  de  leur  religion?  £«  ciel  et  la  terre  pas- 
«  seront  :  mes  paroles  ne  passeront  point, 

«  Donc,  conclut  Pie  IX,  ne  nous  laissons  émouvoir  par 
«  aucun  péril  ;  et,  sans  la  moindre  hésitation,  persévérons 
€  dans  la  prière,  nous  efforçant  d'obtenir  que  la  colère  cé- 

<  leste,  provoquée  par  les  crimes  des  hommes,   s'apaise 

<  bientôt,  et  qu'alors  Dieu  tout-puissant  se  lève  enfin  dans 
t  sa  miséricorde,  qu'il  commande  aux  vents  et  qu'il  fasse 
c  la  tranquillité.'  > 

0  Vierge  immaculée,  vous  entendrez  ces  prières,  vous 
exaucerez  ces  vœux  du  pasteur  souverain  et  de  tous  les  vrais 
enfants  de  l'Église.  L'univers  chrétien  est  aujourd'hui  à  vos 
pieds,  implorant  votre  maternelle  bonté,  votre  intercession 
toute-puissante.  Que  les  adversaires  de  l'Église  usent  et 
abusent  de  leur  force  d'un  jour  :  leur  sort  est  écrit  dans 
l'histoire  de  leurs  devanciers.  Quœ  illorum  erant,   extincta 

1.  Matth.,  XXIV,  36.  —  2.  Matth.,  xvi,  18, 


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—  43  — 

SHtii  :  €  Tout  ce  qui  procédait  d'eux,  est  mort  •.  Mais  en  re- 
vanche, t  ce  qui  se  rapporte  à  FÉglise,  est  immortel  »  :  quœ 
ad  illam  spectatit,  sunt  immortalia. 

Or,  et  c'est  là  notre  espérance  comme  c'est  notre  gloire, 
la  France,  ô  Marie,  se  rapporte  à  l'Église  :  il  y  a  entre  l'É- 
glise et  elle  une  communauté  de  destinée  qui  les  rend  parti- 
cipantes des  mêmes  infortunes  et  des  mômes  triomphes.  La 
capitale  de  la  chrétienté  et  la  chrétienté  entière  sont  en  souf- 
france parce  que  la  France  n'a  pas  à  l'heure  présente  la 
place  et  la  part  qui  lui  appartiennent  dans  le  monlc.  Cette 
part,  cette  place,  vous  nous  donnerez  de  la  reprendre,  do 
la  reconquérir.  Faisant  les  œuvres  de  l'Église  immortelle, 
la  France  assurera  sa  propre  immortalité  :  qtiœ  ad  illam 
spectanl,  sunt  immortalia. 

Et  sei*a  notre  présente  Lettre  Pastorale,  etc. 


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HOMÉLIE 


PRONONCÉE 

A  LA   MESSE  PONTIFICALE  DU    JOUB  DE  NOËL,  8UB  LE  GABACTÈBE 

DE  L*AUTOBITÉ  DANS  LE  CHBI8TIANISMB. 

(XZY  DiCEMBBE  MDCCGLXZIII.) 


lUgea  gentium  dominantur  e&rum  ;  et 
qui  poteatatem  habent  super  eos,  henefiei 
vocantur.  Vos  autem  non  iic. 

Les  rois  des  nations  exercent  sur  elles  on 
empila  dominateur;  et,  en  les  gouvernant 
de  la  sorte,  ils  sont  appelés  bienfaiteurs. 
'  Il  n*en  sera  pas  ainsi  parmi  vous. 
(LllC.,xxu.25,86.) 


iliES  TRÈS^HERS  FrÈRES, 

I.  Les  prophètes  avaient  annoncé  aux  hommes  un  roi 
qui  viendrait  à  eux  plein  de  douceur,  et  les  évangélistes 
ont  reconnu  ce  caractère  dans  le  roi  Jésus  :  Ecce  rex  tuus 
venit  tibi  mansuetus  ^.  C'est  pourquoi  la  sainte  Église  ouvrait 
hier  la  série  de  ses  chants  liturgiques  en  appliquant  au 
Sauveur  qui  vient  de  naître  ce  qui  a  été  dit  d'un  roi  émi- 

1 .  Matth.,  XXI,  6.  —  Zach.,  ix,  9. 


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—  45  — 
lonment  pacifique  *,  de  Salomon,  fils  de  David,  glorifié 
wr-dcssus  tous  les  rois  de  la  terre,  et  dont  l'univers  entier 
kait  désireux  de  contempler  le  visage  :  Rex  pacificm  magni- 
kalus  esi,  cujus vultum desiderat  universa  terra^.  Pacifique: 
:*ette  qualité,  en  effet,  appartient  à  Jésus  à  un  titre  unique, 
puisque  seul  il  a  par  lui-même  la  puissance  de  créer  la  paix, 
défaire  la  paix  :  Ego  Domintts  et  non  est  alter,  faciens  pacem  ^. 
Roi  plein  de  douceur,  il  a  opéré  ici-bas  une  transformation 
radicale  dans  l'exercice  du  pouvoir;  et,  par  son  enseignement 
comme  par  son  exemple,  il  a  oflert  aux  nations  le  type  de 
cette  souveraineté  chrétienne  qui  contraste  si  admirable- 
ment arec  toutes  les  autres  souverainetés  terrestres. 

Entendons  un  des  oracles  tombés  de  cette  bouche  divine, 
et  tâchons  d'en  bien  comprendre  la  signification. 

C'était  le  jour  oii  une  contestation  venait  de  s'établir  en. 
tre  les  disciples  sur  leur  grandeur  respective.  Jésus  intervint 
et  leur  adressa  ces  mémorables  paroles  : 

•  Les  r'^is  des  nations  exercent  sur  elles  un  empire  plein 
r  de  rigueur;  et,  en  les  gouvernant  de  la  sorte,  ils  sont  ap- 
<  pelés  bienfaisants.  Mais  il  n'en  sera  pas  ainsi  parmi 
€  vous  9  :  Reges  gentium  dominantur  eorum  ;  et  qui  potesta- 
tem  habent  super  eos\  benefici  vocantur.  Vos  autem  non  sic. 

II.  Avant  tout,  Notre-Seigneur  constate  ici  un  fait  histo- 
rique ;  el,  non  content  de  l'établir,  il  l'explique  et,  jusqu'à 
un  certain  point,  il  le  justifie.  Que  l'autorité  souveraine, 
de  quelque  nom  qu'elle  se  soit  appelée  chez  les  peuples  in- 
fidèles, ait  été  une  autorité  dure  et  sévère,  principalement 
appuyée  sur  la  force  et  la  compression,  et  que  cette  auto- 
rité en  elle-même  ait  été  un  bienfait  pour  les  nations,  cela 
est  écrit  à  toutes  les  pages  des  annales  de  l'humanité. 


1.  Hagnificatns  est  ergo  rez   Salomon  saper  omnes  reges  terne.. . . 
Et  xmireTaa  terra  desiderabat  yaltam  Salomonis.  IH  Reg  ,  x,  23,  24 

2.  I  ^ntiph.  I  Vesper.  Natalia  Dominî  —  3.  Isa.,  XLV,  6,  7. 


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-  46-- 

L'homme  étant  né  pour  la  société,  et  la  société  ne  pouTant 
exister  si  elle  n'est  réglée  et  gouvernée,  tout  assemblage 
d'hommes  veut  à  sa  t^e  un  pouvoir  souverain.  D'autant 
que  l'homme  est  naturellement  sujet,  hélas  !  et  naturelle- 
ment enclin  à  faire  le  mal,  c'est-à-dire  à  rechercher  ses 
propres  satisfactions  aux  dépens  des  autres.  Contre  cette 
tendance  d'une  volonté  faible  et  malheureusement  dépra- 
vée, le  frein  de  la  répression  est  indispensable.  Plus  les 
passions  sont  déchaînées,  plus  l'autorité  a  besoin  d'être 
armée  contre  elles  ;  et,  là  où  la  perversité  humaine  se  lais- 
serait emporter  aux.  derniers  excès,  la  mission  du  pouvoir 
public  devient  celle  du  dompteur  de  bêtes  féroces.  La  puis- 
sance du  prince  ou  de  l'État  s'étend  alors  sur  l'homme  tout 
entier  :  principes  eorum  potestatem  habent  ipsarum.  est-il  dit 
dans  saint  Marc  *. 

C'est  à  ce  point  de  vue  qu'il  faut  se  placer  pour  juger  sai- 
nement les  sociétés  antiques,  et  pour  apprécier  aujourd'hui  j 
encore  le  régime  sous  lequel  sont  constituées  les  nations 
idolâtres.  Partout  et  toujours,  en  dehors  du  christianisme, 
l'esclavage  a  été  et  sera  un  fait  inévitable  en  même  temps 
qu'une  impérieuse  nécessité  de  l'ordre  social.  On  la  dit 
avec  vérité  :  le  despotisme  fonde  et  maintient  des  sociétés  | 
là  oii,  sans  lui,  il  n'y  aui*ait  que  la  barbarie  :  de  telle  sorte 
que  la  tyrannie  est  un  bien  en  comparaison  de  l'anarchie, 
laquelle,  dit  Bossuet,  c  est  un  état  de  guerre  de  tous  contre 
tous*!. 

Fondées  sur  l'expérience  et  sur  les  données  de  l'histoire, 
ces  considérations  n'ont  rien  de  paradoxal  et  de  forcé  ; 
elles  peuvent  invoquer  en  leur  faveur  l'autorité  même  de 
la  parole  évangélique  :  c  Les  rois  des  nations  les  gouver- 
c  nejU  avec  empire  ;  et,  pour  cela  même,  ils  en  sont  qua- 


1.  Marc.,X,  42. 

2.  Polit.  tir«c  de  l'Écriture,  L.  VII,  .3«  proi)osition.' 


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-  47  - 

i  liiiés  l»s  bienfaiteurs  »  :  Reges  gentium  domirantur  earum; 
et  ^i  poiestatem  habent  super  eos,  benefici  vocantur, 

III.  Telle  était  la  loi  des  sociétés,  telle  était  la  condition 
des  peuples  jusqu'à  Tayénement  du  Roi  plein  de  douceur 
annoncé  par  les  prophètes  :  Ecce  Rex  tuus  venit  tibi  wan- 
svetuê  '  ;  jusqu'à  l'apparition  du  Roi  pacifique  et  glorieux 
dont  toute  la  terre  désirait  le  visage  :  Rex  pacifiais  magni- 
ficntus  est  y  ctqus  vuHum  desiderai  universa  terra. 

A  partir  de  c(  tt3  heure,  la  scène  du  monde  est  changée. 
Vos  aulem  nùn  sic  :  «  Pour  vous  »,  dit  le  roi  Jésus  à  son 
peuple,  «  il  n'en  sera  point  chez  vous  de  la  sorte  »  :  Non 
ita  erit  itUer  vos  *. 

Je  le  sais,  il  s'est  trouvé  des  hérétiques  et  des  séditieux 
qui  ont  voulu  voir  dans  ces  paroles  la  condamnation  de 
toute  force  et  de  toute  autorité  politique  au  milieu  des 
chrétiens.  Est-il  besoin  de  faire  appel  à  d'autres  paroles  de 
Jésus-Christ  et  de  ses  apôtres  pour  réfuter  cette  interpréta- 
tion? Les  textes  abondent,  et  ils  sont  connus  de  tous. 

Je  le  sais  encore,  il  est  d'autres  sectaires  qui  veulent  que 
ces  mêmes  paroles  se  réfèrent  uniquement  à  l'esprit  de  dou- 
ceur et  d'humilité  dont  la  puissance  ecclésiastique  doit  être 
animée;  mais  qui  n'admettent  pas  que  le  Christ,  dont  le 
règne  n'était  point  de  ce  monde,  ait  entrepris  de  tracer  des 
lois  et  de  faire  la  leçon  aux  pouvoirs  humains.  A  leur  sens, 
les  gouvernements  terrestres  n'ont  rien  à  emprunter  à  l'É- 
Yangile,  rien  à  apprendre  de  l'Église,  et  s'ils  se  modifient 
en  mieux,  c'est  par  l'efiFet  d'un  progrès  qui  leur  est  propre. 

Mais  la  thèse  des  novateurs  qui  refusent  ainsi  au  chris- 
tianisme tout  caractère  social  est  historiquement  aussi  bien 
que  doctrinalement  condamnée.  Il  n'y  avait  pas  encore  un 
siècle  que  les  magistratures  étaient  chrétiennes,  et  saint 
Augustin  ne  craignait  point  déjà  de  dire  «  que,  dans  la  cité 

l.  Mattli.  XXI,  6.  —2.  Ibid.,  xx,  26. 


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—  48  - 

de  Dieu,  ceux  qui  commandent  se  font  les  serviteurs  de 
ceux-là  mêmes  à  qui  ils  paraissent  commander  ;  que  leur 
pouvoir  n'est  pas  guidé  par  la  passion  de  dominer,  mais 
par  le  devoir  d'être  utiles,  et  que  l'orgueil  de  la  principauté 
a  fait  place  à  l'esprit  de  charité  et  de  dévouement  *"  ». 

L'adoucissement  de  l'autorité  chez  les  chrétiens  procède 
de  deux  causes,  dont  Tune  se  rapporté  à  ceux  qui  l'exercenl, 
et  Tautre  à  ceux  sur  lesquels  elle  est  exercée. 

IV.  Certes,  les  inconvénients  de  la  puissance  souvoi  ai  ;o, 
et  les  tentations  qui  y  sont  attachées,  constituent  pour  elle 
et  pour  ses  sujets  un  péril  permanent,  et  peuvent  à  tout 
instant  la  faire*sortir  des  lignes  exactes  de  la  justice  et  de 
la  modération.  Ces  inconvénients  sont  tels,  observe  Joseph 
de  Maîstre,  que  pour  les  trouver  supportables,  il  n'y  a  guère 
d'autre  moyen  que  de  les  comparer  à  ceux  qui  auraient  lieu 
si  le  souverain  n'existait  pas  '. 

Que  n'ont  pas  fait  les  hommes  pour  obvier  à  ces  danger» 
et  se  mettre  à  l'abri  des  ces  excès  ?  Les  races  européenne?, 
en  particulier,  n'ont  cessé  de  graviter  vers  ce  qu'on  nomme 
l'état  libre,  c'est-à-dire,  vers  t  cet  état  oii  le  gouvernant  est 
aussi  peu  gouvernant  et  le  gouverné  aussi  peu  gouverné 
que  possible  *  •.  A  quel  résultat  est-on  parvenu?.-  Je  n'au- 
rai garde  de  le  dire.  Les  hommes  de  la  société  moderne 
peuvent  se  donner  la  permission  de  la  juger  à  l'œuvre  ;  et 
à  certains  jours,  ils  vont  jusqu'à  proclamer  sa  complète 
banqueroute.  Mais  ils  ne  nous  reconnaissent  pas  le  droit  de 
le  répéter  après  eux,  et  si  nous  venons  à  reproduire  leur 
propre  langage,   ils  le  désavouent   aussitôt.  J'aime  donc 


1.  Etiam  qni  imperant»  serrimit  eii  qnîbus  videntor  imperare  ;  neqne 
enim  dominandi  capiditate  imperant,  sed  officio  consulendi,  nec 
principaadi  saperbia,  flod  providendi  miflericordia.  De  ciyit.  Del, 
L.  XIX,  c.  XIV. 

2.  Du  Pape,  L«  II,  o.  Il  :  Inconvénients  de  lasonverameté. 
8.  Ibid. 


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fflieaz  dm  avec  Bossue!  :  c  Sans  se  donner  nn  Tain  tou^ 
meaai  è  chercher,  dans  la  sphère  des  choses  humaines,  des 
secours  qui  n'aient  pas  d'inconvénients,  et  sans  examiner 
«ai  que  les  hommes  ont  inventés  dans  les  établissements 
des  gouvernements  divers,  il  faut  aller  à  des  remèdes  plus 
généraux,  à  ceux  que  Dieu  lui-même  a  ordonnés  aux  rois 
eontre  la  tentation  de  la  puissance  ^  > 

Non  iia  esi  mUem  in  vobis  >  :  c  II  n'en  va  point  ainsi  entre 
<  vous  ifdisdplesdela  loi  nouvelle.  «  Gelui-Ià  sera  plus 
c  grand,  qui  se  fiera  plus  petit,  et  qui  sera  le  serviteur  de  ses 
I  semblables,  à  l'exemple  du  Fils  de  l'homme  qui  n'est  pas 
•  venu  pour  Mre  servi,  mais  pour  servir,  et  pour  immoler 
c  sa  vie  au  rachat  de  ses  frères  t. 

Yoilà  la  vraie  charte  d'affranchissement  des  nations  chré- 
tiennes, voilà  le  tempérament  efficace  apporté  à  l'enivrement 
et  aux  abus  du  pouvoir.  Et  cette  charte  a  une  sanction  écrite, 
one  sanction  terrible.  Les  rois,  conune  ministres  de  Dieu^ 
s'ik  viennent  à  prévariquer,  sont  menacés  d'une  justice  plus 
rigooreuse  et  de  supplices  plus  exquis.  Cela  est  écrit  dans 
1^  saints  Livres  en  termes  effrayants,  et  confirmé  par  des 
preuves  qui  font  trembler.  Et  celui-là,  dit  Bossuet,  est  bien 
eodonoi  qui  ne  se  réveille  pas  à  ce  tonnerre  *.  D'autant  que 
œ  n'est  pas  seulement  sur  des  princes  scélérats  que  Dieu 
exerce  ses  vengeances;  c'est  des  rois  les  plus  pieux  qu'il 
eiige  un  détachement  plus  entier  de  leur  grandeur  :  témoins, 
dans  Tancienne  loi,  David  et  Ezéchias,  rudement  châtiés 
pour  s'être  trop  complus  dans  le  dénombrement  de  leurs 
forces  et  l'étalage  de  leurs  richesses.  Que  ne  sera-ce  donc 
pas  dans  la  nouvelle  alliance,  après  l'exemple  et  la  doctrine 
du  Fils  de  Dieu  descendu  du  ciel  pour  anéantir  toutes  les 
grandeurs  humaines^  1 

1.  Polit,  tirée  de  ricrituie,  L.  Z,  art  vr,  K*  et  2«  proiMMition. 

2.  Vaztx,  Z,  43.  ->  3.  Polit,  tirée  de  PÉcrit,  L.  X,  art.  vi,  S«  proposit. 
4.  iWrf.,ll«propo«ît» 

T.  vni."  4 


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-80- 

Ni  cet  exemple  ni  eette  doctrine  du  roi  Jésus  n'ont  été 

sans  effets.  Assurément  les  passions  humaines  ne  se  sont  pas 
exilées  des  trônes,  où  trop  souvent  les  vices  des  payons  ont 
reparu  sous  la  pourpre  chrétienne.  Toutefois  il  n'est  pas 
une  nation  de  l'Europe  qui  n'ait  vu  siéger  à  sa  tête,  à  telle  ou 
telle  période  de  son  existence,  un  prince  en  qui  se  reflétait 
rimage  de  ce  Roi  plein  de  douceur  dont  nous  célébr<His  au- 
jourd'hui la  venue.  La  France  a  eu  son  saint  Louis,  l'Angle- 
terre son  saint  Edouard,  l'Allemagne  son  saint  Henri,  et 
combien  d'autres  qui,  sous  des  traits  mortels,  faisaient  revi- 
vre dans  leur  royale  personne  l'expression  sensible  de  la 
royauté  de  Jésus-Ci^rist.  Si  tous  n'y  ont  pas  atteint,  c'était  là 
du  moins  pour  tous  l'idéal  proposé.  Et  la  meilleure  espé- 
rance que  nous  puissions  former  pour  le  monde,  n'est-ce  pas 
l'avènement  d'un  de  ces  rois  qui  portent  avec  eux  la  paix, 
et  dont  le  visage  est  appelé  par  les  désirs,  par  les  besoins,  par 
les  souffrances  de  toute  la  terre  :  Rex  pacificus  eujus  vuUum 
desiderat  universa  terra  ;  d'un  de  ces  rois  pénétrés  de  l'esprit 
chrétien,  que  n'éblouit  point,  que  ne  tente  pas  même  la 
splendeur  du  trône,  l'éclat  de  la  couronne,  qui  n'envisagent 
le  pouvoir  que  sous  la  forme  du  devoir  et  du  sacrifice,  à  l'ex- 
emple de  celui  qui  n'est  pas  venu  pour  être  servi,  mais  pour 
servir  et  pour  immoler  sa  vie  au  rachat  de  ses  frères  :  Sicut 
Filius  hominis  non  venit  mnistrari,  sed  tninistrare,  et  dore 
animam  suam  redemptianem  pro  multis  ^  ? 

V.  Mais,  je  l'ai  dit,  il  existe  pour  les  peuples  chrétiens  une 
seconde  cause  de  la  mitigatioh  du  pouvoir,  et  elle  réside 
dans,  le  caractère  même  de  ces  peuples. 

Sans  nul  doute,  les  nations  chrétiennes  elle^-mémes  ont 
besoin  d'un  pouvoir  armé  et  fortement  constitué.  La  raison 
en  est  que,  pour  les  peuples  comme  pour  les  individus,  dans 
l'ordre  social  comme  dans  la  sphère  individuelle,  le  baptême 

1.  Matth.,  zz,  28, 


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-  51  - 

chrélîen  ne  détruit  pas  toutes  les  suites  du  péché  originel. 
Le  vice  de  certaines  théories  humanitaires,  c'est  précisément 
de  supposer  l'humanité  à  Tétat  d'innocence  et  de  justice  pri- 
mitives. Entendons  la  doctrine  de  saint  Paul  dans  le  cha- 
pitre treizième  de  son  épître  aux  Romains. 

€  Que  toute  âme  soit  soumise  aux  puissances  supérieures, 
€  car  il  n'y  a  point  de  puissance  qui  ne  vienne  de  Dieu,  et 
«  celles  qui  existent  ont  été  établies  de  Dieu.  C'est  pourquoi 
€  résister  à  la  puissance,  c'est  résister  à  l'ordre  divinement 
«  institué  ;  et  ceux  qui  résistent  sont  justement  châtiés, 
€  car  les  princes  ne  sont  pas  à  craindre  pour  les  bonnes 

<  actions,  mais  pour  les  mauvaises.  Veux-tu  donc  ne  pas 
•  craindre  le  pouvoir  public  :  fais  le  bien,  et  tu  en  recevras 
c  la  louange  :  car  il  est  ministre  de  Dieu  en  faveur  du  bien. 

<  Hais  si  tu  fais  le  mal,  crains  :  car  ce  n'est  pas  sans  motif 
■  qu'il  porte  le  glaive,  étant  le  ministre  de  Dieu  pour  exerce 
c  sa  vindicte  contre  celui  qui  fait  le  mal  ^.  » 

II  suit  de  cette  doctrine  que  l'autorité  publique  a  princi- 
palement pour  mission  de  remplacer  la  raison,  et  qu'autant 
l'emploi  du  glaive  est  légitime  et  commandé  là  où  la  raison 
fait  défaut  :  non  enim  sine  causa  gladium  portât,  vindex  in 
tram  ei  qui  mole  agit  ;  autant  l'usage  de  la  force  serait  ai*bi- 
traire  et  tyrannique  là  où  la  raison  régnerait  d'elle-même  : 
nom  principes  non  sunt  timori  boni  operis,  sed  mali. 

Si  donc  vous  supposez  un  peuple  imprégné  des  doctrines 
de  Jésus-Christ,  un  peuple  chez  qui  se  sont  développées  les 
vertus  évangéliques,  chez  qui  se  sont  acclimatées  les  mœurs 
chrétiennes,  combien  la  tâche  du  pouvoir  n'y  est-elle  pas 
simplifiée  I  Disons  mieux  :  devenus  dignes  et  par  là  devenus 
capables  de  la  liberté  sous  ses  formes  multiples,  les  peuples 
chrétiens  y  ont  droit,  et  les  princes  ne  peuvent  sans  injustice 
la  leur  refuser,  combien  moins  la  leur  ravir.  Adversus  hujus- 


h  BonL,  vu,  IH. 


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—  8Î  - 

modi  non  esf  fer  S  disait  saint  Paul  dans  son  ëpttra  aux 
Calâtes.  Contre  ceux  qui  vivent  de  la  vie  de  Tesprlt,  t  il  n'y 
c  a  pas  de  loi  » .  Observant  d'eux-mêmes  ce  que  la  loi  pourrait 
leur  commander,  ils  sont  à  eux-mêmes  la  loi  :  ipsi  silri  sutU 
lex  *.  D'où  il  résulte  que  la  mesure  exacte  des  libertés  pos- 
sibles d'un  peuple,  c'est  la  mesure  de  sa  raison,  ce  qui  veut 
dire  pratiquement  et  en  définitive  la  mesure  de  son  esprit 
religieux.  Qu'un  peuple  devienne  chrétien,  infailliblement 
il  veiTa  s'élargir  et  s'étendre  le  cercle  de  ses  franchises.  Et 
tandis  que  les  rois  des  nations  infidèles,  comme  ce  Ptolémée 
É  Vergeté  au  surnom  duquel  plus  d'un  commentateur  a  pensé 
que  Jésus  faisait  allusion,  obtiendront  de  leui*s  peuples  le 
titre  de  bienfaiteurs,  nonobstant  la  verge  de  fer  qu'ils  auront 
fait  peser  sur  eux  :  Reges  gentium  dominatUur  earuni  ;  et  qui 
potestatem  habent  super  eos,  beneficivocantur,  ils  ne  pourraient 
prétendre  à  cette  qualification  chez  les  peuples  devenus  l'hé- 
ritage du  Christ  :  Vos  autem  non  sic.  Là,  les  pouvoirs  publics 
sont  tenus  de  prendre  d'autres  allui'es  :  Non  ita  erit  inter 
vos.  Leur  grandeur  consiste  à  s'abaisser  et  à  servir  ;  et  leur 
honneur  comme  leur  devoir,  c'est  de  sacrifier  leur  repos  et 
leur  vie,  non  pas  seulement  à  maintenir,  mais  à  racheter  les 
libertés  vraies  et  légitimes  de  leurs  peuples  quand  ces  li- 
bertés ont  été  aliénées  et  gaspillées  :  Sicut  Filius  hominis  rwn 
tenit  ministrari,sedministrare,  et  dore animam  suamredemp- 
tûmem  pro  multis, 

VI.  Après  cela,  M.  T.-C.  F.,  jugez  ce  qu'il  faut  penser 
d'un  libéralisme  qui  se  produirait  en  opposition  directe  avec 
le  christianisme,  et  qui  croirait  opérer  au  profit  de  la  liberté 
tout  ce  qu'il  accomplirait  au  détriment  de  la  religion.  Nous 
en  avons  eu  l'expérience  à  la  fin  du  siècle  dernier.  Despo- 
tisme de  la  tçrreur  et  de  l'échafaud,  bientôt  suivi  du  despo 
tismé  du  sabre  :  voilà  comment  la  révolution  française  a 

1.  ChOat.,  V,  23.  —  2.  Rom.,  n,  14. 


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-  63  - 

tenu  ses  promesses  d'émancipation.  Il  n'en  pouvait  être 
autrement.  Un  peuple  qui  a  rejeté  le  joug  salutaire  de  la  foi, 
retombe  de  droit  sous  le  joug  de  la  tyrannie.  N*étant  plus 
digne  ni  capable  de  porter  la  liberté,  la  liberté  lui  échappe 
dans  toutes  ses  applications  les  plus  diverses  :  libertés 
personnelles  et  libertés  publiques,  franchises  des  corpora- 
tions, des  municipes  et  des  provinces,  droits  de  la  famille 
et  de  la  nation,  tout  s'effondre  à  la  même  heure  et  disparait 
sous  un  même  coup  de  main.  Dans  ces  jours  d'épouvante 
et  de  vertige,  le  despote  est  accueilli  comme  un  bienfai- 
teur au  moins  temporaire  :  et  benefici  vocantury  parce  que 
sans  lui  la  pivilisation  sombrerait  de  nouveau  dans  l'abîme 
de  la  barbarie.  C'est  ainsi  qu'après  les  longs  tâtonnements 
d'un  Directoire  impuissant  et  irrésolu,  après  les  intermi- 
nables et  stériles  discussions  d'assemblées  sans  doctrine 
et  sans  cohésion,  on  a  vu  la  France,  au  commencement 
et  au  milieu' de  ce  siècle,  s'abandonner  aux  bras  d'un 
absolutisme  tout  d'abord  proclamé  sauveur. 

Et  que  dirai-je  maintenant?  Un  penseur  éminent  de  la 
génération  présente  émettait,  dans  le  courant  de  l'année 
mil  huit  cent  cinquante  et  un,  un  avertissement  qu'il  n*est 
pas  superflu  de  reproduire  aujourd'hui.  <  Quand  on  ne 
veut  pas  du  despotisme,  écrivait-il,  il  ne  faut  pas  le  mé- 
riter. Les  hommes  auront  beau  dire  :  Je  ne  veux  pas;  et 
même  plus  ils  crieront  :  Je  ne  veux  pas  ;  plus  le  despo- 
tisme menace  d'accourir  sur  l'appel  de  leur  orgueil  et  de 
leur  impuissance....  Méprisez,  insultez  à  votre  aise  le  despo- 
tisme; mais  on  vous  prie,  au  nom  du  ciel,  de  ne  pas  le 
rendre  nécessaire  ^.  i 

J'ai  parlé  du  libéralisme  impie  qui  aspire  à  renverser  le 
christianisme  pour  bâtir  sur  ses  ruines  l'édifice  de  la  li- 


1.  De  la  Best^nration  française,  par  H.   Blanc  de  Saint-Bonnet, 
cliap.  60et51, 


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—  84  — 

berté.  0  vous,  qui  n'avez  rien  de  commun  avec  cette  im- 
piété, mais  qui  professez  les  doctrines  d'un  catholicisme 
libéral  irrévocablement  inscrit  au  catalogue  des  erreurs 
condamnées  par  l'Église,  prenez-y  garde  :  ce  n'est  pas  à  côté 
du  fondement  chrétien,  c'est  sur  ce  fondement  même  que 
doit  s'élever  Tordre  social.  Hors  de  là,  c'est  l'ébranlement, 
la  caducité,  la  chute;  c'est  le  désordre,  l'anarchie,  et,  par 
suite,  c'est  le  retour  inévitable  à  un  régime  que  vous  êtes 
condamnés  à  ramener  tout  en  le  maudissant.  Par  un  juste 
jugement  de  Dieu,  vous  n'arriveriez  au  timon  des  affaires 
que  pour  entrer  dans  la  phase  de  l'expiation.  Quand  on 
part  de  principes  faux,  la  pratique  est  immanquablement 
forcée  de  démentir  la  théorie,  et  de  s'appuyer  sur  des  lois 
d'exception.  Ennemis'  déclarés  du  césarisme,  vous  seriez 
conduits,  par  la  force  des  choses,  à  reforger  à  votre  usage 
aujourd'hui,  mais  bientôt  au  sien,  des  armes  qui  ne  sont 
pas  faites  pour  vos  mains.  Et  les  chrétiens  indociles  aux 
enseignements  de  l'Église,  au  lieu  d'y  gagner  le  bénéfice  de 
la  popularité  et  de  la  faveur  des  adversaires,  s'entendi*aient 
dénoncer  chaque  matin  comme  des  libéraux  traîtres  à  la 
liberté. 

VU.  Vous  l'avez  dit,  6  Seigneur  Jésus,  il  n'y  a  de  déli- 
vrance pour  les  hommes  que  par  la  vérité  :  et  veritas  libe- 
rabit  vos  ^;  et  ceux-là  seuls  seront  vraiment  libres  que  le 
Fils  aura  délivrés  :  Si  ergo  vos  Filius  Hberaverit^  vere  liberi 
eritis  *.  Mettez  donc  au  cœur  de  nos  contemporains,  au 
cœur  de  nos  hommes  publics,  cette  conviction  profonde 
qu'ils  ne  pourront  rien  pour  le  raffermissement  de  la  patrie 
et  de  ses  libertés,  tant  qu'ils  ne  lui  donneront  pas  pour  base 
la  pierre  qui  a  été  posée  par  la  main  divine  :  Petra  autem 
erat  Christus  ".  L'auteur  de  V Imitation  a  donné  aux  nations 


1.  Joann.,  VIII,  32.  —  2.  2bid.  36.  —  3.  I  Corinth.,  X,  4. 


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non  moins  qu'aux  individus  une  grande  leçon  de  conduite 
quand  il  a  dit  :  Eligendum  est  magis  habere  totum  mundum 
contrarium  quam  Jesum  offensum  ^  :  c  II  vaut  mieux  choisir 
d'avoir  contre  soi  le  monde  entier,  que  d'avoir  dev^t  soi 
Jésus  offensé  i.  Or,  dans  Tétat  présent  des  choses,  c'est 
Jésus  offensé  que  notre  société  a  devant  elle.  De  là  ces  im- 
possibilités que  personne  ne  sait  vaincre,  et  contre  les 
quelles  les  hommes,  quels  qu'ils  soient,  viendront  s'user 
et  se  briser  les  uns  après  les  autres. 

0  Dieu  tout-puissant,  faites  donc  briller  aux  yeux  de  votre 
peuple  un  rayonnement  nouveau  de  ce  Roi  pacifique  et 
pacifiant,  dont  le  visage  est  désiré  de  toute  la  terre.  Car, 
seule,  la  royauté  du  Christ  peut  replacer  au  front  de  la 
France  la  couronne  d'honneur,  de  liberté,  de  puissance  et 
de  richesse  qu'elle  a  perdue. 

Hwc  dicU  Dominm  :  c  Voici  ce  que  dit  le  Seigneur  :  Je 
t'ai  réservé,  et  je  t'ai  donné  comme  un  gage  à  ce  peuple, 
pour  relever  la  terre  de  ses  abaissements,  pour  la  remettre 
en  possession  d'ell^méme  et  de  ses  héritages  dissipés,  pour 
dire  à  ceux  qui  sont  dans  les  entraves  :  Sortez  de  la  com- 
pression, et  à  ceux  qui  sont  dans  les  ténèbres  :  Remontez  à  la 
lumière  i  :  Et  servavi  te,  et  dedi  te  in  fœdus  populi,  ut  snsci- 
tares  terram,  et  possideres  hœreditates  dissipatas  ;  ut  diceres 
his  qui  vincti  sunt  :  Exite,  et  his  qui  in  tenebris  :  Revelamini  *. 
Ainsi  soitr-il. 

1.  De  Imitât.  Christi,  L.  II, c.  viii,  n.  3.  — -Z  Isa.,  xux^S,  9.. 


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VI 


HOMÉLIE 

PBONONOÉB 
EN  LA  SOLENKItA  DE  SAINT  HILAIBB, 
SUR    L^ÂTENDUE  UNIVERSELLE    DE   LA  ROYAITTâ  DE   JÂSUB-CHBIST. 

(ZYIII  JANVIER    MDCCOLZXIV) 


M  jumine  Juu  <mn€  g9nu  fleetatur, 
eœlettium,  Urreêtrium,  etXnfernorum  : 
€t  omnU  lifif ««  cmfUeaiwr  «nia  Jtoninvf 
Jmu»  in  gloria  ett  Dei  Polrii . 

Qu'au  nom  de  iëMi»-Gtarisl  to«t  fenou 
IMchisae,  m  ciel,  sur  la  tarra  ei  dans 
les  oofrrs;  et  que  toute  lanfpie  eonftfm 
que  le  Seigneur  iëau»  est  dans  la  gloire  de 
Dieu  le  Père. 

<Ge  sont  les  perotes  de  rintroît  de  la  onesse 
de  ce  jour,  tirées  de  TÉpîtra  aux  Philip- 
.  (•!.  10,  il.) 


Monseigneur  *, 

I.  II  y  a  un  an  à  pareil  jour,  le  prince  de  l'Ëglise  dont 
vous  partagez  désormais  les  travaux  apostoliques  montait  à 
cet  autel  et  s'asseyait  dans  cette  chaire,  se  faisant  honneur 
de  payer  un  nouveau  tribut  à  cette  grande  lumière  d'Aqui- 
taine, à  cet  Hilaire  qui  a  brillé  au  firmament  de  TÉglise  des 
Gaules,  comme  brille  l'étoile  du  matin  parmi  les  astres*.  Il 

1 .  Monseignenr  rarcherêque  de  Fërga  in  partHms,  ooAdjntenr  de 
8.  E.  le  cardinal  arofceyêqne  de  Boideanz. 

2.  Quasi  lefalgens  Ladfer  inter  astra  proceant.  Fortonat. 


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—  67  — 

Toulnt  bien  dire  dès  lors  qu'il  croirait  n'avoir  soldé  que  la 
moitié  de  sa  dette,  tant  que  son  coadjuteur,  qui  est  un  autre 
lui-même,-  n'en  serait  pas  venu  acquitter  le  complément. 
Et  voici' qu'à  sa  suite  et  à  son  exemple,  vous  daignez  aujour- 
d'hui présider  cette  solennité,  et  qu'après  avoir  célébré  la 
pompe  des  saints  mystères  en  l'honneur  de  notre  glorieux 
patron,  vous  nous  réservez  la  faveur  d'entendre  les  accents 
déjà  connus  et  déjà  aimés  de  votre  noble  et  persuasive 
éloquence.  Merci  à  Son  Ëminence,  merci  à  Votre  Grandeur  : 
il  nous  sera  toujours  précieux  de  voir  se  grossir  envers  l'une 
et  l'autre  le  devoir  de  notre  gratitude.  Le  pontife  qui  vous 
a  appelé  à  son  aide,  Monseigneur,  n'est  pas  seulement  le 
pasteur  d'un  vaste  dioc'se,  il  est  le  métropolitain  d'une 
grande  province  :  c'est  lui  encore  qu^  nous  honorons  et  que 
nous  remercions,  quand  nous  souba'tons  la  bienvenue  au 
représentant  qu'il  députs  vers  nous. 

Cela  dit,  ne  devrais-je  pas  arrêter  ici  mon  discours,  et  ne 
pas  empiéter  sur  la  matière  qui  vous  est  dévolue?  Jo  ne 
puis  cependant  refuser  à  cette  assistance  du  matin  une 
parole  d'édification  :  humble  prélude  des  jouissances  qui 
l'attendent  ce  soir. 

Au  surplus,  M.  T.-C.  F.,  la  solennité  d'aujourd'hui  est 
une  solennité  multiple,  dans  laquelle  abondent  les  sujets 
proposés  à  notre  culte  et  à  nos  méditations.  Si,  pour 
notre  cité  et  notre  diocèse,  c'est  la  festivité  dominicale  de 
notre  docteur  saint  Hilaire,  c'est  pour  toute  l'Église  l'é- 
chéance du  jour  consacré  à  honorer  la  Chaire  de  saint 
'  Pierre  à  Rome  ;  et  enfin,  par  une  disposition  particulière 
du  calendrier  liturgique,  c'est  le  dimanche  fixé  pour  la 
célébration  de  la  fête  du  saint  nom  de  Jésus. 

De  Pierre,  le  vicaire  du  Christ,  toujours  assis  sur  la 
chaire  romaine  ;  d'Hilaire,  le  défenseur  de  la  divinité  .du 
Christ  et  le  déclarateur  des  prérogative^s  de  Pierre  :  il 
TOUS  en  flora  si  bien  parlé  aujourd'hui,  que  je  dois  m'en 


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—  f«  — 

taire.  Mais  du  nom  royal  et  sacré  de  Jésus,  j'essaierai  de 
dire  quelques  mots,  qui  seront  le  commentaire  de  mon 
texte  emprunté  à  l'ofiiice  de  ce  matin. 

II.  c  C'est  pourquoi,  écrit  saint  Paul  aux  Philippiens, 
«  Dieu  Ta  exalté  et  il  lui  a  donné  un  nom  qui  est  au-dessus 
c  de  tout  nom,  afin  qu'au  nom  de  Jésus  tout  genou  flé- 
c  cbisse,  au  ciel,  sur  la  terre  et  dans  les  enfers;  et  que 
c  toute  langue  confesse  que  le  Seigneur  Jésus-Christ  est 
c  dans  la  gloire  de  Dieu  le  Père.  » 

Il  suit  de  la  doctrine  de  l'apôtre,  M.  F.,  que  l'imposi- 
tion du  nom  glorieux  de  Jésus,  et  la  domination  univ^^elle, 
l'empire  souverain  attaché  à  ce  nom,  sont  une  récompense 
accordée  au  Fils  de  Marie.  Assurément  le  nom  et  l'attribut 
de  Maître  et  Dominateur  suprême  appartient  par  droit 
de  natm*e  au  Fils  de  Dieu  fait  homme  :  c'était  l'apanage 
obligé  de  la  personnalité  divine.  Mais,  à  son  droit  de 
naissance,  il  a  eu  la  noble  ambition  de  joindre  le  droit  de 
conquête  ;  il  a  voulu  posséder  à  titre  de  mérite,  et  comme 
conséquence  des  actes  de  sa  volonté  humaine,  ce  que  sa 
nature  divine  lui  octroyait  déjà  par  collation. 

£t  quelle  a  été  la  source  de  ce  mérite  ?  De  quels  com- 
bats victorieux  cette  conquête  a-t>elle  été  le  prix?  Les 
trois  versets  précédents  de  la  même  épître  aux  Philippiens 
nous  l'apprennent,  c  Étant  l'image  vivante  et  consubstan- 
c  tielle  du  Père ,  et  ne  commettant  point  d'usurpation  en 
c  revendiquant  d'être  égal  à  Dieu,  il  s'est  pourtant  anéanti 
€  lui-même,  prenant  la  forme  de  l'esclave  et  devenant  sem- 
c  blable  aux  hommes.  Quedis-je?  il  s'est  humilié  lui- 
c  même,  se  rendant  obéissant  jusqu'à  la  mort  et  jusqu'à 
f  la  mort  de  la  croix*,  i  Or,  poursuit  l'apôtre,  t  voilà 
c  pourquoi  Dieu  l'a  exalté  et  lui  a  donné  un  nom  qui  est 
c  au-dessus  de  tout  nom,  afin  qu'au  nom  de  Jésus,  tout 

1.  Phllîpp.,  Il,  6-9. 


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—  59- 
•  genou  fléchisse,  au  ciel,  sur  la  terre  et  dans  les  enfers  t. 
Chacune  des  paroles  du  texte  sacré  a  besoin  d'être  pesée. 
Entendez-vous  :  Eûrinmimt  semetipsum^  humiliavit  semet- 
ipstim  :  c  n  s'est  anéanti  lui-même,  il  s'est  abaissé  lui- 
c  même  i  ?  Lucifer  aussi  est  descendu,  il  a  été  abaissé 
au-dessous  de  son  rang  primitif.  Mais  ce  n'est  pas  de  lui- 
même  qu'il  est  descendu.  Bien  au  contraire,  par  un  senti- 
ment orgueilleux  de  lui-même,  par  un  effort  sacrilège  de 
sa  volonté,  par  un  crime  de  lèse-majesté  divine,  il  a  voulu 
se  grandir,  se  hausser  au  delà  de  sa  propre  stature;  il  a 
dit  :  c  Je  monterai,  et  je  serai  semblable  au  Très-Haut*  •  ; 
et  c'est  par  châtiment,  c'est  par  punition,  qu'il  est  déchu  de 
son  état  premier.  Pareillement,  l'homme  est  tombé  au- 
dessous  de  lui-même  et  de  sa  dignité  native  ;  mais,  pour  lui 
aussi,  c'a  été  la  juste  peine  infligée  à  l'ambition  dont  il  s'était 
laissé  séduire  :  et  eritis  riciU  dii,  scientes  bonum  et  malum  : 
€  vous  serez  comme  des  dieux,  sachant  le  bien  et  le  mal  *.  > 

Il  n'en  a  point  été  ainsi  du  Verbe  incarné.  C'est  librement, 
c'est  par  choix,  c'est  par  amour  pour  nous  que  le  Fils  de 
Dieu,  égal  et  consubstantiel  à  son  Père,  a  résolu  de  s'a- 
baisser jusqu'à  prendre  notre  nature.  Puis,  ayant  poursuivi 
ce  dessein,  c'est  par  un  acte  méritoire  de  sa  volonté  hu- 
maine et  de  ses  facultés  créées  que,  non  content  de  s'être 
fait  homme,  il  s'est  fait  esclave,  qu'il  a  choisi  la  confusion 
de  préférence  à  la  gloire,  la  pauvreté  de  préférence  à  la 
richesse,  la  souffrance  de  préférence  à  la  joie,  et  finalement 
qu'il  a  poussé  le  sacrifice  jusqu'à  l'acceptation  de  la  mori 
et  de  la  mort  de  la  croix  :  Exiiianivit  semetipsum,  formam 
terri  accipiens;,.,  humiliavit  semetipsum,  foetus  obediens 
wque  ad  mortem;,..  proposite  sibigaudio,  sustinuU  crucem, 
confusioûe  contempta  V 

Or,  dit  le  grand  apôtre,  t  à  cause  de  cela  »  ipropter  quod, 

L  la».,  XXV,  14.  —  2.  Gènes,  in,  5.  —  3.  Hebr.,  xir,  3. 


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-  eo- 

ct  abstraction  faite  du  nom,  du  rang  et  de  Tempire  que  lui 
assurait  sa  céleste  origine,  c  Dieu  Ta  exalté  et  lui  a  donné 
c  un  nom  qui  est  au-dessus  de  tout  nom  >. 

Qu'est-ce  à  dire?  Est-ce  que  le  nom  de  Jésus  est  au- 
dessus  du  nom  même  de  Dieu  ?  Dans  un  sens  très-vrai, 
on  le  peut  dire.  En  tant  que  Dieu,  le  Verbe  încréé  ne 
pouvait  rien  ajouter  à  sa  gloire.  Mais,  ayjnt  pris  la  nature 
humaine  dans  Tunité  de  sa  personne,  au  prix  des  actes 
et  des  sacrifices  accomplis  dans  cette  nature,  il  a  con- 
quis un  surplus  de  grandeur,  il  est  rentré  dans  le  ciel  avec 
un  surcroît  de  gloire  qu'il  n'en  avait  point  apporté.  Saint 
Paul  nous  le  dit  encore  dans  sa  lettre  auK  Éphésiens  :  t  Le 
€  Père  Ta  placé  à  sa  droite  dans  les  cieux,  au-dessus  de 
c  tout  nom  qui  puisse  être  prononcé,  non-seulement  dans 
f  le  siècle  présent,  mais  encore  dans  le  siècle  futur  *.  i 

D'où  les  théologiens  n'ont  pas  craint  d'inférer  que  le 
nom  de  Jésus  porte  en  lui-même  une  addition,  un  augment 
au  nom  même  de  Jéhova,  lequel,  par  lui-même,  ne  contient 
pas  la  notion  dil  Dieu  rédempteur,  du  Dieu  sauveur,  notion 
qui  se  cumule  dans  le  nom  de  Jésus  avec  celle  du  Dieu 
créateur  et  souverain  maître. 

III.  Ce  nom  donc  étant  au-dessus  de  tout  nom,  c'est 
Toixire  établi  de  Dieu  que  devant  lui  tout  genou  fléchisse 
au  ciel,  sur  la  terre  et  dans  les  enfers. 

Au  ciel  :  c'est  l'attribut,  c'est  l'occupation  des  anges  et 
des  bienheureux.  Entendez-les  qui  disent  d'une  grande 
voix  :  i  L'agneau  qui  a  été  tué  est  digne  de  recevoir  la 
€  puissance  et  la  divinité,  la  force  et  l'honneur,  la  gloire 
t  et  la  bénédiction*  •.  Que  signifie  cette  parole  :  t  L'agneau 
c  qui  a  été  tué  est  digne  de  recevoir  la  divinité  »  ?  Est-ce 
que  le  Rédempteur  n'est  pas  né  Dieu  ?  Est-ce  qu'il  a  attendu 
sa  résurrection  pour  recevoir  l'investiture  divine?  Non. 
sans  doute;  mais  par  l'immolation  du  corps  qu'il  avait 

1.  Bphea.,  r,  20,  21.  —  2.  Apoc.,  v,  12. 


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-  61  - 

pris  au  sein  de  Marie,  il  a  mérité  pour  sa  chair  et  son 
Ame  humaine  cette  union  éternelle  avec  le  Verbe  qui 
place  rhumanité  sainte  au  plus  haut  des  cieux,  et  qui 
commande  à  tout  genou  de  fléchir  devant  le  nom  de 
Jésus. 

Aux  enfers  :  oui  encore,  car  ce  que  les  élus  font  au 
ciel  par  un  mouvement  volontaire  d*amour,  les  démons  et 
les  damnés  le  font  par  force  et  par  contrainte,  atterrés, 
é<7asés  devant  la  majesté  de  ce  nom  et  de  cet  empire  tout- 
puissant  :  Credunt  et  contremiscutU  ^. 

Mais  ce  qu'il  importe  surtout  de  savoir  et  de  comprendre, 
œ  que  nous  avons  principalement  voulu  énoncer  en  ce 
jour,  c'est  le  commandement  fait  à  la  terre  :  Ut  in  nomine 
Jetu  omne  genu  flectatur,..  terrestrium.  Oui,  il  n'est  rien  ici- 
bas,  il  n'est  rien  de  terrestre,  qui  ne  doive  courber  le  genou 
devant  ce  nom  de  Jésus.  L'ayant  ressuscité  des  morts,  et 
Tayaut  établi  à  sa  droite  dans  les  cieux,  et  lui  ayant  donné 
un  nom  au-dessus  de  tout  nom  qui  se  puisse  prononcer, 
non-seulenient  dans  le  siècle  présent,  mais  encore  dans 
le  siècle  futur.  Dieu  a  mis  toutes  choses  sous*  ses  pieds,  et 
il  Ta  donné  pour  chef  à  toute  l'humanité  régénérée  :  Et 
omnia  9ubjecit  sub  pedibus  ejus,  et  ipsum  dédit  caput  mpra 
omnem  Ecelesiam  2.  Et  comme  c'est  le  devoh*  de  tout  genou 
de  se  courber  devant  ce  nom,  c'est  le  devoir  de  toute 
langue  de  reconnaître  et  de  proclamer  sa  puissance  sou- 
veraine :  Et  omnis  lingua  cmfUeatur, 

Vf.  •  Tout  genou  »  :  omne  genu,  c  toute  langue  »  :  omnih 
lingua.  N'établissez  donc  point  d'exceptions  là  ou  Dieu  n'a 
pas  laissé  de  place  à  l'exception  :  in  eo  enim  quod  amnia 
eifubjecit,  nihil  dimisit  non  mbjectum*.  L'homme  indivi- 
duel et  le  chef  de  famille,  le  simple  citoyen  et  l'homme 
pablic,  les  particuliers  et  les  peuples,  en  un  mot,  tous  les 
éléments  quelconques  de  oe  monde  terrestre  :  omne  genu... 

l.  Jacob.,  n,  19.  —  2.  Ephet.,  i,  28.  -*'  8.  Hebr.,  n,  ai 


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-  62  - 

terrestrium^  doivent  la  soumission  et  Tbommage  au  nom 
de  Jésus. 

Il  est  des  hommes  de  ce  temps  qui  n'acceptent  pas.  et 
d'autres  qui  n'acceptent  qu'avec  peine,  les  jugements  et  les 
décisions  de  l'Église  contemporaine.  Sans  descendre  bien 
avant  dans  le  secret  de  leur  esprit,  facilement  on  y  démêle 
cette  objection,  quelquefois  venue  jusqu'à  leurs  lèvres  : 
comment  donner  la  valeur  d'un  dogme  à  des  enseigiiements  | 
qui  datent  du  Syllabus  ou  des  préambules  de  la  première 
constitution  du  Vatican  ? 

Tranquillisez-vous,  vieux-catholiques  :  les  doctrines  du 
Syllabus  et  du  Vatican  sont  vieilles  comme  la  doctrine  des 
apôtres,  comme  la  doctrine  des  Écritures.  Et  les  Pères  des 
premiers  siècles  ont  interprété  les  Écritures,  ont  commenté 
les  apôtres,  conformément  à  l'interprétation  et  au  commen- 
taire de  l'Église  d'aujourd'hui.  A  ceux,  par  exemple,  qui 
s'obstinent  à  nier  l'autorité  sociale  du  christianisme,  voici 
la  réponse  que  nous  donne  saint  Grégoire  le  Grand.  Il  com- 
mente ce  chapitre  de  rÉvangile  où  est  racontée  l'adoration 
des  mages,  .c'est-à-dire  l'accomplissement  des  prophéties  qui 
promettaient  au  Messie  l'adoration  de  tous  les  rois  et  la 
soumission  de  toutes  les  nations  de  la  terre.  Expliquant  le 
mystère  des  dons  offerts  à  Jésus  par  ces  représentants  de  la 
gentilité,  le  saint  docteur  s'exprime  en  ces  termes  : 

c  Les  mages,  dit-il,  reconnaissent  en  Jésus  la  triple 
qualité  de  Dieu,  d'homme  et  de  roi  :  ils  offrent  au 
roi  l'or,  au  Dieu  l'encens,  à  l'homme  la  myrrhe.  Or, 
poursuit-il,  il  y  a  d'aucuns  hérétiques:  suntvero  nmnulli 
hœretici,  qui  croient  que  Jésus  est  Dieu,  qui  croient 
également  que  Jésus  est  homme,  mais  qui  se  refusent 
absolument  à  croire  que  son  règne  s'étende  partout  »  : 
9U)it  vero  nonnulli  hœretici,  qui  kunc  Deum  creduni^  sed 
vbique  regnare  itequaqtuim  credunt. 

Mon  frère,  vous  avez  la  conscience  en  paix,  me  dites-vous, 


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-  63  - 

et/tout  en  acceptant  le  programme  du  catholicidme  libéral, 
vous  entendez  demeurer  orthodoxe,  attendu  que  vous  croyez 
îennemeiïi  à  la  divinité  et  à  l'humanité  de  Jésus^hrist,  ce 
qui  suffit  à  constituer  un  christianisme  inattaquable.  Dé- 
trompez-vous. Dès  le  temps  de  saint  Grégoire,  il  y  avait 
€  d  aucuns  hérétiques  »  :  nonnulli  hœretici^  qui  croyaient  ces 
deux  points  comme  vous  ;  et  leur  c  hérésie  i  consistait  à  ne 
vouloir  point  reconnaître  au  Dieu  fait  homme  une  royauté 
qui  s'étendît  à  tout  :  ^d  hune  ubique  regnare  nequaquam 
credinU.  Non,  vous  n'êtes  point  irréprochable  dans  votre  foi  ; 
et  le  pape  saint  Grégoire,  plus  énergique  que  le  Syllabus^  vous 
inflige  la  note  d'hérésie  si  vous  êtes  de  ceux  qui,  se  faisant 
on  devoir  d'o£Brir  à  Jésus  Tencens,  ne  veulent  point  y  ajouter 
for  :  Ai  profeeto  ei  thus  offerunUy  ted  offerre  eîiam  aurum 

Y.  Hélas  !  M.  T.-C.  F.,  il  eu  coûte  cher  à  la  terre,  il  m 
coûte  cher  aux  nations,  de  ne  pas  fléchir  le  genou  devant  le 
nom  et  devant  la  royauté  de  Jésus.  Ce  sont  alors  d'autres 
génuflexions  qu'il  faut  faire.  La  langue  qui  refuse  de  s'ouvrir 
pour  proclamer  et  confesser  la  puissance  du  roi  Jésus,  à 
quels  silences  humiliants  n'est-elle  pas  condamnée  i  c  Et 
<  maintenant,  Seigneur,  nous  n'avons  pas  même  le  droit  et 
c  le  pouvoir  d'ouvrir  la  bouche  »  :  et  nunc  nospossumus  aperir 
re  os  ;  et  nous,  la  vieille  France  catholique,  la  reine  des 
nations,  c  nous  sommes  devenus  un  sujet  de  confusion  et 
«  d'opprobre  pour  tous  ceux  qui  vous  servent  et  vous  hono- 
«  rent  »  :  confusio  et  opprobrium  facti  sumus  servis  tuis  et  his 
qui  cohmi  te  '.  Tout  est  permis  à  nos  insolents  vainqueurs;  le 
dédain  nous  est  prodigué  par  ceux-là  même  qui  nous  doivent 
d  être  tout  ce  qu'ils  sont.  La  France  doit  dévorer,  sans  mot 
dire,  les  menaces  et  les  bravades  de  ceux  qui  ne  comptaient 

1.  8.  Gregor.,  homU.  Z,  in  Byang.  ~  &  I)aa.,in,S3« 


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-64- 

pour  rien  hier  à  côté  d'elle  :  nme  aiUem  deridenU  mejuniom 
tempore..,  quommvirtusmanuummUiierat  pro  nihilo^. 

Ah  t  qu'au  moins  nos  humiliations  méritées  devienncDt 
des  humiliations  fécondes.  Soyons  dignes  jusque  dans  notre 
abaissement  ;  et,  pour  cela,  humilions-nous,  non  pas  sous 
la  main  des  hommes,  mais  sous  la  main  puissante  de  Dieu, 
afin  qu'il  nous  relève  au  jour  de  sa  visite^.  Nous  ne  serons 
remis  debout  et  sur  nos  pieds  que  par  la  vertu  du  nom  de 
Jésus.  C'est  ce  que  faisait  entendre  autrefois  Tapôtre  saint 
Pierre  aux  princes  du  peuple  et  aux  anciens.-^c  Puisqu'on 
€  nous  demande  raison  du  bien  que  nous  avons  fait  à  œ 
ff  perclus,  et  de  la  puissance  par  laquelle  il  a  été  guéri,  nous 
<  vous  déclarons  à  tous  et  à  tout  ce  peuple  que,  si  cet  homme 
c  a  été  guéri  et  s'il  est  debout  devant  vous,  c'est  au  nom  de 
f  Notre-Seigneur  Jésus-Christ  le  Nazaréen.  Il  est  cette  pierre 
c  que  vous  autres  architectes  avez  rejetée,  et  qui  cependant  a 
c  été  faite  la  principale  pierre  de  l'angle  ;  et  il  n*y  a  point  de 
t  salut  nulle  part  ailleurs  :  car  nul  autre  nom  sous  le  ciel 
t  n'a  été  donné  aux  hommes,  dans  lequel  et  par  lequel  nous 
•  devions  être  sauvés  3.  » 

1.  JoK,  XXX,  1,  2.  —  2.  I  Petr.,  V,  6.  —  8,  Act.  nr,  9-1^ 


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vn 


HOMÉLIE 

PBONOKCiE 
DAK8  V-AaiitsR  DU  JÉSUS   A    P0ITIBB8,    A  LA  IfSSBB    POKTIPIGAIiB 
DB  GLOTUBB  DU  TBIDUUX  DBS  FÈTBf 
DB  laA  BÉATirTCATIOK  DU  BIBNHBUBBUX  PIBBBB  LB  FÂVBB* 

(M ABDI  XXVH  JAKVIEB  MDOCCLXZIV.) 


Née  enifii  iebent  /llii  parerUibut  thetau^ 
riatart,  »ed  parenta  /l/itt. 

Co  n'est  pat  uix  entants  à  thësawisar 
pour  les  pères,  mais  aux  pères  à  «inasser 
oour  les  enlants. 

(II  CoRnra.,  zu,  U.) 


Ves  liÉvéRENDS  Pères, 

I.  Ce  n'est  pas  moi,  c'est  le  bienheureux  dont  nous  solen- 
nîsons  l'inauguration  sur  les  autels,  qui,  le  premier,  a  fait 
appel  à  ce  texte  pour  rendre  la  pensée  que  je  veux  exprimer. 
Seulement,  ce  qu'il  ne  voulait  entendre  que  de  la  personne 
d'Ignace,  je  le  lui  appliquerai  à  lui-même  par  une  extension 
très-méritëe  et  très-légitime.  Car,  au  jugement  même  de 
votre  saint  fondateur,  nul  n'a  participé  autant  que  Pierre 
Le  Fèvre  à  la  plénitude  de  sa  paternité. 

Pour  quiconque  étudie  les  origines  de  la  compagnie  de 
Jésus,  il  est  manifeste  jusqu'à  l'évidence  que  ce  grand  institut 

4P.  VIII  R 


T.  VJU  5 


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-  66  — 

n'a  point  passé  par  les  phases  de  Fenfanoe,  mais  que,  eomme 
les  premiers  auteurs  de/ la  race  humaine,  il  est  sorti  déjà 
adulte  et  vraiment  parfait  des  mains  de  Dieu.  Entendons  la 
doctrine  de  Tange  de  Fécole  sur  les  qualités  corporelles  et 
intellectuelles  du  premier  Adam  :  l'application  s'en  fera 
comme  d'elle-même  à  notre  sujet. 

c  Selon  la  genèse  naturelle  des  choses,  dit  lesaint  docteur, 
le  parfait  précède  l'imparfait,  comme  l'acte  précède  la  puis- 
sance, parce  que,  sans  la  préexistence  d'un  être  en  acte,  ce 
qui  est  en  puissance  ne  peut  pas  être  amené  à  l'acte.  Or, 
les  êtres  ayant  été  primitivement  institués  de  Dieu,  non- 
seulement  afin  qu'ils  fussent  en  eux-mêmes,  mais  encore 
pour  qu'ils  fussent  les  principes  d'autres  êtres  semblables, 
à  cause  de  cela  ils  ont  été  institués  dans  l'état  de  perfection 
qui  sied  aux  êtres-principes.  L'homme  peut  devenir  principe 
d'un  autre  homme  soit  par  la  génération  physique,  soit  par 
la  formation  et  la  direction  intellectuelle  :  c'est  pourquoi  le 
premier  honmie  a  été  créé  dans  un  état  parfait  quant  au 
corps,  afin  qu'il  pût  engendrer  aussitôt  ;  et  il  a  été  créé  aussi 
dans  un  état  parfait  quant  à  l'esprit,  afin  qu'il  pût  aussitôt 
instruire  et  diriger.  A  cet  eflfet,  il  a  reçu  infuses  toutes  les 
connaissances  dont  la  transmission  était  nécessaire  &  la 
•race humaine  *.» 

Réfutation  anticipée  de  tous  les  systèmes  modernes  d'après 
lesquels  l'humanité,  par  un  progrès  dont  elle  n'est  redeva- 
ble qu'à  elle-même  et  au  développement  de  ses  facultés,  se 
serait  élevée  d'un  niveau  inférieur  et  ténébreux,  d'un  état 
d'inchoation  et  d'ébauche,  à  des  sommets  de  lumière  et  de 
perfection  conquis  par  ses  propres  forces.  Nous  savons,  au 
contraire,  et  l'Écriture  nous  apprend,  qu'en  fait  et  histori- 
quement Adam  fut  produit  à  l'état  d'âme  vivante  et  parlante, 
c'estrà-dire  en  pleine  possession  de  la  vie,  dans  le  plein 


1.  8am.  theolog.,  P.  i,  Q.  xoiv,  art.  m. 


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-.  67  - 

eiiercîce  de  la  parole  :  fadui  «if  homo  in  <mmam  mvetUem  S 
le  texte  dialdaîque  dit  loquentem;  nous  savons  que,  non 
content  de  leur  départir  la  vigueur  du  corps,  le  créateur  a 
octroyé  à  no?  premiers  auteurs  la  science  de  l'esprit  :  creavit 
mu  sdentiam  spiritus,  et  qu'il  a  donné  à  leur  cœur  la  plé- 
nitude du  sens  :  sensu  implevit  car  iUamm  ».  Nulle  part  donc 
le  fleuve  de  la  vie,  de  la  vie  animale  comme  de  la  vie  in- 
telligente, n'a  été  plus  large  qu'à  son  principe,  plus  abon- 
dant qu'à  sa  source;  et,  sans  nier  que  la  science  expéri- 
mentale lui  ait  apporté  le  tribut  de  quelques  affluents  se- 
condaires, les  déperditions  occasionnées  par  une  foule  de 
causes,  par  une  multitude  de  fuites,  ont  de  beaucoup  dépassé 
les  accroissements.  N'était  la  révolution  introduite  par  le 
fécbé^  il  serait  vrai  de  dire  que  tout  l'apanage  des  fils  dérive 
du  trésor  des  pères,  et  que  la  richesse  ne  remonte  pas  ou  ne 
remonte  guère  de  nous  à  eux  :  Nec  enim  debmt  fUii  foreiÊr 
tibus  tkestturizare^  sed  porenies  filiis. 

II.  Il  en  est  de  même  de  la  vie  chrétienne.  Le  christia- 
nisme, en  tout  ce  qu'il  a  d'essentiel  et  de  constitutif,  a  été 
entier  et  complet  à  partir  de  la  Pentecôte.  Les  premiers  dis- 
ciples de  Jésus  n'ont  pas  été  choisis  et  n'ont  pas  reçu  l'in- 
vestitore  de  l'apostolat  pour  eux-mêmes,  mais  pour  être  les 
généralrars  et  les  éducateurs  de  toute  une  descendance 
^iritodle  qui  formerait  la  famille  des  enfants  de  Dieu.  C'est 
pourquoi  le  Verbe  rédempteur  a  procédé  envers  eux  comme 
le  Terbe  créateur  avait  fût  envers  nos  pruniers  ancêtres 
sdon  la  nature  :  il  a  déposé  dans  leur  âme,  par  des  espèces 

I  infuses,  toutes  les  lumières,  les  vertus  et  les  grâces  destinées 
à  are  transmises  aux  générations  chrétiennes. 

Lises  les  actes  des  apôtres  et  des  premiers  martyrs,  lises 
les  écrits  des  apologistes  et  des  premiers  docteurs,  vous 
UHnbei  dans  l'extase  et  comme  dans  la  stupeur  de  l'admi- 

1.  Oeo^n,  7.—  2. BooU.,  ztix  €. 


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-  es- 
ration.  Cette  connaissance  soudaine  et  improvisée  des  plus 
secrets  mystères  de  la  foi,  cette  hauteur  et  cette  profondeur 
(le  doctrine,  cette  étendue  et  cette  sûreté  d'enseignements 
d  )ginatiques  et  pratiques,  ce  regard  pénétrant,  ces  longues 
vues  sur  les  choses  et  sur  les  questions  les  plus  délicates, 
les  plus  réservées  ;  et,  en  même  temps,  ces  actes  surhumains 
d3  courage,  de  vertu,  d'héroïsme,  ce  triomphe  de  l'âme  sur 
los  sens,  ce  mépris  de  la  vie,  cette  soif  des  souffrances,  ce 
be5^oill  d'affirmer  la  vérité  au  prix  de  tous  les  tourments, 
cetto  joie  débordante  au  milieu  des  supplices  :  et  tout  cela 
dans  des  intelligences  hier  encore  enveloppées  des  lé.i'bres 
épaisses  du  paganisme,  dans  des  cœui*s  émoussés  pai*  les 
habitudes,  énervés  par  les  contacts  d'une  société  en  proie  à 
la  décomposition  morale.  Lisez  en  particulier,  telle  qu'elle 
vient  d'être  écrite  par  une  main  aussi  habile  que  savante, 
l'histoire  dj  la  vierge  Cécile,  et  celle  de  l'avènement  des 
grandes  familles  du  patriciat  romain^  la  religion  du  Christ; 
et  dites  si  jamais  la  sève  chrétienne  a  été  plus  forte,  plus 
ridie,.  plus  exubérante,  plus  féconde  qu'en  ces  premiers 
temps  de  l'Église. 

Rien  d'étcmnant  à  odia.  Pour  le  fleuve  chrétien,  remonter 
à  la  som'ce,  c'est  remonter  à  l'embouchure,  puisqu'il  s'é- 
chappe de  l'océan  même  du  calvaire,  du  Cœur  de  Jésus 
ouvci't  par  la  lance.  N'étaient  les  promesses  d'assistance 
léguées  à  l'Église,  le  fleuve  ne  pourrait  que  s'appauvrir  dans 
sa  longue  coui^se  à  travei*s  les  plaines  désolées  de  cette  terre 
de  péché.  Et  si,  sous  le  souffle  de  l'Esprit  saint,  les  âges 
postéricui'S  voient  apparaître  et  fleurir  le  long  de  ses  rivet 
quelques  plantes  nouvelles,  ce  n'est  jamais  que  l'éclosion  se 
l'épauouissemeutde  germes  primitifs,  que  la  mise  en  lumière 
de  beautés  jusque-là  cachées  dans  le  dépôt.  Car  il  n'ap- 
pai  tient  point  aux  enfants  de  produire  et  d'amasser  des  ri- 
chesses pour  leurs  pères  ;  et  si  l'on  y  regarde  de  près ,  les 
produits  qui  semblent  nouveaux  procèdent  encore  des  trésors 


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que  les  parents  aTaient  préparés  pour  leurs  fils  :  Nec  enim 
debetU  fiUi  pareraibus  thesaurizare,  sed  parentes  fUiis. 

ni.  Vous  a-t-il  semblé,  M.  T.-G.  F.,  que  je  tardais  beau- 
coup à  entrer  dans  mon  sujet?  J'espère  que  votre  perspi- 
cacité a  compris  par  quelle  voie  nous  nous  y  sommes 
acheminés.  Je  Tai  dit  en  commençant  :  ce  qui  firappe  de 
prime  abord  dans  l'histoire  de  la  société  de  Jésus,  c'est  que 
pour  elle  l'âge  mûr  est  contemporain  de  la  première  (op- 
mation.  Qui  connaît  les  premiers  auteurs  de  la  compagnie, 
connaît  la  compagnie  entière  dans  son  esprit,  dans  son  but, 
dans  ses  entreprises,  dans  ses  procédés,  dans  ses  méthodes. 
Quelle  génération  que  celle  qui  préside  à  ses  origines! 
Quelle  union  de  science  et  d'activité,  de  vie' intérieure  et  de 
vie  militante!  On  peut  dire  que  ce  sont  des  hommes  uni- 
versels, des  hommes  de  race  gigantescpie,  en  comparaison 
desquels  nous  ne  sommes  que  des  insectes  :  de  génère  gù- 
gantœo,  quibttë  compartlt  q^Msi  locustœ  videbamur  *. 

La  raison  en  est  dans  le  principe  posé  par  saint  Thomas. 
Quand  Dieu  a  résolu  de  susciter  un  ordre  nouveau  dans 
lÉglise,  il  verse  au  cœur  et  dans  l'asprit  des  chefs  de  cette 
famille  particulière  ce  qu'il  a  mis  dans  le  chef  de  la  grande 
famille  humaine  :  Et  ideo  primus  homo  institutus  est  in  staiu 
perfecto,  ttt  statini  posset  alios  inslrmre  et  gubemare. 

Encore  que  les  colonnes  premiC'res  de  ce  grand  édifice 
forment  un  groupe  numériquement  à  peu  près  égal  à  celui 
(les  apôtres,  elles  doivent  cependant  être  ramenées  &  trois 
principales  :  Ignace  de  Loyola,  Pierre  Le  Fèvre  et  François 
de  Xavier.  Disons-le  même  :  malgré  la  prééminence  qu'as- 
surent à  ce  dernier  la  grandeur  et  l'étendue  de  ses  travaux 
apostoliques,  ainsi  que  Téclat  et  le  nombre  de  ses  miracles, 
le  théâtre  éloigné  où  il  lui  fut  donné  de  les  accomplir  ne  lui 
permit  pas  d'exercer  sur  l'organisation,  le  recrutement  et 

1.  Nnmcr..  XIII,  S4. 


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-  70- 

la  composition  de  la  société  naissante  une  action  aussi 
directe,  aussi  prochaine,  aussi  suivie  que  les  deux  autres. 
Ignace,  est-il  besoin  de  le  dire,  est  le  père  de  tous.  Personne 
ne  l'a  proclamé  plus  haut  que  notre  bienheureux  :  Palam 
profitebatur  et  prœiieabat  sey  quidguid  esset,  esse  apus  Igm- 
tU^  :  €  Il  professait  et  déclarait  ouvertement  que,  tel  qu'il 
était,  il  était  l'ouvrage  d'Ignace  ».  Et,  de  &it,  la  divine  pro- 
vidence, qui  voulait  que  le  principe  ex  uno  omnes  fût  la  loi 
fondamentale  et  comme  le  nerf  majeur  de  cette  société  reli- 
gieuse, permit  que  l'associé  le  plus  considérable  d'!gnac<î, 
que  Le  Fèvre,  déjà  revêtu  du  sacerdoce  quand  Ignace  et 
Xavier  étaient  encore  laïques,  fût  néanmoins  l'humble 
client  et  le  fils  très-docile  de  celui  à  qui  était  destinée  une 
postérité  comparable  à  celle  d'Abraham.  Ignace,  disciple  de 
Pierre  Le  Fèvre  au  collège  de  Sainte-Barbe,  exerçait  les 
Ibnctions  de  directeur  spirituel  par  report  à  son  répétiteur, 
recevait  les  confidences  les  plus  iPlicates  de  son  âme, 
l'initiait  aux  desseins  déjà  très-arrêtés  de  son  esprit. 

Quel  jour,  M.  T.-C.  F.,  que  celui  dans  lequel  le  premi» 
prêtre  de  la  compagnie  de  Jésus  en  devenait  le  premier 
protès,  et,  après  avoir  reçu  les  engagements  d'Ignace  et  de 
ses  compagnons,  y  apposait  de  ses  mains  sacerdotales  le 
cachet  du  pain  eucharistique.  Je  ne  m'étonne  pas  queDiea 
ait  choisi  pour  confidente  de  cette  scène  intime  la  montagne 
même  d*oii  Denys  aspergea  de  son  sang  et  de  celui  de  ses 
compagnons  la  grande  cité  qui  devait  exercer  un  rôle  si 
important  dans  le  monde.  Paris,  Paris,  ton  univ^sité  ne 
sut  pas  en  ce  jour-là  ce  qui  allait  sortir  de  ses  bancs;  et  la 
France  ne  soupçonna  pas  alors  que,  des  hauteurs  de  sa  ca- 
pitale, un  Savoisien,  quatre  Espagnols  et  un  Portugais 
allaient  s'élancer  dans  toutes  les  parties  de  l'univers  pour  y 
prêcher,  pour  y  défendre,  pour  y  propager  le  règne  de 

1.  Vita  Fetri  Fabri,  auct  Orlandini,  J..  I,  C.  XVïI, 


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-  71  - 

Dieu.  Et  toatefois  Id  ciel  fiaisait  une  grâce  et  il  donnait  un 
gage  de  ses  miséricordes  à  la  France  et  à  Paris,  en  choisis- 
sant ce  lieu  pour  berceau  et  pour  point  de  départ  d'une 
m8îce  destinée  à  porter  le  nom  de  Jésus  jusqu'aux  extré- 
mités de  la  terre. 

IV.  Ici,  M.  F.,  commence  le  prodige  que  j'ai  voulu  princi- 
palement signaler.  Ces  hommes,  dont  un  seul,  qui  n'est  pas 
leur  chef,  est  revêtu  du  sacerdoce,  les  voilà  qui,  sans  cons- 
•  titutions  écrites,  sans  règlements  arrêtés,  sans  vœu  même 
d'obéissance,  ne  tardent  pas  à  se  séparer,  à  se  disperser, 
n'emportant  d'autre  loi  que  celle  que  l'Esprit-Saint  a  gravée 
dans  leurs  coeurs,  et  laissant  à  l'avenir  le  soin  de  fixer  par 
l'écriture  la  charte  vivante  dent  chacun  d'eux  est  le  déposi- 
taire et  l'organe. 

Malgré  les  projets  qu'il  avait  conçus,  le  dirai-je,  malgré 
le  rêve  qu'il  avait  noimi  pour  Jérusalem,  Rome  devient  la 
résidence  unique  et  ^j^Ksaire  d'Ignace.  Mais  ses  auxiliaires 
les  plus  indispensables  pour  le  succès  de  l'œuvre  sont  em- 
portés loin  de  lui,  Xavier  aux  Indes,  Pierre  Le  Fèvre  dans  les 
États  de  Parme,  en  Allemagne,  en  Belgique,  en  France,  en 
Portugal,  en  Espagne.  Chose  merveilleuse  I  Les  deux 
hommes  sur  lesquels  porte  toute  l'entreprise,  Ignace  et  Le 
Fèvre,  se  rencontreront  désormais  à  peine  quelquefois 
durant  tout  le  cours  de  leur  carrière  ;  et  cette  carrière  n'en 
sera  pas  moins  une  marche  incessamment  commune  à  la 
poursuite  d'un  même  dessein,  à  la  réalisation  d'une  même 
pensée.  Ainsi  en  fut-il  des  deux  grandes  colonnes  de  l'Église, 
Pierre  et  Paul  :  on  compte  les  occasions  très-rares  et  les 
jours  très-limités  durant  lesquels  l'apôtre  des  nations  sé- 
journa auprès  du  prince  des  apôtres.  Qu'importe  le  rappro- 
chement ou  l'éloignement  des  lieux  et  des  personnes,  là  où 
opère  un  seul  et  même  Esprit,  partageant  et  distribuant  à 
chacun  sa  tâche  comme  il  veut  ^  ? 

1   I  Cîorinth.,  XTi,  11. 


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—  72- 

L'entente  étant  établie  par  raction  intérieure  de  cet  Es- 
prit unique,  la  subordination  étant  en  outre  entretenue  et 
manifestée  par  des  gages  certains,  le  premier  besoin  d^une 
milice  appelée  à  combattre  paitout,  c*étaît  son  recrutement 
très-prempt  et  en  quelque  sorte  instantané  au  sein  de  toutes 
les  nations.  Telle  fut  la  mission  de  notre  bienheureux. 
J*oserai  dire  qu'au  milieu  de  travaux  de  tout  genre,  de  tra- 
vaux immenses  et  immensément  utiles  à  la  religion  et  aux 
âmes,  l'œuvre  propre  de  Pierre  Le  Fèvre,  celle  qui  le  re- 
commandera éternellen^ent  à  votre  gratitude  et  à  votre 
culte,  mes  révérends  Pères,  c'est  qu'il  a  été  le  principal 
propagateur  et,  si  vous  me  permettez  ce  mot,  le  grand  agent 
de  recrutement  de  votre  institut  dans  les  diverses  parties  de 
l'Europe.  L'une  de  ses  premières  conquêtes  fut  le  bien- 
heureux Pierre  Canisius  ;  et  il  vous  laissa  pour  dernier  legs, 
«u  moment  de  mourir,  saint  François  de  Borgia,  autre  pierre 
fonaamentale  du  nouveau  temple,  fl^ 

Ce  qui  fait  le  prix  de  ces  premiè^Recrues,  ce  n'est  pas 
encore  tant  leur  nombre  que  leur  qualité.  Si  vous  me  de- 
mandez quels  étaient,  en  ces  temps  primitifs,  l'ordre  et  le 
règlement  des  exercices  du  noviciat,  je  vous  répondrai  que, 
comme  le  meilleur  de  tous  les  noviciats  fut  celui  de  Le  Fèvre 
et  de  Xavier  à  l'école  d'Ignace,  dans  la  ville  de  Paris,  alors 
que  nuls  règlements  n'avaient  encore  été  formulés  ;  pareil- 
lement l'esprit  d'Ignace,  si  pleinement  communiqué  à  ses 
premiers  compagnons,  et  développé  en  eux  par  l'Esprit  de 
Dieu,  en  fit  les  plus  habiles  précepteurs  et  les  plus  exquis 
modèles  de  tous  ceux  qui  devaient  participer  à  leur  vocation. 
Que  ceux-ci  aient  été  formés  à  Rome  sous  les  yeux  d'Ignace 
lui-même,  ou  dans  les  Indes  par  François  Xavier,  ou 
par  Le  Fèvre  dans  ses  résidences  multipliées,  on  y 
trouvait  toujours  le  même  moule,  la  même  empreinte, 
le  même  sceau,  parce  que  c'était  toujours  le  même  es- 
prit :  hœc  autem  omnia  operatur  unus  atque  idem  Spiritus. 


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-  73- 

tooki-YOïis  qae  nous  considérions  notre  bienheureux  à 
l'œnTie  ? 

T.  Qu'il  s'agit  de  ramener  à  Dieu  et  d'introduire  dans  les 
voies  de  la  véritable  vie  chrétienne  Jes  hommes  du  monde 
et  les  ecclésiastiques  séculiers,  ou  bien  de  prépara  pour  la 
compagnie  les  aspirants  et  les  novices,  le  premier  traitmnent 
employé  était  invariablement  celui  des  Exercices  spirituels  : 
instrument  merveilleux,  je  devrais  dire  miraculeux,  qui, 
après  Dieu,  eut  Ignace  pour  inventeur,  mais  que  personne, 
au  témoignage  d'Ignace  lui-même,  ne  savait  manier  avec 
autant  d'art  et  de  succès  que  Pierre  Le  Fèvre.  Or,  si  grande 
que  soit  la  valeur  de  l'instrument  en  lui-même,  il  ne  vaut 
eepMidant  que  par  la  main  qui  le  dirige.  Le  texte  nu  des 
Exercices  ne  suffit  pas,  si  la  tradition  ne  l'éclairé,  et  si  Tes* 
prit  ne  se  joint  à  la  lettre.  Notre  bienheureux  fut  le  principal 
ouvrier  prédestiné  &  l'emploi  de  cet  outil  sacré.  Après  que, 
par  ce  diagnostic puiÉh|t,  il  avait  sondé  une  ftme  jusqu'en. 
ses  dernières  proforaR*s  ;  après  que,  par  ce  régime  spi- 
rituel de  plusieurs  semaines  consécutives,  ou  même  seule- 
ment de  quelques  jours  sérieusement  employés,  il  avait 
banni  le  péché  et  jeté  les  fondements  de  la  perfection,  il 
n'était  point  de-  hauteur  à  laquelle  il  ne  sût  conduire  ceux 
qui  obéissaient  aux  impulsions  de  sa  forte  direction.  Pour 
cela  d'ailleurs,  il  suffisait  de  marcher  sur  ses  traces  et  de  se 
modeler  sur  ses  exemples-. 

Vous  avezentendu  depuis  deux  jours,  M.  T.-G.  F.,  vous 
entendrez  encore  ce  soir  le  panégyrique  de  ce  grand  serviteur 
de  Dieu  et  des  âmes.  Ah  !  quelle  vie  et  quelles  œuvres  t  et 
par  quelle  plénitude  d'esprit  intérieur  ces  œuvres  étaient 
vivifiées  i  <  Il  nous  commandait,  dit  un  de  ses  historiens, 
de  regarder  moins  à  ce  que  nous  faisons  pour  Dieu  et  pour 
les  hommes,  qu'à  l'esprit  dans  lequel  nous  le  faisons  ;  et  il 
nous  disait  que,  pour  la  durée  du  bien  opéré  et  pour  l'avan- 
tage de  l'Église,  les  petites  choses  faites  avec  une  grande 


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-  74  - 

abondance  de  grâce,  valaient  plus  que  les  œuvres  d'éclat 
faites  avec  une  moindre  dose  de  vertu  ;  qu'en  conséquence 
chacun  de  nous  devait  plus  encore  travailler  à  augmenter 
sa  propre  sanctification,  qu'à  obtenir  de  grands  résultats 
sans  accroissement  de  sa  sainteté  personnelle  ^.  > 

Un  des  côtés  saillants  de  cette  belle  âme  était  le  sentiment 
de  gratitude  qui  le  portait  à  reconnaître,  à  admirer,  à  glo- 
rifier dans  les  autres  tout  ce  que  Dieu  y  avait  mis  de  bon.  de 
grand,  d'utile  au  prochain  et  en  particulier  à  l'institut  dont 
il  était  membre.  C'est  dans  cette  pensée  et  ce  sentiment  que, 
considérant  la  parole  de  l'apôtre  selon  laquelle  les  pères 
thésaurisent  pour  leurs  enfants,  il  voulait  que  tous  ceux  de 
la  compagnie  se  montrassent  à  tout  jamais  des  fils  affection- 
nés et  reconnaissants,  et  qu'ils  sussent  que  les  trésors 
amassés  par  les  fondateurs  et  premiers  auteurs  des  ordres 
religieux  constituaient  un  fonds  inépuisable  qui  leur  était 
acquis  pour  toujours  :  de  cœtero  sciréjÊ^esaurùs,  quos  ordi' 
num  parentes  aliique  congessissent  pa^^sibi  esse  reposUos  <. 

VI.  Trop  longtemps  peut-être,  mes  révérends  Pères,  Dieu 
rayant  permis  ainsi,  la  figure  du  bienheureux  Pierre  Le 
Fèvre  était  demeurée  dans  l'ombre.  Il  avait  été  pendant  sa 
vie  le  modèle  parfait  de  ce  que  doit  être  toujours  dans  une 
congrégation  celui  qui  occupe  le  second  rang  et  qui  a  la 
principale  part  d'action  après  le  chef  :  présent  à  tout,  et 
paraissant  n'être  nulle  part  ;  mêlé  *à  toutes  les  questions,  et 
se  dérobant  à  tous  les  regards.  Ce  besoin  de  rester  caché 
sembla  lui  avoir  survécu.  Aujourd'hui  encore  on  ne  sait  où 
retrouver  son  corps,  déposé  cependant  dans  les  substructions 
de  la  maison  mère.  Oui,  trop  longtemps  sa  modestie  fut  en 
quelque  sorte  acceptée  et  ratifiée  des  siens  après  sa  mort. 
Le  saint  évéque  de  Genève  alla  jusqu'à  s'en  afiliger  et 
presque  s'en  scandaliser,  c  Je  veux  croire,  écrivait-il,  qu'en- 

1.  Vita  Pétri  Fabrii  o.xil.  —  2.  Ibid,,  G.  xxvxi. 


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-  78  — 

dn  la  compagnie  se  résoudra  de  ne  pas  faire  moins  d'honneur 

à  ce-  premier  compagnon  de  son  saint  fondateur  qu'elle  en 

a  fait  aux  autres  ^  »  H  ne  parlait  alors  que  de  la  publication 

trop  retardée  de  la  vie  de  ce  grand  homme.  Mais  ce  qu'il 

ne  soupçonnait  pas,  c'est  que  lui-même,  par  les  marques 

fonndlesde  sa  vénération  pour  le  bienheureux  Pierre  Favre, 

comme  il  l'appelait,  posait  les  assises  d'une  béatification  et 

d*un  culte  public  que  Rome  appuierait  principalement  sur 

son  témoignage  et  son  autorité  :  inprimis  autem  testimmium 

et  aucioritas  sandi  Genevensis  antistitis  Francisci  Salmi,  qui 

adis  et  scriptis  nedum  prœclaram  de  Pétri  Fabri  sanctitate 

amimo  $ibi  alte  infixam,  opinianem  expressit,  ml  publicum 

qtiaque  qu$  eultum  opprime  fovit  :  ainsi  s'exprime  le  décret 

de  confirmation  du  culte  du  serviteur  de  Dieu  approuvé 

'  naguère  par  Pie  IX. 

Si  ce  grand  pape,  avec  lequel,  mes  révérends  Pères,  vous 
partagez  l'honneur  (HJjÉire  au  calice  le  plus  amer  des  souf- 
frances de  Jésus^hrist;  a  été  jaloux,  en  ces  derniers  temps, 
de  témoigner  son  estime  et  ses  sympathies  à  votre  ordre  en 
élevant  un  de  ses  membres  aux  honneurs  de  la  pourpre 
romaine,  j'ose  penser  qu'il  a  été  mû  par  le  même  sentiment 
en  plaçant  authentiquement  sur  les  autels  le  premier  prêtre 
et  le  premier  profès  de  votre  compagnie.  Pour  moi,  mes 
révérends  Pères,  je  bénis  et  je  remercie  le  Seigneur  Jésus, 
dont  vous  glorifiez  le  nom  depuis  plus  de  trois  siècles,  de 
vous  avoir  accordé  cette  consolation  et  cet  encouragement 
à  la  veille  de  la  plus  grande  épreuve  qui  vous  fût  réservée. 
Yotre  Général  banni  de  Rome  ;  vos  Pères  exilés  de  la  demeure 
des  saints  fondateurs   et  des  sanctuaires  bâtis  sur  leurs 
tombes;  vos  bibliothèques,  vos  archives  fermées  pour  vous 
et  livrées  à  des  mains  profanes;  le  régulateur  normal  de 


1.  Lettrée  dâ  saint  Ih'ançoiê  de  SaleSf  Lettre  106  (ôdit.  Béthune). 

2,  Décret,  In  AlhhroQvm  o;nndo,  6  sept.  1872, 


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-76- 

YOtre  vie  et  de  vos  études,  de  votre  enseignement  et  de  vos 
ministères,  en  un  mot,  le  centre  de  votre  discipline  religieuse 
atteint  et  déplacé  :  oui,  l'épreuve  est  grande,  l'épreuve  est 
forte,  et  le  temps  en  montrerait  bient<)t  la  gravité  si  le 
secours  ne  vous  était  donné  d'en  haut.  Ce  secours  viendra  : 
l'exaltation  du  premier  de  ceux  qui  se  sont  liés  avant  vous 
par  les  mêmes  engagements,  en  est  le  signe  précurseur.  Par 
son  intercession  puissante  et  eflicafte,  vous  ne  tarderez  pas 
à  sentir  ce  que  vos  pores  ont  amassé  de  trésors  pour  leurs 
fils.  Ainsi  soit-iL 


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VIll 


INSTRUCTION  PASTORALE 

SUB 
L'OBLIGATION  DE  C0NFE8SEB  PITBLIQUEMENT  LÀ  FOI  CHB ETIENNE. 

(CABftlIB  XDOOCLZXIV.; 


Nos  Très-Chers  Frères, 

I.  Est-ce  trop  de  fierté  à  un  Dieu  de  n'avouer  que  ceux 
qui  FaTOuent,  et  de  renier  ceux  qui  le  renient?  Sans  ména- 
gement pour  ceux  à  qui  cette  prétention  semblerait  exor- 
bitante, Jésus-Christ  s'est  exprimé  de  manière  à  ne  nous 
laisser  aucun  doute  sur  ce  point.  Au  témoignage  de  trois 
d'entre  les  évangélistes,  il  reconnaîtra  devant  son  Père  et 
devant  toute  la  cour  céleste  quiconque  l'aura  reconnu  et 
confessé  devant  les  hommes  ^  ;  mais  s'il  a  été  pour  qui  que 
ce  soit,  ou  dans  sa  personne  ou  dans  son  enseignement,  un 
objet  de  honte  devant  cette  génération  corrompue  et  péche- 
resse, à  son  tour  il  rougira  de  lui,  quand  il  apparaîtra  dans 


1,  OmnÎB  ergo  qni  oonfitebitur  me  coram  hominibos,  confitebor  et 
ego  enm  oonun  Pâtre  meo  qui  in  oœliB  est  Matth.,  x,  82  ;  Luc,  zii,  S, 


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-  78- 

la  gloire  de  son  Père  escorté  de  ses  saints  anges*.  D'où  Ta- 
pôtre  conclut  :  a  C'est  une  parole  qui  ne  recevra  point  de 
c  démenti  :  si  nous  endurons  Tépreuve  pour  lui,  avec  lui 
«  nous  régnerons  ;  roais  si  nous  le  renonçons,  lui  aussi  il 
f  nous  renoncera  •  :  Fidelis  sermo  :  si  sustinebimus,  et  con- 
regnabinnis  ;  si  negaverimus,  et  Ule  negabit  nos  *.  De  telle 
sorte,  dit  saint  Hilaire,  que  la  mesure  dans  laquelle  nous 
aurons  été  les  témoins  de  son  nom,  sera  celle  du  témoignage 
que  nous  obtiendrons  de  lui  devant  Dieu  son  Père  :  Quales 
nos  nominis  sui  testes  homiwibus  fuissemuSy  tali  nos  apud 
Deuni  Patrem  testimonio  ejus  usuras  K 

N'ayons  garde  de  l'oublier ,  N.  T.-C.  F.,  notre  qualité 
de  chrétiens  nous  oblige,  non-seuI«nent  à  crcûre  dans  le 
fond  de  notre  cœur,  mais  encore  à  confesser  dé  bouche 
notre  croyance  :  hors  de  là,  il  n'y  a  pas  de  salut  :  Corde 
enim  creditur  ad  justitiam,  are  autem  confessio  ft  ad  sor 
lutem  ^.  Quiconque  n'aura  pas  été  dans  le  cas  d'offrir  à 
Jésus-Christ  le  témoignage  suprême  du  sang,  qui  fait  le 
f  martyr  > ,  n'aura  d'accès  dans  le  ciel  qu'à  titre  de  <  confes- 
seur 1,  c'est-à-dire  qu'au  prix  delà  profession  pablique 
qu'il  aura  faite  de  sa  foi,  tant  par  ses  œuvres  que  par  ses 


II.  N'allez  pas  m'objecter  que  la  pratique  ostensible  du 
christianisme  exige  parfois  un  grand  courage.  Est-ce  que 
par  hasard  Dieu  aurait  préparé  son  ciel  pour  les  timides, 
pour  les  lâches?  Le  Maître  n'a-t-il  pas  dit  au  contraire  que 

•  le  royaume  des  cieux  souffre  violence  • ,  et  que  t  les  violents 

•  l'emportent  de  vive  force  *  •  ?  Et  Jean,  le  disciple  de 
l'amour,  l'apôtre  de  la  charité,  ne  déclare-t-il  pas  sans 


1.  Qui  eDim  me  confasus  fuerit  et  rerba  mea  in  generatUme  Ma 
adultéra  et  peccatrioe  ;  et  Filins  hominis  conf  uudetur  enm  cnm  venerit 
in  gloria  Patrie  sui  cnm  angelis  suiF.  Marc.,  vni.  38. 

2.  II  Timoth.,  Il,  U,  12.—  3.  6.  Hilar.,  Comment  in  Matth,  c. x,21. 
4.  Rom.,  X,  10.  —  5.  Matth.,  xi,  12. 


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-  79  - 

dëloar  que  <  les  trembleurs  >,  qui  n'osent  pas  arouer  lem 
toi,  auront  un  môme  sort  avec  ceux  qui  ne  croient  pas,  et 
dont  le  partage  sera  Tétang  de  feu  :  timidis  atUem  et  incre^ 
duUs^  pan  illùrum  erii  in  stagna  ardenti  ^? 

Ne  m'objectez  pas  non  plus  que  Taccomplissement  du 
devoir  religieux  peut  apporter  un  trouble,  une  gène  dans 
vos  relations,  pr^udicier  même  à  vos  intérêts.  L'Évangile  a 
fait  d'avance  justice  de  toutes  ces  vaines  excuses.  Ah  !  s'il 
s'agit  de  la  paix  qui  est  le  finit  de  l'Esprit  saint,  de  la  paix 
qui  procède  du  règne  de  la  vérité  et  de  la  vertu,  incontes- 
tablement Jésus  est  le  Dieu  de  la  paix,  il  est  l'auteur  de  la 
paix.  Hais  sa  paix  n'est  pas  la  paix  telle  que  l'entend  le 
monde  >,  la  paix  dans  le  mensonge  et  le  péché.  Pour  celle- 
ci,  f  n'allez  pas  pas  vous  imaginer,  dit  le  Seigneur,  que  je 
t  sois  venu  apporter  la  paix  sur  la  terre;  je  ne  suis  pas 
c  venu  apporter  la  paix,  mais  le  glaive  ^  ».  Et  ce  glaive  de 
la  séparation  entrera  jusque  dans  les  fentes  les  plus  in- 
times du  cœur,  il  pénétrera  jusque  dans  les  relations  les 
plus  chères  de  la  maison,  de  la  famille.  Celui  qui  place  ses 
affections  domestiques  au-dessus  de  TaSection  qu'il  me  doit, 
celuir-là  <  n'est  pas  digne  de  moi  »,  dit  le  Seigneur  :  non 
ett  me  dignus  ^. 

Ici  encore,  N.  T.-C.  F.,  il  vous  sera  précieux  d'entendre 
le  commentaire  de  notre  grand  docteur,  c  Quelle  est  cette 
c  division  »,  s'écrie  saint  Hilaire  :  Quœ  est  ista  divisia'i 
c  Parmi  les  premiers  préceptes  de  la  loi,  nous  avons  reçu 
celui-ci  :  Honore  ton  père  et  ta  mère  s.  Et  le  Seigneur  lui- 
même  a  dit  :  Je  vous  donne  ma  paix,  je  vous  laisse  ma  paix  \ 
Que  peut  signifier  après  cela  ce  glaive  jeté  dans  le  monde, 
ces  en&nts  séparés  des  parents  et  cette  inimitié  constituée 


1.  Apoc.,  XXI, s.—  2.  Joann.,xrv,  27. 

3.  Kolite  arbitrari  qnia  pacem  yenerim  mitteee  in  teiram  :  non  veni 
pioem  mittere,  âed  gladîum.  Matth.,  z  ,  34. 

4.  Ibid.,  37.  —  6.  Exod.,  xx,  12.  —  6.  Joann.,  XIV,  27, 


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—  80  — 

«MIS  le  Uàt  domeflliqâe  de Hiomme  >  : Qm4  sièimU  mi99fÊS 
pùtius  ghdku  in  terra,  et  separatus  a  pâtre  fUiuSy  et  fUia  a 
matrey  et  kominis  domestici  ejnsinimici^^  Voici  doncrîm- 
piété  désormais  érigée  en  principe  et  mise  en  honnear  ;  voici 
les  haines  partout,  les  guerres  partout,  et  le  glaive  du  Signeur 
dégainé  entre  le  fils  et  les  auteurs  de  ses  jours  ^.  Quel  est  ce 
glaive  sur  la  terre,  voilà  ce  qu'il  importe  de  savok  »  :  Erffo 
qiri  Ht  gladiùs  in  terra,  eminendum  est  K 

f  Le  glaive,  répond  notre  saint  pontife,  c'est  la  plus  aiguë, 
c'est  la  mieux  affilée  de  toutes  les  armes,  c'est  le  plus  pé- 
nétrant de  tous  les  traits  »  :  Gladius  telorum  omnium  telutn 
aetitissimum  e^.  c  L'Écriture  appelle  souvent  de  ce  nom  la 
prédication  du  nouvel  Évangile.  C'est  donc  la  parole  de 
Dieu  qui  est  signifiée  par  le  glaive  envoyé  en  terre,  c'est-à- 
dire  là  doctrine  évangélique  pénétrant  au  cœur  des  hommes, 
et  les  atteignant  jusque  dans  les  conditions  de  leur  vie  cor- 
porelle et  terrestre  3.  Il  n'est  point  douteux  que  quand  nous 
prenons  une  nouvelle  vie  dans  le  bain  du  baptême,  alors, 
par  la  vertu  du  Verbe,  nous  sommes  séparés  des  souillures 
et  des  auteurs  de  notre  origine  première  :  Cum  ergo  inno- 
vamur  baptismi  lavacro,  per  Verbi  virtutem,  ab  originis 
nostrœ  peccatis  atque  auctoribus  separamur  :  c  coupés,  dé- 
tachés par  le  tranchant  du  glaive  de  Dieu,  nous  sommes 
en  désaccord  de  sentiments  avec  eux  s'ils  restent  dans  les 
liens  de  l'infidélité  »  :  recisique  quadam  exsectiùue  gladii 
Dei,  a  patris  et  matris  affectionibus  dimdemus.  Et  quand  la 
lutte  s'établit  entre  notre  vie  nouvelle  et  notre  vie  ancienne 


1.  Igitur  ezinde  pnblica  aucioritas  impietati  proferetar.  Ubiqœ 
odia,  ubiqne  bellà,  et  gladius  Domini  inter  patrem  et  filiom  dessyieiis. 
Comment,  in  Matth.,  c.  z,  22. 

2.  Ibid.,  22. 

8.  Et  hnjns  qoidem  tel!  nomine  novi  Byangelii  pnsdlcationem  appel* 
latam,  freqnens  in  prophetis  auctoritas  est.  Dei  igitur  verbum  nuncap». 
tnm  meminerimus  in  gladio  :  qui  gladius  missas  in  terram  ett>  id  est, 
pxiddicatio  ejoB  hominum  oorporibus  inlns».  Ibid.,  SB, 


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—  81  — 

si  nous  ne  savons  pas  donner  la  préférence  à  Dieu,  si  nous 
mettons  les  amours  de  la  famille  et  de  la  chair  au-dessus 
de  l'amour  de  celui  qui  nous  a  divinement  adoptés,  nous 
de?enons  indignes  de  l'héritage  des  biens  futurs  »  :  Et  id- 
circo  qui  domesticas  caritates  dilectioni  ejns  pratulerinit 
futurorum  bonorum  indigni  erutU  hœredUaêe  ^. 

lU.  Yous  m'arrêtez  et  vous  me  dites  :  —  La  parole  de 
Jésus-Christ  se  rapporte  à  d'autres  temps  que  les  nôtres. 
knx  débuts  du  christianisme,  quand  une  partie  de  la  famille 
était  devenue  chrétienne  et  que  l'autre  persévérait  dans  l'i- 
dolàtrie,  il  y  avait,  en  effet,  des  dissidences  inévitables  : 
c'est  en  ce  sens  que  le  divin  auteur  de  la  paix  a  réellement 
fait  naître  pairmi  les  hommes  une  cause  temporaire  de  di-' 
vision.  Mais,  en  ce  qui  me  concerne,  la  pierre  d'achoppe- 
ment n'est  pas  là.  Pour  être  chrétien,  je  n'aurais  à  résister 
à  personne  de  mon  entourage.  Au  contraire,  s'il  y  a  des 
dissonances  dans  la  famille,  ce  sont  celles  qui  résultent  de 
mes  abstentions.  L'unité  s'y  ferait  par  ma  fidélité  :  je  veux 
dire,  l'unité  des  esprits  et  des  âmes  y  compléterait  l'unité 
des  cœurs.  Sur  ce  point,  ajoutez-vous,  je  ne  donne  tort  qu'à 
moi-même.  Quand  on  observe  autour  de  moi  des  devoirs 
que  je  ne  remplis  pas,  loin  de  m'en  plaindre,  je  m'en  félicite, 
et  je  laisse  aux  romanciers  de  la  libre  pensée  leurs  pi- 
toyables récriminations  contre  le  prétendu  mur  de  sépara- 
tion, élevé  par  la  religion  et  le  prêtre  entre  le  chef  de  la 
maison  et  sa  famille.  Mais,  par  delà  la  vie  domestique,  il  y 
a  la  vie  publique.  A  tort  ou  à  raison,  à  tort  sans  contredit, 
la  sphère  dans  laquelle  je  suis  forcément  placé  n'est  pas  une 
sphère  chrétienne.  M'y  poser  en  chrétien  serait  une  singu- 
larité et  un  contraste;  parfois  même  ce  serait  une  provoca- 
tion au  sarcasme  et  au  blasphème.  Il  faut  bien  se  plier  aux 
eiigences  des  temps  et  aux  nécessités  des  positions.  — 

T.  Vlfl.  • 


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-  -  8î  - 

Donc^mon  tr%&-cher  Frère  c'est  parce  qae  Jésus-Christ  est 
méconnu  de  beaucoup  de  vos  contemporains,  que  vous  vous 
croyez  autorisé  à  le  méconnaître  ;  c'est  parce  qu'un  souffle 
mauvais  et  irréligieux  a  passé  sur  la  génération  présente, 
que  vous  revendiquez  le  droit  de  participer  à  la  contagion. 
Eh  bien  I  sachez-le  :  cette  infidélité  générale  que  vous  invo- 
quez comme  une  excuse,  c*e«t  ^ne  circonstance  qui  aggrave 
plutôt  qu'elle  n'atténue  votre  faute.  En  face  de  cette  aposta- 
sie du  grand  nombre,  vous  étiez  tenu  de  déclarer  plus  hau- 
tement votre  foi,  et  de  devenir  ainsi  un  exemple  et  une 
protestation.  N'entendez-vous  pas  retentir  à  vos  oreilles  la 
solennelle  affirmation  du  Sauveur  :  c  Celui  qui  se  sera  fait 
%  honte  de  moi  et  de  mon  Évangile  devant  cette  génération 
<  corrompue  et  pécheresse  »  :  qui  enim  me  confusus  fuerU 
etverba  mea  in  gêner atione  ista  adultéra  et  peccatrice,  €  j'en 
c  aurai  honte  à  mon  tour  quand  j'apparaîtrai  dans  la 
c  gloire  de  mon  Père,  en  la  société  de  mes  anges  >  :  et 
Fiiius  hominis  confundetur  eum,  cum  venerit  in  gloria  PcAri 
8ui  cum  angelis  sanctisJ 

Eh  quoil  mon  Frère,  vous  seriez  avili  à  vos  propres  yeux, 
vous  auriez  perdu  le  droit  de  vous  estimer  vous-même,  si 
vous  aviez  la  lâcheté  de  ne  pas  sembler  reconnaître  un  ami 
au  jour  de  sa  disgrâce  ;  et,  parce  que  Dieu  du  ciel  et  de  la 
terre,  le  Dieu  de  votre  âme  et  de  votre  baptême,  est  devenu 
impopulaire,  parce  que  vous  risqueriez  de  partager  avec 
Mui  la  défaveur  d'une  génération  abaissée  et  digne  de 
mépris,  vous  croyez  être  quitte  de  vos  devoirs  envers  lui! 
Non,  non,  c^est  la  loi  même  de  l'ordre  et  de  la  justice  qui 
l'exige  :  nous  serons  traités  de  Jésus-Christ,  comme  nous 
l'aurons  traité  lui-môme.  Si  nous  lui  demeurons  fidèles, 
-noas  régnerons  avec  lui  ;  mais  si  nous  le  renions,  il  nous 
'reniera  :  Fidetis  sermo  :  si  sustinebimus^  et  conregnabimus; 
ii  negaverimus,  et  ipse  negabit  nos. 

Honneur  donc  à  vous,  chrétiens  qui  êtes  conséquents  avec 


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—  83  — 

iDos-mémes;  honneur  à  vous  qui  croyez  et  qui  ne  rou- 
gissez point  de  votre  cropnce  :  Vobis  igitur  honor  creden- 
tibuê  ^.  Celui  que  vous  confessei  devant  les  hommes,  sans 
ostentation,  sans  jactance,  mais  aussi  sans  respect  humain, 
sans  fausse  honte,  vous  confessera  devant  son  Père  et 
devant  ses  anges. 

lY.  Mais  ce  ne  sont  pas  seulement  les  particuliers,  ce  sont 
encore  les  peuples  qui  sont  tenus  de  rendre  hommage  à 
Dieu  par  l'affirmation  de  leur  croyance.  Cette  vérité,  plus 
éyidente  que  la  lumière  même  du  jour,  n'avait  jamais  été 
révoquée  en  doute.  On  avait  vu  de  grands  empires  aposta- 
sier  en  quittant  la  vraie  religion  pour  en  embrasser  une 
fausse;  on  n'en  avait  pas  vu  encore  se  poser  politiquement 
en  dehors  de  toute  religion.  N'est-il  pas  manifeste  que  là 
est  notre  grief  principal  devant  Dieu,  que  là  est  le  péché 
majeur  dont  nous  subissons  la  rude  expiation?  Nation  chré- 
tienne et  catholique  depuis  le  premier  instant  de  sa  forma- 
tion, la  France  en  est  venue  à  ce  point  que  la  neutralité 
religieuse  est  présentée  désormaiscomme essentielle  à  son 
droit  public. 

Ne  nous  reprochez  pas,  N.  T.-C.  F.,  de  revenir  si  souvent 
sur  cette  question.  Le  devoir  du  médecin  spirituel,  comme  du 
médecin  des  corps,  dure  aussi  longtemps  que  le  mal  qu'il 
s*agit  de  déraciner.  Nos  plus  saints  et  nos  plus  illustres  de- 
yanciers  nous  ont  tracé  le  devoir  à  cet  égard.  Les  erreurs  des 
Donatistes  avaient  une  portée  incomparablement  moindre 
opie  celles  dont  nous  expérimentons  actuellement  les  lamen- 
tables effets.  Nous  voyons  cependant,  en  lisant  les  sermons 
du  saint  évéque  d'Hippone,  qu'il  n'omettait  pas  une  occa- 
sion de  reprendre  contre  eux  une  polémique  devenue  à  peu 
près  quotidienne.  L'esprit  de  secte  est  éminemment  opi- 
niâtre et  entêté;  sans  égard  aux  réponses  les  plus  péremp*- 

1. 1  PetT.,n,7. 


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—  84  — 

toires,  aux  réfutations  les  plus  décisives,  il  répète  impertur- 
bablement les  mêmes  banalités,  reproduit  invariablement 
et  sans  pudeur  les  mêmes  ïieux  communs.  Si  les  défenseurs 
de  la  vérité,  par  une  délicatesse  hors  de  propos,  se  font 
scrupule  de  la  redite,  s'ils  ne  renouvellent  pas  les  coups 
déjà  cent  fois  portés  au  mensonge,  celui-ci  reste  maître  du 
terrain.  Il  demeure  établi,  par  exemple,  que  nous  prêchoDS 
la  théocratie  y  que  nous  poussons  TÉtat  à  se  faire  théologien, 
que  nous  visons  à  la  prédominance  du  prêtre  dans  la  société. 
etc.  De  tels  mots  sont  à  eux  seuls  des  arguments  sans  ré- 
plique ;  et  Ton  conclut,  avec  un  air  de  triomphe,  que,  la 
société  moderne  s'étant  sécularisée,  son  caractère  laïque  la 
tient  quitte  et  la  rend  même  incapable  de  tout  acte  public 
de  foi  et  de  religion. 

Comme  s'il  suffisait  d'être  séculier  pour  ne  rien  devoir  à 
Dieu  1  comme  si  la  qualité  de  laïque  excluait  les  conséquences 
-du  baptême  chrétien  I  comme  si  la  conformité  des  institu- 
.'tions  sociales  avec  la  loi  évangélique  impliquait  pour  le 
sacerdoce  une  immixtion  quelconque  dans  le  gouvernement 
civil  des  sociétés! 

Du  reste,  puisqu'il  est  devenu  familier  aux  censeurs  de 
répiscopat  actuel  de  l'accuser  d'ultramontanisme  toutes  les 
fois  qu'il  entreprend  de  rappeler  les  vrais  principes  concer- 
nant les  devoirs  de  la  société  publique  envers  Dieu,  nous 
abriterons  aujourd'hui  notre  enseignement  derrière  la  parole 
éloquente  d'uu  prélat  dont  personne  ne  fera  un  disciple  de 
l'école  ultramontaine.  Il  est  de  ceux  qui  n'ont  attendu  ni  le 
Syllabus  ni  le  concile  du  Vatican  pour  dénoncer,  au  point 
de  vue  religieux  et  social,  le  vice  fondamental  de  la  chose 
publique  moderne.  Nous  voudrions  pouvoir  rapporter  en 
entier  ses  deux  instructions  pastorales,  publiées  à  l'heure 
ob  s'agitaient  sur  le  terrain  du  droit  commun  et  de  la  li- 
berté comme  en  Belgique,  ainsi  qu'on  disait  alors,  sur  celui 
de  l'Église  libre  dans  l'État  libre,  comme  on  a  dit  plus  tard, 


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des  polémiques  selon  lui  mal  engagées,  et  des  questions 
impossibles  à  résoudre  tant  que  la  base  essentielle  de  la 
société  ne  serait  pa>  rétablie  ^. 

Y.  c  II  est  de  notre  devoir,  écrivaitril  à  ses  ouailles,  de 
TOUS  introduire  dans  ce  que  Torganisation  des  sociétés  hu- 
maines a  de  plus  profond  et  de  plus  intime.  Aux  yeux  de 
Dieu,  comme  aux  yeux  des  hommes,  un  peuple  est  une  per- 
sonne morale  qui  a  un  corps,  un  esprit,  une  vie  qui  lui  sont 
propres.  Les  individus  et  les  familles  dont  il  se  compose 
forment  son  corps  ;  les  principes  et  les  croyances  qu'il  pro- 
fesse en  religion,  en  morale,  en  politique,  constituent  son 
esprit  ;  et  les  siècles  pendant  lesquels  il  conserve  son  nom 
et  son  existence  font  la  durée  de  sa  vie.  Mais  cette  personne 
morale,  comme  toute  personne  vivante,  pense,  délibère,  veut 
et  agit  chaque  jour  :  il  lui  faut  donc  une  tête  pour  penser 
et  vouloir,  un  organe  extérieur  pour  exprimer  ses  pensées  et 
ses  volontés,  une  main  pour  agir.  Or,  ce  chef,  cet  organe, 
cette  main,  c'est  ce  qu'on  nomme  Yautorité  publique  et  le 
gouvernement  :  en  sorte  qu'il  n'est  pas  plus  possible  de  con- 
cevoir un  peuple  sans  gouvernement,  que  de  concevoir  une 
personne  sans  ce  qui  la  constitue  essentiellement.  Le  gou- 
vernement est  donc  la  tête,  le  cœur,  l'organe  de  l'État  :  c'est 
par  lui  seul  que  l'État  veut,  agit  et  commande... 

t  Si  donc  le  gouvernement  n'avait  aucune  croyance 
religieuse  déterminée,  la  société  n'aurait  aucune  croyance 
déterminée  ;  s'il  ne  professait  aucune  religion,  la  société  ne 
professerait  aucune  religion  ;  s'il  ne  reconnaissait  aucune 
loi  divine  ni  aucun  droit  divin,  la  société  ne  recon- 
naîtrait aucune  loi  divine  ni  aucun  droit  divin.  Logique- 
ment parlant,  la  société  serait  athée,  et  le  gouvernement 
aussi.  Chacun  de  ses  membres,  il  est  vrai,  pourrait  être  le 

1.  lostmctions  pastorales  sur  Tétat  présent  de  l'Église,  T.  II  des 
Sennons,  discoars  et  mandements  de  Mgr  J.-J.  Fayet,  érêque  d'Orléans, 
Carùmcs  1846  et  1847. 


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80  - 
plus  religieux  des  liommes  ;  mais  il  le  serait  oomme  simple 
particulier,  et  non  comme  membre  d'un  pouvoir  public  qui 
ne  professe  aucune  religion.  Par  la  même  raison,  chaque 
individu  ou  chaque  famille  serait  libre  de  professer  exté- 
rieurement une  religion  quelconque;  mais,  si  nombreux  que 
fussent  les  disciples  de  la  môme  religion,  ils  ne  lui  donne- 
raient pas  l'existence  publique  et  sociale  qu'elle  ne  peut 
recevoir  que  de  la  profession  des  suprêmes  pouvoirs  ;  cette 
religion  n'en  serait  pas  moins  reléguée  dans  la  classe  des 
opinions,  des  actions  et  des  habitudes  personnelles  dont  les 
gouvernements  n'ont  à  s'enquérir  que  lorsqu'elles  sont  utiles 
au  bon  ordre  de  la  société.  Ils  les  favorisent  alors  ;  ils  sont 
heureu;;^  de  les  voir  prospérer  ;  ils  leur  donnent  des  indem- 
nités, des  églises,  des  temples  ou  des  mosquées.  Mais  cela 
ne  change  rien  à  l'état  social,  qui  n'en  reste  pas  moins  sans 
loi  divine,  sans  religion  et  sans  culte  public.  Dieu  est  toujours 
exilée  sinon  de  la  iiature  ^,  du  moins  de  la  société;  et  la 
société  elle-même,  isolée  4®  la  grande  famille  des  nations, 
continuel  vivre  de  cette  vie  factice  et  agitée  qui  la  mène 
péniblement  à  la  mort*... 

c  Tel  est  le  terme  fatal  où  vont  aboutir  les  législations 
purement  humaines  qui  placent  le  principe  de  toute  souve- 
raineté religieuse  et  morale  dans  l'homme  ou  dans  le  peuple. 
C'est  un  problème  encore  indécis  de  savoir  combien  de 
temps  une  société  peut  subsister  en  cet  état  ;  mais  il  y  a  un 
ordre  général,  dans  le  monde,  contre  lequel  rien  ne  pré- 
vaut :  c'est  que  les  États  qui  violent  les  lois  essentielles  de 
leur  nature  ne  vivent  pas  longtemps.  Il  faut  se  hâter  de  ren- 
trer dans  les  principes  essentiels  de  Tordre,  pour  peu  qu'on 
ait  eu  le  malheur  d'en  sortir  3...  > 

L'éloquent  pontife,  s'adressant  aux  représentants  du  pays, 
continuait  en  ces  termes  :  c  0  vous  tous  qui  présidez  aux 

1.  Allnsion  à  la  proclamation  du  premier  Oonsali  le  27  germinal  an  X 

2.  T.  II,  p.  404-406.  —  3.  Ibid,,  p.  413,  414. 


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—  87  — 

destinées  d'une  grande  nation,  dépositaires  de  la  puissance 
redoutable  de  la  perdre  ou  de  la  sauver,  souffrez  qu'avec 
tout  le  respect  que  nous  avons  appris  du  grand  apôtre  à 
professer  pour  l'autorité  suprême,  nous  vous  répétions  cette 
maxime  éternelle  :  Point  de  société  sans  religion  publique, 
et  point  de  religion  sans  culte  public  ;  point  de  droit  humain 
sans  la  reconnaissance  d'un  droit  divin  qui  l'autorise  et  le 
consaci*e;  point  de  loi  humaine  sans  une  divine  loi  dont 
elle  emprunte  sa  force  morale.  Si  Dieu  ne  construit  avec 
TOUS  l'édilice  de  vos  institutions,  vous  travaillerez  en  vain  à 
relever  et  à  l'affermir... 

«  Triste  consolation,  que  celle  de  se  dire  que  la  condition 
sociale  à  laquelle  nous  sommes  arrivés  est  de  tenir  les 
hommes  et  les  choses  dans  une  perpétuelle  inconstance  ou 
dans  une  constante  agitation  I  Hélas  I  tout  chancelle  parce 
que  tout  est  mal  assis  ;  et  tout  est  mal  assis  parce  que  la 
société  manque  d'une  base  morale.  Par  le  développement 
régulier  de  vos  institutions,  rendez-lui  ses  fondements 
naturels  ;  achevez  d'effacer  du  frontispice  de  nos  lois  cette 
maxime  féconde  en  révolutions  :  c  Le  principe  de  toute 
souveraineté  réside  essentiellement  dans  le  peuple  ».  Tous  les 
législateurs  n'on(>ils  pas  protesté  que  c  le  principe  de  toute 
souveraineté  réside  essentiellement  en  Dieu»  ?...  Rentrons 
dans  la  voie  où  toutes  les  nations  nous  ont  précédés,  et  dans 
laquelle  elles  marchent  encore  ;  ne  restons  pas  plus  long- 
temps isolés  au  milieu  de  l'ancien  monde  ^..  Maintenez  aux 
cultes  établis  la  liberté,  la  protection  qui  leur  fut  garantie 
par  les  lois  fondamentales  ;  mais  que  la  société  que  vous 
représentez  ne  soit  pas  plus  longtemps  privée  de  sa  religion, 
quand  tous  les  particuliers  peuvent  avoir  la  leur  ^...  Si  la 
liberté  des  cultes  fait  partie  du  droit  public  de  la  nation» 
l'autorité  publique  doit  en  jouir  comme  les  particuliers,  à 
moins  qu'on  ne  soutienne  que  le  gouvernement  est  hors  la 

1.  Ibid.,  p.  423,  42C.  -  2.  Ibid.  427,  428. 


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—  88  — 
loi,  et  qu'il  est  condamné  à  Tesclavage  par  la  même  légis- 
lation qui  rend  tout  le  monde  libre  ^.  » 

VI.  Avouons-le,  N.  T.-C.  F.,  ce  langage,  qui  est  le  lan- 
gage de  la  raison  et  de  Texpérience  en  même  temps  que 
celui  de  la  doctrine  catho'ique,  a  gardé  toute  son  opportu- 
nité, et  les  trois  ou  quatre  révolutions  survenues  depuis 
n'en  font  ressortir  que  davantage  la  justesse  et  la  vérité. 
Vous  me  direz  que,  pas  plus  aujourd'hui  qu'à  la  veille  de 
mil  huit  cent  quarante-huit,  les  hommes  qui  constituent  le 
pays  politique  îie  se  montrent  disposés  à  en  tenir  comptc. 
et  qu'ils  ne  sont  point  en  voie  de  demander  à  la  théologie 
les  solutions  dont  le  pays  a  besoin.  Je  le  crains  ;  mais  ce 
n'en  est  pas  moins  le  devoir  à  la  fois  divin  et  humain,  le 
devoir  civique  en  même  temps  que  religieux  de  l'évêque, 
de  proclamer  les  principes  éternels  de  l'ordre  et  les  droits 
imprescriptibles  de  Dieu  au  sein  de  la  société. 

D'ailleurs,  si  la  voix  des  évoques  français  est  devenue  une 
voix  suspecte,  qu'on  entende  celle  de  leurs  ennemis  et  des 
cnfftemis  de  la  société  :  fas  sit  ab  hoste  doceri.  t  La  théologie 
est  au  fond  de  toutes  les  questions  contemporaines  »,  ont 
dit  deux  des  plus  célèbres  d'entre  eux  *.  c  La  question  re- 
ligieuse »,  dit  à  son  tour  le  chef  des  conspirateurs  de  ce 
temps  •,  t  résume  et  domine  toutes  les  autres;  les  questions 
politiques  y  sont  nécessairement  subordonnées.  »  Mais,  ce 
qui  est  mieux,  entendons  le  langage,  non  plus  d'un  ennemi, 
mais  d'un  défenseur  de  l'ordre;  à  l'heure  où  la  voix  de  nos 
vainqueurs  de  Berlin  a  le  privilège  d'être  é<50utée,  donnons 
la  parole  à  un  professeur  de  l'université  de  cette  capitale. 
€  La  révolution,  dit-il,  est  un  système  universel,  une  théorie 
radicale,  qui,  à  partir  de  1789,  prétend  s'imposer  aux  esprits 
comme  aux  volontés  des  nations,  et  définir  les  lois  de  la  vie 
publique.  Elle  a  pour  but  de  constituer  tous  les  États  sous 

1.  T.  il,  p.  4S2.  —  2.  P.  Leroux  et  Proudhon.  —  3.  ICazsiui. 


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h  seule  volonté  de  Thomme,  à  Texclusion  du  droit  divin. 
Son  dogme  fondamental  est  que  l'autorité,  le  pouvoir,  ne 
vient  nullement  de  Dieu,  mais  de  rhomme,mais  du  peuple, 
et,  partant,  que  Tordre  social  n'a  pas  pour  règle  les  com- 
mandements divins,  mais  les  volontés  arbitraires  de  l'homme 
et  des  nations  >.  D'oii  ce  philosophe  chrétien,  quoique  pro- 
testanty  conclut  courageusement  :  c  Le  christianisme  seul 
peut  dompter  la  révolution,  parce  qu'il  emprunte  sa  force 
et  son  principe  à  l'extrême  opposé,  c'est-à-dire  à  l'ordre 
divin  :  parce  qu'il  est  la  vérité  qui  dissipe  la  nuit  du  men- 
songe; enfin,  parce  qu'il  est  la  véritable  liberté  dont  k  ré- 
volution n'ofifre  que  le  leurre  *.  » 

VII.  Hais  est-il  donc  vrai,  M.  T.-C.  F.,  gue  vos  évêques 
doivent  invoquer  désormais  des  autorités  du  dehors,  et  que 
leur  pai'ole,  lors  même  qu'elle  est  l'écho  de  la  parole  divine, 
soit  devenue  une  parole  dangereuse  et  funeste  pour  le  pays  ? 
Si  dix  siècles  de  notre  histoire  nationale  attestent  la.  vérité 
de  ce  qu'a  dit  un  célèbre  historien  anglais  :  c  Ce  sont  les 
évéques  qui  ont  foit  la  France  »,  quatre-vingts  ans  d'un 
ostracisme  dont  nous  sommes  loin  de  nous  plaindre  disent 
à  leur  tour  que  ce  ne  sont  pas  les  évêques  qui  l'ont  défaite. 
Étrange  interversion  des  rôles  et  des  responsabilités!  Les 
politiques  et  les  écrivains  qui,  par  leur  complicité  ou  leur 
complaisance,  et  au  mépris  de  nos  avertissements  multi- 
pliés, ont  conduit  le  pays  à  une  ruine  effroyable,  ces  pré- 
tendus conservateurs  que  l'absence  totale  de  doctrine  con- 
damne aujourd'hui  encore  à  une  impuissance  radicale  de 
relever  la  nation  de  ses  abaissements,  ce  sont  eux  qui  ont 
le  triste  courage  de  dénoncer  le  sacerdoce,  et  d'exciter 
contre  lui  les  plus  mauvaises  passions,  parce  que  le  sacer- 
doce, à  défaut  de  résistance  matérielle  au  mal  qui  triomphe 
partout,  ose  encore  y  apposer  la  protestation  morale  t  Ce 

1.  LaMv0lutiçn,  par  H,  Stabi,  prolessenra  rnniTermté  do  Berlin. 


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-  90- 
sont  eux  qui,  à  bout  de  voies  et  d'expédients  humains^  de- 
venus pour  les  nations  étrangères  un  objet  de  pitié  ou   de 
risée,  n'ont  que  des  sarcasmes  et  des  dédains  à  nous  jeter 
quand  nous  rappelons  les  principes  fondamentaux  de  Tordre 
social  et  de  Tordre  chrétien  !  Parce  que  c  la  vérité  du  Sei- 
f  gneur  demeure  éternellement  la  même  ^  > ,  ces  Prêtées 
qui  changent  d'opinion  comme  d'habit,  qui  se  donnent  de 
perpétuels  démentis  à  eux-mêmes,  qui  légifèrent  aujour- 
d'hui contre  leurs  lois  d'hier,  qui   déclameront  demain 
contre  leurs  assertions  d'aujouixl'hui,  ne  pardonnent  pas  à 
rÉglise  la  persévérance  et  la  fixité  de  ses  enseignements. 
Comme  si  nous  pouvions  inventer  un  autre  fondement  que 
celui  qui  a  été  divinement  posé,  et  qui  est  le  Christ  Jésus  f 
comme  s'il  tenait  à  nous  qu'il  y  eût  sous  le  ciel  un  autre 
nom  donné  aux  hommes  et  dans  lequel  ils  pussent  trouver 
le  salut  I 

Entends  donc,  ô  France,  entends  la  déclaration  de  ton 
Dieu  et  de  ton  Roi  :  Qui  me  erubuerit  et  meos  sermanes,  hune 
FUius  lumiinis  erubescet  ^  :  c  Celui  qui  rougira  de  moi,  et  de 
c  ma  doctrine,  et  de  ma  loi,  le  Fils  de  l'homme  rougira  de 
«  lui  >.  «  Œil  pour  œil,  dent  pour  dent  ^  >  :  quand  il  s'agit 
des  nations,  qui  ne  doivent  point  revivre  pour  recevoir  le 
châtiment  dans  l'autro  monde,  cette  loi  du  talion  finit 
toujours  par  s'accomplir  sm*  la  terre,  c  Quiconque  me  confes* 
sera  devant  les  hommes,  dit  le  Seigneur,  je  lui  rendrai 
témoignage  pour  témoignage;  mais  quiconque  me  niera 
devant  les  hommes,  je  le  renierai  à  la  face  du  ciel  et  de  la 
terre*.  » 

Cette  loi  hélas  t  et  cette  menace  n'ont-elles  pas  reçu  leur 
exécution  ?  Seigneur  mon  Dieu,  ce  peuple  n'est-il  donc  plus 
le  peuple  franc  par  excellence?  c  Israël  est-il  donc  un 


1.  Ps.  CXVl,  2.—  2.  Lacs.,  rx,26. 

3.  Exod.,  XXJ,  34.  -  4.  Mattn..  X.,  Z%  l 


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—  91  — 

■  esclave  ou  le  fils  des  esclaves,  qiie  je  le  vois  en  proie  à 
(  toutes  les  servitudes  >  :  Numquid  9ervus  esUIwaël  mU 
remacuhu  :  quare  ergo  foetus  est  in prœdaim  ^?  0  ma  patrie, 
û  la  Jérusalem  des  temps  nouveaux,  c  les  enfants  de  Mem- 
c  phis  et  de  Taphné  t'ont  meurtrie,  t'ont  violée,  t'ont  outra- 

<  gée  depuis  la  plante  des  pieds  jusqu'à  la  tête  »  :  Filii 
qwque  Metnpheas  et  Taphnes  œnstupraverunt-  te  usque  ad 
rerticem  K  c  Et  d'où  tout  cela  t'est-il  arrivé,  sinon  de  ce 
I  que  tu  as  abandonné  le  Seigneur  ton  Dieu  quand  il  te 
«  conduisait  lui-même  dans  la  voie  »  :  Numquid  non  istud 
factum  est  tibi,  quia  dereliquisti  Dominum  tuum^  eo  tempore 
fue  ducebat  te  per  viam  %?  c  Sache  donc  et  reconnais  quel 
«  mal  c'est  pour  toi,  et  combien  il  t'est  amer,  d'avoir  ainsi 

<  quitté  le  Seigneur  ton  Dieu,  et  de  n'avoir  plus  sa  crainte 
c  dans  ton  cœur  >  :  Scito  ergo  et  vide  quia  tnalum  et  amarum 
est  reliquisse  te  Dominum  Deum,  et  non  esse  timorem  mei 
apud  tey  dieit  Dominus  exerdtuum  ^.  Mon  peuple,  il  est  temps 
de  s'arrêter  dans  la  voie  de  la  honte  et  de  la  perdition. 

Vni.  Hais  le  prophète  Jérémie,  à  qui  j'emprunte  de  si 
douloureux  accents  et  de  si  touchantes  invitations,  me  fait 
entendre  vos  objections  :  <  J'ai  rappelé  mon  peuple  vers 
c  moi,  dit  le  Seigneur,  et  mon  peuple  a  dit  :  J'ai  perdu 
«  toute  espérance,  je  n'en  ferai  rien  >  :  Desperavi^  nequaquam 
fadam.  C'est  un  fait  accompli:  «  nous  nous  sommes  re- 
(  tirés  de  toi,  nous  n'y  reviendrons  plus  >  :  Recessimus, 
wm  uUra  veniemus  ad  te.  c  J'ai  aimé  les  dieux  étrangers 
(  avec  passion,  et  je  marcherai  à  leur  suite  »  :  Adamavi 
quippe  àlienos;  et  post  eos  ambulabo  ^, 

Qui  de  nous,  M.  F.,  n'a  entendu  autour  de  soi  ces  paroles 
de  découragement  et  de  déraison  ?  On  reconnaît  qu'il  était 
meilleur  et  plus  salutaire  de  servir  Dieu,  qu'il  7  faudrait 


1.  Jerem.,  11,  U.—  2.  Ibid.,  16,  —  8.  IWA,  17* 
4.  Ihid^  19.  —5.  Ibid,,  II,  26,  31r 


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—  9Î  - 

i*evenir  ;  mais  on  objecte  la  lassitude^  Timpuissance,  le  dé- 
goût :  Desperavif  fieqtMquam  faciam;  il  faudrait  un  effort,  et 
l'on  a  perdu  toute  oontiance,  toute  énergie.  D'ailleurs  le 
sort  en  est  jeté  :  on  a  pris  à  gré  les  dieux  étrangers,  et  Ton 
veut  rester  à  leur  suite  :  adutnavi  quippe  alienos^  et  post  eos 
ambulabo.  L'esprit  public  est  entré  dans  d'autres  directions, 
il  y  persistera;  le  cœur  appai*tient  aux  idoles,  il  n'a  pas  la 
force  de  s'en  détacher.  Et  la  nation,  ainsi  affaissée,  retombe 
sur  elle-même;  et,  désespérant  de  pouvoir  revenir  jamais 
à  la  lumière,  elle  se  rassied  définitivement  dans  les  ténèbres 
et  les  ombres  de  la  mort. 

M.  F.,  écoutez  ce  que  répond  le -Seigneur  :  t  Une  vierge 
c  peut-elle  oublier  sa  parure,  et  une  femme  l'écharpe 
f  qu'elle  porte  sur  son  sein?  Et  mon  peuple  abandon- 
c  nerait  pour  toujours  le  Dieu  qui  fait  son  bonheur  et  sa 
c  gloire  M...  On  dit  d'ordinaire  :  Si  une  femme,  après 
c  avoir  quitté  son  mari,  en  épouse  un  autre,  son  mari  la 
t  reprendra-t-il  encore?  Pour  toi,  6  fille  d'Israël,  tu  t'es 
c  prostituée  avec  mille  séducteurs.  Reviens  cependant  à 
«  moi,  dit  le  Seigneur,  et  je  te  recevrai.  Lève  les  yeux,  et 
c  vois  s'il  est  un  lieu  dans  le  monde  qui  n'ait  été  témoin  de 
c  tes  prévarications.  Tu  as  souillé  la  terre  par  tes  fornica- 
c  tiens  et  tes  méchancetés  >...  Pourquoi  entreprendrais-tu 
c  de  rentrer  en  grâce  avec  moi  en  justifiant  ta  conduite? 
c  Non  contente  de  faire  le  mal,  tu  en  as  tenu  école,  et  l'on 
f  a  trouvé  dans  les  pans  de  ton  habit  le  sang  des  pauvres 
c  âmes  innocentes  que  tu  as  perverties  K 

c  Et  après  que  tu  avais  fait  ces  choses,  je  t'ai  dit  :  Reviens 
c  à  moi,  et  tu  n'es  pas  revenue.  Ah  t  du  moins  aujourd'hui  > 
(ces  paroles  tireraient  des  larmes  des  plus  durs  rochers)  : 
Ergo  8(Utem  amodo,  c  donc  maintenant  du  moins  i,  main- 


1.  Jerem.|n,32  —  3.  Ibid,,  m,  1,  fi. 
8.  Ibid,,  n,  83,  84. 


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—  93  — 
tenant  que  toutes  les  illusions  sont  envolées,  maint-^nant 
que  toutes  les  expériences  sont  faites;  c  invoque-moi  en 

<  disant  :  0  Dieu,  vous  êtes  mon  père  et  le  guide  de  ma 
«  virginité  >  :  Ergo  saltem  amodo  voca  me  :  Pater  meus,  aux 
iirginitatis  meœ  tu  es  *  :  c'est  sur  votre  bras  que  je  m'ap- 
puyais pendant  tant  de  siècles,  alors  que  brillaient  en  moi, 
avec  ma  foi  virginale,  toutes  les  qualités  généreuses  que 
Tunivers  admirait  :  dévouement,  courage,  .génie,  enthou- 
siasme. <  Reviens  à  moi,  peuple  rebelle,  et  je  guérirai  tout 

<  le  mal  que  tu  t*es  fait  en  te  détournant  de  moi  »  :  Con- 
rertimini  filii  revertentes,  et  sanabo  aversianes  vestras.  Oui, 
je  te  guérirai  ;  car  moi,  le  Seigneur,  j'ai  le  pouvoir  de  cica- 
triser les  plaies  des  peuples  comme  celles  des  individus  ; 
j'ai  créé  les  nations  guérissables,  et  ma  toute-puissance  a 
opéré  plus  d'une  fois,  et  elle  opérera  encore  ce  prodige. 

Ah!  qui  nous  donnera  de  voir  ces  jours  que  la  souveraine 
et  très^atuite  bonté  de  Dieu  nous  prépare?  Qui  nous  don- 
nera de  voir  notre  pays  proclamer  franchement  les  droits 
de  Dieu  et  abjurer  les  vains  rêves  de  sa  propre  déification  ? 
Qui  nous  donnera,  de  nous  joindre  à  la  multitude  des  nou- 
veaux fils  d'Israël  pour  dire  avec  eux  :  t  Nous  voici»  Sei- 
t  gneur,  nous  revenons  à  vous,  parce  que  vous  êtes  le 
t  Seigneur  notre  Dieu  i  :  Ecce  nos  venimus  ad  te,  tu  erHm 
e$  Dominus  Deus  noster.  c  Vraiment  toutes  les  collines  et 
c  la  multitude  des  montagnes  sur  lesquelles  nous  avons 
c  idolâtré,  n'étaient  que  mensonges  »  :  Vere  mendaces  erant 
colles  et  multitudo  montium.  c  Vraiment  le  salut  de  la  nation 
t  est  dans  le  Seigneur  notre  Dieu  i  :  Vere  in  Domino  Deo 
nostro  salus  Israël.  <  La  confusion  et  la  honte  n'ont  cessé  de 
f  dévorer  l'œuvre  de  nos  pères  depuis  que  nous  la  con- 
f  naissons  »  :  Confusio  comedit  laborempatrum  nostrorum. 
c  Eux  et  nous,  nous  nous  sommes  préparé  un  Iiéritage 

1.  Jerem.}  ili|  4« 


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—  »4  — 
c  d'ignominie,  parce  que,  depuis  notre  adolescence  jusqu'à 
c  ce  jour,  nous  avons  péché  et  nous  n'avons  pas  écouté  la 
c  voix  du  Seigneur  notre  Dieu  »  :  Operiet  nos  ignominia 
nostra,  quoniam  Domino  nostro  peccavimus^  nos  et  patres 
nostriy  ab  adolescentia  nostra  usque  ad  diem  hanc,  et  non  audi- 
vimus  vocem  Domini  ^ 

Puissent  ces  aveux  et  ces  témoignages  de  la  conversion 
d'Israël  être  bientôt  sur  nos  lèvres  à  tous  i  Ainsi  soit-il. 

A  ces  causes,  etc. 

1.  Jerem.,  lU,  22-25. 


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LETTRE 

siPOlTBE  A  LA  COMMUNICATION  DE  PLUBIBUBB  ABTICLE8 
P£  JOURNAUX* 


Poitiers,  23  féTner  1874é 


HONSIEIJR, 

Je  n'ai  connu  qu'une  partie  des  articles  de  journaux  dont 
TOUS  me  parlez,  et  j'ai  cru  de  ma  dignité  qu'on  n'ajoutât  rien 
à  la  réclamation  formée  en  mon  nom  par  le  secrétaire  de 
mon  évêché. 

Le  publiciste  nantais,  qui  me  prête  obstinément  des  pa- 
roles que  je  lui  aurais  dites  en  1863  dans  une  conversation 
privée,  à  une  époque  où  ma  maison  était  cernée  par  la 
|M)lice  impériale,  jouit-il  d'assez  d'autorité  pour  que  je 
doive  faire  opposer  un  second  démenti  à  son  imputation  ? 

Ge  journaliste,  de  passage  à  Poitiers,  pour  des  motifs  que 
i'ignore,  se  crut  assez  protégé  par  ses  opinions  pour  pou- 
voir affronter  l'entrée  de  ma  demeure  et  pénétrer  dans 
mon  cabinet  :  ce  qui  n'était  point  alors  sans  inconvénient 
pour  les  hommes  publics. 

Le  propos  emphatiquement  prophétique  qu'il  m'attribue 


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—  %  — 

sur  la  préflestination  du  filleul  de  Pie  IX  est  absolument 
gratuit,  el  ne  pcul  s'expliquer  que  par  la  préoccupation  de 
son  esprit. 

Ayant  passé  à  Rome  les  premiers  mois  de  1856,  j'ai  eu  la 
douleur  de  constater  et  de  ressentir  très-vivement  pour  mon 
compte  l'impression  produite  par  le  grave  incident  qui  vint 
s'interposer  entre  la  naissance  du  prince  impérial  et  les  céré- 
monies de  son  baptême.  Dans  ce  trop  mémorable  congrès  de 
Paris,  où  le  représentant  du  Grand-Turc  siégea  pour  la  pre- 
mière fois  parmi  les  puissances  chrétiennes,  et  où  celles-ci 
s'accoixièrent  à  lui  garantir  l'intégrité  de  son  territoire,  nous 
entendîmes  avec  stupeur  le  représentant  de  la  France  se 
retourner,  de  la  façon  la  plus  injuste  et  la  plus  blessante, 
contre  le  gouvernement  pontifical.  Le  protocole  du  8  avril 
1856,  dû  à  l'initiative  du  comte  Walewski ,  organe  de 
l'empereur,  contenait  le  principe  de  tous  les  maux  qui  ont 
fondu  depuis  sur  l'Église  et  sur  l'Europe.  Mon  opinion  sur 
ce  point  a  été  exprimée  tout  d'abord  avec  trop  de  franchise 
et  de  retentissement  pour  qu'il  reste  Fombre  d'un  doutée 

Quel  que  soit  donc  le  mystère  de  l'avenir  réservé  par  nos 
révolutions  incessantes,  et  par  la  mobilité  des  hommes  aussi 
bien  que  des  choses  de  ce  temps,  à  l'enfant  qui  eut  Pie  IX 
pour  parrain  dans  ces  désolantes  conjonctures,  je  suis  de 
ceux  qui  ont  suivi  avec  trop  d'attention,  jour  par  jour,  la 
marche  de  l'histoire  contemporaine  pour  avoir  eu  jamais 
l'idée  d'asseoir  sur  cette  particularité  une  mission  providen- 
tielle et  un  horoscope  favorable. 

J'écris  ces  paroles  à  regret,  Monsieur.  La  faute  en  est  à 
ceux  qui,  après  m'avoir  entendu,  ont  persisté  à  dénaturer 
ma  pensée  et  mon  langage. 

Je  ne  me  défends  point  d'ailleurs  d'avoir  parlé  avec  mo- 

1.  Maniement  an  sujet  de  la  brochure  :  J2mm,  U  IVanee  et  VltàUe 
par  A.  de  la  Gueronnière  (22  février  1861).  Lettre  à  M.  le  comte  de 
Persigny  (18  décembre  1862).— Voir  T.  IV,  p.  IcO  et  p.  615. 


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-  97  - 
dératioii  de  la  personne  et  de  la  fiimille  de  l'empereiir,  à 
llieure  même  .  où  son  gouyernement  me  poursuivait  à 
outrance  parce  que  ma  conscience  me  portait  à  combattre 
publiquement  des  actes  contraires  aux  intérêts  de  la  reli« 
gion  et  du  pays. 

Je  reconnais  également  qu'en  demandant  à  Tauteur  de 
la  brochure  intitulée  :  Le  quatrième  Napoléon ,  d'avoir  à 
effacer  de  Ten-téte  de  ce  livre  de  propagande  bonapartiste 
une  épigraphe  qui  ne  pouvait  loyalement  y  être  maintenue, 
je  n'ai  eu  garde  de  prononcer  aucune  parole  offensante 
pour  un  pouvoir  tombé.  La  loi  évangélique,  dont  nous 
sommes  les  interprètes  et  les  ministres,  nous  fait  un  devoir 
d'allier  à  la  franchise  et  au  courage  de  la  résistance  les 
habitudes  du  respect  ;  et  nous  ne  savons  pas  ajouter  nos 
coups  à  ceux  que  le  malheur  a  frappés. 

Cela  dit,  et  sans  incriminer  la  bonne  foi  de  mon  visiteur 
de  1863,  je  m'abstiens  de  chercher  comment  il  a  pu  com- 
mettre cette  erreur,  et  se  porter  à  un  procédé  dont  le  sen- 
timent public  a  déjà  apprécié  la  convenance. 

Agréez,  Monsieur,  etc. 


T.  TIU. 


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HOMÉLIE 


PBOKOKOiE 

DANB  L*BaLISB  DBS  FfiABBa-PBÊOHBUlsa,  A  P01TIBB8, 

BN    LA    BOLEKNirA    DU    BIZIÂMB    OENTEKAIBB   DB    LA    MOBT 

DE   flAnrr  tuomab  d'aquih. 

(YII  1CAB8  MDCOOLXXIV.) 


ûptavif  et  datu9  ett  mihi  t enmt  ;  in- 
wcavi  et  vetiUin  me  tpirilut  êopientiœ. 

J'ai  désiré,  et  le  lens  in*a  été  donné; 
j*ai  iAToqtié,  et  TosiMit  de  i 
en  mol. 

(Saf.,  ym,  7.) 


I.  Quelle  scène  émouvante  p^ur  vous,  mes  révérends 
Pères,  et  pour  tous  ceux  qui  ont  fait  de  la  science  sacrée 
l'étude  et  l'occupation  de  leur  vie,  quelle  scène  émouvante 
que  celle  dont  le  sixième  anniversaire  séculaire  échoit  à 
cette  date  du  sept  mars  mil  huit  cent  soixante-quatorze  ! 

Cet  homme  dont  le  pape  Jean  XXII  a  dit  qu'il  avait  plus 
illuminé  l'Église  que  tous  les  autres  docteurs,  et  qu'on  ap- 
prenait plus  de  ses  livres  en  un  an  que  de  tous  les  ouvrages  des 
Pères  étudiés  pendant  une  vie  entière  ^,  Thomas  d'Aquin 

1.  BoUand.  ad  diem  VU  marL,  Vit.  S.  Thom.  Aqnin.,  c  xni,  n.  8. 
Bdit.  Palmé,  p.  68. 


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allait  s'éteindre  avant  la  cinquantième  année  de  son  Age.  Il 
86  rendait  au  second  concile  de  Lyon,  où  Bonaventure  et 
lui  étaient  appelés  par  le  pontife  romain  comme  les  hommes 
nécessaires  de  cette  assemblée  œcuménique.  Il  n'y  a  de  né- 
cessaire que  Dieu;  et,  pour  marquer  sa  suprême .  indépen- 
dance, il  n'est  pas  rare  que  le  Très-Haut  brise  ses  meilleurs 
instruments  à  l'heure  où  sa  cause  en  attend  de  plus  grands 
services.  La  mort  arrêta  Thomas  sur  la  route,  et  les  Pères 
du  concile  ne  tardèrent  pas  de  rendre  à  Bonaventure  les  der- 
niers devoirs  funèbres.  Celui-ci  n'avait  élevé  la  voix,  dans 
l'assemblée  synodale  que  pour  y  laisser  plus  de  regrets  ;  et 
celui-là  n'eut  pas  même  la  consolation  d'oifrir  à  Grégoire  X 
le  livre  composé  à  sa  demande  contre  les  erreurs  des  Grecs. 
L'œuvre  du  concile  ne  s'en  accomplit  pas  moins;  et  si  la 
réunion  de  l'Eglise  orientale  ne  fut  malheureusement 
pas  définitive ,  jamais  elle  ne  fit  nattre  de  plus  grandes 
espérances,  jamais  elle  ne  parut  plus  éclatante  et  plus 
complète. 

Au  reste,  notre  saint  docteur  pouvait  quitter  désormais  la 
terre:  il  y  laissait  après  lui  le  plus  riche  arsenal  de  doctri- 
ne que  jamais  homme  ait  transmis  aux  générations  affolées 
à  lui  survivre.  Disons  à  cet  égard  ce  que  peuvent  permettre 
les  limites  très-restreintes  qui  me  sont  imposées  par  la  lon- 
gueur de  cet  office  solennel  et  les  exigences  de  la  liturgie 
quadragésimale.  L'épitre  de  la  messe  nous  a  fourni  le  texte 
de  cette  homélie;  la  vie  du  saint,  écrite  par  un  contempo- 
rain, nous  en  donnera  le  fonds  et  la  substance. 

II,  €  J'ai  désiré,  et  le  sens  m'a  été  donné  ;  j'ai  invoqué,  et 
<  l'espât  de  sagesse  est  venu  en  moi  »  :  Optoei^  et  datas  eft 
miki9m$iêi;mvocavi,etvmUin  mespiritussapientim.  EsItrOà 
àdire,Jf.  F.,  qu'il  suffit  de  désirer  la  science  sacrée  pour 
roblanir  incontinent,  et  que  c'est  assez  d'invoquer  l'esprit 
de  sagesse  pour  qu'il  vienne  en  nous  ?  Sans  nul  doute,  le 
désir  efficace  implique  en  même  temps  l'efibrt,  et  la  prière. 


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-100- 
est  loin  d'exclure  le  trayail.  La  vie  de  saint  Tkomasd'AqoÎA 
a  été  tout  entière  une  vie  d'application  et  d'étude.  Néan- 
moins l'application  et  l'étude  ne  suffiraient  point  à  expli- 
quer ce  que  j'appellerai  sans  hésitation  le  miracle  de  son 
savoir. 

Qu'il  ait,  dès  sa  première  enfance,  étonné  les  religieux  du 
Mont-Cassin  et  ses  condisciples  par  sa  gravité  studieuse  et  sa 
méditative  taciturnité  ;  qu'il  se  soit  fait  dans  l'université  de 
Naples  la  réputation  de  répéter  les  leçons  de  grammaire,  de 
logique  et  de  sciences  exactes,  avec  plus  de  clarté  et  de  pro- 
fondeur qu'il  ne  les  recevait  de  ses  maîtres  ;  que  sa  capti- 
vité de  deux  ans  au  château  de  Roche-Sèche  lui  ait  valu  le 
bénéfice  d'un  heureux  loisir  employé  à  la  lecture  continuelle 
de  la  Bible  et  des  ouvrages  d'Aristote  :  tout  cela  n'explique 
point  comment,  à  dix-huit  ans,  devenu  disciple  d'Albert  le 
Grand  dans  l'université  de  Cologne,  il  égala  aussitôt  la 
science  théologique  de  son  maître,  qui  prédit  hautement  que 
celui  qu'on  appelait  le  bœuf  muet  remplirait  le  monde  de 
ses  doctes  mugissements;  comment,  installé  lui-même  lec- 
teur de  théologie  en  l'université  de  Paris  à  un  âge  où.  l'on 
est  encore  étudiant,  il  déploya  subitement  dans  ses  leçons  et 
dans  ses  livres  une  précision,  une  supériorité,  une  univer- 
salité de  doctrine  qui  ne  cessa  plus  de  couler  de  ses  lèvres 
et  de  sa  plume  :  véritable  inondation  de  science,  destinée  à 
déborder  et  à  se  répandre  dans  les  intelligences  jusqu'aux 
âges  les  plus  reculés,  selon  cet  oracle  des  saints  livres: 
Scientia  sapientis  tanqmm  inundatio  abundabit  *. 

Son  premier  historien,  qui  avait  été  son  élève,  a  caracté- 
risé mieux  qu'aucun  autre  l'enseignement  de  Thomas  :  en- 
seignement substantiel  et  condensé,  mais  en  même  temps 
ouvert  et  facile  :  modum  docendi  compendiommf  apertum  et 
facilem  ;  manière  si  inusitée  jusque-là,  quelle  semble  lui 

1.  Eodi.,  XXI,  16. 


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-  «M  - 

iTOÎr  été  diyineinent  inspirée  avec  sa  science  même  :  qui 
pro  eo  quod  fuit  insolUuSy  simul  cum  ejits  scientia  creditur 
fuisse  divinittis  inspiratus  ^ 

Un  prodige  manifestement  surnaturel,  poursuit  le  même 
biographe,  c'est  que,  dans  le  cours  d'une  vie  qui  se  termina 
si  tôt,  il  ait  pu  composer  plus  de  livres  qu'un  homme  d'un 
esprit  môme  prompt  et  développé  n'en  saurait  lire  dans  le 
même  espace  de  temps  avec  l'attention  voulue  *.  Et  cela, 
sans  préjudice  des  voyages,  des  prédications,  des  affaires.  Le 
saint  docteur  alla  plusieurs  fois  d'Italie  en  France  et  de 
France  en  Italie.  Il  ne  se  contentait  pas  de  professer  et 
d'écrire  ;  il  prêchait  assidûment,  avec  feu,  avec  solidité  et 
avec  fruit.  Et  enfin,  cet  homme  si  abstrait  lorsqu'il  poursui- 
vait un  argument  et  qu'il  cherchait  une  solution  métaphy- 
sique, n'était  point  du  tout  incompétent  pour  les  choses  de  la 
vie  active. 

Il  était,  nous  dit  son  historien,  et  il  ne  pouvait  pas  ne  point 
être  un  conseiller  parfait,  attendu  que,  connaissant  les 
choses  divines,  il  lui  appartenait  déjuger  d'une  façon  très- 
sûre  les  choses  humaines  :  Fuit  prœdictus  doctor  consilio 
proridus,  quia  consequens  erat  qui  ut  divina  cognesceret,  de 
hmnanis  certissime  judicaret.  Toutes  les  fois  que,  requis  pour 
le  conseil ,  il  tourna  son  intellect  spéculatif  vers  les  ques- 
tions pratiques  et  positives  de  sou  temps  :  cum  intellectum 
suumspeculativum,  requisitus  in  consilio^  ad  agibilia  et  tenir- 
poralia  convertit,  il  apporta  des  avis  si  subtilement  et  si  uti- 
lement conçus  qu'on  y  sentait  comme  une  lumière  divine. 
Rien  d'étonnant  puisqu'il  avait  constamment  devant  les 
yeux  les.  principes  d'après  lesquels  lôs  actes  humains  sont 
divinement  réglés  et  définis  :  utpote  qui  illas  régulas  habebat 

1.  QuiU.  de  Tbooo,  apad  Bolland.,  vil  mart.,  Bdit.  Palmé,  c.  iv, 
n.  18,  p.  663. 

2.  Ihid,  cap.  Yll,  D.  40,  p.  670. 


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-  lOS- 

prœ  oculis,  a  quitus  amne  quoi  kunumUusagUwr,  divùUhu 
diffinitur^.  Le  sage  roi  saint  Louis  ne  s'y  trompait  pas^  et 
Ton  se  demande  lequel  était  plus  grand  et  plus  saint,  du 
monarque  qui  interrogeait  le  docteur  dans  ses  doutes,  ou 
du  docteur  qui  répondait  au  monarque  après  avoir  con- 
sulté l'Esprit  saint.  Toujours  est-il  que  Louis  IX,  quand  il 
avait  pour  le  lendemain  une  affaire  épineuse,  mandait  le 
soir  à  Thomas  de  lui  préparer  pendant  la  nuit  une  note  sur 
la  matière,  et  l'obéissant  religieux  se  conformait  à  Tordre 
du  roi*. 

IIL  n  suit  de  là  qu'à  considérer  la  quantité  et  la  qualité  des 
productions  du  saint  docteur,  la  période  de  temps  durant 
lequel  il  les  a  émises,  la  multitude  de  déplacements,  d'occu- 
pations, de  ministères  et  d'exercices  religieux  qui  s'y  sont 
mêlés,  on  est  conduit  à  accepter  Tassertion  du  Frère  Raynaud 
de  Piperne,  le  compagnon  et  le  témoin  de  toute  sa  vie  :  qui 
totius  vitœ  suœ  meruit  esse  cames  et  testis  ',  à  savoir  que  la 
science  de  Thomas  n'a  point  été  purement  acquise,  mais 
divinement  infuse,  et  qu'elle  a  moins  été  le  fruit  .du  talent 
et  du  génie  que  celui  de  la  prière  et  de  la  grâce  K  Car,  ajoute- 
t-il,  toutes  les  fois  qu'il  a  voulu  étudier,  disputer,  lire, 
écrire  ou  dicter,  il  entrait  préalablement  en  oraison  et  con- 
jurait le  Seigneur  dj  lui  découvrir  les  secrets  divins  de  la 
vérité  :  ce  que  le  Seigneur  fit  plus  d'une  fois  d'une  façon 
sensible,  en  lui  envoyant  ses  anges  ou  ses  apôtres  avec  les- 
quels on  l'entendit  converser  pendant  des  nuits  entières, 
notamment  dans  une  circonstance  où  il  écrivait  sur  Isaîe, 
et  où  il  éprouvait  une  difficulté  particulière  à  découvrir  les 
profonds  mystères  du  prophète  s. 
.  C'est  donc  avec  raison,  mes  Frères,  que  l'Église  nous 
faisait  chanter  tout  à  l'heure  les  paroles  du  Sage  :  c  J'ai 

1.  Gnm.  de  ThoQ(S  apad  BoUand.,  vn  mart.,  Sdit.  Palmé,  o,  vi, 
n.86,  p.  669.-2.  Ibid.  -  3.  Ihid^  c.  V.  n.  2S,  p.  667, 
4.  Ibid.,c  VI,  n.  81,  p.  668.  —  6.  Ihid. 


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—  103  — 

t  désiré,  et  lé  sens  m*a  été  donné  ;  j'ai  invoqué,  et  l'esprit 
(  de  sagesse  est  venu  en  moi  ».  Oui,  Thomas  d'Aquin  n') 
renfemnnt  pas  seulement  dans  son  v  st^î  esprit  la  connais- 
sance des  diverses  branches  et  des  parties  multipliées  de  la 
sainte  théologie  ;  il  en  avait  reçu  d'en  l:  aut  le  sens  et  l'espri  t  : 
et  datus  est  mihi  senms,  et  venit  in  me  spiritus.  Doué  de  ce 
sens,  amraé  de  cet  esprit,  son  travail  lui  était  rendu  facile. 
II  avoue  lui-même  n'avoir  jamais  lu  un  livre  sans  en  pénétrer 
à  fond  toute  la  substance  *.  Tous  les  volumes  qu'il  avait 
parc3urus  dans  les  bibliothèques  des  divers  monastères, 
.  s'étaient  tellement  gravés  dans  sa  fidèle  et  puissante  mémoire 
qu'il  en  avait  devant  les  yeux  à  peu  près  tout  le  contenu  >. 
Aussi  sa  composition  coulait-elle  de  source.  Il  se  mouvait 
avec  une  égale  facilité  d  ms  le  champ  de  la  science  sacrée  et 
des  sciences  profanes,  ne  les  qualifiant  point  du  noHMle  sœurSy 
mais  sachant  mettre  celles-ci,  cpii  sont  des  servantes,  aux 
ordres  de  eelie-là,  qui  est  reine.  Au  moyen  de  cette  classi- 
fication hiérarchique  de  ses  connaissances,  il  écrivait,  il  dic- 
tait sans  etfort,  puisant  dans  le  dépôt  de  sa  lucide  mémoire 
les  trésors  les  plus  variés,  et  faisant  dériver  dans  ses 
livres,  comme  dans  autant  de  ruisseaux,  les  eaux  supé- 
rieures de  la  divine  sagesse  dont  son  âme  était  devenue  le 
réservoir  3. 

IV.  Tel  est,  mes  révérends  Pères  et  mes  très-chers  Frères, 
tel  est  le  maître  et  le  modèle  qui  nous  est  montré  en  ce 
jour. 

Le  maître,  car  il  a  fait  école  ;  et,  après  six  cents  ans  écoulés, 
il  reste  acquis,  ce  que  disaient  déjà  ses  contemporains,  que 
dans  toutes  les  chaires  catholiques  de  philosophie  et  de 
théologie,  on  n'enseigne  pas  d'autres  livres  que  les  propres 
livres  du  saint  docteur,  ou  les  livres  qui  ont  été  calqués  sur 


1.  Ihid.,  c  VII,  n.  40,  p.  670.  —  «.  Ibid.,  n.  41, 
8.  iM4.»  G,  XV,  n.  18.»  p.  Wé 


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-  104  - 

les  siens.  On  peut  dire  que  Thomas  d'Aquin  n'a  point  cessé 
détenir  la  clef  de  la  science,  la  divine  providence  n'ayant 
point  permis  que  qui  que  ce  soit  s^éloignftt  des  lignes  prin- 
cipales de  ses  écrits  sans  faire  fausse  route  dans  la  voie 
de  la  foi  ou  de  la  morale  :  divina  dùfpmsaiwnê  miraUUier 
permittente  ut ,  quicumque  ab  hujus  dactoris  seripÊura 
volunt  divertere,  corUingat  eos  aut  in  fide  aut  in  mùribus 
errare  *. 

Ah  !  Messiem*s,  comme  il  a  été  donné  à  notre  temps 
d'expérimenter  la  justesse  de  cette  observation  t  On  n'y  a  pas 
manqué  d'hommes  richement  pourvus  des  dons  de  l'esprit. 
Pourquoi  leur  vie  n'a-trelie  été  qu'un  perpétuel  avortement, 
sinon  parce  que  la  forte  doctrine  de  l'ange  de  l'école  leur  a 
fait  défaut?  N'ayant  pas  pris  la  théologie  pour  Qambeau  de 
leur  intelligence,  ils  ont  obéi  aux  opinions  en  vogue,  aux 
idées  d'occasion  et  de  circonstance  :  lueurs  vagues  et  éphé- 
mères,  qui  n'ont  rien  de  commun  avec  cette  lumière  inex- 
tinguible dont  parle  le  Sage  :  et  propo9ui  pro  luce  habere 
illam ,  quoniam  inextinguibile  est  lumen  illius  *.  Que 
l'esprit  de  parti  s'escrime  à  en  faire  les  initiateurs  de  la 
génération  présente:  malgré  tous  les  charmes  de  leurs  talents 
et  toutes  les  richesses  de  leur  style,  il  leur  a  manqué  ce  qui 
recommande  les  écrivains  chrétiens,  je  veux  dire  une  science 
sûre  et  autorisée,  une  doctrine  disciplinée  par  l'enseignement 
authentique  de  l'Ëglise  :  propter  disdplinœ  dona  commendati. 
Faute  de  cette  recommandation  essentielle,  ces  conducteurs 
ont  eu,  en  définitive,  peu  de  suivants,  ces  maîtres  peu  de 
disciples  ;  et  le  peu  qui  leur  en  reste,  s'appropriant  leurs 
défauts  de  préférence  à  leurs  qualités,  se  morfondent  dans 
l'impuissance  de  la  stérilité,  profondément  impropres  au 
maniement  des  intérêts  publics  et  sociaux,  parce  qu'ils  sont 
systématiquement  insoumis  ou  délibérément  étrangers  aux 

1.  Ihid.,  c.  m,  n.  17,  p.  668.  —  2.  Sap.^  VU,  10.  -*  IM.,  Ik 


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-  108- 

principes  dWins,  tant  natnrds  que  révélés,  qui  dominent  et 
qui  règlent  le  gouyememMit  des  affaires  humaines.  Oui, 
Messieurs,  saint  Thomas  d'Aquin  a  manqué  à  beaucoup 
de  nos  contemporains  ,  y  compris  ceux-là  même  qui  le 
nommant  avec  honneur,  qui  lui  empruntent  au  besoin 
quelques  textes  détachés,  mais  qui  ne  l'ont  pas  assez  fré- 
quenté pour  le  connaître,  et  pour  qui  sa  doctrine  comme 
sa  méthode  demeurent  un  livre  scellé.  La  philosophie 
en  particulier  n'a  su  que  s'égarer  depuis  qu'elle  ne  l'a 
plus  eu  pour  guide,  et  elle  ne  redeviendra  digne  d'elle- 
même  qu'en  reprenant  ses  traces  trop  longtemps  aban* 
données. 

Y.  Mais  en  même  temps  qu'il  est  notre  maître  et  notre 
précepteur  dans  la  science  sacrée,  il  est  notre  modèle  dans 
l'art  et  le  moyen  d'y  parvenir.  A  son  exemple,  c'est  par 
lardeur  de  nos  désirs,  c'est  par  la  vivacité  et  la  continuité 
de  notre  prière,  que  nous  devons  obtenir  de  Dieu  ce  sens 
doctrinal,  cet  esprit  de  sapience  surnaturelle,  sans  lesquels 
on  ne  méritera  jamais  pleinement  le  nom  de  théologien  ou 
même  de  philosophe,  c  Je  l'ai  préférée,  dit  le  Sage,  aux 
c  royaumes  et  aux  trônes  :  Et  prœposni  illam  regnis  et  seii^ 
c  6if9,  et  j'ai  regardé  que  les  richesses  n'étaient  rien  en 
(  comparaison  d'elle.  Je  l'aï  aimée  plus  que  la  beauté, 
«  plus  que  la  santé  »  :  mper  salutem  et  spedem  dilexi 
eamK 

En  effet.  Messieurs,  celui-là  n'est  pas  digne  d'être  introduit 
dans  le  sanctuaire  de  la  théologie,  qui  ne  la  place  pas  en 
son  estime  au-dessus  de  tout  le  reste.  Au  moyen  âge,  le 
type  proverbial  de  la  grandeur  et  de  la  richesse,  c'était 
Paris,  c  Moi,  disait  un  jour  notre  saint  docteur,  je 
donnerais  Paris  pour  le  commentait^  de  saint  Jean  Ghrysos- 

1. 8t^.  vn>  8k  10» 


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^  M»  — 

trniKB  met  saint  Matthieu  »  <.  Apfyftremment  ce  précieux 
vohime  lui  manquait,  c  Tout  l'or  dû  monde  n'est  qu'un  peu 
«  de  sable  en  comparaison  de  la  sagrose,  et  l'argent  devant 
«  elle  est  considéré  ecMnme  de  la  boue  *.  » 

En  quoi  saint  Thomas  sera  surtout  notre  modèle  pour 
pro<n*esser  dans  la  science  divine,  c'est  sa  virginttie  pureté. 
€  Bienheureux  ceux  qui  ont  le  cœur  pur,  car  ils  verron. 
c  Dieu  3  !  i  Or,  la  théologie  étant  ici^bas  le  prélude  de  la 
vision  et  de  la  compréhension  divine ,  rien  n']r  di^K>se 
lesprit  comme  la  pureté.  Nous  avons  appris  du  saint  doc- 
teur lui-même  qu'il  y  a  au  ciel  une  gloire  distincte 
et  spéciale  pour  les  docteurs,  et  'aussi  une  gloire  spé- 
ciale et  distincte  pour  les  vierges.  Combien  ces  deux  au- 
réoles sont  encore  plus  éclatantes ,  plus  magnifiques , 
quand  elles  se  complètent  Tune  par  l'autre  I  Le  bien- 
heureux Albert  de  Bresse  a  déposé  en  ces  termes  dans 
le  procès  de  canonisation  de  notre  saint  :  <  Il  m'a  été 
montré  dans  une  vision,  dit-il,  que  les  deux  docteurs  Augus- 
tin et  Thomas  étaient  égaux  duns  la  gloire  :  avec  cette 
différence  que,  si  le  premier  brillait  par  l'éclat  de  la 
'nitre,  Thomas  se  distinguait  d'Augustin  par  l'auréole  de 
a  virgrinité  *.  i 

Saint  Augustin  et  saint  Thomas,  mes  révérends  Pères,  ce 
sont  là  pour  vous,  n'est-ce  pas,  deux  noms  incomparables  I 
Dominique  était  fils  d'Augustin,  avant  d'être  votre  père: 
])arcnté  trop  noble  et  trop  profitable  pour  que  vous  la 
laissiez  tomber  dans  l'oubli.  Et  saint  Thomas,  la  gloire  de 
votre  ordre,  n'a  été  et  ne  sera  si  grand  dans  nos  écoles 
jusqu'à  la  fin  des  âges,  que  parce  qu'il  fut,  si  j'ose  ainsi 
parler,  le  didacticien  et  le  vulgarisateur  du  docteur  d'Hip- 
pone  :  nous  le  savons  par  la  révélation  même  du  grand 


1.  BolLind.,  ItK.  cit..  c  vu,  n.  43,  p.  €71.  ^  2.  Sap..  VII,  9. 
8.  Mattb.,  T,  8.  —  4.  Uullatid.,  loc.  ciU  c.  iv,  n.  23;  p.  668^ 


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éféque  :  Thama$  mdm  ea  fUms  nim»8,  qui  dœtrifum  apoi^ 
toUeam  et  fneam  in  omnibus  feeututêst*. 

TI.  Arrêtons-nous.  Deux  grands  amours  étaient  allumés 
au  cœur  du  docteur  angélique  :  Tamour  de  la  sainte  mère 
de  Dieu,  et  Tamour  du  saint  sacrement  de  l'autel.  Dans  les 
derniers  jours  de  sa  vie,  la  glorieuse  vierge  Marie  lui  appa- 
rut. Car  —  entendons  ces  mots  si  consolants  —  car  c  cette 
mère  pieuse^  la  plus  généreuse  des  femmes,  ne  se  mêle  pas 
seulement  aux  rangs  des  habitants  de  la  gloire  ;  elle  daigne 
aussi  ne  pas  reftiser  la  consolation  de  sa  présence  à  ceux 
qui  sont  encore  voyageurs  sur  la  terre  »  :  Novit  mtem  illa 
fortissima  fnuUerum^  mater  pia,  non  solnm  intra  cϔortim 
ordines  discurrere,  sed  dignatur  etiam  peregrinantibus  suœ 
jprœsentiœ  solatium  non  negare.  Sans  quitter  son  trône  royal 
du  ciel,  elle  aime  toujours  à  regarder  le  lieu  d'où  elle  y  est 
montée  :  quœ  unde  ascendit  sempen  respicit.  Elle  apparut  donc 
à  Thomas,  et  lui  donna  pleine  sécurité  sur  sa  vie  et  sur  sa 
doctrine  :  Ipsum  eertificavit  de  rtfa  ma  et  scieniia.  C'est  elle, 
nous  le  croyons  pieusement,  qui  lui  avait  obtenu  de  son  Fils 
cet  immense  trésor  de  science,  em  récompense  du  lysqu'U 
avait  oifert  à  Dieu  et  qu'il  a  conservé  dans  toute  sa  blan- 
cheur K 

0  Yiei^  puissante,  6  la  plus  généreuse  des  mères,  daignez 
demander  aussi  pour  nous  la  pureté  de  l'âme  et  du  corps,  la 
blancheur  du  lys,  avec  l'abondance  de  la  doctrine  t  Daignez 
nous  rassurer,  avant  le  passage  suprême,  avant  la  fin  de 
notre  exil,  et  nous  donner  votre  certificat  concernant  notre 
science  et  notre  vie  :  Ipsum  certifictmt  de  vita  sua  et  scientia. 
Queparléje  de  science  ?  Thomas  d'Aqmn  allait  bientôt 
quitter  la  terre,  et  il  n'y  avait  plus  de  science  pour  lui.  La 
claire  vue  avait  commencé.  Depuis  quelque  temps,  sa  vie 


L  BoDand.,  Froèes.  da  vit  8.  Thom.,  o.  vn,n.  06,  p.  700. 
a.  Jbid.,  Tik,  o.  VI,  n.  S3,  669-669. 


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—  108  — 

était  UB6  succession  d'extases  et  de  ravissements.  €  Raynàud^ 
mon  fils,  dit-il  à  son  fidèle  compagnon,  c*est  fini  pour  moi 
d'écrire  :  venit  finis  scripturœ  meœ  ;  car  de  telles  choses  m'ont 
été  révélées,  de  telles  lumières  m'ont  été  montrées,  que  tout 
ce  que  j'ai  écrit  et  enseigné  me  paraît  désormais  sans  valeur  : 
talia  tnihi  stmt  reveUUa^  quod  ea  quœ  scripsi  et  dwui^  modica 
mihi  videntur.  J'attends  donc  de  Dieu  que  ce  sera  bientôt  la 
fin  de  ma  vie,  comme  c'est  déjà  la  fin  de  ma  science  >  :  spero 
ex  Deo  quod  sici^  doctrincBy  sic  cito  finis  erit  et  vitœ  ^. 

Sa  science  pourtant  lui  revint  au  dernier  instant,  et  il  en 
revendiqua  les  droits  dans  le  dernier  effort  qu'il  fit  pour 
rendre  hommage  au  corps  eucharistique  de  Jésus-Christ. 
Répondant  à  la  question  qui  lui  était  adressée:  c  Si  la  science, 
ditrîl,  peut  ajouter  ici-bas  quelque  chose  à  la  foi  par  rapport 
à  ce  sacrement  :  Si  major  scientia  qtiam  fidei  de  hoc  sacratnento 
in  hoc  vita  haberi  potest,  je  réponds  que  je  crois  d'une  foi 
absolue,  mais  aussi  que  je  sais  d'une  science  certaine  :  quod 
verum  credo,  et  pro  certo  scio,  que  c'est  ici  le  vrai  Dieu  et 
homme,  Fils  de  Dieu  le  Père  et  de  la  vierge  Mère  >.  Muni  des 
sacrements,  il  déclara  de  nouveau  qu'il  soumettait  tous  ses 
ouvrages  à  la  correction  de  la  sainte  Église  romaine,  dans 
l'obéissance  de  laquelle  il  passait  de  cette  vie  à  l'autre.  Puis 
il  sortit  de  son  corps  aussi  joyeusement  qu'il  avait  mer- 
veilleusement paru  toujours  lui  vivre  étranger  K 

Ceci  arrivait  le  sept  mai's  douze  cent  soixante-quatorze,  à 
l'heure  des  matines,  c'est-à-dire  quand  le  jour  allait  bientcM 
luire.  Venant  d'achever  sa  quarante-neuvième  année  sur  la 
terre,  il  s'en  alla  célébrer  l'année  cinquantième  dans  le 
jubilé  de  l'éierneUe  gloire,  et,  du  crépuscule  de  la  vision 
énigmatique  <i'ici-bas,  il  entra  dans  la  pleine  lumière 
de  la  gloire  *. 


1.  IHd.f  c.  vn.  n.  48,  p.  672.  —  2.  Ihid.y  c.  x,  n.  59,  p.  675. 
Z,  Ut  (^uadragesixnnm  nonum  annum  snœ  vltse  perficiens,  quinqoft- 


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—  109  — 

0  angélique  docteur,  ô  prêtre  vierge,  6  grand  serviteur  de 
Marie,  ô  théologien  et  chantre  inspiré  de  l'hostie  salutaire, 
6  Thomas,  après  que  nous  nous  serons  abreuvés  avec  vous 
et  par  vous  ici-bas  aux  torrents  de  la  science,  obtenez-nous 
de  contempler  avec  vous  et  comme  vous  la  vérité  face  à  face 
et  sans  voile  pendant  les  siècles  sans  fin.  Ainsi  soit-il. 

gesimo  inchoaret  stem»  glorias  jubilœiun  ;  et  bora  matntinali  diln- 
cttlnm  enigmaticte  visionis  finein  accipereti  et  plenœ  lacis  Banctoi 
diem  glori»  inchoaret.  IMd^  n.  66,  p.  677* 


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XI 


ALLOCUTION 

PRONONCÉE 
BANS  LA   céBÉMONIE  DK  LA  OONBÉCRATION  DE  L'ÉOLIBE 
DE    LA    MAISON-MERS    DES    FILLES    DE    LA    CROIX,   A     LA    PUVI^ 

XIX  MARS  MDCCOLXXIY.) 


L  Parler  ici  du  respeet  dili  au  saint  lieu,  de  l'esprit  de 
rdigion  avec  lequel  on  doit  entrer  dans  les  temples  consa- 
crés à  la  divinité,  serait  assurément  superflu.  Or,  la  Ion- 
^eur  de  cette  solennité  nous  commande  de  n'y  rien  insé- 
rer que  de  nécessaire.  J'interpréterai  donc  d'une  façon 
ti*cs-légitime  la  rubrique  du  Pontifical  en  omettant  aujour- 
d'hui la  première  partie  de  l'allocution  indiquée  pour  ce 
moment  de  la  cérémonie,  et  en  abordant  de  suite  le  reste 
du  cadre  que  je  dois  remplir.. 

Séparer  un  lieu  de  toute  destination  conunune  et  vul- 
gaire, et  l'appliquer  désormais  au  culte  divin,  est  toujours 
pour  nous  un  sujet  de  consolation,  parce  que  c'est  une  con- 
quête de  la  grâce  sur  la  nature.  Afiermir  entre  les  mains 
de  Dieu  ce  qui  lui  a  été  précédemment   attribué,  n'est 


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pas  an  triomphe  moins  consolant.  Or,  tous  le  savez,  M.  T.- 
C.  F.,  le  lieu  sur  lequel  s'élève  cet  édifice  nouveau  n'était 
pas  demeuré  jusqu'à  ce  jour  un  lieu  profane  et  séculier. 
Cette  terre,  depuis  bien  des  siècles,  était  déjà  une  terre 
sainte. 

L'histoire  nous  apprend  que,  durant  les  treize  années 
qu'il  passa  dans  son  monastère  de  Ligugé,  le  grand  servi- 
teur de  Dieu,  saint  Martin,  quittait  de  temps  en  temps  «a 
cellule  de  bois,  et  s'éloignait  momentanément  de  ses  frères, 
pour  porter  dans  le  voisinage,  parfois  même  très^loin,  le 
nom  de  Jésus-Christ  et  la  foi  à  son  Évangile.  Nous  savons 
en  outre,  par  Sulpice  Sévère,  que  partout  où  le  moine 
apôtre  avait  détruit  le  culte  des  idoles,  renversé  les  monu- 
ments de  la  superstition  païenne,  aussitôt  il  y  élevait  une 
église  ou  un  monastère.  L'édifice  était  des  plus  modestes, 
mais  enfin  c'était  un  oratoire  chrétien  ;  et  cet  oratoire  n'était 
pas  désert,  puisque  tout  aussitôt  il  se  groupait  autour  de 
lui  quelques  néophytes  qui  se  vouaient  à  la  pénitence,  à  la 
prière  et  à  la  contemplation  :  Nam  nbi  fana  deslhixeraif 
^atim  Un  aut  ecclesias  aut  momuteria  cotutmelM  '• 
Après  la  mort  du  glorieux  thaumaturge,  ces  sanctuaires 
dont  il  avait  été  le  fondateur  furent  naturellement  des 
premiers  à  revendiquer  son  patronage,  et  notre  contrée  en 
compte  plusieurs  qui  peuvent  se  glorifier  de  cette  origine. 
Il  y  a  tout  lieu  de  penser  que  l'église  de  Sain^Martin  de  la 
Puye  fut  de  ce  nombre.  De  Liguée  ici,  la  tradition  noue 
montre  l'itinéraire  de  l'homme  de  Dieu  :  la  trace  de  ses  pas 
ou  des  pieds  de  sa  monture  n'est  point  eflTacée  du  s<d, 
encore  moins  du  souvenir  et  de  la  vénération  des  peuples. 

Les  oommencements  du  douzième  siècle  trouvèrent  donc 
debout,  sur  l'emplacement  où  nous  sommes,  une  église  et 
un  pi»iei»é  de  Saint-Martin.  C'était  le  centre  d'une  modeste 

1.  Sulp.  8ev«r-  De  Vit.  fi.  Martin,  n.  x. 


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—  Hif  — 

■  chrétienté  paroissiale,  entourée  de  vallons  et  de  coteaux 
incultes,  écartée  de  tous  les  regards  et  de  tous  les  sentiers 
d3S  hommes.  Ç'allait  devenir,  par  le  Cait  d'un  de  mes  saints 
devanciers,  et  par  les  libéralités  de  quelques  grandes  âmes, 
l'un  des  asiles  religieux  les  plus  utiles  et  les  plus  célèbres 
de  cette  partie  du  Poitou. 

IL  Le  siège  de  Poitiers  était  alors  occupé  par  un  intré- 
pide évêque  qui  a  été  élevé  sur  les  autels,  Pierre,  second  du 
nom,  le  vengeur  public  des  bonnes  mœurs,  le  martyr  de 
l'indépendance  et  de  la  fermeté  sacerdotales.  Un  de  ses  con- 
temporains, dont  les  préférences  se  portaient  vers  Tordre 
canonial,  lui  a  reproché  d'avoir  la  passion  des  moines  et 
d'en  vouloir  mettre  partout  ^  La  vérité  est  qu'en  particulier 
il  est  considéré,  avec  le  bienheureux  Robert  d'Arbrisselles, 
comme  le  véritable  instituteur  et  père  de  Fontevrault,  et 
qu'il  appela  les  fontevristes  sur  plusieurs  points  de  son  dio- 
cèse *.  Le  monastère  de  la  Puye  figure,  avec  ceux  de  Len- 
cloitre  et  de  Yillesalem,  parmi  les  créations  primitives  de 
cet  ordre.  Il  était  Tobjet  de  la  prédilection  particulière  des 
saints  fondateurs,  qui  le  favorisèrent  plus  d'une  fois  de  leur 
visite..  C'est  de  la  Puye  que  la  bienheureuse  Pétronille  de 
Ghemillé  accourut  en  hâte  dans  le  Berry  auprès  du  bien- 
heureux Robert  expirant  3. 

Quand  l'évêque  consacre  une  église,  il  dit  :  EccleHœ  titu- 
lus  sU  sempUemus..,  Altare sit  perpetuum  :  c  Que  le  titre  de 
cette  église  soit  sempiternel,  que  cet  autel  soit  perpétuel!  > 
Il  ne.  fallut  rien  moins  que  cela  pour  que  l'église  et  l'autel 
majeur  de  la  Puye  retinssent  le  vocable  préexistant  de  saint 


1.  s.  Ivo  Camot.,  Epist.  zzzvi  ad  Petmm  Pictavien.,  'Bp  Migne, 
Patrolog.  lat.,  T.  CLXII  pag.  4S. 

2.  Patrolog  lat.,  i^û?.,  pag.  1089  et  seq.  ;  1096  et  seq. 

S.  Interea  vero  nontins  qui  transmiasns  faerat  poet  àbbaliaflam,  ad 
Podiamusque  pervenit...  Illa  vero,  ^tqne  Angardis  qun  cumeaeratr 
tam  trifiti  terri tœ  nuntio...  ante  diem  a  Podia  moyentor  Vita  B.  Bo- 
berti  Arbriss.»  auct.  Fr.  Andiea,  ap..  Hîgae,  lèwi.,  pag.  lOJSL 


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-  113  — 

Martin.  Car  c'était  la  règle  invariable  de  Ridwrt  que  taule 
foniation  fonteyriste  fût  piacëe  sou  ;  t'invocation  de  la  bien* 
heareuse  Marie  toujours  vierge  :  Hœc  autem  erat  Ulius  t»- 
fl'*xibilis  eonsuetudo,  nt  ubieutnque  cœnobia  sanetinumialtims 
suis  œdifkari  fecerat,  in  honorem  S.  Mariœ  semper  tdrginis 
ea  consirueret.  A  la  Puye,  cette  c  coutume  inflexible  i  dut 
fléchir,  au  moins  en  ce  qui  était  du  titre  de  Téglise  qu'on 
recevait  en  don  de  saint  Pierre  II.  La  religion,  qui  ne  permet 
pas  qu'on  préjudicie  aux  droits  acquis  des  vivants,  se  garde 
bien  de  troubler  la  possession  des  habitants  de  la  gloire.  Si 
donc  un  riche  rétable,  ajouté  plus  tard,  vint  constater  la 
dévotion  propre  de  Tordre  au  mystère  de  Marie  présente 
sur  le  calvaire,  le  titulaire  demeura  pourtant  celui  que  la 
tradition  des  siècles  et  la  consécration  épiscopale  avaient 
établi. 

11  en  fut  ainsi  durant  plus  de  six  cents  ans.  Église  à  la 
fois  conventuelle  et  paroissiale,  cette  maison  de  Dieu  n'a 
point  cessé  d  être  une  maison  de  prière,  fréquentée  par  des 
générations  successives  d'épouses  du  Christ.  Bien  que  le 
monastère  fût  seulement  une  maison  locale,  on  y  vit  jusqu'à 
cent  religieuses.  Les  jeunes  filles  des  maisons  les  plus  re- 
comraandables  du  pays  y  étaient  élevées  à  l'école  de  ces 
pieuses  et  habiles  maîtresses.  Les  élèves  se  présentèrent  tout 
d'abord  en  si  grand  nombre,  qu'on  dut  les  faire  refluer  en 
partie  dans  le  monastère  de  Yillesalem,  voisin  de  celuv-ci. 
Pendant  cette  longue  série  de  siècles,  que  de  ferventes 
oraisons,  que.  d'austérités,  que  de  vertus  ont  attiré  les  re- 
gaixis  de  Dieu  et  de  ses  anges  sur  ce  lieu  bénil  Le  chant 
des  heures  canoniales  et  des  pieux  cantiques  s'y  faisait 
entendre  jour  et  nuit. 

La  tempête  révolutionnaire  vint  renverser  cetteœuvre.  A  la 

Puye,  aussi  bien  que  dans  toute  la  France,  les  vierges  saintes 

sont  bannies  et  dispersées:  une  seule  reste,  comme  pour 

devenii*  le  trait  d'union  avec  le  passé  quand  apparaîtra,  sous 

T.  vui.  8 


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— 11&  — 

une  autre  forme,  Vœuvre  de  Tavenir.  Le  monastère  âban- 
donné  tombait  déjà  en  ruine.  L^église,  déserte  les  autres 
jours,  privée  même  de  prêtre  durant  plusieurs  années,  n'était 
plus  visitée  que  ledimanche  par  les  habitants  du  village: 
population  chrétienne,  il  est  vrai,  maïs  retenue  loin  du  sanc- 
tuaii^  pendant  toute  la  semaine  par  les  travaux  des  champs. 
A  tout  ce  mouvement,  à  toute  cette  vie  religieuse  si  animée 
des  âges  précédents,  avait  donc  succédé  un  silence  de  mort. 

m.  Mais  il  y  a  dans  le  christianisme  un  principe  immortel 
de  fécondité.  Jésus-Christ  a  dit  :  Eco  sum  resurrectio  et  vUa  : 
f  Je  suis  la  résurrection  et  la  vie,  et  ce  qui  vit  et  croit  en 
c  moi  ne  mourra  point  pour  toujours  ^  i.  Il  ne  s'était  guère 
écoulé  qu'un  quart  de  siècle,  et  la  Puye  recevait  un  nouvel 
essaim  plus  nombreux  que  celui  qui  avait  été  chassé  de  la  ru- 
che. Dieu  avait  suscité  un  successeur  au  bienheureux  Robert 
d'Arbrisselles  :  je  dis  un  successeur,  car  il  serait  intéressant 
de  montrer  combien  les  maximes  du  fondateur  des  fonte- 
vristes  étaient  d'avance  conformes  à  celles  qu'après  lui  un 
autre  grand  serviteur  de  Dieu  devait  graver  ici  dans  le  cœur 
d'une  famille  nouvelle  de  vierges.  On  vit  également  renaître 
Pétronille  de  Chemillé  dans  une  de  ces  femmes  fortes  qui 
n'apparaissent  qu'à  de  raines  intervalles ,  la  bonne  Sœur 
Elisabeth  Bichier  des  Ages. 

Le  souvenir  de  ces  saintes  âmes  étant  étroitement  lié  à 
celui  de  l'édifice  ancien  qui  abrita  leur  ferveur,  il  ne  nous 
est  point  possible  de  ne  pas  lui  payer  un  tribut  de  regrets. 
Ce  temple  délabré  et  tombant  en  ruine,  nous  jciissions  tous 
voulu  le  conserver  :  c'était,  à  nos  yeux,  comme  une  châsse 
et  un  reliquaire.  C'est  là  que  le  Père  André  faisait  devant  le 
tabernacle  ces  longues  stations,  toujours  trop  courtes  à  son 
^é.  Là  que  de  soupirs,  que  d'oraisons,  qu3  d'actes  de 
pénitence,  que  d'ardentes  aspirations  1  Ce  pavé  détrempé  de 


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-  n«  — 

larmes,  ces  autels  rendus  vénérables  par  tant  de  sacrifices 
fenents,  ces  murailles  imprégnées  des  parfums  de  la  piété, 
ces  lambris  sous  lesquels  tant  d'offices  du  Sacré-^^œur  et  de 
la  Réparation,  tant  de  chapelets  et  de  rosaires  avaient  été 
pieusement  récités  :  oui,  mes  très-chères  Sœurs,  nous  étions 
d'accord  avec  vous  pour  vouloir  disputer  aussi  longtemps 
que  possible  à  la  destruction  ce  fidèle  témoin  des  temps  an- 
ciens et  des  tanps  nouveaux,  cette  église  qui,  sans  changer . 
de  structure,  avait  vu  dans  l'enceinte  de  ses  murailles  Ro- 
bert d'Arbrisselles  et  Pétronille  de   Ghemillé  au  douzième 
siècle,  AjQdré  Foumet  et  la  Sœur  Elisabeth  au  dix-neuvième. 
Il  en  est  parmi  vous  qui  ont  appartenu  à  la  première  géné- 
ration des  Filles  de  la  Croix,  à  cette  colonie  que  le  bon  Père  et 
la  bonne  Sœur  avaient  amenée  d'abord  de  Holante  à  Maillé, 
puis  du  pauvre  réduit  de  Saint-Phêle  de  Maillé  dans  ce  mo- 
uastère  de  la  Puye.  Je  devine  et  je  partage  la  tristesse  qui  se 
mêle  en  ce  moment  à  votre  joie.  Les  moindres  objets,  les 
plus  petits  détails  offraient  ici  à  votre  piété  filiale  des  émo- 
tions et  des  réminiscences  que  rien  ne  pourra  remplacer. 
Mais  le  temps  est  plus  fort  que  les  hommes.  L'heure  de  l'é- 
croulement était  venue,  et  il  fallut  obéir  à  la  nécessité. 

Je  dois  rendre  témoignage  au  bon  esprit  de  la  population 
qui  vous  entoure.  Grâce  au  concours  bienveillant  des  auto- 
rités municipales,  vous  êtes  devenues,  par  un  contrat  incom- 
mutable,  propriétaires  de  l'édifice  sacré  dont  le  monastère 
n'avait  eu  jusqu'ici  que  l'usage.  Il  est  vrai,  vous  avez  acquis 
cet  avantage  à  grand  prix.  Par  vos  soins,  le  premier  apôtre 
de  cette  chrétienté,  saint  Martin,  a  vu  s'élever  en  son  hon- , 
neur  une  nouvelle  église,,  que  nous  avons  inaugurée  depuis 
dix  ans  déjà  en  qualité  d'église  paroissiale.  Ce  n'est  qu'après 
œtte  dette  acquittée,  que  votre  temple  intérieur  s'est  élevé 
sur  les  débris  de  l'ancien,  et  c'est  ce  second  temple  que  nous 
avons  le  bonheur  de  consacrer  aujourd'hui. 
lY.  Daniel  avait  dit,  en  parlant  de  la  reconstruction  qui 


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-  116  - 

suivrait  les  années  de  la  captivité  de  Babylone:  Et  rurstm 
œdificabitur  pUUea  et  mûri  in  migustia  temparum  ^  La  pro- 
phétie a  eu  pour  vous  sou  accomplisseinent  :  cette  réédiiica- 
tioi)  s'est  bien  réellement  faite  dans  des  temps  pleins  d'au- 
goisse.  N'est-ce  pas  uu  mii*ajcle  qu  au  milieu  de  circonstances 
pareilles,  quand  l'effondrement  se  faisait  partout,  ce  monu- 
ment ait  pu  continuer  de  s'élever,  et  de  s'élever  dans  des 
conditions  si  propices  ?  La  gueiTe,  l'invasion  éti*angèi*e,  dii 
de  vos  maisons  autour  de  la  capitale  exposées  des  deux  côtés 
au  feu  des  combattants  et  ravagées  de  fond  eu  comble  : 
tout  semblait  menacer  l'existence  de  la  cougrégration  elle- 
mémo.  L'architecte  distingué,  disons  mieux,  l'artiste  dévoué 
qui  a  conçu  et  dirigé  cette  œuvre  si  glorieuse  pour  sa  renom- 
mée, n'a  pas  été  à  l'abri  des  tribulations  et  des  épreuves. 
L'homme  honorable  qui  conduisait  les  travaux,  atteint  par 
les  exigences  de  la  loi  militaire,  a  dû  laisser  quelque  temps 
la  truelJe  poui'  prendre  l'épée.  N'importe  :  le  ti'avail  inter- 
rompu n'a  pas  tardé  à  être  repris,  et  le  voici  heureusement  et 
magniliquement  conduit  à  sou  terme,  prêt  à  recevoh-  toutes 
les  effusions  de  la  bénédiction  céleste. 

Ce  temple,  mes  Sœurs,  vous  sera  d'autant  plus  cher  qu'il 
est  le  fruit  des  offrandes  de  toute  la  congrégation.  Est-il  une 
seule  de  vos  maisons  particulières  à  laquelle  il  n'ait  coûté 
(|uelques  sacriiices  spontanément  offerts,  quelques  privations 
joyeusement  endurées  ?  La  Puye,  c'est,  pour  le  plus  grand 
nombre  d'entre  vous,  la  maison  oii  vous  êtes  nées  à  la  vie  re- 
ligieuse, oii  l'anneau  de  l'alliance  avec  l'Époux  céleste  a  été 
mis  à  votre  doigt  ;  pour  tomtes,  c'est  le  berceau  de  l'ordre, 
c'est  la  maison-mère,  où  reposent  les  corps  déjà  gloriliés  des 
premiers  fondateurs,  où  siégerautorité  à  laquelle  est  due  une 
obéissance  générale.  Quelle  Fille  de  la  Croix  n'avait  à  cœur 
(le  voir  s'élever  là  une  église  assez  vaste  pom*  suffire  aux 

l.  Dan.,  z,  Sft. 


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-  117  - 

exercices  qui  appellent  chaque  année  tant  de  retraitantes  & 
s'unir  au  personnel  déjà  si  nombreux  des  postulantes,  des 
novices,  des  anciennes  et  des  oflicières  placées  auprès  de  la 
supérieure  générale  ?  Ce  vœu  est  aujourd'hui  satisfait. 

Ayant  accompli  toute  justice  envers  le  glorieux  titulaire  de 
l'ancien  temple,  la  liberté  nous  est  acquise  maintenant  de 
placer  celui-ci  sous  l'invocation  de  la  bienheureuse  Marie, 
debout  au  calvaire  devant  la  croix  de  son  Fils.  Cette  dévo- 
tion, qui  fut  celle  du  monastère  fontevriste  avant  d'être  la 
vôtre,  va  devenir  le  titre  authentique  de  l'autel  nouveau.  A 
ce  titre  principal,  nous  joignons  celui  de  l'apôtre  saint  André, 
qui  est,  après  la  Vierge  du  calvaire,  le  patron  préféré  des 
Filles  de  la  Croix.  Enfin  toutes  les  autres  dévotions  qui  fu- 
rent chères  à  vos  fondateurs,  et  qui  se  rapportent  aux  ori- 
gines de  votre  congrégation,  sont  exprimées  dans  la  structure 
et  l'économie  de  ce  temple,  soit  par  le  vocable  de  ses  autels 
secondaires,  soit  par  les  pieuses  images  représentées  dans 
ses  riches  verrières.  Le  virginal  époux  de  Marie  n'y  a  point 
été  oublié,  l'économe  fidèle  et  prudent  que  le  Seigneur  a 
établi  sur  sa  famille  pour  lui  procurer  la  nourriture  au  temps 
voulu*.  Vous  avez  été  d'accord  avec  moi  pour  applaudira 
cette  coïncidence  de  sa  fête  avec  la  dédicace  du  monument 
dont  vous  vous  déclarez  redevable  à  son  intercession. 

V.  Vous  n'ignorez  pas,  mes  très-chères  Filles,  que  l'Église 
enjoint  de  déposer  dans  les  autels  quelques  reliques  des  saints 
martyrs.  Nous  avons  été  heureux  de  pouvoir  enchâsser  dans 
l'autel  principal  un  fragment  du  bois  de  la  croix  de  saint 
André.  Filles  de  la  Croix,  n'est-ce  pas  là  en  quelque  sorte  le 
bois  dont  vous  avez  été  faites,  l'arbre  dont  vous  avez  été  dé- 
tachées, ou  plutôt,  dont  vous  êtes  les  branches  vivantes  ? 
El  ne  puis-je  pas  vous  dire  ici  avec  Isaïe  :  «  Regardez  à  ia 
(  pierre  dont  vous  avez  été  taillées,  à  la  carrière  d'où  vous 

1.  Matth.,  zziv»  46. 


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c  avez  été  tirées  *  »  ?  Mais  pour  accomplir  plus  liltéraleiaeiit 
la  prescription  liturgique,  nous  y  avons  ajouté  des  ossements 
de  martyrs.  Le  désir  de  marquer  les  circonstances  des  lieux 
et  des  temps  a  dicté  notre  choix.  Cette  terre  du  Poitou,  ayant 
été  chrétienne  de  bonne  heure,  possède  peu  de  martyrs  in- 
digènes, et  leurs  restes  sont  rares  parmi  nous.  H  est  un  de  nù" 
de.vanciers  qui,  ayant  quitté  son  siège  pour  évangéliser  la 
Germanie,  fut  martyrisé  à  Ratisbonne,  dont  il  était  deveni; 
révoque  :  nous  avons  détaché  pour  vous  une  parcelle  de  la 
côte  de  saint  Emmeran,  que  nous  avons  reçue  du  chapitre 
de  sa  cathédrale.  Nous  avons  fait  la  même  chose  par  rappbrt 
à  une  relique  précieuse  de  saint  Pierre  d'Arbuès,  martyr 
aragonais,  récemment  canonisé.  Enfin,  la  rubrique  qui  pres^ 
jcrit  de  placer  dans  Tautel  des  reliques  de  martyrs,  n'interdit 
Ipas  d'y  joindre  des  reliques  de  confesseurs.  Un  heureux  k- 
Ipropos  nous  a  permis  de  confier  à  ce  vase  de  plomb  qud- 
ques  parcelles  des  ossements  de  Tévêque  de  Poitiers,  saint 
Pierre  II,  et  du  bienheureux  Robert  d'Ârbrisselles.  Quant 
aux  reliques  destinées  aux  autels  latéraux,  elles  proviennent 
des  cimetières  sacrés  de  Rome,  sauf  celle  de.  saint  Thomas  de 
Cantorbéry,  le  grand  martyr  de  la  liberté  ecclésiastique. 

Tout  à  l'heure,  tandis  que  nous  suivions  processionnelle- 
ment  ces  restes  vénérés,  et  que  nous  les  promenions  autour 
de  réglise  oii  ils  doivent  reposer,  nous  étions  sous  l'empire 
d'une  émotion  que  vous  partagiez  avec  nous.  Comme  ils  par- 
laient à  nos  âmes,  ces  chants  sacrés  de  la  liturgie  t  Surgite. 
sancti  Dei,  de  mansionibus  vestris  :  '  f  Levez-vous,  saints  de 
Dieu,  du  fond  de  vos  demeures,  et  bénissez  de  nouveau  ces 
lieux  autrefois  sanctifiés  par  votre  présence  »  :  loca  sandifir 
cote,  plebem  benedicite.  Je  le  sais,  vos  âmes  habitent  le  ciel,  et 
elles  y  sont  debout.  Mais  vos  dépouilles  mortelles  gisent  en- 
core dans  leurs  sépulcres  terrestres.  Sortez  de  votre  poussière, 

1.  Ita.|  Li|  1. 


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leTeir*v<m5i,  ei  consklâf^  les  changements  divers  qui  se  sont 
opcrés.  La  petite  chrétienté  fondée  ici  par  vous,  ô  Martin, 
voyez  oonmie  les  siècles  l'ont  développée.  Le  collège  virginal 
que  voua  aviez  établi  dans  ce  cloître,  6  bienheureux  Robert, 
avec  le  concours  du  saint  pontife  Pierre,  voyez  combien,  en 
se  transformant,  il  s'est  grossi  et  multiplié.  Autrefois,  il  y 
eut  ici  cent  religieuses  ;  il  y  en  a  aujourd'hui  quatre  ou  cinq 
cents,  et  c'est  le  centre  de  près  de  trois  mille  vierges  qui  se 
dévouent,  comme  leurs  devancières,  à  former  sous  les  yeux 
de  Dieu  des  générations  de  filles  et  de  femmes  chrétiennes. 
Oui,  i  mettez-vous  en  marche,  ô  saints  de  Bieu  >  :  ambulate, 
sancii  Dei;  considérez  ces  bâtiments  agrandis,  ces  champs 
défrichés,  ces  vignes  plantées,  ces  déserts  mis  en  culture  et 
désormais  en  plein  rapport.  N'est-il  pas  vrai  que,  depuis  la 
donation  de  Pétronille  de  Montoiron  et  des  autres  signataires 
de  la  chaite  du  douzième  siècle  naissant  ^  la  terre  de  la 
Puyç,  malgré  les  spoliations  et  les  révolutions,  a  quelque  peu 
pi-ospéré  aux  mains  des  servantes  de  Jésus^hrist  ?  Puis, 
après  avoir  fait  à  travers  tout  le  domaine  la  reconnaissance 
détaillée  des  lieux,  entrez  dans  cette  église  nouvelle  qui  se 
dresse  sur  les  ruines  de  l'ancienne.  Elle  a  été  bâtie  pour  vous: 
f^dificata  est  enm  vobis  ecclesia  nom.  Yous  êtes  les  premiers 
qui  en  devez  prendre  possession.  Après  vous,  avec  vous, 
nous  allons  y  pénétrer,  partageant  vQtre  tressaillement  de 
joie,  à  la  pensée  que,  dans  cette  basilique  nouvelle,  le  peuple 
chrétien  pourra  adorer  plus  convenablement  la  majesté  de 
Oieo  :  (Bdifieaia  est  enim  vobis  ecclesia  nova^  ubi  populus  ado- 
rare  débet  majestatem  Dei  ^. 

Tl.  Mes  chères  Filles,  saint  Augustin  l'a  dit,  et  nous  sen- 
tons tous  fiujourd'hui  la  vérité  de  sa  parole  :  la  dédicace 


1.  Charta  donationis  de  terra  de  Podia,    Patrolog.  lat.,  loc  cit. 
pL  1006,  1007. 

2.  VotttàL  Roman,   de  Kcdes.   dedlcat.,  Antiphone  pro  prooess. 
BoLiq. 


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-  120-  1 

d'une  église  est  un  jour  de  joie  :  Dedteatio  habet  eaculiaiùmem  * . 
Quelle  consolation  cette  solennité  ne  nous  apporte4-elle  pas 
au  milieu  des  tristesses  de  l'heure  présente  f  Cette  journée 
sera  notée  d'un  signe  particulier  de  bonheur  dans  les  fastes 
de  votre  famille  religieuse.  Ce  pontife  missionnaire,  ces  abbés 
de  nos  monastères,  ces  prêtres  appliqués  au  soin  spirituel  de 
vos  maisons  dans  les  diverses  provinces  de  la  France,  en 
Espagne,  en  Italie,  ce  clergé  nombreux,  ces  familles  amies 
et  alliées  de  vos  fondateurs,  tout  ce  cortège  d'honneur  ajoute 
aux  splendeurs  de  la  fête.  Le  passé  semble  revivre  pour  s'unir 
au  présent.  Héritier,  très-indigne  assurément,  des  saints 
évêques  Hilaire  et  Pierre  II,  ne  retrouvé-je  pas  auprès  de  moi 
la  descendance  de  Martin  dans  la  personne  de  son  successeur 
l'abbé  de  Ligugé  ?  la  postérité  de  Pierre  de  l'Estoile,  le  fidèle 
ami  du  bienheureux  Robert,  dans  la  personne  de  Tabbé  de 
Fontgombaud  ?  Et  enfin,  ce  vénérable^évêque  venu  des  ex- 
trémités du  monde  à  cette  heure  précise,  n'est-il  pas  là,  lui, 
l'enfant  de  la  Franche-Comté,  comme  pour  représenter  ces 
quatorze  filles  franc-comtoises  que  Dieu  avait  subitement 
envoyées,  quatre  d'abord,  dix  autres  ensuite*,  au  moment  où 
la  bonne  Sœur,  levant  les  yeux  au  ciel,  venait  de  s'écrier  : 
c  Mon  Dieu,  on  me  demande  des  Sœurs,  et  je  n'en  puis 
donner  :  faites-^n  donc  pleuvoir  du  ciel  ^.  i 

Nous  allons,  mes  chères  Filles,  achever  ladédicace  de  cette 
basilique  :  je  répète  ce  mot  qui  n'a  rien  de  trop  pompeux, 
vu  l'ampleur,  la  beauté,  la  perfection  de  cet  édifice.  Sans 
doute,  la  sanctification  opérée  par  mes  mains  et  par  celles 
de  mes  vénérables  Frères  dans  l'épisoopat  ou  dans  la  hié- 
rarchie monastique,  sera  très^puissante  par  elle-même.  Ces 
aspersions,  ces  onctions,  ces  encensements,  ces  rites  nom- 


1.  Augttrt.,  Sermo  cclvi,  de  Temp. 

2.  Vie  de  la  bonne  Sœnr  Elisabeth  Bichier  des  Ages,  fondatrice  et 
première  supérieaie  des  FiUes  de  la  Croix,  par  le  R.  P.  Bigand,  OUat 
de  Saini-Hilaire,  p.  98. 


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breux  et  varies  sont  doués  d  une  vertu  efficace  et  féconde. 
Toutefois,  si  nous  déposons  ici  le  germe  de  la  sainteté,  c'est 
à  vous  d'achever  la  consécration  de  ce  temple  et  de  ces  autels 
parla  ferveur  de  vos  prières,  parla  perfection  de  votre  vie. 
Là  où  nous  avons  tracé  les  lettres  mystérieuses  de  l'alphabet 
sur  la  cendre,  versez  incessamment  les  pleurs  delà  pénitence, 
les  soupirs  d'un  cœur  anéanti  et  humilié.  Ces  colonnes  que 
nous  avons  ointes  de  l'huile  sainte  et  parfumées  de  l'encens, 
qu'elles  s'imprègnent  de  la  bonne  odeur  de  l'onction  spiri- 
tuelle de  vos  âmes.  Ces  autels  que  nous  aurons  préparés,  par 
des  cérémonies  si  multipliées,  à  Toflice  auquel  ils  sont  des- 
tinés, îmmolez-y  chaque  jour  et  vos  corps  et  vos  cœurs, 
comme  des  holocaustes  vivants,  en  union  avec  la  victime 
sainte.  Oui,  Seigneur  mon  Dieu,  que  la  grâce  de  votre  visite, 
largement  épandue  en  ce  lieu,  en  parcoure  toute  la  surface  et 
toute  l'étendue,  depuis  les  parvis  jusqu'au  sanctuaire  :  til  tua 
fusa  in  hoc  loco  visitationis  gratta  extensos  ejus  tenninos  et  atria 
circumacta  percurrat  ;  que  la  vertu  céleste,  débordant  de  la 
piscine  placée  à  l'entrée  de  ce  temple,  en  purifie  tous  les 
coins  et  recoins  :  sitque  per  cunctos  ejus  angulos  et  recessus 
kujus  gurgitis  purificatio  per  laxacrum  :  de  telle  sorte  que 
fleurisse  toujours  ici  Tallégresse  de  la  paix,  la  grâce  d^  l'hos- 
pitalité, l'abondance  des  biens,  le  respect  de  la  religion  et 
ia  facilité  du  salut  :  ut  semper  hic  lœtitia  quietis,  gratia  hospitor- 
litatis,  (Aundantia  frugis^  reverentia  religionisy  copiaque  sU 
salutis^. 

n  me  reste  un  dernier  devoir  à  remplir.  Plaise  à  Dieu  que 
ce  que  je  vais  dire  soit  sans  objet  !  J'ai  demandé  que  le  titre 
de  cette  égli^  fût  perpétuel.  Nous  serons  exaucés,  et  la  pro- 
tection divine  écartera  d'ici  toute  profanation,  toute  spolia- 
tion, j'en  ai  la  confiance.  Si  pourtant  une  main  sacrilège 
devait  jamais  arracher  ce  monument  à  sa  destination  sacrée, 

t  Pontit*  Boman.,  De  JCcclea.  dedic,  OniXo  SancUfieare. 


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—  122  — 

et  TafTecter  à  des  usages  profanes,  qu'elle  soit  maudite  dès 
aujourd'hui  t  La  peine  d'excommunication  majeure  esi 
portée  d'avance  contre  tout  acte  de  cette  nature.  Anathème 
à  qui  ravit  à  Dieu  ce  qui  lui  a  été  une  fois  attribué  ! 

Oh  !  mes  très-chers  Frères,  que  cette  église  consacrée 
pour  toujours,  ne  soit  détruite  que  par  le  temps  !...  Mais 
celle-ci.  le  temps  ne  la  détruira  pas...  Le  mal  a  pris  un  tel 
empire  qu'on  se  demande  si  le  monde  n'approche  pas  des 
derniers  jours...  Elle  sera  encore  debout  à  la  fin  des  siècles, 
aloi's  que  des  milliers  et  des  milliers  de  Filles  de  la  Croix, 
qui  se  seront  sanctifiées  sous  ses  voûtes,  et  dont  la  dépouille 
am^a  reposé  à  l'ombre  de  ses  murailles,  sortiront  de  leurs 
tombes  pour  aller,  avec  leurs  dernières  survivantes,  au- 
i]  wnit  du  Christ  qui  apparaîtra  avec  sa  croix  dans  les 
cieux* 


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XII 


LETTRE 

A  M.    L*ABBB    OHABLB0  GAT, 

CHAHOUfB     THiOLOOAIi     BT    YIOAIBB     QlkVÈUIih      BB     POITIERS  , 

AU  BUJBT  DB  BON  LIYBS  INTITULÉ  : 

DE  LA    VÏE  ET  DES    VERTUS    CHRÉTIENNES 
eonsidérées  dans  Vétat  religieux. 


Poitiera,  6  juillet  1874. 
Bn  Toctave  dee  SS.  apôtres  Pierre  et  Paul. 


MONSIKUR  l'abbé, 

J'ai  lu  en  grande  partie  moi-même  la  série  des  traités  dont 
se  composent  vos  deux  volumes  :  De  la  vie  et  des  vertus  chré- 
tiennes considérées  dans  l'état  religieux. 

Assurément  ce  ne  serait  point  t  avoir  travaillé  pour  vous 
t  seul  >  y  que  d'avoir  servi  aux  âmes  religieuses»  dont  le 
soin  vous  est  confié,  Taliment  exquis  d  une  doctrine  si  subs- 
tantielle et  si  vivifiante.  Le  profit  qu'elles  en  ont  tiré  se 
démontre  par  l'excellence  même  et  la  hauteur  du  langage 
qui  leur  est  devenu  accessible  et  familier.  Le  plus  bel  éloge 
d'un  enseignement  si  relevé  et  si  parfait»  c'est  qu'il  ait  su 


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se  créer  un  auditoire  capable  de  Tentendre  et  de  le  goûter. 
Et  parce  que,  selon  la  mémorable  maxime  de  sainte  Thérèse, 
€  à  mesure  que  Notre-Seigneur  a  tant  (?  ennemis  et  si  peu 
d'amis,  notre  tache  est  de  veiller  à  ce  que  ce  peu  d'amis 
qu'il  a  soient  bons  »,  j'acquitte  la  dette  de  ma  charge  pasto- 
rale, autant  que  celle  de  mon  cœur  ami,  en  vous  remerciant 
de  tout  le  bien  fait  à  des  ûmes  qui  me  sont  chères. 

Mais  le  zMe  et  la  charité  exigent  que  ce  bien  s'étende  da- 
vantage, et  que  votre  travail  profite  c  à  tous  ceux  qui  cherchent 

•  la  vérité  »  (Ecclû^  xxiv,  47).  Tant  d'âmes  qui  ne  deman- 
dent qu'à  grandir  et  à  se  dilater,  languissent  et  se  dessèchent 
faute  de  rencontrer  le  pain  solide  de  la  doctrine  !  N'est-il 
]>as  temps  de  quitter  ces  nourritures  qui  ne  nourrissent 
pas  ?  La  sagesse  ne  crie-t-elle  point  :  t  Vous  qui  avez  soif, 
€  venez  aux  eaux;  hâtez-vous,  achetez  et  mangez.  Pourquoi 
<  dépensez-vous  votre  argent  à  ce  qui  n'est  pas  du  pain,  et 

•  votre  peine  à  ce  qui  ne  rassasie  point  ?  Écoutez,  écoutez- 
«  moi,  et  votre  âme  se  délectera  dans  son  opulence  spiri- 
€  tuelle  •  (/«.,  Lv,  i,  2). 

Deux  docteurs  de  notre  collège  théologique  ayant  examiné 
attentivement  ces  traités  à  mesure  qu'ils  s'imprimaient, 
je  n'hésite  point  à  en  approuver  la  publication,  soumise 
d'ailleurs  pai*  vous  au  jugement  du  saint-siége.  J'en  augure 
des  fruits  précieux  et  des  progrès  sensibles  dans  les  voies 
de  la  perfection  qui  convient,  non-seulement  aux  hôtes  du 
cloître  et  aux  hommes  du  sanctuaire,  mais  aux  vrais  fidèles 
vivant  dans  le  monde. 

Que  Notre-Seigneur,  Monsieui-  l'abbé,  vous  accorde  l'abon- 
dance des  grâces  qu'il  a  promises  à  ceux  qui  enseignât  à  le 
connottre  et  à  l'aimer  1 


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XIII 


ENTRETIENS 

ATSC  LB  CLSBOÉ  PBMDANT  liEB'EXEBOICES 

DE    LA    BETBAITE    PA8T0BALE    ET    DU     XIX«  BY270DE  DIOCÉSAIN  : 

8C&  LA  CONSTITUTION  RELATIVE  AUX  VICAIRES  CAPITULAIRS8 

ET  AUX  ÉVÊQUEB  N0HMÉ8,  ETC. 

(  Vni-XV    JUILLET     MDOCCLXXIV.   ) 


Messieurs  et  chers  Coopf  rateurs, 

I.  Un  attrait  particulier  vous  a  conduits,  cette  année,  dans 
celte  sainte  maison,  plus  nombreux  encore,  il  me  semble, 
que  vous  n'étiez  l'an  dernier.  La  plupart  de  vous  connaissent 
et  aiment  d'avance  la  parole  puissante  du  tils  de  saint  Domi- 
nique qui  doit  diriger  nos  pieux  exercices.  Notre  Église  de 
Poitiers  lui  doit  beaucoup.  Après  nous  avoir  donné  ses  pre- 
miers débuts,  la  divine  bonté  l'a  fixé  parmi  nous.  Nous 
remercions  Dieu  de  ce  que  sa  force  s'est  accrue  dans  le  tra-l 
vail,  sa  force  du  corps  et  aussi  celle  de  l'esprit.  Ce  n'est 
qu'avec  le  secours  très-particulier  d'en  haut  qu'on  peut 
tant  dépenser  sans  s'appauvrir,  que  dis-je,  qu'on  peut  tant 
acquérir  en  donnant  toujours- 


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Nous  lie  mêlerons  guùre  noii'e  voix  à  celle  de  cet  homme 
apostolique,  que  pour  vous  faire  entendre  la  voix  du  chef 
de  rÉglise.  Nos  lettres  d'indiction  du  dix-neuvième  synode 
diocésain  vous  en  ont  fait  connaîti'e  la  matière  principale^.  H 


1.    MANDATUM      peu     INDICTIONB     BYNODI    DKBCSaAKuB    PJCTA- 

viBXSis  XIX.  —  Dilectismini  Fratres  et  Oompresbyteri,  Eoce  denuo 
•  recurrunt,  post  asûduas  dintumaaque  mînigterii  sacerdatolîs  oocnpa- 
tiones,  dcsideratissimi  illî  dies  quibns  licet  venire  seorsum  in  cleser- 
tumlocum  et  reqaiescere  pusillum*.  Qaoniam  vero  nos  undique  con- 
texeniiit  tcuebi»*,  instareqne  Tidetur  nox  qtumdo  nemo  poteBt  ope- 
rari  ',  ncccssc  est  ut  dacem  ad  bene  vivendum  et  fmctnoae  agendnm 
eum  intcrrogemus  et  sequamor,  qaî  est  lux  vera  iUluminans  oznnem 
homincm  \  Hauc  vitee  suœ  ignorantîam  reoognovit  Psalmista,  diocns  : 
Lueema  jfedUnu  mein  xerbtim  tuuni,  Domine^  et  lumen  temitii  mei»^. 

<c  Soit  nempe,  ut  pergit  Hilarias,  scit  se,  nisi  verbo  Dei  illuminatum, 
bas  corporum  tenebras  et  hanc  saBCuli  noctem  non  posse  evadere .  Scit 
ubique  adesse  lapides  offensionum,  laquées  funium,  et  scrobes  foYea- 
rum.  Ut  enim  quis  nocte  egressus  lucernam  antefert,  et  quo  pedem 
inférât  contuetur,  atque  ad  singulos  gressus  lumine  pneeunte  sollicitas 
est  :  ita  unusquisque  nostnim  manens  in  se  verbum  Dei  in  omnes  ope- 
ixun  processus  tanquam  lucernam  proetendit.  Omnis  etenim  doctrina 
cœlestis  duz  nobis  ad  iter  vit»  est,  quss  lucemse  modo  in  hac  sœcnli 
nocte  preferenda  est,  cum  aliquid  aut  agimus,  aut  cogitamos,  aut 
loquimur  :  ut  ea  in  omnem  progressum  cujuscumque  operationis  uta- 
muf*. 

Nec  sibi  tantum,  scd  et  al  ils,  nec  privât»  solummodo  et  domcsticae 
Titse,  scd  et  publicse  et  sociali  facem  prœtendere  debent  qui  a  Deo 
spiritualcs  populorum  duces  fuere  condtituti .  «  Apostolos  nempe,quos 
sal  terrœ,  quos  et  lumen  mundi  ^  nnucupat,  per  hanc  signilicationem 
hos  et  locernas  esse  Ecclosi»  ostendit  dicens  :  Lwierna  eârporis  tui 
est  oenhit  tuus*,  corporis  scilicet  Ecclesiœ  quse  unum  corpus  in  Christo 
est,  nosquc  invicem  membra  ejus.  Primum  enim  unicuique  nostrum 
Dei  verbam  oculus  sive  lueema  est  :  deinde  vie  apostoUcus  toti  cor- 
pori,  id  est,  Ecclesiœ  lucerna  est. . .  Ergo  si  oculi,  totius  corporis  pars 
lucidissima,  et  ob  îd  mcmbris  cœteris  prsestans,  erunt  tenebne;  id  est, 
si  apoatolorum  luccrnse  non  aidebunt,  lumine  ipso  in  tenebris  sito, 
quanta  totius  corporis  nox  manebit'!» 

(C  Ad  omnem  igitur  anim»  nostr»  pedem  utamur  Dei  verbo  ut  lu- 
ot^rna,  scd  lucerna  sempcr  ardente,  semper  in  officîum  sanm  per  nos- 
tram  provldcutiam  pneparata.  Verbum  autem  quod  pedibus  lueema 
est,  ipsnm  iUud  et  semitis  lumen  esse  débet.  Sensim  enim  et  domes- 
tioe  inoedentibufi  lacermi  opns  est  :  perogrinum  antem  et  publicum 

4  Man..  VL  H.  —  8.  Pi.  uv,  6.  —  3.  ioann.,  H.  4.  —4.  Jowm.,  L  9. 
î:  Pi  OTvm.  4é5.-  6.S.  Hflar,  Tract,  io  P^hn  cxvm,  titt.  xiy  b.  Î,  «.  -  1 
"vIl^U.  -  8.  Mal.h..  VI.  ^.  -  9.  S.  HUar.,  loc.  cit..  ».  ♦. 


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—  127  — 

s'agit,  avant  tout,  d'une  constitution  pontificale  portant 
reniement  d'un  des  points  qui  entraient  dans  le  programme 
du  concile  du  Vatican.  Cet  acte  important  de  Tautorité  du 
saint-siége  nous  donnera  ouverture  à  quelques  détails 
historiques  et  canoniques  dignes  de  votre  attention. 

Si  le  saint-siége  n'omet  jamais  de  veiller  à  la  conservation 
de  la  pure  doctrine,  ainsi  que  nous  en  aurons  de  nouvelles 


iter  ingrcdientibQB  lumen  potîtis  necefisarium  est,  ne  ambigu»  tî» 
error  occomt.  Fer  incrementa  enim  a  minore  ad  majus  adscenditur  : 
ut  ei  cui  verbum  Dei  primum  lucenia  ait  pedibus,  id  ipsiim  verbum  ei 
fiât  lumen  semitie  *.  y> 

Venun  ut  et  nos,  et  alios  curas  nostrae  concreditos,  tum  abscondite, 
tom  Tia  publîca  gradlentcs,  plenissima  supernae  veritatis  luce  offandi 
ooDtingat,  neoesse  est  ut  Paulo  Timothcum  admonenti  obseqùamur  : 
€  Exerce,  inquit»  teipsum  ad  pietatem  Nnm  corporalis  excrcitatio  ad 
€  modicum  utilis  est  ;  pietas  autem  ad  omnia  utîlis  est,  pi'omissionem 
«  habens  vitœ  quœ  nunc  est,  et  f utoras  * .  j> 

Pisesto  sint  igitur  omnes  et  singali  juxta  vigentcs  régulas  ad  sacra 
exercitia  sjnodalemque  consessum  die  décima  quinta  proximi  Juliî 
persolTendum  advocati  ;  cantetur  in  Bolemnitate  dominicali  i)8.  Apos^ 
tolorum  hymnus  Veni  Creator  ^  precationesque  ac  fervidae  piorum 
bjnaxesnon  deficiant. 

Pneter  responsum  Sacrse  Congregationis  super  quinta  nostra  Rela- 
tione  diœcesana  datum,  synodaliter  etiam  publicabuntur  aliqua  Sanctœ 
Sedis  acta  et  décréta ,  inter  quaa  Coustitntio  PU  Papœ  IX  ^itper  mca- 
riit  eapitularibuê  neenon  eUctia  et  nominatU  ad  scdes  ejmcopales  : 
qna  qnidem  praecaventur  in  posterum  graves  difficnltates  nec  pauca 
dissidia  BcdeaisB  noetrae  Pictaviensi  pneteritis  temporibus  pluries 
exorta.  Deoique,  jam  prope  elapsis  viginti  quinque  annis  ex  quo 
nobis  demandata  fuit  in  vos  cura  episcopalis ,  in  simplicitate  cor- 
dis  mentem  nostram  aperire  vobis  Ucebit,  monitaque  et  consilia 
paterne  anime  dare  de  iis  quae  ad  profectum  vestrum  exactiorem- 
que  discipUnam,  favente  jam  diuturua  experientia,  interesse  com- 
perîmus. 

Vas  autem,  charUsimi,  *uperœdificantes  vosmet  ipios  sanctUshna 
re^rœfideiy  in  Spiritv  saitcto  orantes,  vosmet  ipsos  in  dileetione  Dei 
fereate,  expectantes  misericordiavb  Dontini  noétri  Jesu  Ckristi  in 
ritam  aternam   . 

Datum  Pictavis,  in  palatio  Noetro  episcopali,  tnib  signo  sigîUoque 
Kûstris  ac  aecretarii  Kostri  suscriptione .  anno  Domini  millésime 
octingentesimo  septuagesimo  quarto,  die  vero  Junii  septima,  in  solem- 
nitate  Corporis  Christi. 


UMd..B.5.  -2.1figM)th.,  IV,  7,  s.—  3.  ittd.,  20,  81. 


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preuves  daiis  la  suite  de  ces  entretiens,  il  est  tenu  de  pour- 
voir on  même  temps  au  maintien  de  la  discipline  générale, 
et  s;>écialement  de  celle  qui  se  lie  aux  principes  et  à  i'eier- 
cice  de  la  juridiction  et  du  gouvernement  ecclésiastique. 

C'est  à  cette  fin  qu'à  la  date  du  5  des  calendes  de  sep- 
tembre (29  août)  de  Tan  dernier,  a  été  édictée  la  constitution 
que  nous  allons  promulguer  synodalement  *,  de  telle  sorte 
qu'elle  fasse  loi  à  jamais  pour  nos  vénérables  fi*ères  du 
chapitre  cathédral,  et  que  les  graves  embairas  et  les  conflit.^ 
multiplii's  qui  se  sont  produits  par  le  passé  dans  notre 
Église  de  Poitiers,  lui  soient  épargnés  à  l'avenir,  selon  qu  il 
est  dit  dans  notre  mandement  d'indiction  :  sic(pie  propca- 
veatUur  in  posterum  graves  difficultates  nec  pauca  dissuUa 
Eccîesiœ  nostrœ  Pictaviensi  prœteritis  temporilms  pluries 
exm^ta. 

La  constitution  Romanus  Pontifex  traite  de  deux  points, 
dont  le  second  est  connexe  au  premier. 

II.  Constitution  apostolique  concernant  lesvtcaires  capi- 
TULAiRKs  ET  LES  ÉvÊQUES  NOMMiss.  —  La  prcmitTc  partie  de 
cette  constitution  prononce  et  décide,  en  confirmation  de 
l'enseignement  constant  des  congrégations  romaines,  que  les 
chapitres  cathédi^aux,  en  nommant  un  vicaire  capitulaire 
dans  les  huit  jours  qui  suivent  la  vacance  dusiége,  Tinveslis- 
sent  de  toute  la  juridiction  épiscopale  dont  ils  avaient  éti' 
saisis;  qu'ils  ne  peuvent  rien  retenir  de  cette  juridiction  ;  et 
que  le  vicaire  capitulaire  doit  rester  en  possession  et  en  exer- 
cice de  sa  charge  jusqu'à  l'installation  régulière  du  nouvel 
évéque. 

Dans  le  di*oit  ancien,  legouvernement  d'une  église  vacante 
était  déféré  à  Tévêque  de  l'église  voisine  ;  et  l'usage  est 

1 .  Constitntio  Pii  Papes  IX  snper  vicariis  capitularibus  nec  non  i 
electia  et  nominatis  ad  sedes  episcopales  :  Momannê  pontifex,  pro  ^ 
viUMre  Hbi  divinitvg  eollato^  v  ial.  septembr.  MDCCCLXXIIL  1 


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-129-^ 
demeura  tel  pendant  longtemps  entre  les  ^lises  de  Lyon  et 
d'Autun  «. 

Les  chapitres,  ayant  été  définitivement  mis  en  possession 
de  ce  droit,  purent  d'abord  Texercer  collectivement  ou  par 
députatîon,  et,  dans  ce  dernier  cas,  avec  réserve  facultative 
quant  à  rétendue  et  la  durée  des  pouvoirs  du  délégué.  De 
graves  abus  en  résultt*rent.  L'Église  aime  l'unité  de  pouvoir, 
et  le  gouvernement  des  assemblées  répugne  à  l'esprit  de  sa 
constitution.  Le  concile  de  Trente  a  donc  fait  un  devoir  aux 
chapitres  cathédraux  d'instituer  un  vicaire  capitulaire;  s'ils 
n'usent  pas  de  ce  droit  dans  la  huitaine,  il  passe  au  métro- 
politain, qui  fait  la  nomination  en  leur  lieu  et  place  >. 

En  se  soumettant  à  cette  règle,  les  chapitres  gardèrent  la 
prétention  de  pouvoir  encore  limiter  le  temps  et  la  matière 
de  la  juridiction,  se  réserver  des  droits  de  haute  inspection, 
adjoindre  de  nouveaux  vicaires  aux  anciens,  ou  en  créer  de 
nouveaux  après  avoir  exigé  la  démission  des  précédents. 

Ces  prétentions  étaient  mal  fondées.  La  jurisprudence  des 
congrégations  romaines,  ou  plutôt  la  législation  du  saint- 
siége,  s'y  montra  constamment  opposée.  Le  texte  même  du 
concile  de  Trente  ne  s'y  prêtait  pas,  ainsi  que  le  remarque 
Pie  VII  dans  son  bref  au  vicaire  capitulaire  de  Florence. 
€  Une  fois  élus,  les  vicaires  ne  sont  pas  justiciables  du  cha- 
€  pitre,  mais  du  futur  évéque  »  :  semel  electos  non  capitula 
obnoxios  déclarât^  sed  futuro  episcopo  ^.  C'est  à  celui-ci  qu'il 
faudra  rendre  les  comptes  ;  c'est  par  lui  que  la  mauvaise 
administration  peut  être  mulctée  de  peines  spirituelles  et 
pécuniaires  ;  la  quittance  donnée  par  le  chapitre  serait  sans 
vertu,  parce  qu'il  n'est  pas  compétent  pour  cela  *.  A  part 
l'intervention  de  l'autorité  apostolique,  ce  n'est  que  dans  le 


1.  Bened.  XTV,  de  Sjn.  diœoes.,  L.  II,  c.  ix,  n.  1. 

2.  Qondh  Trid.,  sesa.  Z2jv,c.  xvi  de  Belorm. 

9.  Spist.  PU  PP.  yn  ad  vie.  gen.  FloreatixL  2  deoembr.  1810. 
4.  ConeU.  Trid.,  loc.  cit. 


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-  130  - 

cas  de  mort  ou  de  légitime  démission  que  le  vicaire  peut 
être  capitulairement  remplacé  par  un  autre. 

L'autorité  de  la  lettre  de  Pie  VII  au  vicaire  càpîtulaire  de 
Florence  éclaircissait  suffisamment  tous  ces  points.  Désor- 
mais, par  Tacte  apostolique  qui  nous  occupe,  ils  sont  si 
nettement  tranchés,  qu'il  ne  reste  plus  place  à  la  contro- 
verse. 

III.  Vous  avez  pu  remarquer.  Messieurs  et  chers  Cîoopé- 
rateurs,  que,  dans  tout  le  texte  de  cette  constitution,  le 
vicaire  capitulaire  est  toujours  désigné  au  singulier.  Faut-il 
en  conclure  que  la  pratique  de  nommer  plusieurs  vicaires 
capitulaires  est  absolument  interdite  à  partir  de  ce  mo- 
ment ?  Telle  n'est  pas  la  pensée  du  législateur  ;  et  le 
schéma  du  concile  du  Vatican,  auquel  s'attache  une  autorité 
d*autant  plus  grande  qu'il  a  été  discuté,  amendé,  puis 
adopté  dans  une  congrégation  générale  postérieure  à  la 
session  publique  du  dix-huit  juillet,  suppose  que  cet  usage 
aurait  prévalu  en  certains  lieux  de  manière  à  ne  pouvoir  pas 
^•tre  aboli  tout  d'un  coup.  En  matière  de  discipline,  Rome 
ne  s'est  jamais  montrée  insensible  à  certaines  nécessités 
provenant  des  dispositions  et  des  exigences  du  pouvoir 
temporel.  Dans  les  évêchés  et  archevêchés  de  France,  l'État 
admet  respectivement  deux  ou  trois  vicaires  généraux, 
rétribués  sur  les  fonds  publics.  Assurément,  il  n'est  venu 
à  la  pensée  de  personne  que,  de  leur  vivant,  les  premiers 
pasteurs  des  diocèses,  placés  en  face  d'une  administration 
si  étendue  et  si  variée,  dussent  se  priver  de  l'un  ou  de  l'autre 
de  ces  coopérateurs.  Or,  comme  ceux-ci,  d'après  les  règles 
existantes,  ne  peuvent  cumuler  le  titre  vicarial  avec  aucun 
autre  bénéfice,  leurs  moyens  d'existence  ne  se  continuent 
durant  la  vacance  du  siège  qu'autant  que  le  choix  du 
chapitre  peut  se  porter  sur  eux.  Prescrire  une  mesure  radi-- 
cale  qui  priverait  forcément  de  toute  ressource  des  hommes 
aussi  haut  placés  dans  la  hiérarchie  diocésaine^  est  une 


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-  131  - 

eitrémiié  peu  conforme  à  l'esprit  du  régime  ecclésiastique. 
Je  crois  entendre  d'ici  le  canoniste  romain  me  répondre  : 
waoblijiatewn  ttmto  incommodo.  Le  concile  d'ailleurs  sug- 
gère un  moyen  de  rentrer  dans  la  loi  sans  pousser  les  régies 
à  outrance.  Tout  en  continuant  au  dehors  les  dénominations 
passées  en  coutume  et  requises  par  les  pratiques  adminis-' 
tratives  et  budgétaires,  le  chapitre  peut,  par  une  délibé- 
ration particulière,  subordonner  et  partager  les  attribu- 
tions. Il  en  a  été  ainsi  déjà  en  plusieurs  endroits  ;  et  la 
législation  même  de  Trente  se  prête  à  cette  pombinaison, 
quand  elle  parle  du  vicaire,  de  l'économe  et  de  tous  autres 
officiers  et  ministres  constitués  parle  chapitre  pour  le  temps 
de  la  Tacance  '.  C'est  par  des  tempéraments  de  cette  sorte 
que  le  sens  pratique  de  l'Ëglise  lui  permet  de  sauvegarder 
des  convenances  légitimes  et  des  positions  acquises,  en 
attendant  qu'un  concert  plus  régulier  s'établisse  par  des 
stipulations  organiques  convenues  entre  elle  et  la  puis- 
sance séculière. 

IV.  La  seconde  partie  de  la  constitution  du  vingt-huit 
août  regarde  les  sujets  élus  ou  nommés  aux  sièges  épis- 
copaux. 

Ç/a  été,  dès  longtemps,  un  problème  dont  la  solution  était 
cherchéee  par  les  électeurs,  et  surtout  par  les  gouvernants, 
de  pouvoir  éluder  l'autorité  apostolique,  et  d'arriver,  par  des 
moyens  indirects  et  détournés,  à  se  passer  de  l'institution  pa- 
pale. Les  papes  nes'ysontpointmépris.PieVn,danssalettre 
au  cardinal  Maury,  disait  :  Scilieet  agitur  de  novo  in  Ecclesiam^ 
toque  pessimo  exempîo  inducendo,  propter  quod  civilis  paiestas 
eo  paulatim  perveniat,  ut  invacantium  sedium  administratUh- 
nem  camtituat  quos  sibi  libuerit  :  quod  cum  ecclesiasticœ  libertati 
officie,  tum  intcUidis  electionibus  et  echismati  Ustam  stemere 
tiam  nemo  est  qui  non  videat  K 

1.  8e8f.  zxiv,  c.  XVI  de  Befonn. 

3.  Xpirt.  Pii  Pap»  VU.  ad  eard*  Joann.  Maozy,  6  hot.  ]tl% 


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-  132  - 

Un  moyen  commode  était  celui-ci.  L'évêque  étant  une  fois 
nommé  par  le  pouvoir  civil,  on  demandera  aux  chanoines, 
et,  s*il  le  faut,  on  leur  commandera  en  termes  plus  ou  moins 
adoucis,  de  lui  conférer  des  pouvoirs  capitulaîres.  Alors 
révêque  nommé  se  trouvera  mis  en  possession  réelle  de  son 
évêché.  D'une  part,  le  gouvernement  lui  en  attribuera  le 
temporel  ;  de  l'autre',  en  vertu  de  la  délégation  du  chapitre, 
et  de  l'effacement  inévitable  des  précédents  vicaires  capitu- 
laîres vis-à-vis  de  l'élu  du  pouvoir,  celui-ci  exercera  la  juri- 
diction spirituelle  à  peu  près  sans  partage.  Resteront  les  pou- 
voirs d'ordre  :  on  s'en  passera  pour  un  temps,  et  l'on  pour- 
voira aux  ordinations  par  des  lettres  dimissoriales.  Et  encore, 
comme  on  pourra  transférer  sur  les  sièges  les  plus  importants 
des  évêques  déjà  consacrés,  rien  ne  sera  plus  en  souffrance 
dans  ces  diocèses.  On  se  sera  ainsi  passé  du  pape,  et  l'on  aura 
eu  raison  des  temporisations  ou  des  refus  de  la  cour  romaine 
en  ce  qui  est  de  l'institution  canonique. 

Ainsi  faisait  Napoléon  à  partir  de  1809.  La  cause  du  car- 
dinal Maury  est  à  cet  égard  une  cause  célèbre.  On  en  trouve 
tous  les  documents  dans  les  pièces  justificatives  de  la  vie  du 
cardinal  d'Astros  *. 

On  objectait  à  Haury  le  canon  du  deuxième  concile  de 
Lyon,  inscrit  au  Corpus  juriSy  et  fortifié  par  les  trois  consti- 
tutions bien  connues  de  Boniface  VIII,  de  Jules  II  et  d'A- 
lexandre VIL  II  répondait  par  cette  fin  de  non-recevoir  fami- 
lière aux  gallicans,  et  dont  ils  ont  tant  usé  et  abusé,  à  savoir, 
que  ces  canons  n'étaient  pas  admis  en  France. 

L'abbé  d'Astros  lui  répliquait  :  c  Eh  quoi  I  ne  serait-ce 
pas  renoncer  aux  plus  simples  notions  du  droit  que  d'oser 
prétendre  qu'une  loi  faite  par  un  concile  œcuménique  tenu 
en  France^  auquel  les  évêques  de  France  ont  assisté  ;  loi 


1.  Vie  da  cardinal  d'Astros  parle  P.  Canssette,  ch.  z,  et  Pièces 

)tlBtif..  lU-IZ. 


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—  133  - 
portée  spécialement  pour  un  siège  épiscopal  de  France,  celui 
de  Poitiers  ;  loi  à  laquelle  aucun  concile,  ni  œcuménique, 
ni  particulier,  aucune  autre  loi,  ni  ecclésiastique  ni  civile, 
n'a  dérogé,  dont  aucun  auteur  français  n'a  jamais  contesté 
l'autorité  ;  ne  serait-ce  pas,  dis-je,  absurde  de  prétendre 
qu'une  pareille  loi  n'est  pas  reçue  en  France  *  ?  » 

Débouté  d'un  premier  argument,  le  cardinal  eût  voulu 
s'autoriser  de  ce  qui  eut  lieu  sous  Henri  IV  avant  son  abju- 
ration et  son  décret  du  premier  mai  1596.  Mais  ce  décret-là 
même  reconnut  et  rétracta  l'abus  de  pouvoir  auquel  on 
s'était  porté  durant  les  troubles  du  royaume  ;  et  la  corres- 
pondance du  cardinal  d'Ossat  nous  apprend  que  cet  habile 
négociateur  ne  put  obtenir  de  Rome  la  sanction  et  la 
régularisation  des  actes  des  évéques  nommés,  et  non  sacrés, 
qui  avaient  ainsi  exercé  la  juridiction. 

D'Henri  lY,  Tarchevêque  nommé  de  la  capitale  se  rejetait 
sur  Louis  XIV  et  sur  ce  qui  s'était  pratiqué  sous  le  règne 
classique  de  ce  gi-and  roi.  c  Ce  fait  incontestable,  disait-il, 
me  tient  lieu  de  toute  recherche'.  »  On  lui  répondait  que  les 
abus  et  les  envahissements  qui  ont  eu  lieu  dans  les  jours  de 
discorde  et  d'irritation  ne  sauraient  prévaloir  contre  la  loi  ; 
que  Rome  fit  entendre  ses  blâmes  en  plus  d'une  occasion  , 
que  si  elle  dut  garder  quelque  temps  un  silence  commandé 
par  les  périls  de  la  situation,  elle  savait  d'ailleurs  que  les  ad- 
ministrations capitulaires  usaient  ordinairement  de  moyens 
subsidiaires  pour  sauver  les  principes  et  tranquilliser  les 
consciences,  ainsi  que  cela  ressort  des  documents  conservés 
dans  les  évêchés,  etc. 

Mais  vous  comprenez.  Messieurs,  tout  ce  que  de  pareilles 
situations  avaient  d'anormal  et  de  dangereux,  et  combien 
il  importait,  pour  l'avenir,  que  la  question  fût  nettement 


1.  Da  poaToJr  piétendn  des  sajets  nommés  anxéydchés,  p.  42. 
1  Mémoire  dn  cardinal  Manry  ponr  sa  justification,  p.  24. 


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-  134  - 

et  irrévocablement  vidée.  Les  péripéties  par  lesquelles  a 
passé  notre  propre  Église  sont  de  nature  à  nous  en  faire 
comprendre,  plus  qu'à  d'autres,  le  besoin. 

V.  Il  ne  vous  a  pas  échappé,  Messieurs  et  chers  Coopéra- 
teurs,  ce  qui  a  été  dit  plus  haut,  que  le  décret  oo  canon  du 
dei^Lième  concile  de  Lyon  :  Amritiœ  cœcitas^  publié  en  1273, 
avait  été  porté  spécialement  au  sujet  d'un  siège  épiscopal  de 
France,  celui  de  Poitiers.  Ceci  nous  fait  remonter  jusqu'à 
nos  annales  domestiques  du  treizième  siècle. 

En  effet,  l'évêque  Hugues  de  Châteauroux  étant  mort 
en  1271,  le  siège  vaqua  sept  ans.  Les  chanoines,  partagés 
d'opinioô  sur  le  choix  du  successeur,  avaient  élu,  les  uns  le 
doyen  Raoul,  les  autres  le  chefcier  Jean.  L'élection  ainsi 
accomplie  in  discordiu  donna  matière  à  un  procès  en  cour 
de  Rome,  qui  se  termina  par  la  démission  obtenue^  sinon 
exigée  de  l'un  et  de  l'autre,  et  par  la  précieuse  promotion 
d'un  fils  de  saint  François,  le  bienheureux  Gauthier  de  Bru- 
ges, que  le  pape  Nicolas  III  avait  en  très-grande  et  très-juste 
estime.  Mais,  dès  l'origine,  l'un  des  deux  élus  du  chapitre— 
(est-ce  le  doyen  ou  le  chefcier  que  la  glose  du  Corpus  juris  dé- 
signe sous  le  nom  de  T%tiu$  :  plusieurs  raisons-  mlnclinent  à 
croire  que  c'est  le  second) —  s'était  fait  investir  de  l'adminis- 
tration du  temporel  en  qualité  d'économe  et  de  procureur  : 
ce  qui,  joint  à  la  part  manifestement  prépondérante  qu'il 
acquérait  ainsi  dans  le  gouvernement  spirituel  exercé  alors 
in  solidum  par  le  chapitre,  constituait  déjà  une  véritable  in- 
trusion. Interrogé  sur  le  cas,  le  pontife  romain  se  prononça 
contre  cette  ingérence,  et  déclara  qu'à  elle  seule  elle  faisait 
perdre  au  sujet  le  bénéfice  résultant  de  l'élection.  Et  oonume 
le  cas  n'était  malheureusement  pas  un  cas  unique,  mais 
tendait  à  se  généraliser,  le  concile  qui  se  tenait  alors  en  fit 
l'objet  d'un  de  ses  décrets  ^ 

.  A  titre  de  doomnent  hiatoiique  se  rapportant  à  notl^  Çfpliie,  nom 


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—  135  — 
Malgré  cela,  notre  Église  ne  fut  point  à  l'abri  de  nouvelles 
infractions  à  une  règle  si  sage.  Les  trente-deux  années 
d'épiscopatde  Geoffroy  de  Saint-Belin  (de  1579  à  1611)  avaient 
préservé  le  siège  de  Poitiers  des  atteintes  à  la  juridiction  qui 
signalèrent  les  premiers  temps  du  règne  d'Henri  IV.  Mais 
après  la  mort  de  son  neveu  et  successeur,  Henri-Louis 
Chasteigner  de  la  Rocheposay,  qui  gouverna  lui-même  pen- 
dant quarante  ans  (de  1611  à  1651),  on  vit  se  renouveler  en 
partie  le  fait  condamné  au  treizième  siècle.  Le  cardinal 
Antoine  Barberin,  neveu  du  pape  Urbain  VIII,  s'était  réfugié 
en  France;  et,  comme  il  avait  été  cardinal  protecteur  et 
patron  du  royaume,  le  roi  Louis  XIV,  pour  le  dédommager 
des  rigueurs  d'Innocent  X,  le  nomma  évêque  de  Poitiers 
par  brevet  du  seize  août  1652.  Mais  ni  ce  pape,  ni  son  succes- 
seur Alexandre  VU  ne  consentirent  jamais  à  lui  donner 
l'institution  canonique.  Et  quoique  le  monarque  fût  parvenu 
à  l'incorporer  à  la  prélature  ecclésiastique  de  son  royaume 
en  riustituantde  lui-même  gi*and-aumônier  deFrance,  selon 
le  droit  canoniquement  dévolu  aux  rois  de  cette  nation,  la 
qualité  d'évêque  de  Poitiers  dont  Antoine  Barberin  porta 

insérons  ici  le  texte  latin  de  la  glose  du  Corput  juris  relative  à  la  décr4- 
taie  AvariHa.  Cette  décretale,  empruntée  an  deuxième  concile  de  Ljgbl, 
est  inaérée  in  texto,  Tit.  VI,  de  Electione^  c  5. 

Cabus.  —  Vacante  Ecclesîa  Pictaviensl,  canonici  illîns  Ecclesias  cen* 
▼c&erant  in  unum  tractaturi  de  electione  fnturi  prselati.  Tractela 
habite  inter  eo8,  elegenmt  quemdam  Titium  ;  qui  Titius,  antequam 
easet  confirmatus,  requisivit  a  Capitule,  ut  Capitulum  ipsum  consti- 
tueret  œeooomum  vel  procnzatorem  ad  administrandum  bona  episco- 
patus. 

Quaeritnr  an  sub  ifito  colore  posset  se  ingerere  administrationî  ante 
confinnationem  ? 

Bespondet  Bom.  Pont,  quod  non  :  alias  ai  se  ingérât,  perdit  jus  sibi 
qussitnin  ex  electione  ;  ideo  electus  ante  confinnationem  nec  directe, 
Qec  indirecte  débet  se  ingerere  administra  tioni.  Quod  si  fecerit,  eli- 
gentes.  Tel  Saperior  poterit  providere  de  alio  :  nam  facta  electione» 
Eccleaia  adhuc  dicitux  vacaie.  Unde  sicut  matrimonium  camale  ini- 
tiator  per  aponsaliaper  yerba  de  futuro,  perficitur  scquente  consensu 
per  rerba  de  prœsenti,  et  oonsummatur  per  carnalem  copulam  :  sic 
matrimonium  spirituale  initiatur  per  electionem^  perficitur  per  confir- 
mationem,  et  oonsummatur  per  consecratioziem. 


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-  136  - 

le  nom  et  les  armes,  Vexercice  des  droits  sinon  spirituels^  au 
moins  temporels,  dont  il  fiit  en  jouissance  jusqu'à  sa  pro- 
motion régulière  au  siège  archiépiscopal  de  Reims,  ont 
occupé  une  période  de  cinq  ans  grandement  dommageable  à 
la  religion  en  Poitou.  La  visite  diocésaine,  interrompue  déjà 
durant  la  seconde  partie  de  Tépîscopat  précédent,  ne  put 
être  reprise.  Et  malheureusement  elle  allait  demeurer 
presque  toujours  suspendue  durant  les  vingt-trois  années  de 
la  carrière  pastorale  de  Gilbert  Palluau  de  Clérambault 
(de  1657  à  1680),  prélat  d'ailleurs  vertueux  et  dévoué  aux 
bonnes  doctrines,  mais  à  qui  sa  constitution  maladive  ne 
permit  pas  d'opérer  le  bien  qui  était  dans  son  cœur  '. 

Quelle  responsabilité  que  celle  qui  pèse  sur  les  pouvoirs 
chargés  de  la  désignation  des  premiers  pasteurs  dans  des 
conjonctures  pareilles  I  Or,  voici  que  recommence,  dans  la 
dernière  période  de  ce  même  siècle,  une  nouvelle  et  beau- 
coup plus  grave  déviation  des  règles  canoniques.  HardouiD 
Fortin  de  la  Hoguette  s'appliquait,  depuis  peu  d'années,  à  ré- 
parer les  maux  de  notre  Église,  quand  il  est  tout  à  coup  trans- 
féré par  le  l'oi  sur  le  siège  de  Sens,  dont  il  va  prendre  posses- 
sion, et  où  il  remplit  les  fonctions  d'archevêque  sous  le  cou- 
vert d'un  titre  pseudo-canonique  de  vicaire  capitulairt. 
Puis  François^Ignace  de  Baglion  de  Saillant,  évêque  de  Tré- 
guier,  muni  d'une  nomination  royale,  vient  à  Poitiers,  oii  il 


I.  Une  relation  très-détaillée  de  Tétat  des  choses  eoèléaiafltiqiies  en 
Poitou  a  été  présentée  au  Roy  en  1664  par  Colbert  de  Groinj,  frère  dn 
ministre  de  ce  nom.  Ce  document  a  été  publié  en  18C5  ches  Robachoa, 
imprimeur  à  Fontenay-le- Comte,  par  Charles  Dugast-Matifeox.  L'esprit 
dont  celui-ci  est  animé  se  révèle  par  ses  notes  et  pièces  jastificatiTâs. 
notamment  par  la  reproduction  intégrale  d*un  article  ignoble  sur  la 
relique  de  Charrouz,  article  qui  n'est  qu*an  tissa  de  faussetés  înTen- 
tées  par  la  conrtisanerie  servile  et  intéressée  de  deux  on  trois  fonction- 
naires de  l'Empire.  M.  Dugast-Matifeox,  nous  a-t-ondit,  n'appartenait 
point  à  ce  camp  politique  ;  mais  quand  Û  s'agit  d'insulter  aux  càos» 
saintes  et  aux  ministres  de  la  religion ,  l'indépendance  de  certains 
démocrates  ne  résiste  pas  à  la  tentation  de  faire  chorai  avec  Im  «mo- 
ques et  histrions  de  César. 


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-137  - 

exerce  le  ministère  épiscopal  au  moyen  des  lettres  de  yicaire 
général  que  lui  a  données  Fortin  de  la  Hoguette.  Enfin,  h 
Tréguier,  une  autre  créature  du  roi  entre  en  possession  du 
gouvernement  pastoral,  comme  grand  vicaire  de  Tévêque 
transféré  à  Poitiers^ 

Les  jansénistes  eux-mêmes  trouvèrent  que  c'était  un  peu 
fort.  Il  est  intéressant  d'entendre  sur  cet  article  le  coryphée 
du  parti,  Antoine  Amauld.  Ayant  été  consulté  sur  les  moyens 
de  remédia  aux  désordres  que  produisait  en  France  la  Ion* 
gue  vacance  des  évéchés,  occasionnée  par  la  controverse  sur 
la  régale  et  par  la  déclaration  de  1682,  il  fait  observer 
d'abord  que  le  mal  s'est  aggravé,  c  parce  que,  au  lieu  de  se 
contenter  de  nommer  aux  églises  vacantes  par  mort,  on  a 
fait  des  translations  doublées  et  triplées  qu'on  a  ingénieuse- 
ment nommées  des  cascades...  Ainsi  M.  de  la  Hoguette  s'est 
allé  transplantera  Sens,  avec  un  ordre  du  roi  qui  oblige  le 
chapitre  de  le  nommer  son  grand  vicaire  ;  M.  de  Saillans , 
évêque  de  Tréguier,  est  allé  à  Poitiers  pour  gouverner  cette 
église,  en  qualité  de  grand  vicaire  de  M.  de  la  Hoguette  ;  et 
M.  Tabbé  ***est  allé  pour  prendre  soin  de  l'église  de  Tréguier, 
comme  grand  vicaire  de  H.  de  Saillans.  On  ne  voit  pas  bien 
par  quelles  règles  de  conscience  cela  s'est  pu  faire.  Car  est-ce 
Dieu  parlant  à  son  Église,  qui  a  dispensé  M.  de  la  Hoguette 
du  soin  des  âmes  de  Poitiers,  pour  le  charger  du  soin  de 
celles  de  Sens,  dont  la  conduite  appartient  au  chapitre 
pendant  la  vacance  ?  Est-ce  de  même  par  un  ordre  de  Dieu 
que  M.  .de  Saillans  a  laissé  ses  brebis  de  Tréguier,  dont  Dieu 
loi  demandera  compte,  pour  aller  à  Poitiers,  être  sous-pasteur 
d'an  pasteur  qui  a  abandonné  les  siennes?  ^  > 

Cet  état  de  choses  dura  huit  ans,  les  bulles  d'Ignace  de 
Baglion  de  Saillant,  nommé  en  1686,  ne  lui  ayant  été  déli- 
vrées qu'en  1694.  Tout  en  rendant  justice  au  zèle  constant 

1.  (EQTzes  d*Ant.  Arnanld,  T.  iXZXVlI,  p.  682. 


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dont  ce  prélat  fut  animé,  on  ne  peut  nier  que  cette  situa- 
tion ,  douloureuse  sans  doute  pour  lui,  ne  fût  très^préju- 
diciable  par  elle-même. 

VI.  Et  néanmoins  elle  devait  se  reproduire  chez  nous,  pour 
la  quatrième  fois,  dans  les  commencements  du  dix-neuvième 
siècle.  Dominique  de  Pradt  ayant  été  transféré  au  si^e  de 
Malines  le  vingt-sept  mars  1809,  dans  le  dernier  consistoire 
tenu  par  Pie  VII  avant  sa  captivité,  un  vieillard  d'ailleurs 
vénérable,  mais  dont  les  facultés,  la  mémoire  surtout,  étaient 
grandement  affaiblies.  Sylvestre  de  Bragouse  de  Saint-Sau- 
veur, fut  aussitôt  appelé  au  siège  de  Poitiers  par  décret  im- 
périal. C'était  alors  la  volonté  formelle  du  monarque  que 
les  évêques    nommés  prissent  immédiatement,  au    nom 
des  chapitres,  le  gouvernement  des  diocèses,  et  que  Ic^s 
autres  vicaires  capitulaires  consentissent  à  s'effacer  devant 
l'administrateur  ainsi  introduit  par  Sa  Majesté  l'Empereur  et 
Roi.  Plusieurs  pages  de  la  vie,  déjà  citée,  du  cardinal d' Astres 
sont  très-instructives  sur  ce  point*.  Le  chapitre  cathédral  de 
Poitiers  crut  aller  au  devant  du  péril  en  Ubellant  prudemment 
au  futur  évêque  des  lettres  de  vicaire  capitulaire  dans  la  même 
séance  où  il  désignait  ses  autres  élus  *.  Par  là,  en  effet,  il 
prévenait  l'irrégularité  qui  consiste  à  faire  usage  après  coup 
d'une  juridiction  canoniquement  épuisée  dan:   î?on  premier 
acte.  Quanta  la  prohibition  de  comprendre  l'éve-fue nommé 
parmi  les  vicaires  capitulaires,  l'usage  avait  tellement  pré- 
I  valu  qu'on  ne  concevait  gutre  de  scrupules  à  ce  sujet.  Il 
s'en  produisit  cependant  de  diverses  parts  dans  le  diocèse, 
et  les  membres  de  l'administration  y  firent  réponse  par 
d'assez  mauvaises  raisons.  «  Il  vient,  disent-ils  dans  leur 


1.  Voir  les  chapitres  x  et  xi,  et  les  pièces  justificatives  qui  j  corres- 
pondent. 

2.  Lettre  des  vicaires  capitulaires  du  8  octobre  1810,  explicati?e  de 
la  séance  capitulaire  du  27  avril  1809,  et  *  la  lettre  pastorale  da 
90  du  même  moia. 


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—  139  — 

lettre  collective,  il  vient,  oomme  grand  vicaire,  ex0tcet  les 
pouvoirs  que  le  chapitre  lui  a  délégués,  en  attendant  son 
institution  canonique.  Ces  pouvoirs,  vous  le  voyez.  Messieurs, 
ne  peuvent  être  plus  incontestables.  Nous  vous  en  donnons 
connaissance  afin  que  vous  puissiez  dissiper  les  nuages  dont 
la  malveillance  et  l'esprit  de  division  chercheraient  à  couvrir 
les  principes  et  la  mission  de  ce  futur  prélat.  Opposons,  dit 
le  célèbre  Bossuet,  à  ces  esprits  légers  gui  se  glorifient  dans 
leurs  routes  nouvelles  et  écartées,  qui  pour  toute  autorité  ont 
leur  hardiesse,  et  pour  toute  science,  leurs  décisions  précipitées, 
la  pierre  sur  laquelle  nous  sommes  fondés,  et  l'autorité  de  nos 
traditions,  et  Fantiquité  qui  nous  réunit  *.  >  Sous  ces  grands 
mots  et  ce  ton  d'assurance,  perce  Tembarras  mal  déguisé 
d'avoirà  défendre  une  cause  mauvaise.  La  meilleure  çxcuse, 
c'est  que,  les  temps  étant  fort  difficiles^  et  l'administration 
capitulaîre  étant  résolue  et  se  montrant  très-attentive  à 
cou\Tir  de  sa  légitime  autorité  chacun  des  actes  en  apparence 
personnels  de  Tévêque  nommé,  elle  pouvait  se  rendre  le 
témoignage  d'avoir  consciencieusement  cherché  à  combiner 
les  règles  ordinaires  de  la  discipline  avec  les  ménagements 
suggérés  par  les  règles  de  la  prudence  dans  ces  occasions 
exceptionnellement  graves  et  périlleuses. 

Il  est  curieux  d'ailleurs  de  suivre  les  gradations  et  les 
alternatives  de  la  prépotence  de  l'évêque  nommé,  placé 
qu'il  était  entre  la  pression  de  la  volonté  impériale  d'une 
part,  et  l'exigence  des  réclamations  diocésaines  de  l'autre. 
Tout  d'abord,  il  signe  simplement  comme  le  premier  d'entre 
les  vicaires  capitulaires  ;  et  les  lettres  et  mandements  sont 
publiés  au  nom  de  c  Messieurs  les  vicaires  généraux  adminis- 
trateurs du  diocèse  de  Poitiers,  le  siège  épiscopal  vacant  »  '. 
Bientôt  après,  il  n'est  plus  question,  dans  l'en-tête,  que  de 


1.  Lettre  des  ricaiies  capitalaires,  du  8  octobre  1810. 

).  Lettre  du  24  octobre  1810  ;  Mandement  du  19  novembre  1830. 


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—  140  — 

i  M.  de  Saint-Sauveur,  nommé  àTévôché  de  Poitiers,  vicaire 
général  et  administrateur  capitulaire,  le  siège  épiscopa] 
vacant  >,  et  son  nom  seul  figure  dans  la  signature  ^.  Mai^ 
voici  que  l'empereur,  au  comble  de  la  fortune  et  de  la  gloire, 
devient  plus  impératif  à  l'endroit  des  titres  et  pouvoirs  de 
ceux  qu'il  a  investis.  De  là,  pour  le  Mandement  en  actions  dt 
grâces  de  Vheureuse  Délivrance  de  sa  Majesté  l* Impératrice  et 
de  la  Naissance  de  l'Héritier  présomptif  de  la  Couronne  ife  ce 
vaste  Empire^  le  début  solennel  des  mandements  proprement 
épiscopaux,  avec  salut  et  bénédiction  en  Notre-Seigneur 
Jésu&-Christ*.  Pour  lecoup,  la  bénédiction  parut  de  trop,  et 
ne  fut  pas  acceptée.  La  qualité  môme  d!évéque  nomme  ^,  ac- 
ceptable dans  la  courtoisie  du  langage  commun,  ne  sembla 
point  Têtre  dans  la  suscription  solennelle  et  officielle  du 
Mandement  *.  Malgré  les  lettres  closes  de  Sa  Majesté,  cons- 
tamment adre^ées  à  «  Monsieur  TÉ vôque  de  Poitiers  »,  le 
futur  évêque  ne  s'intitula  plus  que  c  nommé  à  l'évêché  de 
Poitiers  par  S.  M.  l'Empereur  et  Roi,  etc.^  »  ;  jusqu'à  ce  qae, 
la  Restauration  venue,  il  recommence  à  poser  modestement 
son  nom  avant  celui  de  ses  collègues  au  bas  du  c  Mandement 
de  MM.  les  vicaires  généraux  administrateurs,  gui  ordonne 
de  faire  des  prières  solennelles  en  action  de  grâces  du  retour  de 
sa  Majesté  Louis  XYIll,  roi  de  France  et  de  Navarre,  dans  la 
capitale  de  son  royawne  ^  ».  Puis,  à  partir  de  ce  moment,  les 
auti'es  se  passèrent  de  lui,  et  cessèrent  d'en  faire  mentioD 
jusqu'à  la  prise  de  possession  de  Mgr  Jean-Baptiste  de  Bouille, 
préconisé  en  remplacement  de  Dominique  de  Pradt,  dont 
les  pouvoirs  avaient  expiré  en  1809. 


1.  Lettres  du  6,  du  15  et  du  16  février  et  du  27  avril  1811 . 

2.  Mandement  du  18  mai  1811. 

8.  Lettres  du  1»  et  du  23  décembre  1811,  du  14  mars,  3  avril,  2  et 
81  mai  1812. 
4.  Mandement  du  5  octobre  1812. 
6.  Mandement  du  12  octobre  1812,  et  8IÛT. 
Ç.  Mandement  du  20  mai  1814 


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«  I4i  - 

Ainsi  se  termina  chez  nous  une  entreprise  du  pouvoir 
5^ulier  que  la  papauté  avait  condamnée  et  flétrie  dès  Tori* 
çiae,  en  signalant  le  but  auquel  elle  tendait  :  qmniam 
idversus  sanctisHmas  Ecclesiœ  leges  attentaretury  et  mani- 
(este  tenderet  ad  legitimœ  missionis  principia  obscuranda  ac 
iestruenda,  tUquead  auctoritatemapostolicœSedis  spemendam 
^^  annihikmdnm  ^. 

Yll.  D  fallait  couper  court  à  de  nouvelles  tentatives  de  ce 
irenre.  Et,  comme  le  cas  est  flagrant  en  Prusse,  en  Suisse,  et 
ailleurs,  où  les  gouvernements  mettent  les  chapitres  en  de- 
meure de  se  porter  à  des  actes  anticanoniques,  le  pontife 
romain  a  dirimé  la  question  pour  toujours  par  la  bulle 
apo^stolique  du  28  août  1873,  entièrement  conforme  à 
la  constitution  projetée  du  concile  du  Vatican  '. 

On  nous  a  demandé  quelle  peut  être  la  pensée  du  législa-- 
leur,  quand  il  parle  à  la  fois  des  sujets  c  élus  »  ou  c  nom- 
<  mes  1  aux  sièges  épiscopaux,  soumettant  désormais  les 
uns  et  les  autres  à  la  même  règle. 

D  est  vrai,  dans  la  discipline  présente  de  nos  Églises, 
nous  ne  connaissons  d' évoques  élus  que  les  évêques  préco- 
nisés. Il  n'en  a  pas  été  ainsi  toujours,  et  il  n'en  est  pas  en- 
core de  même  partout.  Par  exemple,  quand  le  choix  de  Té- 
^^'que  appartenait  canoniquement  aux  chapitres,  il  y  avait 
alors  c  élection  »  dans  le  vrai  sens  du  mot,  et  l'élu  n'avait 
à  attendre  que  la  •  confirmation  t,  soit  du  métropolitain, 
soit  du  pape,  selon  la  discipline  des  temps  et  des  lieux.  Au 
contraire,  là  où  les  concordats  ont  été  faits  en  faveur  des 
princes,  le  droit  de  c  nomination  »,  qui  leur  est  dévolu  par 


1.  Bref  de  Pie  IX  au  ncaixe  capit.  de  Florence,  2  décembre  1810. 

2.  Atoc  cette  différence  que  le  saint- père  n*a  pas  jngé  à  propos  de 
tnacher  explicitement  dans  sa  bnUe  le  cas  du  vicaire  capitulaire  qni, 
éarant  Texercice  de  sa  charge,  serait  lui-même  nommé  par  le  pouvoir 
âTil  au  siège  épiscopal  vacant  :  le  schéma  prescrivait,  dans  ce  cas,  la 
•iéniiffiion  da  vicaire  capitulaire  asquèl,  supposé  unique,  le  chapitre 
derait  en  substituer  un  autre. 


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le  pontîte  romain,  n'a  point  la  valeur  ni  ïes  prérogatives 
de  l'élection  ecclésiastique.  C'est  pourquoi  l'institution  pa- 
pale consiste  alors,  non  pas  à  confirmer,  mais  à  élire  et  pré- 
coniser le  candidat.  Sans  doute  celui-ci  n'a  pas  absolument 
à  se  défendre  de  certaines  marques  usitées  de  distinction  et 
d'honneur,  surtout  lorsque  la  marche  de  ses  informations 
canoniques,  et  la  parole  même  du  saint-père,  établissent 
qu'il  est  officieusement  agréé  de  l'Église.  Mais,  dans  la  pen- 
sée et  la  Tolonté  du  suprême  hiérarque,  de  qui  découle 
toute  juridiction,  la  désignation  princière  n'a  jamais  eu  le 
caractère  et  les  effets  canoniques  de  l'élection,  c  Ce  que  sont 
au  mariage  charnel  les  fiançailles  per  verba  de  futurOy  l'élec. 
tion  Test  au  mariage  spirituel  »,  nous  dit  la  glose  dont  nous 
avons  cité  le  texte  ^.  Cette  première  inchoation  de  l'évê- 
que  manquant,  il  n'est  vraiment  point  permis  de  qualifier 
la  portée  de  la  désignation  du  pouvoir  séculier  comme  l'a 
fait  un  homme  d'État  accoutumé  à  se  mieux  renseigner 
et  à  parler  plus  exactement  des  choses  K 

1.  Voir  pins  haut  ce  texte  de  la  glose,  au  bas  de  la  page  134. 

3.  Dans  la  séance  du  22  juiUet  1871,  M.  Thiers,  président  de  la  Répu- 
blique, s'est  exprimé  ainsi  :  <r  Le  concordat  a  établi  que,  lorsqu'il  y  a 
des  prélats  à  nommer,  le  souverain  territorial,  quel  qu'il  soit,  depuis  le 
souTerain  dynastique  et  héréditaire  jusqu'au  dépositaire  passager  de  la 
souveraineté,  a  le  droit  de  désigner  les  citoyens  français  qui  joignent 
aux  vertus  de  Thonnête  homme  et  aux  vertus  du  prêtre  les  qualités  de 

l'administrateur  religieux.  Le  gouvernement  ne  présente  pas ,  a  est 

utile  que  je  le  dise  aujourd'hui,  —  le  gouvernement  ne  présente  pas,  il 
nomme  les  évêques  et  les  archevêques.  Mais,  d'après  le  traité  qui  nous 
oblige,  lorsque  nous  avons  fait  le  choix  de  ce  bon  citoyen,  de  l'habile 
adimmstrateur,  du  bon  prêtre,  l'Eglise  prononce  et  déclare  que  le 
candidat  que  nous  avons  nommé,  que  nous  avons  fait  évêque,  réunit 
les  qualités  d'orthodoxie,  les  vertus  chrétiennes  que  l'Église  seule  i»eut 
^mettre  dans  son  vaste  gouvernement  d.  (Journal officiel  du  23  juillet 
1871,  p.  2179.)  —  Que  la  présentation  ou  la  nomination  ne  soient  dms, 
dans  le  cas,  des  termes  strictement  équivalents,  et  que,  nonobstant  le 
texte  du  concoordat  ancien  auquel  le  concordat  nouveau  fait  appel  le 
saint-si^  après  avoir  employé  la  formule  :  nom4>natum  seu  jrrœsenta- 
tym  npùit,  consente  à  omettre  le  second  de  ces  mots ,  il  ne  s'en  suivra 
jamais  que  Pacte  du  pouvoir  sécuHer  ait  t  fait  évoque  i  le  candidat 
aesigoé* 


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—  143  — 

Or,  parce  que  l'élection  contenait  un  germe  qui  n'existe  pas 
dans  la  nomination,  le  droit  ancien  avait  pu  conférer  excep- 
tionnellement à  la  première,  en  certains  cas,  ce  qu'il  n'a  pas 
entendu  octroyer  à  la  seconde.  Par  exemple,  en  ce  qui  con- 
cerne les  Églises  lointaines  dont  les  élus  devaient  être  confir- 
més par  les  papes*,  ceux-ci  leur  avaient  accordé,  moyennant 
certaines  conditions  et  certaines  réserves,  la  faculté  d'exer- 
cer f  dispensativement  >,  à  cause  des  nécessités  et  des  uti- 
lités des  Églises,  l'administration  spirituelle  et  temporelle  *, 
sauf  à  obtenir  au  plus  tôt  la  confirmation,  sans  laquelle  le 
mariage  spirituel  n'est  pas  parfait,  et  enfin  la  consécration, 
par  laquelle  il  est  consommé  3. 

Cette  disposition  avait-elle  été  absolument  et  universelle 
ment  abrogée  par  le  décret  du  second  concile  de  Lyon  ?  Les 
canonistes  ont  été  partagés  sur  ce  point.  Mais  ce  qui  est  in- 
dubitable, c'est  que  désormais  les  «  élus  »  des  chapitres,  en 
quelque  pays  que  ce  soit,*  sont  soumis  à  cet  égard  à  la  même 
prohibition  que  les  t  nommés  »  du  pouvoir  séculier.  Et,  de 
fait,  la  promptitude  et  la  facilité  des  relations  avec  Rome  ne 
tomporteraient  pas,  dans  la  discipline  actuelle,  le  maintien 
lie  cette  exception  *. 

Le  chef  de  l'Église  ajoute  qu'il  a  la  confiance  que  les  di- 
smités et  chanoines  des  églises  cathédrales  vacantes,  ou  au- 
tres administrateurs  légitimes  de  ces  églises,  exécuteront 
pleinement  les  prescriptions  apostoliques  ;  et,  dans  le  cas 
contraire,  les  plus  graves  peines  sont  portées  contre  les 


1.  Partout  où  la  confirmation  appartenait  an  métropolitain,  celm-ci 
irétant  jamais  à  grande  distance,  Texception  n'existait  pas. 

2.  Intérim  ralde  remoti,  yidelicet  nitra  Italiam  constitnti,  si  electi 
luerint  in  concordia,  dispensative  propter  nécessitâtes  et  ntilitatee 
eoclesiamm,  in  spiritualibus  et  temporalibus  administrent  :  sic  tamen 
ut  de  rébus  ecclesiastîcis  nihU  penitus  aliènent,  etc.  Gonc.  Loter.  lY 
can.  XXVI.  —  Décret.  Gregor.,  L.  I,  t.  VI,  c  44. 

3.  Text.  gloss»,  nt  snpra. 

4.  Constit.  Romanm  Pontifex,  etc.,  28  aagosti.  1673. 


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-144- 

électeuts  récalcitrants,  en  mémo  temps  que  contre  les  élus 
qui  se  prévaudraient  d'un  tel  acte  :  ces  derniers  étant  en 
outre  déchus,  par  cela  même,  du  bénéfice  acquis  à  la  nomi- 
nation ou  présentation,  avec  suspense  de  rexercice  des 
fonctions  pontificales  et  interdiction  même  de  rentrée  de 
l'église,  «'il  s'agit  de  sujets  déjà  revêtus  du  caractère  épis- 
copal  *. 
Encore  une  fois,  la  cause  est  jugée  à  jamais. 

YIII.  Lettres  apostoliques  au  sujet  de  l'invention  des 

CORPS  DES   SAINTS  AMBROISE ,   GERVAIS  ET  PROTAIS.  —    Dd  SC- 

Gond  acte  du  saint-siége  a  été  adressé  en  ces  derniers  temps 
à  répiscopat  catholique.  Le  début  de  ces  lettres  apostoli- 
ques est  plein  de  grandeur  et  de  solennité.  •  Le  Dieu  tout- 
c  puissant,  qui  d'une  extrémité  du  monde  à  l'autre  atteint 
c  tout  avec  force  et  dispose  tout  avec  douceur,  a  donné 
c  dans  la  personne  des  saints ,  à  son  Église,  l'épouse  îm- 
c  maculée  de  son  Fils  unique,  achetée  au  prix  de  son  sang, 
t  fondée  sur  le  roc  de  la  confession  apostolique,  un  appui, 

•  un  rempart  contre  la  malice  grandissante  du  siècle  et 

•  contre  la  puissance  des  ténti)res  :  si  bien  qu'après  l'avoir, 

•  durant  leur  vie  mortelle,  glorifiée  par  leurs  souffrances 
€  et  fécondée  par  leurs  exemples  et  leurs  enseignements, 
<f  du  haut  de  la  céleste  patrie  où  ils  sont  entrés,  ceux-ci 
«  peuvent  encore  l'illustrer  de  leurs  palmes  glorieuses,  et 
«  la  protéger  à  jamais  de  leur  secours.  Ce  miséricordieux 

•  dessein  de  la  bonté  divine  se  révéla  particulièrement  aux 
«  époques  de  persécutions  violentes  soulevées  contre  le 

•  peuple  chrétien  et  toute  l'Église  catholique.   Plusieurs 

•  corps  de  saints,  longtemps  ignorés,  furent  alors  décou- 
t  verts  ;  afin  qu'à  leur  aspect  les  cœurs  abattus  des  fidèles 
€  se  relevassent  pleins  du  désir  d'implorer  leur  assistance 
«  et  de  suivre  leurs  traces  ;  afin  aussi  que  l'on  eût  comme 


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T  145  •. 
f  une  annonce  d'un  prochain  triomphe  sur  l'ennemi  du 
<  genre  humain.  Que  les  choses  se  soient  ainsi  passées  ja* 
fl  dis,  c'est  ce  que  prouvent  jusqu'à  l'évidence  les  actes  de 
«  l'invention  des  corps  de  plusieurs  saints  qui  reposaient 
€  dans  le  Christ.  De  notre  temps,  où  le  mal  abonde,  où  se 
«  refroidit  la  charité  de  tant  d'âmes^  nous  avons  la  con- 
c  fiance  que  la  découverte  des  saintes  reliques  d'Ambroise^ 
€  évêque  de  Milan  et  docteur  de  l'Église,  ainsi  que  des 
c  bienheureux  martyrs  Gervais  et  Protais,  n'aura  pas  de 
«  moindres  conséquences.  » 

Je  ne  m'étendrai  point,  Messieurs  et  chers  Coopérateurs, 
sur  l'opportunité  de  l'événement  qui  est  venu  mettre  ainsi 
en  relief  la  personnalité,  la  doctrine  et  le  rôle  de  saint  Ara- 
broise.  C'est  principalement  par  lui,  en  effet,  que  le  chris- 
tianisme, devenu  libre  sous  Constantin,  a  posé  le  principe 
et  introduit  dans  l'empire  romain  l'application  de  son  ca* 
ractère  social  et  public.  La  lecture  faite  au  réfectoire,  pen- 
dant les  exercices  de  cette  retraite  * ,  me  dispense  d'entrer  moi- 
même  aujourd'hui  dans  cette  thèse,  qui,  par  suite  des  néga- 
tions et  des  erreurs  contemporaines,  est  devenue  la  thèse 
doctrinale  de  l'Église  au  dix-neuvième  siècle.  Ainsi  que  vous 
avez  pu  en  juger  déjà ,  il  y  a  beaucoup  à  gagner,  pour  l'esprit 
comme  pour  le  cœur,  et  pour  la  saine  appréciation  des  temps 
et  des  besoins  présents,  dans  cette  histoire  de  saint  Ambroise, 
écrite  avec  un  rare  talent.  Elle  nous  offire  des  réfutations  et 
des  réponses  qu'on  dirait  dictées  d'hier  à  des  objections  et 
des  théories  qui  se  croient  modernes,  et  qui  sont  renouve- 
lées du  quatrième  siècle.  Plus  d'une  fois,  pendant  cette  leo^ 
tore  publique,  vos  marques  de  sympathie  se  sont  jointes  à  la 
voix  intelligente  du  lecteur  pour  relever  et  souligner  des 
passages  empreints  d'une  actualité  frappante. 


l,  B3stoire  de  saint  Ambrofse,  par  M.  Tabbé  Bannaid,  chanoine 
hononixe  d'Orléans^  docteur  en  théologie  et  doctear  es  lettres. 

f.  vui.  4e 


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^  146  ^ 

Eh  bien!  ouiy.rauteur  a  raison  de  le  dire  an  début  et 
dans  la  conclusion  de  son  œuvre  :  c  Ambroise  fut  donné 
au  quatrième  siècle  pour  rétablissement  du  règne  public  de 
Jésus-€hrist...  Il  fallait  introniser  TÉglise  dans  la  société, 
lui  conquérir  sa  part  légitime  d'action  dans  la  protection 
des  peuples  ;  infuser  son  esprit  dans  la  législation^  mettre 
-son  influence  dans  les  affaires  publiques,  et,  au  besoin, 
opposer  aux  excès  du  césarisme  le  frein  d'une  loi  de  justice 
on  d'expiation;  enfin,  par  ce  moyen,  transformer  l'empire 
païen  en  monarchie  catholique,  en  faisant  de  César  le  mi- 
nistre de  Dieu  et  le  soldat  du  Christ,  avec  la  croix  pour 

sceptre  et  l'Évangile  pour  code  »  ^ 

fl  Les  grands  hommes  sont  ceux  qui  font  avancer  les  af- 
&ires  de  la  vérité  et  de  la  charité  ;  il  n'y  a  même  que  ceux- 
là  de  véritablement  grands.  C'est  dans  ce  sens  qu'Âm- 
broise  mérite  éminanment  le  nom  de  Père  de  l'Ëglise  ;  car 
il  a  réellement  engendré  dans  le  Christ  une  génération 
nouvelle,  une  famille,  une  Église.  L'Église  dont  il  est  le 
p^e,  c'est  l'Église  puissamment  et  fortement  constituée, 
qui ,  seule  vivante  au  milieu  de  la  dissolution  générale  de 
l'empire,  allait  conquérir  et  discipliner  les  barbares  ;  c*est 
rÊglise  du  moyen  âge  avec  son  droit  chrétien,  sa  préroga- 
tive publique  du  sacerdoce,  son  influence  législative,  ses 
instiiutions  religieuses,  sa  tutelle  du  pauvre  et  du  peuple 
opprimé,  ses  œuvres  de  cliarité,  ses  libertés  surtout,  liberté 
de  conscience  pour  le  service  de  Dieu,  liberté  de  remon- 
trance et  de  résistance  aux  pouvoirs  oppresseurs,  liberté 
d'apostolat  et  de  dilatation.  Il  y  a  en  germe,  dans  la  vie  et 
«laits  \esi  œuvres  d'Ambroise,  toute  la  constitution  de  cette 
chrétienté  nouvelle,  tout  le  code  qui  régira  plus  tard  cette 
terre  promise,  que  le  législateur  ne  put  saluer  que  de  loin 
avant  de  fermer  les  yeux.  Quand  on  est  le  premier  d*une 

L  Hist  de  saint  Amlirol«^  l"  édit.,lntzodtict,  p.  vi  ivr  Xi 


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-  147  - 

chose,  dit  un  grand  ëcriyain,  on  lui  donne  Fimpulsion,  et 
elle  va  sous  ce  premirr  coup.  Ambroise  fut  certainement 
an  de  ces  hommes  premiers  :  tout  un  monde  procède  de 
luifi. 

IX.  On  nous  dit,  il  est  vrai,  i  qu'en  appuyant  Tempire 
sur  rÉglise  et  en  pensant  les  fortifier  à  jamais  l'un  par 
l'autre,  Ambroise  cédait  à  une  pieuse  illusion  ;..  qu'à  aucune 
époque  l'alliance  rêvée  par  Ambroise  n*eùt  été  ni  durable, 
ni  sincère,  ni  efiicace;...  que  dans  tous  les  cas,  à  Theure 
où  parlait  saint  Ambroise,  le  temps  d'une  telle  alliance , 
s'il  avait  jamais  existé,  était  passé  pour  jamais*  t.  On  signale 
dans  les  discours  de  Tancien  préfet  de  Milan,  devenu  évéquo 
de  celte  même  ville,  c  des  arguments  qui  prenaient  nais- 
sance tout  naturellement  dans  un  cerveau  dont  la  politique 
avait  fiiit  don  à  TËglise^  ».  Enfin,  comme  résumé  et 
conclusion  d'un  long  et  remarquable  travail  sur  FËglise  et 
l'Empire  au  iv«  siècle,  et  d'un  volume  à  peu  près  entier  sur  le 
nMe  d' Ambroise,  on  croit  pouvoir  donner  le  dernier  mot  en 
dif^  ut  que,  dans  l'avenir,  c  on  ne  verra  plus  l'Ëglise  chargée 
d'administrer,  déjuger,  presque  de  nourrir  les  peuples;... 
que  les  nations  nées  chrétiennes  n'éprouvent  plus  la 
besoin  qu'on  les  délivre  ainsi  d'elles-mêmes,  et  que  les  sucs 
généreux  d<mt  leur  enfance  a  été  nourrie  les  préseirvent 
des  défoillances  auxquelles  la  corruption  puenne  laissait 
ses  tristes  élèves  en  proie  ».  On  poursuit  la  tirade,  et  l'on 
ajoute  emphatiquement  :  c  Un  état  social  a  pria  naissance, 
mêlé  de  grandeurs  et  de  dangers,  plus  sain  que  celui  de 
Rome  antique,  plus  viril  que  celui  de  l'Europe  féodale  ; 
oii  les  hommes,  loin  de  s'abandonner  comme  des  esclaves 
à  des  maîtres,  ou  de  se  laisser  guider  par  des  pasteurs 


1.  ihid,,  L.  IX,  o.  n,  p.  606,  soi. 

2.  L'Église  et  TEmpire  «a  iv«  «tole,  P«p  M.  i.  da  Broglie,  T.  iv, 
p.422. 434.  —  3.  IbiiL,  p.  29. 


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-  148- 

comme  des  troupeaux^  veulent  être  consultés  sur  leurs  inté- 
rêts et  éclairés  sur  leurs  croyances.  Des  générations  qui  se 
piquent  d'être  émancipées,  se  sont  fait  des  institutions  qui 
leur  ressemblent,  où  tout  pouvoir  est  limité,  oii  ropinion 
seule  est  souveraine,  oii  elles  se  sont  surtout  montrées 
jalouses  d'assurer  contre  toute  atteinte  leur  liberté  morale. 
On  ne  voit  pas  pourquoi  de  telles  institutions  excluraient  de 
leur  sein'  la  force  désarmée  de  TËglise  qui,  par  sa  fière 
attitude  devant  les  puissances  matérielles,  leur  a  inspiré 
tout  ce  qu'il  y  a  de  légitime  dans  leurs  principes,  et  par  le 
frein  qu'elle  sait  faire  accepter  aux  consciences,  peut  seule 
en  prévenir  les  excès  ^.  » 

C'est  ainsi.  Messieurs,  que  sous  la  plume  brillante  de 
l'écrivain  catholique  libéral,  le  tableau  d'ailleurs  splendide 
de  répiscopat  et  de  la  mission  de  saint  Ambroise  aboutit 
au  panégyrique  des  principes  et  des  systèmes  les  moins 
conciliables  avec  la  doctrine  dont  le  saint  évêque  a  été  le 
plus  éminent  promoteur.  Toute  réfutation  de  ces  banalités 
révolutionnaires  est  aujourd'hui  superflue.  Elle  est  péi^mp- 
toirement  fournie  par  plusieurs  chapitres  du  livre  qui 
vous  est  lu  ;  elle  s'appuie  sur  les  enseignements  et  les  con- 
damnations multiples  de  l'épiscppat  et  du  saint-siége;  enfin  j 
elle  se  confirme  chaque  jour  par  les  résultats  de  l'avéne- 1 
ment  au  pouvoir  et  de  la  mise  en  œuvre  des  théories  et  | 
des  procédés  des  hommes  de  cette  école.  Ils  8(mt  en  train  { 
de  nous  montrer  dans  quelle  mesure  les  nations  nourries  | 
d'abord  des  sucs  généreux  du  christianisme,  sont  présentes 
des  défaillances  de  la  corruption  païenne,  après  que  les 
générations  qui  se  piquent  d'être  émancii^ées,  se  sont  fait 
des  institutions  à  leur  image  et  oii  l'opinion  seule  est  sou- 
veraine. Pour  nous.  Messieurs,  et  pour  tous  ceux  qui  gar- 
dent la  prétention  d'être  éclairés  sur  leurs  croyances,  tout 

1.  Ibid,,  Bésamé  et  oouclaBion,  p,  627,  628. 


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-  149  — 

en  se  laissant  guider  comme  des  brebis  par  leurs  pasteurs, 
c'est  chose  stupéfiante,  mais  grandement  instructive,  de 
constater  à  quel  niveau  de  stérilité  pratique  sont  con- 
damnés à  descendre  les  chrétiens  soi-disant  politiques  qui 
ont  arboré  les  idées  modernes.  Et  ce  n'est  pas  sans  une 
douleur  vraie  et  profonde  que  nous  voyons  des  travaux 
historiques  et  littéraires,  qui  ont  par  eux-mêmes  une  valeur 
très-réelle,  mêlés  de  tant  d'erreurs  et  de  faux  jugements, 
qu'on  n'en  peut  conseiller  la  lecture  à  quiconque  n'a  pas 
été  prévenu  contre  l'entraînement  du  style  et  de  la  forme 
par  une  instruction  forte  et  solide. 

Tenant  au  côté  pratique  du  document  pontifical  porté  i 
votre  connaissance,  nous  réglons,  par  notre  décret  synodal, 
ce  qui  devra  être  fait  dans  les  diverses  églises  de  notre 
diocèse,  placées  sous  le  vocable  de  saint  Ambroise  ou  sous 
celui  des  saints  martyrs  Gervais  et  Protais,  en  vue  de  profi- 
ter des  faveurs  spirituelles  accordées  par  le  saint-père. 

X.  Publication  d'un  décret  relatif  a  la  fête  de 
SAUfT  BONiFACE,  APOTRE  DE  l'allemagne.  —  Il  ost  arrivé 
plus  d'une  fois  que  le  saint-siége  a  pris  occasion  des  cif^ 
constances  qui  se  produisaient  au  sein  des  diverses  nations 
de  la  chrétienté,  pour  introduire  au  calendrier  général  de 
l'Église  des  fêtes  dont  l'office  jusque-là  n'avait  pas  été 
d'une  obligation  universelle.  C'est  ce  qui  vient  d'être  fait 
pour  saint  Boniface,  archevêque  et  martyr,  apôtre  de  la 
Germanie.  A  la  demande  des  évêques  d'Allemagne  et  d'An- 
gleterre, l'office  et  la  messe  de  ce  saint  avaient  été  déjà 
accordés  aux  églises  de  ces  deux  nations.  Sur  des  demandes 
nouvelles,  et  comme  témoignage  des  sympathies  du  monde 
chrétien  envers  l'épiscopat  et  les  fidèles  de  l'empire  alle- 
mand, soumis  à  de  si  terribles  épreuves,  Pie  IX,  par  un 
décret  Urbis  et  Orbii  du  onze  juin  dernier,  a  étendu  désormais 
cette  obligation  à  toute  l'Église  :  ut  sancH  Bonifacii  propir- 
tiam  imploraret  opem  Germaniœ  episcopis  strenue  pro  Eccle* 


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^  iSO- 

iiœ  catholicœ  causa  dimicantibus^  nec  non  fidelibus  eomm 
curœ  commissis^ad  fidem  sincère  retinendam  quam  a  Boni  facto 
acceperunt.  La  liturgie  se  met  ainsi  en  rapport  avec  la 
marche  des  temps,  et  la  piété  chrétienne  intervient  clans 
les  luttes  contemporaines  par  Tarme  puissante  de  la 
prière  publique  et  officielle  de  l'Église  *. 


1 .  Decbbtum  8TK0DALE.  —  Prœfaabitis  consultationibna  et  dèlibe- 
rationibuB  cum  clero  sjnodaliter  congrcgato, 

Sequentia  statuimus  et  ordinamus  : 

lo  Constitutio  Siii.  Domini  nostri  Pli  Papœ  Noni  super  vicariis  capi- 
ijalaribns,  necnon  electis  et  nominatis  ad  sedes  episcopales  Tacantee, 
data  die  zzyiii  aagasti  anni  proxime  elapsi,  et  incipiens  :  Bomannt 
Pontifôx  pro  muncre  Hbi  divinitus  eoUaU ,  publicata  et  promolgata 
legemque  inyiolabilem  inducens  exinde  declaratur. 

Quapropter  sciant  omnes  et  singuli  ad  quos  pertinet,  specialiterqne 
Tenerabiles  fratres  nostri  canonici  ecclesiœ  Cathedralis.  Utam  wrdine^ 
riam  jvriêdictionem  quœ  vaona  tcde  epitcopali  ad  oapUulttm  vénérai^ 
ad  ri4:ariwn  ab  ipêo  rite  eongtUutum  amninotrannre;  nec  uUam  htjus 
jurUdietûmU  partûM  poue  capUulvm  MiH  reêervare,  neque  pottte  ad 
eerixim  et  d^finUvm  tcmpus  vicarium  cùnstitvere ,  mvUoqve  minut 
Têmeverej  $ed  eum  in  o/ficio  permancre  qvonsque  novus  epUcopui  lUterai 
apoitoUcaê  de  collato  sibi  epUcopatu  débite  exkibuerit. 

Sciant  pariter  ea  çtta  a  Oregoric  papa  decimoin  conoUi4>  lAtgdunensi 
êeewndo  de  eleetit  a  eapUnlii  conttUvta  etint^  eomprehendere  etiam 
nominaiot  et  prœsentatos  a  supremit  pttblicantm  rerwn  moderatoribné 
quiycx  sanctœ  sedit  concessione  teu  privilegioy  jure  gavdent  naminandi 
âtprafêewtandiad  iedr*  r/ntoepaleê  in  euie  respeetivis  dUi&nibns  voea*^ 
tes; abolitnm  idcirco^  ctuisatnjn  et  annulatum  ytumj seu  patine  abusum 
in  quibvidam  regniê  seu  regionibus  pnesertim  longinquis  inveetum^  gue 
eapitulnm  eceUsiœ  cathedralis  vacantis,  obsequens  iwoitationi  seu  «a»- 
dato,^  licet  verbis  deprecatoriis  concepto,  supremœ  oicilis  potestetis, 
concedere  et  tra/nxferre  prœswmit^  ac  de  facto  concedit  et  transfert  i% 
nominatum  seu prœseniatum  ad  eamdemeoolesiamilliuseuramtregvnen 
et  adminietrationem,  eamgue  nominatus  et  prœsentatns  sub  nomine 
pravisionis,  viearii  generalis  aliove  nomine  gerendam  susoipit  ante 
exhibttionem  lUterarum  aposfolieamin  de  more  faoiendam ,  remoto 
proinde  vicario  eapitulari  gui  exjuris  dispositione  toto  tempère  vaca- 
tionis  ecelesia  eam  administrare  débet;  et  si  mcarius  capituîaris  in- 
terea  deeesserit,  aut  sponte  sue  muneri  renuntiaverU^  avt  ex  alia 
causa  offUHum  ipsum  légitima  vaeaverit,  eapitulnm  nunquam  in  m- 
vum  vioarium  aut  administratorem  eligere  passe  electum  avt  nomina- 
tum seu  prasentatum  ad  dietam  eeclesiam  vacantem.  Contia  facientes 
pœnÎB  ac  censuris  sese  esse  perculsosi  suoque  jure  acquisito  dejectoe  et 
interdictos  non  ignorent, 

t>  PablioamoB  etiam  litteras  apoetolicas  aeptimo  idos  naperi  decem- 


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—  I5«  — 

Notre  décret  synodal  mentionne  également  un  décret  de 
la  congrégation  des  Indulgences ,  Urbis  et  Orbis ,  publié 
en  date  du  huit  mai  de  l'année  pi*écédente,  par  lequel  des 


bris  datas,  et  incipientea  :  Qui  attingit  a  fine  adfinem,  quibus,  occa- 
siooe  ixiTentionis  sacrosanctaram  ezariarain  beati  Ambiosii  Mediola- 
ncnsis  episcopî  et  Eccled»  doctoris,  necnon  beatorum  inartymm  Ger- 
Tasii  et  Protasîi,  pontifex  romanus,  vt  anspieatUsimum  efvtmodi 
etentuM  atujfliori  devatione  et  (gratta  Chrûtifidcleê  célèbrent^  atone  ee 
xalidioret  apiid  Denmjfro  Eecletiar,  pro  vnivcraa  chrlrtianarcpvbliea 
tanctv»  AinbroHvit  atque  inclyti  martyret  intereeuores  existant  çuo 
ferttntiarc  ohscquio  eoe  eentiyerit  honorari^,»  plenariam  omnium  pec- 
catonim  indiilgcntiam  et  remissîonera,  animabus  defunctorum  appU- 
candam,  omnibus  et  singulis  fidelibus  concedit  qui  conditiones  indictas 
impleverint. 

Ôuocirca  mandamus  pisefatam  indulgentiam  lucrandam  foie  ab  iis 
omnibus  qui,  in  ecclesiis  nostr»  diœcesis  ttim  sancto  Ambrosio,  tum 
sanctis  Gervasio  et  Protasio  dicatis,  vere  pœnitentes  et  sacro  c'hristi 
corpore  refccti,  oraverint  pro  Ecclesiœ  necessitatibus  ejusquc  ezalta- 
lionc,  sive  ipsamet  die  festivitatis  sancti  Ambrosii,  septima  nempe 
proximi  mensis  decembris,  sive  dominica  immédiate  sequente. 

3»  Dcvotionem  erga  sacratissimum  Cor  Domini  Nostri  Jesu  Christi 
omnimode  fovcrc  et  excitare  cupientes,  pnblicamus  quoque  decietum 
Drbis  et  Orbis  die  octava  maii  anno  prozime  lapso  datum,  qno  indul- 
gcutiae,  tum  plenarisB,  tum  partiales,  animabus  defunctorum  appli- 
candae,  apostolica  anctoritate  conoeduntur  nnirersis  Christifiddibua 
qui  precibus,  sive  publiée  sive  private,  dorante  mense  Junio,  singulis 
diebus  in  honorem  sacratissimi  Ck)rdis  Jesu  corde  saltem  oontrito  va- 
carcrint 

4»  Ut  ad  praxim  add«catnr  alternm  decretnm  UrtÛB  et  Orbis,  die 
nndecima  junii  mox  elapsi  prolatum,  quo  festum  sancti  Bonifaeii, 
episoopi  et  martjris,  nec  non  Germaniss  apostoli,  per  totam  Kcclesiam 
in  postcrum  die  quinta  junii  sub  ritu  duplici  oelebrari  débet,  mand^ 
mas  missam  et  offlcium  de  sancto  illo  pontifice  et  martyre  singulis 
annispnefato  die  recitanda  fore,  ideoque  simplioem  oommemorationem 
jam  nuno  suo  proprio  die  faciendam  esse  de  sancto  Porcbario  abbat€, 
qni  officio  semiduplici  ad  libitum  potiebatur. 

&>  Actis  quoque  prsesentis  bujusoe  synodi  annexam  esse  volumus 
responsionem  qua  sacra  Oongiegatio  Tridentinaram  legnm  interpres, 
varia  capita  qnintœ  nostr»  Belationis  de  statu  EcclesiaB  Piotavienais 
smgulatim  expendens,  sua  nobis  bortamenta  et  incltamenta  largitur. 

&^  Denique  observandas  esse  piœdpimus  régulas,  sjnodaliter  deli-. 
beiatasy  circa  rem  alimentarikm  inter  parocbos  et  eorum  vicarioe^  item 
et  drca  débita  respectu  seminarii  contracta. 

Datum  Pictavis,  in  sessione  qublica  dedm»  non»  nostna  ajnodi  dios- 
eesansB,  in  ecclesia  majorîs  nostri  seminarii,  die  décima  quinta  julii,  anno 
Domini  millftrimo  octingenteaimo  septuagesimo  quarto,  in  sexto  seculati 
vmivenuio  oMtiia  «uiofci  Bonftfentîii»,  eiuMopi  et  Boolenw  0ootori«. 


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—  15Î  — 

grftces  spirituelles  sont  concédées  à  perpétuité  aux  fidèles 
qui  sanctifient  le  mois  de  juin  par  des  pratiques  quoti- 
diennes de  piété  envers  le  Cœur  sacré  de  Jésus.  Le  saint- 
père  octroie  cette  faveur  <  en  vue  surtout  de  la  réparation 
à  offrir  pour  tant  et  tant  d'outrages  faits  au  divin  Rédemp- 
teur des  hommes  dans  Tétat  douloureux  des  choses  et  des 
temps  présents  »  :  ut  magis  magisque  injuriœ  divino  hunumi 
generis  Redemptori  in  prœsenti  potissimum  rerum  ac  tempo-  . 
rum  discrimine  illatœ  reparentur. 

XI.  Réponse  du  saint-siége  a  la  cinquième  relation  de 
l'état  de  l'église  de  POITIERS.  —  La  période  écoulée  depuis 
le  mois  de  décembre  1869  jusqu'au  même  mois  1873  avait 
été  si  féconde  en  catastrophes,  qu'il  nous  eût  été  per- 
mis, ce  semble,  d'omettre  ou  de  différer  cette  fois  la 
relation  quatriennale.  Nous  avons  éprouvé,  au  contraire,  le 
bescVin  d'ouvrir  notre  âme  au  pasteur  suprême,  et  de  lui 
dire  les  consolations  qui  se  sont  mêlées  à  nos  tristesses.  De 
là  ces  paroles  de  notre  préambule  :  <  Tôt  autem  et  tanta 
mala  durante  hoc  temporis  spatio  undique  irruerunt,  ut  satis 
esse  videatur  si  de  his  luctuosissimis  annis  dicatur  cum 
annalista  sacro  posteriorum  Israëlis  temporum  :  Erat  ergo 
videre  miseriam  (If  Machab.,  vi,  9).  Non  tamen  admodum 
infœcundus  fuit  labor  iioster  inter  istas  adversitates,  neque 
vacua  prorsus  apud  nos  gratia  Dei.  » 

1«  L'état  même  matériel  des  choses  n'a  pas  laissé  de 
prendre  des  accroissements  au  milieu  de  ces  malheurs  pu- 
blics. Grâce  au  maintien  des  ressources  votées  par  les 
budgets  précédents,  nous  avons  obtenu,  durant  ces  années 
difficiles,  le  concours  du  gouvernement  pour  le  rétablisse- 
ment ou  l'érection  de  treize  nouvelles  paroisses,  et  pour  la 
création  de  quinze  vicariats  rétribués.  Les  constructions  ou 
réparations  des  édifices  sacrés  ont  été  si  peu  interrompues, 
qu'il  nous  a  été  donné  de  consacrer  douze  églises.  Et  enfin, 
les  sacrifices  considérables  occasionnés  par  la  guerre,  les 


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—  183  — 

secours  de  toute  nature  prodigués  aux  soldats  blessés  et  aux 
éffligrants  qui  ont  encombré  nos  villes,  ont  à  peine  produit 
une  légère  diminution  des  offrandes  ou  quêtes  accoutumées 
pour  l'entretien  des  séminaires,  le  Denier  de  Saint-Pierre,  la 
Propagation  de  la  foi,  et  les  autres  œuvres  de  charité  et  de 
religion.  C'est  ee  dont  la  sacrée  congrégation  du  concile 
nous  félicite  d'abord  dans  sa  réponse  :  c  Licet  enim  belli 
post  hominum  memoriam  teterrimi  calamitates  tulisse  jam, 
et  adhuc  ferre  debeatis,  nosse  tamen  ex  tuis  litteris  datum 
est  opéra  pietatis  et  caritatis  quae  isthic  tanto  numéro  flo- 
rebant,  minime  intermissa  fuisse,  nec  largitatem  illam,  qua 
eadem  opéra  fovebantur,  auctis  licet  quam  raaxiitie  publi- 
cis  vectigalibus,  imminutam  fuisse.  » 

V  Notre  rapport,  en  ce  qui  concerne  le  personnel,  n'a 
pas  été  moins  favorablement  accueilli.  Je  n'ai  fait  que 
rendre  hommage  à  la  vérité  en  parlant  du  dévouement  dont 
le  clergé  a  donné  l'exemple  au  milieu  des  calamités  et  des 
maladies  contagieuses  qui  ont  été  les  suites  de  la  guerre. 
Nous  avons  eu  ce  bonheur  que  ni  les  études  théologiques, 
ni  les  ordinations  n'ont  été  suspendues,  malgré  l'encom- 
brement de  la  plus  grande  partie  d 3  nos  bâtiments.  Si  les 
ex^cices  de  la  retraite  pastorale  et  du  synode  ont  dû  être 
contremandés  en  1870,  nous  les  avons  repris  dans  les  années 
suivantes ,  ainsi  que  les  conférences  ecclésiastiques,  aux- 
quelles pourtant  le  saint-siége  a  compris  qu'il  fallait,  aprfis 
cette  secousse,  donner  une  nouvelle  impulsion,  t  Sacerdo- 
tales cœtus...  ad  theologicas  liturgicasque  qusBstiones 
enodandas,  non  dubitatur  quin,  te  auctore,  alacrius  instau- 
randi  sint.  > 

Et  comme  j'avais  dû  épancher  mon  cœur  dans  le  sein 
paternel  de  Pie  IX  au  sujet  d'une  vive  douleur,  bientôt 
adoucie  par  le  repentir  d'un  pauvre  égaré,  et  compensée 
d'avance  par  une  explosion  générale  de  sentiments  de 
fidélité,  de  respect,  d'amour  de  l'Église  et  d'attachement  au 


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-  184  — 

légitime  pasteur,  provenant  de  tous  les  rangs  du  clergé  dio- 
césain,  il  y  a  été  répondu  par  les  lignes  suivantes  :  c  Sicut 
nec  dubitatur  quin  clerus  tuus,  meliora  usque  cbarismata 
semulatus,  in  dies  magis  se  tibi  probet  :  ad  quem  in  fide  ac 
pietate  confirmandum  majorem  vim  habuit  resipiscentia 
quam  lapsus  miserandi  illius  sacerdotis  qui  ad  brève 
tempus  ad  Gebennenses  hœreticos  transfugerat.  i 

3<>  Les  mêmes  témoignages  et  les  mêmes  éloges  reviennent 
de  droit  au  clergé  des  diverses  congrégations  religieuses, 
dont  le  zèle  et  le  courage  ont  éclaté  au  milieu  de  nos 
revers.  Le  révérend  prédicateur  de  nos  exercices  ne  me 
permettrait  pas  de  rappeler  les  nobles  travaux  de  sa  milice 
spirituelle,  et  la  part  qu'il  a  prise  aux  dangers  et  aux  souf- 
frances du  siège  de  Strasbourg,  si  je  n'ajoutais  qu'un  de 
nos  oblats  diocésains  s'est  pareillement  dévoué  d'une  façon 
très-méritoire  au  service  religieux  de  nos  troupes,  et  qu'un 
autre  est  mort  victime  de  sa  charité  dans  les  hôpitaux  '. 
*  Le  terrible  contre-coup  de  notre  guerre  ayant  achevé  de 
livrer  Rome  à  une  puissance  ennemie,  le  sort  des  religieux 
s'y  est  trouvé  aussitôt  compromis,  spécialement  par  les 
exigences  anti-chrétiennes  du  recrutement  militaire.  C'a  été 
l'occasion  déterminante  d'une  fondation  nouvdle,  que  nous 
méditions  depuis  longtemps,  que  nous  préparions  depuis 
plusieurs  aimées,  mais  dont  l'exécution  a  été  précipitée.  Je 
veux  parler,  et  vous  l'avez  tous  compris,  de  l'arrivée  d'une 
colonie  de  jeunes  chanoines  réguliers  de  Latran,  installés 
depuis  deux  ans  dans  la  maison  de  Notre-Dame  de  Beau- 
chêne*.  Faire  une  chose  personnellemrat  agréable  à  Pie  IX, 
a  été  une  des  plus  douces  joies  de  ma  vie  :  d'autant  que 
cette  chose  répondait  à  l'un  des  désirs  anciens  et  des  vœux 
ardents  de  mon  âme,  et  qu'elle  ne  peut  que  tourner  à  la 
gloire  et  au  profit  de  notre  Église.  Je  vois  donc  là  une 

1.  Voir  T.  VJI,  p.  318.  —  S.  /M.,  p.  443  et  RoiT. 


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—  455  — 

vraie  grftce  de  Dieu,  et  je  donne  tout  mon  assentiment  aux 
membres  de  la  sacrée  congrégation  quand  ils  daignent  me 
dire:  c  Gratias  Deo  agendas,  qui  tibi  difficillimis  hisce 
temporibus,  regularibus  ordinibus  tantopere  adversis,  fa- 
cultatem  concessit  ut  isthuc  inter  cœteras  religiosas  familias 
canonicos  e^am  regulares  accire  potueris,  quos,  virtutum 
splendore,  non  mediocri  isti  diœeesi  bono  futuros  non  est 
dabitandum.  » 

40  Ce  qui  concerne  les  pieuses  congrégations  de  vierges 
consacrées  au  service  de  Dieu  et  du  prochain,  occupe  dés- 
ormais une  large  place  dans  les  archives  administratives  de 
DOS  diocèses,  et,  par  suite,  dans  nos  comptes-rendus  pério- 
diques au  saint-siége.  Nous  avons  pu ,  dans  ce  dernier 
rapport,  nous  féliciter  en  particulier  de  ce  que  nos  chères 
filles  lea  sœurs  de  la  Groii  Saint-André ,  dont  plusieurs 
maisons,  sises  autour  de  la  capitale  sur  le  théâtre  de  la 
guerre,  avaient  été  complètement  ruinées,  sont  parvenues  en 
peu  de  temps  à  réparer  tous  ces  désastres  ;  au  point  qu'après 
que  leur  congrégation  amené  à  bon  terme  l'entreprise  d'une 
très-vaste  et  trè^-belle  église  devenue  nécessaire  à  la  maison- 
mère,  elle  ne  recule  pas  devant  la  construction  ^d'une 
chapelle  proportionnée  aux  besoins  et  à  l'importance  de  la 
maison  provinciale  de  Paris.  C'est  là,  j'aime  à  le  dire,  l'un 
des  fruits  qu'aura  recueillis  ce  pieux  institut  de  la  précieuse 
direction  spirituelle  et  temporelle  du  prêtre  éminent  qui 
représente  mon  autorité  dans  les  conseils   de  l'adminis- 
tration centrale  de  l'œuvre  ^. 

Une  lettre  pastorale  qui  vous  a  été  communiquée,  Mes- 
sieurs et  chei^  Coopérateurs,  vous  a  fait  comprendre  com- 
ment j'avais  été  conduit  à  intervenir  dans  une  controverse 
devenue  publique,  oii  l'ordre  du  Carmel,  tel  qu'il  existe  en 
France  depuis  près  de  trois  siècles,  était  représenté  sous  des 

L  H.  l'ttbbé  Albert  de  Briej,  proma  depuis  à  révêché  de  Saint-Dié. 


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—  186  — 

couleurs  déEavorables.  La  discorde  menaçait  de  s'introduire 
dans  ces  asiles  de  la  paix.  Sous  prétexte  de  zèle  pour  Tauto- 
rité  pontificale,  on  allait  jusqu'à  soutenir  la  non-canonicité 
d'un  état  de  choses  placé  pendant  près  de  deux  cents  ans 
sous  la  juridiction  directe  des  nonces  du  pape  ;  et,  pour  dé- 
terminer le  retour  à  l'antiquité,  on  conviait  celles  qu'on 
qualifiait  du  nom  de  BéruUistes  à  se  rallier  sous  l'étendard 
d'un  Carmel  qu'on  appelait  le  Carrael  de  Pie  IX.  Sans  vou- 
loir blâmer  les  actes  ni  les  intentions  de  qui  que  ce  soit,  il 
m'a  été  impossible  de  reconnaître  l'esprit  de  Dieu  dans  les 
arguments  et  les  moyens  employés  pour  troubler  une  pos- 
session si  ancienne,  et  amener  une  substitution  dont  les 
bénéfices  étaient  loin  d'égaler  les  inconvénients  à  mes  yeux, 
ainsi  qu'à  ceux  d'un  très-grand  nombre  de  mes  collègues 
dans  répiscopat.  Beaucoup  de  lettres  de  remerciement  et 
d'adhésion  de  la  part  de  ces  vénérables  prélats  m'ont  été 
adressées  après  la  publication  de  ma  lettre  pastorale  aux 
carmélites  des  monastères  de  Poitiers  et  de  Niort  :  elles 
expriment  toutes  la  même  pensée  que  celle  de  Monseigneur 
l'archevêque  de  Paris ,  dans  le  diocèse  duquel  existe  le 
premier  monastère  des  Carmélites  de  France^.  Enfin,  ayant 
donn^ connaissance  de  mon  acte  à  la  sacrée  congrégation, 
elle  m'a  répondu  en  ces  termes  :  c  Quod  vii^inum  carmdli- 


1.  Voici  les  piincipanz  passages  de  cette  lettre  : 

<K  Paris,  10  août  1873. 

a  Je  TOUS  remercie,  Monseigneur,  de  la  bonté  que  tous  ares  eue  de 
m*enrojer  votre  lettre  pastorale  au  sujet  du  Carmel,  et  plus  encore 
d'avoir  fait  cet  acte  si  opportun,  je  dirai  même  si  nécessaire...  Vous 
avez  très-bien  fait  de  remarquer  que  le  livre  auquel  vous  répondez  a  été 
publié  sans  l'autorisation  ecclésiastique  :  je  n'aurais  jamais  approuvé 
une  semblable  publication. 

a  Votre  écrit  est  aussi  concluant  pour  le  fond,  qu*il  est  sage  et  mo- 
déré dans  la  forme...  J'en  enverrai  moi-même  un  exemplaire  à  chacun 
de  nos  quatre  couvents  de  Carmélites,  en  leur  notifiant  mon  intention 
qu'on  s'en  tienne  à  l'enseignement  contenu  dans  votre  lettre. 

«  f  J.  HiPP.,  arch.  de  Pazis.  » 


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-157  - 

tanim  patrocinium  susceperîs,  earumque  causam  scripte 
defenderis ,  caritatem  tuam ,  studiumque  veritatis  atque 
mnocentiae  tuendse,  prœclare  commendat.  » 

&>  La  question  des  études  est  toujours  une  de  celles  qui 
excite  un  intérêt  plus  marqué.  Depuis  la  première  ouverture 
que  nons  vous  avons  faite,  dans  notre  convocation  synodale 
de  1872,  au  sujet  du  rétablissement  de  la  faculté  de  théo- 
logie de  l'ancienne  université  de  Poitiers  ^,  nous  n'avons 
pas  pordu  de  vue  un  seul  instant  ce  projet.  Dès  à  présent, 
trois  professeurs  distingués  du  collège  romain,  qui  avaient 
respectivement  enseigné  dans  plusieurs  universités  ou 
éooles  catholiques,  ont  ouvert  provisoirement  leurs  cours 
dans  deux  des  salles  de  cette  maison  :  voilà  pour  les  per- 
sonnes. Quant  au  matériel,  nous  avons  fait  et  nous  sommes 
eD  voie  de  compléter  l'acquisition  de  terrains  adjacents  à 
œloi-ci,  de  telle  sorte  que  les  élèves  du  séminaire  puissent, 
en  tout  ou  en  partie,  suivre  les  cours  de  la  faculté  sans 
déplacement  dangereux  pour  la  discipline,  et  que  pourtant 
les  étudiants  du  dehors,  laïques  ou  ecclésiastiques,  aient 
libre  accès  dans  notre  bâtiment  universitaire  distinct  du 
noviciat  lévitique.  Nous  réaliserons  par  là,  soit  dit  en 
passant,  un  vœu  souvent  exprimé  dans  le  cours  de  ces 
retraites,  puisque  nous  procurerons  au  trop  grand  nombre 
de  retraitants  jusqu'ici  condamnés  à  s'héberger  en  ville 
des  conditions  d'internat  très^lésirables  et  très-désirées. 
Du  reste,  nous  continuerons  de  marcher  à  petit  bruit,  et 
notre  ambition  sera  de  c  faire,  »  avant  de  c  dire  ».  La  loi 
promise  n'est  pas  encore  obtenue;et  quand  elle  le  sera,on  se 
demande,  à  la  tournure  que  prennent  les  choses,  quel  parti 
il  sera  possible  d'en  tirer  dans  l'avenir  politique  qu'on 
nous  prépare.  Quel  que  soit  le  dénouement,  nous  n'aurons 

1.  Voir  T,  VII,  p.  426. 


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—  188  — 

point  à  regretter  ce  qui  va  être  fait  ;  et  nous  n'aTanceroBS 
d'ailleurs  qu'avec  Tassentiment  et  d'après  les  avis  de  Rome. 
C'est  elle  qui  nous  fait  entendre  déjà  son  langage  encoura- 
geant :  f  Utinam  per  leges  civiles  gallicis  episcopis  aliquando 
fas  sit  eam  statuere  studiorum  rationem  quam  ecclesiasticae 
juventuti  instituendae  magis  congruere  in  Domino  judîca- 
verint.  Intérim  optimo  consilio  tu  quidem  ea  apparas  quae 
veteri  Pictaviensi  universitati  statîm  restituendœ,  si  res 
ex  voto  cessent,  necessaria  existimas.  Sin  vero  tua  te  spcs 
(quod  Deus  avertat  !)  firustrabitur,  id  saltem  consequutus 
eris  ut  qui  modo  theologicis  disciplinis  vacant,  ad  solidam 
germanamque  Ecclesiœ  doctrinam,  non  superffeie  tems, 
sed  penitius  informentur.  » 

6^ La  pureté  de  ladoctrine^MessieursetchersCpopérateurs, 
n'importe  pas  seulement  aux  individus  ;  elle  est  un  besoin 
impérieux  pour  les  sociétés.  Le  déplorable  amalgame  de 
religion  et  de  faux  principes  qui  s'est  produit  en  ces  de^ 
niers  temps  dans  un  trop  grand  nombre  d'esprits,  a  été 
l'une  des  causes  les  plus  actives  de  la  désorganisation  uni- 
verselle dont  nous  sommes  menacés.  Rome  insiste  donc 
fortement  pour  que  les  jeunes  hommes  appelés  à  exercer 
un  zèle  actif  dans  la  France  chrétienne,  soient  nourris  de 
tous  les  vrais  principes  religieux  et  sociaux  dont  elle  a  pris 
la  défense  :  c  Secus  enim  fiet  ut  hî,  dum  intra  domesticos 
parietes  catholicam  doctrinam  haurirent,  in  scholis  libéra- 
lismo  imbuantur  ;  atque  ex  hac  doctrinarum  permixtione 
monstrum  illud  in  eorum  animis  gignetur,  quod  catholi- 
cismum  liberalem  vocant  :  que  nulla  pestis  in  sanctissimam 
nostram  religîonem  magis  noxia  fingi  aut  excogitari 
potest.  1 

C'est  par  ce  trait  suffisamment  énergique  que  se  terminera 
la  communication  que  nous  avions  à  vous  faire  aujourd'hui 
delalottredu  treize  juin  dernier,  en  réponse  à  notrecinquième 
relation.  Je  ne  iiniiai  pas  sans  vous  faire  part  d'une  perte 


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-  iB9  — 

douloureuse  qui  m'est  annoiicée  à  Tinstant  par  un  télé- 
gramme de  Rome. 

XII.  Service  funèbre  pour  monseigneur  xàvier  de  mérodb* 
^  Hier  au  matin  (onze  juillet),  Messieurs,  ce  pieux  et 
noble  prélat  a  rendu  le  dernier  soupir,  au  Vatican,  où  il 
partageait  depuis  trois  ans  la  captivité  de  Pie  IX.  Homme 
de  grand  cœur,  et  doué  d'un  esprit  très-vif,  il  a  rendu,  pen- 
dant le  cours  de  sa  vie  sacerdotale,  d'éminents  services  à 
l'Église  et  au  saint^iége.  C'est  lui,  en  qualité  de  ministre 
des  armes,qui  avait  déterminé  le  général  de  la  Moricièreson 
parent,i  prendre  en  main  la  cause  militaire  des  états  romains. 
En  ces  derniers  temps,  il  a  lutté  pied  à  pied  contrôles  actes 
odieux  du  pouvoir  usurpateur,  fait  des  sacrifices  énormes 
pour  sauver  les  maisons  religieuses  et  les  établissements 
charitables,  et  aussi  pour  acquérir  l'immunité  des  anciens 
cimetières.  Il  est  mort  des  suites  de  son  ardeur  à  seconder  les 
travaux  opérés  dans  les  catacombes  des  saints  Nérée  et 
Achillée,dont  il  avait  acheté  la  superficie.  Le  pape,  qui  perd 
en  lui  un  de  ses  plus  désintéressés  serviteurs,  Ta  visité  et 
bàii  dans  sa  maladie.  Il  a  mis  à  mourir  ce  même  courage, 
cette  même  force,  dont  il  avait  fait  preuve  autrefois  sur 
les  champs  de  bataille,  et  ce  même  esprit  de  foi,  ce  même 
dédain  des  commodités  de  la  vie  présente,  qui  ont  carac- 
térisé toute  son  existence. 

Monseigneur  Xavier  de  Mérode  m'avait  accordé  de  vieille 
date  son  amitié,  et  m'avait  donné  plus  d'une  marque  de  sa 
confiance.  Appelé  à  l'honneur  de  l'épiscopat,  il  m'avait 
demandé  d'être  l'un  des  assistants  du  cardinal  consécrateur. 
L'autre  assistant  désigné  par  le  saint-père  était  monseigneur 
Bérardi,  alors  archevêque  de  Nicée  inpartibus.  c  Entre  Nicée 
et  Poitiers,  disait  agréablement  le  pape,  on  ne  peut  pas  man- 
quer que  d'être  orthodoxe.  »  Une  première  éducation  sur 
laquelle  avaient  déteint  les  idées  libérales  de  la  nationalité* 
belge,  un  caractère  vîf  et  impétueux,  une  promptitude  d'ap- 


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—  160  — 

préciation  servie  par  un  langage  mordant  et  pittoresque, 
ont  pu  lui  donner  une  apparence  d'emportement  et  de  pas- 
sion. Mais  avec  quelle  simplicité  il  désavouait  ses  vivacités 
et  revenait  sur  ses  erreurs  t  Plus  d'une  fois,  il  m'a  fait  avec 
une  vraie  générosité  le  sacrifice  de  ses  tendances  d'esprit 
personnelles  ;  et  je  n'oublierai  de  ma  vie  le  soir  de  ce  dii- 
neuf  juillet  1870,  où,  après  avoir  salué  à  la  gare,  très-laconi- 
quement, quoi  qu'on  en  ait  dit,  et  dans  les  simples  termes 
de  la  politesse  ordinaire,  quelques-uns  des  membres  éminents 
de  l'assemblée  conciliaire  qui  l'avaient  entraîné  à  leur  suite, 
il  monta  dans  le  wagon  que  j'occupais  et  pria  mes  compa- 
gnons de  voyage  de  l'y  laisser  seul  avec  moi.  L'entretien  se 
prolongea  jusqu'au  signal  du  départ,  que  l'encombrement 
des  voyageurs  retarda  beaucoup.  La  première  loi  de  l'aniitié 
est  la  discrétion  ;  mais  d'autres  que  moi  ont  vu  couler  ses 
larmes,  et  l'on  sait  combien  sa  soumission  aui  définitions 
de  l'Église  a  été  prompte  et  sincère. 

Encore  que  ses  études  théologiques  eussent  été  trè^som- 
maires,  la  pénétration  de  son  esprit  lui  permettait  souvent 
de  résumer  les  questions  dans  des  termes  merveilleusement 
expressifs  ;  et  plus  d'une  fois  le  théologien  de  profession 
trouva  sur  ses  lèvres  la  doctrine  traduite  par  des  formules 
que  la  science  lui  eût  enviées.  Du  reste,  il  était  d'une  école  e^ 
d'une  famille  où  l'on  apprécie  particulièrement  le  bonheui 
de  l'expression,  et  oii  l'on  ne  résiste  pas  au  charme  et  à  la 
puissance  de  ce  qu'on  appelle  <  un  mot  ».  11  en  eut  de 
mémorables,  et  quelquefois  au  préjudice  même  des  idoles 
qu'il  semblait  caresser.  C'est  ainsi  qu'un  jour  l'archevêque 
d'une  grande  capitale  ayant  exposé,  dans  un  langage  ti^ai- 
nant,  pénible  et  dififus,  la  différence  qu'il  faut  faire 
entre  telle  et  telle  phase  de  la  révolution  française,  et 
le  soin  qu'on  doit  mettre  à  ne  pas  confondre  89  avec  93, 
notre  prélat  saisit  le  premier  joint  pour  lui  jet^  cette 
brusque  interruption  :  «Vous  avez  raison,  Monseigneur:  89 


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-  161  - 
et  as,  c'esllrtediffémit  :  93,  c'est  rédiafkttâ,  c'est  la  gtiQ- 
lotine;  tandis  que  89  m'a  toujours  paru  la  toilette  du  con- 
damné ».  Je  citerais  vingt  autres  traits  de  ce  genre,  sinon  de 
cette  force,  sur  des  sujets  trèsr^ivers  ;  ce  qui  fait  que,  d'esprit 
commode  cœur,  je  demeurerai  en  communion  de  société  ayec 
ce  vénérable  firère  défunt,  et  me  nourrirai  souvent  des  rémi- 
niscences du  commuée  qu'il  m'a  été  donné  d'avoir  avec  lui. 
Mais,  avant  tout,  je  lui  dois  un  souvenir  particulier  devant 
Dieu,  etje  vous  convie,  Messieurs  et  chers  Coopérateurs,  à 
assister  au  service  funèbre  que  je  célébrerai  après-demain  à 
son  intention.  Plusieurs  des  zouaves  pontificaux  qui  ont  été 
placés  sous  ses  ordres,  et  de  nombreux  amis  du  saint-siége, 
ayant  témo^é  l'intention  de  s'unir  à  nous,  l'office  aura 
lieu  dans  l'Oise  du  Jésus,  plus  grande  que  notre  église  du 
séminaire. 

Xin.  MATiàBB  DU  8TN0DB.  —Outre  les  actes  pontificaux  qui 
doivent  être  promulgués  dans  notre  décret  synodal,  nous  y 
mentionnons  également  les  décisions  prises  par  suite  des 
délibérations  de  cette  assemblée,  soit  en  ce  qui  concerne  le 
taux  de  la  pension  des  vicaires  chez  leurs  curés,  soit  en  ce  qui 
regarde  l'acquittement  fixe  des  obligations  envers  le  sémi- 
naire au  moyen  d'un  nombre  annuel  et  déterminé  d'inten- 
tions de  messes. 

Quelques-uns  de  vous  m'ont  demandé.  Messieurs  et  chers 
Coopérateurs,  si  l'instruction  synodale  sur  la  seconde  consti- 
tution du  concile  du  Yatican,  telle  que  je  l'ai  complétée 
verbalement  dansl'unedes  conférences  de  cette  retraite,  sera 
publiée  immédiatement.  Je  réponds  que  la  délicatesse  de 
certains  cdtés  historiques  du  sujet  commandera  sans  doute 
encore  des  délais  :  d'autant  que  la  démonstration  de  l'oppor- 
tunité de  ce  grand  acte  conciliaire  est  en  voie  de  se  continuer 
d'une  tàçon  chaque  jour  plus  péremptoire.  Encore  un  an  ou 
deux,  et  l'on  verra  à  quoi  aboutit  une  assemblée  dont  le 
programme  consiste  à  c  organiser  »  avant  de  «  constituer  »  ; 


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ti  nos  plus  incorrigibles  censeur»  finiront  peut-fllie 
reconnaître  que  les  inspirations  de  TEsprit  de  Dieu  Tal< 
décidément  mieux  que  les  inspirations  des  hommes. 

La  messe  solennelle  du  synode,  quenous  célélMtms  demaii 
ne  sera  pas,  selon  la  rubrique  ordinaire,  la  messe  de 
sancto,  mais  la  messe  de  saint  Bonayenture.  La  raison 
est  que  cette  date  du  quinze  juillet  est  oelle  du  sixièmi 
anniversaire  séculaire  de  la  mort  du  saint  docteur.  On  se 
demande  pourquoi,  dans  le  cycle  liturgique,  sa  fête  est  anti- 
cipée au  quatorze,  puisqu'il  est  constant  qu'il  est  mort, 
pendant  la  tenue  du  concile  de  Lyon,  le  matin  du  quinze 
juillet,  et  qu'il  a  été  solennellement  inhumé  le  soir  de  ea  | 
même  jour.  C'est  une  particularité  siir  laquelle  les  litur- 
gistes  ont  disserté  diversement.  La  chose  est  d'autant  moins 
explicable  que  le  quinze  juillet  n'était  pas  encore  occupé 
par  la  fête  de  saint  Henri,  dont  ce  jour  n^est  d'ailleurs 
pas  le  jour  propre.  Quoi  qu'il  en  soit,  le  saint-père  ayant 
accordé  cette  année  des  faveurs  spirituelles  à  l'occasion 
du  sixième  centenaire,  le  décret  de  la  congrégation  des 
indulgences,  en  conformité  avec  les  documents  certains 
de  l'histoire,  a  fixé  à  ce  quinzième  jour  de  juillet  la  fôte 
jubilaire  qu'il  va  nous  être  donné  de  solenniser  par  toute  la 
pompe  des  rites  sacrés. 

XIV.  Résumé  nE  L'ALLOcimoN  prononcés  pour  la  GLdnmE 
nu  STNODE  ^  —  In  medio  eccleriœ  aperuU  os  qw,  et  implevit 
eum  spiritu  sapientiœ  et  intelkctus.  Le  saint  docteur,  dont 
nous  solennisons  le  trépas  bienheureux,  a  lui-même  com- 
menté ce  texte  en  tête  de  ses  beaux  traités  sur  YHeoûamertm. 

C'est  Dieu,  c'est  son  Verbe,  c'est  son  Esprit  saint,  qui 
ouvrent  la  bouche  du  docteur  chrétien.  Quand  le  Seigneur  a 
touché  ses  lèvres  et  les  a  rendues  sonores,  il  parle  ;  mais 
c'est  Dieu  qui  exhorte  par  lui.  S'il  demande  aux  lettres  pro- 

1.  Ce  létniaéert  donné  d*ftprès  1m  notes  des  sectétaîies  dn  synode. 


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-163  - 

knes  leurs  ornements,  s'il  prend  des  armes  dans  l'arsenal 
jes  sciences  humaines,  c'est  pour  mettre  mieux  en  évidence 
les  vérités  ditines.  Il  parle  c  dans  l'Église  i,  c'est-à-dire,  il 
parle  la  langue  de  l'Église  ;  il  la  parle  aux  chrétiens,  il  la 
parle  aux  êtres  raisonnables  :  et  il  n'y  a  de  raisonnables  que 
t^  croyants  ou  ceux  qui  cherchent  à  croire. 

Ainsi  faisait  admirablement  saint  Bonaventure,  ainsi  il  a 
parlé,  ainsi  il  a  enseigné  ;  et  la  langue  scolastique,  qui  est 
la  langue  propre  de  l'Église,  il  y  a  tellement  excellé,  que  sa 
canonisation  est  devenue  en  quelque  sorte,  dans  la  bouche  des 
pontifes  romains,  la  canonisation  de  la  scolastique  elle-même. 
Hais  dans  l'Église  il  y  a  un  centre,  un  milieu  :  In  medio 
eccksiœ.  Quelque  point  de  la  circonférence  qu'occupent  celui 
qui  parle  et  ceux  à  qui  on  parle,  le  docteur,  en  tant  que 
docteur,  se  place  toujours  au  centre  de  TÉglise  :  autrement, 
il  ne  serait  plus  le  docteur  de  l'Église  universelle.  Rien  donc 
de  local,  de  particulier  :  aucun  préjugé  de  nation,  aucun 
goût  de  terroir  ;  la  doctrine  de  Jésus-Christ  dans  toute  son 
ampleur.  Le  milieu,  n'est-ce  pas  le  point  où  réside  Jésua- 
Christ,  le  souverain  docteur,  celui  qui  a  dit  :  Ubi  sutU  duo  vêl 
très  congregati,  ibi  sum  in  medio  eorum  ^  ?  Si  donc  vous  voulez 
que  Jésus-Christ  ouvre  votre  bouche,  parle  par  votre  bouche, 
tenez-vous  dans  ce  centre  où  il  a  promis  d'être.  Et  parce 
qu'il  a  promis  d'y  être,  il  y  est  véritablement  ;  et  s'il  n'y  est 
pas  visible,    il  y   a  placé  un  représentant   visiUe.  Ce 
centre,  ce  milieu  visible,  c'est  l'Église  romaine,  c'est  la 
chaire  de  Pierre.  On  n'est  au  cœur  de  la  place  qu'autant 
qu'on  est  là  ;  on  n'est  entendu  du  monde  entier  qu'autant 
qu'on  parle  de  là, 

n  en  fut  ainsi  pour  Bonaventure.  H  s'était  tellonait 
placé,  tellement  assis  et  affermi  dans  ce  centre  divin»  qu'il 
y  devint  en  quelque  sorte  lui-même  un  centre  secondaire. 

1.  Uatth.,  xvni,  20. 


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—  164  — 

A  Lyon,  les  églises  du  monde  entier  étaient  là  cingées  c 
chœur,  l'église  grecque  et  l'église  latine,  les  églises  d'Oriei 
et  les  églises  d'Occident.  Au  milieu,  Jésus-Christ  dans  1 
personne  visible  de  son  vicaire.  Mais  voici  que  celui-ci  élv^ 
d'un  seul  coup  Thumble  fils  de  saint  Françoise  au  rang  c 
cardinal  archevêque  d'Albano,  et  qu'un  rôle  principal  lui  e 
déféré  dans  la  direction  de  l'assemblée.  Bonaventure  ne  f] 
point  au-dessous  de  cette  haute  fonction.  On  ne  pouvait  ! 

voir,  on  ne  pouvait  l'entendre,  sans  l'aimer  et  se  raaf^er  à  se 
avis.  Son  discours  public  acheva  la  conquétedetous  lesespri 
comme  de  tous  les  cœurs.  Le  grapd  préjugé  de  la  national] 
grecque  fut  vaincu  par  cette  éloquence  nerveuse  à  la  fois  ( 
onctueuse  ;  et  l'église  d'Orient,  s'inclinant  sous  le  charme  ( 
la  force  de  cette  parole,  abjura  le  schisme.  Le  symbole  fi 
ohanté  d'une  voix  unanime  dans  les  deux  langues  de  l'ËgliSi 
-et,  comme  gage  de  l'union  doctrinale,  on  répéta  deux  fo 
dans  un  même  élan  :  qui  ex  Pâtre  Filioque  procedU.  C'éta 
bien  le  Seigneur  qui  avait  ouvert  la  bouche  de  notre  saL 
au  milieu  de  l'Église,  qui  l'avait  rempli  de  l'esprit  de  sages: 
et  d'intelligence,  et  revêtu  par  là  d'une  étole  de  gloire. 

Hélas  I  cette  unité  tant  désirée  devait  bientôt  encore  i 
rompre  ;  mais  la  douleur  de  cette  rupture  nouvelle  n'éta 
point  destinée  à  Bonaventure.  Pour  lui,  il  avait  fait  se 
œuvre.  Joyeux  de  cette  grande  réconciliation,  mais  accab 
par  les  labeurs  qu'elle  lui  avait  coûtés,  il  s'endormait  pe 
de  jours  après  dans  le  Seigneur.!^  matin  du  dimanct 
quinze  juillet  1274,  on  apprit  la  perte  que  le  concile  et  qi 
l'Église  venaient  de  faire  ;  et  le  soir  même  on  vit,  choi 
inouïe,  un  pape,  un  empereur,  des  rois,  des  patriarches,  d( 
princes,  l'église  latine  et  l'église  grecque,  conduire  le  deu 
de  celui  qui  naguère  se  cachait  timidement  sous  le  froc  frai 
dscain,  honcnrant  ainsi  la  science  et  la  sainteté,  le  génie  i 
la  vertu,  l'esprit  de  sagesite  et  d'intelligence  que  le  salj 
docteur  avait  réunis  à  un  si  haut  degré. 


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—  165  — 
Et  nous,  mes  vénérables  Frères,  en  terminant  cette  retraite, 
enrichis  de  Tindulgence  plénière  accordée  par  le  souverain 
pontife,  prenons  la  résolution  de  demeurer  à  jamais  fixés 
hns  ce  milieu,  dans  ce  centre  de  TËglise,  et  de  n'ouvrir  la 
k)ttche  que  de  là,  attachés,  collés  à  la  chaire  apostolique, 
demandant  au  Seigneur  qu'il  nous  remplisse  de  cet  esprit 
jesagesse  et  d'intelligence  qui  anima  Tangélique  docteur 
Tliomas  et  le  docteur  séraphique  Bonaventure  :  nobles 
riraui,  entre  lesquels  se  partagea  la  palme  du  savoir  et 
«lie  de  l'amour,  mats  qui  furent  tous  deux  ici-bas  des  flam- 
beaux ardents  et  luisants,  et  qui,  appelés  là-haut  à  si  peu  de 
distance  Tun  de  l'autre,  y  brilleront  désormais  conmie  des 
Aoiles  pendant  les  perpétuelles  éternités. 


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XIV 
DISCOCRS 

ADRESSÉ 
DÀHa  VÈQWBM  DB  BAIHTB-IIADKQONDE  J>B  P0ITIBB8  AXOL  vàlkSRIKi 

DE  PABT8 
LB  XVJI  AOUT  MDCCCLXXIV. 


Qumrite  Dominnm  et  OMi/lmianùifl 
*%œr\U  faciêm  ejiu  umptr. 

Cherchez  le  Scigoitnr  et  prenez  votre  fora 
enlvi,  cherches  ton  viMge  miu  oeaao. 
(Pi.av,4.) 


Mes  ghehs  Frères, 

L  II  est  des  temps  oii,  pour  punir  Torgueil  des  hommes 
pour  châtier  l'incorrigible  confiance  qu'ils  ont  en  eux- 
mêmes,  Dieu  se  cache^  Dieu  se  retire^  et  alors  les  ténèbre:^  s< 
font  sur  toute  la  face  de  la  terre,  des  ténèbres  profondes,  dd 
ténèbres  horribles.  Il  en  fut  ainsi  pour  le  pays  des  Pharaoni 
à  la  voix  de  Moïse  :  et  factm  mnt  tenebrœ  horribUeê  in  uni- 
tersa  terra  jEgypti  <;  il  en  fut  de  même  pour  la  terre  en- 

1,  Exod.,  z,  22. 


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—  I«7  — 

tière  à  l'heure  ob  allait  se  consominer  le  déicide  :  a  ëexta 
hora  tenêbrm  fada  guta  9uper  universam  terram  usque  ad 
koram^nmiam  ^.  Ainsi  en  estril  présenlement»  je  ne  dis  pas 
ea  ce  qui  est  de  la  lumière  matérielle,  mais  de  la  lumière 
des  esprits.  Jamais  le  globe  terrestre  n'a  été  enveloppé  d'un 
nuage  plus  épais,  jamais  l'humanité  n'a  marché  dans  des 
voies  plus  assomlMrîes  et  plus  obscures.  On  se  croirait  re- 
venu au  premier  d^ut  de  la  création,  alors  que  tout  était 
chaos  et  que  les  ténèbres  couvraient  la  surface  de  l'abîme. 
Dieu  n'ayant  pas  encore  séparé  les  ténèbres  de  la  lumière  >. 
En  plein  midi,  nous  hésitons,  nous  palpons,  nous  tâton* 
nons  comme  dans  la  nuit,  et  non  dans  la  lumière  :  Palpa- 
bufit  qwm  m  tenebrù  et  twn  in  lace  ^  ;  et  les  conducteurs 
des  peuples,  plus  aveugles  encore  que  ceux  qu'ils  condui- 
sent, ne  réussissent  qu'à  nous  précipiter  avec  eux  dans  une 
même  fosse  ^. 

Tous  êtes  juste.  Seigneur,  et  vos  jugements  sont  la  justice 
même.  Les  hommes  vous  ont  dit  :  c  Retirez-vous  de  nous, 
c  nous  ne  voulons  pas  de  la  science  de  vos  voies  ^  ».  Vous 
avez  détourné  votre  face,  et  le  trouble  s'est  emparé  d'eux, 
et  ils  ont  perdu  l'esprit,  et  ils  tombent  en  défaillance,  et  ils 
sont  retournés  à  l'état  de  poussière  :  avertente  autem  te  fa- 
ciem  turbabuntur  ;  auferes  spiritum  eorum,  et  déficient^  et  in 
pulrerem  suum  revertentur  •. 

Et  néanmoins,  dans  ce  désarroi  absolu,  nous  les  enten- 
dons encore  qui  nous  crient: — Ou  allez-vous?  Que  faites- 
vous  ?  Quel  délire  vous  emporte  ?  Le  monde  est  gouverné 
par  les  sages,  et  non  par  les  thaumatui^es.  Dieu  ne  veut  pas 
qu'on  le  tente.  Qu'on  l'invoque,  à  la  bonne  heure  ;  mais, 
en  définitive,  c'est  à  l'activité  humaine,  c'est  à  l'habileté 
politique  qu'il  faut  en  revenir  pour  faire  les  affaires  de  ce 


1.  Hatth.,  xxvir,  45.  —  2.  flen.,  i,  2,  4.  —  3.  Job,  XJI,  2t$, 
4.  Ifaitth.,  XV,  14»  ^  6.  Job>  zxi,  14.  ^  6.  Pa.  cui,  29. 


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—  168  — 

monde.  *  Et  nous  de  leur  répondre  :  Mai»  précisément 
cette  activité  humaine»  nous  en  cberchoas  les  effets,  et  ils 
*nous  fuient  ;  cette  science  politique,  nous  en  implimms  les 
fruits,  et  ils  nous  échappent.  Apologistes  par  trop  désintéres- 
sés, partisans  en  vérité  trop  platoniques  des  cond^inakcms  de 
la  sagesse  et  de  la  prudence  naturelle,  c'est  parce  que  yous 
ne  nous  offrez  en  vous  aucune  de  ces  ressources,  c'est 
parce  que  tous  les  moyens  ordinaires  ont  été  paralysés, 
parce  que  toutes  le;  voies  humaines  ont  été  coupées  et  fer- 
mées, que  nous  nous  rejetons  exclusivement  vers  le  eiel, 
ayant  besoin  désormais  d'espérer  contre  toute  espérance  : 
contra  spem  in  spem  *.  Allons,  les  habiles  de  ce  monde, 
quelque  peu  de  modestie  vous  conviendrait,  et  aussi  quelque 
indulgence  envers  ces  humbles  serviteurs  de  Dieu  que  vous 
appelez  dédaigneusement  c  les  miraculeux  ».  Avant  de  rire 
des  miracles  que  nous  cherchons,  montrez-nous  les  vôtres. 
Sauvez-nous,  et  nous  rem^cierons  volontiers  le  ciel  de  nous 
avoir  sauvés  par  vous.  Mais  si,  au  lieu  du  salut,  vous  ne 
nous  apportez  que  l'aggravation  de  la  honte  et  de  la  ruine, 
trouvez  bon  que  nous  demandions  à  Dieu  seul,  et  à  sa  mère, 
et  à  ses  saints,  ce  qud'énervement  des  hommes  est  impuis- 
sant à  nous  donner. 

c  Cherchez,  nous  dit  le  royal  prophète,  cherchez  le  Sei- 
c  gneur,et  cherchez  votre  force  en  lui  ;  cherchez  son  visage 
<  sans  cesse  »  :  Quœrite  Dominum  et  virtutem  ejus  ;  quœrite 
faciem  ejw  semper  K  Ainsi  faites-vous,  mes  très-chers  Frères  ; 
ainsi  font  les  vrais  chrétiens  sur  tous  les  points  du  globe  i 
l'heure  présente.  Le  désordre  et  la  confusion  étant  partout, 
l'abomination  de  la  désolation  menaçant  de  s'installer  sur 
la  terre,  vous  vous  souvenez  de  la  parole  de  Jésus-Christ, 
et  vous  vous  réfugiez  vers  les  montagnes  :  Tune  ftigiofU  ad 
montes  K  Vous  avez  appris  que  les   signes  sumaturds 

1.  Bom.,  IV,  IS.  ^  2.  I.  Paralip.,  zvi,  11.  ~  8.  ICsMu,  ZJOr,  I& 


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aTMDl  appara  snr  ces  haateurs,  cpie  des  effets  manifestes 
de  la  pviflsaiice  dmne  s'y  renouvelaient  de  jour  en  jour,  que 
des  gttérisona  merveiUeuseB  s'y  succédaient,  et  vous  vous  ' 
achemines  yen  ces  souroes  miraculeuses,  espérant  que  la 
mâne  vertu  qui  guérit  les  infirmités  des  particuliers,  gué- 
rira aussi  les  maux  de  la  société,  rendra  la  vie  et  le  mouve- 
ment à  cette  nation  paralytique,  remettra  sur  pied  ce  peuple 
impotent,  <d>jet  de  la  pitié  et  quelquefois  des  insultes  des 
passants  et  des  étrangers.  Allez  donc  oit  vous  porte,  où  vous 
pousse  l'écrit  du  Seigneur.  Il  a  dit  :  c  Cherchée,  et  vous 
c  trouverez  ^  i.  D  ne  manquera  point  à  sa  parole.  Pèlerins 
qui  eherehei  le  Seigneur,  et  sa  force,  et  son  visage,  vous 
rencontrerez  le  Seigneur,  vous  sentirez  sa  vertu  en  vous;  sous 
les  traita  aimd>les  de  sa  mère,  il  se  montrera  à  vos  regards, 
et  fera  raatrer  Tespérance  dans  vos  cœurs  :  Quœriie  Dami- 
num  et  writiiem  91M  ;  quœrite  faciem  epu  semper. 

II.  Cette  vertu,  ce  visage  du  Seigneur,  notre  religieuse 
cité,  dans  laquelle  vous  avez  eu  la  bonne  inspiration  de 
faire  une  halte  pieuse,  ne  vous  en  ofire-t-elle  pas  déjà  de 
premiers  gages  et  de  premiers  rayons  ?  La  grâce  divine  s'est 
enracinée  sur  ce  sol,  elle  y  est  entrée  plus  avant,  elle  s'y  est 
épanouie  plus  largement  que  sur  aucun  point  de  la  Gaule. 
Ici,  d'après  nos  traditions,  ici  l'apôtre  de  l'Aquitaine,  saint 
Martial,  eut  la  vision  du  martyre  du  prince  des  apAtrès,  et, 
avec  le  bâton  même  qu'il  avait  reçu  de  son  maître,  il  traça 
les  fondations  du  premier  temple  bâti  en  son  honneur  : 
telle  est  la  glorieuse  origine  qui  relie  la  mère  église  de  Poi* 
tiers  à  la  personne  de  saint  Pierre  ;  et,  comme  l'a  dit  l'élo- 
quent évêque  de  Tulle  «lans  le  langage  qui  lui  appartient, 
c  c'est  la  rais^d  des  énergies  sacerdotales  qui  n'ont  cessé 
de  partir  de  ce  lieu  ».  Ici,  d'après  l'histoire  et  d'après  les 
monuments,  ici,  dans  l'étroit  espace  qui  sépare  l'église  ca^ 

1.  MittlL,  vii,7. 


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—  170  — 

thédrale  de  son  étroh  baptistère,  sa  aant  reneotttrë*  et  ont  i 
cohabité  quelques  années  les  deux,  ppincipaiix  initialeiirs 
de  notre  nation  chrétienne,  saint  Hilaire  et  saint  Murtân  : 
deux  figures  géantes,  toujours  dressées  sur  la  cité  pour  pro- 
téger de  leur  regard  la  foi  annoncée  par  leur  pan^A  et  cou» 
firmée  par  leurs  prodiges.  Attirée  par  la  renommée  de  feur 
sainteté  et  de  leur  puissance,  Radegonde  est  venue  ebercher 
son  refuge  et  placer  son  monastère  à  Tombre  de  ces  deux 
grandes  mémoires  :  ainsi  s'explique  la  eantig;ttité  de  tous 
ces  sanctuaires,  jafoux  de  se  serrer  les  uns  aaprèsdes 
autres. 

Radegonde,  vous  avez  pu  vous  en  apereevoir  déjà,  mes 
bien  cliers  Frères,  elle  est  toujours  vivante  parmi  no«s;  elle 
est  la  reine  de  cette  cité,  la  souveraine  de  cette  contrée  : 
elle  y  tient  sa  cour  plénière  et  permanente,  elle  y  dispense 
nuit  et  jour  ses  faveurs.  Auprès  de  son  tombeau  se  mâoit, 
se  confondent  chaque  jour  tous  les  rangs,  toutes  les  condi- 
tions les  plus  divises.  Quels  qu'ils  soient,  grands  ou  petits, 
riches  ou  pauvres,  indigènes  ou  étrangers,  Radegonde  donne 
audience  à  tous,  et  tous  remportent  d'auprès  d'elle  les 
grftces  les  plus  précieuses  et  les  plus  signalées. 

Pèlerins  de  Paris,  la  sainte  reine  vous  appartint  avant 
de  se  donner  à  nous.  Saint  Germain  de  Paris  fotson  pro- 
lecteur, son  conseiller,  son  guide,  aux  jours  les  plus  diffi- 
ciles de  sa  vie,  et  il  n'hésita  point  à  venir  jusqu'ici  pour  la 
couvrir  encore  de  sa  protection  quand  elle  fiit  menacée  dans 
la  paix  de  sa  retraite.  Je  voudrais  donc  vous  parler  d'elle 
'  comme  il  convient.  Mais  à  des  voyageurs  fiitigués  on  ne  fait 
pas  subir  les  longueurs  d'un  panégyrique.  J'm  rassemblerai 
quelques  traits  dans  l'explication  rapide  des  trois  antiennes 
que  notre  Église  chante,  et  que  vous  allez  ehantw  avec 
naus,  en  l'honneur  de  notre  royale  patronne. 

m.  €   Radegonde,  l'honneur  des  Francs,  a  méprisé  la 
•  gloire  du  monde,  et  changé  la  pourpre  rpyale  peur  le 


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I  Toile  mxaé  >  :  IMegundU,  Frandadwn  deeus,  mundi  ghh 
riam  emOen^^,  et  regiam  purpuram  sacro  velamine  cùmmth 
tacit.  C'est  notre  chant  des  pronières  Tépres. 

Oui,  e^te  pauvre  petite  captire  de  Thurmge,  venue  dans 
le  pays  des  Francs,  en  a  été  Tune  des  gloires  les  plus  pures. 
Elle  était  douée  des  plus  riches  dons  de  la  nature,  dons 
eitérieurs  et  dons  de  Tesprit.  Les  maîtres,  les  éducateurs 
de  cette  jeune  fille  crurent  avoir  fait  merveille  lorsque  le 
roi  de  France,  charmé  de  toutes  les  qualités  de  leur  élève, 
l'aïqpelaà  partager  son  trône  et  à  présider  avec  lui  aui  des- 
tinées d'un  grand  royaume.  Radegonde  ne  fut  point  éblouie. 
Elle  avait  doœié  son  cœor  à  la  sagesse  divine  ;  elle  préféra 
la  sagesse  aux  royaumes  et  aux  trdnes  :  etprœposui  illam 
regmiê  ef  jedtdw  ;  elle  considéra  que  les  richesses  n'étaient 
rien  ea  ccHnparaison  d'elle  :  et  âiiritias  nihil  esse  duxi  m 
amparaiùme  UUus  :  elle  n'eut  pas  même  la  pensée  d'établir 
on  rapport  entre  la  sagesse  et  les  pierres  précieuses  :  née 
tompmwri  UK  Uy^idem  preHosum.  L'or  n'était  à  ses  yeux 
qu'un  peu  de  sable,  l'argent  n'était  que  de  la  boue.  Pour 
ennoblir  ce  sable,  pour  purifier  cette  boue,  elle  les  appli- 
quait à  des  usages  sacrés  de  piété  et  de  charité.  Elle  aima 
la  sagesse  plus  que  ta  santé,  plus  que  la  beauté  :  super 
sàlutem  eî  speciem  dilexi  illam  ^  Elle  oubliait  le  soin  de  sa 
propre  conservation  ;  nuit  et  jour  elle  se  consumait,  elle 
immolait  sa  vie  au  service  de  Dieu.  Citée  comme  la  plus 
belle  des  femmes  du  royaume,  elle  n'avait  de  souci  que 
pour  la  beauté  de  son  âme,  elle  ne  voulait  que  la  parure  de 
la  grftce  et  de  la  vertu.  Si  Clotaire  lui  faisait  préparer  des 
vêtements  chargés  d'or  et  de  pierreries,  elle  trouvait  le 
moyen  de  tromper  les  regards  du  royal  époux  ;  et,  sans  les 
avmr  portées  même  une  seule  fois,  elle  envoyait  ces  robes 
magnifiques  aux  églises  voisines  pour  devenir  la  parure  des 


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-  17J- 

autels»  les  ornements  de  la  sagesse  éternelle  ineamée  en 
Jésus-Christ  et  résidant  dans  TEucharistie. 

Ainsi  faisait  Radegonde  pendant  qu'elle  était  sur  le  trône. 
Et  ce  n'était  point  assez  à  ses  yeux.  Ce  trône,  elle  aspirait  à 
en  descendre.  Trop  de  spectacles  honteux  ou  douloureux  y 
frappaient  ses  regards.  Sitôt  que  la  liberté  lui  en  fut  don- 
née, elle  échangea  la  pourpre  royale  pour  le  voile  sacré  : 
Radegundis,  Frandadumdecus,  regiam  purpuram  sacra  vekh 
mine  commutavit. 

Mais,  précisément  parce  qu'elle  a  méprisé  la  gloire  mon- 
daine, elle  a  mérité  d'êtr  davantage  glorifiée.  Parce  qu'elle 
a  quitté  le  royaume  terrestre,  elle  a  été  mise  en  possession 
d'une  royauté  immortelle  La  grandeur  humaine  meurt 
bientôt  ;  la  grandeur  de  la  sainteté  va  toujours  s'élevant. 
Qui  se  souvient  aujourd'hui  de  tant  d'autres  reines  de  France 
qui  ont  vécu  dans  les  délices,  dans  les  richesses,  dans  les 
honneurs,  et  qui  sont  mortes  sur  le  trône  ?  Le  temps  n'a 
pas  même  respecté  leur  tombe,  et  personne  ne  songe  à  elles. 
Et  voici  qu'après  treize  cents  ans,  Radegonde  est  plus  que 
jamais  présente  au  souvenir  de  la  nation. 

Ce  qu'un  poète  a  dit  d'un  de  nos  monarques  :  <  seul  roi 
de  qui  le  peuple  ait  gardé  la  mémoire  »,  jele  dirai  avec  bien 
plus  de  vérité  de  Radegonde.  Certes,  je  n'entends  pas  di- 
minuer la  gloire  de  Clotilde,  ni  de  Bathilde,  ni  de  Jeanne  de 
France,  ni  même  la  gloire  de  Blanche  qui,  si  elle. n'a  pas 
eu  les  honneurs  de  la  canonisation,portesatête  toute  rayon- 
nante de  l'auréole  de  son  fils  saint  Louis.  Mais  pourtant 
Radegonde  est  demeurée  plus  populaire  que  toutes  les  au. 
très.  Seule  de  qui  le  peuple  ait  gardé  la  inémoire,  seule  à 
qui  le  peuple  ait  conservé  son  culte,  sa  confiance,  son 
amour  :  autour  de  sa  royale  dépouille,  chaque  année  la 
foule  est  plus  compacte,  les  clients  plus  nombreux  ;  nos 
rues  sont  remplies,  nos  places  sont  couvertes;  le  matin, 
avant  le  lever  de  l'aurore,  les  abords  de  l'église  sont  a^ 


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—  173  -. 

siëgés.  Yoltà  oe  que  c'est  d'avoir  sa  échanger  la  poiirpre 
contre  la  bnre,  le  bandean  royal  contre  le  yoile  sacré  : 
Radegundig,  Fnmciadum  decuiy  regiam  purpuram  sacro  vekh 
mtne  cmnrniOaoU. 
lY.  L'antienne  des  Laudes  est  celle-ci  :  f  La  bienheureuse 

<  Radegonde»  imitant  la  piété  d'Hélène,  soupira  après  la 

<  croix  du  Seigneur,  et  elle  enrichit  nos  plages  occidentales 
c  de  ce  gage  de  notre  salut  i  :  Beata  RadegundiSy  Helenœ 
pietatem  œmulata,  crucem  Domini  concupivit,  et  salutU  hu- 
manœpijjnus  ad  OceidetUis  plagas  frayumwtf  .Elle  avait  quitté 
son  époui  humain,  le  roi  couronné  d'un  diadème  terre^e  ; 
en  épousant  un  autre  roi,  le  Roi  couronné  d'épines,  elle 
avait  épousé  sa  croix  sans  réserve.  Or,  elle  avait  conçu  un 
dessein,  elle  nourrissait  un  désir  qui  allait  s'enflammant 
toujours  davantage.  Elle  qui  portait  la  croix  incessamment 
dans  son  c<:Bur,  et  qiu  accomplissait  dans  son  corps  ce  qui 
manque  à  la  passion  de  Jésus,  elle  n'avait  point  de  repos 
qu'elle  n'eût  obtenu  un  fragment  de  l'arbre  du  salut,  un 
morceau  du  vrai  bois  de  la  croix,  de  ce  bois  détrempé  et 
imprégné  du  sang  rédempteur.  L'empereur  Justin  se  rendit 
à  ses  vœux'. 

He  demandez-vous  ce  qu'est  devenu  ce  morceau  de  la 
vraie  croix,  cette  portion,  non  pas  la  plus  considérable» 
mais  certainement  la  plus  historique  et  la  plus  célèbre  qui 
ait  été  apportée  en  Occident  ?  M.  F.,  nous  la  possédons  tou- 
jours. Elle  est  toujours  dans  ce  monastère  de  Radegonde  au- 
quel elle  a  donné  son  nom,  dans  l'antique  et  vénérable  mo- 
nastère de  Sainte-Croix. 

Des  trésors  de  Clovis,  de  Clotaire,  et  du  mobilier  ^e  toute 
la  prei.  ière  race  de  nos  souverains,  que  reste-t-il  aujour- 
d'hui ?  A  peine  deux  ou  trois  objets  curieux,  que  les  mu- 
sées profanes  conservent  avec  soin.  Le  trésor  de  Radegonde 
a  eu  un  meilleur  sort;  le  musée  sacré  de  ses  filles  nous 
montre  le  pupitre  de  bois  pieusement  sculpté,  sur  lequel 


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-174- 

elle  potMÛt  mn  lifre  pour  étudier  et  pour  prier  ;  tt  aotx  de 
mëtal  arec  laquelle  elle  imprimait  les  stigoiateft  de  iésus- 
Christ  sur  sa  c^air  ;  et,  non  loin  de  là,  la  ooupe  ou  le  calice 
en  corne  dans  lequel  elle  s'abreuTait  d'eau  pure  ou  de  la 
boisson  vulgaire  des  pauvres  ;  enfin  l'émail  bjoantin  qui 
forme  i*encadrement  immédiat  de  la  rdique  telle  qu'elle  a 
été  envoyée  d'Orient. 

La  dynastie  mérovingienne  a  disparu  depuis  plus  de 
mille  ans.  La  postérité  de  sainte  Radegonde  vit  encore,  et 
nous  avons  la  confiance  que  la  royale  abbaye,  n'ayant  pas 
survécu  en  vain  à  tant  de  causes  de  ruine,  verra  toujours  se 
grouper  autour  du  bois  sacré  une  élite  de  vierges  et  de 
veuves  jalouses  d'être  comptées  parmi  les  filles  spirituelles 
de  la  sainte  Reine.  11  est  vrai,  apr^s  avoir  été  pendant  douae 
siècles  le  plus  riche  et  le  plus  glorieux  entre  les  monas- 
tères, il  est  compté  parmi  les  plus  humbles.  Qu'impcMrte,  s'il 
a  conservé  la  richesse  de  ses  traditions  et  les  sentiments 
qu'elles  inspirent  ? 

Enfin,  les  chants  guerriers  ou  patriotiques  de  nos  en* 
gines  nationales,  on  les  a  perdus,  ou  l'on  n'en  possède  que 
des  débris.  Les  hymnes  de  Fortunat,  les  chants  de  Rade- 
gonde, composés  pour  l'arrivée  et  la  réception  de  la  vraie 
croix  dans  nos  murs,  l'Église  universelle  les  chante  encore, 
les  chantera  jusqu'à  la  fin  des  siècles.  Dans  toute  l'étendue 
de  la  catholicité,  toutes  les  fois  qu'il  s'agit  de  célébrer 
l'étendard  du.  Roi,  et  le  grand  combat  de  la  vie  contre  la 
mort,  ce  sont  nos  hymnes  poitevines  qui  sont  sur  toutes  les 
lèvres  :  Vexilla  Régis  prodeuM  ;  Pange  lingua,  ghrion  Im- 
ream  certaminis.  Monuments  impérissables,  qui  rattachent  à 
l'histoire  générale  de  l'Église  et  de  sa  liturgie  le  fait  célébré 
dans  notre  antienne  :  t  La  bienheureuse  Radegonde,  rivali- 
€  sant  avec  la  piété  d'Hélène,  soupira  après  la  croix  du 
f  Sauveur,  et  enrichit  notre  Occident  de  gage  du  salut.  » 

V.  Mais  notre  invocation  la  plus  familière  à  la  fois  et  la 


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plw  sAmieHe  à  nnite  Radegonde^  odI&-ei  :  1 6  mSre 

<  de  1b  pttirie,  illustre  Radegonde,  soyes  le  salut  de  votre 

<  peiq^;  eoBservesla  loi,  affermisseB  les  mœurs,  procurez 
t  la  pan  pmt  Totre  intereessiofi.  i 

O  imffiiir  |MtfW,  Aod^fufû  îitefyTa,  ]N)pttK  fui  sdlug  esio. 
Dne  fi^on  ne  s'enfante  pas  toute  seule  ;  elle  a  ses  pères,  ' 
ses  fbodatéors,  ses  auteurs.  Loin  de  moi  que  je  conteste  ce 
titre  à  nos  ehefe  de  race,  à  Cloris,  à  Qiarlemagne,  et  à 
qaelqaes  autrts.  Toutefois  les  TéritaUes  et  les  premiers 
pèree  de  la  patrie  française,  ce  furent  ses  grands  évèques,  et, 
pardessus  tous  les  autres,  les  saints  Hilaire  et  Martin.  Ils 
aTaiest  fiûl  «ne  Gaule  chrétienne,  une  France  catholique 
tooleprte  pour  le  roi  Franc  qui  allait  se  couTortir,  et  que 
nami  allait  éfaagAiier  et  baptiser.  Mais  ce  n'était  pas  assez. 
Pour  la  fionaalion  et  l'éducation  des  peuples,  comme  pour 
eeUe  des  particuliers,  il  n^est  pas  bon  que  l'homme  soit  seul  : 
/Van  est  toatfm  kommmn  eêse  folwmK  La  France  devait  avoir 
des  mères.  Radegonde  en  est  une.  Les  mères,  c'est  leur  des- 
tinée de  souflkir  ;  elles  enfioitent  dans  la  douleur.  Et  qui  de 
noas,  en  éladfant  les  origines  de  la  nation,  n'a  été  frappé 
du  dooloureni  enfantement  de  la  France  par  Clotilde  et  par 
Radegonde?  Radegonde,  en  particulier,  a  immensément 
souftat  pour  la  France,  elle  a  beaucoup  travaillé  pour  elle, 
elle  Ta  beaucoup  aimée.  Jamais  elle  n'a  plus  efficacement 
rempli  les  fonctions  de  reine  qu'après  qu'elle  eut  cessé  de 
rêtre.  Entendons  le  vénérable  Hildebert,  résumant  les  ré- 
cits des  biographes  primitifs.  Faisant  l'office  pieux  du  bour- 
reaa  et  du  sacrificateur  par  rapport  à  sa  propre  chair  :  cùr- 
pmis  tui  pia  eamifex  et  sacrifex,  par  ses  jeûnes,  ses  cilices, 
ses  macérations,  elle  intercédait  auprès  de  Dieu  pour  tous 
les  ordres  de  l'Église  :  ad  Deum  pro  universis  Ecclesiœ  gradin 
bm  interwsrit  :  pour  l'Église  d'abord,  car  elle  savait  déjà 

1.  Geou,  n,  I6t 


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-176- 

que  ia  proq>érit&  de  la  Franoe  estina^rablodi 
de  l'Ëglise.  Puis,  non-seulement  par  ses  trèa-aaintes  prières, 
mais  par  ses  lettres  et  ses  oorrespondanoea,  adressées  à  tou- 
les  les  tètes  couronnées,  aux  rois  et  à  leurs  ministres,  elle 
.  iravaillait  à  éteindre  les  guerres,  à  rétablir  la  oonocNrde  en- 
tre les  princes  divisés  ;  et  ainsi  le  repos  fut  obtenu  aux 
églises»  ia  paix  rendue  à  la  patrie  »  :  Porta  ed  eeclesHs  re- 
quieSy  pax  patriœ  restittUa^,  C'est  donc  à  bon  droit  que  nous 
|:i  saluons  de  ce  titre  de  «  mère  de  la  patrie  >,  et  que  nous 
appelons  le  peuple  français  c  son  peuple  i  ;  0  mater  pairiœ, 
UadegundU  inclyta,  populi  tui  talus  esio. 

Oui,  ô  Radegonde,  ce  peuple  est  toujours  le  vAtre.  Il  se 
souvient  que  vous  avez  bercé  son  enfance  sur  vos  genoux, 
que  vous  avez  instruit  et  formé  sa  jeunesse,  et  il  vous  aime 
d'un  amour  Mêle.  Quelle  reine  sur  le  trône  est  autant  ai- 
mée, autant  servie,  autant  priée,  autant  invoquée  que  vous? 
En  échange,  donnez  à  ce  peuple  les  gages  de  votr^  pro- 
tection. 

Serva  fidem  :  «  Conservez  la  foi  >.  Cette  nation  très-chré- 
tienne de  France,  qui  est  la  fille  aînée  de  l'Église,  paroû  ses 
Meilleurs  cl  ses  désastres, elle  a  eu  la  fortune  dene  jamais  se 
ranger  sous  l'étendard  de  l'hérésie  ;  elle  a  toujours  marché 
en  tête  des  puissances  catholiques.  Aussi  ne  vous  demandons- 
nous  pas,  ô  sainte  Reine,  de  nous  rendre  la  foi.  Par  la  mi- 
séricorde de  Dieu ,  c'est  un  trésor  que  nous  n'avons  point 
perdu.  Dans  l'opinion  de  tous  les  peuples,  la  France  est  en 
son  fonds  le  pays  orthodoxe  par  excellenoe.  Hais,  que  d'ad- 
versaires acharnés,  que  d'ennemis  conjurés  contre  cette  or- 
thodoxie t  Et  parmi  ceux  (\m  la  professent,  que  d'in- 
différence chez  les  uns,  que  d'alliages  mauvais,  que  de 
défaillances  doctrinales  chez  les  autres  1  Serva  fidem* 

Mores  corrobora  :  c  Fortifiez,  affermissez  les  mœurs  ».  La 

1.  Bolland.,  T.  III,  Aag.,  p,  00.  Edit.  Palmô. 


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-  177  - 

mellefise  est  partoat  :  mollesse  des  conyictions,  mollesse  des 
principes,  mollesse  des  sentiments,  et,  par  une  suite  néoesr- 
saire,  mollesse  des  volontés  ;  mollesse  des  mœurs  privées  et 
des  mœurs  domestiques,  mollesse  des  mœurs  publiques  et 
sociales  ;  mollesse  des  esprits,  mollesse  des  corps.  On  nousle 
dit  tous  les  jours  :  nous  sommes  une  race  d'amollis.  0  vous 
la  femme  forte,  vous  qui  avez  dominé  votre  siècle  au  lieu 
de  vous  traîner  à  sa  remorque,  relevez,  soutenez  nos  mœurs 
qui  s'affaissent  :  Mores  corrobora.  Rappelez  à  la  France  que 
Dieu  lui  a  dît,  comme  à  l'ancien  Israël  :  Constitui  te  in  c«- 
fut  et  non  in  caudam  :  c  Je  t'ai  faite  pour  être  à  la  tête,  et 
<  non  à  la  queue,  pour  être  en  avant  et  non  en  arrière  ;  ton 
i  rôle  est  d'être  toujours  en  dessus,  jamais  en  dessous  »  : 
et  eris  semper  mpra,  et  non  subter  '.  Mais  rappelez-lui  aussi 
qu'elle  ne  peut  garder  ou  reconquérir  son  rang  qu'à  la  con- 
dition d'élever  et  de  maintenir  ses  mœurs  privées  et  ses 
mœurs  publiques  à  la  hauteur  de  sa  vocation  ;  Mores  corro- 
bora. 

Tribue  pacem  sancta  intercessions  :  Enfin,  6  grande  Reine, 
c  procurezrnous  la  paix  par  votre  sainte  intercession  ».  La 
paix,  c'est  toute  notre  ambition  à  cette  heure.  Peuple  vaincu, 
nous  ne  demandons  pas  la  gloire,  nous  ne  demandons  pas 
les  conquêtes  et  les  revanches;  nous  demandons  la  paix, 
mais  la  paix  honorable  et  digne,  la  paix  qui  ne  soit  pas  l'hu- 
miliation d'un  joug  chaque  jour  plus  appesanti,  le  servi- 
lisme  muet,  l'assujettissement  honteux  et  coupable  à  tous 
les  caprices  de  la  force  ;  nous  demandons  une  paix  du- 
rant laquelle  nous  puissions  nous  relever  d'abord  aux  yeux 
de  Dieu  et  à  nos  propres  yeux,  pour  nous  relever  ensuite 
aux  yeux  des  peuples  :  Tribue  pacem  sancta  intercecsione. 

Tel  est  le  vœu,  telle  est  la  prière  que  perpétuera,  devant 
la  tombe  et  devant  l'autel  de  Radegonde,  le  lampadaire  que 

1.  Dealer.}  xzvili,  13, 

T.  vui.  ": 


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—  178  - 

tes  habitants  de  la  capitale  ont  aujourd'hui  suspenda  dans 
ce  sanctuaire.  Autrefois  Anne  d'Autriche  fonda  ici  une 
lampe  perpétuelle  en  action  de  grâces  de  la  naissance  de 
son  fils,  de  celui  qui  fut  Louis  XIV,  et  qui  reçut  à  bon  droit 
le  nom  de  Louis  le  Grand.  La  lampe  éteinte  et  détruite  par 
les  révolutions,  ennemies  de  toute  durée  et  de  toute  perpé- 
tuité, vous  l'avez  rétablie,  vous  l'avez  rallumée ,  pieux  pè- 
lerins de  Paris;  elle  nous  restera  comme  un  souvenir  et  un 
gage  de  votre  visite  ;  elle  sera  pour  vous  et  votre  grande 
cité  un  titre  permanent  à  la  protection  de  notre  puissante 
Reine.  J'aime  à  me  le  persuader  :  vous  laisserez  ici  quelque 
chose  de  la  liqueur  de  piété  qui  est  dans  vos  âmes  ;  et,  ce 
quelque  chose  s  unissant  à  l'huile  qui  alimentera  cette 
lampe,  sa  flamme  redira  incessamment  en  votre  nom  les  in- 
vocations que  nous  venons  de  commenter,  celle-ci  en  parti- 
culier :  €  0  mère  de  la  patrie,  illustre  Radegonde,  soyez  le 
c  salut  de  votre  peuple.  Conservez  la  foi,  affermissez  les 
c  mœurs,  procurez-nous  la  paix  par  votre  sainte  interces- 
f  sion  > 
Ainsi  soit-iU 


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XV 


ORAISON  FUNÈBRE 

D«  MONBEIONBUB  CHABLB8  FILLION,  ÉVÊQUE  DU  UÀSS, 
PBONOHCiE  DANS  LA  CATUtoSALE  DU  MANB. 

(  XZVn     AOUT    MDGCCLZZIV.  ) 


Et  tu,puer,propheta  AUitHmi  vom" 
bmst...  ad  dandam  icientUm  êolutit 
pUbl  ejtit. 

Et  toi,  eofaal,  tn  es  «ppelë  à  devenir 
le  proplicte  du  Trë»-Haut,...    à  l'effet  de 
r  1«  science  du  salut  à  son  peuple. 
Luc,  I,  76,  77. 


Seize  ans  et  plus  se  sont  écoulés^  Meus  Très-Chers  Frères, 
depuis  quô  le  pontife  qui  gouvernait  alors  cette  Église,  m'in- 
vitait à  vous  rompre  le  pain  de  la  divine  parole  dans  une 
circonstance  demeurée  présente  à  vos  esprits.  Il  s'agissait 
d'une  consécration  épiscopale.  Le  consécrateur  et  Tévéque 
élu  s'accordaient  à  me  demander  d'être  l'orateur  de  la  solen- 
nité. Les  exigences  de  la  visite  pastorale  y  apportèrent  un 
obstacle  invincible,  f  Mon  regret  sera  d'autant  plus  vit, 
écrivaift-je,  que  la  promotion  de. notre  nouveau  collègue  est 
une  des  meilleures  joies  de  mon  âme.  i 

A  part  la  perspective  d'un  éloignement  qu'il  n'avait  pas 


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-  180  - 

tenu  à  vous  de  conjurer  et  de  prévenir,  le  sentiment  que 
j'exprimais  était  ici  le  sentiment  de  tous.  Jamais  a^iplaudis- 
sèment  plus  général,  jamais  plus  unanimes  suffrages  n'a- 
vaient éclaté.  On  le  vit  bien  dans  cette  cérémonie  du  ssLcre 
qui  réunit  de  nouveau,  comme  dans  une  seule  famille,  les 
deux  diocèses  du  Mans  et  de  Laval.  Il  ne  manqua  rien  à  la 
solennité;  et  mon  absence  y  fut  un  gain,  puisqu'elle  vous 
valut  de  tressaillir  aux  accents  d'une  voix  qui  est  devenue 
celle  d'un  confesseur  exilé,  d'un  évéque  que  ses  épreuves  ont 
rendu  cher  à  toute  la  chrétienté. 

Voûtes  sacrées  de  la  basilique,  vos  échos  redisent  encore 
les  souvenirs  et  les  émotions  de  cette  journée,  qui  sembla  se 
renouveler,  quatre  ans  après,  plus  joyeuse  et  plus  triom- 
phale, alors  que  l'oint  du  Seigneur  revenait  s'asseoir,  comme 
dans  sa  propre  chaire,  sur  le  siège  où  son  devancier  l'avait 
intronisé. 

Seigneur  mon  Dieu,  que  les  vicissitudes  des  choses  hu- 
maines sont  rapides  I  Aujourd'hui  j'obéis  au  désir  du  véné- 
rable chapitre  de  cette  église  en  deuil  ;  et  moi,  qui  n'avais 
pu  chanter  Tépithalame,  voici  que  j'entreprends  l'éloge  fu- 
nèbre du  pontife  sitôt  enlevé  à  notre  amour.  En  cela,  dirai- 
je  avec  un  saint  évéque  de  l'antiquité,  je  me  libérerai  moi- 
même  le  premier  d'une  dette  contractée  :  Ita  enim  niepri" 
mum  ipse  velut  œre  quodam  aliéna  liberabo  *.  Puisqu'il  m'a 
précédé  dans  la  tombe,  il  était  juste  que  celui  qui  m'excita 
tant  de  fois  à  prendre  la  parole,  et  qui  se  glorifiait  de  mes 
discours  comme  il  ne  fit  jamais  des  siens,  m'en  oflBrit  main- 
tenant la  matière  et  le  sujet  dans  sa  personne  et  dans  sa  vie  : 
Hoc  profecto  supererat,  ut  cum  multa  nobis  ortUionum  argu- 
menta Basilius  ille  proposuisset^  qui  mm  oratianibus  glorior- 
batur  ut  nunquam  suis,  seipsum  nunc  nobis  argumentum 
daret  K 


1.  s.  Gieg.  Nae.,  Qrat  ZLm,  1.  —  2.  Ibid. 


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-  181  - 

Cette  tâche,  amère  et  pénible  à  plus  d'un  titre,  sera  pour- 
tant un  soulagement  pour  mon  cœur.  Je  ne  commettrai  pas 
le  contre-sens  de  recourir  aux  pompes  oratoires  pour  louer 
celui  dont  le  caractère  distinctif  fut  une  exquise  et  constante 
simplicité.  Les  rhéteurs  eux-mêmes  n'enseignent-ils  pas 
que  les  règles  de  l'art  prescrivent  parfois  de  s'abstenir  de 
tout  art  ?  Je  me  contenterai  donc  de  faire  appel  à  vos  sou- 
venirs, et  nous  verrons,  dans  cette  existence  qui  s'est  écoulée 
presque  tout  entière  sous  vos  yeux,  comment  la  providence 
surnaturelle  de  Dieu  prépare  un  évéque  à  son  Église,  et 
comment  un  évêque  ainsi  préparé  répond  aux  desseins  de 
Dieu  sur  lui.  Tel  sera  l'objet  de  cet  entretien  consacré  à  la 
mémoire  de  votre  Illustrissime  et  Révérendissime  Père  en 
Dieu.  Monseigneur  Charles-Jean  FILLION,  Évêque  du  Mans, 
Assistant  au  Trône  Pontifical,  membre  de  la  Congrégation 
de  la  Discipline  dans  le  saint  Concile  du  Vatican. 

I. 

C'est  une  loi  divinement  établie,  M.  T.-C.  F.,  que  les 
hommes  ici-bas  doivent  être  régis  par  les  hommes.  Dieu, 
cause  première  et  universelle,  gouverne  et  perpétue  sou 
œuvre  au  moyen  des  causes  secondes  et  particulières.  A  cet 
efiet,  fiûsant  un  choix  parmi  ses  créatures,  il  écoule  en  elles 
une  part  de  son  autorité  et  de  ses  droits. 

Ces  mandataires  de  Dieu,  dans  la  sphère  de  la  vie  civile, 
ce  sont  les  rois,  les  princes,  les  magistrats  ;  dans  l'ordre  du 
gouvernement  religieux,  ce  sont  les  pontifes,  les  ministres 
du  sanctuaire.  Et  parce  que  Dieu  est  le  principe  et  l'auteur 
de  toute  hiérarchie,  le  pouvoir,  comme  tel,  est  toujours 
divin.  Ce  n'est  pas  quelque  chose  qui  procède  originairement 
d'en  bas,  par  exemple,  d'une  volonté  humaine  quelconque, 
ni  d'un  fait,  ni  d'un  pacte,  ni  d'un  prétendu  droit  populaire 
et  du  suffrage  des  foules.  Même  quand  ces  aortes  de  causes 
contribuent  extérieurement  à  la  naissance  historique  et  à  la 


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—  182  — 

constitution  du  pouvoir,  elles  en  fournissent  tout  au  pins 
la  matière  en  en  déterminant  le  sujet;  mais  elles  n'y  donnent 
jamais  et  elles  ne  sauraient  y  donner  la  forme,  c'est-à-dire 
ce  qui  fonde  dans  l'homme  le  droit  moral  de  commander 
les  autres,  c  Que  toute  âme,  disait  Tapôtre,  soit  soumise  aux 
€  puissances  supérieures  ;  car  il  n'y  a  de  puissance  que  de 
€  Dieu,  et  celles  qui  existent  ont  été  ordonnées  de  lui  *.•  Le 
pouvoir  donc  n'est  pas  quelque  chose  qui  ait  sa  racine  en 
bas.  Non  ;  comme  la  lumière,  comme  l'intelligence,  comme 
la  grâce,  comme  tout  ce  que  la  terre  reçoit  du  ciel  et  ne  peut 
recevoir  que  du  ciel,  le  pouvoir  vient  et  ne  peut  venir  que 
d'en  haut  *.  D'où  il  suit,  M.  F. ,  que  ceux-là,  qu'ils  le  veuil- 
lent ou  ne  le  veuillent  pas,  sont  les  destructeurs  de  toute 
autorité,  et  par  conséquent  de  tout  ordre,  qui,  bien  que  se 
qualifiant  conservateurs  et  hommes  d'ordre,  font  profession 
de  rejeter  de  l'état  de  choses  moderne  toute  notion  de  pou- 
voir divin.  L'autorité  créée  n'a  droit  à  l'obéissance,  à  la  sou- 
mission, au  respect,  que  parce  qu'elle  provient  au  moins 
médiatement  de  Dieu,  et  que  lui  résister,  c'est  encourir  la 
réprobation  pour  crime  de  résistance  à  l'ordre  voulu  ou 
permis  de  Dieu  même  :  qui  résistif  potestati,  Dei  ordinatiani 
resistit  ;  quiautem  resistunt,  sibidamnatione  i  acqtUrunt  ^. 

Remarquez,  M.  F.  :  en  disant  que  le  pouvoir  est  fondé 
sur  un  principe  divin  dans  l'un  et  dans  l'autre  ordre,  je  n'ai 
garde  de  dire  qu'il  y  soit  divin  au  mêjnoie  titre  et  en  la  même 
manière.  Dieu  est  auteur  de  la  nature,  et  il  est  auteur  de  la 
grâce.  Par  suite,  il  y  a  un  droit  divin  de  la  nature,  et  un 
droit  divin  de  la  grâce  ;  il  y  a  une  providence  naturelle  de 
Dieu  sur  la  société  temporelle,  et  une  providence  surnatu- 
relle de  Dieu  sur  la  société  que  son  divin  Fils  Jésus  a  fondée 


1.  Rom.,  XIII,  1. 

2.  Voir  le  beau  traité  :  JDe  VchéissaneCy  dans  Tonviage  de  M.  Tabbé 
Oh.  Gay  -.Delà  Vie  et  de*  Vertus  chrétiennfê.kUi.  T.  Il,  p.  162  et  buît. 

3.  Bom.,  xui,2. 


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-  183  — 

ici-bas.  Et  comme  j'ai  promis  do  vous  montrer,  dans  la 
première  partie  de  ce  discours,  par  quelles  voies  rogulitres 
la  providence  surnaturelle  de  Dieu  produit  un  évêque,  souf- 
frez que  nous  établissions  encore  quelques  principes  avant 
d'en  venir  à  l'application. 

Les  Écritures  nous  apprennent  que  Dieu  a  confié  à  ses 
anges  de  grands  et  importants  services,  qu'il  les  fait  ses 
messagers  et  ses  ministres  ^  qu'il  leur  a  donné  un  mandat 
par  rapport  aux  hommes,  afin  qu'ils  les  gardent  dans  toutes 
leurs  voies  et  les  protègent  contre  toutes  sortes  de  périls  •. 
€  N'ya-t-ilpas,  dit  saint  Paul,  des  esprits  administrateurs  » 
(je  traduis  comme  Bossuet  3)  :  administratorii  spiritus,  «  des 
€  esprits  chargés  d'un  ministère  et  d'une  mission  en  faveur 
t  de  ceux  qui  doivent  recueillir  l'héritage  du  salut  *  ?  »  Or, 
pourquoi  à  des  attributions  si  considérables  et  si  diverses 
Dieu  n'a-t-il  pas  ajouté  la  fonction  du  sacerdoce,  et  mis  ainsi 
le  sort  du  ministère  sacré  au-dessus  des  hasards  de  la 
succession  et  des  défaillances  delà  condition  humaine  ? 

Nul  de  nous,  mes  Frères,  n'a  le  droit  de  poser  à  Dieu  cette 
question.  Ce  que  nous  savons,  c'est  qu'il  ne  Ta  pas  voulu  ; 
et  ce  que  nous  comprenons,  c'est  qu'il  a  eu  de  très-hautes 
raisons  de  ne  le  vouloir  pas.  Le  grand  apôtre  nous  en  ins- 
truit dans  l'épitre  même  où  il  vient  d'exalter  les  fonctions 
des  anges  :  <  Car,  demande-t-il,  auquel  des  anges  Dieu  a-t-il 
«  dit  jamais  :  Tu  es  mon  Fils  '  ?  t  Mais  ce  que  Dieu  n'a  pas 
dit  à  l'ange,  il  l'a  dit  à  l'homme  dans  la  personne  de  son 
■Yerbe  incarné  Jésus.  Or,  si  le  Fils  de  Dieu  ne  s'est  point 
uni  à  la  nature  angélique,  mais  à  la  descendance  d'Âbra- 


1,  Ps.  CIII,  4;  Hebr.,  I,  7.—  2.  Ps.  xc,  11, 12. 

3.  Élévations  sur  les  mystères,  !▼•  semaine,  Elév.  3.  Edit.  Lebel, 
T.  VIII,  p.  99. 

4.  Konne  snnt  administratorii  spiritns,*  in  ministeriom  missi  propter 
eoft  qui  haereditatem  capiunt  salutis?  Hebr.,  i,  14. 

6.  Cui  enim  dixitaliquando  Angelorum  :  Filius  meus  es  tu  ?  Ihid. 


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—  184  — 

ham  ^  ;  si»  parce  que  les  fils  d'Adam  participent  à  la  chair 
et  au  sang,  le  pontife  rédempteur  a  dû  y  participer  pareille- 
ment ^  ;  s'il  a  dû  être  en  tout  semblable  à  ses  firères  afin 
d'offrir  efficacement  en  sa  personne  le  sacrifice  de  propitia- 
tion  pour  la  race  pécheresse  ^  ;  la  même  économie  ne  de- 
mandait-elle pas  que  le  sacerdoce  continué  de  Jésus  résidât 
dans  cette  race  même  à  laquelle  il  a  voulu  et  dû  appartenir  f 
Pour  offrir  à  Dieu  Fhommage  de  la  création  visible  et  invi- 
sible, matérielle  et  spirituelle,  pour  administrer  aux  hom- 
imes  les  gages  du  salut  voilés  sous  des  signes  sensibles,  il 
convenait  que  le  prêtre  réunit  en  lui  les  deux  substances,  le 
corps  et  l'esprit.  Enfin  et  surtout,  à  Thumanité  faible  et 
déchue  il  ne  fallait  pas  un  pontife  qui,  étant  étranger  à  ses 
infirmités,  n'y  saurait  pas  compatir.  C'est  pourquoi,  pour- 
suit l'apôtre,  c  tout  pontife  est  pris  d'entre  les  hommes  pour 
«  faire  auprès  de  Dieu  les  affaires  des  hommes,  pour  corn- 
c  patir  à  ceux  qui  sont  dans  l'ignorance  et  l'erreur,  étant 
<  lui-même  entouré  d'infirmité  ^  ». 

Or,  ici  commence  la  difficulté,  et  l'apôtre  se  l'objecte  aus- 
sitôt. Le  pontife  doit  être  tiré  d'entre  les  hommes  :  Omnis 
pontifex  ex  hominibus  asmmptus  ;  mais  qui  fera  l'appel  et 
le  discernement  ?  Car  nul  ne  s'arroge  à  soi-même  cet  hon- 
neur, mais  seulement  celui  qui  a  été  appelé  de  Dieu.  C'est 
ainsi  que  le  Christ  même  ne  s'est  pas  attribué  de  son  chef 
la  gloire  de  devenir  pontife  :  il  l'a  reçue  de  celui  qui  lui  a 


'    1.  Nusqaam  enim  angelos  apprehendit,  sed  semen  Abrah»  appie- 
hendit.  Hebr.,  ii,  16. 

;     2.  Quia  ergo  pueri  comtnanicaveTunt  cami  et  aangninl,  et  similiter 
,  participavit  eisdem.  Ibid  ,  14. 

I    3.  Unde  debuit  per  omnia  fratribus  similari....  ut  lepropitiaret  de- 
licta  populi.  Ibid.f  17. 

4.  Omnis  pontifez  ex  hominibus  assnmptns,  pro  hominibos  consti* 
initar  in  ils  quie  sunt  ad  Deum....  qui  condolere  possit  ils  qui  igno- 
tant  et  errant,  quoniam  et  ipse  circumdatus  est  infirmitate.  Ibid^  Y, 
1,2. 


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—  185  — 
dit  :  ff  Tu  es  prêtre  pour  Féternité  selon  Tordre  de  Melchi- 
c  sédech  ^  > . 

La  difficulté  s'accroît  par  ce  dernier  mot.  A  la  différence 
du.sacerdoce  et  du  pontificat  judaïque  qui  étaient  hérédi- 
taires dans  la  famille  de  Lévi  et  dans  la  postérité  d'Aaron, 
le  prêtre  et  le  pontife  de  la  loi  nouvelle  sont,  comme  Melchi- 
sédech,  sans  père,  sans  mère,  sans  généalogie  >  :  c'est4-dire, 
ainsi  que  Texplique  le  pape  saint  Léon,  la  dignité  sacerdo- 
tale ne  se  propage  plus  par  la  trame  et  le  cours  naturel  des 
générations,  elle  n  est  pas  le  fruit  delà  chair  et  du  sang  : 
non  per  gêner atùmum  tramitem  currit,  nec  quodcaro  etsanguis 
creavU  eligitur  ;  TËglise  reçoit  pour  pasteurs  et  pour  guides 
ceux  que  TEsprit  saint  a  préparés  :  eos  redores  Ecclesia  ac- 
cipit^  quos  Spiritus  sanctiis  prœparavU  :  de  telle  sorte  que  C3 
n'est  point  la  prérogative  de  l'origine  terrestre  qui  donne 
droit  à  l'onction,  mais  c'est  le  libre  choix  de  la  grâce  cé^ 
leste  qui  enfante  Tévéque  :  u(  non  prcerogativa  terrenœ  orir- 
ginis  obtine(U  unctionemy  sed  dignatio  cœlestis  graiiœ  gignaê 
aniistUem  ^. 

Mais,  encore  une  fois,  comment  Dieu  maniiëste-t-il  sa 
volonté?  Quand  l'Église  en  prière  lui  demande,  comme 
autrefois  les  apôtres,  comme  aujourd'hui  cette  grande 
Église  du  Mans  :  Vous,  Seigneur,  qui  connaissez  les  cœurs 
de  tous,  montrez  quel  est  entre  plusieurs  celui  que  vous 
avez  choisi  pour  prendre  l'héritage  de  ce  ministère  :  Et 
orantes  dixerunt  :  Tu,  Dominey  qui  corda  nosti  omniumy  0$- 
tende  quem  elegeris  ex  his  unum  ^,  de  quelle  façon  se  fait  la 
réponse  à  une  invocation  si  grave  et  si  solennelle? 

Je  n'ai  point  à  vous  exposer  ici,  mes  très-chers  Frères; 
toutes  les  formes  selon  lesquelles  l'oracle  divin  peut  se  faire 

1.  Nec  quisquam  snmit  sîbi  honorem,  sed  qtii  rooatnra  Deo  ;  sic  et 
Christos  non  semetipsam  clarificayitutpontilexfieret,  sed  qailocntns 
est  ad  enm  :  Tn  os  sacerdos  secundom  ordinexn  MelchiBedech.  Ibid., 
4,  5,  6.  —  2.  Ibid.,  VII,  3. 

3.  S.  Léo,  Serm.  ii  in  annivtn.  ordioat.  —  4.  Act.,  i,  24. 


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-  186- 

entendre.  Il  nous  suffit  que  celle  qui  va  8e  produire  devanl 
nous  soit  une  des  plus  expressives  et  des  plus  concluantes. 

A  quoi  bon  vous  raconter  ce  que  vous  savez  mieux  qu^ 
moi  :  de  ce  berceau  qu'il  plut  à  Dieu  de  placer  au  centre 
d'une  province  renommée  par  sa  fidélité  religieuse  durant 
les  jom*s  de  la  grande  épreuve  ;  de  ces  années  de  l'enfance 
écoulées  dans  une  atmosphère  de  famille  si  honorablement 
et  si  pleinement  chrétienne,  que,  sur  quatre  fils,  trois  sont 
devenus  prêtres,  marchant  en  cela  sur  les  traces  d'un  oncle 
vénérable  dont  la  sollicitude  paternelle  ne  les  quitta  jamais; 
de  cette  preinière  éducation  classique  et  déjà  lévitique  qui 
ne  dura  pas  moins  de  huit  ans,  pendant  lesquels  le  jeune 
Charles  Fillion  figura  toujours  au  premier  rang  dans  Tes- 
pi*it  de  tous  ? 

Est-ce  bien  d'un  autre  que  de  lui-même  qu'il  faudra  en- 
tendre ce  témoignage  rendu  par  lui  à  votre  saint  compa- 
triote, l'évêque  martyr  de  la  Corée  ?  t  La  providence,  vous 
écrira-t-il  un  jour,  prépare  de  longue  main  les  instruments 
qu  elle  destine  à  ses  œuvres...  Il  nous  serait  doux  de  re- 
monter jusqu'à  ses  plus  jeunes  années  pour  vous  le  montrer 
prévenu,  comme  Samuel,  des  bénédictions  divines,  se  dis- 
tinguant, par  sa  candeur  autant  que  par  une  précoce  intel- 
ligence, des  enfants  de  son  âge,  et  préludant  déjà,  au  mi- 
lieu d'eux,  aux  fonctions  de  l'apostolat  ;  il  nous  serait  doux 
de  le  représenter  tel  qu'il  nous  a  été  donné  de  le  connaître: 
au  petit  séminaire  de  Précigné,  comme  le  modèle  des  éco- 
liers vertueux  par  sa  piété,  sa  régularité,  son  application  au 
travail  ;  au  grand  séminaire  de  Saint-Yincent,  comme  l'or- 
nement de  la  tribu  lévitique,  tenant  un  rang  aussi  élevé 
dans  l'estime  de  ses  maîtres  que  dans  l'affection  de  ses  con- 
disciples, dont  aucun  n'a  pu  être  étonné  en  apprenant  les 
grandes  choses  au'il  a  réalisées*  ».  Prenez  garde  à  votre  mo- 

1.  Lettze  pMtor.Ue  à^*o  ccasion  da  mtttyie  de  Mgr  Siméon-François 


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—  187  ^ 

destie,  ô  tous  qui  (racez  ces  lignes  :  n'est-ce  point  votre 
propre  histoire  que  vous  écrivez?  Et  tu,  puer,  propheta  Al- 
tissimi  rocaberis  :  c  Et  vous,  enfant,  et  vous,  jeune  homme, 
vous  êtes  appelé  à  devenir  quelque  chose  de  grand  dans 
l'Église  1.  Plus  d'une  fois  déjà  ces  mots  avaient  été  murmu- 
rés sur  votre  tête  ;  et  voici  que  votre  judicieux  évêque  a  pris 
un  parti  cpii  marque  les  espérances  qu'il  a  fondées  sur 
vous. 

Être  jeté  à  vingt  ans  au  milieu  de  la  capitale  pour  y  fré- 
quenter des  chaires  laïques  et  y  suivre  les  leçons  des  maî- 
tres célèbres,  c'est  un  péril  dans  lequel  la  vertu  déplus  d'un 
jeune  homme,  hélas  !  et  de  plus  d'un  jeune  clerc  a  suc- 
combé. Entendons  saint  Grégoire  de  Nazianze  dans  son  pa- 
négyrique de  saint  Basile,  c  Pour  ce  qui  est  du  salut  et  de  la 
santé  de  l'âme,  dit-il,  Athènes  est  une  ville  pestiférée,  et  les 
hommes  pieux  n'en  ont  pas  pris  à  tort  cette  opinion.  Elle 
est  pleine  de  merveilles  de  mauvais  aloi  ;  les  idoles  y  abon- 
dent plus  que  dans  tout  le  reste  de  la  Grèce,  et  il  est  difficile 
de  ne  point  s'y  laisser  aller  à  des  curiosités  malsaines,  à  des 
entraînements  pernicieux  de  l'esprit  et  des  sens.  Cependant, 
par  la  grâce  de  Dieu,  ajoute-t-il,  nous  n'en  avons  éprouvé 
aucun  détriment,  parce  que  nous  étions  intérieurement  mu- 
nis et  fortifiés*.  » 

n  en  fut  ainsi  de  notre  pieux  étudiant.  Lui  aussi,  pendant 
trois  ans  de  séjour,  il  ne  connut  que  deux  rues  :  la  première 
et  la  meilleure  le  conduisait  dans  la  maison  de  Dieu  et  chez 
les  hommes  vénérables  dont  il  était  l'hôte  ;  la  seconde,  de 


Bemeoz,  éyèque  de  Gapse,  TÎcaire  apostolique  de  la  Corée  (14  octo- 
bre 1867).* 

1.  PestifersB  qnidem  aliis,  quantum  ad  animœ  salutem  attinet,  Athena 
(nec  enim  id  a  piis  yixis  temere  «^xistimatur);  malia  namque  opibus, 
hoc  est  idolis,  supra  reliquam  omnem  Grœciam  affluunt,  difficâleque 
factu  est  non  simul  cum  eorum  laudatoribus  et  patronis  in  errorem 
sbripi.  Nobis  autem  nibil  detrimenti  ab  ils  allatum  est,  utpote  qui 
animo  oommuniti  et  obsepti  eramus.  Qrat.  XLin  fXXi. 


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-188- 

moindre  prix,  aboutissait  chez  les  précepteurs  du  dehors. 
Quant  à  toutes  les  autres,  qui  menaient  aux  fêtes,  aux  spec- 
tacles, aux  assemblées  les  plus  en  renom,  il  les  ignorait  ab- 
solument, n'accordant  aucune  estime  à  ce  qui  ne  rend  pas 
rhomme  meilleur  et  plus  soucieux  de  sa  propre  perfection*. 
Livré  à.  lui-même,  et  n'ayant  que  sa  conscience  pour  uni- 
que surveillant,  il  suivait  du  matin  au  soir,  avec  la  régula- 
rité parfaite  du  séminariste,  les  leçons  de  langues  orientales* 
allant  d'un  cours  à  un  autre  et  n'en  perdant  aucun,  quel- 
que  temps  qu'il  fît,  se  trouvant  parfois  seul  entête  à  tête  avec 
le  professeur.  Il  aborda  ce  genre  d'études  avec  une  aisance 
merveilleuse,  avec  une  facilité  sans  égale,  et  il  y  acquit  en 
peu  de  temps  une  véritable  réputation.  Son  intelligence  au- 
tant que  son  assiduité  le  firent  grandement  apprécier  des 
sommités  scientifiques  d'alors  ;  et  le  célèbre  M.  de  Quatre- 
mère  l'aimait  à  ce  point  que,  le  cours  fini,  il  voulait  tou- 
joui*s  s'en  faire  accompagner  en  retournant  à  sa  demeure. 
Jusqu'aux  derniers  jours  de  sa  vie,  plusieurs  savants  qui 
avaient  reçu  de  lui  une  direction  et  d'utiles  conseils,  n'ont 
cessé  (Je  lui  envoyer  leurs  publications;  naguère  encore, 
l'un  d'entre  eux  lui  exprimait  sa  gratitude  à  l'occasion  de 
son  entrée  dans  l'Institut  ^. 

Ainsi  se  préparait-il  à  l'enseignement  de  l'Écriture  et  aux 
leçons  d'exégèse  qu'il  considérait  comme  devant  être  l'oc- 
cupation de  sa  vie.  Mais  en  même  temps,  par  les  heures 
qu'il  lui  était  donné  de  passer  en  la  très-salutaire  société  de 
ces  hommes  de  Dieu,  la  plupart  aujourd'hui  disparus,  de 


1.  Duœ  nobis  vi»  erant  notas,  altéra  prima  et  prœstantior,  aecanda 
altéra  et  inférions  pretii  ;  illa  quidem  ad  sacras  aedes  noetras  et  ad 
doctores  qui  illic  erant  ferebat  ;  haec  autem  ad  extemoe  pneceptoretj, 
Cœteras  omnes  qn»  ad  festa,  spectacula,  célèbres  conventua,  epulas, 
dncebant,  »quo  ac  libenti  animo  aliis  reliqneramus.  Nihil  enîm,  mea 
quidem  senientia,  magni  faciendum  est,  quod  ad  recte  honesteque  vi- 
▼endum  nihil  affert,  nec  sui  studiosos  meliores  reddit.  Urid, 

a.  Lettre  de  M.  Pavet  de  Courteilles,  18  mars  1874. 


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-  189  - 

ces  maîtres  de  la  vie  spirituelle  qui  ont  laissé  de  si  grands 
souvenirs  dans  la  compagnie  de  Jésus  et  dans  la  société  de 
Saint-Sulpice,  il  s'élevait  à  vue  d'œil  dans  la  pratique  de  la 
perfection  chrétienne  et  ecclésiastique  :  l'habitude  de 
Tunion  à  Dieu,  le.dévouement  au  salut  des  âmes,  l'abnéga- 
tion totale  de  soi-même,  vertus  qui  brilleront  en  lui  jus- 
qu'à la  dernière  heure  de  sa  vie. 

Ici,  mes  dignes  frères  dans  le  sacerdoce,  c'est  à  vous  qu'il 
appartient  de  parler.  Professer,  diriger,  dites  à  quel  point 
le  maître  qui  vous  sera  éternellement  cher  a  excellé  dans 
ces  deux  choses.  Ses  cours  d'Écriture  sainte,  préparés  avec 
soin,  excitaient  non-seulement  votre  intérêt,  mais  votre  en- 
thousiasme :  il  avait  allumé  en  vous  la  flamme  sacrée.  Dans 
les  diverses  chaires  qu'il  occupa  successivement,  il  eut  le 
même  succès,  je  dirai  le  même  éclat,  et  il  montra  toujours, 
avec  la  plus  parfaite  justesse  d'esprit,  la  plus  ferme  rigueur 
de  lorthodoxie.  Sur  quelques  points,  il  dut  embrasser  l'avis 
contraire  au  texte  du  manuel  que  les  élèves  avaient  entre 
les  mains.  Sa  loyauté  le  porta  à  informer  son  évêque,  qui 
était  en  même  temps  l'auteur  du  manuel,  de  la  liberté  qu'il 
se  sentait  obligé  de  prendre.  L'évêque  s'en  vengea  noble- 
ment en  lui  donnant  la  preuve  la  moins  équivoque  de  sa 
confiance  personnelle,  et  en  l'élevant,  encore  jeune,  à  la 
double  dignité  de  chanoine  et  de  vicaire  général.  Malgré 
tout,  il  ne  cessa  jamais  de  vivre  au  séminaire  et  pour  le  sé- 
minaire. Ni  l'assistance  obligée  au  chœur  de  la  cathédrale, 
ni  les  devoirs  de  l'administration  diocésaine,  ni  les  rapports 
extérieurs  qu'entraînaient,  soit  la  direction  des  Enfants  de 
Marie  et  des  Conférences  de  Saint-Vincent-de-Paul,  soit  le 
ministère  de  confesseur  extraordinaire  ou  de  supérieur  des 
maisons  religieuses,  rien  ne  put  lui  faire  abandonner  les 
fonctions  du  professorat  ni  la  vie  de  communauté.  Il  ne 
s'écartait  du  règlement  que  pour  multiplier  les  heures  du 
travail.  Ses  veilles  se  prolongeaient  très-avant  dans  la  nuit^ 


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ce  qui  ne  Tempécliait  pas  de  monter  régulièrement  au  saint 
autel  à  cinq  heures  du  matin,  avant  l'exercice  de  l'oraison, 
dont  il  ne  se  dispensait  jamais.  Sévère  pour  lui-même 
d'une  austérité  presque  monastique,  il  était  d'une  bonté 
sans  bornes  pour  les  jeunes  clercs,  et  leur  confiance  était 
sans  bornes  envers  lui.  Doux,  charitable,  très^laîrvoyant, 
il  ne  désespérait  jamais  de  personne  :  plus  d'une  fois,  des 
âmes  très-imparfaites,  se  transformant  entre  ses  mains, 
furent  conduites,  par  sa  direction  ferme  et  éclairée,  jusque 
sur  les  hauteurs  de  la  profession  religieuse.  La  douce  gravité 
de  ses  traits,  jointe  au  sérieux  et  à  la  précision  de  son  ensei- 
gnement, rappelait  quelque  chose  du  type  de  saint  Thomas 
d'Aquin.  Le  respect  qu'il  inspirait  était  mêlé  d'une  affec- 
tion si  ingénue  qu'il  en  résultait  une  touchante  familiarité, 
à  ce  point  qu'il  n*eut  jamais  d'autre  nom  parmi  les  sémina- 
ristes que  celui  de  c  M.  Charles  »  :  appellation  qui  prit  cours 
dans  le  diocèse,  et  qui  rendait  témoignage  du  sentiment 
universel  dont  il  était  l'objet. 

Ne  vous  apercevez-vous  pas,  mes  très-chers  Frères,  de 
tout  le  chemin  parcouru  par  cette  existence  ?  Le  lévite  est 
monté  rapidement ,  mais  graduellement ,  jusqu'aux  pre- 
mières dignités,  jusqu'aux  plus  hautes  fonctions  dupréti'e. 
Tous  les  regards,  tous  les  cœurs  sont  tournés  vers  lui.  Il  a 
en  sa  faveur,  selon  que  le  demande  saint  Paul,  le  bon  témoi- 
gnage de  ceux  même  du  dehors  *.  Les  pensées  et  les  vues  du 
ciel  sur  sa  personne  deviennent  de  jour  en  jour  plus  trans- 
parentes et  plus  visibles.  Pour  ma  part,  la  première  fois 
qu'il  me  fut  donné  de  le  voir  et  de  l'entendre  chez  le  regret- 
table pontife  dont  il  devait  être  plus  tard  le  successeur,  ma 
sympathie  fut  acquise,  ma  conviction  fut  formée.  Et  tu, 
puer^  propheta  Altissimi  vocaberis  :  Et  vous,  mon  jeune 
frère,  vous  avez  votre  place  marquée  parmi  les  prophètes, 

1.  I  Timoth.,  m,  7. 


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-  m- 

parmi  les  pont.fcs  du  Très-H iut.  0  li,  c'est  ainsi  que,  selon 
le  conseil  et  la  prescience  de  Dieu,  qui  jette  longtemps 
d*av:mc3  les  premiLTes  fondations  des  grandes  choses  : 
^nndum  magnum  Dei  consilium  ac  prœscientiam,  quœ  ma- 
paritm  rerum  materiam  longe  ante prœstruit;  c'est  ainsi  que 
vint  préparas  les  chefs  spirituels  des  peuples,  les  hommes 
appelés  à  manier  et  à  régir  ce  grand  corps  du  Christ  qui  est 
^joËglise  :  eosqtiiplebisantisîitesfuturiyinagnufnqueChristi 
<vrpus  tractaturi  sunt  *. 

Ainsi  parle  saint  Grégoire  de  Nazianze,  et  il  ajoute  :  t  Com- 
bien il  serait  honorable  pour  ceux  qui  interviennent  dans 
Dus  affaires  d'en  agir  toujours  de  la  sorte  envers  nous,  et  de 
>e  conduire  invariablement  selon  ces  règles  »  :  Quam  prœ-- 
date  w^iscum  ageretur,  si  idem  esset  semper  rerum  nostra- 
mm  status  >!  Sans  d.)ute,  la  validité  des  actes  est  assurée  par 
r.nst  lution  canonique  et  par  le  caractère  sacré  de  Tordre. 
Mais  quelle  destinée  douloureuse  que  celle  d'une  Église  où 
la  grâce  personnelle  du  ministère  de  l'évéque  fait  défaut  f 
Que  de  souffrance  pour  les  âmes,  et  quel  sort  lamentable 
pour  l'évéque  lui-même  !  Par  la  miséricorde  de  Dieu ,  il 
n'en  sera  point  ainsi  de  notre  prélat.  Ni  la  partialité,  ni  l'in- 
trigue n'ont  eu  de  part  à  son  élection  ;  il  a  été  cherché  par 
l'honneur,  et  n'a  pas  cherché  l'honneur  ;  que  dis-je.  il  a  ré" 
>i>lé  pour  ne  le  point  subir  :  non  honorem  prosecutus,  sed  ab 
honore  quœsitus;  il  n'est  point  entré  par  la  porte  de  la  fa- 
veur humaine,  mais  par  celle  de  la  volonté  et  de  la  grâce 
divine  :  nec  humano  favore,  sed  divinitus  et  Dei  gratta,  sacer- 
ktium  consecutus?.  Un  épiscopat  ainsi  amené  par  la  provi- 
dence surnaturelle  de  Dieu  ne  peut  que  tourner  au  très- 
grand  profit  de  l'Église  de  Dieu.  Nous  l'allons  voir  dans 
notre  seconde  partie. 

1.  8.  Gieg.  NfliSAns.,  Ont.  XXI,  in  land.  Athan.,  vn. 
S.  8.  aicg.Naiiaiu.,Orat.  XLin,in  laadexn  Basil.,  xxvi* 
8.  IHtLf  JXnî, 


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-  «»- 
n. 

€  La  hiérarchie,  dit  saint  Denis,  est  un  système  sacré  o 
l'ordre,  la  science  et  l'activité,  qui  sont  éminemment  e 
Dieu,  prennent  par  sa  volonté  une  existence  et  une  consU 
tance  créées  à  l'effet  de  constituer  les  hiérarques  eux.-mênie 
à  l  état  d'images  très-claires  et  très-pures  de  sa  lumière  etd 
sa  divinité,  et  de  faire  d'eux  des  miroirs  puissants  et  fidèlti 
qui  en  reflètent  les  rayons  dans  les  autres  créatures  '.  D  oi 
il  suit  que  la  hiérarchie  étant  la  coopératrice  de  Dieu  dan 
l'œuvre  de  la  déification  universelle,  elle  est  le  plus  divi 
de  tous  les  dons  divins^,  i 

En  d'autres  termes,  M.  T.  -G.  F. ,  recevoir  en  soi  toutes  h 
semences  de  la  vie  divine,  et  les  répandre  dans  les  autre 
par  une  fécondité  génératrice  et  déifique,  voilà  propremer 
ce  qu'est  l'épiscopat.  Et  voilà  ce  qu'a  été  au  milieu  de  vou 
votre  très-vénérable  évêque  Monseigneur  Charles  Fillioii 
considéré  dans  sa  vie  et  dans  ses  œuvres. 

Les  débuts  de  son  pontificat  ne  furent  pas  pour  vous 
Dieu,  je  ne  dis  pas  le  donna,  mais  le  montra  d'abord  à  un  autr 
peuple.  Ce  peuple  était  digne  de  lui.  Les  longs  et  unanime 
regi'ets  qu'il  a  laissés  chez  les  religieuses  populations  de  ce 
montagnes,  les  liens  si  forts  d'affection  et  de  confiance  qu 
son  départ  n'a  pu  rompre,  l'impression  générale  de  deui 
causée  par  sa  mort  après  douze  ans  de  séparation,  prouves 
à  quel  point  il  avait  pris  déjà  possession  des  âmes,  à  que 
point  aussi  elles  avaient  su  l'apprécier  dès  son  arrivée.  Pa 
un  des  aspects  sous  lesquels  nous  aurons  à  le  considérer  ici 
n'a  été  inaperçu  sur  ce  premier  théâtre  de  son  action  pas 
torale.  Sans  être  marqué  par  des  événements  extraordi 
naires,  son  court  épiscopat  y  a  laissé  une  profonde  em 
preinte.  Par  des  choix  et  par  des  actes  heureux,  il  a  main 

1.  De  eodes.  hierarch.,  c.  i,  2.  —  2.  De  cœlest.  hienurch.,  c.  ni,  S. 


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tenu  renseignement  et  la  direction  ecdésiastiqae  dans  la 
ligne  droite  des  bons  principes  et  de  la  soumission  pleine  et 
filiale  à  tous  les  enseignements  du  saintrsiége;  il  a  vivifié 
dans  les  prôtres  l'esprit  et  les  vertus  qui  font  de  ce  clergé 
l'un  des  plus  remarquables  par  sa  régularité  et  la  générosité 
des  caractères  ;  il  a  imprimé  l'essor  et  il  a  donné  la  vie  et  la 
forme  aux  maisons  religieuses,  encore  tout  embaumées  de 
son  souvenir.  Il  n'a  fait  que  passer  là  ;  mais,  comme  le 
divin  évoque  de  nos  ftmes,  «  il  a  passé  en  faisant  le  bien  ^  i , 
et  sa  mémoire  y  sera  étemelle. 

L'Église  du  Mans,  confiée  pour  trop  peu  de  jours  aux 
mains  fidèles  de  Mgr  Jacques  Nanquette,  venait  de  retomber 
dans  le  veuvage,  et  elle  dut  aspirer  à  un  nouveau  pasteur. 
Quel  autre  pouvaitreUe  désirer  que  celui  qu'elle  aimait  et 
dont  elle  était  fière,  celui  qu'une  première  fois  d^à  elle 
avait  demandé  par  acclamation  ?  Laissé  à  lui-même,  jamais 
il  n'eût  consenti  à  cette  translation  :  il  connaissait  les  règles 
de  la  sainte  antiquité;  il  aimait  l'épouse  à  laquelle,  d'un 
cœur  ferme  et  ardent,  il  avait  engagé  sa  foi  dans  l'acte  solen- 
nel de  la  consécration.  Il  fallut,  non  pas  seulement  la  dis* 
pense,  mais  la  volonté  suprême  du  vicaire  de  Jésus-Christ, 
pour  légitimer  à  ses  yeux  un  fait  dont  il  n'aurait  pas 
pris  l'initiative  et  dont  il  regrettait  de  donner  l'exemple. 
Les  bénédictions  dont  son  ministère  sera   comblé  vont 
nous  dire  éloquemment  que  la  double  exception  accordée 
à  vos  vœux  était  voulue  du  ciel. 

Je  dis  la  double  exception  :  car  Jésus-Christ  lui-même 
n'a-tr-il  pas  proclamé  que  le  prophète  qui  revient  vers  sa 
patrie,  est  exposé  à  y  être  méconnu  comme  nulle  part  ail- 
leurs >  ?  Règle  générale,  qui,  sans  nul  doute,  comporte  des 
dérogations:  l'histoire  des  prophète^  eux-mêmes,  ainsi  ^ue 

l'observe  saint  Jérôme,  nous  en  fournit  la  preuve,  et  les 

« 

1.  Act.,  x,SS.  —  2.  Matth.,  xm,  67, 

T.   VIU.  ^* 


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-   f94  - 
annales  de  votre  Église  da  Mans  en  omtiennent  plus  d'un 
exemple  précieux.  Celui-ci  restera  l'un  des  plus  fhippants. 

La  providence  s'était  plu  à  rassonbler  dans  ce  digne 
prélat  les  qualités  que  l'on  voit  rarement  réunies  :  une  séré- 
nité d'âme  qui  l'empêchait  de  prendre  jamais  la  passion 
pour  règle  de  ses  jugements,  un  coup  d'œil  ferme  et  simple 
qui  le  conduisait  toujours  au  vrai,  une  aptitude  à  toute 
science,  un  tact  exquis  des  personnes  et  des  choses,  une 
franchise  et  une  indépendance  complète  dans  la  profession 
des  principes,  un  esprit  très-délicat  et  très*fin,  un  coeur 
aimant  et  ouvert,  une  pureté  de  l'âme  égale  à  sa  bonté,  un 
détachement  complet  de  soi-même  et  de  ses  aises  person- 
nelles, l'absence  de  toute  prétention,  et  une  générosité  sans 
bornes.  Ajoutez  à  cela  ce  qu'ont  si  bien  dit  ceux  qui,  après 
avoir  été  les  auxiliaires  de  son  autorité,  en  sont  aujourd'hui 
les  dépositaires  :  c  Mélange  admirable  de  simplicité  et  de 
dignité  tout  à  la  fois,  d'indulgence  et  de  fermeté,  on  ne  savait 
ce  qui  dominait  en  lui  ou  de  la  douce  et  paternelle  familia- 
rité, ou  du  respect  pour  lui-même  et  pour  les  autres  K  » 

Avec  cet  assemblage  de  dons  naturels,  perfectionnés  par 
l'éducation  et  par  la  grâce,  le  pontife,  en  venant  parmi  les 
siens,  n'exposait  à  aucun  échec  ni  l'autorité  ni  l'honneur  de 
la  charge  dont  il  était  revêtu.  Les  grandes  choses  qu'il  avait 
commencées  ailleurs,  il  les  pourra  faire  dans  sa  patrie,  oii 
tous,  laïques  et  prêtres,  riches  et  pauvres,  hommes  publics 
et  simples  particuliers,  auront  pareillement  foi  à  sa  per- 
sonne et  à  son  ministère,  et  lui  porteront  le  tribut  de  l'estime 
et  du  respect  égal  à  celui  de  la  confiance  et  de  l'attache- 
ment. Tenez  donc,  ô  homme  de  Dieu;  vos  compatriotes 
seront  mieux  inspirés  que  les  nazaréens*.  Ils  avaient 
auguré  de  bonne  heure  que  vous  seriez  rangé  parmi  les 


1.  Mandement  de  MM.  lee  Ticftim  capitalâiies  (6  août  1874> 
3.  Luc,  IV,  22  et  aeq. 


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-498  - 
ftdfpbètM  du  TMâ^hnt;  tous  leur  eomgtmei  trMifare- 
ment  et  très^fficacement  la  science  du  salut  :  £1  lu,  puer, 
propheta  Attismù  voeaberi$...  ad  daniam  scietUiam  salutis 
plebi  ^ns. 

Enseigner  la  science  du  salut,  M.  T.-C.  F. ,  c'est  là  toute 
notre  œuvre.  Si  nous  nous  efforçons  de  n'être  pas  étrangers 
aux  autres  sciences,  c'est  que,  grandes  et  nobles  par  elles- 
mêmes,  elles  sont  en  outre  les  tributaires  et  les  servantes  de 
l'unique  science  nécessaire,  la  science  du  salut.  «  A  quoi 
c  sert  à  l'honune  de  gagner  tout  l'univers,  s'il  vient  à  perdre 
<  son  flme  i ,  a  dit  Jésus-Ghrist  ^  L'homme  ne  sauve  son 
ftme  qu'en  atteignant  la  fin  pour  laquelle  il  a  été  mis  au 
ou)nde,  et  o^le  fin  n'est  autre  que  l'éternelle  vision  et  l'éter- 
nelle possession  de  Dieu  dans  le  ciel.  La  science  du  salut  est 
donc  la  science  de  tout  ce  qu'il  faut  connaître  et  prati- 
quer pour  arriver  à  ce  terme  bienheureux.  Tout  l'ensemble 
de  la  religion,  symbole,  commandements,  sacrifice,  sacre- 
ments, prière,  toute  la  constitution  et  l'enseignement  de 
rÉglise,  se  rapportent  là. 

Eh  bien  I  M.  T.-G.  F. ,  le  pontife  auquel  vous  accordez  de 
si  unanimes  regrets  n'a  vécu,  n'a  respiré  que  pour  donner 
à  son  peuple  cette  science  du  salut.  Avant  tout,  les  yeux 
attachés  sur  le  divin  modèle  qui  a  commencé  de  faire,  puis 
d'enseigner  *,  il  vous  of&ait  en  sa  personne  un  type  très- 
élevé  et  très^xcellentde  la  conformité  avec  l'image  du  Fils 
de  Dieu',  et  il  était  pour  vous  comme  une  seconde  appa- 
rition de  la  bénignité  et  de  l'humanité  de  ce  Dieu  Sauveur^ 
N'ayant  jamais  omis,  en  quoi  que  ce  soit,  l'enseignement  de 
l'exemple,  il  y  puisait  plus  de  force  pour  vous  donner  l'en- 
seignement de  la  doctrine. 

Enseignement  écrit.  Ses  instructions  et  ses  lettres  pas- 


1.  ICatâL,  zvi,  S6.—  3.  Act.,  i,  1. 
8.  Bom.,  Vin,  9.  -  4.  Tit.,iix»  4. 


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-  496  - 

torales  attestent  son  zèle  à  défendre  et  à  propager  la  vérité 
Toutes  les  questions  qui  aujourd'hui  importent  à  l'Église 
et  à  la  société  furent  tour  à  tour  traitées  par  lui  sans  aucune 
faiblesse,  et  jamais  il  ne  connut  les  égards  envers  l'erreur. 
Sa  piété  profonde  était  d'accord  avec  son  savoir  pour  le 
maintenir  personnellement  dans  l'intégrité  de  la  doctrine. 
et  pour  lui  faire  une  loi  principale  d'y  maintenir  les  autres, 
n  n'y  faillit  jamais.  Il  savait  que  les  amoindrissements 
en  matière  religieuse  sont  le  grand  fléau  d'aujourd'hui, 
et  que  Ténervement  pratique  aussi  bien  que  Tavorte- 
ment  intellectuel  de  beaucoup  d'individualités  contem- 
poraines procède  particulièrement  de  là.  L'homme  d'Église 
qui  tempère  et  affaiblit  la  doctrine,  sous  prétexte  de  la  ren- 
dre plus  accessible  à  son  siècle,  se  trouve  à  la  fin  de  sa  car- 
rière avoir  prodigieusement  faussé  les  esprits  et  abaissé  les 
caractères  qu'il  avait  la  prétention  de  redresser  et  de  sou- 
tenir. 

Enseignement  verbal.  Après  la  prière,  la  prédication  est 
le  devoh'  propre  de  l'apôtre  :  Nos  vero  oratUmi  et  ministerio 
verbi  instantes  erimtis^.  Dans  la  visite  des  paroisses,  il  se 
livrait  à  toute  l'énergie  de  son  zèle,  et  il  ne  comptait  point 
avec  la  fatigue.  A  en  juger  par  la  force  dont  il  était  doué,  il 
y  a  lieu  de  croire  que  des  ménagements  vous  l'eussent  con- 
servé; il  ne  s'y  prêta  jamais.  Sa  parole,  sans  être  éloquente, 
était  pleine,  substantielle,  toujours  appropriée.  Le  concile 
de  Trente,  s'adressant  à  tous  ceux  qui  ont  charge  d'âmes, 
pose  comme  règle  de  leur  enseignement  ordinaire  c  la  briè- 
veté et  la  facilité  du  discours  >  :  cum  brevitiae  et  facilitate 
sermonisK  Règle,  me  direz-vous,  plus  aisée  à  tracer  qu'à  «sui- 
vre :  ne  se  donne  pas  la  facilité  qui  veut.  Je  l'accorde.  Pour 
dire  bien  et  dire  juste  en  peu  de  mots,  pour  présenter  une 
exposition  facile  et  limpide  de  la  doctrine»  beaucoup  de 

1.  Act,  VI,  4.  —  8.  Béas,  v,  de  Befoim.,  c.  U, 


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-  i«7  — 

traTail  et  de  savdor  acquis  est  présupposé.  Votre  pasteur  pos-  . 
^ait  cette  plénitude  moyennant  laquelle  on  peut  aborder 
tous  les  sujets  sans  être  pris  au  dépourvu.  Il  avait  le  mot 
propre  de  tontes  choses,  et  il  le  disait  avec  cet  accent  péné- 
tré d'où  découle  Fonction.  J'ajouterai  que,  sans  viser  jamais 
à  Teffet,  sa  diction,  même  improvisée,  était  pure,  noble, 
exacte;  et  volontiers  je  dirai  de  lui  ce  qu'a  dit  Sulpice-Sé- 
vtredu  grand  évoque  de  Tours:  c  J'atteste  que  j'ai  rare- 
ment recueilli  de  la  bouche  de  personne  autant  d'instruc- 
tion, de  sens,  de  bon  et  pur  langage^  ».  Enfin  ses  entre- 
tiens privés  achevaient  les  conquêtes  commencées  par  sa 
parole  publique.  Ici  encore  j'aime  à  répéter  ce  que  vous  avez 
déjàeDtendu.  c  Jamais,  N.  T.-C.  F. ,  a-t-il  traversé  vos  parois* 
i^.  visité  vos  villes  et  vos  campagnes,  sans  laisser  après  lui 
comme  un  parfum  de  charité,  et  nous  ne  savons  quelle  im- 
pression de  paix  qui  calmait  les  esprits  les  plus  troublés  et 
adoucissait  les  cœurs  les  plus  ulcérés?*  > 

Mais  son  triomphe,  dans  l'enseignement  de  la  science  du 
"alut,  ce  sont  ces  correspondances  particulières,  ces  lettres 
de  direction  qui  occupaient  une  partie  notable  de  son  temps. 

<  Jésus-Christ,  dit  saint  Paul,  en  montant  au  ciel,  a  légué 
«  ses  dons  aux  hommes  »  :  ascendens  in  attum...  deiU  dana 
kominifmi  ;  mais  il  n'a  pas  conféré  à  tous  les  mêmes  apti- 
tudes surnaturelles,  les  mêmes  grâcea  gratuites,  <  faisant  les 
•  uns  apôtres,  les  autres  prophètes,  ceux-ci  évangélistes, 

<  ceux-là  pasteurs  et  docteurs,  pour  la  consommation  des 
'  saints  par  l'œuvre  du  ministère  multiple  de  l'Église ^  t. 
Tne  étoile  diffère  d'une  autre  étoile  en  clarté  ^  ;  et,  selon  la 
remarque  de  saint  Grégoire  de  Naâanze,  c  la  diversité  n'est 


I.  Kt  quia  mnltos  ad  hanc  partem  încrednIoB  scio,...  testor  me  ex 
s^UIins  ore  tantum  ingenii,  tam  boni  et  tam  puri  sermonis  aadivisse 
^-^Wa  B.  Martini,  XXV  . 

1  Mandement  de  MM.  les  yicairea  capitulaires. 

1  Ephea,  ir,  8,  H  13.  —  4. 1  Corintli.,  XV,  41. 


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-  198- 

pas  moins  accusée  entre  les  hommes  qui  gouvernent,  qu'en- 
tre ceux  qui  sont  gouvernt's*  ».  Le  don  éminœt  de  votre 
évéque  fut  le  don  de  conseil. 

Je  lis  dans  la  vie  dé  saint  Antonin,  archevêque  de  Flo- 
rence, qu'il  était  un  conseiller  si  expérimenté,  que  non-seu- 
lement ses  prêtres,  ses  diocésains,  mais  les  étrangers,  les 
hommes  en  charge,  les  prélats  même,  attachaient  un  prix 
extrême  à  connaître  son  sentiment  :  d'ob  lui  était  venu  un 
surnom  connu  de  ses  contemporains  \  et  rapporté  dans  le 
bréviaire  romain  :  ita  ut  Cùmmuni  elogio  Antoniniu  cmisMùh 
rum  dkeretur  *.  J'ose  dire,  mes  Frères,  que  votre  évéque  a 
été  durant  sa  vie  t  TAntonin  des  conseils  ».  Qui  de  vous  et 
de  nous,  dans  une  circonstance  ou  dans  une  autre,  ne  s'est 
applaudi  d'avoir  recouru  à  ses  lumières,  de  s'en  être  rap- 
porté à  son  jugement  ?  C'est  une  confiance  qui  ne  8;'accorde 
pas  à  tous.  S'il  s'agit  de  vivre  sur  un  pied  de  paix  et  de  bons 
rapports,  étendez  votre  cercle  tant  que  vous  voudrez  ;  mais 
s'il  s'agit  d'un  conseiller,  prenez-le  entre  mille  :  Multi  pa- 
dflci  rint  tibi,  et  conriliarius  sit  tibi  unus  de  mille  ^.  L'ami 
fidèle  est  celui  qui  nous  enseigne  et  qui  nous  aide  à  gouver- 
ner notre  propre  vie.  c  Un  ami  de  cette  trempe  est  une 
ff  protection  et  une  force  ;  celui  qui  l'a  trouvé,  a  trouvé  un 
f  trésor*.  »  Prêtres  de  ce  diocèse,  vous  avez  expérimenté  ce 
que  je  dis.  Combien  d'âmes,  combien  de  familles  en  avaient 
fait  l'expérience  comme  vous  t  Car  il  ne  faisait  point  accep- 
tion des  personnes^.  Grands  et  petits,  lettrés  et  illettrés, 
tous  avaient  auprès  de  lui  le  même  accès  et  le  même  ac- 
cueil ;  tous  trouvaient  en  lui  la  même  patience  à  écouter, 
la  même  douceur  dans  les  réponses  7. 

1.  Qaemadmodmn  inter  eos  qui  Bubsimt  permagnnm  discrixnen  repe- 
rituT,  eodem  modo  inter  pneféctos  qnoqne  non  psrva  diffei^ntia  eat. 
Qrat  XXXII,  de  modérai,  in  disputando,  xi. 

2.  Bolland.  ad  diem  il  maii.  Vit.  8.  Anton.,  c,  n,  n«  11.  Edit. 
Pàhné.  t.  XlTT.p.  32S.—  S.  Bier.  Rom.  ad  diem  Xmaii. 

4.  Ecdi.,  VI,  6.  —  6.  Bccli.,  VI.  14.  —  6.  I  Petr.,  i,  17. 

7,  Nçminem  inanditun,  nec  Tiliassiinam  quemque  a  se  demittebat. 


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-  199- 

Demandex-le  à  ces  épouses  de  Jésus^Gbr.'st  qu'il  dirigeait 
svee  tant  de  soin  et  de  dcvouement  dans  les  voies  de  la  spi- 
ritualité. Homme  de  recueillement  et  de  prière,  le  sens  sur- 
naturel qa!il  possédait  avec  richesse  éclatait  spécialement 
dans  le  souverain  respect  qu'il  {professait  pour  l'état  reli- 
gieux. Quel  monastère  de  vierges  ne  fut  pas  l'objet  de  sa 
sollicitude,  je  dirai  de  sa  tendresse  paternelle  ?  Pour  prêcher 
plus  pertinemment  la  science  du  salut  à  cette  élite  du  peu 
pie  de  Dieu,  il  s'était  pénétré  de  l'esprit  propre  de  chacun 
des  ordres  et  des  instituts  :  saint  Jean  de  la  Croix  ne  lui 
était  guère  moins  familier  que  saint  François  de  Sales.  Dans 
le  cours  de  son  épiscopat,  il  fut  béni  de  Dieu  par  Taccrois- 
'  sèment  de  cette  portion  choisie  de  l'héritage  d'un  évéque. 
Son  cœur  aimait  particulièrement  à  se  réjouir  de  l'érection 
du  sanctuaire  qui  s'élève  sur  les  bords  de  la  Sarthe  en  l'hon- 
neur de  la  reine  de  l'harmonie,  et  dont  l'édifice  spirituel 
dépasse  racore  de  beaucoup  celui  qui  frappe  les  regards  du 
vLqteur  de  Sainte-Cécile. 

Mais,  quoi  que  fasse  l'évêque,  quelque  soin  qu'il  prenne 
de  se  multiplier,  il  ne  suffira  jamais  pleinement  à  lui  seul  à 
donner  la  science  du  salut  à  son  peuple,  De  là  cette  atten- 
tion à  favoriser  les  études  ecclésiastiques,  à  préparer  les  se- 
meurs de  la  sainte  parole,  à  encourager  et  à  fortifier  le 
ministère  pastoral,  à  lui  ménager  le  concours  des  milices 
auxiliaùres. 

Fils  de  saint  François,  le  pieux  évéque,  par  estime  de  la 
sainte  pauvreté,  mais  aussi  par  un  mouvement  de  charité  et 
pour  obtenir  le  salut  d'une  âme,  s'était  fait  un  des  vôtres  ; 
vous  perdez  en  lui  à  la  fois  un  père  et  un  fi*ère.  Yous  avez 
été  l'objet  de  ses  libéralités  jusqu'à  sa  dernière  heure  :  du 
bnd  de  sa  tombe,  il  parlera  encore  par  vos  lèvres,  et  moyen- 


Satisfaciébat  omnibus  quantum  in  Be  erat|  qaippeqniandiendo  pfi- 
tieDti8<niiia8,  ae  respondendo  mitiasimna  enet  Vit.  6.  Antonin.,  loo,  oit. 


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—  200  — 

nant  cette  fondation  à  laquelle  il  s'était  tant  emplo]fé,  il 
continuera  de  donner  puissamment  la  science  du  salut  i 
non  peuple  :  ad  dandam  scientiam  stUutis  pleH  ejw. 

La  science  du  salut,  elle  doit  présider  aux  premières  an- 
nées de  la  vie,  si  Ton  veut  obtenir  des  caractères  forts,  des 
cœurs  généreux,  des  chrétiens  armés  pour  la  résistance  et 
pour  le  combat,  des  hommes  de  foi  et  d'action  capables  de 
toutes  les  grandes  pensées,  de  toutes  les  résolutions  vigou- 
reuses, de  tous  les  dévouements  et  de  tous  les  sacrifices  i  la 
religion  et  la  patrie.  Collège  de  Sainte-Croix,  tes  murs  répé- 
teront sans  fin  à  la  jeunesse  de  cette  province  qu'il  n'en 
coûte  point  à  un  évéque  de  dire  le  Nune  dimittis,  quand, 
après  avoir  remué  ciel  et  terre  et  triomphé  d'obstacles  ré- 
putés invincibles,  il  laisse  après  lui  une  école  et  des  maîtres 
qui,  ne  le  cédant  à  personne  dans  la  culture  des  lettres  et 
des  beaux-arts,  donneront  par-dessus  tout  et  transmettront 
de  génération  en  génération  la  science  du  salut  :  ad  imdom 
sdentiam  8(UtUis  plebi  ejus. 

Enfin,  que  pourrions-nous,  les  uns  et  les  autres,  pour  l'en- 
seignement de  la  science  du  salut,  si  nous  n'étions  appuyés 
sur  la  forte  constitution  de  l'Église  et  sur  l'inébranlable  fon- 
dement du  siège  apostolique?  Ici,  mes  Frères,  le  rôle  de 
votre  évêque  s'élève  et  s'élargit.  Si  sa  bonté  n'a  été  un  mys- 
tère pour  personne,  les  grands  côtés  de  son  caractère  n'ont 
pas  été  compris  de  tous  au  même  degré.  Cette  vie  si  simple, 
et  longtemps  si  calme,  si  placide,  devait  connaître  le  mou- 
vement et  l'agitation.  Dieu  lui  avait  préparé  les  grandes 
obligations  et  les  grandes  émotions.  Les  unes  et  les  autres 
achèveront  de  montrer  tout  ce  qui  était  en  lui. 

Ce  fut  d'abord  le  concile  œcuménique,  dont  il  pénétra  de 
suite  la  convocation  providentielle.  Dieu  ayant  fait  l'homme 
essentiellement  sociable,  la  science  du  salut  est  nécessaire 
pour  les  sociétés  conmie  pour  les  individus.  Votre  évêque, 
qui  avait  été  des  premiers  à  comprendre  et  à  signaler  ^u^ 


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—  201  — 
gence  du  service  rendu  au  monde  par  la  publication  ae 
Teneyclique  de  mil  huit  cent  soixante^uatre  et  du  Syllabus, 
pouvait-il  ne  pas  apprécier  l'importance  des*  sc^ennelles  as* 
sises  de  la  hiérarchie  épiscopale,  au  moment  oh  l'Europe, 
par  la  rupture  des  derniers  liens  et  des  derniers  traités,  mar- 
chait visiblement  à  la  dis^lution  ? 

Mais  Toid  qu'au  rebours  des  nécessités  flagrantes  de  la  si- 
tuation, des  plumes  et  des  voix  mal  inspirées,  voulant  faire 
de  rassemblée  du  Vatican  un  écho  de  l'assemblée  de  Cons- 
tance, proposent  d'ébranler  la  constitution  monarchique  de 
l'Église,  d'affaiblir  la  souveraineté  de  son  chef,  de  trans- 
porter et  de  réserver  &  des  assemblées  périodiques  l'exercice 
de  l'autorité  suprême,  en  un  mot,  d'abaisser  l'œuvre  divine 
et  séculaire  de  Jésus^ilhrist  au  niveau  des  institutions  mo- 
biles et  hasardeuses  de  nos  temps  modernes. 

Que  les  hommes,  à  leurs  risques  et  périls,  touchent  et  re- 
touchent, défassent  et  refassent  la  constitution  politique  de 
leur  pays;  qu'ils  en  viennent  à  tenir  ce  pays,  après  quatorze 
siècles  d'existence  nationale,  suspendu  provisoirement  en 
l'air  sans  constitution  déclarée  et  définie  :  ce  sont  là  des  expé- 
rimentations fort  graves  assurément,  mais  qui  ne  sortent  pas 
du  cercle  des  accidents  humains,  et  dans  lesquelles  on  peut 
ne  voir  qu'un  usage  dangereux  ou  qu'un  abus  regrettable  de 
l'activité  et  de  la  liberté  inhérentes  &  l'homme.  Mais  que 
l'immuable  constitution  donnée  par  le  Fils  de  Dieu  à  son 
Église,  soit  assujettie  à  un  remaniement  qu'il  faut  bien  ap- 
peler sacrilège  puisqu'il  s'attaque  à  une  œuvre  divine  ;  et 
que  cet  effort  se  produise  à  l'heure  où  les  sociétés  hu- 
maines ont  tant  à  souffrir  de  l'imperfection  et  de  l'instabilité 
de  ces  institutions  sur  le  type'  desquelles  on  veut  plus  ou 
moins  réformer  l'établissement  chrétien  :  toutes  les  acuités, 
toutes  les  puissances  intérieures  de  votre  évêque,  sa  raison, 
son  expérience,  sa  prévoyance,  sa  foi,  se  récriaient,  se  ré- 
T<Ataient  à  cette  pensée.  Lui,  si  grave,  si  posé,  il  devint  ar- 


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doBt,  mtieprananl.  H  voyait  l'Églke  en  fined^an  dw  fAvs 
grands  périls  qu'elle  ait  jamais  courus.  Il  n'hâta  donc 
pcHQt»  et  il  apposa  son  nom  en  tête  des  sigaatotes  qui  réela- 
maient  une  prompte  solution  de  la  question  ainsi  agitée  ;  il 
se  remua,  il  négocia  pour  hâter  la  définition  souverai&e  €|ai 
devait  mettre  à  tout  jamais  en  dehors  de  contestatîoii  use 
doctrine  si  essentielle  et  si  capitale  :  je  dis  à  dessein  ce  der- 
nier mot,  puiscpi'il  ne  s'agissait  de  rien  moins  que  de  la 
tête,  c'est-à-dire  du  siège  de  la  souveraineté  dans  l'Église. 
Sa  part  d'influence  et  d'action  fut  considérable.  Peu  d'hom- 
mes de  ce  temps  ont  eu  le  privilège  de  compter  autaul 
d'amis  et  d'inspirer  autant  de  confiance  que  l'évéque  du 
Mans.  Je  n'exagère  point  en  disant  que»  dans  sa  sphère,  il 
fut  une  des  piorsonnalités  prépondérantes  du  concile  ;  et 
j'oublierais  une  des  gloires  de  votre  Église  si  je  n'ajoutais 
que,  par  les  soins  et  les  encouragements  de  son  évoque, 
die  apporta  à  notre  grand  œuvre  un  autre  concours  des 
plus  efficaces. 

D'anciens  oracles  ont  prédit  qu'enoore  que  de  nouveaux 
besoins  dussent  faire  éclore  successivement  dans  l'Église 
d'autres  familles  militantes,  la  descendance  de  saint  Beuotl 
subsisterait  toujours,  et  que,  dans  le  combat  des  derniers 
âges  contre  l'antichristianisme,  ses  fils  se  retrouveraient  au 
premier  firent  de  l'armée.  Je  n'en  dois  pas  dire  davantage  : 
je  ne  suis  pas  monté  dans  cette  chaire  pour  louer  un  vivant. 
Que  celui-ci  se  console  de  n'avoir  pas  apporté  son  vote  dans 
l'urne  conciliaire,  au  nom  de  la  hiérarchie  monastiqiM  si 
fructueusement  rétablie  en  sa  personne.  Son  infirmité 
nous  a  valu  des  écrits  plus  précieux  encore  que  sa.préseuoe» 
et  l'histoire  dira  que  l'Église  du  Mans  n'a  pas  compté  pour 
une  simple  unité  dans  les  sufirages  du  Vatican. 

Et  maintenant  que  la  pluie  vienne,  que  les  fleuves  dé- 
bordent, que  les  vents  soufflent,  qu'ils  se  précipitent  avec 
fureur,  la  maison  de  l'Église  est  assise  sur  ia  pierre  ferme; 


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sa  oohërioB  avec  le  fendement  le  met  è  Tabri  de  la  raine  <. 
Voilà  ce  que  rassemblée  oecaménique  a  fait  en  quelques 
mois.  Ses  pins  amers  censeurs  lui  rendront  justice  peut- 
être  s'ils  veulent  rentrer  en  eux-mêmes,  et  s'ils  établissent 
la  ocMEnparaison  avec  le  fruit  de  leurs  propres  œuvres  depuis 
quatre  ans. 

Que  ne  puis^je  arrétor  ici  ce  discours,  mes  très-chers 
Frères?  Aussi  bien  il  a  été  dé)à  trop  long,  et  il  ne  me  reste 
rien  que  de  douloureux  à  dire.  Seigneur  mon  Dieu,  un 
abfane  aj^le  un  autre  abîme,  quand  une  fois  vos  catarac- 
tes sont  ouvertes;  désonnais  tous  les  flots  et  toutes  les  inon- 
dations allaient  passer  sur  nous  :  Abysius  ^Aysgum  invomU 
m  voes  cakmusÊorum  iuarwn;  amnia  excusa  tua  et  fluetns 
tni  9wper  me  trofMMruntK  Les  sages  l'avaient  prévu  ;  mais 
les  sages  sont-ils  crus  dans  ces  temps  d'emportement,  et  ne 
se  ritron  pas  de  leurs  pr(q>héties?  Ce  qu'une  judicieuse 
prévoyance  n'a  pu  mettre  dans  l'esprit  des  hommes,  une 
maîtresse  plus  impérieuse,  je  veux  dire  l'expérience,  les  a 
tofteé^  d'y  croire  3.  Oui,  il  était  dans  l'enchaînement  naturel 
des  choses,  il  était  dans  l'ordre  de  la  logique  comme  dans 
l'ordbre  du  cb&timent,  qu'une  première  unité  consommée 
aux  dépens  de  l'Église,  serait  suivie  d'une  autre  unité  faite 
an  préjudice  de  la  France. 

Calmez  vos  appréhensions.  Messieurs,  et  ne  redoutez  de 
moi  aucun  excès  de  langage.  Si  nous  savons  jeter  le  cri 
d'alarme,  quand  il  en  est  temps  encore,  pour  prévenir  les 
maux  de  la  religion  et  du  pays  ;  s'il  nous  arrive,  même 
après  les  faits  accomplis,  d'élever  de  nouveau  la  voix  quand 
l'inlostice  menace  de  prescrire  ;  il  n'est  point  dans  le  carac- 
tère de  l'Église  d'aggraver  de  parti  pris  les  difficultés  et  les 
périls  du  vaincu  en  poussant  le  vainqueur  à  de  nouveaux 


1.  Matth^  vn,  26.  —  2.   Ps.  XLI,  8. 

S.  BoB8aet,Or.  funèbie  de  Henriette  de  France  (î^  point). 


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^204  — 
excès.  Qu'on  n'iatervortifiae  pas  les  vttes  et  les  fesponsabi- 
lités.  Notre  sacerdoce  a  conquis  le  droit,  au  contraire,  de 
vous  prendre  à  témoin  qu'il  est  innocent  de  tant  de  sang^  et 
de  ruines  :  Quaproi^er  cmOeêi&r  vos  hoéUema  die,  qfmmmidns 
8um  a  sanguine  omnium  ;  attendu  qu'il  n'a  pas  usé  de  délour 
pour  vous  annoncer  dès  le  début  les  conséquences  des 
choses  :  non  enim  suUerfugi  quominus  annuntiarem  roMs  ^. 
<  Ce  que  je  vais  dire,  il  m'est  permis  de  le  révéler  aujour- 
d'hui. Quand,  pour  ma  part  et  sans  y  vouloir  compromet- 
tre qui  que  ce  soit  que  moi-même,  en  vue  d'arrêter  la  plus 
fatale  des  déterminations»  j'ai  cru  devoir  pousser  de  ma  poi- 
.  trine  d'évéque  et  de  français,  dans  une  conjoncture  ex- 
trême, un  de  ces  cris  perçants,  une  de  ces  clameurs  sacer- 
dotales comme  les  empereurs  en  ont  entendu  quelquefois 
depuis  les  jours  de  saint  Hilaire,  la  première  lettre  d'adhé- 
sion qui  me  parvint  était  signée  de  l'évéque  de  Saint-^llande 
qu'un  décret  impérial  venait  de  transférer  au  si^  du 
Mans.  N'en  soyez  pas  étonnés  :  jamais  votre  évéque  ne  de- 
meura froid  et  indifférent    devant    un  acte  de  coumge 
dicté  par  la  conscience  et  le  devoir. 

Nous  étions  à  peine  de  retour  du  concile,  que  rinvasîim 
prussienne  venait  fondre  sur  la  France,  et  le  programma 
des  envahisseurs  portait  que  la  limite  de  leur  violente  in^ 
cursion  serait  la  ville  même  du  Mans.  Le  mois  de  janvier, 
par  les  froids  d'un  hiver  des  plus  rigoureux,  les  vit  arriver  : 
votre  ville,  déjà  épuisée,  fut  inondée  des  flots  d'une  armée 
immense.  La  terreur  était  partout.  Monseigneur  Charles 
Fillion  se  montra  sans  effort  à  la  hauteur  d'une  situation 
que  connurent  avant  nous  nos  grands  évêques  des  Gaules, 
lors  des  invasions  des  cinquième  et  sixième  sièdes.  On  re- 
trouva en  sa  personne  le  type  vénéré  du  pontife  défenseur 
de  la  cité.  Attentif  à  tous  les  besoins  des  siens,  il  débattit 

1.  Act,  ZX,  26,  s? 


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-MB  — 

avee  une  noHe  fermeté  les  intérêts  de  sa  vifle,  menacée 
d'ex'genc's  sans  propo.  lions  avec  s  s  ressources.  Sa  parole 
n'étant  pas  écoutée,  ce  fut  dans  Versailles. même  qu'à  la  de- 
mande de  vos  édiles,  à  travers  les  routes  coupées  de  toutes 
parts  et  encombrées  de  neiges,  il  alla  porter  au  vainqueur 
ses  énergiques  réclamations.  Sa  démarche  ne  fut  pas  sans 
succès  :  le  chiffi*e  exigé  par  les  conquérants  fut  diminué  de 
plus  de  moitié. 

Les  maux  de  son  peuple  adoucis,  il  ne  se  préoccupa  nul- 
lement des  siens.  Les  siens  pourtant  étaient  immenses.  Les 
Prussiens  évacuaient  le  Mans  en  février,  et  laissaient  en 
flammes  le  palais  épiscopal.  Tout  ce  qui  pouvait  intéresser 
le  prélat  dans  sa  demeure,  périt  sans  retour  en  cet  affreux 
désastre.  Les  archives  de  sa  vie  entière,  les  travaux  ma- 
nuscrits, lesefiets  personnels,  les  correspondances,  les  sou- 
venirs que  chaque  année  laisse  après  elle,  furent,  avec  deux 
précieuses  bibliothèques,  la  proie  de  l'incendie.  Ses  livres, 
dans  lesquels  il  se  complaisait  tant,  ses  livres,  la  seule 
acquisition  à  laquelle  il  eût  employé  ses  épargnes  :  nul 
ue  pouvait  ressentir  plus  cruellement  que  lui  une  perte 
de  cette  nature.  Le  voyez-vous  jeté  dehors,  avec  sa  seule 
soutane,  une  partie  de  bréviaire  et  un  volume  de  la  patro- 
logie  à  la  main  ?  Calme  et  résigné  en  face  de  ce  feu  qui  dévo- 
rait tout  ce  qu'il  avait  de  précieux,  et  qui  vint  atteindre 
jusqu'au  chapeau  dont  sa  tète  était  couverte,  il  ne  prononça 
pas  une  parole  de  plainte.  In  omnibus  his  non  peccavit  labiis 
9uU,neque  stultumquid  contra  Deumlocutus est*, ^ion-seule- 
ment  on  ne  l'entendit  pas  murmurer  ;  mais  son  égalité  d'âme 
ne  l'abandonna  pas  un  instant.  On  put  voir  alors  à  quel 
point  le  sentiment  de  la  volonté  de  Dieu  le  régissait,  et 
combien  il  était  supérieur  aux  événements  de  la  vie  pré- 
sente, c  Mon  peuple  avait  tant  souffert,  s'écria-t-il  ;  il  fallait 
bien  que  le  pasteur  partageât  le  sort  du  troupeau  i  » 

1.  JolN  I,  ». 


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^  i06  — 

Dans  une  de  sas  I^itros  intimes,  écrite  iki  ans  aupaca- 
vant,  j*ai  trouvé  cette  phrase  :  c  A  quoi  servirait-il  de  por- 
ter l'habit  de  saint  François,  si  Ton  n'en  avait  un  peu  l'es- 
prit ?  »  Dieu  ayant  demandé  de  lui  plus  que  l'esprit  de  paa 
vreté  et  de  dénûment,  et  lui  en  ayant  fait  subir  toute  la  réa- 
lité, il  ne  fut  point  au-dessous  du  juste  de  Tldumée,  et  H 
accepta  de  sortir  nu  de  ce  monde  comme  il  y  était  entré  : 
Nadus  egres9U9  sum  de  tUero  matris  meœ^  et  nudus  revertar 

Dieu  jugea  que  cettecan*ière  était  désormais  remplie.  Qud- 
que  nottveaa  coup  votait,  jour  par  jour,  le  détacher  <fe  la 
terre  :  la  perte  d'un  frère  tendrement  chéri,  l'aggravation 
pi*ogressivedu  mal  contracté  depuis  longtemps  dans  lexer- 
cice  de  son  laborieux  ministère.  Les  murs  et  les  toits  dn 
palais  épiscopal  se  relevaient;  mais  la  vie  de  Tévéque 
fuyait,  et  tout  faisait  craindre  qu'il  ne  durât  pas  assez  pour 
reprendre  possession  de  l'édifice  reconstruit.  Que  dis-je? 
l'humble  demeure  où  il  s  était  réfugié  sembla  se  disloquer 
elle-même,  comme  la  maison  terrestre  de  .son  corps,  pour 
l'avertir  qu'il  n'avait  plus  d'habitation  que  celle  qui  n'a  pas 
été  faite  de  main  d'homme  et  qui  sera  éternelle  dans  les 
cieux^.  Parmi  ces  contre-temps,  ces  privations,  cessoufirau- 
ces,  sa  vertu  acbevait  de  s'épurer  ;  sa  lumière,  comme  le 
sentier  du  juste,  allait  grandissant,  et  s'élevant  jusqu'au  jour 
parfait'.  Il  remit  son  âme  entre  les  mains  de  Dieu  avec  une 
entière  sérénité,  et  son  trépas,  précédé  d'une  courte  et  tran- 
quille agonie,  offrit  une  dernière  fois  l'image  de  cette  grande 
douceur  qui  avait  fait  le  fond  de  sa  vie.  11  est  mort  laissant 
un  vide  immense  à  combler,  un  vide  dans  l'Église,  un  vide 


1.  Job,  I,  21 . 

1  Scimas  enim  quoniam  si  tenestris  domns  nostra  hnJiiB  habitatio- 
nis  dissolvatur,  quod  sedificatioDem  ex  Doo  habemas,  domam  non  ma- 
nufactain,  saternam  in  coelia.  II  Corinih.,T,  1. 

8.  Prov.,  IV,  18. 


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-207- 

dans  vos  cœurs.  Mais  ne  soyons  pas  moins  gënéreax 
que  lui.  c  Dieu  Tavait  donné,  Dieu  l'a  retiré  i  :  Dùmimu 
dédit  y  DominusàMulU.  Bénissez  le  Seigneur,  H.  T. 41.  F. ,  de 
TOUS  avoir  fait  jouir  de  lui  pendant  tant  d'heureuses  années 
qui  ne  vous  étaient  pas  dues  :  sicut  Domino  placuit,  ita  fae- 
tum  est;  sit  nomen  Domini  bmedictum  ^. 

c  J'ai  grand  deuil  de  toi,  mon  firère  Jonathas  »  :  Ddeo 
super  tey  frater  mt,  Jonatha^.  Ainsi  débutait,  il  y  a  six 
siècles,  le  panégyriste  du  saint  évëque  et  docteur  Bonaven- 
ture  ;  et  c'est  tout  ce  que  l'histoire  du  second  concile  de 
Lyon  nous  a  transmis  du  discours  funèbre  de  l'évêque 
d'Ostie,  discours  souvent  interrompu  par  les  larmes  de 
l'orateur  et  par  celles  de  l'assistance'.  Pardonnez,  mes  Frè- 
res, si  je  n'ai  pu  vaincre  toute  mon  émotion.  Votre  évéque 
m'aima  et  je  l'aimai  comme  un  frère;  le  pacte  de  David  el 
de  Jonathas  ne  fut  pas  plus  étroit  que  celui  qui  vint  unir  nos 
cœurs  à  un  âge  où  les  liens  n'ont  plus  coutume  de  se  nouer 
si  fortement  ^. 

Ce  deuil  toutefois  n'est  pas  seulement  mon  deuil  et  le 
vôtre.  Il  est  le  deuil  de  Pie  IX  qui  n'omit  jamais  uneoccasion 
de  dire  et  de  montrer  en  quelle  estime  il  avait  votre  évoque, 
n  est  le  deuil  de  l'épiscopat  répandu  sur  toute  la  surface  du 
monde:  je  l'ai  dit,  impossible  de  compter  tous  les  cœurs 
dans  lesquels  l'évêque  du  Mans  avait  jeté  les  racines  de 
TafiTection;  le  témoignage  nous  en  revient  chaque  jour  d'au 
delà  des  mers.  Aussi,  je  ne  puis  me  le  dissimuler,  ses  amis, 
en  lisant  ce  discours,  trouveront  bien  imparfait  l'hommage 
rendu  à  sa  mémoire.  A  vous,  et  à  tous  ceux  qui  l'ont  connu, 
le  soin  d'achever  cet  éloge.  A  lui,  du  haut  des  cieux,  dont 


1.  Jols  I,  21.  —  2.  II  Reg.,  I,  26. 

3  Vita  B.  BonaT.,  o.  vn,  84.  BoUand.  Edit.  Palmé,  T.  Ill  Jnt 
p.  818. 

4.  Inierunt  aatem  Darid  et  Jonatlias  fœdnfl^  diligeoat  enim  enrn 
qiia£i  animam  saam.  I  Beg.,  xviii,  S, 


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-»8- 

ses  vertus  et  vos  prières  lui  ont  ouvert  l'entrée,  en  particu- 
lier le  sacrifice  offert  aujourd'hui  par  un  prélat  qui  fut  si 
longtemps  son  collègue  et  son  ami^  ;  à  lui  de  vous  obtenir 
ce  qu41  a  demandé  pour  vous  en  mourant  :  un  évêgue  qui 
vous  aime  autant  qu'il  vous  a  aimés,  un  évêque  appelé  visi- 
blement de  Dieu  comme  lui  pour  continuer  de  donner  la 
science  du  salut  à  son  peuple.  Ainsi  soit-il. 

Honsèlgiijeaz  TéTèqne  d'Angouldma 


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XVI 


DISCOURS 

^  PBONOKCÉ 

BAVS    LA    OiBiMONIB    DB    COKBÉORATION    DB    L^ÉOLIBB 

DB  SAINT'ANDBÉ  DB  RIOBT. 

(II  BBPTBMBBB  MDOOCLZXIVO 


I.  Votre  joie  est  grande,  Mes  Très-Ghers  Frères,  et  la 
mienne  aussi,  en  voyant  s'accomplir  avec  une  pompe  si 
solennelte  la  consécration  de  cette  basilique. 

L'éminent  prince  de  FËglise  qui  préside  depuis  trente-six 
ans  à  la  province  ecclésFastique  de  Bordeaux,  avait  visité  à 
plusieurs  reprises,  non-seulement  les  villes  épisoopales, 
mais  la  plupart  des  autres  villes  de  sa  vaste  circonscription 
métropolitaine.  La  ville  de  Niort,  chef-lieu  d'un  départe- 
ment civil,  n'avait  pas  eu  jusqu'ici  l'honneur  de  le  recevoir. 
Elle  a  été  heureuse  et  fière  de  s'en  dédommager.  Dans  la 
magnificpie  réception  d'hier,  le  vénéré  cardinal  a  pu  lire  sur 
tous  les  fronts  ce  qui  était  dans  tous  les  cœurs,  les  senti- 
ments de  respect  et  de  reconnaissance  pour  sa  personne  sa- 
crée, ainsi  que  pour  les  augustes  prélats  qui  ont  bien  voulu 
franchir  de  longues  distances,  et  qui  honorent  de  leur  pré* 
T.  VIII.  4  4 


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-  210  — 

sence  et  de  leur  participation  cette  fête  religieuse  de  la  cité 
niortaise^. 

Avant  de  pénétrer  dans  l'église  et  d'y  introduire  les 
fidèles,  à  la  suite  des  reliques  des  saints  martyrs,  le  céré- 
monial sacré  veut  que  l'évéque  adresse  au  peuple  quelques 
paroles  appropriées  à  la  fonction  religieuse  qui  va  se  pour- 
suivre. J'obéirai  à  cette  prescription. 

Il  est  à  croire,  M.  F.,  que  le  temple  ici  érigé  en  l'honneur 
de  Dieu,  sous  le  vocable  de  Tapôtre  saint  André,  remonte 
aux  premiers  temps  de  la  prédication  de  la  foi  chréClenne 
dans  ces  contrées.  L'église  cathédrale  étant  dédiée  au  prince 
des  apôtres,  il  était  juste  que  son  glorieux  frère,  patron  de 
la  métropole^  de  la  province,  possédât  un  sanctuaire  insigne 
dans  la  seconde  ville  du  diocèse.  Reconstruit  à  diverses 
reprises,  cet  édifice  sacré,  dans  sa  forme  dernière,  était  prin- 
cipalement l'œuvre  du  quinzième  siècle.  Mais  que  de  dégra- 
dations la  main  du  temps  et  celle  des  révolutions  ne  lui 
avaient-elles  pas  fait  subir  ! 

Le  Poitou  se  glorifie  d'unir  le  respect  du  passé  et  le  culte 
de  la  tradition  avec  une  juste  appréciation  des  exigences  du 
présent  et  des  besoins  de  l'avenir.  La  paroisse  de  Samt- 
André  a  donc  voulu  avoir  une  église  neuve,  qui  serait  en- 
core son  ancienne  église,  mais  son  ancienne  église  dont  la 
jeunesse  se  renouvellerait  comme  celle  de  l'aigle,  son  an- 
cienne église  élargie,  dilatée,  embellie,  transformée,  sans 
perdre  son  type  et  son  caractère  primitifs. 

Ce  résultat  a  été  obtenu  avec  un  succès  merveilleux.  Il 
est  de  mon  devoir  de  dire  en  ce  moment  à  qui  nous  en 
sommes  redevables. 

II.  Je  ne  reviendrai  pas  sur  le  tribut  qu'il  m'a  été  donné 


1.  Étaient  présen'^s  à  cette  solennité,  ontre  S.  E.  le  cardinal  ar«^ho- 
Tûque  de  Bordeaux,  NN.  BS.  len  évêques  de  Luçon,  de  La  RocheIl6.de 
Nantes,  d'Angoulî^me    le  RR.  Abbé  de  la  Trappe  de  Bcllcfouuiue. 


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—  411  — 
de  payevd^à  à  la  mémoire  du  trèg-regrallable  «rtisCequi  a 
présidé  à  cette  réédificaiion  ^  J*ajoi)terai  seulement  deux 
mots  à  son  éloge.  C'est  un  rare  talent  que  de  savoir  rabîtir 
totalement  la  maison  sans  que  le  propriétaire  cesse  un  seul 
instant  d'y  habiter,  n  en  a  été  ainsi  de  celte  maison  du  Sei- 
gneur, dont  toutes  les  parties  ont  été  refaites  par  des  procé- 
dés si  bien  calculés,  que  le  culte  divin  n'y  a  jamais  été  in- 
terrompu, et  que  les  revenus  paroissiaui  n'ont  presque  ja- 
mais subi  de  diminution  :  avantage  très-appréciable^  qui 
s*eat  cumulé  avec  celui  du  désintéressement  absolu  de 
l'architecte.  Son  talent,  ses  sœns  et  sa  peine  ont  été  sa  très- 
large  part  de  contribution.  Si  Dieu  prodigue  à  pleines  mains 
les  dons  gratuits,  nous  savons  qu'il  n'en  accepte  point  de 
tels  de  sa  créature.  Le  salaire  divin  n'aura  donc  pu  manquer 
au  bâtisseur  si  généreux  de  la  maison  terrestre  du  Seigneur. 

Hais  le  véritable  auteur  de  cette  œuvre,  celui  auquel  vous 
êtes  unanimes  à  en  renvoyer  le  mérite,  c'est  le  pieux  pasteur 
dont  l'absence  serait  aujourd'hui  sentie  bien  douloureu- 
sement de  nous  tous,  si  nous  n'avions  la  confiance  que,  du 
fond  de  sa  tombe  creusée  datf§  les  fondations  mêmes  de 
ce  temple,  et  mieux  encore,  du  sein  de  la  gloire  céleste, 
il  assiste  et  il  applaudit  à  ce  spectacle  tant  désiré  de  lui 
durant  sa  vie. 

Actif,  entreprenant,  et,  au  même  degré,  pieux  et  recueilli, 
M.  Hippolyte  Rabier,  homme  de  prière  et  homme  de 
mouvement,  également  entendu  aux  choses  de  Dieu  et  aux 
choses  de  la  terre,  a  laissé  parmi  vous  la  réputation  d'un 
saint  prêtre  et  d'un  ami  dévoué  et  intelligent  de  tous  vos 
intérêts  ;  se  dépensant  si  largement  lui-même,  qu'il  avait 
le  droit  d'attendre  beaucoup  des  autres  :  on  savait  qu'il 
faisait  et  qu'il  donnait  toujours  plujs  qu'il  ne  demandait 
aux  autres  de  donner  et  de  faire. 

1.  Voir  T.  YI,  p.  196  et  aai?» 


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—  212  — 

Avec  des  natures  généreuses  comme  celles  qu'on  trouTe 
dans  la  ville  de  Niort,  et  particulièrement  dans  la  paroisse 
de  Saint-André,  que  ne  peut  pas  entreprendre  et  conduire  à 
terme  un  prêtre  et  un  homme  de  cette  trempe  ? 

Aussi,  quelle  multitude  de  saintes  œuvres  M.  Hippolyte 
Rabier  n'a-t-il  pas  léguées  à  son  très-digne  succes^^eurt 
Par-dessus  tout,  il  laisse  après  lui  ce  monument  qui  éterni- 
sera le  souvenir  de  son  zèle  et  de  sa  générosité.  Au  témoi- 
gnage de  la  sainte  antiquité,  rien  ne  peut  recommander 
davantage  auprès  des  générations  à  venir  la  mémoire  d*un 
ministre  des  saints  autels  ^  Je  le  sais,  il  a  été  constamment 
aidé  de  vos  largesses.  A  défaut  du  secours  de  l'État,  celui 
du  budget  municipal  n'a  pas  été  refusé.  Les  membi^es  de  la 
fabrique  ont  apporté  un  concours  très-énergique  et  très-effi- 
cace. Les  libéralités  successives  des  habitants  de  la  paroisse 
ont  paru  couler  durant  vingt  ans  comme  d'une  source  in- 
tarissable :  si  le^  riches  ont  donné  beaucoup,  ceux  qui 
avaient  moins  se  sont  peut-être  encore  signalés  davantage, 
les  existences  étrangères  au  faste  et  au  luxe  étant  presque 
toujours  les  plus  libérales.  Mais,  malgré  tout,  la  voix  publi- 
que me  crie  que  l'œuvre  est  proprement  l'œuvre  du  pas- 
teur :  populi  sane  largitione  adjutus,  majarem  auiem  partem 
esuo  impendens. 

Le  saint  docteur  à  qui  j'emprunte  ces  paroles,  ajoute  : 
c  Quand  on  bâtit  une  église,  il  ne  faut  pas  que  le  prêtre  y 
manque  i.  Et  vous  savez,  et  nous  savons  tous,  M.  F.,  si 
le  prêtre  était  ici  à  la  hauteur  du  monument  <.  Trop  sou- 
vent on  a  vu  le  dispensateur  des  choses  saintes,  occupé  à  la 


1 .  Quoniam  autem  magnanîmitatis  ipsîus  montimentam  qnoqne  pos- 
tcris lélinqui  oportebat,  quidnam  aliad  potins  conveniebat,  qoam  hoc 
tcmplnm,  quod  Dco  et  nobis  extrozit,  populi  sane  largitione  nonnihil 
«djuius,  majorcm  autcm  partem  e  suo  impendens.  S.  Oreg.  Naz , 
Orat.  XVII I.  funcbr.  in  Patrcm,  xxxix.  Edit.  Migne,  T.  I,  p.  1036. 

2.  Ac  tcmplum  quidcm  ad  hune  modum  se  habet.  Qnoniam  aatem 
flacerdote  etiam  opus  erat,  hune  quoque  e  suo  lài^ltur.  Ibid, 


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-  213  -. 

constructiondel'édificeniatériel,wmatériaIl8er en  quelque 
sorte  luwn&ne,  et  obliger  une  grande  partie  de  ses  fono- 
lions  spintueiles.  Les  doléances  que  contient  la  tradition 
ecclésiasaqueàcet égard,  n'ont  paseu  ici  leur  application. 
iamais  le  soin  apporté  au  temple  du  dehors  n'a  fait  négli- 
ger à  cet  honune  de  Dieu  ni  ses  exercices  personnels  de 
piété,  m  ses  obligations  de  pasteur  des  âmes. 

Ce  n'est  pas  tout  d'avoir  le  temple,  l'autel  et  le  prêtre  •  il 
faut  encore  la  victime.  Et  il  se  trouve  qu'ici  le  sacrificateur 
ui-même  a  été  l'hostie  du  sacrifice.  Par  la  constance  avec 
laquelle  il  a  poursuivi  son  labeur  à  travers  des  temps  semés 
de  calamités,  par  la  patience  courageuse  qu'il  a  opposée  à 
la  maladie,  par  la  résignation  avec  laquelle  il  a  fait  l'aban- 
don de  la  vie  avant  son  entreprise  pleinement  achevée,  par 
l'acceptatiopde  la  plus  grande  des  privation?,  ceUe  d'assis- 
ter au  couronnement  de  ses  travaux,  û  a  offert  l'holocauste 
en  sa  propre  personne  ;  victime  spirituelle  grandement  su- 
périeure à  toutes  les  victimes  légales,  il  s'est  consumé  tout 
entier  au  service  de  Dieu  et  au  service  de  ses  frères  *. 

III,  Et  maintenant.  M,  T.-C.  F.,  que  ce  temple  soit  vrai- 
ment an  milieu  de  vous  une  source  de  bénédiction  et  de 
sanctification!  Que  la  vertu  divine  et  les  grâces  particulières 
attachées  à  ces  autels  par  la  consécration  de  ces  prélats 
vénérés  et  par  les  rescrits  du  siège  apostolique»,  se  répan- 
dent dans  vos  âmes  et  les  changent  elles-mêmes  en  autant 
de  temples  et  d'autels  vivants  f  Que  ce  jour  ne  soit  pas  seu- 
lement un  jour  de  fête;  qu'il  devienne  un  jour  de  salut  pour 
la  ville  de  Niort!  Cette  faveur  vous  sera  accordée.  Dieu, 


1.  Qnandoqnidem  rero  yictinue  qnoqne  reqairebantar,  Ium  etiam 
•djnngit,  nempe  caUmitates  atqne  in  rebuB  acerbia  patientiam  nt 
Deng  ab  eo  lationale  holocanstnm  habeat.  Tictimam  spiritnalem  qnn 
kgalis  TictinuB  loco  palchre  oongamatui.  Ibid.  ^ 

2.  L'église  de  Saint- André  a  obtenu  l'indnlgenoe  des  sept  «ateta 
oonune  dans  la  bamliqne  vatioane  de  Saint-PieiTe, 


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—  214  — 

nous  l'avons  dit,  ne  se  laissant  jamais  vaincre  en  générosité.  I 
Si  je  vous  traduisais  en  détail,  M.  F.,  la  longue  allocution 
que  le  pontifical  me  propose  ici,  vous  verriez  que  ceux  là 
sont  cruellement  ennemis  d'eux-mêmes  qui,  en  refusant  ou 
en  négligeant  d'offrir  à  Dieu  quelque  partie  des  biens  reçus 
de  lui,  se  privent  à  la  fois  des  récompenses  de  la  terre  et  de 
celles  du  ciel  :  Cum  et  terrena  et  cœlestia possis prœmia  pro-\ 
niereri^  quare  pro  amritia  dupHci  bénédictions  defraudûrisT 
c  Car  c'est  la  très-juste  coutume  de  Dieu  :  Htee  est  Deijm- 
tissima  cmsuetudOi  de  ramener  à  la  contribution  forcée  le 
peuple  qui  ne  lui  offre  plus  la  contribution  volontaire  >  :  ut 
si  tu  un  decimam  non  dederis,  tu  ad  decimam  revoceris.  En- 
tendez quelles  sont  les  terribles  revendications  du  Tout-Puis- 
sant. Dabis  impio  milUi,  quod  non  vis  dore  sacerdoti  :  «  Tu 
donneras  au  soldat  impitoyable,  ce  que  tu  ne  veux  pas  donner 
au  prêtre  >  ;  et  hoc  tollit  fiscus,  quod  non  accipit  Christtis  : 
c  et  le  fisc  vient  prendre  ce  que  ne  reçoit  pas  le  Christ  ^  *, 
N'avons-nous  pas  eu  ce  spectacle  sous  les  yeux  ?  N'avons- 
nous  pas  vu  des  contrées  enrichies  des  dépouilles  de  la  reli- 
gion, et  qui  ne  savaient  plus  nourrir  leurs  prêtres  ni  entre- 
tenir* leurs  temples  et  leurs  autels,  abattues  sous  les  piedsj 
du  soldat  étranger,  condamnées  à  vider  leur  trésor  au  pro- 
fit d'un  conquérant  avide  ?  Loin  de  nous  d'attribuer  à  nos 
mérites  la  protection  dont  nous  avons  été  l'objet  I  Toutefois, 
si  votre  cité,  si  cette  province  sont  largement  favorisées  des 
avantages  terrestres,  il  nous  est  permis  d'y  reconnaître  la 
main  du  Seigneur  ouverte  sur  ceux  qui  l'honorent  de  leur 
substance,  comme  parle  l'Écriture,  et  qui  lui  donnent  les 
jprémices  de  tous  leurs  fruits.  Encore  que  les  promesses  fai-| 
tes  sous  l'ancienne  alliance  ne  subsistent  pas  sous  la  loi 
nouvelle,  Dieu  ne  s'est  point  interdit  d'accorder  la  bénédic^ 
tion  des  rosées  du  ciel  et  de  la  graisse  de  la  terre  à  ses  ser^ 

l.'Pontil  Boman.  De  eocles.  oonsecr.,  Allooat.  ante  fores  eocles. 


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—  215  - 
viieurs  généreux,  et  il  se  plaît  souvent  encore  à  remplir 
d'abondance  leurs  greniers  et  à  faire  regorger  de  vin  leurs 
pressoirs  *. 

IV.  Messieurs  de  la  cité,  nous  avions  posé  ensemble  la  pre- 
mière pierre  de  Tagrandissemènt  de  ce  temple  il  y  a  bientôt 
vingt  ans,  et  voici  aujourd'hui  cette  œuvre  solennellement 
consacrée.  Nous  posions  un   peu  plus  tard  la  première 
pieiTe  de  la  nouvelle  église  Saint-Hilaire,  et  le  culte  y  est  en 
plein  exercice  depuis  plusieurs  années*.  Des  réparations 
considérables  sont  en  voie  d'exécution  à  l'église  de  Notre- 
Dame,  elles  se  poursuivront  :  puisque,  pour  là  commodité 
publique,  la  désorientation  opérée  depuis  plus  d'un  siècle  a 
été  maintenue,  la  régularité  et  la  beauté  du  monument  exi- 
gent qu'une  abside  soit  construite  là  où  aurait  dû  s'ouvrir 
la  principale  entrée.  Mais  ce  que  nous  attendons  désormais, 
c'est  une  église  définitive  dans  le  quartier  du  Port.  Cette  in- 
téressante portion  de  la  cité  appelle  de  tous  ses  vœux  un 
édifice  religieux  proportionné  à  ses  besoins.  Le  moment  est 
venu  de  lui  donner  satisfaction.  Je  fais  donc  ici  appel  à 
tous,  au  zèle  et  à  l'activité  du  pasteur  et  de  la  fabrique  pa- 
roissiale, à  la  bonne  volonté  incontestable  des  paroissiens 
qui  ne  sont  pas  hélas  t  les  plus  fortunés,  à  la  générosité  de 
leurs  concitoyens  qui  se  feront  honneur  en  leur  venant  en 
aide,  enfin  à  l'esprit  d'équité  des  magistrats  municipaux. 
Ce  quartier  a  reçu  déjà  de  nombreuses  amélioi^ations  par 
rétablissement  des  ponts  et  des  voies  de  communication. 
Messieurs,   posons  la  première  pierre  de  l'église  de  Sain^ 
Etienne  du  Port  :  nous  ouvrirons  ainsi  la  voie  d'accession 
et  nous  jetterons  les  piles  du  pont  qui  relient  les  âmes,  à 
travers  le  fleuve  du  temps,  au  rivage  de  la  patrie  éternelle. 
Ainsi  soit-il. 


1.  Honora  Deam  de  taa  sabstantia,  et  de  priniitiifl  ommnin  fragom 
taarum.  Kt  implebuntur  horrea  tua  saturitatc,  et  rino  torcularia  tua 
rcdundabunt.  Prov.,  m,  9,  10.  —  2.  Voir  T.  vi,  p.  196etBuiv. 


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xvn 

ENTRETIEN 

A  LA  8UITB 

DS  LA  OONSiOBATION  DS  LA  OHAPBLLB  BKBTAUbAb 

0U  PALAIS  ÉPI800PAL  «. 

(  ZXVni  SEPTEMBRE  M DCCCLZXIV.  ) 


Messieurs  et  très-€hers  Frères, 

I.  L'apôtre  saint  Paul,  écrivant  aux  Corinthiens,  lenr 
adressait  cette  leçon  : 

c  Le  temps  est  coart  ;  durant  le  peu  qui  en  reste,  c'est  à 
c  ceux  qui  pleurent  d'être  comme  ne  pleurant  point,  à  ceux 
c  qui  jouissent  d'être  comme  ne  jouissant  point,  à  ceux 
c  qui  acquièrent  d'être  comme  ne  possédant  point,  à  ceux 
c  qui  usent  de  ce  monde  d'être  comme  n'en  usant  point  : 
c  car  la  figure  de  ce  monde  passe  ^.  » 

Telle  est  aussi  la  leçon  que  nous  devons  tirer  de  la 
cérémonie  qui  vient  de  s'accomplir  sous  nos  yeux.  Tout 
est  si  mobile  sur  la  terre,  la  figure  des  choses  y  est  si 


1.  Oet  entretien  est  reproduit  d'après  les  notes  d*nn  des  assistants. 
3.  I  Coiinth.,  yii,29,  80,  31. 


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Tariable  et  si  changeant,  qu'en  vérité  if  n'y  a  lieu  de 
s'attacher  à  quoi  que  ce  soit  ici-bass  ni  pour  le  pleurer  si  on 
le  perd,  car  qui  sait  si  on  ne  le  recouvrera  pas?  ni  pour 
s'en  réjouir  si  on  le  possède,  car  qui  sait  si  on  le  possédera 
longtemps?  Le  mieux  est  donc  d'en  user  comme  n'en 
usant  point  :  de  telle  sorte  que  nous  ne  soyons  pris  au 
dépourvu  par  aucune  éventualité  favorable  ou  défavorable. 
Ce  qui  ne  nous  empêche  pas  de  goûter  et  d'apprécier  le 
retour  avantageux  des  choses,  le  jour  où  la  bonne  provi- 
dence de  Dieu  daigne  nous  l'accorder. 

Voici,  par  exemple,  qu'aujourd'hui  ce  lieu  sacré,  après 
quatre-vingts  ans  et  plus  de  sécularisation,  sinon  de 
profanation,  vient  d'être  rendu  à  son  emploi  légitime.  Vous 
le  savez,  à  la  date  lugubre  qui  inaugura  chez  nous  l'ère 
des  révolutions,  cetie  demeure,  quelque  temps  occupée  par 
une  intrusion  schismatique,  tomba  dansle  domaine  national, 
et  ne  tarda  pas  à  devenir  l'habitation  des  premiers  magis- 
trats civils  du  département.  Durant  tout  ce  laps  de  temps, 
la  chapelle  où  nous  sommes  rassemblés  perdit  son  carac- 
tère. Pour  s'approprier  à  des  usages  vulgaires,  elle  fut 
mutilée,  dénaturée  :  non  pas  pourtant  au  point  d'avoir 
perdu  les  dernières  traces  de  sa  consécration,  encore  gra- 
vées sur  ses  murailles. 

Mais  ce  que  le  prophète  appelle  c  le  péché  delà  désolation  > , 
ne  devait  pas  durer  toujours  ;  le  sanctuaire  ne  devait  pas  être 
indéfiniment  foulé  sous  des  pieds  profanes,  et  le  jour  de  la 
réparation  allait  venir  ^. 

Ce  jour  étant  venu,  j'ai  pensé  qu'il  ne  serait  pas  sans  intérêt 
pour  nous  de  nous  remettre  en  mémoire  l'historique  de  ces 
lieux. 

H.  On  sait  que  les  premières  basiliques  chrétiennes,  bâties 
sur  le  modèle  des  temples  antiques,  gardèrent  longtemps  des 

1.  Dan.,  vin,  18, 14. 


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~  M8- 

propoptions  relativement  restreintes.  C'est  ainsi  que  notre 
église  cathédrale,  vraisemblablement  juscpi'à  la  fin  du 
dixième  siècle,  se  terminait  avec  l'emplacement  occupé  au- 
jourd'hui par  le  transept.  La  maison  épiscopale,  adjacente 
à  la  basilique,  s'élevait  là  oii  est  la  demeure  actuelle  de  nos 
oblats  de  Saint-Hilaire.   La   façade  de  l'église  de  Saint- 
Pierre  aboutissait  sur  un  même  plan  avec  celle  du  temple 
Saint-Jean,  qui  lui  servait  de  baptistère  ;  et  la  rue,  de- 
venue plus  tard  l'impasse  Saint-Jean,  se  continuait  éga- 
lement devant  les  deux  édifices,  reliés  entre  eux  par  les 
deux    oratoires   qu'on    n'avait  pas  tardé  à  élever  sur  la 
chambre  de  saint  Hiiaire  et  sur  la  cellule  de  saint  Martin. 
A  partir  du  onzième  siècle,  un  grand  nombre  d'édilices 
sacrés  furent  rebâtis  dans  des  dimensions  qu'ils  n'avaient 
pas  eues  jusque-là.  C'est  l'époque  où  Fulbert  de  Chartres 
donnait  à  ses  cryptes  l'étendue  qui  les  rendit  célèbres. 
Guillaume  le  Grand,  qui  invitait  ce  prélat  à  la  consécration 
de  sa  cathédrale  de  Poitiers,  venait  également  d'augmenter 
celle-ci  de  toute  la  longueur  de  la  nef  actuelle.  L'habitation 
des  évéques,  circonscrite  jusqu'alors  sur  le  terrain  atte- 
nant au  côté  méridional  du  chevet,  se  trouva  ne  plus  suffire 
à  leurs[bésoins,  d'autant  que  les  chapelles  de  Saint-Hilaire  et 
de  Saint-Martin-entre-les-églises  y  tenaient  une  place  assez 
grande.  Le  nouveau  palais  épiscopal  fut  donc  élevé  sur  le 
terrain    qu'il    occupe    aujourd'hui,  l'entrée    n'en   étant 
d'ailleurs  séparée  de  l'ancien  que  par  la  voie  d'accès  vers 
la  porte  latérale  du  midi  ^.  Et  comme  c'a  été  la  préro- 
gative immémoriale  des  évéques  de  posséder  un  oratoire 


1.  Toute  la  distribution  ancienne  de  la  demeure  épiscopale  indique 
qu'elle  ouvrait  primitivement  de  ce  côté.  —  On  s'est  quelquefois 
étonné  que  les  portes  latérales  de  la  cathédrale  ne  fussent  pas  placées 
dans  le  transept  même,  ainsi  que  cela  est  ordinaire.  L'existence  anté« 
rieure  des  deux  sanctuaires  de  Saint-Hilaire  et  de  ISaint-Martin,  et  des 
bâtiments  de  renceinte  dont  ils  dépendaient,  explique  cette  particu- 
larité. 


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personnel,  celui  que  nous  venons  de  rendre  au  culte  divin 
remonte  jusque-là.  Nos  plus  anciens  cartulaires  mention- 
nent réglise  de  Saint-Martial  en  la  demeure  épiscopale. 

Outre  que  le  vocable  du  fondateur  de  TËglise  poitevine 
convenait  par-lui-méme,  un  fait  ecclésiastique  contemporain 
était  venu  ajouter  à  cette  convenance.  Deux  conciles  récents, 
tenus  à  Limoges  et  à  Poitiers,  avaient  débattu  et  tranché  la 
question  du  titre  liturgique  sous  lequel  devait  être  honoré 
le  disciple  du  Sauveur,  et  cette  décision  avait  été  sanctionnée 
par  le  siège  apostolique.  Il  était  donc  naturel  que  saint 
Martial  reçût,  solennellement  les  honneurs  attribués  aux  apô- 
tres, dans  le  lieu  même  où  il  venait  d'être  investi  d'un  privi- 
lège désormais  acquis  et  imprescriptible.  Aussi  n'avons-nous 
point  omis  tout  à  l'heure,  dans  le  chant  des  litanies,  de 
placer  l'invocation  de  saint  Martial  parmi  celle  des  saints 
apôtres,  conformément  à  la  tradition  et  au  droit  de  notre 
Église. 

Aux  antiquaires  de  dire  les  transformations  subies  par 
cet  édifice  depuis  l'origine.  Si  les  murailles,  mises  à  nu 
pendant  les  réparations  qui  viennent  de  s'achever,  accusent 
par  leurs  ouvertures  cintrées  la  date  certaine  du  onzième 
siècle,  la  charpente  qui  les  surmonte  indique  un  remanie- 
ment opéré  au  quinzième.  Et  enfin,  dans  l'état  oii  l'a  trouvée 
la  révolution,  cette  chapelle  avait  été  restaurée  et  de  nou- 
veau consacrée  à  une  époque  assez  récente.  Par  un 
rapprochement  digne  d'intérêt,  le  préfet  de  la  Vienne  qui  a 
pris  l'initiative  de  la  restitution  de  ce  palais  à  sa  destination 
religieuse,  se  trouve  être,  du  côté  maternel,  l'arrière-neveu 
du  pontife]qui,  en  l'année  mil  sept  cent  dix-sept,  y  avait 
tracé  avec  le  chrême  les  signes  de  consécration  demeurés 
apparents  jusqu'à  ce  jour.  Nous  n'avons  pas  tardé  jusqu'à 
cette  heure  pour  lui  exprimer  publiquement  notre  gratitude  ^. 

1.  Voir  T.  VI,  p.  259. 


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-  2J0  - 

Itl.  En  raprevant  possession  de  cet  oratoire,  c'est  pour 
nous  aus^i  un  devoir  de  remercier  de  nouveau  les  pouvoirs 
puiilics.  Rien  n'a  été  épargné  pour  lui  rendre  un  aspect  plus 
satisfaisant  peut-être  qu'à  aucune  des  phases  du  passé.  De 
notre  côté,  nous  n'avons  rien  négligé  des  traditions  qui  s'y 
rapportaient.  En  lui  conservant  le  titre  principal  du  saint 
apôtre  de  l'Aquitaine,  nous  nous  sommes  souvenu  que 
notre  saint  évêque  Fortunat  avait  été  aussi  l'objet  d'une 
vénération  particulière  dans  cette  maison.  Aux  images  de 
ces  deux  patrons,  représentés  dans  la  verrière  absidiale, 
nous  avons  ajouté  celles  de  tous  les  saints  évoques  de  Poitiers 
qui  jouissent  des  honneurs  d'un  culte  public.  Enfin,  dans 
le  tombeau  de  cet  autel,  nous  avons  déposé  des  reliques  des 
saints  pontifes  et  martyrs  qui  ont  habité  ces  lieux  mêmes, 
et  dans  la  protection  desquels  nous  avons  spécialement 
droit  de  nous  confier. 

F^es  canonistes  sont  d'accord  pour  reconnaître  que  l'ora- 
toire épiscopal  appartient  à  la  catégorie  des  oratoires  pu- 
blics, et  que  par  conséquent,  à  la  différence  des  oratoires 
simplement  domestiques,  il  est  susceptible  de  recevoir  la 
consécration  solennelle.  Nous  n'avons  donc  point  hésité  à 
rendre  à  ce  lieu  saint  le  caractère  auguste  que  des  détério- 
rations de  tout  genre  lui  avaient  fait  perdre.  Comment  nous 
l'ésignerions-nous  à  nous  priver  des  grâces  que  nous  avons 
tant  à  cœur  de  procurer  aux  fidèles  en  dédiant  si  souvent 
des  temples  à  leur  usage?  La  fréquence  d'ailleurs  et  Tim- 
portance  des  actes  liturgiques  qui  s'accompliront  ici,  se 
concilieraient  mal  avec  la  présence  d'un  simple  autel  por-  ^ 
latif  ;  et  il  est  bien  juste  que  le  sanctuaire  d'où  doivent  dé-  i 
river  tant  de  bénédictions  et  de  consécrations  des  choses  et  i 
des  personnes   destinées  au  service  de  Dieu  dans  toute . 
l'étendue  du  diocèse,  ait  été  enrichi  lui-même  des  effusions , 
du  saint  chrême,  et  sacré  par  tous  les  rites  de  la  liturgie  i 
ecclésiastique. 


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-  221  - 

Béni  soit  le  Seigneur  qui  neus  a  permis  de  solenniser  cette 
dédicace  nouvelle  au  jour  du  vingtcinquième  anniversaire 
de  notre  préconisaUon  épiscopale,  et  de  préluder  ainsi, 
par  une  fête  plus  intime,  à  celle  que  nous  célébrerons  tous 
ensemble  au  prochain  anniversaire  de  notre  consécration  I 
Quand  il  nous  a  proclamé  votre  évéque,  le^chef  de  l'Église 
était  dans  l'exil  :  c'était  le  temps  du  deuil  et  des  pleurs.  Des 
jours  meilleurs  sont  venus  pour  lui  :  les  grandes  œuvres  aux- 
quelles ils  ont  été  employés,  nous  avaient  apporté  plus  d'une 
joie.  Mais  voici  qu'aujourd'hui  l'exil  a  fait  place  à  la  capti- 
vité :  nouveau  sujet  de  tristesse  et  de  larmes  pour  tous  les 
enfants  de  l'Église.  Nous-méme,  qui  venons  d'être  réin- 
tégré dans  ce  sanctuaire  et  cette  demeure ,  combien  de 
temps  les  révolutions  incessantes  de  notre  pays  nous  per- 
mettront-elles d'en  jouir  ?  C'est  à  travers  ces  vicissitudes 
que  notre  vie  s'écoule,  la  joie  succédant  parfois  aux  pleurs, 
et  les  pleurs  plus  souvent  à  la  joie.  Mais  pleurer  aux  pieds 
du  tabernacle,  mouiller  de  ses  larmes  le  marchepied  ^e  • 
Vautel  eucharistique,  verser  ses  douleurs  et  ses  angoisses 
dans  le  sein  du  divin  consolateur,  c'est  goûter  déjà  la  joie 
dans  la  tristesse.  Apporter  aux  pieds  du  bon  pasteur  Jésus 
les  préoccupations,  les  sollicitudes,  les  tourments  de  notre 
ministère  pastoral,  c'est  y  trouver  la  lumière,  le  conseil, 
l'inspiration,  la  force  :  en  attendant  que,  la  figure  de  ce 
monde  s'étant  évanouie,  nous  soyons  transportés  au  sein  des 
tabernacles  éternels,  là  où  il  n^  a  plus  de  changements  et 
(le  révolutions. 


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XVIII 

HOMÉLIE 

PRONONOÂB  LE  JOUR  DB  LA  TOUSSAINT, 

SUR    L^IDEKJTIFICATION    DB   JÉSUS-CHRIST    BT    DBS    ÉLUS 

DANS  LE  MYSTÈRE  DB  LA  PRÉDESTINATION  ÉTERNELLE. 

(  I  KOVBUBBB  MDCIOCLXZIT). 


Ego  in  eis,  et  tu  in  me^'tU  tint  contum- 
mati  in  unum,  et  eognotcat  fr.umfiii 
quia  tu  diUxitti  eotticut  et  me  dilcxim. 

Moi  en  eux,  et  tous  on  moi,  afin  qa'iU 
soient  coiifoninios  dans  notre  propre  unité,  et 
que  lemoiide  connais>e  que  vous  les  avez 
aimés  ooniroo  vous  m'avez  aimé. 
JOANN.,  xvn,  83. 


Mes  très-chers  Frères, 

I.  En  cette  solennité  de  tous  les  bienheureux  habitants  de 
la  gloire,  méditant  sur  ce  que  la  sainte  Écriture  m'apprend 
des  suprêmes  desseins  de  Dieu  dans  la  création  de  ce  monde 
terrestre,  je  voudrais  concilier  dans  mon  esprit  et  dans  le 
vôtre  deux  paroles  qui,  au  premier  aperçu,  sembleraient 


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-  223  - 

se  contredire.  En  effet,  d'unepart,  les  oracles  sacrés  nous  di- 
sent que  toute  l'œuvre  de  Dieu  se  rapporte  à  ses  élus  :  Omnia 
restra  sunt  *  ;  et,  d'autre  part,  les  mêmes  oracles  nous  ensei- 
gnent que  Dieu  atout  fait  en  vue  de  son  Fils  incarné,  Jésus- 
Christ,  lequel  est  le  premier-né  de  toute  créature  *,  et  celui 
aans  lequel  se  concentrent  toutes  les  complaisances  de  son 
Père  3.  Si  je  dis  que  les  élus  ont  la  préférence  dans  Tesprit 
de  Dieu,  et  qu'il  a  mis  ges  saints  au-dessus  de  tous  ses 
ouvrages,  ne  vais-je  point  usurper  à  leur  profit  la  primauté 
de  rang  qui  n'appartient  qu'à  Jésus-Christ?  Si  je  pose  Jésus- 
Christ  comme  le  terme  unique  des  choses,  ne  vais-je  pas  dé- 
mentir la  parole  que  Jésus-Christ  lui-même  adressera  aux 
élus,  quand  il  leur  dira  :  <  Venez,  les  bénis  de  mon  Père,  pos- 

•  sédezle  royaume  préparé  pour  vous  dès  la  constitution  du 

•  monde  »  :  Venite,  benedicti  Patris  mei,  possidete  paratnm 
robis  regnutn a  constitutione  mundi^'i  Cherchons  donc  ensem- 
ble, M.  T.-C.  F.,  là  réponse  à  cette  apparente  contradiction. 
Ou  plutôt  la  sainte  théologie  nous  l'a  donnée  d'avance  en 
nous  apprenant  que  Dieu  a  compris  dès  l'origine  daiis  un 
même  décret  et  son  Fils  incarné  et  tous  ses  élus,  et  qu'il 
a  si  bien  attaché  ceux-ci  à  la  personne  de  celui-là  qu'une 
même  vie  leur  est  commune  ici-bas  et  une  même  gloire  là- 
haut,  et  qu'ils  deviennent  pour  Dieu  un  seul  et  même  objet 
de  ses  pensées  et  de  ses  affections,  selon  cette  parole  de  mon 
texte  :  Ego  in  eis,  et  tu  in  me,  ut  sint  consummati  in  unum, 
et  cognoscat  mundm  quia  tu  dilexisti  eos  sicut  et  me  dilexisti  : 
t  Moi  en  eux,  et  vous  en  moi,  afin  qu'ils  entrent  en  partage  de 
t  notre  propre  unité,  et  que  le  monde  sache  que  votre  dilec- 
t  tion  s'est  portée  sur  eux  comme  elle  s'est  portée  sur  moi.  » 

11.  Omnia  propter  electos  ^  :  t  tout  pour  les  élus  i.  Qu'est- 
ce  à  dire?  Dieu,  étant  unique  et  incomparable  dans  le 


1    I  Corinth.,  m,  22   —  2.  Coloss.,  i,  15.  —  3.  Matth.,  XVII,  6.  — 
4.  Matth  ,  XXV,  31.  —  6.  II  Timoth ,  il,  10. 


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—  «4  — 

rang  qu'il  tient,  n'est-il  pas  forcement  lui-même  la  fin  de 
toutes  ses  actions  et  le  centre  de  tous  ses  desseins?  In- 
contestablement. Mais  comme  Dieu,  dans  la  souveraine 
abondance  et  plénitude  de  sa  grandeur  et  de  sa  félicité,  ne 
peut  retirer  d'autre  profit  de  ses  œuvres,  sinon  la  gloire  et 
19  bonheur  qu*il  a  de  faire  du  bien  aux  autres,  son  esprit 
et  son  bon  plaisir  se  portent  vers  les  natures  les  plus  capa- 
bles de  goûter  ce  bien  et  d'en  bénir  l'auteur.  Les  créatures 
inférieures  n'ont  été  faites  qu'en  vue  et  pour  l'usage  des 
natures  intelligentes  et  raisonnables.  Or,  tandis  que  tous 
les  êtres  subalternes  montent  et  gravitent  vers  l'être  intel- 
ligent et  moral,  Dieu  a  voulu  que  l'être  intelligent  et  moral 
s'élevât  jusqu'à  lui  ;  et,  entendez  bien,  non  pas  seulement  jus- 
qu'à lui  auteur  de  la  nature  et  de  toutes  les  choses  visibles 
et  intelligibles  dans  l'ordre  créé,  mais  jusqu'à  lui   envisagé 
dans  sa  propre  essence  et  dans  sa  souveraine  béatitude. 
C'est  à  cette  fin,  c'est  à  cette  félicité,  à  cette  gloire  qu'il   a 
librement  et  libéralement  appelé  les  hommes  ;  et  tout  ce 
qu'il  a  fait,  toute  l'économie  delà  nature  comme  de  la  grâce, 
tend  à  les  y  conduire.  Les  éléments  et  les  causes  créées  ne 
persistent  que  parce  que  Dieu  a  enveloppé  ses  élus  dans 
leur  ordre,  et  qu'il  veut  les  faire  sortir  de  leur  action  *.  Les 
peuples  ne  durent  que  tant  qu'il  y  a  des  élus  à  tirer  de  leur 
multiUxde:  Constituit  terminas  poptUarum  juxta  numerum 
filiorum  Israël^.  Jusque-là  toute  créature,  dit  saint  Paul,  est 
dans  le  gémissement  et  comme  dans  le  travail  de  l'enfan- 
tement :  Omnis  creaiura  ingemUcit  etparturU  usque  adhuc; 
elle  attend  avec  impatience  la  manifestation  des  enfants 
de  Dieu  :  revelationem  filioruM  Dei  expectat  ^,  Oui,  tout  l'ef- 
fort que  font  les  causes  naturelles  elles-mêmes  tend  à  pro- 
duire la  famille  des  élus.  Jusque-là,  elles  se  plaignent  du 


i»  BoBsaet,  l**  Sermon  sur  la  Toussaint. 

2.  Denter.,  xxxii,8.  •  3.  Bom.,  viu,  19,  22. 


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—  Ï25  — 

désordre  du  péché  qui  leur  cache  les  favoris  et  les  héri- 
tiers de  leur  maître  ;  et  leur  motif  de  durer,  c'est  l'attente 
de  la  découyerte  qui  en  sera  faite  au  jour  du  jugement. 
Dans  ce  grand  jour,  Dieu,  qui  a  communiqué  même  à  la 
création  inanimée  le  mouvement  et  l'inclination  de  servir 
ses  élus,  c  appellera  le  ciel  et  la  terre  au  discernement  de 
c  son  peuple  »  :  advocabit  cœlum  et  terram  discemere  popu- 
lumsuum  ^.  Ils  ne  manqueront  pas  d'y  accourir,  d'une  part 
pour  combattre  avec  lui  contre  les  insensés  :  pugnabit  cum 
Ulo  orbis  terrarum  contra  insensato^  ^  ;  mais  avec  bien  plus 
d'empressement  encore  pour  applaudir  et  rendre  hommage 
à  ses  enfants.  Ce  sera  une  jubilation  universelle:  la  mer  et 
tout  ce  qu'elle  contient,  l'univers  et  tous  ceux  qui   l'habi- 
tent, seront  en  mouvement;  les  fleuves  battront  des  mains 
et  les  montagnes  bondiront  d'allégresse  à  la  vue  du  Sei- 
gneur, parce  qu'il  sera  venu  juger  la  terre.  '  c  Venez,  les 
•  bénis  de  mon  Père,  possédez  le  royaume  qui  vous  a  été 
ff  préparé  dès  ce  commencement.  »  Comme  s'il  disait  : 
Mon  Père  n'a  rien  fait  qu'en  vue  de  vous  ;  la  création  du 
monde  n'était  qu'un  préparatif  du  grand  ouvrage,  dont  la 
gloire  des  saints  serait  le  dernier  accomplissement;  et 
quand  il  posait  les  premiers  fondements  de  cet  univers, 
c'est  votre  royaume  qu'il  préparait.  Omnia  propter  eleetas. 
m.  Mais  Jésus,  qui  tient  ce  langage  aux  élus  de  Dieu,  h'en- 
traitril  donc  pour  rien  lui-même  dans  le  plan  primitif  de 
Dieu?  Le  grand  apôtre  me  répond  :  c  Béni  soit  Dieu  et  le 
c  Père  de  Notre-Seigneur  Jésus^Christ  qui  nous  a  bénis  en 
t  son  Christ  de  toutes  les  bénédictions  spirituelles  et  céles- 
c  tes,  alors  qu'il  nous  a  élus  en  ce  même  Christ  avant  la 
c  constitution  du  monde,  afin  que  nous  soyons  saints  et  im- 
c  maculés  en  sa  présence  par  la  charité,  et  qui  nous  a  pré- 
c  destinés  à  l'adoption  des  fils  par  Jésus-Christ,  selon  le 

1.  Pg.  XLïX,  4.  —  2.  Bftp.,  V,  21,  —  8.  Ps.  XOVII,  7,& 

T.  VIU.  ^3 


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—  225  - 
€  bon  plaisir  de  sa  volonté,  pour  la  louange  de  sa  gloire 
€  dans  laquelle  il  nous  a  gratifiés  en  ce  Fils  bien-aimé  «.  • 
Que  Dieu,  s'il  l'avait  voulu,  nous  eût  pu  appeler  à  l'ëter- 
nelle  gloire  sans  la  médiation  de  son  Fils  incamé,  et  que  tel 
eût  dû  être  son  premier  plan,  s'il  eût  prévu  que  sa  créa- 
ture ne  déchoirait  pas  de  la  hauteur  à  laquelle  il  la  des- 
tinait, ce  sont  là  des  investigations  abstraites  et  hypothé-  i 
tiques,  placées  en  dehors  des  réalités  et  des  faits.  Assuré- 
ment, il  ne  nous  appartient  point  de  poser  des  bornes  ni 
de  tracer  des  règles  à  la  toute-puissance  divine.  Par  cela 
seul  qu'il  eût  été  appelé  à  voir  Dieu  tel  qu'il  est,  l'homme 
eût  contracté  une  relation  surnaturelle  avec  Dieu,  et  la  vision 
intuitive  impliquait  d'elle-même  pour  la  créature  une  assimi- 
lation divine  :  Similes  ei  erimus,  quoniam  ndebimus  eum  sicuti 
est  K  Mais  cette  divine  atlfinité  eût-elle  entraîné  non-seule- 
ment le  nom,  mais  la  réalité  de  la  filiation  divine,  et  pou- 
vions-nous sans  le  Fils  de  Dieu  fait  homme  devenir  propre- 
ment et  réellement  les  fils  de  Dieu,  en  la  façon  où  nous  le 
sommes  devenus  par  suite  du  mystère  de  l'incarnation  ? 
Bossuet,  ce  sévère  disciple  de  saint  Augustin  et  de  saint 
Thomas,  Bossuet,  l'écho  grave  et  fidèle  de  toute  la  tradition, 
répond:  c  Pour  nous  &ire  devenir  enfants  de  Dieu,  il  a 
fallu  que  son  Fils  unique  se  fit  homme.  C'est  par  le  Fils  uni- 
que et  naturel,  que  nous  devions  recevoir  l'esprit  d'adop- 
tion. Cette  nouvelle  filiation  qui  nous  est  venue,  n'a  pu 
être  qu'un  écoulement  et  une  participation  de  la  filiation 
véritable  et  naturelle  '.  >  Et  ailleurs  :  c  L'héritage  ne  nous 
regarde  qu'à  cause  que  nous  sommes  les  enfants  de  Dieu. 
Nous  ne  sonunes  les  enfants  de  Dieu  que  parce  que  nous 
sommes  un  avec  son  Fils  naturel  :  d'autant  que  nous  ne  pou- 
vions participer  à  la  qualité  d'enfants  de  Dieu  que  par  dé- 


l.  Epbes.,  1,3-6.-2.  I  Joffnn.,  in,  2. 

3  Élév.  sar  Icb  mystères,  xw  6ei»iÛDe,  X«  Élév. 


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-  227  - 

pendance  de  celui  à  qui  elle  appartient  par  préeiput.  C'est 
pourquoi  Dieu  a  envoyé  dans  nos  cœurs  Tesprit  de  son  Fils 
qui  crie:  Père,  Père  »  :  Misit  Deu$  in  carda  nostra  gpiritum 
Filii  9ui  dama/mtem  :  Abba  Pater  ^.  Donc,  poursuit  le  grand 
évêque,  et  notre  qualité  de  fils»  et  la  nouvelle  vie  qui  pro- 
cède de  la  régénération  spirituelle,  et  la  prétention  à  Thé- 
ritage,  nous  ne  Tavons  que  par  société  avec  Jésus-Christ  : 
q^uisi  in  uno  ^  :  comme  dans  un  seul,  dit  Tapôtre  s.  » 

ni.  Nous  ayant  ainsi  appelés  et  prédestinés  et  adoptés  en 
son  Fils,  Dieu  nous  a  donné  de  vivre  de  sa  vie  ;  et  pour  cela 
il  nous  a  unis  à  lui  par  des  liens  plus  étroits  que  ceux  qui , 
dans  le  corps  humain,  attachent  les  membres  à  la  tête. 
Ici  ce  sont  des  nerfs  et  des  cartilages  qui,  au  moindre  effort, 
se  rompent  et  se  détendent.  Là  c'est  une  liaison  intime  et 
miraculeuse  en  vertu  de  laquelle  le  Christ  devient  la  propre 
vie  des  élus  :  Christus  vita  vesira^  :  vie  de  grâce  durant  le 
voyage,  vie  de  gloire  au  terme  de  la  course.  Ils  sont  son 
corps  et  sa  plénitude  :  corpus  ipsitu  etplemludo  ejus^:  c'est-à- 
dire  que,  sans  eux,  il  serait  comme  mutilé  et  diminué  d'une 
partie  de  lui-même. 

C'est  pourquoi  le  Fils  de  Dieu  dit  à  son  Père  :  c  Moi  en 
€  eux  et  vous  en  moi,  afin  qu'ils  soient  consommés  dans 
c  une  même  unité  avec  nous,  et  afin  que  le  monde  sache  que 
€  vous  les  avez  aimés  comme  vous  m'avez  aimé  i  :  ta  seiat 
mundusquia  tudilexistieossicutfMdUexisti.  c  Père,[ceux  que 
(  vous  m'avez  donnés  ain»  »,  non  seulement  comme  mes 
compagnons, mais  comme  mes  fi>ères,  mais  comme  mes  mem- 
bres, comme  les  parties  intégrantes  de  mon  être  :  Pater,  quos 
iedisti  nUhi^  «  je  veux  »  :  voh  ;  entendez-vous,  ô  Père  : 
i'ai  bien  le  droit  d'avoir  cette  volonté  ;  si  vous  me  laissez 
la  diq[MMition  de  moi-même,  vous  me  devez  laissa  celle  de 

1.  OàUt.,  TV,  S.—  2.  Ihid,,  III,    16. 

S.  Bonnet,  1»  Sermon  poar  la  TonsBftinti 

4.  OoloBB.,  m, 4.  -«  6.Ephfi8.,  I^  SSL 


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—  228  — 
mes  menibres  :  voh,  c  je  veux  que  là  où  je  suis,  ils  y  soie 
c  aussi  »  :  ut  idnium  ego  et  illi  si$U  mecum  ^  c  Père,  jesuis  < 
c  eux»  ;  il  faut  donc  c  que  l'amour  que  vous  avez  pour  m^ 
c  soit  en  eux  »  :  dilectio  qua  dilexigH  me^  in  ipsis  sH  ^ 
et  il  faut  aussi  que  la  joie  et  la  gloire  que  vous  me  doi 
nerez  soient  en  eux  :  sans  quoi  ma  gloire,  pas  plus  que  n 

:  joie,  ne  serait  pas  complète  :  ut  habeant  gaudium  meii 
impletum  in  semetipsis  '. 

lY.  Ah  !  H.  T.-G.  F.,  puisque  telles  sont  nos  destinée 
que  faisons-nous  donc,  et  à  quoi  songeons-nous,  denoi 
attarder  ici-bas  dans  la  poursuite  de  ces  ombres  et  de  c 

.  chimères  qui  passent  ?  Les  choses  de  ce  monde  sont-ell 
donc  si  attrayantes,  que  nous  puissions  y  chercher  not 
bonheur,  et  la  patrie  terrestre  nous  ofire-4p^lle  tant  de  séc 
rite  que  nous  n'ayons  point  de  souei  de  la  patrie  éternelU 
Le  monde  présent,  tel  surtout  qu'il  est  devenu  depu 
qu'il  a  rompu  et  divorcé  avec  Dieu,  vautr-il  donc  la  peii 
que  nous  nous  arrêtions  aux  misérables  petits  incidents  \ 
ce  qu'on  appelait  autrefois  la  vie  publique  et  de  ce  qm 
pu  passionner  d'autres  générations  ?  Seigneur  mon  Diei 
n'est-ce  point  pour  nous  détacher,  pour  nous  dégoûter  de 
terre  que  vous  avez  permis  qu'elle  devint  le  sujet  et 
théâtre  de  l'humiliation  et  de  la  honte  ?  Chrétiens,  chr 
tiens,  consolons-nous  :  les  titres  de  notre  noblesse  divine  i 
seront  pas  lapérés  avec  ceux  de  notre  dignité  nationale  ;  1 
fondements  de  notre  espérance  et  de  notre  gloire  sont  plac 
trop  haut  pour  être  atteints  par  les  grands  coupables,  j'aii 
mieux  dire,  par  les  ambitieux  et  les  téméraires,  par  les  ign 
rants  et  les  incapables,  qui  ont  tout  réduit  ici-bas  à  ïi 
puissance  et  au  déshonneur.  Les  yeux  levés  vers  les  jusl 

.  qui  nous  attendent  là-haut,  et,  aussi,  les  yeux  arrêtés  s 
les  fidèles  de  la  terre  en  qui  Jésus  vit  déjà  par  sa  grâ( 

1.  Joaim^  ZVII,  24.—  2.  Jbid.,  26.  —  8.  Ihid,  U. 


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—  229  — 

'est  à   peine  si  nous  nous  apercevons  de  tout  ce  qui 
r.>ule   et  s'effondre  autour  nous.  Planant  dans  des  ré- 
ions mille  fois  supérieures  à  toutes  les  bassesses  et  les  pau- 
retés  humaines,  nous  prétons  Toreille  à  Jésus  disant  à  son 
'^re  :   «  Moi  en  eux  et  vous  en  moi,  afin  qu'ils  soient 
consommés  dans  une  même  unité  avec  nous,  et  que  le 
monde   sache   que  vous  les  avez  aimés   comme  vous 
m'avez  aimé  moi-même  dès  la  constitution  du  monde. 
Père  saint,  je  veux  que  là  où  je  suis,  ils  y  soient  avec  moi, 
afin  que  la  lumière  de  gloire  dont  vous  m'avez  investi 
devienne  leur  lumière  de  gloire  ^  >.  Ainsi  soit-il. 

l.  Joann.,  xvir^  23  et  eoq. 


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XIX 


'LETTRE 

A  HOKSBIONEUB  L'ÉYÊQUS  DS  PARA,  AU  BBÂSIL, 
A  L'OCCASION    OK   BON    EMPRIflONNEMBNT,   POUB  LA  CAUSB  DE 
LIBERTÉ  XCCLÉHTABTIQUB. 


Foiticn,  13  octobre  1874. 


Monseigneur, 

Avec  quelle  pieuse  consolation  j'ai  reçu  les  quelques 
li^es  que  vous  avez  pu  m'adresser  du  fond  de  votre  pri- 
son, et  combien  j'aimerai  à  posséder  sous  mes  yeux  les 
traits  du  captif  de  Jésus-Christ  t 

Le  libéralisme  porte  ses  fruits  dans  le  monde  entier. 
Depuis  son  apparition,  il  n'avait  pas  cessé  d'être  une 
contre-vérité,  et  il  s'était  à  peu  près  constamment  montré 
intolérant  et  oppresseur.  Mais  du  jour  où  il  s'est  appelé 
catholicisme  libéral,  il  a  pris  à  tâche  de  mentir  plus  odieu- 
sement à  son  nom.  L'Église  libre  dans  l'État  libre,  conune 
l'entendent  ces  sectaires,  c'est  l'Église  muette  devant  TÊtat 
libre  de  violer  la  loi  naturelle  et  la  loi  chrétienne,  sans 


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—  231  — 
qu'aucune  représentation  lui  puisse  être  faite.  Et  si  le  sacer- 
doce sort  de  son  mutisme,  encore  qu'il  n'agisse  que  dans  la 
sphère  de  Tordre  moral  et  spirituel,  sans  aucun  moyen  de 
coaction  extérieure,  c'est  lui  qui  est  accusé  et  convaincu 
d'attenter  aux  lois  et  aux  libertés  publiques. 

Hais  les  successeurs  des  apôtres  ne  sauraient  oublier 
que  le  non  po^^timttô  de  leurs  devanciers  s'appliquait  préci- 
sément à  cette  injonction  de  silence.  Nonpossumusnonloqui: 
t  Nous  ne  pouvons  pas  ne  pas  parler  ^  > . 

Comment  se  taire,  en  effet,  quand  le  vicaire  de  Jésus- 
Christ  donne  le  signal  de  réclamer,  de  protester,  de  con- 
damner? Comment  s'abstenir  quand  tous  les  principes 
divins  et  humains  sont  foulés  aux  pieds,  quand  tout  l'édifice 
religieux  et  social  est  miné  et  renversé,  quand  la  contagion 
de  l'erreur  et  du  mal,  gagnant  de  proche  en  proche, 
menace  de  tout  envahir? 

Quoi  que  puissent  dire  vos  perfides  adversaires,  Mon- 
seigneur, la  religieuse  admiration  et  la  fraternelle  sympa- 
thie de  Fépiscopat  du  monde  entier  vous  sont  acquises. 
Grâce  à  Dieu,  nous  formons  un  corps  uni  et  compacte;  et  ce 
qu'un  des  membres  souffre,  tous  les  autres  membres  le  souf- 
frent avec  lui.  Nous  plaignons  vos  persécuteurs,  dont  plu- 
sieui*s  sans  doute  agissent  à  contre-cœur.  Eux-mêmes  ne 
sont-ils  pas  les  esclaves  de  ce  libéralisme  autocrate,  qui 
impose  ses  volontés  aux  chefs  des  États,  à  l'heure  même 
où  ceux-ci  ordonnent  l'emprisonnement  des  évêques  ? 

Dieu  rendra  à  chacun  selon  la  mesure  de  sa  participa- 
tion au  mal.  Mais  à  vous,  vénéré  Seigneur,  et  à  votre  digne 
concaptivus  in  Christo  2,  le  vénérable  évêque  de  Pernambuco, 
appartiennent  devant  Dieu  et  devant  les  hommes,  en  ce 
monde  et  dans  l'autre,  les  palmes  glorieuses  du  courage,  de 
la  foi,  de  la  patience,  enfin  les  récompenses  dues  à  l'amour 

1.  Act.,IV,  20.  —  2.    Philem..  23. 


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—  232  — 

de  la  vérité  et  de  la  justice,  poussé  jusqu'au  mépris  de  la  vie 
présente. 

Monseigneur  Tancien  évoque  d'Angouléme,  retiré  auprès 
de  moi  à  cause  de  ses  infirmités,  unit  ses  chaleureuses  assu- 
rances à  toutes  celles  qui  partent  de  mon  cœur  et  de  celui 
des  prêtres  qui  m'entourent,  dont  plusieurs  se  font  honneur 
d  être  connus  de  vous.  Ma  mère,  qui  a  gardé  un  pieux  sou- 
venir de  la  visite  et  des  bénédictions  de  Votre  Grandeur,  se 
recommande  aux  prières  du  prisonnier  de  Jésus-Christ. 

Agréez,  très-cher  et  honoré  Seigneur,  l'hommage  de  mon 
tendre  respect  et  de  mon  dévouement  à  la  vie  et  à  la  mort. 


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XX 


LETTRE 

A  V.  B.  P.  LB  PAPM  PIB  IX, 

A  L'BTFBTD'OBTBMIBQUB  BAIKT  FRANÇOIS  DB  SALBSeOTT  DÉOLABA 

DOOTBUB  DB  L*ÉOLIBB  UNIVBBSBLLB. 

SY  OOTOBBB  MDCCOLZZIY.  ) 

t 


TrèsSaimt-Pèrb, 

Je  dépose  très-humblement  à  vos  pieds  la  supplique  par 
laquelle,  de  concert  avec  mon  vénérable  frère,  Monseigneur 
Vancien  évéque  d'Angoulêne,  et  aussi  avec  mon  chapitre 
cathédral,  avec  le  très-révérend  abbé  de  Saint^Martin  de 
Ligugé,  et  autres  personnages  distingués  de  l'ordre  séculier 
et  régulier,  j'implore  de  Votre  Sainteté  la  sentence  suprême 
qui  honorera  saint  François  de  Sales  du  titre  de  docteur  de 
l'Église. 

J'ai  la  confiance  d'ajouter  à  cette  requête  mes  instances 
personnelles.  Lecteur  assidu  des  œuvres  du  saint  évéque 
de  Genève,  j'ai  nourri,  toute  ma  vie,  l'espoir  qu'il  serait 
inscrit  tôt  ou  tard  parmi  les  docteurs  de  l'Église  universelle. 
A  ceux  qui  objecteraient  la  jurisprudence  des  congréga- 


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—  tu  — 

lions  romaines  et  les  règles  posées  par  Benott  XIY  en  cette 
matière,  la  réponse  est  faite  aujourd'hui  d'une  façon  triom- 
phante par  les  documents  qui  se  rapportent  à  la  cause  de 
saint  Alphonse  de  Liguori.  J'ai  donc  pu  dire  sans  témérité  à 
mon  clergé,  dans  l'assemblée  synodale  où  j'ai  promulgué 
le  décret  et  le  bref  relatifs  à  celui-ci  : 
;     c  En  définitive,  il  reste  désormais  acquis  que  l'antiquité 
n'est  point  une  condition  expresse  de  la  jurisprudence  ecclé- 
siastique quand  il  s'agit  de  décerner  à  un  personnage  saint 
le  titre  de  docteur.  Cette  solution,  nous  en  avons  la  con- 
fiance, hâtera  le  succès  d'une  autre  cause  qui  nous  est  in- 
finiment chère:  nous 'voulons  dire  la  cause,  depuis  long- 
temps posée  et  de  nouveau  engagée,  du  doctorat  de  saint 
François  de  Sales,  de  ce  pontife  qui  a  exercé  une  si  sainte 
et  si  salutaire  influence  sur  toute  notre  époque  moderne, 
et  contre  lequel  on  n'objectera  plus  ni  que  ses  écrits  soient 
composés  en  langage  vulgaire,  ni  que  la  date  de  sa  mort  soit 
encore  récente.  A  cette  condition,  lious  ne  serons  point 
jaloux  que  le  dix-huitième  siècle  ait  pris  pour  quelque 
temps  le  pas  sur  le  dix-septième.  *  » 

Dans  une  exhortation  adressée  aux  membres  de  l'associa- 
tion de  Saint-François-de-Sales  (29  janvier  1873) ,  après 
avoir  envisagé  dans  ce  grand  homme  le  théologien,  le  con- 
froversiste,  le  moraliste,  l'écrivain  ascétique  et  le  directeur 
des  âmes,  je  me  suis  cru  en  droit  d'ajouter  : 

€  Aussi  n'est-ce  point  être  téméraire  désormais  que  d'es- 
pérer une  prochaine  déclaration  du  siège  apostolique  qui 
rangera  le  saint  évêque  de  Genève  parmi  les  docteurs  de 
l'Ëglise.  Avant  saint  Alphonse  de  Liguori,  et  dans  une 
sphère  plus  haute  et  plus  étendue  que  lui,  il  a  vraiment 
enseigné  l'Église,  et  les  ruisseaux  de  sa  doctrine  ont  dérivé 


1.  Entretien  ecclésiastique  pendant  les  ezcrcioesde  la  retraite  efc  du 
sjnode  diocésain.  Juillet  1871.  —  Voir  T.  VII,  p.  ^2, 


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—  Î35  — 

et  dériventencore  dam  toutes  les  classes  et  tous  les  ordres 
de  la  société  chrétienne  ^.  i 

Benoit  XIY  fait  observer  que  la  dénomination  officielle 
et  liturgique  de   docteur  appartient,  non  pas  aui  doc- 
teurs qui  ont  été  dans  l'Église,  mais  aux  docteurs  mê- 
mes de  l'Église  :  nec  enim  pertinet  ad  doctùres  qui  fuerunt  in 
Ecclesia,  sed  ad  Doctores  ipsius EccleHœ^  :  c'est-à-dire,  comme 
il  s'explique  plus  loin  conformément  au  chapitre  Glo- 
riosiM  de  Boniface  YIII  et  au  commentaire  pratique  de  la 
sacrée  congrégation  des  Rites,  c  à  ceux  par  la  doctrine  des- 
quels les  ténèbres  de  Terreur  ont  été  dissipées,  les  obscurités 
éclairdes,  les  doutes  résolus,  les  énigmes  des  Écritures  ex- 
pliquées 1  :  doeiriTM  hœc  requmta  in  Ecclesiœ  Doctoribus^ 
quod  viâelieetper  eam  errorum  tenebrœ  fuerint  profugatcBy 
ob$cwra  fuerint  dilueidata,  dubia  declarata,  seripturarumve 
cmigfnata  reserata  *. 

Or,  pour  quiconque  a  étudié  l'histoire  et  la  vie  inthne  de 
la  société  chrétienne  depuis  trois  siècles,  n'est-il  pas  clair 
comme  l'évidence  même,  que  saint  François  de  Sales  n'a 
pas  été  seulement  un  personnage  docte  dans  l'Église,  mais 
qu'en  beaucoup  de  points  doctrinaux  et  pratiques  ses  écrits 
ont  fait  lot  comme  étant  l'expression  de  la  doctrine  même 
de  l'Église?  Partout  où  s'est  produite,  en  ces  derniers  âges, 
la  sainteté  héroïque  que  l'Église  a  placée  ou  qu'elle  songe 
à  placer  sur  les  autels,  chez  tous  les  prêtres  et  les  fidèles  en 
qui  la  science  et  la  vertu  ont  été  éminentes,  dans  le  monde 
comme  dans  le  cloître,  peutr-on  disconvenir  que  les  livres 
du  saint  évêque  de  Genève  n'aient  exercé  une  influence 
marquée,  et  que  le  plus  vif  et  le  plus  pur  éclat  de  toutes 
ces  âmes  ne  soit  un  rayonnement  de  la  lumière  et  de  la 
chaleur  émanées  de  lui  ?  Ce  sera  donc  justice  de  lui  décerner 


1.  md„  p.  437. 

2.  De  beatif.  L.  iv,p.  II,  c.  xi,  n.  11.  —  8.  Ihid.,  a  1 1. 


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-236  — 

Vauréole  doctorale,  qui  est  la  reconnaissance  authentique 
de  cette  puissance  de  communication  et  de  cette  vertu  dif- 
fusive  de  science  et  de  piété. 

Pour  moi,  Très-Saint-Père,  je  fais  acte  de  justice  comme 
de  gratitude  en  le  déclarant  :  parmi  les  préjugés  d'école 
qui  avaient  cours  encore  dans  la  première  moitié  de  ce 
siècle,  notamment  en  ce  qui  est  de  la  constitution  monar- 
chique de  rËglise  et  du  magistère  suprême  de  son  chef, 
c'est  l'étude  familière  des  œuvres  de  saint  François  de 
Sales  qui  a  écarté  de  moi  les  ténèbres  de  plus  d'une  erreur, 
qui  a  éclairci  dans  mon  esprit  plus  d'une  obscurité,  résolu 
plus  d'un  doute  ;  et  si  j'ai  pu  avancer  tant  soit  peu  dans  le 
mystère  de  la  grâce  et  dans  le  sanctuaire  secret  des  Ëcri- 
turesy  je  l'ai  appris  principalement  à  l'école  de  ce  g^and 
maître.  Combien  d'autres  que  moi  ne  sont-ils  pas  dans  le  cas 
de  rendre  le  même  témoignage?  Qu'il  nous  soit  dcmc  accordé, 
avant  d'aller  lui  porter  notre  hommage  reconnaissant  dans 
la  gloire,  de  saluer,  dès  ici  bas,  ce  Docteur  très-bon,  cette 
lumière  de  la  sainte  Église,  le  bienheureux.  François,  l'ama- 
teur de  la  divine  loi,  et  d'obtenir  ainsi  plus  efficacement  de 
lui  qu'il  nous  rende  favorable  par  ses  prières  le  Fils  de 
Dieu. 

Que  votre  bénédiction  apostolique  daigne  descendre  sur 
celui  qui  aime  à  se  dire,  de  Votre  Béatitude^  etc. 


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XXI 


LETTRE  CmCULAIRB 

▲  L'OCOÂBIOlf 
DU     XXY*    AimiVSBSAlBE    DE    NOTBB    CONSÉCRATION  ÉPI600PALE. 


Poitiers,  le  4  novembie  187é, 


Messieurs  et  ghers  Coopérateurs, 
I.  Le  mois  dans  lequel  nous  venons  d'entrer  amènera  le 
vingt-cinquième  anniversaire  de  notre  consécration  épi^ 
copale.  Avec  Taide  de  Dieu,  nous  avons  pu  jusqu'ici  obser-- 
ver  sans  interruption  la  règle  établie  par  le  pontifical  ro- 
main, et  nous  avons  célébré  annuellement  le  c  jour  natal  i 
de  notre  ordination  d'évêque  selon  la  mesure  de  solennité 
compatible  avec  les  temps  et  les  circonstances.  Entouré  de 
cette  poilion  de  la  famille  sacerdotale  et  lévitique  qui  vit 
près  de  nous,  nous  nous  sommes  efforcé,  conformément  à 
l'exhortation  du  grand  apôtre,  de  raviver  en  nous  la  grâce 
de  TEsprit-Saint,  reçue  en  ce  jour  par  Vimposition  des  mains 
des  pontifes  ^  Pour  en  faire  partager  le  fruit  à  nos  frères  et 
à  nos  fils  dans  le  sacerdoce,  nous  n'avons  point  omis  de 


1.  I  Timoth.,  IV,  U;  II  Timoth.,  I,  6> 


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-  238- 

remplir  à  cette  occasion  le  ministère  de  la  parole,  obéissant 
en  cela  aux  recommandations  et  aux  exemples  de  ces 
grands  évêques  du  passé,  qui  demeurent  nos  maîtres  et  nos 
modèles,  alors  même  que  nous  ne  savons  les  suivre  que  de 
si  loin. 

Nous  aurions  pu  avoir  la  pensée  de  donner  quelque  sur- 
croît d'éclat  à  la  célébration  de  oe  vingfc-cinquième  anni- 
versaire, qu'il  est  passé  en  usage  dans  les  familles  d'appeler 
du  nom  de  c  noces  d'argent  ».  Mais  l'heure  actuelle  n'est 
point  aux  fêtes  et  à  la  joie.  Les  deuils  de  la  religion  et  de  la 
patrie,  les  humiliations  du  présent,  les  incertitudes  et  les 
menaces  de  l'avenir  ne  laissent  point  de  place  à  la  manifes- 
tation tant  soit  peu  retentissante  de  sentiiDeBls  qui  dcûtait 
plus  que  jamais  se  Teaf&rmer  dans  l'enceinte  domestic[ue. 

Raison  de  plus  pour  nous,  Messieurs  et  chers  Coopéra- 
teurs,  de  ne  pas  laisser  passer  cette  échéance  jubilaire  de 
notre  carrière  épiscopale  sans  vous  demander  à  tout  le 
moins  un  souvenir  filial  devant  Dieu.  Nous  espérons  res- 
sentir l'effet  de  la  piété  particulière  avec  laquelle  vous  ré- 
citerez les  oraisons  que  la  sainte  liturgie  mettra  sur  vos 
lèvres  le  vingt-cinq  de  ce  mois. 

Hélas!  quel  fardeau  écrasant  que  celui  d'un  quart  de 
siècle  de  responsabilités  si  graves  et  si  étendues!  Nous  ne 
pouvons  dissimuler  notre  frayeur  à  la  vue  de  tant  de  négli- 
gences, d'omissions,  de  fautes  qui  ont  mis  obstacle  à  l'action 
de  la  gi*âce  et  affaibli  la  fécondité  de  notre  ministère  au  mi- 
lieu de  vous.  Obtenez-nous,  pour  le  reste  de  notre  vie,  avec 
une  union  plus  constante  et  plus  intime  à  Dieu  et  à  Notre- 
Seigneur  Jésus-Christ,  un  redoublement  d'ardeur  et  de  fidé- 
lité dans  l'accomplissement  quotidien  de  la  tâche  labo- 
rieuse qui  nous  est  imposée.  Si  les  longs  épiscopats,  comme 
les  longs  r^nes,  sont  en  eux-mêmes  des  bienfaits  de  la 
providence  de  Dieu  sur  les  peuples,  c'est  à  la  condition  de 
n'être  pas  marqués  par  le  ralentissement  qui,  trop  souvent, 


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-  239  - 

vient  en  paralyser  les  périodes  finales  :  périodes  de  lassitude 
et  de  laisser-aller,  durant  lesquelles  tout  se  relâche  et  s'af- 
faisse. Combien  nous  serions  à  plaindre,  vous  et  moi,  si 
l'attachement  invincible  qui  a  lié  et  qui  lie  mon  humble 
personne  au  diocèse  de  Poitiers,  à  TÉglise  et  au  peuple  de 
saint  Hilaire,  devait  tourner  à  leur. détriment  t 

II.  Pour  prévenir  ce  malheur,  nous  mettons  en  ce  mo- 
ment la  dernière  main  aux  statuts  diocésains,  élaborés  avec 
votre  concours,  dans  la  longue  série  de  nos  assemblées 
synodales,  spécialement  dans  celles  des  années  mil  huit  cent 
cinquante-sept  et  cinquante-huit.  La  difficulté  de  rédac- 
tion de  ce  corps  de  discipline  diocésaine  s'est  accrue  par 
la  richesse  même  et  l'abondance  des  monuments  de  notre 
discipline  provinciale.  Les  cinq  conciles  célébrés  de  nos 
jours  par  les  évéques  de  la  circonscription  métropolitaine 
de  Bordeaux  sont  si  bien  entrés  dans  le  fond  et  dans  le  dé- 
tail de  toutes  choses,  qu'ils  semblaient  ne  laisser  presque 
aucune  matière  aux  statuts  diocésains,  à  moins  que  ceux* 
ci  ne  devinssent  la  reproduction  textuelle  des  décrets  pro- 
vinciaux. Et,  de  fait,  on  nous  a  insinué  plus  d'une  fois 
qu  on  attendait,  comme  résultat  des  synodes  diocésains,  un 
ensemble  de  codification  qui  dispenserait  de  la  lecture  et 
de  l'étude  ultérieure  des  conciles  de  la  province. 

A  aucun  prix  nous  ne  pouvions  partager  ce  sentiment. 
Après  la  grâce  que  Dieu  nous  a  faite  de  participer  au  concile 
œcuménique  dont  les  premiers  débuts  ont  été  si  visible- 
ment providentiels,  le  plus  grand  bienfait  accordé  d'en 
l)aut  à  notre  épiscopat  a  été  la  part  que  nous  avons  pu 
prendre  aux  cinq  assemblées  conciliaires  qui  resteront 
l'honneur  et  la  force  de  notre  métropole  de  Bordeaux. 
Verra-t-on  de  notre  vivant  la  reprise  et  la  continuation  du 
concile  général?  C'est  le  secret  de  Dieu.  Mais  l'avenir  cons- 
tatera ce  que  le  passé  a  déjà  constaté  :  je  veux  dire  que, 
sur  toutes  les  questions  doctrinales  et  pratiques,  nos  conciles 


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—  240  — 

particuliers»  assistés  du  même  Esprit,  ont  préparé  et  résoh 
dans  le  même  sens,  quoique  avec  moins  d*autoritéy  les  dé 
finitions  et  les  décisions  du  synode  œcuménique.  L( 
meilleur  service  que  nous  puissions  donc  vous  rendre 
c'est  de  vous  persuader  de  ne  pas  laisser  tomber  dan 
le  vide  une  grâce  de  Dieu  si  signalée  *.  Une  expérience 
durable  nous  Ta  démontré  :  le  prêtre  le  plus  complet  parm 
nous,  tant  au  point  de  vue  de  lesprit  ecclésiastique  etdel 
saine  doctrine,  qu'à  celui  du  gouvernement  pastoral,  ceî 
le  prêtre  qui  a  fait  de  notre  législation  provinciale  la  subj 
tance  et  la  règle  de  ses  enseignements,  de  sa  conduite  et  d 
ses  éludes.  Loin  de  frapper  de  déchéance  et  d'inutilité  le 
décrets  de  nos  conciles,  il  faut  que  nos  statuts  nous  y  ren 
voient  sans  cesse,  et  nous  en  rendent  la  lecture  plus  farni 
Hère  et  plus  nécessaire. 

Il  en  sera  ainsi.  Seulement,  ayant  à  préciser  un  certaii 
nombre  de  points  pratiques  dont  les  conciles  ont  dû  laisse 
la  détermination  à  la  législation  diocésaine,  nous  avon 
recueilli  à  cet  égard  vos  avis  et  vos  sentiments,  et  nou 
nous  sommes  appuyé  des  monuments  synodaux  qu'une  tvz 
dition,  continuée  depuis  près  de  cinq  siècles,  plaçait  sou 
nos  yeux.  Sans  négliger  des  textes  intéressants  et  respec 
tables  par  leur  antiquité,  nous  nous  en  sommes  tenu  ordi 
nairement,aux  règles  posées  par  deux  de  nos  plus  véné 
râbles  prédécesseurs ,  Claude  de  la  Poype  de  Yertrieu  e 
Jean-Baptiste  de  Bouille,  dans  les  statuts  diocésains  de  171 
et  de  1829.  C'est  ainsi  que,  selon  le  précepte  de  Notre«Sei 
gneur,  nous  avons  tiré  de  notre  trésor  les  choses  nouvelle 
et  les  choses  anciennes,  ou  plutôt,  que  nous  avons  rattach 
ce  qui  est  nouveau  à  ce  qui  était  déjà  ancien. 

Il  s'offrait  à  notre  œuvre  une  autre  objection  vraimen 
grave.  Le  concile  du  Vatican,  cofnmencé,  mais  non  fini 

1.  II  Corinth.,vl,l. 


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—  2il  - 
contient  dans  son  jH'ograinme  plusieurs  projets  de  décrets 
qui  apporteraient  des  modifications  sérieuses  à  la  discipline 
gi'nérale  actuellement  en  vigueur.  Dans  cette  donnée,  y 
avait-^I  lieu  de  presser  l'exécution  d'un  droit  commun  qui 
semble  deroir  être  infirmé  ?  Par  exemple,  les  évéques,  que 
la  législation  de  Trente  obligerait  à  faire  accomplir  tous  les 
deux  ans  par  des  déliés  la  visite  canonique  des  paroisses, 
quand  ils  ne  peuvent  les  visiter  personnellement  dans  ce 
laps  de  tonps,  ne  seraient  tenus,  d'après  le  schéma  du  ¥a- 
tiean,  qu'à  k  visite  de  tous  les  quatre  ou  cinq  ans,  là  où 
retendue  des  diocèses  le  commande  de  la  sorte.  Sur  ce 
point  et  sur  quelques  autres,  les  nécessités  manifestes  de 
notre  situation,  et  l'existence  des  faits  qui  en  ont  résulté, 
noQs  ont  permis  de  préjuger  les  résolutions  à  intervenir, 
et  nous  avons  évité  de  formuler  des  prescriptions  suscepti- 
bles d'être  prochainement  rapportées. 

Dya  donc  lieu  d'espérer  que  cette  œuvre,  longtemps 
mûrie  et  délibérée,  répondra  au  besoin  qui  s'en  faisait 
^ntir.  Publiée  après  un  quart  de  siècle  d'observation,  et 
datée  de  la  vingt-siiième  année  commençante  de  notre 
épiâoopat,  vous  nous  permettrez  d'emprunter,  en  vous 
1  adressant,  lee  paroles  d'un  de  vos  vieux  évêques  *,  et  de 
vous  dire:  •  Il  m' estait  impossible  de  recevoir ,  en  cette  or- 
<  rière^ison  de  ma  charge  et  inclination  de  mon  aage,  plus 
«  de  bonheur  que  de  voir  vostre  compagnie  réduicte  à  un  plus 
I  grand  désir  que  jamais  de  florir  et  fructifier  en  l'effect  de 
«  Mserrance  de  vostre  estât  » . 

Recevez,  Messieurs  et  chers  Coopérateurs,  itia  béné- 
diction d'évôque  pour  vous  et  pour  les  fidèles  de  vos  pa- 
roisses, avec  l'assurance  des  sentiments  d'estime  et  d'afiec- 
tion  qui  m'unissent  pour  jamais  à  vous  et  à  eux« 

l.  Qeotrof  de  Samt-Belin,  mort  en  1611. 


t.  vui.  46 


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XXII 

HOMÉLIE 

PBONONCÂE  A  LA  ME08B  PONTlVIOàLB 

tfU    rrrV»  AN27KIVE£3AIBS    de  notes   COVBlteBATXOK  iFlBCOPAl^E 

(XXY  NOVEMBEB  MDOCCUCCIF.) 


tperi:*é  oeulot    tuot,    et  mUueere  tvn 
tecum  in  judiciumf 

Et  vous  irouvcz  digne  de  toiu.  Seairticvr 
d*oavrir  v<«  yeux  mit  uns  td)«  aréatôre.  « 
de  la  faire  entrer  ««ec  vous  en  jngeneol^ 
(Ab  UVM  DB  lOB,  xn',   3.) 


Mes  v<ni£rables  frères  dans  le  sacerdoce  et  mes 
très-ghers  fils  en  jésus-christ, 

I.  Le  prophète  royal  a  posé  à  deux  reprises  la  même  qucs-j 
tton  que  le  juste  de  Tldumée,  et  il  a  demandé  :  c  Seigneur,! 
<  qu'est-ce  donc  que  Thomme  pour  que  vous  lui  accordiez  | 
c  seulement  un  souvenir,  et  que  tous  fassiez  attention  à  cel 
c  qui  naît  de  lui  ?  ^  >  David  n'ignorait  pas  ce  que  Job  avait  | 

1.  Pfl.  vin,5.  —  Bk  ozLTii,  8. 


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dit  ayant  loi  :  c  LliomiDe,  né  de  la  fiumne,  vil  pea  de 
c  temps,  et  ce  court  espace  est  rempli  de  beaucoup  de 
c  misères.  Il  est  pareil  à  la  fleur,  qui  n'est  pas  plus  tôt 
c  éclose  qu'elle  est  foulée  aux  pieds  ;  il  fuit  comme  l'ombre 
f  et  ne  reste  jamais  dans  un  môme  état  ^.  i  Yoilà  ce  qu'est 
rhomme  par  sa  condition  mortdle  périssable,  c  Or,  Sei- 
c  gneur,  c'est  sur  an  être  de  cette  sorte  que  tous  daignez 
c  ouvrir  les  yeux,  c'est  avec  lui  que  tous  prenez  la  peine 
c  de  compter  »  :  Et  dignum  ducis  super  hujusce  modi  aperir$ 
oculos  tuo8  et  adducere  eum  tecum  in  judidum  i  ConyienMl 
i  la  grandeur  de  Dieu  de  s'abaisser  jusqu'à  considérer  le 
détail  des  démarches  d'une  créature  aussi  basse  et  aussi 
fragile? 

A  la  vérité,  mes  Frères,  l'homme  est  peu  de  chose;  et 
toutefois  ce  peu  de  chose  offre  dans  sa  nature  même  des 
côtés  si  grands  qu'ils  touchent  à  l'infini.  Par  cela  seul  qu'il 
est  doué  d'une  ftme  intelligente  et  libre,  ses  actes  moraux 
sont  susceptibles  de  prendre  une  direction  absolument  con- 
traire, selon  que  la  volonté  divine  y  est  observée  ou  mécon- 
nue ;  et  de  ce  libre  exercice  des  facultés  humaines  résulte  un 
bien  ou  un  mal,  un  état  d'ordre  ou  de  désordre,  auquel  le 
Dieu  de  toute  perfection  et  de  toute  justice  ne  saurait  Atre 
indifférent. 

Hais  cette  réponse  n'est  que  la  réponse  ébauchée.  Quid 
est  homo  quod  metnor  e$  ejuSy  aut  fUius  homim  quaniam 
réfutas  ewnf  Ce  que  c'est  que  l'homme?  Eh  bienj  consi- 
dérez-le dans  celui  de  qui  il  a  été  dit  :  c  Yoici  l'homme  >  : 
Eccê  homo  K  Ce  que  c'est  que  le  fils  de  l'homme  ?  Eh  bien  i 
envisagez-le  en  celui  à  qui  le  Père  a  dit  dans  le  temps, 
comme  il  le  lui  avait  dit  dans  Téternité  :  c  Vous  êtes  mon 
c  Fils  1  :  Filius  meus  es  tu  '.  Comprenez,  après  cela,  que  Dieu 
se  souvienne  de  l'humanité  et  qu'il  ne  la  traite  pas  en  étran- 

1,  Job,  XIV»  1,  s.  —  2.  Joann.,  XIZ,  6.  —  8.  Pb.  Il,  ?• 


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—  244  — 

gère.  Oui,  6  Diea,  dès  là  qu'il  s'agit  non-seolemeot  de  la 
personne  de  voire  Christ,  mais  de  toat  ce  qui  représente,  de 
tout  ce  qui  continue  et  prolonge,  dans  la  race  humaine,  ee 
Fils  de  Dieu  devenu  le  fils  de  l'homme,  oui,  il  y  a  là  de  quoi 
attirer  vos  regards,  il  y  a  là  un  légitime  objet  de  vos  pensées 
et  de  vos  attentions.  Le  plus  petit  d'entre  les  baptisés  y  a  un 
droit  rigoureux  :  quoi  d'étonnant  que  vous  fassiez  une  plus 
grande  part  à  vos  prêtres,  à  vos  pontifes,  à  ceux  en  qui  revit 
le  royal  sacerdoce,  la  suprême  sacrificature  de  votre  Fils 
incarné?  Oubliez,  ô  Dieu,  oubliez  tout  ce  qui  est  propre  et 
personnel  à  votre  misérable  créature,  et  regardez  en  elle  la 
face  de  votre  Christ  :  Respice  in  faciem  Chris  ti  tuii. 

Placé  à  ce  point  de  vue,  chrétiens  mes  Frères,  rien  ne 
m'étonne  de  tout  ce  qui  s'accomplit  aujourd'hui  autour  de 
moi.  Ce  serait  une  fausse   modestie  à  l'ambassadeur  de 
refuser  des  manifestations  et  des  hommages  qui  se  rappor- 
tent à  son  maître  ;  et  ni  vous  ni  moi  ne  sommes  assez  ingénus 
pour'que  je  songe  à  vous  rappeler,  comme  autrefois  Paul  et 
Barnabe  aux  Lycaoniens  ^  que  je  suis  un  homme  mortel 
eooune  vous,  et,  par  beaucoup  d'endroits,  inférieur  à  plu- 
■  sieurs  de  vous.  Mais  je  gère  depuis  un  quart  de  siècle  auprès 
de  vous  la  charge  d'ambassadeur  pour  Jésus-Christ  3;  et, 
depuis  ce  même  temps,  ayant  été  pris  d'entre  les  hommes  et 
constitué  votre  chargé  d'ajfaires  auprès  de  Dieu,  je  remplis 
le  ministère  de  pontife  et  de  sacrificateur  pour  la  sanctifica- 
tion de  vos  âmes  et  l'expiation  de  vos  péchés  ^.  A  ce  titre  je 
ne  récuse  aucune  de  vos  marques  de  respect,  d'obéissance 
et  d'affection.  Et  quand  aujourd'hui  vous   vous   pressez 
autour  de  cet  autel,  quand  de  tous  les  points  m'arrî vent  «des 
congratulations  et  des  vœux,  vous  ne  faites  que  vous  asso- 
cier, plus  nond)reux  et  plus  ardents,  en  ce  vingt-cinquième 


1,  Pb.  lzxxiii,  10.  —  2.  Aot.,  xiv,  10^  14. 
8.  n  Oorinth^  v,  20.  --  4.  Hebr.,  v,  i. 


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-  24K  — 

anniversaire  de  mon  investiture  sacrée,  à  une  solennité 
dont  rËglise  commande  le  renouvellement  chaque  année. 

La  liturgie  catholique,  si  sévèrement  jalouse  de  l'hon- 
neur de  Dieu,  ne  fait  pas  difficulté,  en  ce  jour-là,  de  mettre 
dans  les  oraisons  mêmes  du  sacrifice  le  nom  de  Tévéque 
avec  celui  de  TÉglise  qu'il  a  reçue  pour  épouse;  et  si  c'est 
le  pontife  lui-même  qui  célèbre,  il  lui  appartient  d'appeler 
les  regards  de  Dieu  sur  sa  propre  personnalité,  associée  au 
gouvernement  divin,  c  0  Dieu,  pasteur  et  gouverneur  de 
c  tous  les  fidèles,  regardez-moi  d'un  œil  propice,  moi  votre 
i  serviteur  indigne,  que  vous  avez  voulu  donner  pour  pas- 
c  teur  et  pour  gouverneur  k  cette  église  de  Poitiers  ;  accor- 
c  dez-moi,  je  vous  prie,  d'être  utile  par  la  parole  et  par 
f  lexemple  à  ceux  sur  lesquels  je  préside,  afin  qu'avec  le 
«  troupeau  qui  m'est  confié  j'arrive  à  la  vie  éternelle  ^  » 
Encore  une  fois,  ô  majesté  suprême  de  mon  Dieu,  vous  ne 
jugez  pas  indigne  de  vous  un  tel  spectacle  quand  il  vient 
s'offirir  à  vos  yeux  :  Et  digntim  ducis  super  hujusce  tnodi 
aperire  oculos  tuos. 

11.  Mais  le  même  texte  m'apprend,  ô  mon  Dieu,  que  vous 
faites  entrer  avec  vous  en  jugement  le  mortel  que  vous 
honorez  ainsi  de  votre  regard  :  Et  dignum  ducis  super 
hujusce  tnodi  aperire  oculos  tuos^  et  adducere  eum  tecum  inju- 
dieium?  Vous  l'appelez  à  entrer  en  jugement  avec  vous, 
c'est-à-dire  d'abord  que  vous  l'appelez  à  être  jugé  lui-même 
dans  ses  œuvres.  Vous  l'appelez  à  entrer  en  jugement  avec 
vous,  c'est-à-dire  ensuite  que  vous  l'appelez  à  juger  le  siècle 
avec  vous,  selon  la  parole  de  l'apôtre  :  et  in  vobis  judica^ 
bitur  mundus  '. 

Hélas  I  mes  vénéraUes  Frères  dans  le  sacerdoce,  s'il  est 
redoutable  pour  tous,  combien  il  le  sera  davantage  pour 


1.  liissal.  rom.,  Missa  in  anni versai,  consecrat.  episo. 

2.  I  Corinth.,  VI,  2. 


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—  W6  — 

ceux  qui  auront  eu  charge  d'âmes,  cet  examen  rigoureux 
de  nos  œuvres  auquel  nul  de  nous  n'échappera  !  Pour  moi, 
je  Tavoue,  à  mesure  que  j'avance  vers  le  terme  de  la  vie,  je 
deviens  tremblant  et  plein  de  frayeur  à  la  pensée  de  cette 
discussion  sévère  qui  se  fera,  soit  à  Theure  du  trépas,  soit 
au  dernier  jour  parmi  le  bouleversement  des  cieux  et  de  la 
terre  :  Tremens  factus  sum  ego  et  timeo^  dum  discussio  renerit 
atqm  rentura  ira,  quando  cœli  morendi  sunt  et  terra  *,  El 
pourtant  je  me  rassure  dans  la  môme  pensée  qui  m'effraie, 
je  veux  dire  dans  cette  longue  durée  de  mon  ministère 
auprès  de  vous. 

Sans  nul  doute,  l'œuvre  de  Dieu  y  a  été  plus  d'une  fois  et 
en  plus  d'une  façon  compromise  par  la  multitude  de  mes 
manquements  et  de  mes  défauts.  Je  m'abhne  et  me  con- 
fonds à  la  vue  de  tous  les  biens  que  vous  aurait  apportés 
une  vie  plus  fervente,  une  volonté  plus  généreuse,  une 
ardeur  plus  soutenue.  Et  si  mes  propres  yeux  "n'ont  pu 
s'aveugler  à  cet  égard,  combien  moins  les  vôtres  et  surtout 
ceux  de  Dieu  f  «  Ayez  pitié  de  moi,  Seigneur,  selon  votre 
c  grande  miséricorde  ;  et,  selon  l'immensité  de  vos  bontés 
c  et  de  vos  pardons,  effacez  ma  faute  :  car  je  connais,  moi, 
c  mon  iniquité,  et  mpa  péché  se  dresse  sans  cesse  contre 
€  moi  *.  » 

Toutefois,  mes  bien  chers  Frères,  à  côté  des  profonde 
lacunes  creusées  par  tant  d'imperfections  et  de  misères, 
dont  les  effets  se  sont  additionnés  durant  un  quart  de  siècle, 
je  trouve  un  précieux  soulagement  à  penser  que  le  peu  de 
bien  opéré  parmi  vous  est  dû  à  l'action  lente  et  suivie  d'un 
épiscopat  prolongé.  Je  le  sais,  il  est  des  natures  si  extraor- 
dinairement  douées,  qu'elles  savent  faire  beaucoup  en  peu 
de  temps,  imprimer  d'un  premier  choc  un  mouvement  qui 
ne  s'arrête  plus,  donner  un  branle  puissant  après  lequel  il 

1.  Responsor.  Libéra,  —  2.  Ps.  L,  1-4, 


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-  247  — 

leur  est  permis  de  porter  ailleurs  le  bienfait  de  leur  acti- 
Tîté,  en  laissant  à  d'auti*es  mains  la  tâche  facile  d'achever, 
ce  qui  a  été  si  énergiquement  commencé.  Quoi  qu'il  en  soit 
de  ces  exceptions,  en  règle  ordinaire,  c'est  ici-bas  le  temps 
qui»  après  la  grâce  de  Dieu,  —  et  le  temps  n'est-il  pas  lui- 
même  une  grâce  très-signalée  ?  —  c'est  le  temps,  dis-je,  qui 
est  l'instrument  le  plus  sûr  et  le  plus  efficace  de  tout  bien 
sérieux  et  solide.  Béni  soit  donc  le  Seigneur  qui  m'a  donné 
de  compenser  par  la  quantité  des  années  ce  que  chacune 
d'elles  ne  vous  aurait  pas  apporté  de  fruit  ;  et  m^ci  à  la 
bonté  divine  d'avoir  uni  de  prime  abord  ma  destinée  à  une 
chrétienté  si  attachante,  à  un  clergé  si  sûr  et  si  fidèle,  à 
lune  Église  si  glorieuse,  qu'en  dehors  même  d'une  disci- 
pline sacrée,  toujours  présente  à  mon  esprit,  je  n'eusse 
jamais  pu  raisonnablement  aspirer  à  d'autres  noces,  n'ayant 
point,  comme  Jacob,  la  perspective  d'en  trouver  de  meil- 
leures *.  Vous  savez  que  je  n'ai  point  attendu  d'avoir  vieilli 
pour  vous  donner  cette  assurance  de  fidélité*. 

Et  maintenant,  mes  vénérables  Frères,  c'est  à  Dieu  de 
juger  la  valeur  des  quelques  œuvres  que  nous  avons  accom- 
plies; c'est  à  lui  de  donner  la  vitalité  et  le  développement  à 
celles  que  nous  avons  entreprises.  Si  nous  pouvions  mettre 
la  moindre  complaisance  à  nous  les  énumérer  à  nous- 
même,  combien  plus  à  les  énumérer  aux  autres,  nous 
savons  de  l'Écriture  que  le  seul  fait  de  ce  dénombrement 
nous  ravirait  le  peu  de  mérite  qui  s'y  attache.  Elles  sont 
d'ailleurs  si  peu  de  chose,  nos  œuvres,  à  côté  des  peines  et 
des  fatigues  de  nos  frères,  les  évêques  apôtres  qui  vont 
porter  l'évangile  jusqu'aux  extrémités  du  monde 'I  Certes 


1.  Geii.,zxix,aO. 

1.  Homélie  pour  le  vii*  annÎTersaire  de  notre  consécration  épisco- 
pale.T.  II,  p.  683,  6S4. 

3.  Mgr  Faraud,  évèqucd' A nemouTi  vicaire  apostolique  du  Mackenzie, 
était  présent  à  la  soleunité. 


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—  248  — 
rëvéque  a  mieux  à  faire  que  d'imiter  ces  monarques  ido- 
lâtres (idolâtres  surtout  d'eux-mêmes),  dont  la  distraction 
fevorite  était  d'entendre  le  récit  de  leur*  propres  feits  et 
gestes,  et  de  se  faire  lire,  jusque  pendant  les  heures  desti- 
tinëes  au  sommeil,  les  annales  des  temps  écoulés  de  leur 
règne  *.  Notre  règle  est  celle  que  i'apûtre  nous  a  tracée,  en 
se  la  traçant  à  lui-même  :  «  Frères,  dit-il,  je  n'estime  pas 
€  avoir  atteint  le  but  »  :  Fratres,  ego  me  non  arbitror  corn- 
prehendisse  :  t  Tout  ce  que  j'ai  à  faire,  c'est  d'oublier  ce  qui 
<  est  par  derrière,  et  de  m'étendre  tout  entier  vers  les 
€  choses  qui  s'offrent  devant  moi  »  :  Unnm  autem,  quœ  çtii- 
dem  rétro  sunt  obliviscens^  ad  ea  vero  quœ  sunt  priera  exten- 
dens  meipsnmK 

Et  ce  qui  est  vrai  de  nos  œuvres,  ne  l'est  pas  moins  des 
épreuves  qui  s'y  sont  mêlées.  Si  nous  imaginions  de  nous 
poser  en  martyr  du  devoir,  nous  ne  serions  pas  seulement 
coupable  de  vaine  suffisance,  mais  encore  de  mensonge  et 
d'ingratitude.  Car,  par  la  miséricorde  de  Dieu,  les  plus 
grandes  douceurs  que  nous  ayons  goûtées  dans  liotre  vie 
sont  nées  de  ces  grandes  contradictions  ;  et,  en  consultant 
aujourd'hui  encore  le  fond  de  notre  âme,  nous  pouvons 
dire  avec  le  psalmiste  :  Lœtati  sumus  pro  diebus  qti^us  nos 
humiliastiy  annis  quibus  vidimus  mala  :  c  II  ne  nous  est 
c  resté  qu'un  sentiment  de  joie  au  souvenir  des  jours  où 
€  nous  avons  été  humilié  et  des  années  où  nous  avons 
«  rencontré  les  maux  •  i.  A  Dieu  seul  d'apprécier  la  mesure 
de  profit  que  laisseront  à  ses  apôtres  des  outrages  qu'ils  se 
sont  réjouis  d'être  trouvés  dignes  d'endurer  pour  le  nom  de 
Jésus  S  pour  la  cause  du  Christ  qui  est  au  ciel,  et  du  Christ 
qui  préside  sur  la  terre.  Poursuivons. 

III.  Le  même  Dieu  qui  fera  le  compte  et  qui  pèsera  dans 


1.  ISrther,  VT,  1.  2.  —  2»  Phîlîp.,  in,  18. 
8.  Pb.  lxxxix,  15.—  4.  Act,  V,  41. 


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-  249  — 

sa  balance  le  poids  de  nos  œuvres,  de  nos  souffrances  et  de 
nos  mérites,  a  déclaré  à  ses  apôtres  qu'étant  d'aboi'd  ses 
justiciables,  ils  étaient  en  outre  ses  assesseurs  :  sedebitis  et 
vas  Huper  sedes,  judicantes  trilms  Israël^  :  ce  qui,  d'après 
saint  Paul,  se  rapporte  même  au  siècle  présent  :  an  nescitis 
quaniam  sancti  de  hoc  mundo  judicabunt  <  ? 

L'ëvêque  ne  commet  donc  pas  une  usurpation  de  fonc- 
tions, quand,  placé  comme  une  sentinelle  pour  observer 
l'esprit  et  la  marche  des  temps,  il  dit  à  la  génération  qui 
l'entoure  ce  qu'il  faut  penser  d'elle,  ce  qu'elle  doit  craindre, 
ce  qu'on  peut  espérer.  Et  parce  que  nous  avons  plus  d'une 
fois  rempli  cet  office,  aujourd'hui  encore,  pour  être  plus  sûr 
d'associer  notre  jugement  au  jugement  même  de  Dieu,  nous 
emprunterons  notre  enseignement  aux  oracles  sacrés. 

Sommes-nous  donc  perdus,  perdus  sans  ressource?  et 
pourquoi  toute  porte  de  salut  semble-t-elle  se  fermer  de-' 
vant  nous  ?  C'est  Isaîe  qui  va  faire  la  réponse,  c'est  lui  qui 
va  caractériser  la  nature  de  nos  méfaits  et  mettre  en  relief 
l'inanité  de  nos  agitations'. 

Qu'on  le  sache  bien,  avant  tout  :  c  La  main  du  Seigneur 
c  n'est  point  raccourcie  pour  ne  pouvoir  plus  sauver,  et 
«  son  oreille  n'est  point  devenue  plus  dure  pour  ne  plus 
•  entendre  »  :  Ecce  non  est  abbreviaia  tnanus  Domini^  ut  mI- 
vare  nequeat^  neque  aggravata  est  auris  ejns,  ut  non  eœau- 
dia$.  n  y  a  toujours  ea  Dieu  la  même  puissance  pour  agir, 
la  même  facilité  pour  pardonner  :  €  Mais  la  nature  de  vos 
c  iniquités  a  établi  une  séparation  entre  vous  et  votre  Dieu, 
f  et  le  caractère  de  vos  péchés  le  force  à  cacher  son  visage 
c  pour  ne  point  vous  écouter  »  :  Sed  iniquitates  vestrœ  divi'- 
serunt  inter  voset  Deum  vestrum^etpeccatavestra  absconderuni 
faciem  snam  a  v^is  ne  exaudiret.  Cette  rupture  entre 
vous  et  Dieu,  c'est  vous  qui  l'avez  faite  en  disant  à  Dieu 

1,  Hatth.,  XIX,  28,  —   2.  I  Corinth.,  VI,  2.  —  3.  la.,  LIX,  l'et  scq. 


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-  280- 

de  &•  retirer,  et  en  vous  faisant  forts  d'opérer  le  salut  en 
dehors  de  lui.  c  Vos  lèvres  se  sont  obstinées  à  parler  le  lan- 
gage du  mensonge»  et  votre  langue  à  proférer  avec  emphase 
des  systèmes  qui  ne  sont  ni  selon  la  vérité,  ni  selon  k  jus- 
tice i  :  labia  testra  locuta  sunt  mendaciuniy  et  lingua  vesira 
iniquitatem  fatur.  Voyez-les  à  Toeuvre,  poursuit  le  pro- 
phète :  dédaigneux  envers  nos  enseignements  qui  sont  les 
enseignements  mêmes  de  Dieu,  la  recette  dans  laquelle 
ils  ont  mis  leur  confiance,  c'est  le  rien,  le  néant,  et 
leurs  aphorismes  sont  des  pauvretés  cent  fois  mises  à  nu  : 
êed  canfidunt  in  nihilo,  et  loquuntur  vanitates  ;  d'où  il  résulte 
que  leurs  conceptions  très-laborieuses  n'aboutissent  qu'à  des 
avortements,  ou  plutôt  qu'à  des  enfantements  sinistres  : 
conceperunt  laborem  etpepererunt  iniquitatem.  Tout  le  compte 
de  leur  actif  se  réduit  à  deux  choses  :  :  c  ils  ont  cassé  des 
c  œufs  d'aspic,  et  ils  ont  tissé  des  toiles  d'araignées  »  :  ova 
aspidum  rupenint,  et  telas  araneœ  texuerunt.  Qu'entend  par 
là  le  prophète  ?  Ce  que  nous  avons  sous  les  yeux  nous  en 
rend  l'intelligence  trop  facile. 

Entendeit-le,  prudents  et  modérés  de  ce  siècle,  qui  vous 
êtes  faits  les  apologistes  cauteleux  et  les  manipuleurs  avisés 
d'un  principe  condamné  par  la  raison  et  par  l'histoire,  non 
moins  que  par  la  religion  et  par  l'Église.  On  ne  joue  point 
impunément  avec  le  germe  révolutionnaire.  Cet  œuf  d'aspic 
est  toujours  funeste  :  c  celui  qui  en  mangera,  en  mourra  >  : 
fttt  comederit  de  ovis  eorum^  nwrietur;  c  et  si  on  le  couve, 
«  il  en  sortira  un  basilic  >  :  et  qnod  confotum  est,  erumpet 
i»  regulum.  Le  prophète  sait  ce  qu'il  dit  ;  il  n'ignore  pas  les 
lois  invariables  de  la  nature  d'après  lesquelles  toute  espèce 
d'être  engendre  un  semblable  à  lui.  Mais  il  veut,  par  cette 
hardiesse  de  langage,  nous  apprendre  qu'un  principe  mau- 
vais produira  des  conséquences  sociales  plus  mauvaises 
encore,  et  qu'en  cette  matière  les  effets  enchérissent  inévi- 
tablement sur  la  cause.  Eh  bien  !  oui  :  le  dernier  mot  de  ce 


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—  281  — 

qoe  nous  voyons,  c'est  que  ceux  qui  avaient  mission  dénoua  - 
sauver  ont  mangé  de  cet  œuf  pernicieux,  et  qfu'ils  en  meu- 
rent ;  c*est  qu'ils  ont  couvé  cet  œuf  néfaste,  et  qu'il  en  est 
sorti  des  serpents  dont  les  morsures  n'épargneront  per- 
sonne :  qui  eomederit  de  ovis  eorum,  mmêtur  ;  et  quod  cm- 
fotum  est,  erumpet  in  regulum. 

Disons  tout  :  ils  ont  tait  encore  autre  chose  :  et  telas 
araneœ  teœuerunt  :  c  ils  ont  filé  aussi  des  toiles  d'araignée  ». 
Hais,  poursuit  le  prophète,  c  ce  sont  là  des  toiles  dont  on  ne 
<  se  fait  point  de  vêtements  »  :  telœ  eorum  non  erunt  in  vesti- 
meniie  ;  combien  moins  s'en  fera-t-on  des  cuirasses  contre 
la  dent  des  ennemis  dont  on  a  favorisé  Téclosion  et  la  mul- 
tiplication t  c  Seigneur,  a  dit  le  psalmiste,  vous  avez  appelé 
nos  œuvres  à  oomparaftre  devant  votre  justice,  vous  avez 
placé  notre  siècle  sous  Téclair  illuminant  de  votre  visage  : 
jmuisti..,  sœculum  nostrum  in  Muminatione  vultiu  tut. 
Regardés  à  la  lumière  de  ce  flambeau,  tous  nos  jours  n'ont 
été  qu'une  suite  de  défaillances  ;  et  nous  aurons  beaucoup 
médité  pour  remplir  nos  années  d'un  labeur  qui  ne  nous 
aura  point  profité,  véritable  travail  d'araignée  »  :  Omnes 
dies  nostri  defecerunt,  et  anni  nostri  sicut  aranea  médita- 
buntur^.  En  fin  de  compte,  poursuit  Isaie,  €  leurs  œuvres, 
•  œuvres  inutiles  ;  leurs  conceptions,  leurs  combinaisons, 
c  conceptions,  combinaisons  inutiles  i  :  opéra  eorum,  opéra 
inutUia  ;  cogitaticnes  eorum,  cogitationes  inutiles.  Ils  n'ont 
point  dirigé  leurs  pas  dans  le  sentier  marqué  par  le  juge- 
ment doctrinal  de  l'Église  :  non  estjudicium  in  gressibus 
eorum  ;  ils  se  sont  tracé  à  eux-mêmes  des  chemins  tortueux 
et  recourbés  comme  leurs  esprits  :  semitœ  eorum  incurmtœ 
etmt  eis  :  quiconque  foule  de  pareilles  routes,  n'arrivera 
jamais  à  l'ordre  et  à  la  paix  :  omnis  qui  caleat  in  eis,  ignorât 
pacem.  Aussi  voyez  :  nous  attendions  la  lumière,  et  nous 

1.  ?••  LuuaXf  8,  9,  l(K 


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—  26Î  — 

voilà  enfonces  plus  que  jamais  dans  les  ténèbres  ;  <m.  nous 
annonçait  le  grand  jour,  et  nous  marchons  à  tâtons  en  pal- 
pant le  long  des  murailles,  comme  des  aveugles  ;  c'était  le 
salut,  et  il  s'est  éloigné  de  plus  en  plus  de  nous  :  expeda- 
i>imm  lucem,  et  ecee  tenebrœ  ;  splendorem,  et  palptwimus  sicM 
cœci  parietem  ;  salutem,  et  eUmg&ta  est  a  nobis  *• 

Encore  une  fois,  tout  espoir  est-il  désormais  évanoui,  et 
faut-il  faire  un  pacte  définitif  avec  le  sépulcre  et  la  mort? 
Non,  puisque,  du  côté  de  Dieu,  ni  son  bras  n'est  raccourci 
pour  agir,  ni  son  oreille  appesantie  pour  entendre.  Renver- 
sons le  mur  que  nous  avons  élevé  de  nos  propres  mains 
entre  nous  et  lui,  et  ne  demandons  plus  à  nos  compromis 
avec  Terreur  ce  que  Terreur  est  impuissante  à  donner.  Sur- 
tout ne  confondons  pas  les  choses  au  point  d'assimiler  le 
sage  chrétien  qui  n'attend  que  de  la  vérité  et  de  la  justice  le 
triomphe  du  bien,  avec  le  coupable  qui  commet  le  mal 
dans  l'espoir  que  le  bien  en  pouira  sortir  ;  et  n'ayons  pas  le 
malheur  de  préluder  aux  sophismes,  plus  ou  moins  presti- 
gieux ,  au  moyen  desquels  les  pseudochrists,  annoncés  pour 
la  fin  des  âges,  réussiraient  à  induire  en  erreur,  s*il  était 
possible,  les  élus  eux-mêmes  *. 

lY.  Plus  d'une  fois  déjà,  mes  vénérables  Frères  et  mes 
très^hers  Fils,  nous  avons  demandé  au  récit  des  stations  du 
peuple  de  Dieu  dans  le  désert  la  signification  mystique  du 
nombre  correspondant  à  celui  de  l'anniversaire  que  nous 
célébrions  avec  vous.  Le  vingt-cinquième  campement  des 
fils  d'Israël  portait  un  nom  qui  signifie  «  la  nouvelle  mort  i  : 
Fixere  terUoria  in  Meteha  ^;  Metcha  autem  latine  dicitur  natn 
mars^.  Et,  en  vérité,  la  tente  mobile  et  précaire  sous 
laquelle  nous  avons  abrité  Tannée  qui  s'achève,  a-t-elie  été 
autre  chose  sinon  une  agonie  renouvelée,  et  la  mort  sous 


1.  I«a.,  LIX,  1-11.  —  2.  Matth.,  xxiv,24.  —  3.  Numer.,  xxxni,  28. 
4.  8.  Âmbr.  Opp  ,  de  xlii  man^ioDibuB  FiUor.  leimël. 


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-  253  - 

une  de  ses  formes  nombreuses?  c  De  là,  dit  riiistorien 
sacré,  les  Israélites  passèrent  à  Esmona  <  »,  ce  qni  Teut  dire 
c  aceélération  »  :  Esmona  Mine  dicitur  aceeleratio.  Et  vrai- 
ment ne  pouvon8*nous  pas  craindre,  nous  aussi,  que  ce 
n<Hn  ne  s'accorde  trop  bien  avec  Tannée  qui  va  suivre  : 
quod  nomen  congrue  huic  numsioni  aptatur^  ?  Ne  semble-t-il 
pas  que  les  crises  soient  à  la  veille  de  se  précipiter?  Et  la 
phase  qui  s'avance  n'a-t-elle  pas  reçu  son  signalement  du 
prophète,  quand  il  a  dit  :  Voca  nomen  ejus  :  Actelera  spolia 
detraherûy  festinaprœdari^t  N'est-ce  pas  là  ce  que  vocifè- 
rent les  passions  ?  n'est-ce  pas  ce  qu'amènerait  la  logique 
naturelle  des  choses  ?  Seigneur,  Seigneur,  nous  avons  de 
meilleures  espérances  ;  et  ces  espérances,  nous  les  pla- 
çons uniquement  en  vous.  Nous  ne  vous  demandons  point 
de  précipiter  chez  les  enfants  des  hommes  la  division  et  la 
confusion  des  langues  :  prœcipUa,  Domine  y  divide  UngtMS 
eorum^  :  l'oeuvre  est  plus  que  faite.  Mais,  dans  ce  désarroi 
universel,  nous  vous  demandons  d'intervenir  avec  la  puis- 
sance de  votre  bras,  et  d'accélérer  pour  nous  la  délivrance  ; 
accéléra  ut  eruas  nos  *. 

V.  Vierge  Marie,  c'était  sous  vos  regards  maternels,  dans 
le  plus  religieux  et  le  plus  magnifique  des  sanctuaires 
élevés  à  votre  gloire  par  la  main  des  hommes,  que  je  rece- 
vais, il  y  a  vingt-cinq  ans  à  cette  heure,  l'onction  du  chrême 
qui  fait  les  pontifes.  Vous  m'avez  permis  ce  jour-là  de  vous 
adjuger  le  reste  de  ma  vie,  comme  vous  en  aviez  eu  les  pré- 
mices, et  je  n'ai  voulu  d'autre  devise  que  celle  qui  me  pro- 
clamait c  vôtre  »  :  Tuim  sum  ego.  Ma  jeunesse  s'était  passée 
à  votre  école,  et  jusqu'à  mon  dernier  souffle  je  publierai  les 
merveilles  de  votre  puissance  et  de  votre  amour  :  Docuisti 
me  a  jnventitte  mea^  et  nique  nunc  prenuntiabo  mirabilia  tua. 


1.  Nnmer.,  xxxin,  29.-2. 0pp.  S.  Ambios.,  ibicu— 3.  Isa.,  VIU,  8. 
4.  Ps.  Liv,  10.  —  6.  Ps,  xzz.  3. 


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-^  284  - 

Yos  mains  m'ont  conduit,  m*ont  soutenu  jusqu'à  présent 
tout  le  long  de  la  route  ;  tous  m'avez  donné  plus  d'an  gage 
de  votre  protection  et  de  votre  miséricorde.  Maintenant,  ô 
miTe,  ne  m'abandonnez  pas  jusque  dans  le  temps  de  la 
vieillesse  et  de  Tâge  avancé  :  Et  usqtée  in  senectam  et  m 
senium  ne  derelinquas  me  ^  Gouvernez  vousrmême  cette 
Eglise,  que  mes  mains,  bientôt  affaiblies,  ne  sauraient  plus  ré- 
gir. Bénissez  ce  clergé  et  ce  peuple  que  vous  m*avez  donnés, 
et  qui  me  multiplient  depuis  quelques  jours  les  témoignages 
de  leur  docilité  et  de  leur  amour.  Gardez-moi  longtemps 
celle  qui,  pour  moi,  porte  et  partage  avec  vous  le  nom 
et  la  fonction  de  mère.  Enfin,  si  les  vaillants  pontifes  dont 
l'imposition  des  mains  m'a  engendré  au  sacerdoce  su- 
prême, sont  entrés  depuis  longtemps  déjà  dans  la  voie  de 
toute  chair  >,  merci,  ô  Marie,  merci,  ù  Jésus,  prince  des  pas- 
teurs, de  ce  que,  par  un  phénomène  inouï  durant  dix-huit 
siècles,  le  même  pontife  romain  qui  me  faisait  évoque  il  ;  a 
vingt<2inq  ans,  a  pu  bénir  aujourd'hui  le  vingt-cinquiàne 
anniversaire  de  ma  consécration.  Elles  seront  le  plus  riche 
ornement  de  la  fête,  ces  félicitations  paternelles  et  sponta- 
nées de  Pie  IX  qu'une  attention  délicate  me  fit  parvenir  hier 
au  soir  ;  et  sa  bénédiction  de  vicaire  du  Christ,  d'évêque 
des  évêques,  venue  ad  cautelam  sur  l'aile  des  éclairs  dans  la 
crainte  que  les  chars  conduits  par  le  feu  ne  fussent  pas  assex 
rapides,  sa  bénédiction  deux  fois  envoyée  sera  pour  vous  et 
pour  moi  le  complément  des  grâces  de  cette  journée. 

Puisse  cette  journée,  à  son  tour,  être  pour  vous  et  pour 
moi  le  prélude  des  jours  sans  fin,  dans  cette  bienheurease 
éternité  oii  il  n'y  aura  plus  d'anniversaires,  parce  qu'il  n'y 
aura  plus  de  temps,  mais  la  possession  toujours  présente  da 
D^eu  que  nous  aurons  toujours  aimé  et  servi  ici-bas  I 

Ainsi  soit-il. 

X.  Ft.LXX,  17,  18.  -  2.  ] II  Ueg.,  Il,  2. 


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Xxia 


HOMÉLIE 

PBftCHÉB 
DiNS  L'iOLIBB  DB  KOTBE-DAMB  DB  POITTBBS| 
AU    JkXW    ANKITEBS^IBB   DB    HOTBB   INTBOBISATION    iPISCOPAUl. 
(Yllt  DÉCBMBBB    MDOCCLXXIV.) 


jequo  animo  ettote,  fratrett  et  «qwe- 
(emtw  «  Deo  muericoHiam, 

A>'«s  bon  courage,  frère»,  et  rttondom  êê 
Dieu  pUié  et  miséricorde. 


Mes  Très-C!hers  Frères, 

L  Ainsi  parlait  aux  Béthuliens  le  prince  da  peuple, 
Ozias.  Et  Judith,  avec  une  foi  plus  ferme  et  un  abandon 
plus  entier,  leur  recomniandait  d'humilier  leurs  âmes  devant 
Dieu,  et  d'attendre  humblement  sa  consolation  :  Humiliemm 
un  animas  mstraSy  et  expectemus  humiles  cannolationem  ejus^. 
A  toutes-  les  pages  des  prophètes,  nous  lisons  cette  même 
exhortation  à  la  patience.  L'homme  n'a  pas  plus  tôt 
dwiaadé,  qu'il  voudrait  être  exaucé;  et  si  la  délivrance  est 

I.  Judith,  vm,  l^  Mk 


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—  156  - 

différée,  il  perd  bientôt  tout  eq>oir  et  tout  courage.  Or, 
Dieu  n'est  pas  aux  ordres  de  sa  créature.  Il  est  fidèle  k  sa 
parole  :  ce  qu'il  a  promis,  il  le  fera  ;  mais  il  le  fera  à  son 
jour  et  à  son  heure,  et  il  n'accepte  point  d'être  assigné  à 
court  délai  ni  à  terme  fixe.  Quoi  que  nous  disions,  il  ne 
s'émeut  point  de  nos  impatiences  et  de  nos  récriminations; 
ou,  s'il  s'en  émeut,  c'est  pour  nous  en  punir  en  prolongeant 
davantage  notre  épreuve. 

Les  entendez-vous,  ces  prophètes?  disait-on  autrefois  en 
Israël  sur  un  ton  railleur  :  ils  nous  chantent  toujours  le 
même  refrain.  On  dirait  que  le  Seigneur  leur  a  donné  pour 
toute  mission  de  nous  répéter  et  de  nous  répéter  de  nou- 
veau, de  nous  répéter  encore  et  de  nous  répéter  toujours  : 
€  Attendez,  attendez  donc  ;  attendez,  attendez  encore  :  là, 
c  là,  un  peu  encore,  encore  un  peu  »  :  mafida,  remanda; 
manda,  remanda:  expecta^  reexpecta  ;  expecta,  reexpecta: 
modicum  ibi,  modicum  ibi  ^. 

Mes  très-chers  Frères,  n'en  est-il  pas  ainsi  de  plusieurs 
d'entre  vous  ?  A  la  pensée  que  c'est  aujourd'hui  le  vingtième 
anniversaire  depuis  que  le  pontife  romain,  aux  acclamations 
du  monde  entier,  proclamait  la  définition  dogmatique  de  la 
conception  immaculée  de  Marie  ;  au  souvenir  de  toutes  les 
espérances,  de  tous  les  pronostics  qui  s'attachaient  à  cet 
acte  solennel  ;  et,  finalement,  à  la  vue  de  toutes  les  tristesses, 
de  toutes  les  calamités  qui  depuis  sont  venues  fondre 
sur  l'Église  et  sur  le  monde  ;  si  j'ose  encore  vous  adresser 
des  paroles  de  confiance  et  d'espoir,  ne  vois-je  pas  errer 
sur  vos  lèvres  un  sourire  de  doute  et  d'incrédulité  ?  C'est 
toujours,  du  haut  de  la  chaire  de  vérité,  semblez^vous  nous 
dire,  même  promesse  dépourvue  d'effet,  même  perspective 
sans  résultat  ;  nous  savons  par  coeur  votre  thème  prophé- 
tique cent  fois  répété  :  c'est  qu'il  fout  attendre  et  attendre 

1.  la.,  xxvm,  10» 


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—  267- 

enc4ire,  attendre  et  attendre  toujours  ;  qu'il  ne  s'agit  plus  que 
d'un  peu,  d'un  petit  peu  de  temps  :  expecta^reexpecta  :  modû 
cum  ibiy  modicum  ibi.  Au  milieu  de  ces  illusions  et  de  ces 
mécomptes,  notre  siècle  s'écoule  et  marche  vers  sa  tin,  sans 
que  rien  fasse  prévoir  désormais  le  secours  et  la  délivrance. 
Je  ne  me  dissimule  point,  M.  T. -G.  F.,  la  gravité  de  cette 
objection.  Et  cependant  je  vous  dis  avec  le  Seigneur  Jésus  : 
Modicœ  fidei,  quare  dubitasti  *  :  «  Hommes  de  peu  de  foi, 
•  pourquoi  ayez- vous  douté?  »  Vous  ne  voulez  regarder 
qu'aux  maux  survenus  depuis  vingt  ans.  Voyez  donc  aussi 
la  protection  dont  nous  avons  été  couverts  au  milieu  de 
ces  temps  orageux,  protection  qui  est  le  signe  de  celle  que 
l'avenir  nous  réserve. 

II.  Je  l'avoue  :  le  dogme  de  l'immaculée  conception 
venait  à  peine  d'être  défini,  quand,  sous  la  sommation  du 
poignard,  la  trame  du  complot  officiel  contre  le  siège  apos- 
tolique commençait  à  s'ourdir.  Les  armées  du  Piémont 
étaient  admises  à  combattre  avec  les  nôtres  en  Orient,  dans 
l'unique  but  d'ouvrir  à  cette  puissance  l'entrée  de  ce  congrès 
de  Paris,  qui  semblerait  le  congrès  de  la  paix,  et  qui  serait 
celui  de  la  déclaration  de  guerre  au  souverain  de  Rome. 
Là  est  le  point  de  départ  de  la  longue  série  de  crimes  et  de 
malheurs  sous  lesquels  la  chrétienté  succombe. 

Mais  est-ce  que  le  pontife-roi,  brutalement  assailli,  crimi- 
nellement démembré,  puis  totalement  spolié,  a  fléchi  sous 
les  coups  de  l'orage?  Est-ce  que  l'adversité  ne  l'a  pas  fait 
plus  grand,  plus  fort,  plus  éloquent,  plus  intrépide?  Sur  la 
motte  de  terre  qui  le  portait  encore,  quels  actes  surprenants 
n'a-t-il  pas  accomplis?  Le  dixième  anniversaire  delà  défini- 
tion, c'était,  au  huit  décembre  mil  huit  cent  soixante^quatre, 
la  promulgation  de  cette  encyclique  et  de  ce  SyllabtÂS,  qui 

1.  Matth.,  ziv,  31. 

T.  vm.  47 


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—  258  — 

seront  le  salut  des  nations  après  en  avoir  été  l'épouvan- 
tail.  Le  quinzième  anniversaire  de  la  définition,  c'était,  au 
huit  décembre  mil  huit  cent  soixante-neuf,  louverture  de 
ce  concile  du  Vatican,  qui  a  frappé  à  mort  les  erreurs 
modernes,  et  posé  comme  dans  un  fort  inexpugnable  l'au- 
torité infaillible  sous  les  coups  de  laquelle  tomberont  toutes 
les  erreurs  à  venir.  Le  vingtième  anniversaire  de  cette 
même  définition,  c'est  aujourd'hui,  sur  le  rocher  nu  du 
Vatican,  Pie  IX  toujours  debout,  toujours  parlant,  toujours 
enseignant,  et  dont  la  voix  nous  réserve  encore  plus  d'un 
fruit  de  sa  féconde  et  prodigieuse  longévité. 

Et  quand  partout  la  société  humaine  expie  si  chèrement 
ses  agressions  ou  ses  défaillances  sacrilèges;  quand  les 
nations  qui  ont  péché  contre  Dieu  et  contre  le  Christ, 
reçoivent  de  si  dures  et  si  sanglantes  leçons,  et,  s'interro- 
geant  elles-mêmes,  n'entendent  que  des  réponses  de  mort; 
<|uand  l'Église  seule  tient  bon  dans  la  tempête,  poursuivant 
son  œuvre  à  travers  toutes  les  passions  débordées,  et  appa- 
raissant aux  yeux  de  tous  comme  Tunique  phare  de  salut  : 
est-ce  donc  pour  le  chrétien  le  cas  de  se  livrer  au  découra- 
gement et  au  désespoir?  D'ailleurs  la  Vierge  proclamée  pure 
et  sans  tache  dans  sa  conception  ne  s'est-elle  pas  montrée 
plusieurs  fois  à  la  terre  depuis  vingt  ans?  Et,  en  preuve  que 
c'est  bien  elle  qui  a  parlé,  ne  multiplie-t-elle  pas  les  mira- 
cles de  guérison  corporelle  et  spirituelle?  Or, là  où  le 
miracle  se  produit,  le  miracle  manifeste  et  populaire,  le 
miracle  patent  et  démontré ,  comment  perdre  confiance , 
puisque  la  toute-puissance  exigée  pour  tout  acte  miraculeux 
est  apte  à  guérir  le  mal  public  aussi  bien  que  le  mai  parti- 
culier, à  remettre  sur  pied  un  peuple  perclus  et  impotent 
aussi  promptement  qu'un  individu  boiteux  ou  paralytique  ? 

Je  leprends  donc  la  parole  d'Ozias  aux  Béthuliens,  et  je 
vous  dis  :  JSquo  animo  estote.  fratres^  et  expectemus  a  Deo 
misericordiam  :  a  Ayez  bon  courage,  frères,  et  attendons  de 


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«  Dieu  la  miséricorde  »  dont  il  nous  a  déjà  donné  tant  de 
gages.  Assurément,  par  beaucoup  de  côtés,  nous  en 
sommes  demeurés  indignes  :  c'est  pourquoi  il  faut  nous 
courber  devant  lui  avec  grande  humilité  :  humiliemus  illi 
animas  nôstras.  Mais  si  nous  apportons  devant  les  saints 
autels  cette  disposition  d'humilité  sincère,  Marie,  la  nou- 
velle Judith, ne  nous  aura  point  trompés  en  nous  promettant 
de  nous  faire  goûter  bientôt  la  consolation  que  nous  atten- 
dons :  et  expectemus  humiles  consolationem  ejus. 

Car,  écoutez  ce  que  dit  le  Seigneur  des  armées  :  Quia  hœc 
dicet  Dominus  exercituum.  a  Encore  un  peu  de  temps,  et 
«  j'ébranlerai  le  ciel  et  la  terre,  la  mer  et  le  continent,  et 
«  je  remuerai  toutes  les  nations  »  :  Adhuc  unum  modicutn 
est^  et  ego  commovebo  cœlum  et  terram^  et  mare  et  aridam,  et 
moveboomnesgentes^.  Et  du  sein  de  cette  immense  commo- 
tion, je  ferai  sortir  le  salut  de  mon  Église  par  des  voies  qui 
ne  sont  connues  que  de  moi.  Jusque-là,  c'est  le  devoir  de 
mes  prophètes  de  dire  et  de  redire,  de  répéter  et  de  réitérer  : 
manda ,  remanda  ;  manda,  remanda  :  «  attendez ,  attendez 
«  encore;  attendez, attendez  de  rechef»  :  expecta,  reeorpecta; 
erpecta^  reexpécta  :  «  là,  là,  encore  un  peu,  un  peu  encore  »  : 
modicum  ibi,  modicum  ibi. 

Tant  pis  pour  ceux  qui  rient  de  ce  qu'ils  appellent  notre 
refrain,  et  qui  'haussent  les  épaules  de  pitié.  La  parole  d  en 
haut  ne  nous  aura  point  égarés.  <  J'ai  attendu  et  attendu 
•  encore  le  Seigneur,  et  il  a  enfin  tourné  son  regard  vers 
c  moi.  Et  il  a  exaucé  mes  prières,  et  il  m'a  tiré  du  lac  de 
€  la  misère,  du  bourbier  de  Topprobre.  Et  il  a  posé  mes 
<  pieds  sur  la  terre  ferme,  et  il  a  dirigé  mes  pas.  Et  il  a  fait 
c  éclater  sur  mes  lèvres  un  cantique  nouveau,  un  hymne 
«  à  notre  Dieu^  hymn    de  reconnaissance  et  d'amour  *.  » 


1.  Agg..  Il,  7,  8. 

8.  Expectans  expectavi  Dominum  et  intendit  mihi.  Et  exaudivit 


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III.  Cette  date  du  huit  décembre,  qui  est  ranniversaire 
de  Touverture  du  concile  du  Vatican ,  l'anniversaire  de 
l'encyclique  et  du  Syllabus^  Tanniversaire  de  la  définition 
dogmatique  de  l'immaculée  conception,  elle  se  recommande 
à  vous  et  à  moi,  M.  T.-C.  F.,  par  un  autre  souvenir  beau- 
coup moins  important  sans  doute.  C'est  l'anniversaire  de 
notre  arrivée  au  milieu  de  vous,  il  y  a  vingt- cinq  ans^ 

Quand  Samuel  se  présenta  à  Bethléem,  les  anciens  de  la 
cité  lui  posèrent  cette  question  :  t  Votre  entrée  est-elle  paci- 
«  fique  «  :  Pacificusne  est  ingressus  tuus^  Le  grand  prêtre 
répondit  :  c  Mon  entrée  est  pacifique  •  :  Et  ait  :  pacificus; 
«  je  viens  ici  en  qualité  de  pontife  et  de  sacrificateur  »  :  ad 
immolandum  Domino  veni  '.  Pour  moi,  en  donnant  au  res- 
pectable chef  de  votre  édilité  la  même  assurance,  je  ne  vous 
dissimulai  point  que  l'Église  d'ici-bas,  essentiellement  amie 
de  la  paix,  s'appelait  pourtant  l'Église  militante,  et  que  ses 
ministres  ne  pouvaient  jamais  promettre  de  ne  point  faire  la 
guerre  pour  la  défense  de  la  vérité.  Mais  alors,  vous  disais- 
je,  ce  n'est  faire  la  guerre  que  pour  faire  la  paix,  puisque  la 
paix  est  le  fruit  de  la  vérité  ^. 

Un  quart  de  siècle  écoulé  peut  faire  aujourd'hui  la  ré- 
ponse :  Oui,  mon  entrée  chez  vous  était  une  entrée  pacifique: 
Et  ait  :  pacificus.  A  travers  les  révolutions  du  temps  et  des 
choses,  ma  conscience  me  dit  que,  comme  je'  l'avais  promis, 
j'ai  été  et  je  demeure  «  du  parti  de  Dieu  '  »,  et  qu'étant 
Ihomme  de  Dieu,  j'ai  été  et  je  demeure  l'homme  de  tous. 
Avoir  défendu  les  principes,  c'est  avoir  servi  les  intérêts  de 

preces  meas,  et  eduzit  me  de  laça  miseri»  et  de  Into  fœds.  Et  statuit 
Buper  petram  pedes  meos,  et  direxit  gressas  meos.  Et  immisit  in  os 
meum  canticum  novom,  carmen  Deo  nostro.  Ps.  xzzix,  1-4. 

1.  I  Reg.,  XVI,  4,  5. 

2.  Discours  d'arrivée,  prononcé  à  la  suite  de  l'intronisation  Bolen- 
nclle  dans  la  cathédrale  de  Poitiers,  le  8  décembre  1849.  —  Voir  T.  I, 
p.  118  et  suiv. 

3.  Lettre  Pastorale  pour  la  prise  de  possession  du  siège  épiscopal.— 
Voir  T.  I,  p.  102  et  suir. 


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-  261  - 

tous,  sans  combattre  en  particulier  personne.  Viennent  les 
jours  mauvais  :  il  ne  tiendra  pas  à  moi  qu'au  frontispice  de 
ma  maison  d'évêque  on  puisse  graver  l'inscription  que  j'y 
voulus  inaugurer  dès  le  premier  jour  :  Et  in  tempare  iracun- 
diœ,  foetus  est  recandliatio  *. 

Vierge  sainte,  en  arrivant  dans  cette  cité,  c'est  par  vos  mains 
de  mère  que  j'ai  voulu  être  présenté  à  l'Église  qui  m'était 
donnée  pour  épouse.  Ce  qui  s'est  fait  de  bien  dans  l'étendue 
de  ce  vaste  territoire  pendant  tout  ce  laps  de  temps,  c'est  à 
vous  qu'il  le  faut  rapporter,  c'est  de  vous  qu'il  procède.  J'ai 
espéré  en  vous,  6  sainte  mère  de  Dieu,  et  cette  espérance  ne 
sera  pas  confondue,  parce  que  vous  êtes  ma  forteresse  et  mon 
refuge  :  In  te  speraviy  non  confundar  in  œtemum,.,.  quoniam 
firmamentum  meum  et  rrfugium  meum  es  tu.  Vous  m'avez 
soutenu  aux  jours  de  mes  souffrances,  et  mon  espoir  a  été  en 
vous  depuis  les  jours  de  ma  jeunesse  :  quoniam  tu  es  patien- 
lia  mea^spes  mea  a  juventute  mea;  c'est  sur  vous  que  j'ai  été 
appuyé  dès  mon  entrée  dans  la  vie  ;  à  peine  sorti  du  sein  de 
ma  mère,  vous  avez  été  ma  protection  :  m  te  confirmatus 
9um  ex  utero,  de  ventre  matris  meœ.  J'ai  toujours  aimé  à  vous 
rendre  hommage,  et  vous  avez  été  le  sujet  incessant  de  mes 
cantiques  :  in  te  cantatio  mea  semper.  Mon  élévation,  ma  vie, 
a  été  un  prodige  aux  yeux  de  plusieurs;  mais  c'est  de  vous 
que  me  venait  l'aide  et  la  force  :  Tanquam  prodigium  factus 
<«m  multis,  et  tu  adjiUor  fortis,  0  Mari^,que  ma  bouche  soit 
toujours  remplie  de  votre  louange  :  repleatur  os  meum  laude  ; 
et  que  durant  toutes  les  journées  de  mon  existence  mortelle 
je  chante  votre  gloire  et  publie  vos  grandeurs  :  ut  cantem 
gloriam  tuam^tota  die  magnittidinem  tuum.  Ne  me  rejeté/ pas 
dans  le  temps  de  ma  vieillesse;  et  quand  mes  forces  vien- 
dront à  défaillir,  ne  m'abandonnez  pas  :  Ne  projicias  me  in 
tmporesenectutis  :  cum  defecerit  virtus  mea,  ne  derelinqtuis  me, 

1.  Eccl:.,  XLTV,  17.  — 2.  Ps.  LXX,  1-9. 


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—  26Ï  — 

0  Vierge  immaculée,  entourez  et  protégez  cette  cité  qui  se 
glorifie  d'être  vôtre,  et  qui  vous  honore  comme  sa  gardienne, 
comme  son  fondement  et  son  mur  de  défense  :  Tuam  hane 
civitatem»  quœ  te  tanquam  turrim  ac  fundamentum  habet,  cir- 
cwncingem  custodito. Keyèiez  ses  prêtres  du  lumineux  vête- 
ment de  la  justice,  et  de  cette  joie  qui  naît  d'une  foi  sin- 
cère et  sans  tache  :  sacerdotes  jtistitia  et  imrnaculatœ  ac  sin- 
cerœ  fidei  exultatione  induito.  Préservez  de  tout  mal  et  de 
toute  crainte  vos  serviteurs  qui  vous  louent  et  qui  vous 
aiment.  :  laudatores  tuos  ab  omni  discrimine  et  animi  angore 
exime.  Tendez  au  monde  entier  votre  main  secourable  et  pro- 
tectrice :  Uniterso  mundo  auxiliatricem manum  tuam porrige : 
et  parce  que  le  monde  en  détresse  va  périr  si  votre  Église  ne 
le  sauve,  joignez  vous-même  votre  main  à  celle  du  pilote 
pour  diriger  le  gouvernail  de  tout  Tordre  ecclésiastique, 
et  le  conduire  au  port  tranquille  :  ecclesiastici  ordinis 
gttbemacula  fac  dirigas,  et  ad  portum  tranquillum  perducas. 
De  telle  sorte  que  nous  célébrions  dans  Tallégresse  et  le 
tressaillement  toutes  vos  solennités,  celle-ci  en  particulier, 
la  plus  belle  désormais  de  toutes  ;  et  que,  par  le  plus 
splendide  dénouement,  après  vous  avoir  honoré  sur  la 
teiTe,  nous  entrions  avec  vous  en  la  société  de  Jésus  votre 
Fils,  lé  roi  universel  et  notre  vrai  Dieu,  à  qui  soit  la  gloire 
et  la  force,  en  même  temps  qu'à  son  Père,  principe  de  sa 
vie,  et  au  Saint-Espri4  qui  règne  avec  lui  dans  une  même 
éternité  et  une  même  substance  maintenant  et  toujours  et 
dans  les  siècles  des  siècles  ^.  Âmen. 


l.  ut  in  lietitia  et  exnltatione  solemnitates  tuas,  simul  cum  ista 
quam  modo  celebramus ,  splendîdlssimo  exitu  transigamus  in  Christo 
Jcsu  universorum  rege  ac  vero  Deo  nostj-o  y  cui  gloria  et  fortitudo, 
uiia  cum  sancto  vitœque  principio  Paire ,  et  coœterDO  et'consnbstau- 
tiali  et  conregnaute  Spiritu,  nunc  et  semper  et  in  sœcula  sœculorum. 
Amen.  S.  German.  Constantinopol.,  Orat.  in  Prsesent.  Deipane. 


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EPILOGUE 


VINGT-CINQ  ANS  D'ÉPISCOPx\T* 


...En  annonçant  la  nouvelle  édition  et  le  complément 
des  hait  volumes  qui  forment  la  première  série  des  œuvres 
de  Monseigneur  l'évêque  de*  Poitiers,  que  voulons-nous 
entreprendre  ?  Un  éloge  ?  Tâche  en  vérité  bien  superflue. 
De  tels  serviteurs  de  l'Église  ne  sont  bien  loués  que  par 
elle,  et  c'est,  crojons-nous,  agréer  à  leur  délicatesse  que 
de  leur  épargner  d'autres  louanges.  Essaierons-nous  de 
la  critique  littéraire  ?  Nous  en  aurions  quelque  honte,  du 
moins  à  n'entendre  ce  mot  que  dans  l'acceptioQ  habituelle. 


1.  Note  des  Éditeubb.^  Ce  huitième  volmne  est  la  fin  d'une  pre- 
mière série  d'écrits  et  de  discours,  où  se  résument  vingt-cinq  années 
d'enseignement  épiscopal. 

Noos  j  joignons  un  double  index  analytique  et  scripturaire,  dû  aux 
soins  des  RR.  PP.  Bénédictins  de  Ligagé  :  complément  précieux ,  indis- 
pensable pour  l'étude. 

Mais  il  semble  de  plus  qu'on  doive  trouver  plaisir  et  profit  à  envi- 
sager d'ensemble  Qt  comme  d'un  seul  coup  d'œil  l'admirable  unité  de 
cette  œuvre  si  multiple  et  si  diverse  en  apparence,  véritable  livre 
écrit  au  jour  le  jour,  suivant  l'heure  et  le  besoin,  mais  toujours  sous 
l'influence  d'une  même  pensée  et  à  l'honneur  d'une  même  doctrine. 
Voilà  pourquoi  Monseigneur  l'Évoque  de  Poitiers  a  bien  voulu  nous 
antoriaer  à  reproduire  ici,  sous  forme  d'épilogue,  un  travail  récemment 
pubUé  par  le  R.  P.  Longhaye  dans  les  Etxtde»  religieuses  des  Pères  de 
la  Compagnie  de  Jésus. 

Le  neuvième  volume  des  Œuvres  de  l'illustre  prélat  va  être  mis  sous 
presse.  —  Ce  sera  le  premier  de  ceux  qui  se  rapporteront  à  la  seconde 
période  de  son  épiscopat.  Dieu  veuille- mesurer  largement  à  cette  nou- 
velle période  des  jours  si  fructueusement  consacréB  à  travailler  pour 
sa  gloire  ! 


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—  264  - 

En  présence  d'an  pareil  monument,  qui  voudrait  B'amnser 
aux  détails  d'ornementation  ?  Que  l'évêque  soit  un  écri- 
vain de  la  meilleure  veine,  orateur  précisément  comme  il 
convient  à  son  haut  ministère  ;  capable  d^ailleurs  de  tous 
les  tons  et  de  toutes  les  nuances,  depuis  la  pleine  majesté 
de  l'exposition  dogn^atique  jusqu'aux  grâces  et  aux  finesses 
aimables  de  la  causerie,  depuis  la  profondeur  du  théolo- 
gien et  du  philosophe  jusqu'à  cet  esprit  qui  sert  à  tout 
s'il  ne  suffit  à  rien  :  Dieu  nous  garde  de  n'apprécier  point 
CCS  dons  magnifiques  ou  charmants,  si  bien  employés  du 
reste  !  Malgré  tout,  il  y  a  mieux  à  faire  et  de  plus  hautes 
leçons  à  recueillir.  Le  détail  les  préparait,  mais  elles  ne 
ressortent  bien  que  de  l'ensemble.  Eût^on  connu  dès  leur 
apparition  tous  les  morceaux  dont  le  recueil  se  compose, 
encore  faudrait-il  s'accorder  la  satisfaction  de  tout  relire , 
et  comme  on  le  doit  faire  d'après  Joseph  de  Maistre,  à  tête 
reposée,  la  plume  à  la  main.  Quelle  difiéreucede  l'aspect 
d<'S  parties  à  celui  du  tout  !  Et  de  combien  la  valeur  des 
pièces  isolées  n'est-elle  point  dépassée  par  l'intérêt  de 
l'œuvre  ainsi  envisagée  d'un  seul  regard  1 

Intérêt  historique  avant  tout  ;  car  cette  œuvre  épisco- 
pale  c'est  l'histoire  d'un  diocèse,  l'histoire  de  la  France  et 
de  l'Église  universelle  pendant  un  quart  de  siècle.  La 
docte  et  religieuse  cité  poitevine,  depuis  le  jour  où  son 
jeune  évêque  lui  vient  du  pied  de  Notre-Dame  de  Chartres, 
jusqu'au  jour  où  il  célèbre  ses  noces  cC argent  parmi  les 
acclamations  d'une  église  à  laquelle  il  s'est  donné  pour  la 
vie  ;  la  France,  depuis  l'aurore  chrétienne  qui  suit  l'orage 
de  1848  jusqu'à  la  nuit  où  nous  semblons  descendre  ; 
l'Eglise,  Pie  IX,  depuis  l'exil  de  Gaëte  jusqu'à  la  cap- 
tivité du  Vatican  :  tout  est  là,  tout  revit  dans  ces  volu- 
mes, avec  sa  note  exacte  et  sa  physionomie  vraie.  L'éveqne 


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-  265  — 

a  ea  le  sens  de  toutes  cos  choses^  il  en  a  tu  le  fond^  il  en 
a  dit  le  dernier  mot.  Où  donc  lisions-nons  naguère  que  les 
cléricaua  ne  doivent  point  être  admis  à  écrire  l'histoire? 
Serait-ce  parce  qu'ils  peuvent  seuls  la  comprendre  ?  ou 
parce  qu'eux  seuls  n'ont  pas  besoin  de  la  faire  mentir  ? 
Et  comme  il  7  a  unité  dans  l'histoire  de  ces  ving^cinq 
années,  il  y  a  unité  dans  cette  œuvre  épiscopale  si  multi- 
ple et  si  diverse  en  apparence.  D'une  part,  c'est  le  natura- 
lisme  croissant,  la  négation  toujours  plus  radicale  du  règne 
de  Jésus-Christ,  mais  par-dessus  tout  de  son  règne  social, 
de   son  droit  à  inspirer  les  institutions  et  les  lois.  De 
Tautre,  c'est  le  surnaturel,  c'est  le  même  droit  de  Jésus- 
Christ  revendiqué  par  une  affirmation  incessante,  variée 
à  l'infini  dans  ses   formes  comme  les  rébellions  qu'elle 
combat,  toujours  une  dans  son  fond  comme  la  vérité  qu'elle 
proclame.  Qu'ont  fait  les  hommes  depuis  un  quaii  de  siè- 
cle? Qu'ont  fait  les  hommes  d'État?  et  tout  le  monde 
Test  un  peu  en  ce  temps  de  souveraineté  populaire.  Os  ont 
dit,  écrit,  mis  en  acte  le  mot  des  révoltés  do  l'Evangile  : 
«  Nous  ne  voulons  pas  que  Celui-ci  règne  sur  nous  *3).  Et 
s'il  £Eillait  une  épigraphe  aux  œuvres  de  Mgr  l'évêque  de 
Poitiers,  quelle  autre  choisir  que  le  cri  passionné  de  saint 
Paul  :  «  H  faut  qu'il  règne*  i»?  Tout  y  est  plein  dé  cette 
pensée.   Elle  préoccupe  dès  1844  le  jeune  et  brillant  pa- 
négyriste de  Jeanne  d'Arc  ^.  Elle  inspire,  en  1848,  le 
grand  vicaire  de  Chartres  appelé,  chose  piquante,  à  bénir 
un  arbre  de  la  liberté*.  L'évêque  lui  devra  ses  plus  fiers 
accents.  J'oserais  presque  dire  qu'il  lui  devra  tout  ;  car 


1.  NolmnuS  hune  regnare  snper  nos.  Luc,  xix,  14. 

2.  Oporiet  antem  illum  regnare.  I  Cor,,  xv,  26. 

3.  Œuvres  de  Mgr  de  Poitiers,  t.  I,  p.  3.  —  4.  T.  I,  p.  85. 


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_  266  - 

dans  son  enseignement  répanda  selon  le  jonr  et  le  besoin, 
sans  intention  d'unité  ni  de  méthode,  prédication  solen- 
nelle, homélies  familières,  entretiens  avec  le  clergé,  polé- 
mique avec  les  ministres,  la  pensée  da  règne  social  de 
Jésus-Christ  reparait  toujours.  Là  même  où  elle  n'est  pas 
directement  en  vue,  on  la  sent  qui  circule  pour  ainsi  dire 
à  fleur  des  choses,  comme  un  feu  latent  qui  donne  à  tout 
chaleur  et  vie.  Ainsi  l'œuvre  devient  une,  et  en  jetant  sa 
parole  à  tout  vent  comme  une  semence,  le  maître  a  fait 
un  livre  sans  y  prétendre  et  sans  le  savoir. 

Il  y  a  plus.  La  grande  pensée  a  été  si  puissante,  elle  a  si 
complètement  absorbé  tout  le  reste,  qu'elle  a  pu  se  con- 
server durant  vingt-cinq  ans,  libre  de  toute  hésitation,  pure 
de  tout  alliage,  toujours  sûre  d'elle-même  dans  ses  appli- 
cations multiples,  sans  avoir  jamais  besoin  de  se  repren- 
dre et  de  se  redresser.  Voilà  l'unité  glorieuse  entre  toutes, 
unité  d'une  intelligence  et  d'un  vouloir  qui  marchent  à 
leur  but  suivant  une  ligne  inflexible.  Qui  n'y  prétend? 
Mais  combien  peu  y  atteignent?  Certes  il  y  a  grand  hon- 
neur à  écrire  humblement  et  fermement  le  livre  de  ses 
rétractations.  Mais  comme  tout  cède  au  privilège  de  l'in- 
nocence persévérante,  ainsi  doit-on  reconnaître  dans 
l'inviolable  intégrité  de  la  doctrine,  dirai-je  un  mérite 
hors  de  pair?  dirai-je  une  grâce  de  choix?  L'un  et  l'autre 
sont  vrais,  je  pense. 

Il  y  faut  en  effet  bien  des  choses.  Sénèque,  un  païen, 
avait  déjà  noté  la  condition  indispensable,  le  sacrifice  de 
la  pensée  propre  toujours  changeante  à  la  vérité  qui  ne 
change  pas.  Si  via  eadem  semper  velUj  vera  oportet  velis^. 

1.  Séiîôqne,  Lettre  xcv  à  Luciliu». 


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-  267  - 

C^est  le  devoir  élémentaire  du  chrétien  ;  oombien  plus,  de 
l'évêqne  !  «  Qn'il  aime  la  vérité,  lui  dit  l'Église  en  le  sa- 
crant, et  qu'il  ne  l'abandonne  jamais,  vaincu  par  la  flat- 
terie on  par  la  crainte  '.  ]»  Or  le  chrétien,  Tévêque,  sait 
où  la  trouver  à  coup  sûr.  Elle  est  dans  TÉcriture  sainte, 
dans  la  tradition,  dans  l'enseignement  rigoureux  ou  dans 
la  simple  direction  de  l'Eglise  ;  car  ici  le  maître,  le  doc- 
teur, n'est  poiiît  exempt  du  besoin  d'apprendre  ni  de 
Tobligation  d'être  docile  *.  Ecoutez  plutôt  ses  promesses. 

«Voulez-vous  accommoder,  assujettir  votre  intelligence, 
votre  raison,  aux  maximes  de  la  sainte  Écriture,  aux  en- 
seignements du  Verbe  divin  ?  Juge  de  la  foi  et  interprète 
de  la  parole  révélée,  voulez-vous  identifier  votre  esprit 
avec  le  dépôt  de  la  révélation,  n'être  plus  l'homme  de 
votre  sens  prive,  mais  contracter  avec  les  livres  saints  une 
relation  nouvelle,  une  alliance  étemelle?  —  J'ai  répondu  : 
Je  le  veux.  :» 

«  Voulez-vous  obéir  à  la  tradition  catholique,  aux 
décrets  du  saint>-siége,  à  l'autorité  de  Pierre  et  de  ses 
successeurs?  Législateur  du  peuple,  voulez-vous  ne  point 
gouverner  d'après  vos  idées,  mais  d'après  les  lois  ?  Voulez- 
vous  vous  familiariser  avec  l'enseignement  de  tous  les 
siècles  chrétiens,  témoigner  foi,  soumission  et  obéissance 
en  toutes  choses  envers  le  vicaire  de  Jésus-Christ?  —  J'ai 
répondu  :  Je  le  veux  ^.  » 

Voilà  bien  le  secret  de  l'invariable  unité  dans  la  doc- 
trine :  le  sens  propre  captivé  sous  l'obéissance  du  Verbe 
divin  et  de  l'infaillible  magistère  de  l'Eglise  ;  la  personna- 
lité disparae,  absorbée  dans  la  fonction,  l'homme  effacé 


1.  Œnvres  de  Mgr  de  Poitiers,  t.  II,  p.  696.  —  i),  f.  VI ,  p.  473.  — . 
3-  T.  I,  p.  124. 


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-  268  - 

par  le  iniaistrede  Jésus-Christ,  d  Qui  êies-Tons?  ]»  se  de- 
mandait, an  joar  même  de  son  intronisation,  le  nonvean 
snccesseur  de  saint  Hilaire  :  et  il  répondait  par  les  fières 
paroles  de  son  modèle  :  Episeopus  ego  sum  :  <i  Je  suis  évê- 
qoe.  Ce  mot  contient  tout;  ce  mot  dit  toutes.  Le  pro- 
gramme n'a  point  menti.  Parcourez  l'œuvre  doctrinale  de 
ces  vingt-cinq  années  :  vous  y  trouverez  un  évêque,  disons 
mieux,  vous  v  trouverez  l'évêque,  et,  Dieu  soit  loué  ! 
vous  n'y  trouverez  pas  autre  chose. 

Mais»  à  tout  prendre,  l'abnégation  du  sens  propre,  l'ef- 
facement de  la  personnalité  n'écartent  que  la  déviation 
volontaire.  La  méprise  innocente  reste  encore  possible. 
Parmi  les  applications  et  complications  sans  nombre  où 
sont  engagés  les  principes,  l'esprit  le  moins  personnel  et 
le  plus  docile  peut  encore  prendre  le  change,  biaiser,  gau- 
chir. Qui  lui  donnera  l'exquise  sagacité,  le  coup  d'œîl  sûr, 
le  sens  délicat,  le  pressentiment  infaillible  ?  Dans  la  corres- 
pondance de  ses  dernières  années,  le  comte  de  Mai^tre, 
n  ce  voyant  d'Israël  qu'aucun  de  nos  contemporains  n'a 
dépassé  ni  atteint  ^  y> ,  répétait  souvent,  avec  une  inten- 
tion légèrement  détournée,  le  mot  de  saint  Paul  :  Ubi 
sapiens?  vM  scribaf  ubi  conquisitor  hujus  sœculif  Où  est 
le  sage  ?  où  est  l'écrivain  expert  ?  où  est  l'exact  appréda- 
,  teur  de  ce  siècle?  >  Pour  nos  contemporains,  les  œuvres 
de  Mgr  l'évêque  de  Poitiers  ne  laissent  point  place  à  une 
question  semblable.  Tout  le  siècle  est  bien  là,  compris, 
analysé,  deviné.  L'Église  y  est  aussi,  toujours  suivie,  de- 
vancée quelquefois.  Mais  que  l'on  ne  se  trompe  point  sur 
le  mot.  A  Dieu  ne  plaise  que  nous  prétendions  glorifier 
le  prélat  d'avoir,  à  certains  moments,    conduit  l'Eglise 


1.  T.  T,  p.  130.  —  2.  T.  V,  p.  2G7   —  3.  I  Cor.,  I, 


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et  régenté  le  Saint-Esprit  I  En  présence  de  l'infaillible 
irérité,  oes  attitudes  de  précnrsenr  et  d'inspiratenr  ne  con- 
yiennent  à  personne,  et  l'évêque  de  Poitiers  j  répugnerait 
pins  que  tout  autre.  Mais  voici  qui  restera  vrai.  Juge 
particulier  de  la  foi,  il  n'a  dû  réformer  aucun  de  ses 
jugements.  Quelques-uns  des  plus  solennels  ont  même  eu 
cette  glorieuse  fortune  d'être  adoptés  et  sanctionnés  pres- 
que en  propres  termes  par  l'autorité  décisive  et  irréfor- 
mable.  Nous  ne  disons  pas  autre  chose.  Encore  écar- 
terons-nous, si  l'on  veut ,  l'idée  de  gloire.  Il  semble  du 
reste  qa'à  ces  hauteurs  rien  d'humain  ne  doive  plus  trou- 
ver accès.  Mgr  l'évêque  de  Poitiers  a  dit  à  propos  d'un 
éloquent  religieux  :  <l  Ce  n'est  qu'avec  le  secours  très- 
particulier  d'en  haut  qu'on  peut  tant  dépenser  sans 
s  appauvrir^]».  A  plus  forte  raison  fauiril  un  secours  de  pre- 
mier ordre  pour  livrer  pendant  vingt-cinq  ans  sa  pensée 
à  toutf)  occasion  qui  la  réclame,  sans  dévier  jamais  de  la 
vérité  la  plus  sévère  et  de  l'opportunité  la  plus  exquise. 
Que  l'admiration  s'absorbe  donc  dans  la  reconnaissance, 
et  que  toute  gloire  soit  à  Dieu  I 

La  guerre  doctrinale  si  vigoureusement  menée  dans  ces 
huit  volumes  contre  le  naturalisme  contemporain  présente 
trois  phases  assez  bien  distinguées  par  la  diversité  des  épo- 
ques. De  1849  à  1860,  le  principal  ennemi  sera  le  natu- 
ralisme rationaliste,  éclectique,  soi-disant  respectueux  et 
modéré,  mais  conduisant  nécessairement  dans  l'ordre  des 
doctrines  au  naturalisme  radical  et  athée,  mais  d'ailleurs 
base  logique  du  naturalisme  social.  —  De  1860  à  1870, 
rintérêt  suprême  est  à  Rome.  H-  faut  disputer  au  natu- 
ralisme militant  et  envahisseur,  à  la  révolution,  le  dernier 

1.  (Eavres  de  Mgr  d«  Poitiers,  t.  YIU,  p.  426. 


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-  270  — 

asile  de  k  politique  chrétienne,  du  règne  social  de  TÉvanJ 
gile.— Puis  viennent  nos  désastres.  Que  faire  alors,  sinon 
rappeler  sans  relâche  à  qui  Toublie  qu'un  peuple  ne  se 
relève  pas  sans  Dieu,  mais  qu'en  particulier  la  nation  très- 
chrétienne  ne  se  reconstituera  jamais  sans  Jésus-Christ  ? 

Or,  dans  ces  deux  dernières  phases  de  la  lutte,  les  dif- 
ficultés ne  seront  pas  seulement  au  dehors.  Il  y  aura  au  de- 
dans les  timides,  les  effrayés,  les  illogiques,  les  rêveurs  de 
conciliation,  faibles  et  complaisants  devant  l'opinion  natu- 
raliste, défiants  et  superbes  devant  leurs  guides  et  leurs 
frères  ;  quelques-uns  généreux  mais  sans  discipline,  tous 
plus  gênants,  plus  redoutés  de  leurs  chefs  que  les  adver- 
saires eux-mêmes  *.  H  faudra  rallier  les  siens,  tout  en  re- 
poussant l'ennemi. 

Suivons  rapidement  sur  tous  ces  champs  de  bataille  le 
chevalier  du  Christ-Roi. 


Ce  fut  une  époque  pleine  d'intérêt  et  de  vie,  que  celle 
où  Fie  IX  exilé  instituait  évêque  de  Poitiers  le  prêtre 
bien  jeune  encore  dont  l'Eglise  de  Chartres  était  fière. 
Que  de  menaces,  mais  que  de  promesses  I  Le  pape  était 
à  Qaëte;  mais  la  France  tenait  encore  l'épée  de  Charle- 
magne.  L'Église  d'ailleurs  avait  rompu  quelques  mailles 
du  réseau  de  tyrannies  savamment  ourdi  par  la  main  des 
légistes.  Les  provinces  ecclésiastiques  revoyaient  leurs 
conciles.  On  pressentait  une  victoire  des  droits  de  l'ensei- 


1.  DiscooTS  de  Fie  IX  à  la  députation  française  présente  à  Borne 
pour  le  YÎngt-cinqoième  anniTersaixe  de  son  élection,  18  juin  1671. 


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—  271  — 

gnement  catiioliqne  sur  le  monopole  de  TÉtai.  Bespectée 
oa  négligée  tout  d'abord  par  le  nouveau  régime,  la  reli- 
gion avait  paru  bientôt  Tunique  rempart  de  Tordre.  Une 
l'ois  de  plus,  la  crainte  acheminait  les  esprits  à  la  sagesse. 
Pour  les  ouvriers  de  Dieu,  Theure  était  belle  ;  la  moisson 
paraissait  blanchir. 

C'est  alors  que  le  nouvel  évêque  arrivait  avec  une  grave 
émotion  dans  son  diocèse,  dans  sa  terre  encore  inconnue  ', 
dans  cettQ  vieille  ville  de  Poitiers, <r  capitale  religieuse  d'un 
pays  granitique  ^  2> ,  dans  cette  cathédrale  d'apparence 
aastère^  mais  de  proportions  grandioses  et  harmonieuses, 
représentation  vive  et  naturelle  d'une  province  où  de  vraies 
ncfaesses  en  tout  genre  s'enveloppent  volontiers  sous  de 
modestes  dehors  '.  Un  éloquent  manifeste  l'y  avait  pré- 
cédé*. Déjà  l'on  pouvait  savoir  que  le  nouveau  venu  esti- 
mait l'apostasie  sociale  comme  le  signe  propre  de  Tante- 
christ,  et  qu'il  semit,  quant  à  lui,  Thomme  de  Dieu, 
l'homme  du  parti  de  Dieu  s.  On  avait  pu  remarquer  cette 
énergique  parole  :  c  Le  règne  des  expédients  est  fini  ;  il  faut 
nne  celui  des  principes  commence».  Était-ce  un  écho  de 
cette  autre  phrase  célèbre  :  a:  H  est  temps  que  les  bons  se  ras- 
surent et  que  les  méchants  tremblent^  d  ?  En  tous  cas,  le 
programme  de  Tévêque  disait  plus  que  celui  du  politique  ; 
et  lui,  du  moins,  devait  être  fidèlement  rempli. 

't  Si  le  prêtre  ne  transforme  pas  la  société,  écrivait  en- 
core à  son  peuple  le  nouveau  successeur  de  saint  Hilaire, 
il  faut  désespérer  de  Tavenir '.  »  Mais  le  prôtre  ne  trans- 


1.  Œuvresde  Mgr  de  Poitiera,  t.  IV ,  p.  218.  —  2.  T.  VII,  p.  411. 
-3.  T.  IV,  p.  470.  —  4.  T.  I,  p.  96.  —  6.  Cf.  T.  VIII,  p.  260. 

f>.  Proclamation  de  Louis-Napoléon,  président  de  la  Bépubliqne, 
:3  mai  1849. 

'.  ŒaTies  de  Mgr  de  Poitiera,  t.  I,  p.  116. 


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—  tn  — 

forme  la  société  qu'en  gagnant  les  indivîdos  à  la  foi  vraie, 
entière;  pratique.  C'était  la  grande  tftche  du  momenL  Trop 
de  conservateurs  appelaient  la  religion  à  leur  défense* 
qui  n'en  voulaient  point  pour  leur  usage.  Tout  d'abord 
l'évêque  alla  droit  à  eux.  Il  leur  dénonçait  leur  propre 
inconséquence,  il  les  pressait  avec  une  vigueur  de  logique 
et  une  ardeur  d'apostolat  qui  sont  le  caractère  propre  et 
l'honneur  spécial  de  ses  débuts.  Aussi  rencontrez-vous 
dans  les  discours  de  l'époque  nombre  de  mots  qui  brillent 
et  frappent  comme  l'épée.  a:  Il  ne  s'agit  plus  d'être  honora- 
bles ;  il  s'agit  d'être  vraiment  et  profondément  religieux  *.> 
— «Parlez  d'ordre  tant  qu'il  vous  plaira.  Aussi  longtemps 
que  vous  violerez  publiquement  la  loi  de  Dieu  et  de  son 
Église,  vous  resterez^  anarchistes  au  premier  chef  ^  > 
Ailleurs  c'est  une  soiie  d'ultimatum  prophétique.  «  Sachez- 
le  donc  bien,  hommes  d'ordre  et  de  conservation  :  si  le 
désordre  finit  par  triompher  en  France,  s'il  vient  un  jour 
de  complète  ruine,  vous  serez  responsables  au  tribunal  de 
l'histoire  d'avoir  opté  pour  tous  ces  malheurs  plutôt  quel 
de  revenir  à  la  pratique  d'une  religion  qu'avaient  prati- 
quée vos  pères  depuis  plus  de  quatorze  siècles.  Le  salut 

^TAIT  POSSIBLE  ;    VOUS   n'âUBEZ  PAS  VOULU    l'ACHETKB  A 

Cfl  PBix.  Que  ces  paroles  soient  écrites  pour  la  généra- 
tion à  venir'.»  Après  vingt-cinq  ans,  la  génération  nou- 
velle est  venue  :  qu'elle  en  soit  juge.  Aussi  bien  Férêque 
l'annonçait  dès  lors  :  les  positions  intermédiaires  et  illogi- 
ques seraient  de  plus  en  plus  intenables.  Les  fils  do  cette 
bourgeoisie  orgueilleuse  et  inconséquente  ne  ressemble- 
raient pas  à  leurs  pères;  ils  seraient  pires  ou  meilleurs, 


L  T.  I,  p.  818.  —  2.  T.  1,  p.  466.  —  3.  T.  I,  p.  168. 


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-  273  - 

plas  firanchement  révolationnaires  oa  plus  franchement 
chrétiens  *.  L'ëvèqne  s'esWl  trompé? 

Dieu  bénit  les  premiers  efforts  de  son  zèle,  et  les  deux 
jubilés  successifs  de  1851  et  de  1852  forent  marqués  par 
de  consolants  retours.  Cependant  la  situation  n'était  déjà 
plus  la  même.  Le  coup  d'État  du  2  décembre  1851  avait 
comprimé  le  socialisme.  Chez  un  bon  nombre  les  velléités 
religieuses  s'en  allaient  avec  la  crainte  évanouie.  Les  in- 
térêts rassurés  inclinaienf,  suivant  leur  pente  naturelle, 
au  sensualisme  égoïste.  H  fallait  prévoir  que  la  parole  épis- 
co[ale  allait  éveiller,  comme  jadis,  les  susceptibilités  et  les 
défiances  '.  L'opinion  redevenait  ombrageuse  ;  le  pouvoir 
se  faisait  hautain  ;  il  était  clair  qu'à  certains  yeux  la  re- 
ligion ne  devait  être  quVn  instrument  de  règne  ou  de 
sécurité  matérielle  '.  On  se  rendormait  dans  cet  ordre  tout 
extérieur,  dans  cette  fausse  paix,  si  foneste  depuis  quarante 
ans  à  l'âme  de  la  France  *.  Pour  tout  dire,  le  naturalisme, 
un  moment  déconcerté,  commençait  à  se  reconnaître.  Le 
rationalisme  éclectique,  ce  père  légitime  de  toutes  les  théo- 
ries antisociales  vaincues  hier  dans  les  faits,  se  croyait 
quitte  pour  renier  son  lignage,  et  ambitionnait  un  regain 
de  popularité.  Mal  rajeuni  sous  des  formules  à  peine 
atténuées,  il  recommençait  contre  la  religion  positive,  con- 
tre le  surnaturel,  contre  le  christianisme,  sa  guerre  dé- 
loyale, sournoise,  élégamment  hypocrite.  Les  corps  savants 
ne  lui  ménageaient  pas  leurs  sourires  ^.  L'académie  fran- 
çaise couronnait  ex  cequo  la  Connaissance  de  Dieu,  par  le 
P.  Gratry,  et  le  Devoir,  par  M  Jules  Simon,  ce  livre  de 
morale  naturaliste,  ce  code  des  vertus  €  dont  l'enfer  est 

1.  T.  I,  p.  427.  ~  2.  T.  I,  p.  460.  674.  —  8.  T.  I,  p.  607.  —  4.  T.  H . 
p.  167.  —  6.  T.  II,  p.  158. 

T.    VMI.  48 


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-  874  - 

plein  ^  ^.  An  reste,  une  trop  nombreuse  fraction  des  clasâes 
dirigeantes  n'en  revenait-elle  pas  à  ce  déplorable  sjstème 
de  bascnle,  toujours  insultant  pour  le  vrai,  toujours  pro- 
fitable au  faux,  quoi  qu'on  en  dise,  à  ce  libéralisme  doc- 
trinal qui  n'est  que  scepticisme  au  fond  et  impuissance 
comme  résultat?  Pauvre  société,  enveloppée  dans  ses  vo- 
lontaires contradictions,  €  la  plume  en  main  pour  ensei- 
gner toujours  les  mêmes  principes,  l'arme  au  bras  pour 
en  exterminer  les  conséquences;  descendant  volontiers 
le  soir  dans  la  rue  pour  fusiller  les  actes  provoqués  par  les 
doctrines  et  les  exemples  du  matin  *  »  I  Qui  l'éclairerait, 
sinon  lesévêques?  Et  comment  Téclairer,  sinon  en  affirmant 
à  tout  propos  le  surnaturel,  la  seule  religion  vraie,  précise, 
orthodoxe,  rigoureuse  ;  mais  aussi  en  combattant  l'orguei] 
humanitaire  qui  la  repoussait,  en  démasquant  le  philoso- 
phisme hypocrite,  -—  oui,  bien  réellement  hypocrite,  — 
qui  la  ruinait  de  fond  en  comble  avec  l'inconcevable  pré- 
tention de  n*y  toucher  pasi 

Pour  sa  part  l'évêque  de  Poitiers  entreprend  vaillam- 
ment cette  double  tâche.  L'affirmation  du  surnaturel  de- 
vient sa  préoccupation  constante.  Ici,  que  d'autres  admirent, 
s'il  leur  plaît,  la  variété  des  formes  et  la  souplesse  du  ta- 
lent. Ce  qui  nous  frappe,  nous,  plus  que  tout  le  reste,  c'est 
la  puissance  d'une  grande  pensée,  c'est  l'inépuisable  fé- 
condité de  la  vérité  divine,  c'est  le  sens  délicat  et  ferme 
des  besoins  du  temps,  c'est  l'opportunité,  cette  opportu- 
nité supérieure  et  providentielle,  si  importune  d'ordinaire 
au  sens  humain,  et  jamais  si  bien  prouvée  que  par  les  cla- 

1.  On  se  rappelle  qn'à  propoB  de  ce  mot,  des  catholiques  crurent  de- 
voir adresser  à  Mgr  l'évêque  de  Poitiers  une  leçon  de  tolérance.  On  eut 
bientôt  la  leçon  de  catéchisme  en  réponse.  Cf.  t  II,  p.  377. 

2.  T.  II,  p.  170. 


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—  878  - 

metirB  qui  1»  nient.  Tont  ramène  la  pensée  du  prélat  an 
point  capital  de  la  latte,  an  r^gne  snmatnrel  de  Dien  fax 
Jésng^Christ  snr  l'hamanité  réparée.  Qne  la  définition 
dogmatique  de  Tlmmacalée  Conception  soit  nn  triomphe 
pour  la  piété,  nn  gage  de  bénédictions  spéciales,  il  le  dira 
dans  nn  magnifique  langage.  Mais  il  n'onbliera  pas  d'y  mon- 
trer la  solennelle  affirmation  de  la  déchéance  originelle, 
de  ce  dogme  si  naturellement  hostile  an  naturalisme  ^ 
Chaque  saint  dont  l'Église  rajeunit  ou  inaugure  le  culte 
apporte  à  notre  temps  une  pareille  leçon.  Theudosie  est 
la  femme  chrétienne  qui  a  seule  raison  parce  qu'elle  garde 
seule  ridée  du  surnaturel  efiacée  du  cœur  de  l'homme  K 
Les  humbles  vertus  de  Germaine  Cousin  sont  ^  le  triom- 
phe de  la  vraie  sagesse  et  de  la  vraie  science  étudiées  au 
pied  du  crucifix  ]>,  tout  comme  nos  crimes  et  nos  mal- 
heurs trop  vite  oubliés  sont  le  fruit  naturel  de  la  fausse 
science  et  de  la  fausse  philosophie  ^.  Et  que  sera  Benoit 
Labre,  siiion  le  vivant  défi  de  la  dignité  surnaturelle  à 
l'orgueil  naturaliste  ^?  Benonçons  à  choisir  des  exemples. 
L'affirmation  du  surnaturel  éclate  à  chaque  page  de  l'œu- 
vre épiscopale.  Avec  un  don  merveilleux  d'appropriation 
et  d'à-propos,  le  maître  la  ramène  sans  efibrt  comme  sans 
relâche  ;  disons  mieux  :  elle  jaillit  spontanément  de  chaque 
sujet.  Après  tout,  est-ce  donc  merveille?  Le  surnaturel  est 
au  fond  de  tontes  choses  ;  il  est  le  dernier  mot  de  l'homme 
et  du  monde.  Bien  aveugle  qui  le  nie,  bien  distrait  qui  n'y 
prend  garde,  mais  heureux  qui  sait  le  voir  avec  cette  pro- 
fondeur et  le  montrer  dans  cette  lumière  I 

L'autre  tâche  est  plus  ingrate,  celle  de  démasquer  l'er- 
reur. En  parlant  ainsi,  nous  étonnerons  peut-être  quel- 

l.  T.  II,  p.  223.- 2.  T.  II.  p.  9.- 3.  T.  Il,p.ll7.  — 4.T.  III,p.663. 


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-  27«  — 

qiies  esprits.  H  est  assez  de  mode  de  supposer  dans  le  po- 
lémiste catholique  on  goût  de  latte^  une  fongoe  native, 
an  irrésistible  besoin  de  batailler.  Vraiment  o'est  oublier 
trop  de  choses.  Si  par  vocation  le  catholique  est  conqué- 
rant, par  situation  il  n'est  point  agressif.  B  possède,  il 
défend  ;  l'ajbtaque  seule  peut  le  troubler  dans  la  jouissance 
pacifique  d'une  vérité  qui  est  pour  lui  hors  de  doute.  Il  le 
sent  trop  d'ailleurs  :  cette  vérité  perd  toujours  aux  con- 
flits de  paroles  quelque  chose  de  sa  majesté  propre,  comme 
une  reine  obligée  de  se  commettre  avec  ses  suivantes 
révoltées.  Qui  a  mieux  dit  que  le  grand  polémiste  catho- 
lique de  notre  époque  la  supériorité  de  l'exposition  sur  la 
discussion*?  Encore  faut-il  noter  que  cette  escrime  aven- 
tureuse doit  agréer  à  l'évèque  beaucoup  moins  qu'au  jour- 
naliste. Chef  du  peuple  et  juge  de  la  foi,  sa  place  nor- 
male' et  préférée  est  sur  les  hauteurs  d'où  il  dirige  et 
commande,  non  dans  la  plaine  et  parmi  les  poussières  de 
la  mêlée  Osods  tout  dire.  Les  adversaires  qui  le  provo- 
quent savent-ils  ce  qu'il  lui  en  coûte  pour  descendre  jus- 
qu'à eux  de  ces  hauteurs  sereines,  où  il  a  commeixse  avec 
les  Pères,  ses  devanciers  illustres,  et  avec  les  écrivains 
sacrés  des  deux  alliances,  c'est^-à-dire  avec  les  plus  hauts 
génies  et  avec  l'Esprit  même  de  Dieu?  Pour  qui  a  fait  de 
l'Écriture  sainte  l'aliment  continuel  de  son  intelligence  ; 
pour  qui,  si  je  puis  parler  de  la  sorte,  marche  et  se  meut 
parmi  les  Pères  de  l'Église  familièrement  et  comme  un 
d'entre  eux,  croirons-nous  qu'il  y  ait  un  plaisir,  même  le 
plus  médiocre,  à  feuilleter,  pour  les  combattre,  les  jour- 
naux, les  revues,  les  brochures,  les  minces  livres  de  la  li- 

1.  Loais  Veaillot,  Vie  de  A,-S.  J-C,  introdaction. 


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-  277  - 

bre  pensée  ?  Ceux  qui  les  écrivent  appréoieront  mal  peut* 
être  la  force  de  cette  considération.  Du  moins  compren- 
dront-ils qu'un  évèque  n'expose  pas  sans  raisons  sopé- 
rienres  et  sa  tranquillité  personnelle  et  €  cette  renommée 
de  tolérance,  de  conciliation,  cette  réputation  d'esprit  pra- 
tique et  expérimenté,  que  les  maîtres  de  l'opinion,  les  ora- 
cles du  goût  et  des  convenances,  les  princes  de  la  science 
et  de  la  politique  ne  refuseraient  peut-être  pas  de  lui 
feire*  1. 

Malgré  tout,  il  j  renonce  quelquefois  *.  Des  moments 
viennent  où  «  un  silence  plus  long  de  la  part  des  pasteurs 
Bnirait  par  autoriser  dans  l'esprit  des  peuples  ces  doctri- 
nes perfides,  qui  font  des  ténèbres  )a  lumière  et  de  la  lu- 
mière les  ténèbres ,  et  dont  les  sophismes  vont  séduisant 
oe  trop  grand  nombre  d'intelligences  flottantes  et  incer- 
taines qui  tournent  à  tout  vent  de  doctrines  ^  » 

On  en  était  bien  là  en  juillet  1855,  lorsque  Mgr  l'évê- 
qoe  de  Poitiers  porta  son  premier  grand  coup  au  natu- 
ralisme rationaliste  dans  la  première  de  ses  trois  Instnto- 
^9  nynodaUê  mr  les  principales  erreurs  du  temps  présent. 

Un  mot  d'explication  è:  propos  de  ce  titre.  L'homme  du 
monde  n'est  peut-être  pas  obligé  de  savoir  que,  chaque  an- 
née, l'évèque  s'entoure  du  plus  grand  nombre  possible  de 
ses  prêtres,  et  tient  avec  eux ,  après  les  exercices  de  la 
retraite,  son  synode  ou  assemblée.  Là  se  promulguent  cer- 
tains actes  plus  solennels  de  l'autorité  épiscopale  ou  ponti- 
ficale. Là  chacun  peut  apporter  ses  difficultés  et  ses  doutes 
sur  les  matières  de  discipline  pratique.  Ce  sont  les  états 
dn  diocèse,  états  pacifiques,  mais  où  règne,  avec  le  respect 


1.  Œuvres  de  Kgr  de  Poitien,  t.  n,  p.  842.  —  2.  T.  IV ,  p.  5S9.  - 
3.  T.  II,  p.  342.  ^ 


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—  278  - 

profond  de  la  hiérarchie  y  une  très-réelle  et  très4arge  li- 
berté. Prescrite  par  le  concile  de  Trente^  longtemps  inter- 
rompue par  le  malheur  des  temps,  la  pratique  des  synodes 
refleurissait  en  France  depuis  1850,  avec  celle  des  conciles 
provinciaux.  Frappante  coïncidence  I  A  l'heure  même  où 
le  pays,  fatigué  de  parlementarisme,  se  rejetait  de  guerre 
lasse  dans  les  bras  du  gouvernement  personnel ,  l'Eglise 
revenait  avec  bonheur  à  ses  traditions  délibérativea  :  tant 
il  est  vrai  qu'elle  seule  possède  le  sens,  le  goût  et  le  secret 
pratique  de  toutes  les  libertés  mesurées  et  légitimes  ^ 
Pourquoi  faut-il  que  le  temps  nous  manque  ici  pour  une 
étude  souverainement  intéressante,  celle  des  relations  de 
l'évoque  avec  son  clergé?  Nous  en  prendrions  l'idée  dans 
les  entretiens  synodaux,  dans  les  homélies  fidèlement  re- 
nouvelées à  chaque  anniversaire  de  la  consécration  épis- 
copale.  Tout  s'y  rencontre  :  épanchements  douloureux, 
encouragements  paternels,  corrections  charitables  mais 
loyales.  C'est  encore  Tinstruction  avec  son  ampleur,  c'est 
le  jugement  avec  sa  fermeté  ;  c'est  la  causerie  avec  son 
abandon,  c'est  l'élan  du  cœur  avec  tout  ce  qu'il  peut  don- 
ner parfois  de  grâce  et  même  de  poésie.  Et  quelles  leçons 
de  prudence  en  même  temps  que  de  zèlel  Hauts  et  diffi- 
ciles problèmes  de  conduite  ,  détails  familiers  de  tenue , 
voire  même  de  costume  ecclésiastique,  tout  se  trouve  tou- 
ché d'une  main  aussi  délicate  que  sûre.  Qu'il  s'agisse  d'un 
changement  de  régime  politique  •,  d'une  loi  d'enseigne- 
ment ^,  d'une  question  de  pédagogie  *,  la  ligne  du  devoir 
chrétien  et  sacerdotal  est  tracée  avec  une  prudence  et  une 
fermeté  lumineuses  quelquefois  jusqu'à  la  divination.  Nous 


1.  Œuvres  de  Mgr  de  Poitiers,  t.  I,  p.  6««.  —  2.  T.  I,   p.  303.  — 
3.  T.  I,  p.  362.  —  4.  T.  II.  p.  324. 


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—  Î79  — 

sayons,  quant  à  noos^  des  hommes  da  monde  qui  marche- 
xaiest  d'ëtonnements  en  éionnements^  s'ils  roulaient  bi^i 
prendre  leur  part-  de  ces  confidences  et  de  ces  directions 
épisGopales.  N'en  doutons  pas  du  reste  :  moins  remarquées 
peat-étre  de  la  masse  des  lecteurs  contemporains,  elles  re* 
ceyront  du  temps  une  valeur  toujours  croissante.  L'histoire 
7  viendra  preiidre  sur  le  vif  l'exacte  physionomie  du 
clergé  français,  et  tout  ensemble  les  traits  immuables  du 
goayernement  honnête,  doux  et  fort  de  l'Église.  Oui,  voilà 
bien  l'Église,  voilà  bien  le  clergé  tel  qu'il  est,  mais  com- 
bien différent  des  préjugés  qui  ont  cours!  Par-dessus  tout, 
voilà  l'évêque;  le  voilà  mieux  nâanifesté  et,  pour  ainsi  dire, 
plus  complet  que  dans  les  parties  moins  intimes  et  plus 
retentissantes  de  son  ministère  :  gardien  très-instruit  et 
très-jaloux  de.  1&  législation  ecclésiastique  et  du  trésor  des 
traditions  locales  ;  connaissant  les  prérogatives  de  son  or^ 
dre  et  les  soutenant  avec  une  fidélité  généreuse  ;  aussi 
incapable  d'abdiquer  par  je  ne  sais  quelle  complaisance 
que  dévoué  de  cœur  et  d'âme  à  la  monarchie  spirituelle 
du  vicaire  de  Jésus-Christ  ;  mêlé,  comme  l'Église  même, 
anx  choses  humaines  dont  on  s'efforce  en  vain  de  la 
séparer,  mais  n'y  entrant  qu'avec  elle  et  pour  elle ,  sans 
goût  d'ingérence  indiscrète  comme  sans  mollesse  devant 
les  appels  du  devoir  ;  enseignant  de  plein  droit  au  nom 
de  son  autorité  propre,  mais  heureux  surtout  de  prêter  sa 
voix  aux  enseignements  du  pasteur  suprême  et  de  les  faire 
passer  au  peuple  par  Tentremise  des  pasteurs  secondaires. 
En  sorte  que,  dans  ces  communications  sjnodales,  on  suit 
des  yeux  la  marche  normale  de  la  doctrine  descendant 
du  chef  aux  membres  ;  on  touche  de  la  main,  pour  ainsi 
dire,  toute  la  chaîne  delà  hiérarchie  enseignante. 


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-280  - 

Et  de  fait,  la  première  Imtruetion  sur  les  prineipales 
erreurs  du  temps  présent  suit  et  commente  rallocation 
pontificale  du  9  décembre  1854.  Le  pape  avait  dénoncé 
les  attentats  du  Pién^ont  contre  la  propriété  ecclésias- 
tique ;  l'évèque  met  en  lumière  la  folie  des  prétendus 
conservateurs  qui  encouragent  ces  spoliations  sacrilèges, 
sans  voir  qu'elles  ruinent  le  principe  même  de  la  pro- 
priété. Le  pape  avait  réprouvé  Torgueilde  la  philo- 
sophie jalouse  d'égaler  la  religion,  et  se  targuant  de 
suffire  j  elle  aussi ,  an  bonheur  de  Thomme  ;  Tévêque 
la  poursuit  et  la  démasque  sur  le  terrain  de  la  théorie 
et  de  la  pratique.  En  théorie ,  c'est  le  vieil  éclectisme 
essayant  de  faire  peau  neuve,  et  préparant,  entre  deux 
exhumations  galantes,  des  rééditions  philosophiques  un 
peu  plus  hypocrites  peut-être,  à  coup  sûr  aussi  radicale- 
ment hostiles.  Adversaire  déloyal  1  II  jure  qu'il  respecte  le 
surnaturel,  qu'il  n'y  touche  pas,  qu'il  se  renferme  dans 
un  tout  autre  domaine,  celui  de  la  philosophie  :  comme  si 
cette  prétention  même  n'était  point  une  négation  catégo- 
rique. Le  surnaturel  n'est  pas  tout;  mais  s'il  est  quelque 
chose,  il  touche  à  tout,  il  se  mêle  à  tout,  il  domine  tout,  la 
philosophie  comme  le  reste.  Aussi  bien  voici  venir  Tatta- 
que  ouverte.  Ce  même  christianisme  auquel  on  ne  veut 
pas  toucher,  on  le  flétrit  poliment  du  nom  de  mysticisme. 
Et  pourquoi?  Parce  que  entre  Dieu  et  Thomme  il  suppose 
un  médiateur  autre  que  la  raison  ;  parce  qu'il  fait  de  Dieu 
l'objet  direct  de  l'amour  ;  parce  qu'il  estime  la  sainteté 
réalisable  dès  cette  vie...  Que  sais-je  encore?  —  En  tout 
cas,  plus  d'équivoque  ;  c'est  le  surnaturel  même  qui  est 
mysticisme,  entendez  illuminismc,  rêverie,  chimère.  Dès 
lors,  que  parle- t-on  de  paix  et  de  respect?  Les  respects 
ment-ent,  et  la  paix  trahit.  Cette  paix,  c'est  la  gueire  qui 


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—  281  - 

recommenoe  entre  Jësas-Christ  et  la  déesse  Baison.  Elle 
recommence  dans  la  morale  comme  dans  la  doctrine  spé- 
culative. An  devoir  il  ne  fant^  dit-on,  qu'une  base,  la  na- 
ture ;  da  moins  en  est-ce  assez  pour  Télite.  Laissez  aux 
privilégiés  de  Thumanité  le  droit  de  s'en  tenir  à  la  nature, 
le  droit  de  récuser  tout  ce  qui  prétend  l'élever  au-dessus 
d'elle-même,  comme  la  force  de  résister  à  tout  ce  qui  la 
ferait  déchoir.  Admirons  en  passant  la  morgue  naïve  de 
ces  égalitaires,  de  ces  humaniiairesy  qui  parquaient  a  priori 
le  genre  humain  en  deux  castes,  accordant  à  la  foule  le  se- 
cours grossier  des  symboles  et  des  lois  positives,  réservant 
pour  l'élite,  c'est-à-dîre  pour  eux  et  leurs  amis,  l'honneur 
et  le  courage  de  s'en  passer.  Injure  gratuite  et  présomp- 
tion insoutenable  ;  outrage  au  souverain  domaine  de  Dieu 
qui  impose  le  surnaturel  en  droit,  s'il  le  propose  en  fait  ; 
outrage  à  la  dignité  de  Jésus-Christ  dont  on  ne  peut  refuser 
avec  ce  nonchaloir  superbe  les  bienfaits  et  le  sang  ;  men- 
songe à  la  situation  vraie  de  l'homme  déchu,  blessé  dans 
sa  nature,  impuissant  de  fait  à  rester  homme  s'il  n'accepte 
la. main  de  Dieu  pour  monter  plus  haut  que  l'homme.  En 
vain  déclare-t-on  ne  se  point  préoccuper  du  salut  indivi- 
duel, mais  seulement  de  la  consenation  sociale.  La  morale 
naturelle,  impi-aticable  d'ailleurs  sans  la  grftco,  ne  3nffit  pas 
plus  au  maintien  des  sociétés  qu'au  bonheur  étemel  des 
àmcs.  Et  devançant  le  Syllabus  *  et  le  concile  du  Vatican*, 
le  vengeur  du  surnaturel  avertit,  en  terminant,  las  païens 
raodomes  que  l'autre  vie  est  pour  eux  sans  espérances. 
Le  dilemme  delà  destinée  se  pose  clair,  simple  et  terrible  : 
le  surnaturel  ou  l'enfer. 

Une  tempête  s'en  suivit,  La  diplomatie  et  l'éclectisme 

1.  SyUabuê,  propos.  17.  —  2.  Conc  Yfttic.,  constitntio  de  fide,  cap.  m. 


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—  282  - 

la  soalevèrent  à  la  fois.  Le  Piémont  trouva  mauvais  qu'on 
eût  parlé  tout  haut  de  ses  fitits  et  gestes.  Le  naturalisme 
rationaliste  se  récria  contre  Ta^rression  épiscopale.  Depuis 
le  déclinatoire  poli  jusqu'à  Tinvective  absolument  inintel- 
ligente et  grossière,  son  dépit  prit  tous  les  tons  et  tous  les 
styles.  Au  fond  il  avait  senti  le  coup  et  il  appréciait  l'ad- 
versaire. L'adversaire  ne  tarda  pas  à  redoubler. 

Par  malheur,  il  nous  faut  courir  sur  la  deuxième  In»- 
traction  synodale^  vigoureuse  instance  aux  arguments  de 
la  première,  et  tout  ensemble  grave  dénonciation  des  pro- 
grès du  naturalisme  dans  le  sens  du  radicalisme  athée.  De 
vrai,  l'orgueil  ne  sait  pas  être  fier,  et  le  rationalisme  se 
charge  d'en  administrer  la  preuve.  Il  s'appelle  la  science, 
et  il  refuse  avant  tout  de  savoir  ;  il  fait  profession  d'éclai- 
rer tou(,  et  il  craint  par-dessus  tout  la  lumière.  Veut-on, 
par  exemple,  lui  faire  lire  dans  les  faits  le  témoignage  con- 
vaincant d'une  révélation  divine?  Il  ne  se  prononce  pas, 
il  n'examine  pas  :  ce  n'est  plus  de  sa  compétence,  il  est 
laïque,  il  est  philosophe  ;  à  ce  double  titre  il  revendique  lo 
droit  d'ignorer.  En  un  mot,  la  fin  de  non-recevoir  est  sa 
tactique  favorite  ;  il  fuit,  il  se  refuse,  il  se  dérobe,  quitte 
à  lancer  son  trait  du  Parthe,  ses  négations  implicites 
qu'il  niera  tout  à  l'heure  elles-mêmes  avec  une  candeur 
imperturbable.  A  tout  prendre,  cette  façon  d'agir  n'est  pas 
glorieuse;  ténèbres  volontaires  ou  hj^ocrisie,  il  est  diffi- 
cile d'y*trouver  autre  chose  que  des  lâchetés  à  choisir.  Et 
pourquoi  ces  marches  et  contre-marches  tortueuses?  Pour 
sauver  la  prétention  fondamentale,  celle  de  séparer  la  phi- 
losophie de  la  religion  positive,  d'isoler  la  raison  de  la  foi. 
Mais  la  prétention  fondamentale  est  irrationnelle,  car  elle 
étouJBfe  la  science  et  mutile  la  raison.  Elle  est  chimérique  : 


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-  283  — 

ojez  plutôt  ces  philosopbies  que  Ton  vent  à  la  fois  com- 
lètes  et  parement  natarelles  et  qai  demeurent  pleines  de 
icônes,  bien  que  riches  encore  des  dépouilles  de  la  révé- 
ition.  Elle  est  impie,  car  elle  arrache  à  Jésns-Christ  la 
latnre  qui  est  sa  conquête  ;  apostasie  ou  infidélité  per- 
évérante,  incompatible  en  toute  hypothèse  avec  le  bap- 
ême,  vrai  paganisme  par  conséquent.  D^autre  part,  quel 
imoindrissèment  déplorable  pour  Tintelligence  humaine  ! 
5st-ce  que  la  foi,  tout  au  contraire,  n'assure  pas  et  ne 
complète  pas  la  philosophie  ?  Est-ce  que  la  raison  ne  garde 
>as  dans  les  limites  du  dogme  une  large  liberté  d'allures, 
m  magnifique  champ  de  labeur  ?  Qu*a-t-elle  perdu  de  ses 
naturelles  appartenances  ?  Et  n'a-t-elle  pas  de  plus  Thon- 
oeur  de  recevoir  et  de  vérifier  les  titres  historiques  de  la 
révélation  divine  ?  N'est^Ue  pas  admise  à  sonder  respec- 
tueusement le  mystère  lui-même,  à  en  étudier  le  sens,  les 
relations  et  les  harmonies?  Pour  tant  de  gloire,  on  ne  lui 
demande  que  de  se  reconnaître  bornée,  c'est-à-dire  de 
confesser  que  l'homme  n'est  pas  Dieu.  Belle  et  simple 
doctrine  que  Tévêque  de  Poitiers  se  félicitera  plus  tard  de 
oir  adoptée  et  sanctionnée  presque  en  propres  termes  par 
îglise  universelle.  On  souffre  de  retomber  de  si  haut 
iT  les  arguties  de  la  libre  pensée  aux  abois.  Que  viennent 
.aire  ici,  par  exemple,  les  conquêtes  de  89  et  la  tolérance 
civile?  Ont-elles  supprimé  les  droits  de  Dieu?  et  la  liberté 
légale  d'apostasier  rend-elle  l'apostasie  moins  criminelle  ? 
Que  vient-on  objecter  que  l'enseignement  donné  par  l'Etat 
doit,  comme  l'Etat  lui-même,  faire  abstraction  des  religions 
positives?  Outre  que  la  loi  de  l'État  dit  encore  formelle- 
ment le  contraire,  le  bon  sens  n'ignore  pas  que  cette  pré- 
tendue neutralité  est  en  fait  une  hostilité  radicale.  Ainsi 
les  sophismes  ne  tiennent  pas,  les  compromis  sont  à  bout, 


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—  284  — 
les  masques  tombent.  La  guerre  devient  de  plus  en  pli» 
manifeste  :  étrange  guerre  entreprise  contre  le  christia- 
nisme au  nom  de  la  philosophie  naturelle,  de  ]a  loi  naturelle, 
de  la  religion  naturelle,  alors  que  toutes  ces  gracdes 
choses  ne  subsistent  réellement  que  dans  le  christianisme 
et  par  lui. 

Cependant  parmi  ces  combats  de  pensée ,  les  événe- 
ments marchent,  le  mystère  d'iniquité  se  poufsuit  '.  I^es 
antechrists  de  toute  nuance  \  lignés  surtout  contre  Borne, 
accomplissent  leur  œuvre  dans  les  faits  comme  dans  la 
doctrine,  soigneux  d'attester  la  connexion,  tant  niée  par 
eux,  de  la  doctrine  avec  les  faits.  Voilà  pourquoi  tout 
en  défendant,  et  de  quel  courage  I  nous  le  dirons  tout  à 
rheure,  la  motte  de  terre  du  temporel^  Tévêque  ne  perd 
point  un  moment  de  vue  les  erreurs  théoriques,  vraies 
causes  de  toutes  les  voies  de  fait  sacrilèges. 

On  peut  examiner  à  loisir  si  la  Troisième  tnetruOion 
synodale  ^  est,  parmi  tant  d'insignes  productions,  le  chef* 
d'œuvre  théologique  et  littéraire.  On  nous  permettra  de 
nous  y  intéresser  surtout  comme  au  grand  effort  de  la  lutte 
contre  le  naturalisme.  Nous  avons  vu  des  combats  ;  mais 
c'est  ici  la  vraie  bataille  ;  cette  fois  l'engagement  est  sur 
toute  la  ligne  et  à  fond. 

Avant  tout,  l'ennemi  est  reconnu  et  ses  positions  signa- 
lées. Voici  d'abord  ces  étranges  auxiliaires,  ces  demi-trans- 
fuges, qui  s'appellent  catholiques  sincères  et  indépendants  : 
gens  pratiques,  gens  avisés,  qui  somment  respectueuse- 
ment l'Église  de  se  retirer  des  affaires  humaines  et  qui 
évincent  Jésus-Christ  de  la  vie  sociale.  C'est  le  natura- 
lisme politique.  —  En  seconde  ligne  marchent  les  émanr 

1.  Œavres  de  Mgr  de  Poitiers,  t.  IV,  p.  146.  —  2.  T.  IV,  p.  685.  - 
8.  T.  V,  p   29. 


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-  288  — 

fateurêy  les  êéeulariêateiirs ,  plus  prononcés  dans  lear 
ttîtode.  Ceax-là  nons  sont  déjà  connns  ;  ils  se  passent  da 
Bmatorel  comme  d*nne  snperfluitë  brillante,  sans  Ini 
ire  d^injnres^  mais  sans  même  Thonorer  d'une  discussion. 
-  Derrière  eux,  les  déistes  rationalistes  le  rejettent  bra- 
«ment  comme  fanx  et  impossible.  —  Enfin  l'arrière-ban 
n,  si  Ton  yent,  Télite,  se  compose  des  panthéistes,  des 
oatérialistes,  des  athées  de  toutes  armes.  Le  positivisme 
Test  pas  nommé  :  en  1862,  il  ne  comptait  pas  encore. 
Telle  est,  avec  ses  quatre  corps  principaux,  la  grande  ar- 
née  dn  naturalisme,  l'armée  de  la  dernière  et  radicale 
lérésie,  l'armée  de  Satan,  n'en  déplaise  aux  pauvres 
hipes  qtii  font  nombre  et  qui  auraient  horreur  de  leur 
ief. 

Et  maintenant  il  faut  combattre.  Or,  pour  la  vérité, 
combattre  c'est  ayant  tout  se  montrer.  Les  dogmes  attaqués 
ront  donc  tour  à  tour  être  mis  en  lumière.  Dieu  tout  d'a- 
bord, Dieu  dont  le  naturalisme  laisse  tôt  ou  tard  périr 
ndée  :  preuve  manifeste  que  la  raison,  si  elle  prétend  se 
snffire,  ne  sait  pas  garder  les  premières  vérités  de  raison. 
Et  comme  on  ne  défend  pas  froidement  l'existence  du  bien 
niprême,  après  quelques  pages  vraiment  splendides  de 
théodicée  chrétienne  empruntées  au  concile  provincial 
TÂgen,  la  confession  solennelle  d'une  foi  inébranlable, 
(  irrémédiable  >,  jaillit  spontanément  du  cœur  de  l'évêque 
pour  se  perdre  dans  un  hymne  d'adoration  et  d'amour. 

Mais  le  champion  de  Dieu  et  du  surnaturel  est  aussi  le 
^ngeur  de  la  nature  humaine.-  S'il  lui  reftise  d'égaler 
Dieu  par  elle-même,  il  lui  reconnaît  une  aptitude  suma- 
svelle  d'union  à  la  divinité,  soit  dans  la  gloire  de  l'unité 
personnelle,  soit  dans  la  gloire  de  l'adoption.  Le  premier 
mode  se  réalise  en  Jésus-Christ  à  la  fois  unique  et  premier 


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-  286  - 

né  d'ane'  maltitade  de  frères  :  tel  est  le  fiût  capital  rejeté 
on  négligé  par  le  naturalisme  et  qui  ya  se  déployer  avec 
l'indication  de  ses  prenres  dans  nne  grandiose  et  magis^ 
traie  exposition^  Le  dirai-je?  Quand  on  a  lu  ces  pages, 
quand  on  a  vu  la  vérité,  soutenue  par  sa  propre  force  en- 
core plus  que  par  le  talent  de  son  interprète,  monter, 
monter  toujours,  assurée,  majestueuse,  irrésistible,  à  la 
manière  des  grandes  eaux  ;  quand  on  s'est  laissé  avec  bon- 
heur emporter  à  ce  mouvement  magnifique,  on  ne  peut 
se  défendre  d'un  retour  de  tristesse  en  pensant  aux  ad- 
versaires. Qne  ferontrils?  Ss  réviseront  même  de  lire,  on,  a 
quelque  curiosité  les  y  pousse,  ils  déclareront  ne  pas  com- 
prendre. Après  tout,  que  leur  veut-on?  Jls  sont  laïques, 
ils  sont  philosophes,  ils  ne  sont  pas  théologiens.  Incompé- 
tents s'il  s'agit  d'entendre ,  leur  compétence  ne  va  qu'à 
disputer  et  à  blasphémer.  Et  ils  disputent,  et  ils  blasphè- 
ment, répétant  sans  relâche  leurs  objections,  les  sachant 
réfutées  dix  fois  pour  une,  mais  n'ignorant  pas  non  plus 
la  puissance  désespérante  de  la  répétition  inepte  et  obsti- 
née. L'évêque  ne  désespère  pas  cependant,  il  les  argu- 
mente, il  les  gourmande,  il  les  presse  en  toute  patience 
et  doctrine.  H  rappelle  le  droit  de  Jésus-Christ,  droit  su- 
prême trop  cruellement  outragé  par  leurs  fins  de  non-rece- 
voir.  Il  détruit  la  fausse  hypothèse  où  s'appuie  toute  leur 
sophistique,  celle  d'un  état  primitif  de  nature  pure,  où  il 
doit  être  loisible  de  se  borner  et  possible  de  se  tenir.  Non, 
l'élévation  à  une  destinée  surnaturelle  est  contemporaine 
de  la  création  même  ;  et  de  ce  fait,  joint  à  celui  de  la  dé- 
chéance originelle,  une  loi  ressort,  loi  universelle,  vérifiée 
dans  l'ordre  des  connaissances,  de  la  morale  et  de  l'his- 
toire. En  pratique  ,  le  surnaturel  est  indispensable  au 
maintien  de  la  nature.  Désormais  la  nature  sera  inévita- 


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~«87  - 

blement  an-deasns  ou  au-dessons  d'elle-méiae  :  c'est-à-dire 
que,  sans  la  révélation  et  lagrftce^  nielle  ne  garde  les  vérités, 
ni  elle  ne  pratique  les  vertus  qui  sont  pourtant  proportion- 
nées en  elles-mêmes  à  sa  puissance  propre  de  connaître 
et  d'agir  ;  c'est-à-dire  qu'en  &it  on  ne  peut  se  maintenir 
dans  sa  naturelle  dignité  d'homme  sans  l'influence  surna- 
turelle du  Dieu-homme  ;  c'est-à-dire  que  la  vérité  natu- 
relle, la  loi  naturelle,  ta  religion  naturelle,  tout  ce  qu'on 
peut  appeler  d'un  mot  la  nature,  ne  subsiste  en  réalité 
qu'englobé,  encadré  dans  l'ordre  supérieur  où  Dieu  nous 
établit  merveilleusement  dès  l'origine  et  nous  rétablit  plus 
merveilleusement  en  Jésus-Christ.  Cela  dit,  l'apologiste 
chrétien  peut  se  taire  ;  il  a  touché  le  fond  des  choses  et  le 
point  vital  de  la  doctrine.  Voilà  le  vrai,  le  pur  christia- 
nisme ;  tranchons  le  mot  :  c'est  à  prendre  ou  à  laisser. 

Vienne  le  concile  du  Vatican.  En  commentant  la  pre- 
mière constitution  de  l'assemblée  œcuménique,  Tévêque 
de  Poitiers  pourra  remercier  Dieu  de  retrouver  dans  l'en- 
seignement suprême  et  infaillible  tous  les  traits  de  son  en- 
seignement privé.  Digne  récompense  de  cette  inaltérable 
unité  de  vues,  consécration  solennelle  de  cette  particulière 
justesse  de  coup  d'œil  qui  lui  ont  été  données  pour  la 
gloire  et  la  défense  de  la  sainte  Église  catholique. 

Dans  une  étude  comme  celle-ci,  le  plus  difficile  et  le  plus 
méritoire  est  d'être  court.  Passons  vite  à  une  antre  phase 
de  la  lutte.  Aussi  bien  l'ennemi  restera  le  même  ;  le  ter- 
rain seul  aura  changé. 

IL 

En   1862,  Mgr  l'évêque  de  Poitiers  essayait  de  faire 


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—  288  — 

comprendre  à  on  ministre  de  Napoléon  III  le  ytû  sens 
et  la  portée  de  la  question  romaine  :  «  Vers  qnel  bat  le 
monde  nouveau  fiût-il  hautement  profession  de  tendre,  si- 
non vers  une  complète  sécularisation^  ce  qui  veut  dire,  dans 
le  langage  actuel,  vers  la  ruptare  absolue  entre  la  société 
et  le  principe  chrétien  ?...  Et  comme  notre  siècle  est  hardi 
à  tirer  les  conséquences,  voici  que  Talliance  da  pouToir 
civil  et  de  l'orthodoxie  est  spéculativement  et  pratiquement 
attaquée  dans  son  dernier  représentant  et  dans  sa  su- 
prême personnification,  qui  est  le  roi  pontife  I  La  démoli- 
tion radicale  et  raisonnée  de  ce  qui  reste  de  la  chrétienté 
européenne,  voilà  le  fait  et  la  théorie  qui  se  dressent  en 
face  de  nous  S  » 

Et  que  disait  autre  chose  le  comte  de  Cavour  ?  'Ne  dé- 
nonçait-il pas  comme  le  vice  essentiel  de  la  souveraineté 
pontificale  la  subordination  du  temporel  au  spirituel  ?  H 
fallait  avoir  bien  complètement  oublié  ces  paroles  ponr  >e 
laisser  prendre  aux  hypocrisies  subséquentes.  Ainsi  donc, 
ce  qu'on  voulait  faire  disparaître,  au  dire  du  plus  actif  et 
du  plus  intelligent  des  conspirateurs,  c'était  directement 
et  avant  tout  le  dernier  type  complet  de  Tordre  chrétien 
dans  la  politique  ;  c'était  non  pas  précisément  et  unique- 
ment Tunion  des  deux  sceptres  dans  la  même  main  et  des 
deux  couronnes  sur  la  même  tête,  condition  exceptionnelle 
de  la  royauté  papale  ;  c'était  l'alliance  et  la  subordination 
du  temporel  au  spirituel,  seule  condition  normale  de  toute 
souveraineté  chrétienne,  si  laïque  soît-elle.  Voilà  le  pre- 
mier but,  l'objectif  immédiat  des  attaques,  ^i  attendant 
qu'on  s'en  prît  au  pouvoir  sprituol  lui-même  et  au  fonde- 

1.  Œaines  de  Mgr  de  Poitien^  t.  IV,  p.  &27.  j 

I 


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—  289  — 

ment  visible  de  l'Église.  Voilà  ce  que  les  évèqaes  ont  dé- 
fendu par  la  parole  comme  d'autres  par  le  sang. 

Écartons  la  tentation  de  redire  sur  pièces  quelle  iîit  dans 
cette  admirable  défense  la  part  de  Mgr  l'évêque  de  Poi- 
tiers. A  qui  apprendrions-nons  que,  en  union  parfaite  avec 
ses  vénérables  collègues  '  et  dans  une  mesure  plus  large 
que  d'autres^  il  a  paiié^  agi  pour  l'ordre  chrétien,  c  est-à- 
dire  pour  le  principe  conservateur  de  toute  société  ?  Ses 
œuvres  sont  là ,  qui  racontent  au  jour  le  jour  ses  effoi-ts, 
ses  luttes,  les  persécutions  inspirées  par  les  rancunes  du 
pouvoir,  aggravées  dans  le  détail  par  le  zèle  toujours  gau- 
che des  subalternes.  Ici  encore ,  que  de  curieux  détails 
pour  l'histoire ,  et  de  quelle  valeur  ne  seront-Us  pas  après 
nous  I  Isolé  dans  son  palais ,  faisant  ses  visites  pastorales 
sons  l'œil  inquiet  de  la  police,  épié  dans  sa  chaire,  oc  sa 
seule  tribune  ^  »,  poursuivi  par  une  malignité  qui  travestit 
ses  plus  inoffensivos  paroles,  menacé  de  voir  démembrer 
son  diocèse  ',  interné  d'ailleurs  dans  ce  même  diocèse  par 
la  crainte  de  n'y  pouvoir  rentrer  s'il  s'en  éloigne  *  ;  mal- 
gré tout,  l'évêque  de  Poitiers  ne  semblera  jamais  à  plain- 
dre ,  et  l'on  croira  sans  peine  que  ses  tribulations  aient 
fait  €  sa  meilleure  joie  '  }i>.  La  gloire  non  plus  n'est  point 
pour  ses  adversaires,  et  tel  puissant  d'alors  ne  devra  guère 
qu'aux  écrits  du  prélat  une  immortalité  d'ailleurs  peu  flat- 
teuse. En  vérité,  si  les  rôles  officiels  ont  leurs  moments 
désagréables,  c'est  surtout  quand  ils  mettent  aux  prises  avec 
un  évêque  et  sur  une  question  théologique  un  homme  du 
monde  fort  peu  théologien.  Plaignons  ces  gens  de  gouver- 


1.  T.  IV,  p.  252,  446  ;  T.  VI,  p.  94.  —  2.  T.  IV,  p.  576.  -  3.  T.  V, 
p.  216.  —  4.  T.  IV,  p.  468.  -  5.  T.  VlIT,  p.  248. 

T.   VIII.  19 


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—  290  — 

nenient  obligés  de  mentir  tant  bien  que  mal  dans  nne  lan- 
gue qu'ils  n'entendent  point!  Que  si,  par  aventure,  l'évê- 
que  est  encore  homme  d'esprit,  c^est  le  comble,  et  le 
ministre  fera  bien,  comme  M.  Billautpar  exemple,  de  dé- 
cliner toute  controverse  épistolaire  ^  Mais  ne  sourions  pas. 
On  inclinerait  plutôt  vers  une  pitié  grave,  au  souvenir  de 
ces  grands  dignitaires  ,  alors  si  hautains  envers  FEglise , 
si  jaloux  des  droits  de  la  couronne  et  si  sûrs  de  l'éternité 
du  régime  qu'ils  s'honoraient  de  servir. 

Que  sont  d'ailleurs  les  personnes  auprès  des  questions 
en  litige  ?  Or ,  ces  questions ,  Mgr  Tévêque  de  Poitiera 
excelle  à  les  dégager,  à  leur  rendre  toute  leur  lumière  et 
toute  leur  hauteur.  Dès  1856,  parlant  à  ses  prêtres  de 
Rome  considérée  comme  siège  de  la  papauté  ^,  il  avait  tout 
dit  sur  l'hisloire,  sur  le  droit,-  sur  les  objections  des  politi- 
ques ;  mais  surtout  il  avait  posé  le  principe  inflexible.  Home 
est,  de  par  Dieu  ,  le  siège  de  la  primauté  ecclésiastique, 
primauté  nécessairement  indépendante  et  partant  néces- 
sairement souveraine.  Pas  d'intérêt  légitime  qui  soit  in- 
compatible avec  cet  ordre  de  choses  ;  nulle  difficulté  de 
détail  qui  puisse  infirmer  ce  droit.  Voilà  qui  était  simple , 
clair,  lumineux  comme  la  vérité  et  la  justice. 

Mais  la  justice  n'entrait  point  dans  les  calcub  du  natu- 
ralisme politique,  et  ceux  qui  devaient  plus  tard  se  laver 
ler<  mains  du  fait  accompli  disaient  volontiers  dès  lors  : 
«  Qu'est-ce  que  la  vérité  ?  »  Voués  au  complot  antichrétîen, 
ils  devaient,  pour  le  servir,  mettre  toute  leur  étude  à  égarer 
l'esprit  et  à  corrompre  la  conscience  publique.  L'effort  fut 
immense.  Dieu  seul  pourrait  dire  combien  on  abaissé  Tin- 

1 .  Œuvres  de  Mgr  de  Poitiers,  t.  IV,  p.  449.  —  2.  T.  II,  p.  466. 


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-  291  - 
teUtgence  française  déjà  si  tristement  affaiblie  *.  Et  tandis 
que  la  séduction  conspirait  avec  la  force^  que,  selun  le  mot 
énergique  du  poëte,  les  canons  rayés  vomissaient  des  pam- 
phlets ^y  l'attaque  toute-puissante  bâillonnait  la  défense , 
écrasait  la  presse  catholique  et  excluait  l'épiscopat  du  bé- 
néfice commun  de  la  publicité.  Malgré  tout,  la  vérité  fut 
dite  ;  elle  demeure.  On  la  retrouve  dans  l'œuvre  qui  nous 
occupe,  encore  vivante  et  palpitante  comme  au  jour  où  elle 
sortait  de  la  conscience  indignée  de  Tévêque.  Elle  avertit, 
elle  dénonce,  elle  proteste,  elle  pleure  quelquefois,  elle  prie 
toujours,  car  son  dernier  recours  n'est  point  sur  terre  ;  elle 
ne  sait  pas  maudire,  mais  elle  a  des  sévérités  calmes  qui 
font  trembler,  parfois  des  éclats  vengeurs,  des  cris  super- 
bes dont  retentit  le  monde.  Par-dessus  tout,  elle  ensei^rne, 
elle  éclaire.  Avec  une  patience  que  rien  ne  décourage,  avec 
une  obstination,  disons  mieux,  avec  un  saint  acharut^ment 
de  zèle,  elle  recommence  atout  moment  les  mêmes  répon- 
ses, les  mêmes  distinctions,  les  mêmes  explications,  si  élé- 
mentaires pour  le  bon  sens  que  la  foi  garde,  si  étonnantes, 
hélas!  et  si  hautes  pour  les  politiques  incrédules,  aventu- 
reux enfants  qui  jouent  avec  nos  destinées  sans  y  rien 
entendre,  aveugles  redoutables  qui  peuvent  tant  et  ne 
savent  rien  ! 

La  vérité  suit  et  distingue,  en  s'y  adaptant,  les  diverses 
phases  des  choses.  D'abord  c'est  langoisse,  l'angoisse  dès 
longtemps  prévoyante,  disant  et  redisatit  le  cri  d'alarme 
qu'on  ne  veut  pas  écouter  *.  Vient  plus  tard  la  lutte 
ouverte,  ardente,  infatigable,  contre  les  événements  qui  se 
précipitent  et  les  attentats  qui  s'accumulent.  Fuis ,  dans 

1.  T.  V,  p.  4.  —  2.  V.  de  Laprade,  les  Muses  éPÉûat, 

3.  (Euvree  de  Mgr  de  Poitiers,  t.  II,  p.  133  ;  t.  III,  p.  898,  4ô6,  63!. 


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-  292  -      . 

la  période  d'aflPaissement  qni  saccède ,  alors  que  la  ques- 
tion suprême  parait  sommeiller  parmi  les  expédients  et 
les  éqaivDqnes^  la  vérité,  qui  ne  s'abandonnne  et  ne  s'oublie 
pourtant  jamais,  se  fait  discrète,  prudente,  mesurée.  Elle 
voit  le  naturalisme  révolutionnaire  déborder  ceux  qui  Tout 
servi,  elle  pressent  le  naufrage  du  régime  impérial.  Trop 
généreuse  et  trop  sage,  elle  refnde  d'ajouter  aux  embarras 
de  la  situation,  d'accabler  des  adversaires  qui  par  ailleurs 
sont  déjà  des  vaincus  <•  Mais  voulez-vous  reconnaître  le  vrai 
caractère  et,  pour  ainsi  dire,  le  naturel  génie  de  la  vénit 
divine?  Quand  Theure  est  venue  de  sa  défaite  apparente  ; 
quand  les  attentats  sont  consommés  ;  quand  la  croix  excom- 
muniée de  Savoie  est  entrée  à  Rome  et  que  le  Cbrist  est 
prisonnier  dans  son  vicaire  ;  quand  les  âmes  de  peu  de  foi, 
toujours  complaisantes  au  fait,  inclinent  à  croire  la  ques- 
tion tranchée  et  la  cause  perdue  :  c'est  alors  que  la  vérité 
se  redresse  de  toute  sa  hauteur,  qu'elle  retrouve  ses  plus 
fiers  accents  contre  la  violence  triomphante  et  ses  chants 
les  plus  enthousiastes  pour  le  captif  du  Vatican ,  pour  ce 
vaincu  du  naturalisme  qui,  en  résistant  au  siècle ,  a  ra\n 
Tadmiration  du  siècle,  pour  ce  vieillard,  le  dernier  homme 
et  le  dernier  roi  de  l'époque  *,  pour  cette  Home  toujours 
fidèle,  tombeau  d'un  mort  que  ne  contiendrait  pas  le 
monde  ',  ou  mieux,  sépulcre  où  dort  la  vie,  attendant  la 
gloire  prochaine  de  la  résurrection  K 

Est-il  nécessaire  après  cela  de  justifier  la  vérité  de  sa 
résistance  aux  puissants  de  la  terre,  de  la  montrer  exempte 
d'animôsité  mesquine,  s'inspirant  d'elle  seule,  et  non  de  je 

1.  T.    VI,    p.    210.  —  2.  T.  VII,   p.    480.— 3.    T.    VII,  p.   S62. - 
4.  T.  VU,  p.  W4. 


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.      —  293  - 

ne  sais  quel  goût  frivole  d'opposîtioB  et  de  bruit  ?  Elle- 
même  Ta  fait  dans  des  pages  dont  rien  ne  supplée  la  lec- 
tare,  et  nons  plaindrions  celui  qui  n'y  reconnaîtrait  pas 
son  accent  '. 


III. 


Ne  l'oublions  pas  du  reste  :  quoi  qu'elle  fasse,  le  natura- 
lisme moderne  l'accusera  toujours  d'indiscrétion,  d'empié- 
tement, d'usurpation,  pour  peu  qu'elle  ose  toucher  aux 
choses  de  la  terre.  Que  l'Église  s'occupe  innocemment  de 
théologie  spéculative  et  prêche  à  petit  bruit  les  vertus  pri- 
vées; que  l'évêque  prodigue  ses  bénédictions  à  qui  en  veut 
et  gouverne  souverainement  pour  qui  en  use  les  questions 
de  gras  et  de  maigre  :  soit.  Mais  que  l'Eglise  intervienne 
dans  la  vie  publique  ;  qu'elle  prétende  avoir  un  avis  et  le 
dire  en  matière  d'institutions  politiques  ou  sociales;  qu'elle 
revendique  pour  son  Christ  un  droit  quelconque  sur  les 
affaires  d'État  :  voilà  qui  est  absolument  intolérable.  €  Les 
gouvernements  sont  laïques,  et  les  conseils  de  l'Europe  ont 
été  sécularisés,  d 

Pareil  langage  est  tout  simple  chez  l'incrédule  ;  mais 
qui  le  conçoit  sur  des  lèvres  chrétiennes  ?  Et  comment  le 
naturalisme  devrait-il  jamais  trouver  des  alliés  dans  les 
rangs  catholiques  ?  On  a  pu  voir  là  tout  ce  qu'il  y  a  dans 
les  choses  humaines  d'inattendu  et  de  complexe,  combien 
droite  et  inflexible  est  la  ligne  de  la  vérité,  mais  combien 
brisée  et  capricieuse ,  combien  ondoyante  et  diverse  celle 


1.  Voir  en  particulier  deux  lettres  au  comte  de  Persignj ,  décembre 
1862,  t.  IV,  p.  508. 


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-  294- 

des  intérêts  et  des  amoara-propres.  Pour  les  uns^  oe  fat  sé- 
d  action  et  lassitude,  faiblesse  de  caractère  venant  du  man- 
que de  convictions  profondes  ;  christianisme  appauvri  et 
débilité,  sans  énergie  contre  l'opinion,  désespérant  d'ail- 
leurs de  reconquérir  la  société  contemporaine  et  s'arran- 
geant  une  théorie  pour  se  dispenser  d'y  faire  effort.  La 
perversion  d'idées  sciemment  potfrsuivie  d'en  haut  à  pro- 
pos de  la  question  romaine  eut  là  peut-être  son  plus  nota- 
ble et  son  plus  fatal  succès.  Chez  d'autres,  chez  les  meilleurs 
et  les  plus  illustres,  ce  fut  tout  au  contraire  antipathie 
pour  le  gouvernement  d'alors  ,  aversion  politique  pour  un 
pouvoir  qui,  tout  en  ruinant  l'Église,  la  protégeait  encore 
en  apparence  et  précisément  de  façon  à  la  rendre  odieuse. 
De  cette  disposition  au  rejet  absolu  du  régime  protecteur, 
au  système  de  la  séparation  de  l'Église  et  de  l'État,  la 
pente  était  glissante.  Joignez  que  plus  d'une  cause  y. 
poussait  encore  :  secrète  influence  d'erreurs  longtemps 
caressées,  tien  que  loyalement  abjurées  depuis,  prédilec- 
tions politiques  facilement  transportées  dans  un  autre  do- 
maine, souvenir  malentendu  de  certains  triomphes  person- 
nels, imperceptible  faiblesse  qui  empêche  l'homme  de 
s'avouer  que  les  choses  n'ont  pas  cessé  de  marcher  le  jour 
où  il  a  cessé  de  les  conduire.  Nous  permettra-t-on  d'aller 
jusqu'au  bout  de  notre  pensée?  Volontiers  nous  dirions  que 
d'illustres  champions  du  catholicisme  estimèrent  trop  peu 
leurs  propres  services  et  comprirent  mal  leur  propre  gloire. 
Les  principes  ne  changent  pas,  mais  les  circonstances  chan- 
gent, et  avec  elles  les  attitudes  et  ce  qu'on  pourrait  appe- 
ler la  dernière  forme  pratique  du  devoir.  En  défendant 
si  noblement  l'Église  sur  le  terrain  du  droit  commun  et 
de  la  liberté  universelle,  le  seul  ouvert  alors ,  on  lui  avait 


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—  S95  — 

fait  peu  à  peu  une  situation  meilleare  ;  on  avait  en  réalité 
renda  moins  stérile  et  moins  périllense  l'affirmation  de  son 
droit  exclusif.  Sans  prétendre  confisquer  jamais  des  libertés 
dont  on  avait  argumenté  vingt  ans,  on  avait  disposé  les 
esprits  à  s'entendre  dire  que  ces  libertés  ne  sont  point  l'idéal 
ni  même  le  seul  régime  désormais  expédient  pour  le  bien  de 
la  cause.  H  eût  fallu  s'en  rendre  compte.  Il  eût  fallu  ne 
point  paraître  accepter  le  désordre  comme  l'ordre  mên-e , 
ou  du  moins  comme  l'indispensable  condition  des  sociétés 
modernes.  Par-dessus  tout  y  il  eût  fallu  écouter  l'Église 
mère  et  maîtresse,  et  ne  point  rêver  —  déplorable  renver- 
sement du  sens  catholique  !  —  je  ne  sais  quel  honneur  à 
défendre  contre  elle  ses  propres  vues  jusqu'à  l'heure  où 
elle  parle  en  reine  et  prend  le  glaive  en  main. 

Ainsi  les  timides  faiblirent  et  les  ardents  s'égarèrent. 
Mais  ni  aux  uns  ni  aux  autres  les  avertissements  n'avaient 
manqué.  Le  plus  complet,  le  plus  grave  peut-être,  remonte 
encore  à  cette  Troisième  instruction  synodale  que  nous 
avons  en  partie  analysée  ^  Tout  prêt  à  l'indulgence  pour 
certains  écarts  de  la  polémique  religieuse,  Mgr  l'évêque 
de  Poitiers  n'hésitait  pas  à  prédire  que ,  si  Ton  s'dbstinait 
en  des  affirmations  téméraires,  l'Eglise  élèverait  la  voix. 
Puis,  écartant  les  personnalités  qui,  dans  ce  triste  débat, 
allaient  jouer  un  si  grand  rôle,  il  allait  droit,  suivant  sa 
coutume,  au  fond  même  des  questions.  Que  les  Pères  aient 
pu  condamner  dans  quelques  princes  néophytes,  leurs  con- 
temporains, les  excès  d'un  zèle  qui  n'était  point  suivant 
la  science  :  à  la  bonne  heure  !  Mais  qu'en  conclure  en 
faveur  du   naturalisme  politique  et  contre  l'alliance  do 

1.  T.  V,  p.  170. 


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—  i96  - 

l'Eglise  et  de  l'Ëtat  ?  Histoire ,  tradition,  Écritare,  ton- 
tes les  autorités,  d'accord  avec  la  nature  même  des  cho- 
ses ,  proclament  légitime  et  nécessaire  le  règne  social  de 
Jésns-Ohrist.  Tontes  les  nations  sont  à  Ini  ;  mais  combien 
pins  la  France!  Donc  en  France ,  donc  partent,  c  il  fant 
qu'il  règne  *  i>  :  voilà  l'ordre,  et  rien  ne  le  peut  changer. 
Que  valent  d'ailleurs  les  pauvres  objections  qu'on  y  oppose? 
Chimère,  dit-on,  affirmation . inopportune ,  dangereuse, 
bonne  h  écarter  les  chrétiens  de  la  vie  utile  et  pratique. 
L'évêque  fait  justice  de  tous  ces  dires,  et,  en  terminant,  il 
laisse  la  conscience  catholique  en  face  des  directions  et  in- 
tentions évidentes  de  l'Église.  Il  laisse  la  pauvre  et  courte 
sagesse  de  Thomme  en  face  de  la  providence  spéciale  qui 
toujours  mène  l'Église  ,  en  dehors  même  des  actes  souve- 
rains et  définitifs  auxquels  est  garantie  l'infaillibilité.  C>n 
vient  d'entendre  les  seuls  termes  vrais  de  la  question.  L'y 
ramener  c'était  la  résoudre,  c*était  d'un  mot  supprimer  la 
controverse. 

La  controverse  ne  fut  point  supprimée  :  notre  sujet  ne 
nous  oblige  point  de  rappeler  comment  ni  pourquoi.  Ce 
qu'il  nous  appartient  de  dire,  c'est  la  bonne  et  loyale  guerre 
que  fit  l'évêque  de  Poitiers  aux  indocilités  comme  aux 
faiblesses.  Cette  guerre,  cette  croisade  à  l'intérieur  devient, 
à  partir  de  1861  ou  de  1862,  son  premier  soin  et  le  premier 
emploi  de  son  zèle.  Qui  s'en  étonnera?  L'ennemi  entrait 
dans  la  place  ;  par  le  côté  de  la  politique,  le  naturalisme 
se  glissait  jusque  parmi  les  champions  du  surnaturel.  Dès 
lors,  plus  de  trêve.  L'évêque  le  poursuit,  le  dénonce,  le 
démasque  ;  il  sonde  et  met  à  néant  les  banalités  creuses  qui 

1.  I  Cor.  XV,  25. 


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-  297  - 

lui  servent  de  mots  de  passe.  L'œil  onvert  sur  ces  con- 
^1^  catholiques,  si  féconds  en  nobles  fruits,  mais  qne  Tin- 
docilité  ferait  à  tout  le  moins  stériles,  il  jelève  avec  une 
grave  modération  les  conf osions  d'idée  et  de  langaga; 
d* ailleurs  plein  d'égards  pour  les  services,  mais  attentif  à 
ramener  dans  la  voie  nne  éloquence  plus  riche,  hélas  I  de 
fougue  et  d'indignation  généreuse  que  de  logique  et  de 
tliéologie  ^.  Bientôt ,  comme  il  l'avait  annoncé,  retentit 
la  parole  de  l'Église.  Le  8  décembre  1864 ,  Pie  IX  pu- 
blie l'encyclique  Quanta  cura  et  le  catalogue  des  principales 
erreurs  du  temps  présent,  le  Syllabus^  objet  de  toutes  lea 
colères.  La  presse  est  libre  de  le  travestir  ;  les  évèques 
ne  le  sont  point  de  le  promulguer.  Que  faire  ?  Adhérer 
simplement  et  absolument,  sans  explications  ni  commen- 
taire*. A  quoi  bon  du  reste?  Le  commentaire  existe  déjà. 
Le  voilà,  lentement  élaboré  dans  cet  enseignement  épis- 
copal  de  vingt-cinq  ans,  mais  surtout  dans  ces  Instructions 
synodales  dont  le  titre  même  accuse  un  objet  identique,  et 
dont  le  fond  montre  assez  l'identité  absolue  des  doctrines. 
Eacore  une  fois,  l'évêque  de  Poitiers  n'a  point  dicté  par 
avance  les  jugements  de  l'Église  ;  mais  il  a  mérité  que 
l'Eglise  adoptât  les  siens.  S'il  en  renvoie  à  Dieu  la  gloire, 
au  moins  ne  voudrait-il  pas  répudier,  en  ce  qui  le  con- 
cerne, l'impopularité  que  soulève  l'ombre  même  d'une  part 
prise  à  ces  jugements  si  mortels  pour  le  naturalisme  de* 
tous  les  degrés  et  de  toutes  nuances.  Mortels,  disons-nous  : 
car  enfin  le  débat  était  clos,  la  question  tranchée,  la  cause 
tinie.  Désormais  il  y  avait  témérité  insoutenable  à  repren- 
dre les  thèses  condamnées  '.  Dût-on  renverser  de  chères 

1.  T.  V,  p.  345.  —  2.  T.  V,  p.  398   —  3.  T.  V,  p.  43«. 


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—  298  - 

idoles,  il  fallait  s'y  résoudre,  comme  litmoricière  par 
exemple,  comme  ce  glorieux  vainca  de*  toutes  les  causes 
par  lui  servies,  encore  docile  enfant,  docile  écolier  de 
rÉgliâe,  après  en  avoir  été  le  défenseur  et  le  héros  '. 

Malgré  tout,  la  lutte  continue  ;  même  le  théâtre  va 
s'étendre  et  s'agrandir.  Un  concile  œcuménique  est  an- 
noncé. Non  qu'il  s'agisse  de  c  remettre  l'épiscopat  en 
possession  de  sa  puissance  et  de  ses  droits  «  3>.  Les  évêques 
seront  dans  l'assemblée  du  Vatican  ce  qu'ils  furent  tou- 
jours dans  l'Eglise,  vrais  juges  de  la  foî,  bien  qu'isolé- 
ment faillibles  et  d'ailleurs  sans  qualité  pour  juger  Pierre 
leur  chef.  Mais  parce  que  l'évêque  doit  être  docile,  Pierre, 
l'évêque  des  évêques,  se  montre  docile  comme  il  sied  à  son 
magistère  suprême;  il  étudie,  il  consulte  pour  enseigner.  Et 
quel  sera  l'enseignement  de  Pierre,  l'enseignement  de* 
l'Église  unie  tout  entière  à  son  chef?  Sans  rien  préjuger 
des  questions  qui  s'imposent  comme  d'elles-mêmes  *,  il  est 
impossible  de  douter  que  le  concile  ne  frappe  le  natura- 
lisme politique,  ce  naturalisme  «  qui  n'est  rien  moins  que 
l'apostasie,  s'il  n'est  pas  l'athéisme  -^  »,  et  qui  par  là  me- 
nace de  mort  la  société  moderne  établie  par  lui. 

Telles  étaient  longtemps  d'avance  les  prévisions  de 
Mgr  l'évêque  de  Poitiers.  On  sait  qu'elles  étaient  parta- 
gées, espérances  chez  lui,  craintes  ailleurs.  L'infaillibilité 
pontificale  définie  n'allait-elle  point  rejeter  sur  le  Si/Ilaôus 
comme  un  nouveau  rayon  d'autorité  ?  N'allaît-elle  point 
tout  de  nouveau  condamner  implicitement,  mais  évidem- 
ment, tout  ce  qu'il  condamne?  On  saura  de  plus  en  pluscom- 

1.  T.  V,  p.  493.  —  2.  T.  VI,  p.  404.  —3.  T.  VI,  p.  465.  —  4.  T.  VI, 
p.  415.  —  6.  T.  VI,  p.  434. 


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-  »9- 

)ien  cette  pensée  eut  d'influence  pour  créer  dans  le  concile 
;e  qa'on  nomma  l'opposition.  Dien  fit  son  œuvre  parmi 
es  agitations  humaines.  Le  récit  en  appartient  à  Thistoire 
aniverseUe  de  l'Église  ;  l'heure  viendra  de  l'écrire.  On 
r  verra  quel  fut  dans  ces  conjectures  le  rôle  du  docte 
?t  docile  évêque.  Me  trompé -je?  D  me  semble  qu'on  y 
admirera  surtout  les  vues  profondes  qui,  sept  ans  aupara- 
vaut,  lui  &isaient  nous  promettre,  j'allais  dire  nous  pro- 
phétiser c  le  spectacle  de  rapprochements  qui,  pour  être 
inattendus,  n'en  sont  pas  moins  très-explicables  i>,  enten- 
dez l'étrange  mais  naturelle  alliance  du  libéralisme  et  du 
eésarisme  sur  le  terrain  du  naturalisme  politique.  A  la 
veille  du  concile,  il  la  signalait  encore  comme  déjà  nouée 
par  la  communauté  d'intérêts  ^  Personne  ne  dut  être 
moins  étonné  quand  on  vit  le  libéralisme  catholique  souffler 
aux  derniers  politiques  de  l'empire  ces  notes  menaçantes 
qui  contribuèrent  largement  à  rendre  nécessaire  ce  qu'elles 
déclaraient  inopportun.  La  logique  des  choses  va  plus  loin 
qae  l'intention  des  hommes.  Elle  les  accule  parfois  à  des 
extrémités  où  ils  devraient  ouvrir  les  yeux.  Mais  la  volonté 
reste  libre  de  contester  l'évidence,  et  nous  ne  pouvons  que 
redire  le  triste  refrain  du  comte  de  Maistre  :  Ubi  sapiens  î 
vbi  scriba  î  «W  conquisUor  hnjus  sœculi  *  f 


IV. 


Quelques  semaines  plus  tard,  la  France  livrait  Rome  à 
l'Italie,  et  Dieu  livrait  la  Fiance  à  la  Prusse.  N'çtait-cc 


1.  T,  VI,  p.  435.-2-  J  Cor.,  I,  2(i. 


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-  300  - 

là  que  le  commencement  des  douleurs?  L'expérience,  €  la 
maîtresse  impérieuse  ^  »,  serait-elle  mieux  écoutée  qae 
l'Église,  que  la  mère?  Ou  bien  faudrait-il  reconnaître  une 
fois  de  plus  avec  Bonald  que  les  principes  sont  nécessaires 
pour  acquérir  de  l'expérience,  tout  comme  le  jour  pour 
trouver  son  chemin  ?  Les  épreuves  se  sont  multipliées  ; 
l'expérience  est  plus  que  jamais  à  venir.  Or,  c'était  l'heupe 
d'affirmer  à  tort  et  à  travers,  opportune j  importune^ y  l'heure 
de  crier  sur  les  toits  pour  qui  voudrait  et  pour  qui  ne  ren- 
drait pas  entendre  ',  ces  mêmes  principes  que  les  &its 
mettent  en  pleine  lumière,  mais  dont  une  première  lueur 
est  indispensable  à  l'intelligence  des  faits.  Mgr  l'évêque  de 
Poitiers  n'a  point  failli  à  ce  ministère.  H  n'a  point  cessé 
d'accuser  le  naturalisme  politique,  l'athéisme  social,  connue 
le  péché  mortel  à  l'Europe  et  particulièrement  à  la 
France,  de  montrer  le  christianisme  social  comme  l'unique 
chance  de  salut.  Comment  oublier  ces  fines  et  profondes 
analyses  de  la  situation  présente?  L'un  bâtit,  l'antre 
renverse;  l'un  prie,  Fautre  blasphème  *.  Quelques-uns  ont 
cette  frénésie  de  refuser  positivement  tout  salut  qui  vien- 
drait de  Dieu  '  et  qui  serait  montré  par  le  doigt  du  prêtre  *. 
D'autres  ont  la  confiance  de  tout  sauver  par  eux-mêmes, 
incapables  de  comprendre  la  stérilité  de  leurs  expédients, 
de  leur  politique,  de  leur  petit  savoir-faire.  Et  <r  com- 
ment seraient-ils  des  guides  sûrs  quant  aux  questions 
pratiques  de  second  ordre,  ceux  pour  qui  la  question  pre- 
mière et  principale  n'existe  pas  encore  ^?  ]d  Mais  le  pire 


1.  Bossuet,  Oraison  funèbre  de  Marie-Henriette  de  France. 

2.  II  Tim.  IV,  2, 

S.  Œuvre8  de  Mgr  de  Poitiera,  t.  VIII,  p.  83.  —  4.  T.  VIT,  p  «8  - 
5.  T.  VII,  p.  n.  -  6.  T.  VII,  p.  367.  -  7.  T.  VIII,  p.  2. 


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-  301  - 

n'cFst-oe  paSy  chez  plusieurs^  le  mélange  de  christianisme 
et  d'instincts  révolutionnaires ,  de  snrnatnrel  et  de  natu- 
ralisme, de  catholicisme  et  de  libéralisme,  qui  fait  que  la 
même  main  bâtit  et  renverse,  que  le  même  cœur  invoque 
et  renie  la  vérité  ^  ?  Pauvre  France ,  travaillée  ,  comme 
le  lunatique  de  l'Évangile,  de  ce  morbus  comitialis  qui  est 
le  mal  caduc,  ou,  si  Ton  veut^  le  mal  parlementaire*,  toute 
meurtrie  de  ses  chutes,  impuissante  à  se  rasseoir,  à  se  tenir, 
à  se  constituerai  Pauvres  sages  y  prudents  et  modérés  du 
siècle  I  Ils  ont  cassé  des  œufs  d'aspic  et  tissé  des  toiles 
d'araignée  *.  Dô  ont  déchaîné  ou  flatté  le  principe  révo- 
lutionnaire, et  ils  s'épuisent  en  conceptions,  en  combinaisons 
misérables  pour  empêcher  le  monstre  de  dévorer  ses 
enfants  *.  Pas  de  sauveurs,  pas  d'hommes,  parce  qu'il 
n'y  a  plus  de  principes*.  Pas  d'hommes,  parce  qu'il  nous 
manque  Dieu  ^. 

Mais  si  l'évêque  n'est  point  de  ces  augures  complai- 
sants auxquels  on  peut  dire  :  a  Ayez  des  visions  qui  nous 
plaisent,  annoncez-nous  des  erreurs  qui  nous  agréent^  >, 
il  n'est  pas  non  plus  un  prophète  de  malheur,  encore  moins 
un  de  ces  esprits  chagrins  et  personnels  qui  se  soulagent 
en  récriminant  et  qui  aiment  dans  les  angoisses  d'autrui  le 
triomphe  de  leur  sagesse  méconnue.  Sa  plainte  instruit , 
console,  encourage  ;  rien  n'y  sent  la  faiblesse  non  plus  que 
l'aigreur  et  le  dépit  ;  tout  y  est  généreux  et  pratique;  tout 
y  est  plein,  j'oserais  dire  tout  y  est  chaud  de  foi  et  d'es- 
pérance. Il  a  vu,  il  a  noté  comme  les  autres,  il  a  dit  plus 
éloquemment  que  d'autres  le  réveil  du  sens  chrétien,  la 

1.  T.  VII,  p.  65.  —  2.  T.  VIII,  p.  19.  -  3.  T.  VII,  p.  542. 

4.  Ova  aspidam  roperunt  et  telas  aranesa  texaerunt.  (Isaïe,  LIX,  5). 

Ô.  T.  VII,  p.  249.  —  6.  T.  VII,  p.  26().  —  7.  VII,  p.  362. 

8.  LoqaimiDÎ  nobis  placentia  ;  yidete  nobis  eirores.  (Isaïe,  XXX,  10.) 


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—  302  — 

prière  redevenae  publique  et  sociale ,  non  pas  seulement 
par  le  nombre  ^  mais  par  l'interyention  des  pouToirs  '  ;  le 
culte  du  Sacré  Cœnr,  ce  culte  si  français  par  toute  son  his- 
toire ^y  soulevant  dans  les  âmes  françaises  des  tressaille- 
ments inattendus.  Il  annonce  avec  une  aère  assurance  qne 
répreuve  aura  son  terme.  Le  concile  du  Vatican  est  déjà 
grand;  il  le  sera  plus  encore '.  Si  les  conseils  divins  lont 
interrompu,  c'est  pour  préparer  les  voies  à  ce  qui  lui  reste 
à  faire,  c'est  d'abattre  le  naturalisme  politique  comme 
le  naturalisme  doctrinal  K  N'en  doutez  pas.  <  Betoumez 
à  Borne  dans  quelques  années  :  vous  y  verrez  le  concile  dn 
Vatican  se  poursuivant  aatour  dn  trône  da  pontifer-n>i\» 
Mais,  si  quelque  chose  peut  en  hâter  l'heure,  c'est  la  prière, 
c'est  l'espérance  conservée  contre  l'espérance  même, 
c'est  la  foi  vigoureuse  et  intègre,  c'est  l'indépendance  de- 
vant l'opinion,  c'est  la  rupture  absolue  avec  le  libéralisme 
catholique  plus  redouté  de  Fie  IX  que  le  radicalisme  et 
ses  fureurs*.  Et  dussions-nous  laisser  en  mourant  le  natu- 
ralisme encore  maître  du  monde ,  abaissant  et  avilissant 
toute  société,  le  surnaturel  demeurerait  notre  grandeur 
et  notre  joie  personnelles.  «  Chrétiens,  chrétiens,  conso- 
lons-nous :  les  titres  de  notre  noblesse  divine  ne  seront  pa$ 
lacérés  avec  ceux  de  notre  dignité  nationale  ;  les  fonde- 
ments de  notre  espérance  et  de  notre  gloire  sont  placés  trop 
haut  pour  être  atteints  par  les  grands  coupables,  j'aime 
mieux  dire  par  les  ambitieux  et  les  téméraires,  par  les 
ignorants  et  les  incapables  qui  ont  tout  réduit  ici-bas  à 
l'impuissance  et  au  déshonneur  ^  :». 


1.  T.  VII,  p.  682;  T.  VÏII .  p.  4—2.  T.  IH,  p.  42.-3.  T.  VD, 
p.  266.  —  4.  T.  VII,  p.  7.  —  6.  T.  VII ,  p.  3S8.  —  6.  T.  VII,  p.  261.  - 
7.  T.-Vni,  p.  228. 


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-303  — 

Bestons  sur  une  si  fière  et  si  fortifiante  parole.  Ne  ré- 
ome-t-elle  pas,  avec  l'histoire  de  ce  quart  de  siècle,  Tensei- 
rnement  de  ces  vingt-cinq  premières  années  d'épiscopat  P 
li,  ce  qu'à  Dieu  ne  plaise,  la  société  périt,  dupe,  esclaye 
(t  victime  du  naturalisme,  du  moins  l'âme  baptisée  sera- 
relle  .^toujours  maîtresse  de  trouver  dans  le  surnaturel  et 
^indispensable  condition  du  bonheur  suprême  et  la  seule 
garantie  efficace  pour  les  lumières  ,  j)our  la  dignité,  pour 
'indépendance  de  la  nature. 

Il  est  des  vœux  qui  cessent  d'être  des  banalités  selon  le 
lemps  et  les  personnes.  Et  qui  donc,  en  embrassant  du  re- 
gard cet  épiscopat  si  riche ,  ne  se  prend  à  répéter  comme 
l'instinct  l'acclamation  liturgique  :  Admultos  armos!  Cer- 
:es,  dans  l'Église  de  Dieu  il  n'y  a  pas  d'homme  nécessaire. 
[Jeux-là  se  trompent  misérablement,  qui  l'estiment  perdue 
su  désarmée  quand  une  grande  voix  vient  à  s'éteindre , 
]uand  un  soldat  illustre  s'endort  dans  la  gloire  de  son  der- 
nier combat.  Et  cependant  nous  avons  appris  de  Mgr  l'é- 
rêque  de  Poitiers  lui-même  que,  suivant  l'ordre  accou- 
kamé  de  la  providence,  les  longs  épiscopats  sont  un  bienfait 
'omme  les  longs  règnes  ;  que  du  reste  <  jamais  la  dispa- 
rition dés  pontifes  n'a  été  plus  redoutée  des  enfants  de  Dieu 
ît  des  amis  de  l'Église*  ».  Pourquoi  donc  lui-même  sem- 
ble-t-il  craindre  d'égaler  par  le  nombre  de  ses  années  épis- 
3opales  les  quarante-deux  stations  d'Israël  au  désert  ■  ? 
Que  plutôt  il  vive  une  seconde  fois  les  années  de  Pierre  I 
Qu'il  vive  les  années  de  Pie  IX  !  Que  la  seconde  série  de  ses 
ouvres  soit  aussi  riche  et  la  seconde  moitié  de  son  épisco- 
pat aussi  féconde  I  II  nous  sera  bon  d'entendre  longtemps 


1.  T.  V,  p.  469.  —  2.  T.  IV,  p.  606. 


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-  304  — 

redire  a\rec  06tte  conviction  et  cette  dootrine^  avec  nn  ac- 
cent si  profondément  catlioliqae  et  françaÎB,  la  devise  qui 
nons  sauvera  si  elle  ne  sauve  pas  le  monde  :  c  H  faut  qœ 
Jésns-Ohrist  règne  *  :  Oportet  iUum  regnare  *. 

G.   LOKGHAYS. 
1.  I  Cor.,  XV,  26. 


I 

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TABLE   DES   MATIÈRES 


DU   HUITIEME  VOLUME. 


Pages. 

I.  —  Lettre  pastorale  qui  ordonne  les  prières  pu- 

bliques demandées  par  l'Assemblée  natio- 
nale avant  la  discussion  des  lois  constitu- 
tionnelles,  15  octobre  1873 4 

II.  —  Homélie  prononcée  dans  l'église    cathédrale 

en  la  fête  de  tous  les  saints  :  sur  l'urgence 
du  secours  divin  imploré  par  les  prières 
publiques,  4  novembre  4873 8 

III.  —  Homélie  prononcée  dans  la  chapelle  du  grand 

séminaire ,  à  la  messe  du  24^  anniversaire 
de  noire  consécration  épiscopale  ,  25  no- 
vembre 4  873 46 

IV.  -^  Lettre  pastorale  donnant  communication  de 

l'encyclique  du  Saint-Père  publiée  le  24  no- 
vembre 4  873,  8  décembre  4  873 31 

V.  —  Homélie  prononcée  à  la  messe  pontificale  du 
jour  de  Noël,  sur  le  caractère  de  l'autorité 
dans  le  christianisme,  25  décembre  4873.     .        44 

VI.  —  Homélie  prononcée  en  la  solennité  de  saint 
Hilaire ,  sur  l'étendue  universelle  de  la 
royauté  de  Jésus-Cbrist,  48  janvier  4874.     .  5 

Vil.  —  Homélie  prononcée  dans  l'église  du    Jésus  à 
T.  VIII.  20 


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—  306  - 

PAO». 

Poitiers ,  à  la  messe  pontificale  de  clôture 
du  triduum  des  fêtes  de  la  bëatifîcalion  da 
bienheureux  Pierre  Le  Fèvre,  Î7  janvier  4  874.       65 

VIII.  —  Instruction  pastorale  sur  ^obligation  de  con- 
fesser publiquement  la  foi  chrétienne,  ca- 
rême 4874 77 

IX.  —  Lettre  en  réponse  à  la  communication  de  plu- 
sieurs articles  de  journaux,  23  février  4874.        95 

X.  —  Homélie  prononcée  dans  Téglise  des  Frères- 
Prêcheurs,  à  Poitiers,  en  la  solennité  du 
sixième  centenaire  de  la  mort  de  saint  Tho- 
mas d'Aquin  ,  7  mars  1874 97 

XI.  —  Allocution  prononcée  dans  la  cérémonie  de  la 

consécration  de  Téglise  de  la  maison-mère 
des  Filles  de  la  Croix  ,  à  la  Puye  ,  49  mars 
487A 1*0 

XII.  —  Lettre  à  M.  Tabbé  Charles  Gay,  chanoine  théo- 

logal et  vicaire  général  de  Poitiers ,  au  sujet 
de  son  livre  intitulé  :  De  la  vie  et  des  vertus 
chrétiennes  considérées  dans  l'état  religieux  , 
6  juillet  4 874 423 

XIII.  —  Entretiens  avec  le  clergé  pendant  les  exercices 

de  la  retraite  pastorale  et  du  XIX®  synode 
diocésain  :  sur  la  constitution  relative  aux 
vicaires  capitulaires  et  aux  évêques  nom- 
més, etc.,  8-45  juillet  4874 425 

XIV.  —  Discours  adressé  dans  l'église  de  Sainte-Ra- 

degonde  de  Poitiers  aux  pèlerins  de  Paris , 

le  47  août  4874 466 

XV.  —  Oraison  funèbre  de  Mgr  Charles  FilHon ,  évo- 
que du  Mans ,  prononcée  dans  la  cathédrale 
du  Mans,  27  août  4 87 4 479 


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-  307  — 

Pagis. 
XYI.  ^  Discours  prononcé  dans  la  cërëmonie  de  con- 
sécration de  réglise  Saiot-André  de  Niort , 
t  septembre  4874 209 

XVll.  —  Entretien  à  la  suite  de  ia  consécration  de  la 
chapelle  restaurée  du  palais  épiscopal  , 
18  septembre  4  874 216 

XVIII.  —  Homélie  prononcée  le  jour  de  la  Toussaint, 
sur  l'identification  de  Jésus-Christ  et  des 
élus  dans  le  mystère  de  la  prédestination 
éternelle,  1  novembre  4874 ttt 

XIX  —  Lettre  à  Mgr  Févéque  de  Para ,  au  Brésil ,  à 
Toccasion  de  son  emprisonnement ,  pour 
la  cause  de  la  liberté  ecclésiastique,  43  octo- 
bre 4874 «30 

XX.  —  Lettre  à  N.  S.  P.  le  pape  Pie  IX,  à  l'effet 
d'obtenir  que  saint  François  de  Sales  soit 
déclaré  docteur  de  l'Église  universelle , 
44  octobre  4  874 233 

XXI.  ~  Lettre  circulaire  à  l'occasion  Ju  25«  anniver- 
saire de  notre  consécration  épiscopale,  4  no- 
vembre 4874 237 

XXIL  —  Homélie  prononcée  à  la  messe  pontificale  du 
25«  anniversaire  de  notre  consécration  épis- 
copale,  25  novembre  5874 242 

XXill.  —  Homélie  précbëe  dans  l'église  Notre-Dame  de 
Poitiers,  au  25^  anniversaire  de  notre  intro- 
nisation épiscopale,  8  décembre  1874..    .    .      255 


Épilogue  :  Vingt-cinq  ans  d'épiscopat 263 


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4 


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TABLE  GENERALE 

DB6 

TEXTES  DE   L'ÉCRITURE   SAINTE 

co^mbntAs  ou  cités 

DANS  LES  HUIT  PREMIERS  VOLUMES  DES  ŒUVRES 

DE  M<*»  l'^vêqub  de  porriEBS. 


T.   VIIÎ.  4* 


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TABLE   GENERALE 

DES 

TEXTES  BE  L'ECRITURE  SAINTE 

COMMBNtAb  ou  CITiB 

DANS  LES  HUIT  PREMIERS  VOLUMES  DES  ŒUVRES 

DE  U^^  l'^VÊQUK   de   POITIERS. 


GENESIS. 


CAP.  VERS. 

I  4    Et  vidit  Deus  lucem  quod  esset  bona,  et  divisit  lucem 

a  tenebris.  111,  350;  VII,  65;  VIII,  167. 
40    Vidit  Deus  quod  esset  bonum.  Ill,  485,  350. 
26    Et  ait  :  Faciamus  hominem  ad  imaginem  et  similitu- 

dinem  nostram  ;  et  praesit  piscibus  maris ,  et  vola- 

tilibus  cœli.  II,  468  ;  V,  520. 
88    Grescite  et  multiplicamini,  et  replète  terram  et  subji- 

cite  eam.  II,  20;  V,  520;  VU,  347. 

II  S,  3    Et  requievit  Deus  die  septimo  ab  omni  opère  quod 

patrarat  ;  et  benedixil  diei  seplimo,  et  sanctifîcavit 
illum.  --  Exponuntur.  111,  349,  350. 
7    Et  factus  est  homo  in  animam  viveutem.  —  Exponi- 
tur.  VllI,  §6,  67. 
M5    Tulit  ergo  Dominus  Deus  hominem,  et  posuit  eum  in 
paradiso  voluptatis,   ut  operaretur  et  custodiret 
itlum.  I,  94  ;  II,  25,  522  ;  III,  354. 
48    Non  eet  bonum  esse  hominem  soiiim*  I;  629;  III,  834  ; 
VIII,  175. 


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IV  GKNI8I8. 

CAP.        VUS. 

III  5    Et  eritîs  sicut  dii.  I,  98  ;  YIII,  59. 

45  Ipsa  coDteret  caput  tuum ,  et  ta  insidiaberis  calcaneo 

ejus.  II,  240  ;  VII,  69. 

46  Mulieri  quoque  dixit  :  Multiplicabo  erumDas  tuas,  et 

coQceptus  tuos  :  in  colore  paries  filios.  Yl,  36S; 
VU,  594,  644. 

47  Maledicta  terra  in  opère  tuo  ;  in  laboribus  comedes 

ex  ea  cunctis  diebus  vit»  tuée.  II,  5SS,  624;  III, 
354^585;  Vil,  594. 

48  Spinas  et  tributos  germinabit  tibi,  et  comedes  heii>ain 

terrœ.  ir,  52,  5«;  VII,  694. 

49  In  âudore  vultus  tui  vesceris  pane.  Ill,  351  ;   VU. 

594. 

IV  4    Eva  concepit  et  peperit  Gain,  dicens  :  Possedi  homir.t  ^ 

per  Deum.  —  Exponitur.  VII,  347  et  seqq. 

2  Fuit  autem  Abel  pastor  oviuin ,  et  Gain  agricola.  • 

522. 
4    Abel  quoque  obtulit  de  primogenitis  gre^ls  <^  ' .  *'<  Je 

adipibus  eorum.  V,  523. 
9    Qui  respondit  :  Nescio  :  num  custos  fralris  idv  i  sum? 

I,  440. 
47    Et  œdifîcavit  civitatem,  vocavitque  nomen  eju^  ix 
nomine  fiiii  sui,  Henoch.  II,  522. 
20»i2    Genuitque  Ada  Jabel,  qui  fuit  paier  habitantiuoi  ic 
tentoriis,  atque  pastorum.  Et  nomeo  fratris  ejus 
Jubal  :  ipse  fuit  pater  canentium  citbara  et  orgauo. 
Sella  quoque  geouit  Tubaicain^  qui  fuit  malleatoret 
fabor  in  cuncta  operis  œris  et  ferri.  —  fixponantur. 
1,35,  36;  II,  522,  523. 
26    Sed  et  Seth  natuâ  est  filius,  quem  vocavit  Enos  :  iste 
cœpit  invocare  nomen  Domini.  Il,  522. 
VI         4,6    Gumquecœpisdenthominesmultiplicari  super  lerram, 
et  Qlias  procréassent,  videntes  fiiii  Dei  filiaa  homn 
num  quod  essent  puichr» ,  acceperunt  sibi  axores 
ex  omnibus  quas  elegerant...  I,  36  ;  II,  52S. 

3  Dixitque  Deus  :  Non  permano^it  spiritus  meus  io 

bomine  in  sternum,  quia  caro  est.  VI,  454. 
6    Pœnituit  eum  quod  hominem  fecisset  in  terra.  V,  74. 
4  4    Fac  tibi  arcam  de  lignis  isvigatis  ;  manaiuQculas  in 
arca  faciès,  et  bitumine  linies  iatrinsecus  ei  extrin- 
fiecus.  II,  523. 
Vil  2  ,  4,  40  El  omnibus  animantibus  mundis  toile  septena,  mas- 
culum  et  feminam...  et  po9t  diesseptem  ego  pluam 
super  terram  quadraginta  diebus  et  quadraginli 


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GENESIS.  V 

CAP.        VBIS. 

noctibos...  Gumque  transissent  septem  dies,  aqac 
dikivii  inundaverunt  super  terram.  III,  676. 
Tii        6-44    Eratque  sexcentoram  annornm  qnando  diluvii  aqo^' 
inundaverunt  super  terram...  Anno  sexcentesimo 
vit®  No6 ,  mense  secundo ,  septimodecimo  mensis , 
nipti  sunt  omnes  fontes  abysfti  magnœ,  et  cata- 
racte cœli  apertae  sunt.  IV,  86. 
YUi  40,  42    Expeclatis  autem  ultra  septem  diebus  aliis,  mrsum 
dimisit  columbam  ex  arca...  Expectavîtque  nihil- 
ominufl  aeptem  alios  dîes.  III,  576. 

43    Igilur  sexcentesimo  primo  aonOf  primo  mense^  prima 
•die  mensis ,  imminut»  sunt  aqus  super  terram.  ' 
IV,  88. 

47    Crescite  et  muUiplicamini  super  terram.  I,  408. 

2S  Cunctis  diebus  terras,  sementis  et  roessis ,  frigtis  et 
sstus,  aestas  et  hiems,  nox  et  dies,  non  requiescent. 
m,  354. 
IX  44-46  Statuam  paclum  meum  vobiscum,  et  nequaquam 
ultra  interficietur  omnis  caro  aquis  diluvii... 
arcum  meum  ponam  in  nubibus  eritque  arcos  in 
nubibus  et  videbo  illum,  et  recordabor  foederis 
seinpiterni.  V,  384. 
S6,  S7  Benedictus  Dominus  Deus  Sem,  sît  Ghanaan  servus 
ejus.  Dilatet  Deus  Japhet ,  et  habitet  in  taberna- 
culis  Sem...  —  Expoi)untur.  II,  479,  480. 

XI  -  4    Erat  autem  terra  labii  unius,  et  sermonum  eorum- 

dem.  II,  565. 

8  Atque  ita  divisit  eos  Dominus  ex  ilio  loeo  In  universas 

terras,  et  cessaverunt  aedificare  civitatem.  III,  353. 

9  Et  idcirco  vocatum  est  nomen  ejus  Babel ,  quia  tibi 

confusum  est  labium  univers»  terrœ;  et  inde  dis- 
persit  eos  Dominus  super  faciem  cunctamm  regio- 
num.  V,  817. 

XII  4    Dixit  autem  Dominus  ad  Abram  :  Egredere  de  terra 

tua,  et  de  cogna tione  tua  et  de  domo  patris  tui,  et 
veni  in  terram  quam  monstravero  tibi.  —  Expo  • 
nitur.  m,  652;  VI,  333. 

XIV  48,  49,  20  At  vero  Melchisedech  rex  Salem,  proférons  panem 
At  vinum...  et  benedictus  Deus  excelsus,  quo  pro- 
tegente ,  bostes  in  manibus  tuis  sunt.  Et  dédit  ei 
décimas  ex  omnibus.  V,  522. 

xTii  4,  5.  6  Dixitque  ei  Deus  :  Ego  sum,  et  pactum  meum  tecam, 
erisque  pater  multarum  gentium...  faciam  te 
crescere  vehementissime,  et  ponam  te  in  gentibus, 
regesque  ex  te  egredientur.  lY,  38. 


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VI 


UKNESIS. 


GAP: 
XVlll 


VERS. 
85 


m         44 
XXII  46,  47 


XXVI      4,  5 


xxvii 


44 


87 


Absit  a  te ,  Qt  rem  banc  faeias ,  et  occidas  juslum 
cttOQ  impio,  ûatque  justua  sicut  impius,  non  est 
hoc  tuum  :  qui  judicas  omnem  terram,  nequaquam 
faciès  jodicium  hoc.  VU,  67. 
Et  visus  est  eis  quasi  ludens  loqui.  I,  S86. 

Quia  fecistt  hanc  rem  et  non  pepercisti  (ilio  tuo  uni- 
genito  propier  me ,  benedicam  ttbi  et  rouItipHcabo 
semén  tuum...  VU,  593. 
,  XXIV  42,  44  Domine  Deu3  Domini  mei  Abraham,  occurre,  obsecro, 
mihi  *hodie...  igitur  puella  cui  dixero  :  Inclina 
hydriam  tuam  ut  bibam  :  et  ilfa  re^ponderit  :  Bibe, 
quin  et  camelis  luis  dabo  potum.  —  Exponantur. 
in,  475,  476. 

Et  multiplicabo  semen  tuum  sicut  stellas  cceli...  e<- 
quod  obedierit  Abraham  voci  meae  et  custodierir 
praecepta,  et  mandata  mea,  et  caremonias  legesq^^ 
scrvaverit.  II,  567. 

Paravit  iila  cibos ,  sicut  velle  noverat  patreiu  liliu?. 
I,  299. 

Statimque  ut   sensil  vestimentorum  itlius  fr.*.:  .  i 
tiam,  benedicens  illi,  ait  :  Ëcce  odor  filii  .^?i  -'Out 
odor  agri  pleni ,  cui  benedixit  Dominus.  Ul ,  34  ; 
IV,  98,  220. 

Motus  Isaac,  dixit  ad  eum  :  In  pingoedine  lerrae  ;  et 
in  rore  cœli  desuper,  erit  benedictio  tua.  Vives  in 
gladio  et  fratri  tuo  servies.  III,  2. 
xxvm  42,  43  Viditquc  in  somnis  scalam  stantem  super  terram,  et 
cacumen  illius  tangens  cœlum...  et  Dominum 
innixum  scalae  dicenlem  sibi  :  Ego  sum  Deus 
Abraham  patris  tui.  11^  460. 

Vovit  etiam  votum,  dicens  :  Si  fuerit  Deus  mecum, 
et  custodierit  me  in  via...  reversusque  fuero  pros- 
père ad  doroum  patris  mei  :  erit  mihi  Dominus 
in  Deum,  et  lapis  isle  quem  erexi  in  titulum  voca- 
bitur  domus  Dei  :  cunctorum  que  dederis  mihi , 
décimas  ofTeram  tibi.  —  Exponuntur.  III,  344  ;  V, 
359,  523. 

Sed  Lia  lippis  erat  oculis  :  Rachel  décora  facie ,  et 
venusta  i^peclu,  quam  diligens  Jacôb,  ait  :  Serviam 
tibi  pro  Rachel  filia  tua  minore ,  septem  annis.  II , 
584  ;  VU,  445,  448. 

Tandemque  potitus  optatis  nupliis,  amorem  sequentis 
priori  pristulit,  serviens  apud  eum  septem  annis 
îiliis.  n,  .^84  ;  VÎH,  247. 


39,  40 


20-22 


XXIX  47, 48 


30 


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6ENE818.  tlf 

CAP.        TBIS. 

ixxv  3,S  Snrgîte,  et  ascendamos  în  Bethel ,  ut  faciamus  îbi 
altare  Deo...  et  sepalta  est  ad  radîces Bethel  subter 
quercum  :  vocatamque  est  nomen  loci  illius,  Quer- 
cos  aetus.  ^  Exponantur.  IV,  473,  474. 

XXXVI  7    Divites  enim  erant  valde,    et  simut  habitare  non 

poterant  :  nec  «ustinebat  eos  terra  peregrinationis 
eorum  prae  multitudine  gregum.  III,  654 . 

XXXVII  4    Yidentes  aatem  fratres  ejus  quod  a  paire  pluscunctia 

filiis  amaretur,  oderant  eum ,  nec  poterant  ei  quid- 

quam  pacifice  loqui.  VII^  17S. 
7,  8    Putabam  nos  ligare  manipulos  in  agro...  responde- 

runt  fratres  ejus  :  Numquid  rex  noster  eris?  aut 

subjiciemusdilioni  tuaeîIY,  360;  VII,  Ht. 
40    Increpavit  eum  pater  suus  et  dixit  :  Quid  aibi  vult 

boc  somnium  quod  vidisti  T  Num  ego  et  mater 

tua ,  et  fratres  tui ,  adorabimus  te  super  terram  t 

IV,  360;  VII,47î. 
44    Invidebant  ei  fratres  sui  :  pater  vero  rem  tacitus  cou- 

siderabat.  III,  487. 
49,  20    Et  mutuo  loquebantur  :  Ecce  somniator  venit:  venite, 

occidamus  eum ,  et  mittamus  in  dsternam  vête- 

rem...  VII,  47J. 
XXXVIII 9,  40  lUe  scions  non  sibi  nasci  filios...  et  idcirco  percussit 

eum  Dominus ,  quod  rem  detestabilem  facereU  — 

Exponunlur.  fil,  56;  VI,  36S. 
XXXIX       5    Benedixitque  Dominus  domui  ^Egyptii  propter  Joseph. 

I,  299. 
XL!     9,  48    De   quo  asœndebant   septem  bo¥es,    pulchrœ    et 

crassœ  nimis...  ato  quoque  septem  emergebant  de 

flumine,  fœdœ  confectœque  macie...:  aed  simili 

macie  et  squalore  torpebant.  II,  584. 
42-44    Erat  ibi  puer  Hebrœus...  protinus  ad  régis  imperium 

eductum  de  carcere  Joseph  totonderunt  ;  ac  vesie 

mutata,  obtulerunt  ei.  VIII,  6. 
40-43    Tu    eris    super  domum   meam ,   et   ad    tui    oris 

imperium  cunctus  populus  obediet  :  uno  tantum 

regni  solio  te  praecedam...  ecce  constitui  te  super 

universam    terram    iEgypti  ;    tulitque   annulum 

de  manu  sua  et  dédit  eum  in  manu  ejus...  fecitque 

eum  ascendere  super  currum  suum  secundum.  VII, 

471. 
^Lv         26    Et  Duntiaverunt  ei,  dicentes  :  Joseph  Élius  tuus  vivit, 

et  ipse  domina tar  in  omni  terra...  VII,  600. 
XLix       ti  y ilius  accrescens  Joseph^  filiua  accrescens,  et  decorus 


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YHI  EXODW. 

CAR.        VBBS. 

aspectu  :  filiœ  diacurreruat  auper  auirum.  «—  Expo- 
nitur.  V,  167,  284;  VU,  117,  471,  47Î. 

23  Sed  exasperaverunt  eum,  et  jurgati  suot,  inviderunt- 

que  iili  habentes  jacala.  YII,  172. 

24  Sedit  in  forti  arcus  ejus ,   et  dissolata  sunt  vincula 

brachiorum  et  manuum  illius  per  manus  potenlis 
Jacob;   inde  pastor  egressus  est  lapis  Israël.    — 
BxpoDitur.  VII,  469  et  seqq. 
29 ,  34    Sepelite  me  eum  patribus  mm  in  spelunca  duplici . 
quaa  est  in  agro  Ephron  Heltaei,  contra  Hambre  in 
terra  Chanaan...  ibi  sepelierunt  eum,  et    Saram 
uxorem  ejus...  II,  623,  624. 
L.        7-13    Quo  ascenUente ,  ierunt  eum  eô  omnes  senes  domu> 
PbaraoQJs,  cunclique  majores  natu  terrs  iEgypti... 
domus  Joseph  eum  fratribus  suis...  fecerunt  erpc 
Glii  Jacob  sicut  praeceperat  eis;  et  portantes  eur^ 
in  terram  Chanaan,  sepel ierunt  eum  in  speluat  i 
duplici.  II,  624. 


EXODUS. 


I  40    Venite,  sapienter  opprimamus  eum^  ne  forte  multi- 

plicetur.  lU,  534. 
ti  9    àd  quam  locuta  filia  Pharaonis  :  Accipe,  ait,  puerum 

istum,  et  natri  mihi,  ego  dabo  tibi  mercedem  tuaui. 

1,44. 
m  2    Apparuitque  oi  Dominus  in  flamma  ignis  de  medio 

rubi.;  et  videbat  quod  rubus  arderel,  et  non  coni- 

bureretur- 111,  470  ;  VII,  505. 
3    Dixit  ergo  Moyses  :  Vadam  et  videbo  visionem  hanc 

magnam,  quare  non  comburatur  rubus.  —  Expo- 

nitur.  Vil,  504  et  seqq. 
5    At  ille  :  Nj  appropries,  inquit,  hue  :  soive  caicea- 

mentum  de  pedibus  tuis  :  locuseoim ,  in  quo  slas, 

lerra  sanctaest.  II,  419. 
44    Diiit  Deus  ad  Moysen  :  Ego  sum  qui  sum.  Ait  :  Sic 

dices  niiis  Israël  :  Qui  est,  misit  me  ad  vos.  V,  73  ; 

VI,  554.  ^ 


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EXODUS.  IX 

GAP.        VKRS. 

lu  45    Dixitque  iterum  Deus  ad  Hoysen  :  ...  Hoc  nomeD 

mibi  est  io  SBleraum ,  et  hoc  mecnoriale  meum  in 
generationem  et  geaerationem.  Y,  74. 

iv  44    Dixit  Dominus  ad  eum  :  Quis  fecit  os  hominis?  aut 

quis  fabricatus  est  mutum  et  surdum ,  videntem  et 
caecum?  Nonne  ego?  —  Exponitur.  III,  330  et 
seqq. 

VIII  49    Et  dixerunt  malefici  ad  Pharaonem  :  Digitns  Dei  est 

hic.  VU,  3«2. 

IX  34,  35    Vidons  autemPharaoquod  cessasset  plavia,  etgrando 

et  tonitrua,  auxit  peccatum  :  et  ingravatum  est  cor 
ejus  ,.et  servorum  iliius,  et  induratum  est  nimis... 
I,  460. 
\  4    Ecceego  inducaincras  ])custaminfines  tuos.  V,  563. 

^  Quad  operiat  superficiem  terrae ,  ne  quidquam  ejus 
appareat.  —  Exponitur.  V,  563,  665,  566,  567. 
46,  n  Quam  ob  ren  festinus  Pharao  vocavit  Ifoysen  et 
Âaron,  et  dixit  eis  :  Peccavi  in  Dominum  Deum 
vestrum,  et  in  vos...  régate  Dominam  Deum  ves- 
trum.  —  Exponuntar.  V,  563,  566,  567. 

49  Qui  flare  fecit  ventum  ab  occidente  vehementissimum, 
etarreptam  locuslam  projecit  in  mare  Rubrum.  — 
Exponunlur.  V,  563,  565,  566,  567. 

22    Extenditque  Moyses  manum  in  cœlum,  et  faclœ  sunt 
tenebrœ  horribiies  in  universa  terra  iËgvpti  tribus 
diebus.  VIII,  466. 
xii  11    Sic  auiem  comedetis  illum  :  renés  vestros  accingetis, 

et  calceamenta  habebitis  in  pedibus ,  tenentes 
baculos  in  manibus ,  et  comedetis  festinanter  :  est 
enim  phase  (id  est  transitus)  Domini.  IH,  654. 

46  Dies  prima  erit  sancta  atque  solemnis,  et  dies  sep- 
tima  eadem  festivitate  venerabilis.  III,  352. 

17  Et  obsorvabitiâ  azyma  :  in  eadem  enim  ipsa  die  edu- 
cam  exercitum  veslrum  de  terra  JEgypti,  etcusto- 
dietis  diem  istum  in  generationes  vestras  ritu  per- 
petuo.  III,  352. 

XIV  43    fit  ait  Moyses  ad  populum  :  Noiite  timere  :  state,  et 

videte  magnalia  Domini  qu8B  facturus  est  hodie. 
V,  29. 

XV  25    At  ilie  clamavit  ad  Dominum,  qui  ostendit  ei  lignum  : 

quoii  cum  misisict  in  i:quas,  in  dulcedinem  verss 
sunt.  V,  446. 
\vi    23,  26    Qui   ail  pis  :  Uoc  est  quod  iocutus  est  Dominus  : 


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X  EXODUS. 

GAP.        VEIS. 

Requies  sabbati  sanctificata  est  Domino  cras  :  sex 
diebus  coHigite  :  in  die  autem  septimo  sabbatum  est 
Domini.  III,  352. 
29,  30  Videte  quod  Domînus  dederit  vobls  sabbatum... 
maneat  unusqaisque  apud  semetipsuro,  nullus  egre- 
diatur  de  loco  suo  die  septimo  :  et  sabbatizavit 
populus  die  septimo.  III,  352. 
35  Filii  autem  Israël  comederant  Man  quadraginta  annis. 
III,  648. 

XX  5    Non  adorabis  ea ,  neque  coles  :  ego  sum  Dominas 

Deus  tuus  fortis  ,   zelotes  ,   visitans  inigaitatem 

patrum  in  fiiios.  YII,  572. 
8,  W    Mémento  ut  dlem  sabbati  sanctifioes;   sex   diebus 

operaberis ,  et  faciès  omnia   opéra  tua ,  septimo 

autem  die  sabbatum  Domini  Dei  tui  est...  idcirco 

benedixit  Dominus  diei  sabbati,  et  sanctificavt 

eum.  —  Exponuntur.  III,  354. 
10    Septimo  autem  die  sabbatum  Domini  Dei  tui  es**  : 

non  faciès  omne  opus  in  eo...  III,  579. 
42    Honora  patrem  tuum  et  matrem  tuam.  YIII,  79. 
45,  47    Non    furtum     faciès...    Non    concupisces    domuit. 

proximi  tui.  I,  327. 
49    Dicentes  Moysi  :  Loquere  tu  nobis,  etaudiemus:  non 

loquatur  nobis  Dominus,  ne  forte  moriamur. — 

Exponitur.  VII,  474. 

XXI  4     Haec  sunt  judicia  quae  propones  eis.  III,  355. 

2    Si  emeris  servum  Hebraeum ,  sex  annis  serviet  tibi  , 

in  septimo  ^redietur  liber  gratis.  II,  429. 
24    Oculum  pro  oculo,  dentem  pro  dente.  VIII,  90. 

XXIII  .  2  Non  sequeris  turbam  ad  faciendum  malum  ;  nec  in 
judicio,  plurimorum  acquiesces  sententiœ,  ut  a 
vero  dévies.  VU,  368. 
40,  44  Sex  annis  seminabis  terram  tuam,  et  congregabis 
fruges  ejus.  Anno  autem  septimo  dimittes  eam,  et 
requiescere  faciès.  \\,  429. 

XXXI  43,  47  Loquere  filiis  Israël ,  et  dices  ad  eos  :  Videte  ut 
sabbatum  meum  custodiatis  :  quia  signum  est  inter 
me  et  vos...  Sex  enim  diebus  fecit  Dominus  coelum 
et  terram,  et  in  septimo  ab  opère  cessavit. —  Expo- 
nuntur.  III,  355. 

xxxiii  19  Rospondit  :  Ego  ostendam  omne  bonum  tibi^  et  vocabo 
in  nomine  Domini  coram  te  :  et  miserebor  cui 
voluero,  et  clemens  ero  in  quem  mihi  placuerit. 
VIL  299. 


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LEVITICD8. 


XI 


CAP* 
XXXIV 


VBRS. 

44 


XXXV    4,  t 


Gave  ne  umquam  cum  habitatoribus  terrsB  jangas 
amicilias.  VH,  573. 

Noii  adorare  deum  alienum  ;  Dominus  zelotes  nomen 
ejus,  Deus  est  œmulator.  VU,  572. 

Igitur  congregata  omni  turba  filiorum  Israël,  dixit 
ad  eo6  :  Haec  sunt  quœ  jussit  Dominus  fieri.  Sex 
diebiis  facielis  opus  :  septimus  dies  erit  vobis 
sanctus ,  sabbatum,  et  requies  Domini  :  qui  fecit 
opus  in  eo,  occidetur.  III,  356. 


LBVITIGUS. 


xiï  44    Non  maledices  surdo,  nec  coram  c»co  pones  offen- 

diculucn  :  sed  timebis  Dominum  Deum  tuum,  quia 
ego  sum  Dominus.  HI,  344 . 

XXV  4    Septimo  autem  anuo  sabbatum  erit  terrae,  requielionis 

Domini...  III,  581. 
8-44  Namerabis  quoque  tibi  seplem  hobdomadas  annorum, 
id  est  septies  septem,  quae  simul  faciunt  quadra- 
ginta  novem...  Bev^rtetur  bomo  ad  possessionem 
suam ,  et  unusquisque  rediet  ad  familiam  pristi- 
nam  :  quia  jubilaeus  est  et  quiuquagesimus  annus. 
—  Exponuntur.  I,  258,447;  V,  459;  VI,  260. 

XXVI  4-5    Ego  Dominus  Deus  vester  :  Non  facietis  vobis  idolum 

et  sculptile,  nec  titulos  erigetis...  cnstodite  sabbata 
mea  et  paveteadsanctuarium  meum...  Apprehendet 
messium  tritura  vindemiam,  et  vindemia  occupabit 
semenlem...  IV,  240. 
42  Ambulabo  intervos,  etero  Deus  vester,  vosque  eritis 
populus  meus.  VI,  545. 
43-49  Ego  Dominus  Deus  vester,  qui  eduxi  vos  de  terra 
iEgyptiorum,  ne  servieritis  eis...  conteram  super- 
biam  duritias  vestrae.  Daboque  vobis  cœium  de- 
super  sicut  ferrum,  et  terram  caneam.  IV,  240. 


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XII  NfJMERI. 


NUMERI. 


GAP.       vBas. 

III  39    Omnes  Levitae,  quos  numer«\  erunt  Moyses  et  Âaron, 

juxta  praeceptum  Domiai  per  familias  suas  in 
génère  masculino  a  mense  uno  et  supra,  faeroni 
viginti  duo  millia.  YII,  345. 

XI  4 'SI    lalerea  ortum  est  murmur  populi  quasi  dolentiuai  pro 

labore,  contra  DomiDum...  non  possum  soius  sus- 
tinere  omnem  huncpopulum  quia  gravis  est  mihi... 
sexcenla  millia  peditum  bujus  populi  sunU  — 
Exponuntur.  IV,  500  et  seqq. 
34  Yocatusque  ille  locus,  Sepulchra  concupiscentia  .  IV. 
504,  505. 

XII  4-45    Locutaque  est  Maria  et  Aaron  contra  Moyscn  r*    :  '^r 

uxorem  iËtbiopissam,  et  dixerunt  :  Nunc  per  c 
Moysen  locutus  est  Dominus?...  Obsecro,  Domt>v> 
mi,  ne  impones  nobis  hoc  peccatum,  quod  stul.t 
commisiums  ;  clamavitque  Moyses  ad  Dominum 
dicens  :  Obsecro  sana  eam.  —  Exponuntur,  Y,  27^ 
3    Erat  enim  Moyses  vir  mitissiiuus.  YII,  492. 

XIII  i9«-S4    Gonsiderate  terram,  qualis  sit,  et  populum  qui  habi- 

tator  est  ejus,  utrum  fortis  sit  an  infirmus  :  si 
pauci  numéro  an  plures...  confortamini,  et  afferte 
nobis  de  fructibus  terr».  —  Exponuntur.  lY,  SI 9, 
SSO. 
S8  Et  narraverunt  dicentes  :  Yenimus  ad  terram,  ad 
quam  misisti  nos,  quas  rêvera  fluit  lacte  et  melie, 
ut  ex  liis  fructibus  cognosci  potest.  lY,  SSO. 
34  Ibi  vidimus  monstra  quasdam  filiomm  Enac  de  generf 
gieanteo ,  quibus  coroparati,  quasi  locustae  vide- 
bàmur.  lY,  SSI;YI1I,  69. 

XV  3S-36  Pactum  est  autem ,  cum  essent  filii  Israël  in  solitu- 
dine,  et  invenissent  horoinem  colligentem  ligna  Id 
die  siabbati...  Gumque  eduxissent  eum  foras,  obrne- 
nint  lapidibus  et  mortuus  est,  sicut  praeceperat 
Dominus.  III,  356. 

XVIII  8  Loculusque  Dominus  ad  Aaron  :  Ecce  dedi  tibi  cus- 
todiam  primitiarum  mearum.  Omnia  quae  sanctifi- 
cantur  a  filiis  Israël,  Iradidi  tibi  et  filiis  tuis  pro 
(iflicio  sacerdotali  légitima  sempiterna.  Y,  523. 


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DECTERONOMIUM. 


XIU 


CAP.         VBBS. 

xvm  S4-3S 


XXlll 


XXV 


XXXIII 


40 


14 


23 

Si 
S8 

S9 


FiliiB  autem  Levi  dedi  omues  décimas  Israëlis  in 
possessionem,  pro  ministerio  quo  eerviunt  mihi  in 
tabernacuio  foederis»..  et  non  peccabitis  super  hoc, 
egregia  vobis  et  pinguia  reservantes,  ne  poUoatis 
oblationis  filiorum  Israël,  et  moriamini.  —  Expo- 
nantur.  Y,  5S5,  526,  527. 

Quis  dinumerare  possit  pulverem  Jàcob,  et  nosse 
numerum  stirpis  Israël  T  moriatur  anima  mea 
morte  justorum,  et  fiant  novissima  mea  honun 
similis.  VI,  284. 

Phinees  filius  Eleazari  filii  Aaron  sacerdotis  avertit 
iram  meam  a  filiis  Israël  :  quia  zelo  meocommotus 
est  contra  eos,  ut  non  ipse  delerem  filios  Israël  in 
zelo  meo.  V,  74. 

Unde  profecti,  castrametati  sunt  in  monte  Sepher.— 
Exponitur.  VI,  477. 

Egressi  de  monte  Sepber,  venerunt  in  Àrada,  YI,  477. 

Unde  egressi,  fixere  tentoria  in  Methca.— Exponitur. 
Vni,  252. 

Et  de  Methca,  castrametati  sunt  in  Hesmona.— Expo- 
nitur. YIII,  253. 


DEUTERONOMIUM. 


VI 


VIII 


7    Nec  est  aiia  natio  tam.  grandis,  quas  babeat  duos  ap- 
propinqnantes  sibi,8icut  Deus  noster  adest  cunctis 
obsecrationibus  noslris.  —  Exponitur.  YI,  544  et 
seqq. 
35    Ut  scires  quoniam  Dominus  ipse  est  Deis^  et  non  est 
alius  prœter  eum.  Y,  73. 
5    Diliges  Dominum  Deum  tuum  ex  toto  corde  luo,  et  ex 
tota  anima  tua,  et  ex  tota  fortitudine  tua.—  Expo- 
nitur. III,  48  ;  YI,  454. 
7-9    Dominus  enim  Deus  tuus  introducet  te  in  terram  bo- 
nam,  terram  rivorum  aqUarumque  et  fontium...  ubi 
abaque  uUa  penuria  comedes  panem  tuum,  et  rerum 
omni  abundantia  perfrueris.  —  Exponuntur.  YII, 
456. 
40    Ut  cum  comederis,  et  sa  lia  tus  fueris,  bencdicas  Do- 


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IX 


xiY  DEirmoNovnjM. 

CAP.        VBES. 

roino  tuo  pro  terra  optima,  quam  dédît  tibi. 
4B7. 

5  Neque  enim  propter  justitias  tuas,  et  asquitaiem  co  J 
dis  lui,  ingredieris  ut  possideas  terras  earum...  i 
sed  ut  compleret  verbum  suum  Dominas,  qaod  siib 

juramento  pollicitus  est  patribus  tuis.  Vn,  30Î. 

6  Scito  ergo  quod  non  propter  justitîas  tuas    Doaûniiâ 

tuus  dederit  tibi  terram  banc  optimam  in  poss^&io- 
nem,  cum  durissimœ  cervicis  sis  populus.  YIL,  30!. 

X  9    Quam  ob  rem  non  habuit  Levi  partem^  neque  posse»- 

aionem  corn  fratribus  sois  :  quia  ipse  Daminas  pos- 
sessio  ejus  est.  V,  583. 

XI  2    Cognoscite  hodie  quae  ignorant  fîlii  vestri,  qai  non  >  ■ 

derunt  discipiinam  Del  vestri,  magnalîa   ejus,   » 
robustam  manuro,  extentumque  brachium.  V.  t") 
44    Dabit  piuviam  terrae  vestrae  temporaneam  et  ser»;. 
nam,  ut  coiligatis  frumentum,  et  vinum,  oi    • 
III,  465. 

XII  48    Sed  coram  Domino  Deo  tuo  comedes  ea,in  .•'  n 

elegerit  Dominus  Deus  tuus,  tu  et  filius  tuis.  «t  r- 
lia  tua,  et  servus,  et  famuia,  atque  Lévites  qui  m  y 
net  in  urbibus  luis...  Y,  539. 
49    Ca\e  ne  derelinquas  Levitem  in  omni  tempore  qi: 
versaris  in  terra.  Y,  538. 
XIV         22    Decimam  partem  separabis  de  cunctis  fructibos  tuiir 
qui  nascuntur  in  terra  per  annos  sîngulos.  Y,  524. 
29    Yenielque  Lévites,  qui  aliam  non  habet  partem  nec 
possessionem  tecum,  et  peregrinus  ac  pupillus  ei 
vidua,  qui  intra  portas  tuas  sunt,  et  comedent  et 
saturabuntur...  Y,  524,  539. 

XVII  12    Qui  aulem  superbierit,  noieos  obedire  sacerdotis  im- 

perio,  qui  eo  tempore  ministrat  Domino  Deo  tuo,  ei 
decreio  judicis,  morietur  homo  ille,  et  auferas  ma- 
lum  de  Israël.  YII,  379. 

XVIII  4    Non  habebunt  sacerdotes  et  Levita  et  omnes  qui  de 

eadem  tribu  sunt,  partem  et  hereditatem  cum  re- 
liquo  Israël.  V,  523. 
2  fit  nihii  aliud  accipient  de  possessione  fi^itrum  suorum  ; 
Dominus  enim  ipse  est  hereditas  eorum,  sicut  lo- 
cutus  est  iliis.  Y,  523. 
44, 12  Nec incantator, necqui pythones consulat, nec divioos, 
aut  quserat  a  mortuis  veritalem  :  omnia  enim  haec 
abominatur  Dominus,  et  propter  istius  modi  sce- 
lera  deiebit  eos  in  introilu  tuo.  III,  53. 


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DEUTEaONOMltJM.  XV 

AP.        YBIS. 

xiu  7  Non  abominaberis  Idumseum,  quia  frater  tuus  est  : 
nec  iEgyptium,  quia  advena  fuisti  in  terra  ejus.  1, 6. 

^vtii  42  Aperiet  Domimis  tbesaurum  suum  optimum,  cœlum, 
ut  tribuat  pluviam  terrae  tuae  in  tempore  suo  :  be- 
nedicetque  cunctis  operibus  manuum  tuarum.  IV, 
Î09;  VII,  462. 
43  Constituet  te  Dominus  in  caput,  et  non  in  caudam  : 
et  eris  semper  supra  et  non  subter  ;  si  tamen  au- 
dierîs  mandata  Domini  Dei  tui,  quaB  ego  praecipio 
tibi  hodie,  et  custodierîs  et  feceris.  —  Exponitur. 
VII,  406,407,  VIII,  177. 
38  Sementem  multam  jacies  in  terram  et  modicum  con- 
gregabis  :  quia  locustaB  devorabunt  omnia.  V,  563. 

mi  30  Locutus  est  ergo  Moyses,  audiente  universo  cœtu  Is- 
raël, verba  carminis  hujus,  et  ad  finem  usque  com- 
pIevit.VI,382. 

11X11  6  Hœccine  reddis  Domino,  popule,  stulte  et  insipiens? 
numquid  non  ipse  est  pater  tuus,  qui  possedit  te, 
et  fecit  et  creavit  te?  V,  484. 

7  Mémento  dierum   antiquorum,  cogita  generationes 

singulas  :  interroga  patrem  tuum ,  et  annuntiabit 
tibi;  majores  tuos,  et  dicent  tibi.  VII,  486. 

8  Quando  dividebat  Altissimus  gentes,  quando  separa- 

bat  fiJios  Adam ,  constituit  termines  populorum 
juxta  numerum  filiorum  Israël.  II,  484;  V,  484; 
Vm,  284. 

9  Pars  aulem  Domini,  pppulus  ejus  :  Jacob  funiculus 

hœreditatis  ejus.  V,  184. 
43    Conâtituit  eum  super  excelsam  terram  :  utcomederet 

fructus  agrorum,  ut  sugeret  mel  de  petra,  oleum- 

que  de  saxo  durissimo,  II,  it%, 
15     Incrassatus  est  dilectus  et  recalcitravit.  V,  S84. 
34     Non  est  Deus  noster  ut  dii  eorum  :  et  inimici  nostri 

sunt  judices.  IV,  269. 

37  Et  dicet  :  Ubi  sunt  dii  eorum  in  quibus  habebant  fidu- 

ciam?  VII,  76. 

38  Surgent  el  opitulentur  vobis ,  et  in  necessitate  vos 

protegant.  VII,  76. 
40    Levabo  ad  cœlum  manum  meam,  et  dicam  :  Vivo  ego 
in  aeternum.  V,  67. 
uxiv      7    Moyses  centum  et  viginti  annorum  erat,  quando  mor- 
tuus  est  :  non  caligavit  oculus  ejus,  nec  dentés  il- 
lius  moti  sunt.  VI,  382. 


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Xn  LIBER  lOSUE. 


LIBER  JOSÏÏE. 


GAP.        VERS. 

VI  25    Rahab  vero  meretricem,  et  domum  patris  ejus,  € 

omnia  qus  babebat  fecit  Josue  vivere,  et  habita. ( 
runt  in  medio  Israël  usque  in  prassentem  diem  :  e 
quod  absconderit  nuntios,  qiios  miserai  ut  explora 
rent  Jéricho.  V,  26. 

VII  8,  9    Mi  Domine  Deus,  quid  dicam,  videns  Israêiem  hosii 

bus  suis   terga  verlentem;  audient   Cbananaei 
atque  delebunt  nomen  nostrum  de  terra  :  et  qai 
faciès  magno  nomini  tuo  ?  VII,  3Si,  387. 

XIV  7,40,44   Quadraginta  annorum  eram  quando  misit  me  Moy 

ses  famulus  Domini  de  Gadesbarne,  ut  considéra 
rem  terram...  Illius  in  me  temporis  fortiludo  us 
que  hodie  persévérât,  tam  ad  bellandum  quam  » 
gradiendum.  —  Exponuntur.  V,  466  ;  VI,  383. 

XV  48    Quae  cum  pergerint  simul,  suasa  est  a  virosuo  utpe- 

teret  a  pâtre  suo  agrum  :  suspiravit  ut  aedebat  ii 
asino.  Gui  Galeb  :  Quid  habes,  inquit?  lY,  220. 
49  At  illa  respondit  :  Da  mihi  benedictionem  :  terrag 
australem  et  arentem  dedisti  mihi,  junge  et  ini 
guam.  Dédit  itaque  ei  Galeb  irriguum  superius  e 
inferius.—  Exponitur.  IV,  220,  224. 
XXIV  45  Sin  autem  vobis  videtur  ut  Domino  aarvutlb,  opti 
vobis  datur.  VIII,  7. 


LIBER  JUDICUM. 


il  3    Quam  ob  rem  noiui  delere  eos  a  facie  vestra  :  ut  ha 

beatis  hostes,  et  dii  eorum  sint  vobis  in  niiaan) 
1,5. 

m  4    Dimisitque   eos  ut  in  ipsis    experiretur  Israëlem 

utrum  audiret  mandata  Domini  quae  praeceperat  pa^ 
tribus  eorum  per  manum  Moysis,  an  non.  I,  5. 


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UBSR  JVMOiai.  ^  XVII 

CAR.         TBAS. 

7  FeceruDlque  malum  in  eonspèûtu  Domini;  et  oMHi 

sunt  Deisui.  I,  5. 

8  Iratusque  conlra  Israël  Dominuâ,  tradidit  eos  in  ma- 

nus  Chusan  Rasathaim  régis  MesopoUmiœ,  servie» 
runtque  ei  octo  annis.  I,  5. 

9  Et  ciamaveruDt   ad  Dominum  :  qui  suscilavit  eis 

salvatorem,  et  liberavit  eos,  Othoniei  videlicet,  fi- 
lium  Gênez ,  fratrem  Galeb  minorem.  I,  5. 

44  Servieruntque  filii  Israël  Eglon  régi  Moab  decem  et 

octo  annis.  VI,  44S. 

45  £t  postea  clama verunt  ad  Dominum  :  qui  suscitavit 

eis  Salvatorem  vocabulo  Aod,  filium  Géra,  filii  Je- 
mini,  qui  utraque  manu  pro  dextera  utebatur.  YI, 
44). 
V  t,  9    Qui  sponte  obtulistis  de  Israël  animas  nostras  ad  pe- 

riculum,  benedicite  Domino.  Cormeum  diligitprin* 
cipes  Israël  :  qui  propria  voluntate  obtulistis  vos 
dificrimini ,  benedicite  Domino.  —  Exponuntur. 
VI,  441  ;  VII,  444. 

7  Cessarunt  fortes  in  Israël,  et  quieverunt  :  donec 

surgeret  Debbora,  mater  in  Israël.  I,  9. 

8  Nova  bella  elegit  Dominus,  et  portas  hostium  ipse 

subvertit.  I,  9. 

44  Tune  descendit  populus  Domini  ad  portas,  etobti- 
nuit  principatum.  VI,  4 1 2. 

11  Surge,  surge  Debbora,  surge ,  surge  et  loquere  can- 
ticum.  I,  9. 

43  SalvataB  sunt  retiquiœ  populi,  Dominus  in  fortibus 
dimicavit.  VI,  4 4 S. 

20  De  cœ!o  dimicatum  est  contra  eos  :  stellœ  manenles 
in  ordine  et  cursu  suo,  ad  versus  Sisaram  pugna  ve- 
runt. I,  9, 10;  II,  444. 

23  Maledicite  terr»  Merotz,  dixit  Angeius  Domini  :  Malo- 
dicite  habitatoribus  ejus,  quia  non  venerunt  ad 
auxiiium  Domini,  in  adjutorium  fortissimorum  ejas. 
VI,  142. 

34    Sic  pereant  omnes  inimici  tui,  Domine  ;  qui  autem  di- 
ligunt  te,  sicut  sol  in  ortu  suo  splendet,  ita  ruti- 
lent. VI,  443. 
xiii  4    Rorsumque  filii  Israël  fecerunt  malum  in  conspeclu 

Domini  :  qui  tradidit  eos  in  manus  Pbilistinorum 
qaadragtnta  annis.  I,  5. 

48  Ckii  ille  respondit  :  Car  qineris  nomen  meum,  quod 
estmirabilet  II,  203;V,  74. 

T.  VIII.  2* 


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nrn  usa  Rvm. 

CAP.        TBA8. 

>vi  30  AH  :  Moriatur  anima  mea  cnm  PhiUsthiim...  mnltoqoe 
plures  interfecit  moriens,  quam  ante  vivos  aocide- 
rat.  I,  n. 


LIBEK  RUTH. 


I  20    Quibus  ait  :  Ne  vocetis  me  Noëmî,  id  est  palchram, 

sed  vocate  me  Mara,  id  est  amaram,  quia  amaritn- 
dine  vaide  replevit  me  Omnipotena.  IV,  475. 

m  41    Noii  meluere,  sed  quidquid  dixeris  mihi,  fociam  tibi; 

gcil  enim  omnis  populus^  qui  habitat  intra  porus 
urbis  meœ,  mulierem  te  esse  virtutis.  I,  380  ;  I?, 
«94. 
45,  47  Et  sur«um,  expande,  inquit,  pallium  tuuin  qno  ope- 
riris,  et  tene  ulraque  manu...  Et  ait  :  Ecce  sex  mo- 
dios  hordei  dédit  milii,  et  ait  :  No)o  vacuam  te  re- 
verti  ad  socrum  tuam.  —  Exponuntur.  m,  Î4, 
«9,  30. 

IV  44    Respondit  omnis  populus,  qui  erat  in  porta,  et  ma- 

jores natu  :  Nos  testes  sunius  :  faciat  Dominus  banc 
mulierem,  quae  ingreditur  in  domum  tuam,  sicut 
Rachel  et  Liam,  quae  sedificaverunt  domam  IsraêL.. 
YJ!,J186. 
46  Susceptumque  Noëmi  puerum  posuit  in  sioa  sao,  et 
nutriciâ  ac  geruisB  fungebatar  offido.—  Bxponitar. 
V,  368. 


LIBER  I  REGUM. 

II  3    Noiite  muitiplicare  loqui  sublimia,  glorianlea  :  recé- 

dant vêlera  de  ore  vestro  :  quia  Deus  scientiaramt 
Dominus  est,   et  ipsi   pneparantur  cogitationes. 
I,  93;  11,243;  VII,  249. 
6    Daminu j  inortificat  et  vivificat,  dedocit  ad  inferos  et 

reducit.lll,  624;  V]I,43. 
49    Et  tunicam  parvam  faciebat  ei  mater  sua,  quam  oflb- 
rebat  statutis  diebus,  aacendena  cna  vîro  suo,  ut 
immoiaret  liostiam  solemoem.  ill,  9, 10. 

III  4    Puer  autem  Sarouel  mÎDiairabat  Doioiino  ooram  Heli, 

et  aeroio  Domini  erat  pretioaua  in  diebua  illia,  non 
erat  viaio  manifeata.  III,  27. 


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9   Et «ii(  :  Vçpff  CKO  ;  q«iii  voçmU  ne...  loqpiert,  Domioe^ 
qai«  «udii  servvs  tuas.  VU,  474. 
viit  Capat  ciUtur.  II,  5(15  ;  VU.  3. 

I    Ri  non  amftMilavenint  ftlii  illias  1%  vlii^ejas  (  sed  dn^ 

cUnaveruift  posi  avariliam.  VI,  I5d, 
ft    Dixeraalqoe  ei  :  Ecce  tu  aenoisti,  et  filil  toi  non  am« 

bttlant  in  vils  tuis...  VI,  48d. 
7    Dixit  autem  Dominos  ad  SaoMielein  :  Aadi  vocem  po-> 
puii  in  omnibas  que  loqaontur  tibi  :  non  enîm  ta 
abjeceronti  sed  me,  ne  regnem  super  eos.  II,  6S9  ; 
VU,  376- 
X  3    Cvmqne  abieria  inde,  et  ultra  traasieris,et  veneris  ad 

quarcom  Tliabor,  invenient  te  ibi  très  vîri  ascen» 
dentés  ad  Deum  in  Bethel...  IV,  475. 
13    GoACumront  itaque  et  tnlerunt  enm  inde  :  stetitqœ 
in  BMdio  popuii,  et  altior  fuit  universo  popolo  ab 
boasaroetsarsum.  II,  459. 
xia  3    LequimnH  de  me  cornm  Domino,  et  ceram  Christo 

ejus,  «tram  bovem  eajosquam  lalerim,  aat  asi- 
nurn...  lU,  49. 
4    Bt  diaeruat  ;  Non^a»  cafamnialas  nos,  neque  oppres» 
sisli ,  neque  tiilialt  de  maâu  iUioajus  qaippiam. 
UI,  10. 
KIT  6    Dixit  autem  lonàthaa  ad  adotescentem  armigerum 

soum  :  Veni,  transeamus  ad  stationem  incircumci- 
sorum  bonim,  si  forte  faciat  Dominus  pro  aobis 
quia  non  eatdl!BeileJ)BfliÉla  salvare  vel  in  mattia, 
vel  in  paucis»  VU,  23. 
45    Bt  factum  est  miraculum  in  castris  per  agros...  et  ac» 

cidit  quasi  miraculum  a  Deo.  VU,  S3. 
tO    Condamavit  ergo  Saiil,  et  omnis  populus  qui  erat  cum 
eo...  et  ecce  versus  fuerat  gladius  uniusci^usque  ad 
proxîmum   suum  ;  et  ecce  cmdes  magna  nimis. 
VU,  J3. 
S3    Bt  salvavît  Dominus  in  die  iHa  Israfil.  Vn>  Sa. 
XV  S3    Quoniam  quasi  peccatum  ariolandi  est,  repugnare] 

et  quasi  sc^ua  idoloiatri»,  nolie  acquiescere. 
1,411. 
xTi  4»  5  P^cificus-ne  est  ingressus  tous  ?  et  ait  :  Pacificus.  «- 
Exponuntur.  VIu,  S60. 
7  Et  dixit  Dominus  ad  Samuelem  :  Ne  resticias  vultum 
eJus,  neque  allitudinem  staturas  ejus...  homo  enim 
videt  ea  que  parent,  Dominoa  autem  intuetur  cor. 
n,t4J;VÏ,609. 


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CAP.      Tsas. 

i4    Dizitqae  Sftmuel  ad  Isal  :  Namquid  complet!  sunt  filii ? 

Qui  respODdii  :  Adhuc  retiquus  est  par  valus,  et 

pascit  ovet.  Ifl,  469, 
xvn        44    .BixHqae  ad  David  :  Veni  ad  me,  et  dabo  carnes  tuas 

volatitibus  cœti  et  bestiis  terrao.  Y,  560. 

45  Dixit  autem  David  ad  Phiireths&um  :  Ta  venis  ad  me 

cam  gladio^  et  huàta  et  clypeo  :  ego  autem  venio 
ad  te  in  nomine  Domini  exercituum  »  Dei  agminuro 
Isra^,  quibua  exprobrasti.  V,<  560. 
49    Et  misît  maauin  suatn  in  perain,  tulitque  unam  lapi> 
dem,  et  funda  jecit  et   percussit  PhiiisthaBum  io 
fronte  ;  et  infixus  est  lapis  in  fronts  ejus,  et  c«- 
cidit  in  facietn  «uam  super  terram,  ~  Exponitur. 
Y,  660. 
xviii .       4    Et  factum  est  cum  complesset  loqui  ad  Safit  :  aoîma 
Jonathœ  conglutioata  est  aninue  David,  et  dîJeiit 
eum  Jonatbas  quasi  animam  suam.  I,  54. 
3    Inierunt  autem  David  et  Jonatbas  fcédus^  diligebat 
enimeum  quasi  animam  suam.  YUI,  207. 

4 6  Omnis  autem  Israël  et  J uda  diligebat  David  :  ipse  eaim 

ipgrediebatur  et  egrediebatur  ante  eos.  —  Expo- 
*     nitur.  .11,  685  et  seqq. 


LIBER  II  REaUM. 

I  tt    A  sanguine  interfectorum,  ab  adipe  fortium,  sagitta 

Jonathas    nunquam  rediit   retrorsum,   et   gladius 
Saûl  non  est  reversus  inanîs.  Il,  607. 
!^    Quomodo  ceciderunt  fortes  in  praelioT  Jonatbas  in 

excetsis  tuis  occisUs  est.  II,  607. 
26    Doleo  super  te,  fraler  mi,  Jonatha.  Mil,  207< 
S7    Qùomodo  ceciderunt  robusti,  et  perierunt  arma   bel- 
licà?II,  607. 
m  28    Qu^id  cum  audisset  David  rem  jam  gestam,  ait  : 

Mundus  ego  sum,  et  regnum  meuiA,  apud  Domi- 
na m  ,  usque  in  sempiternum  ,  a  sanguine  Àbnef , 
filii  Ner.  II,  160. 
3,  34  Plangensque  rex  et  Ingens  Âbner,  ait  :  Néquaquaro 
ut  mori  soient  ignavi,  mortuus  est  Abner...  Sed 
sicut  soient  cadere  coram  fiiiis  iniquilatis,  sic 
corruisti.—  Exponuntur.  ÏT,  t60;  YII,  347. 


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CAP.  VBA8. 

VI     6.7.8 


vit 


XX 


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«2 


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I6>48 


XXII 


xxni 


XXIV 


Pof tqaam  autem  venerunl  ad  aream  Nachon ,  ex- 
tendit  Oza  manum  ad  arcam  Dei .  et  tenuit  eam.  .. 
iratusque  est  indignations  Domiaus  contra  Ozam  et 
percussit  eum  super  temeritate...  et  vocatum  est 
nomen  loci  iliius,  percussio  Ozae,  usque  in  diem 
hanc. —Exponuntiir.  VI,  681,582,  A8Ï.    ^- 

Nuntiatuni  est  régi  David  quod  benedixisset  Demi- 
nus  Obededom,  et  omnia  ejus,  propter  arcam  Dei... 
Vil,  302,  .    : 

fit  tudam  et  vilior  fiam  plus  quam  factus  sum  :  et  ero 
huroilis  in  oculis  meis,  et  ciim  anciliis,  de  quibus 
locuta  es,  gloriosior  apparebo.  T,  64.     ^ 

Propter  verburo  tuum ,  et  secundura  cor  tuum  fecisti 
omnia  magnalia  h»c,  ita  ut  notum  faceres  servo 
tuo.  VII,  802. 

Venerunt  itaque  et  oppugnabant  eum  in  Àbela. 
et  in  Bethmaacha^  et  circumdederunt  munitionibus 
civitatem...  ilursumque  illa  ,  Sermo  inquit,  dice- 
batur  in  veteri  proverbio  :  Qui  inlerrogant^  inl^rro- 
gent  in  Abela  :  et  sic  perGciebant.  —  Exponantur. 
V,  305,  a06. 

Liberavit  me  ab  inimico  meo  potentissiâoo  et  ab  his 
qui  odorant  me  :  quoniam  robustiores  me  erant. 
VII,  74. 
30-47  In  te  enim  cnrram  àccinctus  :  in  Deo  meo  trani^iliam 
rourum...  scutum  est  omnium  sperantiuro  in  se... 
salvabis  me  a  contradiction ibus  populi  mei:  custo- 
dies  me  in  caput  gentiura...  et  exaitabitur  Deus 
fortis  saltftis  me®.  —  Exponunlur.  VII,  74,  72. 

Dedisti  roibi  clypeum  salutis  tuae  :  et  oiansiietudo  tua 
mulUpKcavit  me.  Il,  28. 

IScnt  Inx  anrorse,  oriente  sole,  mane  absque  nubibus 
rutilât,  etsicttt  pluviis  germinat  herba.de  ^rra. 
1,  13. 

Dixitque  David  ad  Dominum  ,  eum  vidîsset  angelum 
cœdentem  popnlum  :  Ego  sum  qui  peccavi^  ego  inique 
egi  :  isti  qui  oves  sunt,  quid  feceront  T II,  59. 


48 


36 


47 


LIBER  III  RtGUM. 

2,  3    Ëgo  ingrediar  viam  universae  terrae  :  confortar    et 
esto  vir  ;  et  observa  custodias  Domini  Dei  tui,  ut 


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IQOl  «OHBiM 

CAP.       VMS. 

aAbuleê  in  viis  èjos,  hi  eustbiKis  céredkottiat  cg«« 
et  i^rascepta  ejns,  et  jodlcta,  ei  teBtiinoiiia.».—  Bxpo- 
frantor.  I,  55d,  551,  551. 

m  S6    B  contrario  itia  dicebal  :  Nec  mihii  iiec  Ubi  ait^  aed  di- 

vidatur.  Vfl,  t46. 

TV  t5    Habitabatque  Juda  et  braei  absque  timoré  iillo»  onna- 

quisque  sub  vite  saa  et  sob  ficu  suo,  a  Dan  oaqoe 
ad  Bersabee  candis  diebas  Salomonis.  II,  25. 

V  i    Nonc  autem  requiem  dédit  Dominus  Deus  mens  mihî 

per  circuitum  :  et  non  est  satan  ,  neque  oocorsw 
malus.  III,  475. 

vm        tt    Stetit  autom  Salomon  anle  altare  Dominl  in  eosspeo- 
iu  ecclèsie  Israël  et  expandilmanusaoaa  incœlom. 
IV,  UZ. 
^5    Si  clausum  fueril  cœlum^  et  non  pluerit  propter  pee- 
cata  eorum ,  et  oranles  ia  loco  isto ,  pcenitentiam 
egerint  nomini  tuo,  el  a  peccatis  suiaconverai  fee- 
rÎDt  propter  afilictionem  suaaw  IV,  )13. 
36    Exaudi  eos  in  oœlo  et  dimitte  peocata  aervorom  too- 
rgm,  et  populi  tui  Israâ...  ai  da  piwiam  avper 
ierram  tuam.  IV,  SIS. 
3S,  39    Si  quis  cognoverit  plagam  cordis  sui ,  et  eipanderH 
manus  suas  in  domo  bac,  tu  esaadies  in  cœlo  in  lo- 
co babitationis  tuœ,  et  repropiliaberis.  Y,  f74. 
40-43    Ut  timeant  te  cunctis  dlebus,  quibus  vivunl  saper  fa- 
ci  ero  terrsB,  quam  dedisti  patribus  noatris....  tv 
exaudies  in  cœlo,  in  fîrmamento  babitaculi  tai...al 
discant   universi   populi  terrarua   nomen  taooi 
timere...  —  Exponuntur.  V,  275,  27$. 

X  33,  24  llagnificatus  est  ergo  rex  Salomoo.  super  omnesr^gea 
terrs...  Et  universa  terra  desiderabat  voltom  Sa- 
lomonis. Vlli,  45. 

xit  13,  44  Responditque  rex  populo  suo  dure,  derelicto  coDailio 
seniorum,  quod  ei  dederani ,  et  locntua  est  eis  aa- 
cundum  consilium  juvenum,.,  I,  3Q3. 

xvui  SI  Accedens  autem  Elias  ad  omnem  populnm,  ait  :  Us- 
quequo  claudicatis  in  duas  partes  ?  Si  Dominos  est 
Deus,  sequimini  eum;  si  autem  Baal,  sequiminiil- 
lum.  Et  non  responditei  populus  verbum.  I,  461. 

xiK  3,  4  Timuit  ergo  Elias,  et  surgens  abiit  quocumqoe  eum 
ferebat  vohmtaa...  et  fwrexit  in  desertum ,  vias 
unius  diei...  était:  Sufficitmihi,  Domine,  toile  ani* 
mam  meam  ;  neque  enim  melior  sum  quam  patres 
mei,  IV,  46«. 


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LBSR  tt  MNim*  xini 

CAP.      Tns. 

40    AI  ilte  respondit  :  Zelo  t/b}nin»  svm  pro  Domino  Deo 

exercitotiin ,  quia  dereliqnaruiit  pactum  tuam  fiiii 

brael.  —  BxpoDÎlQf.  IV,  165  «1  seqq. 
XXI  f9    Nonne  vididti  humiUatmn  Achab  ooram  met  quia  bu- 

miiiatus  est  mei  causa ,  non  inddcam  malum  in 

diebas  ejns.  VU,  150. 


LIBER  IV  HEGUM. 

IV  SO    Qui  cum  tulisset ,  et  duzisset  eum  ad  matrem  suam , 

posuii  eum  illa  super  genua  sua  usque  ad  merkliem 
et  OMHTtuus  est.  VU,  630. 

V  1*4  4    Naaman  princeps  régis  Syriae  erat  vir  magnus  apud 

dominum  auum...  erat  aulem  vir  fortiset  dives,  sed 
leprosus..*  descendit,  et  lavit  in  Jordaneseptiesjuzta 
sermonem  servi  Dei;  et  restituta  est-caro  ejus,  si- 
cut  caro  pueri  parvnli,  et  mundatus  est.  ~  Expo- 
nuntur.  I,  300,  304. 

▼m  49    Noiuit  autem  Dominus  disperdere  Judam,  propter 

David  servum  suum  ,  sicut  promiserat  ei ,  ut 
daret  }ffl  iaoemam  »  et  filiift  egus  cunctis  diebus. 
VII,  S86. 

IX  6    Et  surrexit  et  ingressus  est  cubiculum  :  at  ille  Ai* 

dit  oleum  super  caput  ejos ,  et  ait  :  H»c  didt  Do- 
minus Deus  Israël  :  Unxi  le  regem  super  populum 
Domini  Israël.  I,  346. 
18  Pestînavemnt  kaque,  et  unusquisque  tollens  pallium 
suum  posueruttt  sub  pedibos  ejus ,  in  simililudinem 
Iribunaiis,  et  cecinerunt  tuba,  atquedixerunt  :  Reg- 
navit  Jehu.  —  Exponitur.  I,  346. 

Mit  45-49  Et  ait  illî  Blisaeus  :  Offer  arcum  et  sagittas...  pone  ma- 
oum  tuam  super  areum....  Iraïus  est  vir  Dei  contra 
eum,  et  ait  :  Si  percussisses  quinquies,  aut  sexties, 
sive  septies ,  percussisses  Syriam  usque  ad  con- 
sumptionera.  •—  Bxponunlur.  VI,  606. 
t3  Et  misertus  est  Dominusl  eorum  et  reversus  est  ad 
eos  propter  pactum  suum  quod  habebat  cum  Abra- 
ham et  Isaac  et  Jacob.  VU,  30). 

XX  2«  3  Qui  convertit  faciem  suam  ad  parietem  et  oravit  Do- 
minum dicens  :  Obsecro,  Domine,  mémento,  quuso, 
quomodo  ambulaverim  coram  te  in  veritate,  et  in 


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XXIV  LlBSa  I  PAaAUFOnNÛN. 

QAP.       VBB8. 

corde  perfecto,  etquod  placitam  estcoram  te  fe- 
cerim.  —  Exponuatur.  Y»  384. 
4  9    Dixit  Ezechias  ad  Isalam  :  Bonus  aermo  Domini,  quem 
iocutus  ea  :  ail  paz  et  veritas  in  diebtia  nueis. 
V,  38Î.    . 

XXIII  7    Destruxit  quoque  œdiculas  eSeminatoniin,  qus  orant 

in  domo  Domini,  pro  quibus  mulieres  texebani  qua- 
si domunculas  luci.  —  Exponilur.  III,  484. 

22,  23  Nec  enim  factum  est  phase  taie  a  diebus  Judicum.... 
Sicut  in  oclavo  decimo  anno  régis  Josi»  factuni  est 
Phase  istud  Domino  in  Jérusalem.  111,  484. 

36,  37  Viginti  quinque  annorum  erat  Joakim  cum  regnare 
cœpissel  :  et  undecim  annis  regnavil  in  Jerasalem... 
et  fecit  malum  coram  Domino.  IV,  404. 

XXIV  48,  49    Vigesimum  et  primum  annum  setatis  habebatSede- 

cias  cum  regDare  cœpisset,  et  undecim  annis  rogna- 
*        vit  in  Jérusalem...  et  fecit  malum  ooram  Domino, 
JHxta  omnia  qu»  fecerat  Joakim.  IV,  104. 


UBER  I  PARALIPOMEirON. 


XV  2    TUDC dixit  David  :  lllicitum  est  ut  a  quocumque  porte- 

tur  arca  Dei  nisi  a  Levitis,  quos  elegit  Domious  ad 

portandum  eam.  VI,  583. 
12    Et  dixit  ad  eos  :  Vos  qui  estis  principes  faniliaram 

Leviticarum ,  sanctiffcaroini  cum  fratribus  vestris , 

et  afferle  arcam  Domini  Dei  Israël  ad  locum  qui  ei 

praeparatus  est.  YI,  583. 
43    Ne  uta  principio,  quia  non  eratis  prseisenles,  per*» 

cussit  nos  Dominus  :  sic  et  nunc  fiât,  illicitum  quid 

nobis  agentibus.  —  Bxponitur,  YI,  582,  583. 

XVI  44    Quserite  Dominum  et  virtulem  ejus,  quaerite  faciem 

ejus  semper.  —  Bxponitur.  YHI,  408,  469. 
22    Nolite  tangere  christos  m^s  ;  et  in  prophétie  nieis 
nolite  roalignari.  IV,  587. 
XXIV    5-18    Divisit  utrasque  inler  se  famili9s  sortibus...  VIII,  30. 


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UBER  U  J^AKAfJlKMilBNON.  ^X.V 

UBER  II  PARALIPOMENON. 

CAP.  TBR8. 

VII  43,  44  Si  claadero  cœlum,  et  pluvia  non  fluxerit,  e^  ma^r: 
davero  et  prœcepero  locust»,  utdevoret  torram...^ 
conversas  autem  populus  meus,  super  quos  invo- 
catum  est  nomen  meum,  deprecalps  fuorit...  ego 
exaudiam  de  çœlo,  et  propitius  ero  peccatis  eorum, 
et  sanabo  terram  eorum.  IV,  SU. 

XIV  t    Fecit  autem  Aza  quod  booum  et  placitum  erat  in 

conspectu  Dei  sui,et  subyertit  altaria  peregrini 
cultus,etexceisa.  y,  320. 

6  JSdificavit  quoqoe  urbes  munitas  in  Juda,  quia  quie- 

tus  erat, et  nulla  temporibus  ejus  bella  surrexerant, 
pacem  Domiao  iargiente^  V,  320. 

7  Dixit  autem  Judœ  :  ^dificemus  civitateri  istas,et  val- 

iemus  mûris.:,  eo  quod  quaBsierimus  Dominum 
Deum  patrum  ooetrorum,  et  dederit  nobis  pacem 
per  gyrum.  V,  320. 
44  Et  invocavit  Dominum  Deum,  et  ait  :  Domine,  non 
est  apud  te  ulla  distantia,  utrum  în  paucis  auxi- 
lieris,  aùt  in  pluribus...  Domine,  Deus  noFter  es, 
non  prœvaieat  contra  te  homo.  1, 99  ;  VII,  43,  Si. 
4  2,  43  Bxterruit  itaque  Dominus  iËtbiopes  coram  Aza  et 
Juda  :  fiigeruntque  ^thiopes;  et  perseruius  est 
eo8  Asa,  et  populus  qui  cum  eoerat...  VII,  24. 

XVII  6    Cumque  sumpsisset  cor  ojus  aodacia   propter  \ias 

Dortini,  etiam  excelsa  et   lucos  de  Jada  abstulit*  • 
111,393. 
7,  9    Tertio aotem  anno  regni sui, misit de principibussuis... 
ut  docerent  inctvitatibus  Juda...circuibant  cunctas 
orbes  Juda,  a  (que  eradiebant  populum.  III,  393. 
iO    Atqoe  factus  est  pavor  Demi  ni  super  omnia  régna 
terrarum,  qu®  erant  per  gyrum 'Juda,  nec  aude- 
bant  beiiare  contra  Josaphal.  III,  393. 

XX  42    Deus  noster,  ergo  non  judicabis  eosT  Sed  cum  igno- 

remus  quid  agere  debeamus,  hoc  sohim  habemus 
residui  ut  oculos  nostros.  dirigamus  ad  te.  -^  Expo- 
nitur.  V,  483  ;  VII,  536. 

X  jLiLVt  24  El  corapleretur  sermo  Domini  ex  ore  Jeremiœ,  et  c«~ 
lebrafet  terra  sabbala  sua  :  cunctis  enim  diobus 
desolationis  egit  sabbatum,  usque  dum  comple- 
rentur  septuagrnta  anni.  III,  357,  588. 


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j»fi  vaisà  t  ubmM. 

UBER  I  B8D1LB. 

cXP.      Vftfts. 

1  5    Et  surrexernnt  principes  patrum  de  Joda  et  Beo- 

jamiD,  et  sacerdotes  el  Levilsb,  et  omois  cajiis 

Deus  suscttavit  spiritam,  ut  ascenderent  ad  «difi- 

canduih  templum  Domini,  quod  erat  in  Jérusalem. 

V,  5J«. 
6    Univers!  qdi  erant  in  circaitù   adjuverunt  manas 

eoram  in  vasis  argenteis  et  anreis,  in  sabstantia 

et  jumentis. ..  V,  526. 
iri  41    Bt  concinei}ant  in  hymnis,  et  confessione  Domino  : 

Qaoniam  bonus,  quoniam  in  sternum  miaerieordia 

ejus  saper  Israël,  lit,  t4. 


LIBER  II  B8DBJE. 


Il  SO    Et  reddidi  eis  sermonem,  dixique  ad  eos  :  Dems  cœli 

ipae  nos  javat,  et  nos  ejus  servi  svmus  :  anrgamos 
et  edificemus.  III,  3S6« 
•IX  S    Et  separatam  est  semen  fiiiorum  Israël  ab  oaini  filio 

aiienigena,  et  steterunt  et  confiiebantar  peocatt 
sua  et  iniquitates  patrum  suomm.  lU,  404. 
3  Et  consurrexerunt  ad  standum  :  et  legierimt  in  vola- 
mine  legis  Domini  Dei  sui,  quater  ia  die,  et  quater 
confitebantur,  et  adorabant  Dominara  Deoia  saum. 
m,  40i. 
xiu  9    PrsDcepilque  et^amundaverunt  gazopbylacia,  et  retoli 

ibi  vasa  domus  Dei.—  Exponitar.  III,  384,  385. 
44    Et  egi  causam  adversus  magistratus,  et  dixi  :  Qoare 
dereliquimus  domum  Dei  T I,  644. 
45,  49    In  diebus    illis  vidi  in    Juda   calcantes   torcularia 
in  sabbaio,  portantes  acervos  et  onerantea  s^r 
asinos  vinum...  et  de  paeris  meis  constitui  super 
portas  ut  nullus  inferrel  onus  in  die  sabbatî.  1, 614  ; 
l^  111,357. 


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5   Deniqoe  coin  iront  Offlnes  ad  ▼itutog  aareoBt  qiiotf 

iMerat  Jeroboiia  ret  Ismël,  hic  solus  fagiebat 

consortia  omnium.  I,  307. 
€    Sêd  pergebai  in  Jerasatem  ad  iemplom  Domîni,  et 

Ibi  adorabat  Dominnm  Deom  laraèlt  omnia  priroi- 

tiva  8oa^  et  décimas  raan  Adelilèf  dflferens.  I, 

307. 
SO    BsurienteB  alebat,  riadiaqoe  vestldienta  prœbebat,  et 

mortuift  atqoe  occists  aâpulturam  «oiliciiiu  exbi- 

bebat.  II,  645. 
4*6    Poat  bncvero,  cnm  essel  dies  festus...  memorans 

îllum  sermonem  qoem  dixit  Dôminus,  per  Amos 

prophelam  :  Dies  festi  vestri  convertentur  inlamen* 

tationem  et  îuctum.—  Bxponuntur.  Y,  48S,  433. 
SO    Non  est  onim  in  bominis  potestate  consiliam  tom.  V, 

486. 
t4    Hoc  aulem  pro  certo  habel  omnis  qui  te  colit  qnod 

vita  ejust  si  in  probatione  fuerit,  coronabitur  ;  si 

aotem  in  tribulatione  fuerit,  liberabitur.  Y,  486. 
tt    Non  enim  delectaris  in  perditionibus  nostris  :  quia 

post  tempestatem  tranquillum  facis.  Y,  486. 
S-4    Dixitqae  ei  :  Audi,  fili  mi,  verba  oris  mei,  et  ea  in 

corde  tuo,  quasi  fundamentum  construe.».  memor 

enim  esse  debes,  qus  et  qaanta  pericu]a  passa  sit 

propter  te  in  utero  suo.  Y,  300  ;  YII,  634. 
9    Si  multum  tibi  fuerit,  abundanter  tribue  :  si  exiguum 

tibi  feerît,  etiam  exiguum  libenter  impertiri  stode. 

Il,  463. 
41    Quoniam  eleemosyna  ab  omni  peoeato  et  a  morte 

libérât,  et  non  patielar  anifliam  ke  in  tenebras. 

Y,  384, 385. 
4t    Fiducia  magna  erit  coram  summo  Deo  eleemosyna 

omnibus  facientibus  earo.  lY,  385,  387. 
47    Panem  tuura  cum  esurientibus  et  egemis  oomede,  de 

vestimentis  tuis  nudos  tege.  H,  490. 
49    Et  Tobias  respondit  :  Bx  magno  génère  es  tu.  III, 4 S3. 

4  Fiebat  igitur  mater  ejus  irremediabiiibus  lacrymis, 

atqae  dicebat  :  Heu^  beo  me,  fili  mi,  ut  quid  te 
misimus  peregrinari...  spem  |>osterilatis  nostrœ. 
1,407. 

5  Omnia  slmul  in  te  uno  habentes,  te  non  debuimus 

dimittere  a  nobis.  Y,  430  ;  Yll,  641. 


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CAP.        VBRS. 

9  Gui  Tobias  ait  :  Mgp  RŒvi/  quia  pater  meus  et  mater 
mea  modo  dies  computant,  et  craciatur  apiritos 
eorum  in  ipsis.  III,  534.  *  *  *" 

XII  7    Eteaim  aacramentuai  regia  absooodere  bonum  est  :i 

opéra  auiem  Dei  revelare  et  eon^ri  honorificam 
est.  I,  434. 

5  Booa  est  oratio.  eum  jejunio,  et  eleemo$(rna  magi^ 

quam  (heaauros  auri  recondere.  IV,  3ftî  ;  VIII.  6. 
9    Quooiam  eleemoayoa  a  morte  4iberat,  et  ipsa  est  quae 
purgat  peccata,  et  fecit  iovenira  misericordiafr.  et 
vitam  aeternam.  IV,  3$4,  385. 

XIII  4,  âO    Canticuro  Tobiœ  citatur.  Il,  493  ;  V,  S09,  487. 

6  Ipse  castigavit  nos  propter  iniquiiales  oostras  :  et 

ipae  aatvabit  nos  propter  raisericordiam  "siiam.  Y]|« 
304. 


LIBER  JUDITH. 

I  4-lî    Tanc  exaltatum  est  resrnum  Nabuchodonosor,  et  cor 

ejus  exallalum  est.  V,  401.  ^ 

II  4-6    Anno  décima  tertio  Nabuchodonosor  régis...  dizitqup 

cogitationem  suam  in  eo  esse,  ut  oipnem  terrain 
suo  subju^ret  imperio...  V,  404. 
in        4-43    Tune    miserunt    legaios  suos...  Tum  descendit  de 
montibus  cunTequitibus  in  virtute  magna...  V,  404. 

IV  2-46    Tremor  et  honor   invasit  sensiis  eorum...  Sacerdos 

etiam  Eliachim  scHpsit  ad  universosqui  erant  con- 
tra Esdrelon.—  Exponuntur.  V,  40t. 

V  4-29    Et  non  fuit  qui   insultaret  populo  isti,  nisi  quando 

recessit  a  cuitu  Domini  Dei  sui.  —  Exponuntur.  I. 

I»,  316;  V,  103. 
VII       6-23    iËquo  animo  estote,  fralres,  et  ezpectemus  a  Domino 

tnîsericordiam.  —  Eipoiiutiiur.  V  111,^55  et  seqq. 

264  ;  V,  403. 
vtii  44     Et  qui  eitis  vos,  qui  tentatis  Dominum  t  VI,  €105. 

42  Non  est  iste  serrao,  qui  misericordiam  provocet,  sed 

potius  qui  iram  excitet,  et  furorem  accendat.  VI. 
606. 

43  Posuistis  vos  tempus  misera tionis  Domini,  et  in  arbi- 

trium  vestrum  diem  CMistituiatis  ei.  VI,  605. 

44  Sed  quia  patiens  Dominus  est,  in  hoc  ipso  pœnitea- 

mus,  et   indulgent iam  ejus  fasis  l^crymis  postu- 
lem«s.  IV,  446. 


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LiMii  Eranm.  xm 

TBRS. 

46-  Et  idéo  botnitîemus  illi  animas  nostras.  YIII^  S55, 

10  Bxspectemas  humiles  consoiationem  ejus,6t  exquiret 
sanguinem  nostrum  de  afiflictionibus  inimicorum 
noBlrorom.  IV^  44tî ;  Vlfl,  «55,  264. 

29  NuDC  ergo  ora  pro-nobisquoniam  malier  sancta  es  et 
timens  Deum.  —  Exponitur.  Vil,  286,  387. 

48  '  Dixeruntque  ad  eum  satellites  ejus  :  Quis  contemnat 
populum  Hebraeorum ,  qui  tam  décoras  mulieres 
babent,  ut  npo  pro  hi^  roerito  pugnare  contra  eos 
debeamus  ?  V,  270. 

n    Dixlt  Judith  :  Laudale  Dominum  Deum  nostrum,  qui 
non  deseruit  sperantes  in  se.  VII,  485. 
Canlicum  Judith  citatur.  I,  H^  42. 

23    Porro  Judith,  universa  vasa  bellica  Holofernis,  qu» 
dédit  illi  populus  et  conopeum,  quod  ipsa  sustulerat 
de  cubili  illius  obtulit  in  anathema  oblivionis.  VII^ 
.    336. 


LIBEIV  ESTHER. 

4    Noctem  illam  duxit  rex  insomnem,  jussitque  sibi  af- 

ferri    historias    et  annales  priorum    temporum; 

VIH,  248. 
9    Et  primus  de  regiis  principibos  ac  tyrannis  teneat 

equum  ejus,  et  per  plateam  civitatis  clamet,  et 

dicat  :  Sic  honorabitur  qnemcumque  voluerit  rex 

honorare.  V,  494. 
9    Conturbataque  est    gens  justorum  timentium  mala 

saa,  et  praeperata  ad  mortem.  V,  8. 
40    Clamaverantque  ad  Deum  :  et  illis  vociferantibus, 

Ibns  parvus  crevit   in  fiuvium  maximum,  et  in 

aqaas  plurimas  redundavit.  III,  27. 
9    Et  dîxit  :  Domine,  Domine  rex  omnipotens,  in  di- 

tiooe  enim  tua  cuncta  sunt  posita,  et  non  est  qui 

posait  tuie  volnnlati  resislerê,  si  decreveris  salvare 

I  raëLVIII,  3. 
47    Exaudi  deprecationem  meam  et  propitius  esto  sorti  et 

funicalu  too,  et  converte  luctum  nostrum  in  gau-« - 
'  dîum,  ut  viyentes  landemus  nomen  tuum ,  Domine, 
-  •  61  ne  daudas  ora  te  canenttnm.  f,  36« 


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CAP.      rwMê. 

xvf  3    Bt  deproc^katur  0oinînuoi  Decim  braë!»  diMai  :  fto- 

mine  mi,  qui  rex  nostor  es  soluf,  adjava  me  soliti- 

riam,  et  CQjtia  pra^t^r  te  nuttua  est  «SLiliaior  aliw. 

—  Bxponitur.  VU,  645» 
X?  3    Et  tu  invoca  Domiavaoi  et  loqyere  régi  pro  iiobtt,ei 

iil^a  DOS  de  mort?»  YI,  9,  460i 


LIBER  JOB. 


I  8    Curoqae  in  orbem  iraBsiiiettl  dîea  eonmii»  i 

ad  eos  Job,  et  sanctificabal  illoe, 
diiuculo  offerebal  holocauata  pro  siogulis.  Dioebat 
enim  :  Ne  forte  peccaverint  ûlii  mei,  et  benedize- 
rint  Deo  in  cordibus  suis...  III,  S76. 
7    Cui  dixit  Dominus  :  Uode  venis  T  Qui  respondeos,  ait  : 
Gircuivi  terram,  et  perambuiavi  eam.  I,  94. 

Si    Nudus  egressus  sum  de  utero  malris  mes,  et  oiidas 
revertar  Uiuc.  VIII,  906,  907. 

99    In  omnibus  his  non  peccavit  labiis  suis,  neqœ  atiil- 
tum  quid  contra  Deum  locutus  est,  VIU,  9d6. 

II  40    Qui  ait  ad  illam  :  Quasi  una  de  stultis  malieribiis  lo- 

cuta  es  ;  si  booa  suacepimus  de  manu  Del.  mala 
quare  non  suscipiamus  T IV,  305« 
lit  6    Noctem  illam  tenebrosus  turba  poaaideat,  non  oom- 

putetur  in  diebus  aoni,  nec  nnpefff  tnr  in  meimibiis. 
V,  509. 

3  Maledicant  ei  qui  maledicuiit  diei,  qiii  parati  sont  avs- 

citare  Leviathan.  Y,  909. 
IV  3    Ecœ  docuisti  multos*  et  manus  laaaas  roboraatî. 

YU,346. 

4  Yacillaotes  conÛfSMverttoi  sermonis  lui,  el  gemia 

trementia  confortasti.  YI)»  346^ 
43^  19    Bcce  qui  serviunt  ei,  non  sunt  stahiiea,  et  in  angelis 
suis  reperit  priivitaiM^m  ;  quanto  magis  bl  qui  ha- 
bitant domo9»  luteas^  qui  ifrreniiffl  bubent  funda- 
meotum,  consumeatur  velut'a  tiMat  UI,  8t. 

vu  4    Hiiitia  est  vita  bominis  super  terram  :  et  sicat  dîes 

mercenarii,  dies  ejus.  -*  Esponitar.  I,  68,  930; 
II.  587. 

IX  4    Sapiens  corde  est,  et  fortis  robore;  qois  reatilit  ei, 

et  pacem  babait  ?  Y,  397. 

XII    94,  95    Qui  immutai  cor  priacipHOA  pop«li  terre,  et  dedpit 


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GAP.        VBftS. 

(^  Dt  frostra  încedant  per  ianmm  :  palpabuoi 

qufisi  in  tenebris,  et  non  in  luce,  et  errare  eet  fii- 

ciet  quasi  ebrios.  VU,  5iS;  VlU,  467. 
xui  7    Numquid  Deug  indiget  veatro  meadacio,  ut  pro  illo 

loquamini  doloa  T  II,  S07. 
xiT  4    Homo  natus  de  muliere,  brevi  vivena  tempore,  reple- 

tur  multis  miseriis.  YIU,  243. 
I    Qui  quasi  flos  egreditur  et  conteritur,  et  fugit  velut 

umbra.  YIII,  ftS. 
3    Et  dignum  ducis  super  hujusce  modi  aperlre  ocaloa 

tuos,  et  adducere  eum  tecum  in  judicium  T^  Ei^po- 

nitur.  YIII,  Ut  et  seqq. 
XVI  45    Gottcidit  me  vulnere  super  vulnus,  circuit  in  o^e 

quasi  gigas.  V.  509. 
xvu         46    In  profundisaimum  infernum  descendent  omnta  mea  : 

putasne  saltem  ibi  erit  requies  mihit  Y,  159. 

XX  41    Ossa  ejus  implebuntur  vitii^  adolescentias  suas,  et 

cum  eo  in  puivere  dormient.  I«  470. 

XXI  44    Qui  dixerunt  Dec  :  Recède  a  nobis,  et  scientiam  via- 

rum  tuarum  nolumus.  —  Exponilur.  1, 36,  &&,  96, 
439;  II,  6î8;YII,5;yiII,  467. 

XXII  45    Numquid  semitam  seculorum  custodire  cupis,quam 

calcaverunt  viri  iniqui  ?  Y,  333. 

46  Qui  subiati  sunl  ante  tempus  suum,  et  fluvius  sub- 

vertit  fundamentum  eoruro.  Y,  333. 

47  Qui  dicebant  Dec  :  Recède  a  nobis  :  et  quasi  nibil 

posset  facere  omnipotens,  œstimabaiil  eum.  Y,  334. 

48  Cum  ille  implesset  domos  eorum  bonis  :  quorum  sen- 

tentia  procul  sit  a  me.  Y,  334. 
SO    Nonne  succisa  est  erectio  eorum,  et  reliquias  eorum 

devoravit  ignist  Y,  334. 
24    Acquiesce  igitur  ei,  et  babeto  pacem ,  et  per  hœc  ha- 

bebis  fructus  optimos.  Y,  334. 
xxiT        47    Si  subito  apparuerit  aurora,   arbitriyitur  umbram 

mortis  ;  et  sic  in  tenebris  quasi  in  luce  ambulant. 

1,433. 
xxTiif    4,  t    Habet  argentum  venarum  suarum  principia  :  et  auro 

locus  est>  in  quo  conflatur,  ferrum  de  terra  tolli- 

Uir  :  et  iapsis  soiutus  calore,  in  »s  vertitur.  YII, 

457,  458. 
24    Ipâe  enim  fines  mundi  intuetur  ;  et  omnia  quœ  sub 

çœlo  sunt,  respicit.  Y,  67. 
XXIX         %    Quis  mihi  tribuat,  ut  sim  juxta  menses  pristinos , 

secundum  dies  quibus  Deus  custodiebat  me  t  YI, 

545. 


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MXU 


UBËR  JOB. 


CAP. 

VBES. 
i 

8 

41 

43 

48 

XXX 

4,  t 

XXXI 

4 

Î3 

XXXII 

47 

48 

XXXIY 

29 

30 

XXXVl 

5 

6 

26 

XXXVil 

1    44 

43 

35 

37 

XL 

4 

5 

Sicut  fui  in  diebus  adolescentise  meae,  qnando  secreU) 

Deus  eral  in  tabernaculo  meo  ?  I,  SiO  ;  YI,  545. 
Tidebant  me  juvenes,  et  abscondebanlur  :  et  aenes 

assurgentes  stabant.  1, 475. 
Âuris  audiens  beatificabat  me,  et  ocuius  videos  tœ- 

timonium  reddebat  mihi.  VI,  S43. 
Benedictio  perituri  super  me  veniebat,  et  cor  vidos 

cûDSolatus  sum.  I,  4^5. 
Dicebamque  :  In  nidulo  meo  moriar,  et  sicat  palma 

multipiicabo  dies.  Vf,  545. 
Nunc  autero  dérident  me  juniores...  quoraai  virtns 

manuum  mihi  erat  pro  nibilo.  VIII,  64. 
Pepigi   fœdus  cum  oculis  meis ,  ut  ne   cogitarera 

quidem  de  virgine.  I,  477. 
Semper  enim  quasi  tumentes  super  me  fiactus  limai 

Deum.  IV,  386. 
Respondebo    et  ego   partem    meam,  et    oBtendam 

scientiam  meam.  V,  32. 
Plenus  sum  enim  sermonibus,  t^i  coarctat  me  spiritis 

uleri  mei.  II,  47  ;  lU,  434  ;  V,  32  ;  VII,  416. 
Ipso  enim  concedenle  pacem,quis  est  quicondemnett 

V,  348. 
Qui  regnare  facit  hominero  hypocritam  propter  pec- 
'    cata  populi.  I,  155. 
Dens  potentes  non  objicit ,  cum  et  ipse  sît  potens. 

I,  456. 
Sed  non  salvat  impios,  et  judicium  pauperi  tribait. 

I,  456. 
Ecce,  Deus  magnus  vincens  scientiam  nostram,  na- 

merus  annorum  ejus  inaestimabilis.  V,  66. 
Et  dixi  :  Usque  hue  venies,  et  non  procèdes  amplios, 

et  hic  confringet   tumentes  fluctus  sucs.  I,  4S4  ; 

V,  598. 
Et  tenuisti  concutiens  estrema  terrae,  et  excnssisti 

irapiosex  ea?I,  88. 
Numquid  milles  fulgura,  et  ibunt  ;  et  reverteniia  di- 

cent  tibi  r  Adsumus  ?  I,  33  ;  II,  243. 
Quis  enarrabit  cœlorum  rationem,  et  concentum  coeli 

quis  dormire  faciet.  I,  654. 
Et  si  habes  brachium  sicut  Deus,  et  si  voce  simili 

tona8rVn,54  4. 
Gircumda  tibi  decorem,  et  in  sublime  erigere,  et  esto 

gloriosus,  et  speciosis  induere  vestibos.  Vit»  54I>^.     i 


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P8ALMI.  XlXin 

LIBER  PSALMORUM. 

VERS. 

4  Beatus  vir,  qui  non  abiit  in  consilio  împioruro,  et  in 
via  peccatorum  non  stetit,  et  in  cathedra  peslilen- 
ti»  non  sedit.  —  Exponilur.  V,  201  ;  VII,  97. 

4  Non  sic  Inipii,  non  sic  ;  sed  tanquam  pulvis  quem  pro- 
jicit  ventus  a  facie  terrsa.  —  Exponitur.  VII,  540, 
544. 

6  Quoniam  novit  Dominus  viam  jastorum;  et  iter  im- 
piorum  peribit.  —  Exponitur.  VII,  541. 

2  Adstiterunt  re^es  terras ,  et  principes  convenerunt  in 

unum  adversus  Dominum  et   adversus  Ghristum 
ejus.  II,  6il8;  m,  515;  V,  174;  VII,  538. 

3  Dirumpamus  vincula  eorum  ;  et  projiciamus  a  nobis 

jugum  ipsorum.  II,  618  ;  III,  545» 

4  Qui  habitat  in  cœlis  irridebit  eos,  et  Dominus  subsan- 

nabiteos.  —  Exponitur.  III,  467;  VII,  538. 

5  Tune  loquetur  ad  eos  ira  sua  ,  et  in  furore  suo  con- 

turbabit  eos.  —  Exponitur.  V,  74;  VII,  539. 

6  Ego  auiem  consiitutus  sura  rex  ab  eo  super  Sion  mon- 

tem  sanctum  ejus,   praedicans  prseceptum  ejus. 
VU,  538. 

7  Dominus  dixit  ad  me  :  Filius  meus  es  tu,  ego  bodie 

genui  te.  VU,  538  ;  VIII,  243. 

8  Postula  a  me  et  dabo  tibi  hereditatem  tuam^  et  pos- 

st'ssionem  luam.  termines  terrae.  —  Exponitur.  III, 
467,  51 3;  IV,  588;  VII,  538. 

9  Reges  eos  in  virga  t'errea,  et  tanquam  va^  figuli  con- 

fringes  eos.  —  Exponitur.  VII.  539,  540. 
40    Et  nunc  reges  intelligite  ;  erudimini  qui  judicatis  ter- 

ram.  I,  556. 
12    Apprehendite  disciplinam,  nequando  irascatur  Domi- 
nus, etpereatis  de  via  justa.  VII,  541. 
8    Ego  autem  in  multitudine  misericordias  tuae  ;  adorabo 

ad  templum  sanctum  tuum  in  timoré  tuo.  1, 80. 
40    Gonsumetur  nequitia  peccatorum  ,  et  diriges  justum, 

scrutans  corda  et  renés  Deus.  I,  603;  V,  457. 
42    Deus  judex  justus ,  et  patiens,  numquid  irascitur  per 

singulosdies?  V,  459. 
16    Lacum  apcruit,  et  effodit  eum  :  et  incidit  in  foveam, 

quam  fecit.  l,  6H6. 
3    Ex   ore  infantium   et  lactentium   perfecisti  laudem 

propter  inimicos  tuos,  ut  destruas  inimicum  et 

ultorem.1,  549;  VI,  358. 

T.   VIII.  3* 


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XXXIV  PSALMI. 

PSAL.        VB&S. 

5  Quid  est  homo,  quod  memor  esejus?  autfîlius  bominis. 

quoniam  reputas  eum?  —  Exponitur.  VIII,   ?4S, 
243. 

7  Et  coDstituisti  eum  super  opéra  roanuum  tuaruro.  I, 

3Î5. 

8  Omnia   subjecisti  sub  pedibus  ejus ,  oves  et  bo\  es 

universas.  1,  335. 

IX  7    Inimici   defecerunt  frameœ   in  fioem  ;   et    ci  vitales 

eorum  deslruxisti;    periit   memoria  eorum    eum 

sonilu.  V,  494. 
40    Et  factus  est  Domiiius  refugium  pauperi  :    adjutor 

in  opportunitatibus,  in  tribulatione.  I,  309;  Ul. 

467. 
20    £xurge,Deus,   non   conforletur  homo  :   judicentur 

génies  in  conspectu  tuo.  VU,  402. 
24     Constitue,  Domine,  legislatorem  super  eos  ;  ut  sciant 

gentes,  qucm.am  homines  sunt.  VII,  402.  . 

X  4    Quoniam  quœ  perfecisti ,  destruxerunt ,  justus  autem 

quid  feril?  V,  536  ;  VII,  324. 

XI  2    Salvum  me  fac,  Domine^  quoniam  defecit  sanctuî^. 

quoniam  diminutae  sunt  veritates  a  Biiis  hominuni. 
III,  259,  678. 

9  In  circuitu  impii   ambulant  :  secundum  altitudinem 

tuam  multiplicasti  fîlios  liominum.  I,  477  ;  V,  78  ; 
VII,  542. 

XII  4     Usquequo,  Domine,  oblivisceris  me  in  finem?u«quequo 

a\erlis  fiiciem  tuam  a  me?  V,  74. 

XIII  4     Dixitinsipiens  in  corde  suo  :  Non  est  Deus.  I,  655;  V, 

50,  57. 
3    Omnes  declina\erunt ,  simu)  inutiles  facti  sunt  :  non 
est  qui  faciat  bonum^  non  est  usque  ad  unuai.  Y, 
203. 

XV  2    Dixit  Domino  :  Deus  meus  es  tu ,  quoniam  bonorum 

mcorum  non  eges.  V,  68,  87. 

6  Funes  ceciderunt  mihi  in  praeclaris;  elenim  hérédités 

mea  praeciara  est  mihi.  IV,  249,  504. 

XVI  4    Ut  non  ioqualur  os  meum  opéra  hominum  :  propler 

verba  labiorum  luorum,  ego  custodivi  vias  duras. 
VII,  392. 

XVII  9    Ascendit  fumus  in  ira  ejus  :  et  ignis  a  facte   ejus 

exarsit  :  carbones  succensi  sunt  abeo.  VII,  485. 
4  4    Et  intonuit  de  cœlo  Dominus  ,  et  Âltissimus  di^iit 

vocem  suam.  I,  459.     ' 
32    Quoniam  quis  Deus  prseter  Dominum  ,  aut  quis  Deus 

praeter  Deuin  nostrum  ?  VU,  72. 


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PSALMf.  XXIV 

PSAL.        VERS. 

xviii         4    Gœli  enarrant  gloriam  Dei ,  et  opéra  manuum  ejus 
annuDtiat  firmamentum.  I,  654  ;  YI,  64. 

8  Dies  diei  éructât  verbum,  et  nox  nocti  indicat  scien- 

tiam.  YI,  64. 

3  NoD  suot  ioquelae ,  neque  sermones  ;  quorum  non 

audiantur  voces  eorum.  YI,  64. 

4  In  omnem  (erram  exivit  sonus  eorum  ,  et  in  6nes 

orbis  terrs  verba  eorum.  YI,  64. 

9  Justiti»  Domini  recUe,  iœtificantes  corda.  YII,  444. 

4  0  <rimor  Domini  sanctus,  permanens  in  sijeculum  saBCuli  : 
judicia  Domini  justificata  in  semetipsa.  YII,  444, 
349. 

XX  4     Domine^  in  virtute  tua  Iselabitur  rex,  et  super  salutare 

tuum    exultabit    vehementer.   —  Exponitur.    V , 
483. 
4    Quoniam  prœvenisti  eum  in  benedictionibus,  dolce- 
dinis  ;  posuisli  in  capite  ejus  coronam  de  lapide 
pretioso.  ~  Exponitur.  Y,  S80. 

XXI  4  0    Quoniam  tu  es,  qui  extraxisti  me  de  ventre  ;  spes  mea 

ab  uberibus  matris  meœ.  I,  4  04. 

44  In  te  projectus  sum  ex  utero  :  de  ventre  matris  me» 

Deus  meus  es  tu.  I,  104. 
23    Narrébo  nomen  tuum  fratribus  meia  :  in  medio  eccle- 

si»  laudabo  te.  Y,  90. 
28    Reminiscenlur,  et  convertentur  ad  Dominum  universi 

fines  terrae,  et  adorabunt  in  conspectu  ejus  univers» 

familisegentium.  Y,  475. 
3t    Annuntiabitur  Domino  generatio  ventura;  et  annun- 

tiabunt  cœli  justitiam  ejus  populo  qui  nascetur, 

quem  fecit  Dominus.  I,  462. 

XXIV  4    Confundantur  omnes  iniqua  agentes  supervacue  :  vias 

tuas,  Domine,  demonstra  mihi,  et  semitas  tuas 
edoce  me.  I,  337. 

7  Secundum   misericordiam  tuam  mémento  mei   tu  : 

propter  bonitatem  tuam,  Domine.  VII,  304. 

45  Oculi  mei  semper  ad  Dominum  :  quoniam  ipse  evellet 

deJaqueo  pedes  meos.  V,  449. 

46  Respice  in  me,  et  miserere  mei  :  quia  unicus  et  pau- 

per  sum  ego.  Y,  449. 

XXV  5    Odivi  ecclesiam  malignantîum  :  et  cum  impiis  non 

sedebo.  YII,  205. 
6    Lavabo  inter  innocentes  manus  meas  ;  et  circumdabo 
ttilare  tuum.  Domine.  \,  27. 

8  Domine,  dilexi  decorem  domus  tuœ^  et  locum  habita- 

tionis  gloriœ  tus.  ^  Exponitur.  I,  105;  III,  8. 


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xxxvi 


PSALMI. 


PS  AL. 

XXVI 
XXVII 
XXIZ 


XXX 

XXXI 


XXXIII 


XXXIV 


XXXV 


XXXVI 


XXXVII 


VERS. 


40 


44 


40 

3 
6 


40 

48 

49 
40 

43 

25 


9 


10 


48 


XXXVItl 


6 


Ne  perdas  cum  impiis,  Deus,  animam  meam,  et  cam 

viris  sangainum  vitam  meam.  III,  9. 
In  quorum  maDibas  iniquitates  sunt;  dextera  eorum 

replète  est  muneribus.  III,  9. 
Ëxpecta  Dominum,  viriliter  âge  :  et  coofortetur  cor 

luum,  et  sustine  Dominum.  V,  488. 
Qai  loquuntur  pacem  cum  proximo  suo,  maia  autero 

ia  cordibus  eorum.  V,  828. 
Ad  vesperum  deniorabitur  fletus,  et  ad  matutinum 

lœtitia.  1, 43. 
Que  utilitad  in  sanguine  meo ,  dum  descende  in  cor- 

ruptionem?  VII,  446. 
Accolera  ut  eruas  me.  VIII,  253. 
Pro  hacorabit  ad  leomnissanctus,  in  tempère  oppor- 
tune.— Expunitur.  VI,  603. 
Benedicam  Dominum  in  omni  tempore  ;  semper  laos 

ejus  in  ore  nieo.  V,  77. 
In  Domino  laudabitur  anima  mea;  audiant  maosueli, 

et  IdBtentur.  —  Exponitur.  VU,  490. 
Omnia  ossa  mea  dicent  :  Domine,  quis  similis  tibi?— 

Exponitur.  I,  475. 
Gonfuebor  tibi  in  ecclesia  magna,  in  populo  gravi 

iaudabo  te.  V,  90. 
Qui  oderunt  me  giatis,  et  annuunt  oculis.  VU,  453. 
Quoniam  apud  te  est  fons  vitœ  :  et  in  lumine  tuo  vi- 

debimus  lumen.  V,  444. 
Ibi  ceciderunt  qui  operantur  iniquitatem  :  expuisi 

sunl,  nec  potuerunt  stare.  I,  344  ;  VII,  404. 
Junior  fui,  etenim  senui  et  non  vidî  justum  derelictum, 

nec  semen  ejus  quœrens  panem.  I,  4  73  ;   V ,  464  ; 

VI,  384. 
Miser  factas  sum  et  curvatus  sum  usque  in  finem  ;  tota 

die  contristatus  ingrediebar.  VI,  4  43. 
Affliclus  sum,  et  humiiiatus  sum  nimis  :  rugiebam  a 

gemitu  cordis  mei.  VI,  443. 
Domine,  aate  te  omae  desiderium  roeum;  et  gemitus 

meus  a  te  non  est  absconditus.  VI,  444. 
Quoniam  ego  in  flagella  paratus sum;  et  dolor  oneus in 

conspectu  meo  semper.  Vil,  633. 
Concaluitcur  meum  intra  me  :  et  in  meditatione  mea 

exardescet  ignis.  VII,  449. 
Ecce  meiisurabiles  posuisti  dies  meos ,  et  substaniia 

mea  tanquam  niliilum  ante  te;  verumtamen  uni- 

\ersa  vauitas,  omnis  homo  vivons.  —  Exponitur. 

V,  459,  460. 


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PSAIU.  XXXVU 

PSAL.  VBRS. 

7    Yeromtamen  in  imagine  pertransit  bomo,   sed  et 
fhiatra  contorbatur.  V,  439. 
44    Remitte  mibi,  ut  réfrigérer  priusquam  abeam,  et. 
amplius  non  ero.  V,  459. 
xxxix     4-4    Expectans  expectavi  Dominum,  et  iotendit  mibi...  et 
immisit    in   os  meum  canticum   novum.     VIII, 
3,  «59. 
43    MuIliplicatsB  sant  super  capillos  capitis  mei  :  et  cor 

meum  dereliquit  me.  Yl,  643. 
48    Ego  autem  mendicus  sum  ,  et  pauper  :  Dominus  sol- 
licitusest  mei.  1IL648. 
XL  S    Beatus  qui  inteiligit  super  egenum  et  pauperem  :  in 

die  maia  liberabit  eum  Dominus.  III,   189;  lY, 
386. 
40    Etenim  homo  pncis  wote^  in  quo  speravi  :  qui  edebat 
panes  meos,  magnificavit  super  me  supplantalio- 
nem.  V,  tU. 
XLi  8    Abys8us  abypsum  invocat,  in  voce  caractaruro  tua- 

rum.  Omnia  excelsa  tua  et  fluctus  tui  super  me 
transierunt.  Y,  597  ;  YIII,  203. 
XLii  4    Et  introibo  ad  altare  Dei  :  ad  Deum  qui  laetificat 

juventutem  meam.  Y,  Î7. 
XLI1I         5    Tu  es  ipse  rex   meus  et  Deus  meus  :  qui  mandas 
salutes  Jacob.  Y,  284. 
23    Bxurge^  quare  obdormis ,  Domine?  Exurge,  et  ne 
repellas  in  6nem.  VIII,  9. 
XLiv         4    Eructavit  cor  meum  verbum  bonum  :  dico  ego  opéra 
mea  régi.  Y,  258. 
3    Speciosus  forma  prae   filiis  hominum  ,  diffusa  est 
gratia  in  labiis  tuis ,  propterea  benedixit  te  Deus 
in  SBternum.  HT,  664  ;  VI,  83. 
5    Specie  tua  et  puichritudine  tua  intende  ;  prospère  pro 
cède  et  régna.  II,  274  ;  III,  552,  553;  VI,  83. 

7  Sedes  tua  Deus  in  sœculum  sœculi ,  virga  directionis 

virga  regni  tui.  VI,  83, 

8  Dilexiftti  justitiam  ,  et  odisti  iniquitatem;  propterea 

unxit  te  Deus  Deus  tuus  oieo  Istitiœ  pr»  consor- 

tibus  tuis.  Y,  430. 
40    Filiae  regum  in  honore  tuo.  Astitit  regina  a  dextris 

tuis  in  vestitu  deaurato  ;  circumdata  varietate.  VU, 

414. 
44     Audi  filia  et  vide,  et  inclina  aurem  tuam,  et  oblivis- 

rere  popuium   tuum,  et  domum  patris  tui.  VI, 

543. 


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XXXVm  P8ALM1. 

P5AL.  VERS. 

44    Omnis  gioria  ejus  filiœ  régis  ab  inU»,  in  fimbriis 
aureis.  III,  388  ;  IV,  460  ;  VIL  534. 
xuv       45    Adducentur  régi  virgines  posl  eatu  :  proxim»  ejas  aSé- 
rentur  tibi.  III,  495. 
47,  48    Pro  palribus  tuis  nati  sunt  tibi  fiiti  :  consUtues  eos 
principes  super  omnecn  terram;  memores  erunt  no* 
minis  lui  in  omni  generatione  et  generationem.  — 
Ëxponunlur.  I,  406;  VI,  543. 
XLV  5    Fluminis  impetus  lœtificat  civitatem  Dei  :  sanclifica- 

vit  tabernaculum  suum  Altissimus.  TU,  7. 
7    GoDturbatae  sunl  génies,  et  inclinata  sunt  r^na;  de- 
dit  vocem  suam,  niota  est  terra.  V,  332. 
44     Vacale  et  videte,  quoniam  ego  sum  Deus  :  esaltabor 
in  gentibus^  et  exaltabor  in  terra.  VII,  404. 
XLMi         9    Sicut  audivimus,  sic  vidimus  in  civitate  Domini  vir- 
tulum,  in  civitate  Dei  nostri;  Deus  fundavil  eam  in 
SBternum.  I,  439. 
XL  vin      43    £t  homo  cum  in  honore  esset,  non  intellexit  :  coni- 
paratus  est  jumentis  insipientibus  et  similis  factus 
est  illis.  U,  397  ;  III,  492  ;  V,  92,  455. 
44    Haecvia  illorum  scandalum  ipsis  :  et  postea  in  ore  suo 
complacebunt.  V,  92. 
xLix  3    Ignis  in  conspectu  ejus  exardescet  :  et  in  circuitu 

ejus  tempestas  valida.  I,  236. 
4    Advocabit  cœlum  desursum  :  et  terram  discernere 

populum  suum.  Vlil,  225. 
4  2    Si  esuriero  non  dicam  tibi  :  meus  estenim  orbîs  terras, 
et  plénitude  ejus.  V,  528. 
47*-22    Tu  vero  odisti  disciplinam  :  et  projecisti  sermoneâ 
meos  retrorsum.  Haec  fecisti,  et  tacui.  Existimasti 
inique  quod  ero  tui  similis...  intelligitehsecqui  obli- 
viscimini  Deum,  nequando  rapiat,  et  non  sii  qui 
eripiat.  —  Exponuntur.  Vil,  344,  342,  384. 
L         4,2    Miserere    mei ,   secundum    magnam    misericordiam 
tuam  :  et  secundum   multitudinem   miserationum 
tuarum,   dele   iniquilatem  meam.    1,  448,    489; 
VI,  45. 

4  Amplius  lava  me  ab  iniquitate  mea.  VllI,  246. 

5  Quoniam  iniquitatem  meam  ego  cognosco^  et  peccaturo 

meum  contra  me  est  semper.  VI,  43  ;  VIII,  246. 

6  Tibi  soli  peccavi,  et  malum  coram  te  feci.  I,  404  ;  IV. 

55;  V,  494  ;  VI,  44. 

7  Ëcce  enim  in  iniquitatibus  conceptus  sum  :  et  in  pec- 

catis  concepit  ma  mater  mea.  VI,  44. 


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PSALU.  XXXIT 

PSAL.  VBES. 

9    Asperges  me  hyssopo ,  et  mundabor  ;  lavabis  me  et 
super  nivem  dealbabbr.  VI,  45. 
I.IV  6    Et  contexerunt  me  tenebrae.  VIII,  426. 

7  Et  dixi  :  Qais  dabit  mihi  pennas  sicut  columbsB,  et 

volabo  et  requiescam  ?  II,  493. 

8  Ecce  eloDgavi  fugieas,  et  mansi  in  soiiiudine.  V,  379. 

9  Expectabam  eum  qui  salvum  me  fecit  a  pusilianimitate 

spirilus,  el  tempestate.  II,  4%3. 
10    Pra^ci  pi  ta,  Domine,  divide  linguas  eorum.  YIII,  253. 
Lvii  5    Furor  illis  secundum  simititudinem  serpentis  :  sicut 

aspidis  surdœ  et  obturantis  aures  suas.  III^  399. 
Lix  4     Deu3  repulisti  nos  et  destruxisti  nos  :  iratus  es  et  mi- 

serlus  es  nobis.  YII,  9S. 

43  Da  nobis  auxilium  de  iribuiatione  :  quia  vana  saius 

hominis.  YII,  93  ;  VIII,  44. 

44  In  Deo  fiiciemus  virtutem,  el  ipse  ad  nihilum  deduct  t 

tribulantes  nos.  YII,  93. 
Lxi  43    El  tibi  Domine  niisericordia  :  quia  tu  reddes  unicui- 

que  juxla  opéra  sua.  Y,  459. 
Lxii  4S    Rex  vero  laetabilur  in  Deo,  laudabuntur  omnes  qui 

jurant  in  eo  :  quia  obslructum  est  os  loquentium 
iniqua.  II,  239. 
Lxiv  4     Te  decel  hymnus  Deus  inSion,  et  tibi  reddetur  vo- 

tum  in  Jérusalem.  V,  90. 
40    Yisitasti  terram  etinebriasti  eam  :  multiplicasli  locu- 
plelare  eam  :  flumen  Dei  repletum  est  aqais,  parasti 
cibum  illorum.  lY,  240. 
44     Rivos  ejus  inebria,  mulliplica  genimina  ejus.  lY,  210. 
12,  44    Benedice^  coron»  anni  benignitatis  tuœ  :  et  campi 
tui  replebunlur  ubertate.  Pinguosceot  speciosa  de> 
serti.,  induli  sunt  arielos  ovium,  et  valles  abunda- 
bunt  frumento   :  clamabunt ,  etenim  hymnum  di- 
cent.-Exponuntur.  1 ,  430  ;  V,  277;  YI,  322,  323. 
Lxv  4    Omnis  terra  adoret  te,  et  psallat  tibi  ;  psalmum  dicat 

nomini  tuo,  IV,  223;  Y,  24. 
20    Bènedictus  Deus,  qui  non  amovit  orationem  mearo, 
et  misericordiam  suam  a  me.  I,  37. 
Lx\  I  5    Lœtentur  et  exultent  génies  :  quoniam  judicas  populos 

inasquitate,  et  gentes  in  terra  dirigis.  I,  97;  YII, 
95. 
7    Benedicat  nos  Deus,  Deus  noster.  Y,  428. 
Lxvii  Psalmus  exponitur.  lY,  453etseqq. 

4    Exurgat  Deus,  et  dissipentur  inimici  ejus ,  et  fugiant 
qui  oderunt  eum  a  facie  ejus.  YIII,  8. 


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XL  P8ALMI. 

PSAL.  VERS. 

6  Patris  orphanorum^  et  jodicis  vidnarum  ;  Deus  in  loco 

sanclo  suo.  IV,  468. 

7  Deus  qui  iobabitare  facit  unius  moris  in  domo.  IV  , 

458. 
46,  47    Mons  Dei,  mons  pinguis;  mons  coagulatus,  oions 
pinguis...  Mons  in  quo  beneplacitum  est  Deo  habi- 
ta re  in  eo  ;  elenim  Dont  in  us  habitabit  in  finem.  — 
Exponuntur.  VI,  524. 
18    Currus  Dei  decein  millibus  multiplex ,  mil  lia  laetaa- 

tium  :  Domiuus  in  eis  in  Sina  in  sancto.  i,  338. 
20    fienedictus  Dominus  die  quoUdle  :  prosperuro  iter  fa- 
ciel  nobis  Deus  salutarium  nostrorum.  1,  338. 

29  Manda,  Deus.  virtuti  tuae  :  confirma  hoc,  Deus,  qaod 

operaluses  in  nobis.  VI,  H 3. 

30  A  templo  luo  in  Jérusalem,  tibi  offerent  reges  mune- 

ra.  VI,  413. 
36    Mirabilis  Deus  in  sanctis  suis,  Deus  Israël  ipse  dabit 
virtutem   et  fortitudinem  plebi  suas  :  benedicUis 
Deus.  ii,  447;  VI,  534;  VII,  388. 
Lxviii       7    Non  confundantur  super  me  qui  quaerunt  te,  Deus  Is- 
raël.  VIII,  45. 

24  Et  sustinui  qui  simui  contristaretur,  et  non  fuit ,  et 

qui  consolaretur  et  non  inveni.  \l\,  548. 

25  Effunde  super  eos  ira  m  tua  m  ;  et  furor  irae  tuae  corn- 

prehendat  eos.  IV,  469. 
Lxix  4     Deus,  in  adjutorium  meum  intende.  VII,  545. 

4    Avertantur  relrorsum,  et  erubescaot  qui  \olunt  mihi 

mala  :  avertantur  statim  enibescentes ,  qui  dicunt 

mihi  :  Euge,  euge.  VII,  545. 
Lxx        4-9    In  te,  Domine,  speravi ,  non  confundarin  aetemum... 

Ne  projicias  me  in  tempore  senectutis. — Exponun- 
tur. VIII,  264. 
46    Introibo  in  potentias  Domini  :  Domine,  memorabor 

juslitiae  tu®  solius.  VU,  349. 
48    Et  usque  in  senectam  et  senium,  Deus,  ne  derelinquas 

me.  VIII,  254. 
Lxxi  2    Judicare  populum  tuum  in  justitia,  et  pauperes  lues 

in  judicio.  I,  55. 
44     Et  adorabunt  eum  omnes  reges  terrae  :  omnes  geôles 

servientei.  V,  477. 
42    Quia  liberabit  pauperem  a  potente,  et  pauperem  oui 

non  erat  adjutor.  I,  59. 
44    Ex  usuris  et  iniquitate  redimet  animas  eorum  :  tt 

honorabile  nomen  eorum  coram  illo.  I,  55. 


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psAun. 


XLI 


PSAL. 
I«XXII 


L.  XXIII 


LXXIV 


LZXV 


LXXVI 


VBR8 
7 

Si 


46 


23 


44 


44 


Prodiit  qna^i  ex  adipe  îniquitaA  eorum  :  traDsierunt 

in  affectum  cordis.  I,  35. 
Ideo  convertenlur  populiis  meu<)  hic  :  et  dies  pleni 

invenientur  in  eis.  II,  467;  VI,  390;  YII,  496. 
Tenuisii  manum  dexteram  meam  ;  et  in  voluntate  tua 

d  duxisti  me,  et  cum  gloria  suscepisli  me.  I,  424, 

422. 

Et  gloriati  sunt  qui  oderunt  te,  in  medto  solemnitatis 

tuas  :  poâuerunt  »igna  sua,  signa.  I',  628. 
Exciderunt  januas  ejus  in  idipsum  :  in  securi  et  ascia 

dejecerunt  eam.  II,  628. 
Dixerunt  in  corde  suo  cognatio  eorum  simul  ;  Quies- 

cere  faciamus  omnes  dies  festos  Dei  a  terra.  1,  398  ; 

IL  629. 
Signa  nostra  non  vidimus,  jam  non  est  propheta;  et 

nos  non  cognoscet  amplius.  II,  629. 
Tuus  est  dies,  et  tua  est  nox  :  tu  fabricatus  es  auro- 

ram  et  solem.  III,  567. 
Ne  jobliviscaris  voces  inimicorum  tuorum;  superbia 

eorum,  qui  te  oderunt,  ascendil  semper.  1,  99;  V, 

49  ;  VII,  74. 
Liquefacta  est  terra,  et  omnes  qui  habitant  in  ea  :  ego 

conGrmavi  columnas  ejus.  I,'464. 
Quoniam  Deus  judex  est  :  hune  humiliât  et  hune  exal- 
tât. 1,464. 
Quia  calix  in  manu  Domini  vini  meri,  plenus  misto  ; 

et  inclinavit  ex  hoc  in  hoc  :  verumtamen  fœx  ejus 

non  est  exinanila.  I,  464 . 
Et  omnia  cornua  peccaiorum  confringam  :  et  exalta- 

buntur  cornua  jusli.  I^  464 . 
Notus  in  Judaea  Deus  :  in  Israël  magnum  nomen  ejus. 

III,  504  ;  V,  79  ;  VI,  445. 
Turbati  sunt  omnes  insipientes  corde  :  dormierunt 

somnum  suum  ;  et  nihil  invenerunt  omnes  viri  di- 

vitiarum  in  manibus  suis.  I,  86. 
Quoniam  cogitatio  hominisr  confitebitur  tibi  :  et  reli- 

quiœ  cogitationis diem  festum  agent  tibi.—  Expo- 

nitur.  V,  383  et  seqq. 
Gogitavi  dies  antiques  :  et  annos  aeternos  in  mente 

habui.lïï,  535:  V,  579. 
Et  meditàtus  sum  nocte  cum  corde  meo,  et  exercita- 

bar  et  scopebam  spiritum  meum.  III,  535. 
Numquid  in  «ternam  projiciet  Deus,  aut  non  apponat 

ut  complacitior  ait  adhuc  ?  III,  535. 


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PSALMl. 


PSAL.        VERS.        , 

40  Aut  obtiviscetur  tnisereri  Deus  ;  aut  continebit  ia  ira 

sua  misericordias  »uas?  III,  535. 

41  Et  dixi  :  Nunc  cœpi;  btec  mutatio  dexlerae  Excetsi. 

VII.  305. 
Lixvii      8    Ne  Gant  sicut  patres  eorum  :  generatio  prava  et  ex- 

asperans  :  generatio,  quae  non  direxil  cor  suom  : 

et  non  est  creditus  cum  Deo  spiritus  ejus.  II,  638. 
40    Non  custodierunt  teslamentum  Dei  :  et  in  l^e  ejus 

noiuerunt  ambulare.  II,  618. 
46, 47    Et  dédit  œrugini  fructus  eorum  :  et  labores  eorum 

locustse.  Et  occidit  in  gramiine  vineas  eorum  et 

moros  in  pruina.  U,  87  ;  V,  564, 
57  'Et  averterunt  se,  et  non  servaverunt  pactum.    II, 

628. 
72    Et  pavit  eos  in  innocentia  cordis  sui,  et  in    inlel- 

lectibus  manuum  suarurn  deduxit  eos.  V,  492;  VII, 

474. 

Lxxvixi  4  Deus^  venerunt  gentes  in  hœreditatem  tuam,  poilue- 
runt  tempium  sanctum  tuum  :  posuerunt  Jérusalem 
in  pomorum  custodiam.  Ill,  405. 

3  Effuderunt  sanguinem  eorum  tanquam  aquam  in  eir- 

cuitu  Jérusalem.  III,  405. 
6    Effunde  iram  tuam  in  gentes  qusB  te  non  noverunt.  III, 

iOo;  V,  476. 
9    Adjuva  nos,  Deus  salutaris  noster  ;  et  propter  gloriam 

nominis  tui,  Domine,  libéra  nos.  VU,  301,308. 
40    Ne  forte  dicant  in  gentibus  :  Ubi  est  Deus  eorum  ? 

VII,  304. 
44     Introeat  in  conspectu   tuo  gemitus  compeditorum  ; 

secundum  magnitudinem  brachii  tui,  posside  filios 

mortificatorum.  Il,  647. 

42  Et  redde  vicinis  nostris  septuplum  in  sinu  eorum.  III, 

405. 

Qui  régis  Israël,  in  tende  :  qui  deducis  velut  ovem 
Joseph...  excita  potentiam  tuam  et  veni,  ut  salvos 
faciasnos...  Deus  virtutum,  convertere,  respice  de 
cœlo,  et  vide,  et  visita  vineam  istam.  V,  7,  8. 

Extendit  palmites  sues  usque  ad  mare  :  et  usque  ad 
flumen  propagines  ejus.  V,  370. 

4  Deus  sletit  in  synagoga  deorum  :  in  medio  autem  deos 
•dijudicat.  V,  405. 

6  -  Ego  dixi  :  Dii  estis,  et  fiiii  Excelsi  orones.  I,  268. 

7  Vos  autem  sicut  homines  moriemini  :  et  sicut  unus  de 
principibus  cadetis.  I,  400. 


Lxxix   4-45 


42 


LXXXI 


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PSALMl. 


XLOI 


LXXXIII      4 

40 

Lxxxrv    43 


PSAL.         VERS. 

Lxxxii       6    Quoniam  cogitaverunt  unanimiier  :  simul  adversum 
le  teàlamentum  disposuerunt.  II,  6Î7. 

47  Impie  faciès  eorum  ignomiûia  :  et  quaerent  nornen 

tuum,  Domine.  I,  490  ;  VU,  74. 

48  Erubescant  et  conturbentur  iD  sœculum  sdBculi,  et 

confundantur  et  pereant.  VII,  74. 

49  Et  cognoscaat  quia  nomen  tibi  Dominus  :  tu  solus 

Altissimus  in  oroni  terra.  YII,  74. 
Altaria  tua,  Domine  virtutum  :  rex  rneus^  et  Deus 

faeus.  V,  27. 
Et  respice  in  faciem  Cliristi  tui.  VIII,  244. 
Quia  melior  est  dies  una  in  atriis  tuis  super  miliia.  II, 

566. 
Etenim  Dominus  dabit  benignitatem  :  et  terra  nostra 
dabit  fructum  suum.  II,  622  ;  V,  470. 
Lxxxv     46    Respice  in  me,  et  mis'^rere  mei;  da  imperium  tuum 
puero  tuo;  et  salvum  fac  ûlium  ancillae  tu».  V, 
449. 
Lxxwi      4     Fundamenta  ejus  in  montibus  sanctis.  Vil,  235. 
Lxxxvii  46    Pauper  sum  ego,  et  in  laboribus  a  juventute  mea  : 
exaltatus  autem,   humiliatus  sum  et  conturbatus. 
111,  359. 
Lxxxviii  24     loveni  David  servum  meum  :  oleo  sancto  meo  unxi 
eum.  VII,  465. 
24    El  concidam  a  facie  ipsius  inimicos  ejus  :  et  odientes 
euminfugam  convertam.  VU,  465. 
Lxxxix  8-9    Posuisti  iniquitatcs  nostras  in  conspeetu  tuo  ;  saecu- 
lum  nostrum  in  illuminalione  vultus  lui.  Quoniam 
omnes  dies  nostri  defecerunl...  anni  nostri  sicut 
aranea  meditabuntùr.—  Expnnuntur.  \III,  254. 
40    Dies  annorum  nostrorum  in  ipsis,  septuaginta  anni* 
Si    autem   in    potentalibus  ,   octoginta  anni   :   et 
amplius  eorum,  labor  et  dolor  :  quoniam  super^ 
vonit  mansuetudo  :  et  corripiemur.   II,    38;  III, 
576;  VII,  609. 
45    LsBtati  sumus  pro  diebus,  quibus  nos  humiliasti,  annis 
quibus  vidimus  mala.  VIII,  248. 
xc       44-42    Quoniam  Angelis  suis  mandavitde  te  :  ut  custodiaut 
te  in  omnibus  viis  tuis;  in  manibus  portabunt  le  - 
ne  forte  offendas  ad  lapide  m  pedem  tuum.  —  Ex  po- 
nuntur.  I,  338  ;  III,  603,  604;  VIII,  483. 
43-15    Super  aspidem  et  basiliscum  ambulabis;  et  concul- 
cabis  leonem  et  draconem...  clamabit  ad  me  et 
ego  exaudiam  eum  :  cum  ipso  sum  in  Iribulatione  : 


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P8AI.MI. 


PSAL. 


VBR8. 


XCII 


xciii    4-41 


XCIV 


xcv 


43 


45 


46 


eripiam  eum,  et  glorificabo  eum...  —  EzponiiDKor, 

m,  60  i,  605;  VII,  460. 
X€i     44-45    Plantati  in  domo  Domini,  in  atriis  domus  Dei  nostri 

florebunt.  Adhuc  multiplicabuntur  in  senecta  uberi: 

et  bene  patientes  erunt.  —  Exponuntur.  Y,  456  et 

seqq.  VU,  484. 
Testimonia  tua  credibilia  facta  sunt  nîmis  :  domam 

tuam  decet  sanctitudo.  Domine,  in  longiludinem 

dierum.  III,  484. 
Deus  ultionum  Dominas  :  Deus  uUionom  libère  egiU 

Exaltare  qui  judicas  terram,  redde  retributionem 

superbis...  Populum  luuro,  Domine,  humiliaveruot: 

et  hereditatem  '  tuam  vexaverunt...  Dominas  scit 

cogitationes  hominum  quoniam  \anae  sunt.—  Expo- 
nuntur. VII,  309,  340,  344. 
Ut  mitigés  ei  a  diebus  malis  :  donec  fodiatur  pecra- 

tori  fovea.  VII,  346. 
Quoadusque  justitia  convertatur  in  jadiciam  :  et  qui 

jaxta  iliam  omnes  qui  recto  sunt  corde,  vn,  346. 
Quis  consurget  mihi  adversus  malignantes?  aal  qois 

stabit  mecum  adversus  opérantes  iniquitatem  ?  V, 

504. 
Hodie  si  vocem  ejus  audieritis,  noiite  obdurare  corda 
vpstra.  I,  419. 
Ubi  tentaverunt  me  patres  vestri,  probaverunt  me,  et 

viderunt  opéra  mea.  III,  25. 
Et  isti  non  cognoverunt  vias  m^'^as  :  quibus  juravi  in 

ira  mea  :  Si  introibunt  in  requiem  meam.  III,  571 
Qu  'niam  omnes  dii  gentium  dsemonia  :  Dominas  aa- 

tem  cœlos  fecit.  III,  284. 
Afferte  Domino,  patriœ  gentium  ;  afferte  Domino  glo- 

riam  et  honorera.  V,  476. 
Afferte  Domino  gloriam  nomini  ejus.  V,  476. 
Adora  te  Dominum  in  a  trio  sancto  ejus  :  commoveatur 

a  facie  ejus  uni  versa  terra.  V,  476. 
Confundantur  omnes,  qui  adorant  sculptilia  ;  et  qui 

gloriantur  in  simulacris  suis  ;  adorate  eum  omoes 

Angeli  ejus.  V,  43. 
xcvii    7,8    Moveatur  mare  et  plenitulo  ejus...  flumina  plaudeot 

manu,  simul  montes  exuitabunt.  VIH,  S25. 
Dominus  regna\  it,  irascantur  populi  :  qui  sedet  super 

Gheruhim,  moveatur  terra.  I,  85;  VU,  384. 
Scitote  quoniam  Dominus  ipse  est  Deus  :  ipsa  fecit 

nos,  et  non  ipsi  nos.  I,  335. 


44 


xcvx 


XCVIII 


XCIX 


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PSALMl.  XLV 

PSAL.         VBR8. 

c  4    Misericordiam,  et  judicium  cantabo  tibi,  Domine  : 

psallam  et  intelligam  in  via  immaculata,  quando 
venies  ad  me.  I,  65. 
t    Perambulabam  in    inDOOentia  cordis  mei ,  in  medio 
domus  me»,  h  63. 

5  Saperbo   oculo,  et  insaliabili  corde,  cum  hoc  non 

edebam.  I,  65. 

6  Oculi  mei  ad  fidèles  terras  ut  sedoaut  mecum.  I,  65. 
CI             44    Tu  exurgens  misereberis  Sibn  :   quia  tempus  mise- 

rendi   ejus,  quia  venit  tempu;^  —  Exponitur.  VII, 

93  ;  VUI,  8. 
45    Quoniam  placuerunt  servis  tuis  lapides  ejus  :  et  terrœ 

ejus.mi<!erebuntur.  I,  437. 
49    Scribantur  haec  in  generatione  altéra  ;  et  populus.  qui 

creabitur,  laudabit  Dominum.  I,  158,  162. 
^     S9-2I     Quia  prospexit  de  excelso  sancto  suo;  Dominus  de 

cœlo  in  terram   aspexit;  ut  audiret  gemitus  com- 

peditorum  :  ut  soiveret  filios  interemptorum.  II, 

647  ;  VI,  38. 
23    In  conveniendo  populos  in  unum,et  reges  ut  serviant 

Domino.  —  Exponitur.  I,  49  ;  V,  7. 
27-29    Ipsi  peribunt,  tu   autem  permanes;  et  omnes  sicut 

vestimentum  veterascent...  tu  autem  idem  ipse  est, 

et  anni  lui  non  deiicient  ;  filii  servorum  tuorum 

babitabunt  ;  et  semeo  eorum  in  saeculum  dirigetur. 

m,  484. 
cil  5    Qui  replet  in  bonis  desiderium  tuum  ;  renovabilur  ut 

aquiiie  juventus  tua.  VII,  509. 
cm        3,  4    Qui  ponis  nubem  ascensum  tuum  :  qui  acnbulas  super 

pennas  ventorum  ;  qui  facis  angelos   tuos^spiritus; 

et  ministros  tuos  ignem  urentem.  I,  33  ;  11^  243  ; 

YIII,  183. 
9    Terminum  posuisti,  quem  non    transgredientur,  ne- 
que  convertentur  operire  terram.  T,  84. 
43    Rigaus  montes  de  superioribu^;  suis,  de  fructu  ope- 

rum  tuorum  satiabitur  terra.  I,  220. 
45    Etvinum  Iffltificet  cor  hominis;  ut  exhilaret  faciem 

in  oleo.  il,  644. 
23    Ëxibit  homo  ad  opus  suum  ;  et  ad  operationem  suam 

usque  ad  vesperum.  III,  585. 
25    Hoc  mare  magnum  et  spatiosum  manibus  :  iilic  repU- 

lia  quorum  non  est  uumerus.  VI,  44. 
29    A^ertente  aulem  te  faciem,  turbabuntur,  auferes  spiri- 

tum  eorum,  et  déficient,  et  in  pulverem  suum  rêver- 

tentur.  ViII,467. 


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XLVI  PSALMl. 

PSAL.        VERS. 

civ  4    Quserite  Dominum  et  confirmamini,  querite  facieœ 

ejus  semper.—  Exponitur.  VUI,  466. 
34    Dixit  et  venit  locusta,  et  bruchus  cujus  non  erat  nn- 
merus.  V,  564. 
cv  h    GonGtepini  Domino  quoni.'.mbonus,  quoniam  in  ss- 

^  culum  misericordia  ejus.  II,  57. 

3  Beati  qui  cuslodiant  judicium  et  faciunt  justiliam  in 

omni  tempore.  l,  55. 

21  Obiiti  sunt  Oeum,  qui  salvavit  eos,  qui  ferit  magnalia 

iniEgypto.  V,  29;  VIII,  2. 

22  Mirabilia  in  terra  Gham;  terribiiia  in  mari  rubro.  V, 

29. 
Gvi  27    Turbati  sunt  et  moli  sunt  sicut  ebrius;  et  omnis  sa- 

pieutiaeorum  devorata  est.  VU,  484. 
40    Effusa  Oit  coHtemptio  super  principes;  et  errare  fecit 
eos  in  invio,  et  non  in  via.  VII,  542. 

42  Videbunt  recti,  et  laetabuntur  ;  et  omnis  iniqaitas  op- 

pilabitus  suum.  II,  2^9. 
cix  2    Virgaro  virlutis  tuae  emiltet  Dominus  ex  Sion  ;  domi- 

nare  in  inedio  inimicorum  luorum.  III,  504. 

4  Juravil  Dominus  cl  non  pœnilcbit  eum  :  Tu  es  sacer- 

dos  in  âeternum  secundum  ordinem  Melchisedech. 
—  Exponitur.  1,  281  ;  IV,  35. 
5-7  Dominus  a  dextris  tuis,  confregit  in  die  irae  suas  re- 
ges;  Judicabil  in  nationibus,  impiebit  ruinas...  de 
torrenle  in  via  bibet  ;  propterea  exaltabit  caput. 
I,  77;IV,  35,  55. 

ex  4    Memoriam  fecit  mirabilium  suorum  ;  misericors  et  mi- 

serator  Dominus.  III,  493. 
9    Redemplionem  misit  populo  suo  ;  mandavit  in  ster- 
num teslamentum  suum  :  sanctum  et  terribile  no- 
m  en  ejus.  V,  74. 

CXI  2    Polens  in  terra  erit  semen  ejus  ;  generatio  rectoruœ 

benedicetur.  V,  26. 

cxii  3    A  soiis  ortu  usque  ad  occasum,  laudabile  nomen  Do- 

mini,  l,  653. 

7  Suscitans  a  terra  inopem,  et  de  stercore  erigens  pau- 

perem.  I,  96. 

8  Ut  collocet  eum  cum  principibus,  cum  principibas  po- 

puli  sui.  I,  96. 
cxxii        44     Deus  aulem  noster  in  cœlo;  omnia  quaecumque  vo- 
luit,  fecit.  V,  67. 

43  Os  habeni  et  non  loquentur;  oculos  hâbent  et  non  vi- 

debunl.  VI,  235.     • 


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PSAIMI. 


xLvn 


PSAL.         VERS 
44 

15 
47 
48 

cxvi  8 


Aures  habent,  et  non  audient  ;  nares  habêot,et  non 

odorabunt.  VI,  235. 
Manus  habent,  et  non  palpabunt  ;  pedes  habent,et  non  . 

ambuIabunU  VI,  935. 
Non  mortui  laudabunt  le,  Domine,  neque  omnes  qui 

descendant  in  infernum.  lil,  628. 
Sed  nos  qui  vivimus,  benedicimus  Domino,  ex  hoc 

nunc  et  usque  in  saîculum.  III,  629. 
Quoniam  confirmata  est  super  nos  misericordia  ejus, 

et  Veritas  Domini  manet  in  aelernum.  IV,  202  ;  V, 

35  ;  VIII,  90. 
cxvii        47    Non  moriar,  sed  vivam;  et  narrabo  opéra  Domini. 

IV,  469. 

23  A  Domino  factum  est  istud,  et  est  mirabile  in  oculis 

nostris.  V,  336. 

24  Haec  est  dies,  quam  fecit  Dominus  ;  exsultemus.et  lae* 

temur  in  ea.  III,  360. 

cxviii        4     Beati  immacuiati  in  via,  qui  ambulant  in  lege  Domini. 
IV,  500. 
2    Beati  qui  scrulanlur  testimonia.ejus;  in  toto  corde 
exquirunt  eura.  IV,  500. 

44  In  via  test imoniorum  tuorum  delectatus  sum,sicut 

in  omnibus  divitiis.  IV,  500. 

45  Et  ambulabam  in  iatitudine,  quia  mandata  tua  exqui- 

sivi.  Y,  145. 
47    Et  meditabar  in  mandatis  tuis,  quae  dilexi.  V,  579. 
tyÙ    Haec  me  consolata  est  in  humilitate  mea  :  quia  eiu- 

quium  luum  vivificavit  me.  VIII,  34. 
94    Tuus  sum  ego,  salvum  me  fac;  quoniam  justification 

nés  luasexquisi\i.  I,  405. 
96    Omnis  consummationis  vidi  finem  ;  lalum  mandatum 

tuum  nimis.  V,  445. 
405    Lucerna  pedibus  meis  verbum  tuum,  et  lumen  semitis 

meis.  HI,  491  ;  VIII,  426. 
426    Tempus  faciendi  Domine,  dissipaverunt  legem  tuam. 

VII,  442. 
434     Os  meum  aperui>  et  attraxi  spirilum,  quia  mandata 

tua  desiderabam.  V,  579. 
436    Ex i  tus  aquarum  deduxerunt  oculi  mei,  quia  non  eus- 

todierunt  legem  tuam.  V,  579. 
137    Jusluâ  es  Domine ,  et   rectum  judicium  tuum.  VII, 

349. 
462    Lœtabor  ego  super  eloquia  tua  ;  sicul  qui  invenit  spo- 
lia multa.  VII,  243. 


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xLvm 


PSALUI. 


P8AL. 


GXIX 


CXX 


CXXl 


CXXII 


CXXV 


CXXVI 


CXXV  III 

CXX'.X 

CXXXI 


GXXXII 


VERS. 

474  Eructabunt  labia  mea  hymnum,  cum  docaeris  me 

jaslificationes  tuas.  Y,  579. 

475  Pronuntiabit  lingua  mea  eloquium  tuom,  quia  omnia 

mandata  tua  ^equitas.  Y,  579. 

5  Heu  mihi,  quia  incolatus  meus  proiongatus  est;  ha- 

bilavi  cum  habitantibus  Gedar.  YII,  459. 

7  Cum  his  qui  oderunt  pacom,  eram  pacificus  :  cum  lo- 

quebar  illis,  impugnabant  me  gratis.  YIl,  153. 

1  Levavi  oculos  meos  in  montes,  unde  veniet  auxiliam 

mihi.  1,4  Î3,  656  ;  Y.  497. 

8  Dominus  custodiat  introitum  tuum,  et  exitum  tuum; 

ex  hoc  nunc,  et  usque  in  sseculum.  lY,  S23. 
4     Lselalus  sum  in  his,  quae  dicta  sunt  mihi  :  In  domum 
Doniini  ibimus.  I,  80. 

2  Stantes  erant  pedes  noslri,  in  alriis  tuls  Jérusalem. 

1,80. 

6  Rogate  quaa  ad  pacem  sunt  Jérusalem,  et  abundantia 

diligenlibus  te.  Y,  316. 

9  Propter  domum  Domini  Dei  nostri^  qusesivi  bona  tibî. 

Y,  384  ;  YU,  302. 

2  Ëcce  sicut  oculi  sor-.orum,  in  manibus  dominorum 

suorum...  ita  oculi  noàtri  ad  Dominum  Deuin  nu- 
strum,  donec  misoreatur  nostri.  I,  297. 

6  Euntes  ibaut  et  flebant,  mitientes  semina  sua  ;  ve- 

nientcs  autem  veuient  cum  exsuitatione,  portantes 
manipules  sues.  I,  489;  III,  440. 
4  Nisi  Dominus  a}dificaverit  domum,  in  \anum  labora- 
verunt  qui  aediûcant  eam;  nisi  Dominus  custodierit 
civitatem,  frustra  vigilat  qui  cuslodit  eam.— Expo- 
nitur.  I,  87,476;  V,  77;  YIII,  2. 

3  Ecce  hereditas  Domini,  filii  ;  merces,  fructus  ventris. 

I,  585. 

4  SaBpe  expugnaverunt  me  a  juventute  mea,  dicat  nunc 

Israêu  II,  533. 

7  Quia  apud  Dominum  misericurdia  ;  et  copiosa  apud 

eum  redemptio.  Y,  254. 
4    Mémento,  Domine,  David,  et  omnis  mansuetudinis 
ejus.  I,  58,  I 

6  Ëcce  audivimus  eam  in  Ephrata;  invenimus  eam  in 

campis  syhsB.  YII,  547. 

7  Inlroibimus  in  tabornaculum  ejus,  adorabimus  in  loco, 

ubi  steleruni  pedes  ejus.  Ili,  26;  YII,  547. 
4    Ecce  quam  bonum,  et  quani  jucuudum  liabitare  fra- 
tres  in  unum  !  11,  57  ;  Y,  579. 


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PSAUfl. 


aux 


PSAL.        VBB8. 

3  -Sicut  rosHermon  qui  descendit  in  montem  Sion.  Il, 

446. 

4  Qaoniam  illic  mandavit  Dominus  benediclionem,  et 

vitam  usque  io  sœculum.  YI,  SSO. 

cxxxv       4    Gonfitemini  Domino  qaoniam    bonus,  quoniam    in 
aBternum  miâericordia  ejus.  VU»  298. 

cxKxvi      8    Filia  Babylonis  misera,  beatus  qui  retribuet  tibi  re- 
tribu tionem  tuam  quam  retribu isti  nobis.  Y,  660. 
9    Beatus  qui  tenebit,  et  allidet  parvulos  tuos  ad  pe- 
tram.  Y,  560. 

cxxxTiii   6    Mirabilis  facta  est  scientia  tua  ex  me  ;  confortala  est, 
et  non  potero  ad  eaui.  III,  206. 
9    Si  sumpsero  pennas  meas  dilucuio,  et  habitavero  in 
extremis  maris.  I,  33. 

46  Imperfeclum  meum  viderunt  oculi  tui.  YI,  23. 

47  Alihi  autem  nimis  lionoiiflcati  suntamici  tui,  Deus; 

nimis  confortatus  est  principatus  eorum.  lY,  37. 
cxL  3    Pone,  Domine,  custodiam  ori  meo  ;  et  ostium  circums- 

tantise  iablis  meis.  I,  178. 
cxLi  5    Gonsiderabam  âd  de&teram,  et  videbam,  et  non  erat 

qui  cognosceret  me.  lY,  232. 
cxLn         2    Et  non  intres  in  judicium  cum  servo  tuo,  quia  non 
justificabitur  in  conspectu  tuo  omnis  vivons.  VII, 
64. 
4  4    Propier  nomen  tuum,  Domine,  vivificabis  me,  in  œqui- 
tate  tua.  YIl,  301. 
cxLiii       4    Benedictus  Djminus  Deus  meus  qui  docet  manus 
meas  ad  pnelium  et  digitos  meos  ad  bellum.  YI,  596. 
2    Protector  meus,  et  in  ipso  speravi,  qui  subdit  popu- 
lum  meum  sub  me.  1,  67. 
Domine,  quid  est  homo  quia  innotuisti  ei  ?  YIII,  242. 
Deus  canticum  novum  cantabo  tibi,  in  psaiterio  de- 

cachordo  psaliam  tft>i.  IV,  543  ;  VI,  44. 
Quorum  filii,  sicut  novellœ  piantationes  in  juventute 

sua.  1,344. 
Promptuaria  eorum  plena,  eructantia  ex  iioc  in  illud. 

1,344. 
Boves  eorum  craasae  ;  non  est  ruina  maceriœ,  neque 

transi  tus.  1,341. 
Beatum  dîxerunt  popuium,  cui  hsec  sunt  :  beatus  po- 
puius,  cujus  Dominus  Deuâ  ejus.  I,  38,  314  ;  Y,  175. 
GXLiv        9    Suavis  Dominus  universis,  et  uiiserationes  ejus  super 
omnia  opéra  ejus.  VII,  300. 
45    Oculi  omnium  in  te  sporant,  Domine,  et  tu  das  escam 
illorum  in  tempore  opportune.  Ifl,  467. 

T.  VIII.  4* 


3 

9 

42 

43 
44 
4'5 


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I.  LIBER  PROVIlRBIORUM. 

P5AL  VERS. 

46    Aperis  tu  manum  tuam,  et  impies  omne  animal  bene- 

dictione.  II,  «4,  84;  V,  77. 
48    Prope  est  Dominus  omnibus  invocantibas  eum  in  veri- 
tate.  VII,  485. 

G\Lvii  20  Kon  fecit  laliter  omni  nalioni,  et  jadicifl  sua  non 
manifestavit  eis.  lY,  289,  370. 

cxLviii  iS  Juvenes  et  virgines,  senes  cum  junioribus  laudenl 
nomen  Domini  ;  quia  exaltatum  est  nomen  ejus  sa- 
lins. I,  468. 

cxLix  4  Cantate  Domino  canticum  novum  ;  laus  ejus  in  eccle- 
sia  sanclorum.  V,  90. 

CL  3-6    Laudale  eum  in  sono  tubœ;  laudate  eum  in  psalterio 

et  cithara...  laudate  eum  in  chordis  et  organe  ;  lau- 
date eum  in  cymbalis  benesonantibus...  omnis 
spiritus  laudet  Dominum.  —  Exponuntur.  VI,  40 
et  &eqq. 


CAP. 


LIBER  PROVERBIORUM. 


m 


24 


26 


9,40 


47 


8,  9 


48 


49 


48,  49 


In  capile  turbarum  clamitat,  in  foribus  portarum  or- 
bis  profert  verba  sua.  VII,  235. 

Ego  quoque  in  interitu  vestro  ridebo  et  subsannabo. 
cum  vobis  id,  quod  timebatis,  advenerir.  II,  419. 

Si  qusesieris  eam  quasi  pecuniam,  et  sicut  thesauros 
cffodcris  illam.  111,494. 

Honora  Dominum  de  tua  substantia  ;  et  de  primitiis 
omnium  frugum  tuarum  da  ei;  et  implebuntar 
horrea  tua  saturitale,  et  vino  torcularia  tua  redon- 
dabunl.  V,  524  ;  VIII,  215. 

\\m  eju«(,  \m  piilebraB,  et  omnes  semibe  illius  paci- 
fic^e.  1, 46. 

Arripe  illam,  et  cxaltabit  te;  glorificaberis  ab  ea, 
cum  eam  fueris  amplexatus,  dabit  capitt  Cuo  aug- 
, monta  gratiarum,  At  corona  inclyta  proteget  le.  — 
Exponuntur.  V,  280,  284  • 

Justorum  autem  semita,  quasi  lux  splendens,  proce- 
dit  et  creâcit  usque  ad  perfectaro  diem. — Exponun- 
tur. IV,  344  ;  V,  492  ;  VII,  478  ;  VIII,  206. 

Via  impiorum  lenebrosa;  nesciunt  ubi  corruaDUV, 
492. 

Sit  vena  tua  benedicla;  et  lâBtare  cum  muliere  ado- 
lescenliae  tuœ;  cerva  charissima  et  gratissimus 


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UBER  PROVERBIORUM.  LI 

VERS. 

birmutltis;ubera  ejasinèbrient  teio  omni  tetnpore, 
in  aroore  ejns  delectare  j agiter.  —  Ëxponuntur. 
IV,  MSetseqq. 
4t    Homo  apostata,  vir  inutilis,  graditur  ore  perverso. 
m,  843. 

4  Numquid  sapientia  clamitat,  etprudentia  dat  vocem 

suam?Il,  483;  VU,  425. 

5  Juxta  portas  civitatis  in  ipsis  foribus  loquitur.  Il,  483. 

6  Âudite,  quoniam  de  rébus  magnis  locutura  sum.  II, 

483. 
40    Accipite  disciplinam  meam,  et  oon'pecuniam  ;  doctri* 

naiQ  magis  quam  aarum  eligite.  VU,  425. 
4S    Ego  sapientia  babito  in  consiiio,  et  eruditis  intersum 

cogitationibus,  YI,  409. 
45    Per  me  reges  régnant,  et  legum  conditores  justa  de- 

cernunt.  IV,«49;  V,  477. 
S2    Dominus  possedit  me  in  initie  viarum  snarum,  anle- 

quam  quidquam  faceret  a  principio.  V,  S44. 

27  Quando  praeparabat  cœios,  aderam,   quando  cerla 

lege,  et  gyro  vailabat  abyésofi.  II,  483. 

28  Quando  œtbera  firroabat  sursum,  et  librabat  fontes 

aquarum.  lî,  483. 
30    Gum  eo  eram  cuncta  componens  ;  et  delectabar  per 
singulos  dies,  iudens  coram  eo  omni  tempore.  II, 
483. 

34  Ludens  in  orbe  terrarum  ;  et  delici»  meœ  esse  cum 

61iis  hominum.  V,  165;  VII,  593. 

35  Qui  me  invenerit,  inveniet  vitam,  et  bauriet  salutem 

a  Domino.  III»  475. 
1    Sapientia  œdificavit  sibi  domum,  excidit  columnarf 
septem.  III,  577. 

7  Qui  erudit  derisorem,*ipsc  injuriam  sibi  faeit,  et  qui 

arguit  impium  sibi  maculum  gênerai.  Il,  394. 

8  Noii  arguere  derisorem,  ne  oderit  te.  Argue  sapien- 

tem^  et  diiiget  te.  II,  394. 
18    Et  ignoravit  quod  ibi  sint  gigantes,  et  in  profundis 

inferni  convivse  ejus.  V,  459. 
44     Qui  operatur   terram  suam,  satiabitur  panibus;  qui 

autem  sectatur  otium,  siultissimus  est.  II,  453. 
40    Inter  superbos  semper  jurgia  sunt;  qui  autem  agunt 

omnia  cum  consilio^  reguntur  snpientia.  VI,  409. 
42    Spes  quae  differlur,  ailligit  animam  ;  lignum  vil»  desi- 

derium  venions.  VII,  484. 
34    Justitia  élevât  gentem;  miseros  autem  facit  populos 

pçccatum.  I,  3,  57,  313. 


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LU 


LIBER  PROVSRBIORUM. 


CAP. 
XVI 

YBRS. 

4 

3S 

83 

XVIII 

3 

47 

2i 

XIX 

47 

XX 

29 

XXI 

28 

XXil 

41 

28 

XXIII 

26 

XXIV 

5 

XXV 

14 

23 

27 

XXVII 

4 

48 

21 

24 

Uni  versa  propter  semetipsum  operatus  est  DomÎDus, 

impium  quoque  ad  diem  malum.  —  Bxponitur.  Y. 

36,  93  ;  VI,  2. 
Melior  est  patiens  viro  forti,  et  qui  domÎDatur  aDÎmo 

suo  expugnatore  urbium.  I,  20;  VU,  334. 
Sortes  mittuntur  in  sinum,  sed  a  Domino  teoiperan- 

tur.  VII,  463. 
Impîus  cum  in  profundum  venerit  peccatorum,  coq- 

temnit  ;  sed  sequilur  eum  ignominia  et  opprobriiun. 

V,  64,  459. 
Juslus -prier  est  accusator  gui  ;  venit  amicos  ejas,  et 

invesligabit  eum.—  Ëxpoaitur.  VII,  64. 
Vir  amabilis  ad  societatem,  magis  amicus  erit  qoam 

frater.  Il,  603. 
Fœneralur  Domino  qui  miseretur  pauperis  ;  et  vicis- 

situdinem  suam  reddet  ei.  III,  440. 
Exultatio  juvenum,  fortitudo  eorum ,  et  dignitas  se- 

uum,  canitics.  i,  468. 
Testis  mendax  peribil  :  ^i^  obediens  loquetur  victo- 

riam*.  Hl,  42. 
Qui  diligit  cordis  munditiam  propter  gratiaoi  labio- 

rum  suorum  habebit  amicum  regem.  VI,  239. 
Ne  transgrediaris  termines  antiquos  quos  postiemot 

patres  tuî.  I,  445. 
Prœbe,  fili  mi,  cor  tuum  mihi;  et  oculi  tui  viaa  roea» 

cuslodiant.  VI,  643. 
Vir  sapiens,  fortis  est  ;  et  vir  doctus,  robustus  et  va- 

lidus.—  Exponitur.  IV,  444  et  seqq. 
Nubes  et  ventus,  et  plu  viaa  non  sequentes;  vir  glorio- 

sus,  et  promissa  non  comptons.  IV,  212. 
Ventus  aquilo  dissipât  pluvias,  et  faciès  trisUs  lin- 

guam  detrahentcra.  IV,  2<2. 
Sicut  qui  mel  multum  comedit,  non  est  ei  bonum; 

sic  qui  scrulator  est  majestatis,  opprimetur  a  glo- 

ria.  IV,  282. 
Neglorieris  in  crastinum,ignorans  quid  superventura 

pariât  dies.  I,  402. 
Qui  scrvat  ficum,  comedet  fructus  eju?;  Qt  qui  custos 

est   Domini    sui,   glorificobitur.  —  Exponitur.  V, 

554  et  seqq. 
Dlligenter  agnosce  vullum  pocoris  tui,  tuosque  grege- 

.considéra.  I,  134,  484. 
Non  enim  habebis  jugiter  potestatem  ;  sed  corona 

tribuotur  in  gênera tionem  et  generationem.  I,  283. 


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EGGLESIASTES.  Uli 

CAP-  VBRS, 

X3LVIII  8  Propler  peccata  lerrœ  multi  principes  ejus  :  et  pro- 
pler  hominis  sapientiam  et  horum  scientiam  quae 
dicuntar,  vita  ducis  longior  eril.^  Expouilur.  V, 
463  ;  VI,  3T7,  378. 

42  In  exsullatione  juslonirn,  multa  gloria  est  ;  iregnantî- 

bus.impîis  ruinae  hominum.  I,  86;  V,  3. 
24    Qai  subtrahit  aliquid  a  pâtre  suo  et  a  maire  ;  et  dicît 
hoc  non  esse  peccaturo,  particeps  homicidœ  est. 
m,  544  ;  VU,  38. 

XXX  44    Generatio  quœ  patri  suo  maledicit,  et  quae  matrt 

suae  non  benedicit.  Y,  304. 
47    Oculum  qui  subsannat  patrem,  et  qui  despicit  par- 
tum  matris  su»,  effbdianl  eum  corvi  de  torrentibus, 
et  comedant  eum  filii  aquilœ.  V^  301. 

XXXI  '40    Mulierem  fortem  quis  inveniet?  Procul,  et  de  ultimis 

finibus  pretium  ejus.  VII,  493. 

43  Quaesivit  lanam  et  linum,  et  operata  est  consilio 

manuum  suarum.  II,  644. 
4  4    Facta  est  quasi  na\is  institoris,  de  longe  portans  pa- 

nem  suum.  II,  644. 
15    Et  de  nccte  surrexit,  deditque  prsedam  domesticis 

suis,  et  cibaria  ancillis  suis.  IV,  315. 

49  Manum  suam  misit  ad  fortia,  et  digiti  ejus  apprehen- 

derunt  fusum.—  Exponilur.  II,  190,  623. 

50  Manum  suam  aperuil  inopi,  et  palmas  suas  extendit 

ad  pauperem.  II,  190. 
23    Nobilis  in  portis  vir  ejus,  quando  sederit  eum  senato- 
ribus  terrae.  II,  647. 

27  Gonsideravit  ^emitas  domus  suœ,  et  panem  otiosa  non 
^  comedit.  II,  645. 

28  Surrexerunt  filii  ejus,  et  beatissimam  prœdicaverunt  ; 

vif  ejus,  et  laudavit  eam.  V,  474. 
34    Laudent  eam  in  portis  opéra  ejus.  V,  462  ;  VU,  333. 


EGGLESIASTES. 

9    Quid  est  quod  fîiit  ?  ipsum  quod  futurum  est;  quid  est 
-    quod  factum  est  ?  ipsum  quod  faciendum  est.  VU,  59. 
40    Nihil  sub  sole  novum,  nec  valet  quisquam  dicere  : 
Ecce  hcc  recLns  est  ;  jam  enim  praecessit  in  ssecu- 
lis,  quae  fuerunt  ante  nos.  III,  386  ;  VII,  59. 
43    Hanc  occupationem  pessimain  dédit  Deus  filiis  homi- 
num, ut  occupareutur  In  ea.  II,  498. 


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UV  ECCLE8U8TES. 

CAP.        VERS. 

45    Pervers!  difficile  corriguntur,  et  stultorum  inûoilus 

est  numerus.  IV,  6Î;  Vil,  368. 
48    Eo  quod  in  multa  sapientia,  multa  sit  indigoatio;  et 

qui  addit  scientiaun,  addit  et  laborem.  [,  422. 
II  t    Risum  reputavi  errurein,  et  gaudio  dixi  :  Quid  frustra 

deciperisîl,  4î>5  ;  III,  598. 
lit  7    Tèmpus  lacendi,  et  tempus  loquéndi.  IV,  S65. 

44     Guncta  bona  in  tempore  suo,  et  mundum  tradidit  dis- 

putalioni  eorum,  ut  non  inveniat  homo  opus,  quod 

operatusest  Deus  ab  initio  usquead  finem«  il,  443; 

III,  335. 

IV  40    Si  unus  deciderit,  ab  altero  fulcietar;  v»  soli,  quia 

cum  cecidcrit,  non  habet  sublevantem  se.  I,  629. 
43    Melior  est  puer  pauper  sapiens  rege  sene  et  siulto, 

qui  nescit  praevidere  in  poslerum.  I,  559.* 
47    Multo  enim  melior  est  obedientia  quam  stultorum  vic- 

limœ,  qui  nesciunt  quid  faciunt  mali.  I,  538. 

V  4     Deus  enim  in  cœlo,  et  tu  super  terram  ;  idcirco  sint 

pauci  sermones  tui.  I,  559. 
5    Neque  dicas  coram  angelo  :  Non  est  providentia  ;  ne 
forte  iratus  Deus  contra  sermones  tuos,  dissipet 
cuncta  opéra  manuum  tuarum.  I,  559. 
vu  11    Ne  dicas  :  Quid  putas  causœ  est  quod  priera  iempora 

meliora  fuere  quam  nunc  sunt?  stulta  enim  est  hu> 
juscemodi  interrogalio.  VII,  64. 
42    Utiiior  est  sapientia  cum  divitiis,  et  magts  prodesl  vi- 

dentibus  solem.  V,  544. 
29    Quam  (rationem)  adliuc  qusBrit  anima  mea,  et  non 
inveni.  Virum  de  mille  unum  reperi,  mulierem  ex 
omnibus  non  inveni.  VII,  345. 
vin  6    Omni  negotio  tempus  est,  et  opportunitas,  et  naulta 

hominis  afïlictio.  III,  465. 
IX  2    Sed  omnia  in  futurum  servantur  incerta,  eo  quod  uni- 

versa  eveniani  juste  et  impio^  bono  et  malo...  I,  5. 
5    Viveotes  enim  sciunt  se  esse  morituros,  mortai  vero 
nihil  noverunt  am|)lius,  nechabent  ultra  mercedem, 
quia  oblivioni  tradita  est  memoria  eorum.  Y,  491. 

XI  2    Da  partem  septem,  necnon  et  octo  :  quia  ignoras  quid 

futurum  sit  mali  super  terram.  V,  384. 

3  Si  ceciderjt  lignum  ad  austrum,  aut  ad  aquilonem^  in 

quocumquecepiderit,  ibi  erit.  III,  235. 

4  Qui  observât  ventum,  non  seminat;  et  qui  considérât 

nubes,  nunquam  metet.  III,  408. 

XII  43    Deum  time,  et  mandata  ejus  observa;  hoc  est  enim 

omnis  homo.  IV,  294. 


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CAP. 

1 

VKRS. 
3 

44 

11 

45 
2 

CAMUCUM  GANTlCOnUM.  LV 

CANTIGUM  GANTIGORUM. 

Trahe  me  ;  post  te  curremus  in  odorem  unguento- 

rum  tuorum...  recti  diligunt  te.  V,  208. 
Ecce  tu  pulchra  es,  arnica  mea,  ecoe  tu  pulchra  es, 

oculi  tui  columbarum.  VI,  446. 
Ecce  tu  pulcher  es,  dilecte  mi^  et  décoras.  VJ,  446. 
Sicul  lilium  inter  spinas,  sic  arnica  mea  iiiter  filias. 

111,470. 
3    Sicut  malus  inter  ligna  sylvarum,  sic  diieclus  meus 

inter  (îiios...  Et  fructus  ejus  dulcis  gutluri  meo.  lY, 

•MO. 
m  44    Egredimini  et  vidcte,  fiiiœ  Sion,  regem  Salomonem  in 

diademate,  quo  coronavit  illum  mater  sua  in  die 

desponsationis  illius,  et  in  die  laetitidB  cordisejus.— 

Exponitur.  Vif,  630  et  seqq. 

IV  8    Veni  de  Libano,  sponsa  mea,  veni  de  Libano,  veni  ; 

coronaberis  de  capite  Amana,  de  vertice  Sanir  et 
Hermon,  de  cubilibus  leonum,  jAq  montibus  pardo- 
rum.  —  Exponitur.  II,  266  et  seqq. 

V  44    Manus  illius  tornatiles  aureœ,  plense  hyacinthis.  VII, 

493. 

VI  4    Dilectus  meus  descendit  in  hortum  suum  ad  areolam 

aromatum,  ut  pascatur  in  hortis,  et  lilia  coUigat. 

IV,  220. 

3    Pulchra  es,  arnica  mea,  suavis  et  décora  sicut  Jérusa- 
lem, lerribilisut  castrorura  acies  ordinata.  VII,  70. 
8    Viderunt  eam  filisB  et  beatissimam   prsBdicaverunt. 

V,  474. 

VIII  6    Pone  me  ut  signacuium  super  cor  tuum,  ut  signacu- 

lum  super  brachium  tuum,  quia  fortis  est  ut  mors 

dilectio,  dura  sicut  infernus  aemulatio...  I,  405;  II, 

642;  IV,  494  ;  V,  562. 

7    Aquae  multae  non  potuerunt  extinguere  charitatem, 

nec  flumina  obruent  iliam.  V,  562,  596. 
43    Qu»  habitas  in  hortis,  amici  auscultant  :  fac  me  au- 
dire  vocem  tuam.  IV,  201. 


LIBER  SAPIENTIiE. 

44    Creavit  enim,  ut  essent  omnia  ;  et  sanabiles  fecit  na- 
tiones  orbis  terrarum.  I,  502  ;  II,  427. 


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LVI  UBSa    APIBNTLB. 

CAP.        VERS. 

III  7, 8    Pttlgebant  justi,  et  tanquam  flcmtiilœ  in  anmdîDeto 

discarrent.  Judicabunt  nationes  et  dominabanUir 
populis  et  regnabit  Dominus  illoram  in  perpelaiim. 
—  ExpoDUDtur.  IV,  36  et  seqq. 

43  Et  incoinqiiinata  quœ  nescivit  Uioram  in  delicto,  faa- 

bebit  fructum  in  respectione  animanim  sanctaranL 
IV,  38. 

IV  4    Oquam  pulchra  est  casta  generatio  cam  daritate!  et 

in  perpetuum  coronata  triumphat  incoinqaînato- 
rum  certaminuin  prsmium  vincens. —  Bxponnntur. 

I,  I  et  seqq. 

49,  S9  Et  erunt  post  h»c  decidentes  sine  honore,  et  în  oon- 
tumelia  in  ter  mort  uns  in  perpetuum*  Venient  in  oo- 
gitatione  peccatorum  suorum  timidi,  et  traduceat 
ilios  ex  adverso  iniquitates  ipsorum.  —  ExponuB- 
lur.  Ilf,  55Î  ;  VII.  482. 

V  4,  S    Tune  stabunt  justi  in  magna  constantia  adverfus  eos 

qui  se  angustia\ erunt  et  qui  abstulerant  labor» 
eorum...  videntes  turbabuntur  timoré  horrtbili.  — 
Exponuntur.  VII,  483. 
3  Dio^ntes  intra  se,  pœnitentiam  agentes,  et  prsB  an- 
gustia  spiritus  gementes  :  Hi  sunt  quos  habuimus 
alr^uando  in  derisum  et  in  simiiitudinem  impro- 
perii.  VII,  483. 
4, 6  Nos  insensati  vitnm  illorum  aestimabamus  insaniam, 
ot  6nem  illorum  sine  honore...  ergo  erravimus  a  via 
veritatis,  et  justi tiee  lumen  non  luxit  nobis,  et  sol 
intelligentiœ  non  est  ortus  nobis.  —  Bxponanlor. 

II,  40  ;  VU,  483. 

8    Quid  nobis  profuit  super bia  ?  aut  divitiarum  jactantia 
quidcontulit  nobis?  VII,  483. 
SI    Acuet  auiem  duram  iram  in  lanceam,  et  pugnabitcum 
ilto  orbis  terrarum  contra  insensatos.  IV,  494; 
VIII,  ÎÎ5. 
^  I  6    Horrende  et  cito  apparebit  vobis  ;  quoniaro  darissi- 

muro  judicium  his  qui  prœsunt,  fiet.  III,  S44. 
7    Exiguo  enm  concoditur  misericordia  ;  potentes  autero 
potenter  tormenta  patientur.  I,  57,  59;  VII^  510. 

44  PraBoccupat  qui  se  concupiscunt,  ut  illis  prior  seos- 

tendaU  III,  49). 
47    Quoni^m  dignos  se  ipsa  circuit  quaerens,  et  in  viis  06- 
tendit  se  illrs  hilariler  et  in  omni  providentia  oc- 
currit  illis.  —  Exponitur.  Il,  464;  UI,  458  et  seqq. 
vil  7    OpUvi,  et  datus  est  mihi  sensus  ;  invocavi  et  venit  in 

me  spiritus  sapientias.  ^  Exponitur.  VIII,  98. 


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UBBR  aAPIENTI£.  LVO 

CAP.      vers. 

▼n      8,  40    Et  préposai  illam  regnis  et  sedibus,  et  divitias  esse 

daxi  in  cemparatione  Ulius...  et  proposui  pro  luce 

babere  illam ,  quoniam  inextinguibile  est  lumen  il- 

lius.-*-  Exponuntur.  VIII,  404,  405,  406,  474. 

13    Quam  sine  fîctione  didici,  et  sine  invidia  communîco, 

et  honestatem  illius  non  abscondo.  Y,  434. 
46    In  manu  enim  illias,  et  nos,  et  sermones  nostri,  et 
omnis  sapientia  et  operum  scientia  et  disciplina. 
I,  438. 
SS,  24    Est  enim  in  illa  spiritus  intelligentiœ  unicus,  multi- 
plex.... omnibus  enim  mobilibus  nobilior  est  sa- 
pîenlia  ;  attingit  autem  ubique  propter  suam  mun* 
ditiam.  II,  461. 
S6    Candor  e3t  enim  lucis  œternsB,  et  spéculum  sine  ma- 
cula Dei  majestatiâ,  el  imago  bonitatis  illius.  V,  7S, 
244. 
VIII  2    Hanc  amavi  et  exquisivi  a  juventute  mea,  et  qnsBsivi 

sponsam  mihi  eam  assumere,  et  amator  factus  sum 
formse  illius.  I,  305. 
3    Generositatem  illius  gloriûcat,  contubernium  habens 
Dei  ;  sed  ei  omnium  D.>minus  dilexit  illam.  I,  305  ; 
VI,  516. 
9    Proposui  ergo  hanc  adducere  mihi  ad  convivendum... 
I,  306. 
46    Intrans  in  donlum  meam,  conquiescam  cum  illa  ;  non 
enim  habet  amaritudinem    conversatio  illius,  nec 
tœdium  convictus  illius,  sed  laetitiam  et  gaudium. 
I,  305. 
m  4    Da  mihi  sedium  tuorum  assistricem   sapientiam,  et 

noii  me  reprobarea  pueris  tuis.  I,  337. 

5  Quoniam  servus  tuus  sum  ego  el  ûlius  ancillae,  homo 

infirmas,  et  exigui  temporis,  et  minor  ad  inteliec- 
tum  judicii  et  legum.  V,  73. 

6  Nam  et  si  quis  erit  consummatus  in  ter  filios  hominum, 

si  ab  illo  abfuerit  sapientia  tua,  in  nihilum  compu- 
tabitur.  VII,  229. 
40    Mitte  illam  de  cœlis  sanctis  tuis  et  a  sede  magnitu- 
dinis  tuœ,  ut  mecum  sitôt  mecum  laboret, ut sciam 
quid  acceptum  sit  apud  te.  I^  305. 
48    Et  sic  correct»  sint  semit»  eôrum  qui  sunt  in  terris, 
et  quœ  tibi  placent  didicerint  homines?  I«  305. 
X  40    Haec  profugum  irœ  fralris  justum  deduxit  per  vias 

rectas,  et  ostendit  illi  regnum  Dei  et  dédit  illi  scien- 
tiam  sanctorum.  VII,  484. 


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LVin  LIBER  BMPmmM. 

GAP.       VEas. 

X  44,  U    In  fraude  cinMimyenientium  ilium  aflîiit  ilii,  et  hone»- 

inm  fecit  illam.  Emc  venditum  jusium  non  derrii- 
quiU..  et  vincolis  non  dereliquit  ilIum,  donec  af- 
ferret  illi  sceptrum  rfigoi...  et  dédit  illi  ciaritatem 
aBternam.  —  Ezponuntur.  VU,  484,  482,  484. 
SO  Et  decantaverunt,  Domine,  nomen  sanctum  tuam,  et 
victriceoi  manum  tuam  iaudaverunt  pariter.VI, 
237,  238. 

24  Quoniam   sapientia  aperuit  os  mutorum,et  linguaâ 

infantium  fecit  disertas.  VI,  237,  238. 

XI  24     Sed  et  sine  his  uno  spirita  poterant  occidi  perseca- 

tionetn  passi  ab  ipsis  factis  suis...  Sed  ononia  in 
mensura  et  numéro  et  pondère  diàpo^uisti.  111,575  ; 
V,  67. 

25  Diligis  enim  omnia  quae  sunt^  et  nihii  odisli  eorum 

quae  fecisti.  V,  77. 

XII  48    Tu  autem,  Dominator  virtutis,  cum  tranquiniiate  ju- 

dicas,  et  cum  magna  reverentia  disponis  nos  ;  sub- 
est  enim  tibi,  cum  voiuerit,  posse.  I,  464;  III,  377. 

XIII  4     Yani  autem  sunt  ho  mines,   in    quibus  non  subest 

sciedtia  Dei...  neque  operibus  attendentes  agnove- 
runt  quis  esset  artifex.  Y,  66  ;  VII,  207. 

5  A  magnitudine  enim  speciei  et  creaturae,  cognoscibi- 

liter  poterit  creator  horum  .videri.  —  Exponitiir. 
VU,  245,  247. 
40    Infelices  autem  sunt,  et  inter  mortuos  spes  illorum 
est,  qui  appel laverunt  deos  opéra  manuum  homi- 
num...  VII,  207. 
xiv  2    Illud  enim  cjipiditas  acquirendi  excogitavit,  et  artifex 

sapientia  fabricavit  sua.  V,  67. 
3    Tuaaulem,  Pater,  providentia  gubernat.  VII,  444. 

6  Sed  et  ab  initie  cum  périrent  superbi  gigantes,  spes 

orbis  terrarum  ad  ratem  confugiens,  remisit  saKuio 

semen  nativitatis^  qu»  manu  tua  erat  gubernata. 

1,462;  II,  44. 
24     Quoniam  aut  affectui  aut  regibus  deservieotes  ho- 

mines,  incommunicabile  nomen  lapidibus  et  iigais 

imposuerunt.  V,  74. 
22    Et  non  suiïecerat  errasse  eos  circa  Dei  scientiam,  sed 

et  in   magno  viventes  inscientiœ  belle,  tôt  et  tam 

magna  mala  pacera  appellant.  —  Ezponitur.  I,  69. 

70  ;  V,  330. 
25,  26    Et  omnia  commista  sunt,    sanguis^  homicidium... 

turbatio  et  perjurium,  tumullus  bonorum,Dei  im- 

momoratio,  animorum  inquinatio...  I,  69  ;  Y,  330. 


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LIBER  BGGLESlAgTlCI.  LIX 

CAP.        VERS. 

XV  3    Nosse  enim  te,  oonsummala  justitia  est  ;  et  scire  ju^ 

tttiam,  et  virtutem  tuam,  radix  et  immortalitatis. 
V,  77. 

XVI  24    Greatura  tibi  factori  deserviens,  exardescit  in  tor- 

mentuni  ad  versus  injustes,  et  lenior  fit  ad  benefa- 
ciendum  pro  his,  qui  in  te  confidunt.  Il,  460. 

25  Propter  hoc  et  tum  in  omnia  transfigurata  omnium 

nutrici  gratis   tuae  deserviebat,  ad   voiuntatem 
eorum,  qui  a  te  desiderabant.  II,  460. 

26  Ut  scirent  fîiii  tui  quos  diJexisti,  Domine,  qooniam 

non  nativitatts  fructus  pascunt  bomines,  sed  sermo 
tuus  hos,  qui  in  te  crediderint,  conservât.  Il,  460. 
29  Ingrati  enim  spes.  tanquam  hibernalis  glacies  tabescet, 
et  disperiel  lanquam  aqua  supervacua.  lY,  95. 
XVIII  24  In  veste  enim  poderis ,  quam  habebat,  totus  erat 
orbis  terra  ru  m...  et  magniûcentia  tua  in  diademale 
capitis,  illius  sculpta  erat.  II,  279. 


Ô 


LIBER  ECCLESIÂSTICI. 


I  7    Disciplina  sapientiae  cui  revelata  est?  Et  multiplica- 

tix)nem  ingressus  illius  qui  inteilexit?  YII,  234. 
8    Unus  est  Al lissimus  Creator  omnipolens,  et  rex  potens 
et  metuendus  nimis,  sedens  super  tbronum  iiiius, 
et  dominans  Deus.  V^  66. 
45    Quibus  autem  apparuerit  in  visu,  diligunt  eam  in  vi- 
sione,  et  in  agnitione  magnalium  suorum.  V,  30. 
m  5    Et  sicut  qui  thesaurizat,  ita  et  qui  honorificat  malrem 

suam. —  Exponitur.  III,  535  ;  Y,  300  et  seqq. 
6    Qui  honorât  patrem  suum,  jucundabitur  in  filiis,  et 

in  die  orationis  sua>.  exaudietur.  III,  534. 
14     Benedictio  patris  firmat  domos  fîliorum;  maledictio 

aûtem  matris  eradicat  fundamenla.  Y,  304 . 
48    Quam  malœ  famœ  est  qui  derelinquit  patrem,  et  est 
maled ictus  a  Deo,  qui  exaspérât  matrem.  Y,  553. 
27    Cor  durum  habebit  maie  in  novissimo  ;  qui  amat  peri- 
culum,  in  illoperibit.  III,  46. 

33  Ignem  ardenlem  extinguit  aqua,  et  eieemosyna  re- 

sistit  peccatis.IY,  385^  386. 

34  Et  Deus  protector  est  ejus  qui  reddit  gratiam  ;  memi- 

nit  ejus  in  posterum  et  in  tempore  casus  sui  inve- 
niet  firâiami'ntum.  lY,  385,  386. 


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LX  LIBBB  BG%I1SIA8TI€L 

GAP.       VSRS. 

IV  4    Fili  eleemosynam  paaperis  ne  defraudes,  et  ocdos 

tuos  ne  transvertas  a  paupere.  IV,  386. 

4  Rogalionem  contribulati  ne  abjicias,  et  non  averta:! 

faciem  tuam  ab  egeno.  IV,  386. 

5  Ab  inope  ne  avertas  oculos  lues  propter  iram.  IV, 

386. 

7  Gongregationi  pauperum  aflkbiiem  te  focito,  et  pres- 

bytère humilia  aniroam  tuam,  et  magnato  bamiiia 

caput  tuum.  IV,  386  ;  VI,  273;  VII,  378. 
iO    In  judicando  este  pupillis  misericors  ut  pater,  et  pro 

viro  malri  illorum.  IV,  387. 
^     Et  eriâ  tu  velut  fiiius  Altissimi  obediens,  et  misera- 

bitur  tui  magisquam  mater.— Exponitur.  IV,  489, 

et  seqq.,  387. 
31    Noii   resistere  contra  faciem   potentiSj  ne  coneris 

contra  ictum  fluvii.  V,  333;  VIH  46. 
33    Pro  justilia  agonîzare  pro  anima  tua,  et  usque  ad 

mortom  pro  justitia,  et  Deus  expugnabit  pro  te  ini- 

micos  tuos.  Vlli,  47. 
36    Non  ait  porrecta  manus  tua  ad  accipiendum,  et  ad 

dandum  collecta.  VII,  499. 

V  4    Ne  dixeris  :  Peccavi,  et  quid  mibi  accidit  triste? 

Aitissimus  enim  est  patiens  redditor.  I,  98. 

8  Non  tardes  converti  ad  Dominum,  et  ne  différas  de  die 

indiem.  I,  402. 
44    Non  ventiles  te   in  oronem  ventum,  et  non  eas  in 

omnem  viani  ;  sic  enim  omnis  peccator  probator  in 

duplici  liagua.  I,  550. 
42    Esto  firmus  in  via  Douiini,  et  in  verilate  sensus  tui  et 

scienlia«  et  prosequatur  te  verbum  pacis  et  justifie. 

V,  318. 

VI  6    Mu!ti  pacifici  sint  tibi,  et  consiliarius  sit  tibi  anus  de 

mille.  VII,  345;  VIII,  498. 

44  Amicus  fidelis ,  protectio  fortis;qui  autem  invenit 
illum,  invenit  thesaurum.  VIII,  498. 

35  In  multitudine  presbylerorum  prudentium  sta,  et  sa- 
pienticB  illorum  ex  corde  conJungere,utomnero  nar- 
ra tionem  Dei  possis  audire,  et  proverbia  laudis  non 
effugiant  a  te.  VII,  262. 

VII  6    NoIi  quserere  fieri  judex,  nisi  valeas  virtute  irrum- 

père  iniquitates.  IV,  424. 
46    Non  oderis  laboriosa  opéra,  et  rusticationem  creatam 

ab  Altissimo.  II,  453. 
29    Honora  patrem  luum,  et  gemitus  matris  tu<e  ae  obii- 

visaaris.  VII,  634. 


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LOffiR  ECCLRSUSTia.  LU 

[:ap.         VBBS. 

30    Mémento  quoniam  niai  per  itlot  natus  non  fuisses  ;  et 
rétribue  illis,  quomodo  et  illi  tibi.  III,  34t. 
IL  4    In  manu  Dei  potes  tas  terrœ  ;  et  utilem  rectorem  sus- 

citabit  in  tempus  super  illam.  I,  554. 
1 1    Omnis  potentatus  brevis  vita.  Languor  prolixior  gravât 

medicum.  VU,  509. 
I  %    Brevem  languorem  prœcidit  medicus  ;  sic  et  rez  hodie 
est,  et  cras  morietur.  VU,  509. 
XI  5    Multi  tyranni  sederunt  in  throno,  et  insuspicabilis 

portavit  diadema.  VII,  279. 
30    Ânte  mortem  ne  laudes  hominem  quemquam,  quo- 
niam in  fîiiis  suis  agnoscitur  vir.  Y,  46S. 

XI II  2    Pondus  super  se  tollet,  qui  bonestiori  se  copmunicpt. 

Et  ditiuri  te  ne  socius  fueris.  —  Eiponilur.  V,  443. 
3    Quid  communicabit  cacabus  ad  oilani  ?  quando  enim 

se  colliserint,  confringetur.  V,  4  43. 
42    Advocatus  a  potentiore  discede;  ex  hoc  enim  magis  te 
ad\ocabit.  I,  248. 

XIV  44    Non  defrauderis  a  die  bono,  et  particuia  boni  doni 

non  te  prœtereat.  I,  275;  III,  465. 

XV  2    Et  obviabit  illi  quasi  mater  honorificata.  Y,  303. 

5  Et  in  medio  ficctesiœ  aperiet  os  ejus,  et  adimplebit 
illum  spirilu  sapientiœ  et  intellectus.  —  Exponitur. 
YIII,  462,  463. 

9    Noa  est  spt*ciosa  laus  in  ore  peccatoris.  VII,  449. 

XVI  8    Non  exoraverunt  pro  pecoatis  suis  antiqui  gigantee 

qui  destructi  sunt  confidentes  su»  virtuti.  I,  36. 
wii  6    Creavit  iilis  scientiam  spiritus,  sensu  implevit  cor 

illorum.  VIII,  67. 
42    Et  mandavit  illis  unicuique  do  proximo  suo.  I,  440. 
xviii       22    Non  iaipediarit^  orare  semper,  et  ne  verearis  usque 
ad  mortem  juslificari  ;  quoniam  meirces  Dei  manet 
in  sternum.  Y,  435. 
23    Ante  orationem  prœpara  animam  tuam  ;  et  noli  esse 
quasi  bomo  qui  tentât  Denm.  Y,  435  ;  YII,  253. 
XIX  4    Qui  crédit  cito,  levis  corde  est,  et  minorabitur.  III, 

489. 
XXI         40    Sluppa  collecta  synogoga  peccantîum,   et  consum- 
matio  illorum  flamiua  ignis.  YJI,  142. 
46    Scieuiia  sapientis  tanquam  inundatio  abondabit.  VlII, 
400. 

XXIII  29    Domino  enim  Deo  antequam  crearentur,  omnia  sunt 

agnita  ;  sic  et  post  perfectum  respicit  omnia.  V,  67. 

XXIV  5-16    Ego  ex  ore  Altissimi  prodivi,  primogenita  ante  omnem 

creaturam.  et  omnium  excellenlium  et  humilium 


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LXII 


LIBER  BOGLESUSnCI. 


CAP.        VERS. 

corda  virlute  ealcavi...  et  in  cîvitate  sandiOcata 

similiter  requidvi.  II,  269. 
13    Et  dixit  mihi  :  In  Jacob  inhabila,  et  in  IsraiR  heredi- 

tare,  et  in  eiectis  meis  mitte  radices.  YI,  453. 
24    Ego  mater  pulchra  dilectionis,  et  timoris  et  agnt* 

tionis,  etsanctae  spei.— Exponîtur.YI,  447, 450, 453. 
47    Yide  quoniam  non  soli  miht  taboravi,  sed  omnibos 

exquirentibus  veritatem.  Y,  434;  YllI,  424. 
XXV       3-4    Très  species  odivi  anima  mea,  et  aggravor   valde 

animsB    illorum...    paaperem  superbum  ;  divîtam 

mendacem  ;  senem  fatuum  et  insensatum.  I,  474  ; 

ni,  683. 

6  Quaro  speciosum  canitiei  judicium,   et  preabyteris 

cognoscereconsilium.  1,  474. 

7  Quam  speciosa  veteranis  sapientia,  et  glonosis  intel- 

lectus,  et  conàiliura  !  I,  474 . 

8  Gorona  senpm  multa  peritia,  et  gloria  illorum  timor 

Dei.  1,474. 
XXIX       45    Gonclude  eleemosynam  in  corde  paoperis,  et  hœc  pro 

te  exorabit  ab  ornai  malo.  —  Exponitur.  lY,  379, 

380. 
28    Initium  vit»  hominis^  aqua  et  panis,  et  ve^timenlum 

et  domus  protegens  turpitudinem.  III,  658. 
31     Yita  nequara  hospitandi  de  domo  in  domum  :  et  abi 

tiospitalur,  non  fiducialiter  aget,  nec  aperiet  oâ. 

m,  659. 
24    Miserere  animœ  (use  placens  Deo  et  contine  ;  oon- 

grega  cor  tuum  in  sanctitateejus,  et  tristitiaro  longe 

repelle  a  te.  I,  287. 
40    Qui  probatus  est  in  illo,  et  perfectus  est,  erit  iili 

gloria  aeterna;  qui  potuit  transgredi,  et  non  est 

transgressus,  facere  mala  et  non  fecit.  III,  332. 
XXXII      43    In  medio  magnatorum  non  praesumas;  et  ubi  suot 

senes,  non  multum  loquaris.  I,  473. 
xxxin     48    Respicite  quoniam  non  mihi  soli  laboravi^  sed  omni- 
bus exquirentibus  discipiinam.  Y,  434. 

XXXIV  28,29    Unus  œdifîcans,  et  unus  destruens  ;  quid  prodest  illiâ, 

nisi  labor  ?  unus  orans,  et  unus  maledicens  :  cujQS 
vocem  exaudiet  Deus  ?— Exponuntur.  YU,  58et9eqq. 
30    Qui  baptizatur  a  mortuo,  et  iterum  tangit  eam,  quid 
proficit  lavatio  illius?  VII,  68. 

XXXV  4    Retribuet  gratiam,  qui  offert  similaginem  ;  et  qui  facit 

misericordiam  offert  sacrificium.  lY,  383. 
31-25    Oratio  humiliantis  se  nubes  penetrabit,  et  doneepro- 
pinqnet  non  consolabitur,  et  non  discedet  doaec 


XXX 


XXXI 


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UBER  fiCGLESIASTlGI. 


LXUI 


6-48 


XXXVIII      5 
25-a9 


CAP.  YEHS. 

Altiflsimus  aspiciaU..  donec  judicet  judioium  plebis 
su®  et  oblectabit  justos  misericordia  sua.  IV,  216. 
S6    Speciosa  misericordia  Dei,  in  tempore  tribulationis, 
quasi  nubes  pluviae  in  tempore  siccitatis.  IV,  246. 
XXXVI       44    Et  qui  pessimant  plebem  tuam,  invenianl  perditio- 
nem.  I,  86. 
Innova  signa,  et  immuta  mirabilia  ;  gloriGea  manum 
et  brachium  dextrum...  Miserere  plebi  tu»  super 
quani  invocatum  est  nomen  tuum,  et  Israël  quem 
coaquasti  primogenilo  tuo...  ut  prophète  tui  fidèles 
iaveniantur.  —  Exponuntur.  III,  30,  34 . 
Nonne  a  ligne  indulcata  est  aqua  amara?  V,  446. 
Sapientia  scrib©  in  tempore  vacuilalis;  et  qui  mino- 
ratur  actu,  sapienliam  perciptet  :  qua  sapieniia  re- 
piebitur  qui  tenet  aratrum...  Sed  creaturam  aevi 
confîrmabunt,  et  deprecatio  illorum  in  operatione 
artis,  accommodantes  animam  suam,  et  conquiren- 
tes  in  lege  Altissimi.  —  Exponuntur.  VII,  459  et 
seqq. 
xLii  24     Magna! ia  sapientiae  suse  decoravit  :  qui  est  ante  sœ^ 

culum  et  usque  in  ScBCuIum,  neque  adjectum  est. 
V,  30. 
XLiii  42,43    Vide  arcum  et  benedic  eum  qui  fecit  illum  ;  valde  spe- 
ciosus  est  in  splendore  suo,  gy ravit  cœlum  in  cir- 
cuitu  gloriae  ^uae,  manus  Exceisi  aperuerunt  illum. 
—  Exponuntur.  III,  46. 
26    Qui  navigant  mare,  enarrent  pericula  ejus  ;  et  au- 
dienles  auribus  nostrls  admirabimur.  III,  46. 
XLiv  4    Laudemus  viros  gloriosos  et  parentes  nostros  in  gène- 

ratione  sua.  IV,  93. 
2  Multam  glorîam  fecit  Dominus  magniûcenlia  sua  a'sœ- 
culo.—  Exponuntur.  V,  474  et  seqq. 
3,4  Dominantes  in  potestatibus  suis,  horoines  magni  vir- 
tute,  et  prudentia  sua  praBditi...  et  imperantes  in 
prœsenti  populo  et  virtule  prudentise  populis  san- 
clissima  verba.  IV,  93;  VII,  62. 

6  Homines  divites  in  virtute,  pulchritudinis  studium 

habentes,  pacificantes  in  domibus  suis.  11^  425;  VI^ 
237. 

7  Omnes  isti  in  génération ibus  genlis  suae  gloriam  ade- 

pti  sunl.  et  in  diebus  suis  habentur  in  laudibus. 
IV,  93.  ' 

8  Qui  de  illis  nati  sunt  reliquerunt  nomen  narrandi  lau- 

des eorum.  IV,  93. 


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LXIV  UBER  EGGLB$USTIGf. 

GAP.        VBES. 

9    Et  sant  quorum  non  est  memoria  et  perierant  quasi 

qui  non  fuerint.  Y,  494 . 
4  S    Heretlitas  sancta  nepotes  eorum,  et  io  teBlameutis 
sletit  semen  eorum.—  Exponitur.  YI,  483  et  seqq. 
45    Sapieotiam  ipsoruiu  narrent  popuU,  etlaudecn  eorom 

nuntiet  ecclesia.  YI,  453. 
17    Et  in  tempore  iracundiaa,  factus  est  reconciliatio. 

YIII,  264. 
tO    Et  non  est  inventus  similis  illi  in  glorîa.  —  Bxpooi- 

tur.  III,  279  et  seqq. 
27    Homines  misericordi»,  invenientes  gratiam  io  ooulis 
omnis  Garnis.  I,  496. 
XLVi        il    Et  dédit  Dominas  ipsi  Caleb  fortitudinem,  el  usque 
ad  senectutem  permansit  illi  virtus,  ut  asceoderec 
in  excelsum  terrs  iocum.  Yl,  383. 
44    Ut  sit  memoria  iilorum  in  benedictione,  et  oasa  eo- 
rum  pullulent  de  loco  suo.  I,  496;  VI,  533. 
XL  vu       48    Dominas  purgavit  pecoata  ipsius,  et  exaltavit  in  ster- 
num Gornu  ejus  ;  et  dedil  illi  testamentom  reigoi,  eC 
sedem  glori<e  in  Is  aôl.  lY,  479. 
XLViii       9    Qui  receptus  es  in  turbine  ignis,  in  curru  eqiiomm 
igneorum.  I,  336 
14     Beati  sunl  qui  te  viderunt,  et  in  amieitia  tua  decorati 
sunt.  VI,  275. 
XLix         4    Memoria  Joâias  in  Gompositionem  odorb  facta  opus 
pigmentarii.  1, 408. 
2    In  omni  ore  quasi  mel  indulcabltur  ejus  memoria,  et 

ut  musica  in  convivio  vini.  I,  408. 
4    El  gubernabit  ad  Domînum  eor  ipsius,  et  in  dîebus 

peccalorum  corroboravit  pietatem.  Yll,  492. 
7    Dederunt  enim  regnum  suum  aliis,  et  gloriam  suam 

alienigenae  genti.  Y,  288. 
42    Et  duodecim  propbetarum  ossa  pullulent  de  loco  sao; 
uam  corroboraverunt  Jacob  et  redemerunt  se  in  fi- 
de  virtutis.  III,  320. 
43-45    Quomodo  amplificemus  Zorobabel?  nam  et  ipse  quasi 
siguum  in  dextera  manu.. .  Et  Nehemias  in  aiemo- 
ria  multi  temporis,  qui  erexit  nobis  muros  eversos, 
et  siare  fecit  portas  et  seras,  qui  erexit  domos 
nostras.—  Expouuntur.  III,  622,  623  ;  lY,  94. 
L  4    Simon  Oniœ  filius^  sacerdos  magnus,  qui  in  fita  sua 

suffulsit  domum,  cl  in  diebus  suis  corroboravit  tem. 
plum.  III,  623  ;  VII,  355. 
4    Quasi  Stella  matutina  in  medio  nebulae,  et  quasi  iuna 
plcna  in  diebus  suis  lucet.  YII,  425. 


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I8AU8.  LIV 

CAP.         vsas. 

94  Et  niiBC  orate  Deum  omniam  qui  magna  fecit  in 

omni  terra,  qui  auxit  dies  nostros  a  ventre  ma  tris 
nostr»...  V»3I5,  324. 

95  Det  n^is  jucunditatem  cordis,  et  fieri  pacem  in  die- 

bus  nostrig  in  Israël  per  dies  sempiternos.  V,  3S1. 
26    Gredere  Israël  nobiscum  esse  Dei  misericordiam,  ut 
iiberet  nos  in  diebus  suis.  Y,  315. 
Lt  31    Appropiate  ad  me,  indocti,  et  congregate  vos  in  do- 

mum  disciplinée.  II,  483. 

32  Quid  adbuc  retardatis  ?  et  quid  dicitis  in  hisî  animas 

\estraB  sitiunt  vehementer.  JI,  484. 

33  Àperui  os  meum,  et  iocutus  sum  :  Ck>mparate  vobis 

sine  argento.  11^  484. 

34  fit  collum  vestrum  subjicite  jugo  ;  et  suscipiat  anima 

vestra  disciplinam  ;  in  proximo  est  enim  invenire 
eam.  II,  484. 

35  Videte  oculis  vestris^  quia  modicum  laboravi,  et  in- 

venimihi  muitam  requiem.  II,  484. 
38    Operamini  opus  vestrum  ante  tempus,  et  dabit  vobis 
mercedem  vestram  in  temporesuo.  I,  334. 


ISAIA8. 


I  t    Audile,  cœli,  et  auribus  percipe,  terra^  quoniam  Do- 

minus  Iocutus  est.  Filios  enutrivi,  et  exaltavi  ;  ipsi 
autem  spreverunt  me.  VII,  208. 
3    GognoVit  bos  possessorem  suum,  et  asinus  praesepe 
domini  sui  ;  Israël  autem  me  non  cognovit,  et  po- 
puius  meus  non  inlellexit.  III,  469. 

5  Super  quo  percutiam  vos  ultra,  addentes  prasvarica- 

tionem  ?  omne  caput  languidum,  et  omne  cor  moe- 
rens.  V,  6. 

6  A  planta  pedis  usque  ad  verticem,  non  est  in  eo  sa- 

ni  tas.  1,438. 

II  S    Et  erit  in  novissimis  diebus  praeparatus  iponsdomus 

Domini  in  vertice  montium ,  et  eleva^tur  super 
colles,  et  fluent  ad  eum  omnes  gentes.— Exponitur. 
Il,  484;VI,  625;  VII,  235. 
3    Et  ibunt  popnli  multi,  et  dicent  :  Venite  et  ascendamus 
ad  montem  Domini...  II,  484. 

T.   viil.  6* 


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lbX?I  18A1A8. 

GAP.  VBB8. 

4  Bt  jadicabilgentes,  et  arguet  populos  muilos...  11, 

484. 

5  Domus  Jacob,  venite  et  ambulemus  in  lumine  Do- 

mini.  II,  484. 
m  4-4  Bcce  enim  dominator  Dominus  exercituum  auferet  a 
Jérusalem,  et  à  Juda  validum  etfortem...  fortetn  et 
virum  bellatorem,  judicem,  et  propbetam...  et  s&- 
nem...  et  honorabilem  vultu,  et  consiliarium...  el 
dabo  pueros  principes  eoram.  H,  608. 
'  5  Et  irruet  populus,  vir  ad  virum,  et  uuusquisqne  ad 
proximum  suum  ;  tumultuabitùr  puer  contra  senetn, 
et  ignobiiis  conlra  nobilem.  J,  556. 

6  Appréhendât  enim  vir  fralrem  suum  domesticum  pa- 

tris  sui  :  Yestimentum  tibi  est,  princeps  esto  nos- 
ter,  ruina  autem  haBC  sub  manu  tua.  I,  556. 
4  S    Popule  meus  qui  te  beatum  dicunt,  ipsi  te  decipiunt, 
et  viam  gressuum  tuorum  dissipant.  V,  3. 

43  Propterea  cap ti vus  ductus  est  populus  meus,  quia  non 

habuit  scientiam,  et  nobiles  ejus  interierunt  feme, 
et  multitude  ejus  siti  exaruit.  VII,  208. 

44  Propterea  diiatavit  infernus  animam  suam ,  et  aperoit 

os  suum  absque  termine  ;  et  descendent  fortes  ejus, 
et  populus  ejus,  et  sublimes,  gloriosique  ejus  ad 
eum.  VII,  «08. 
20  Vae  qui  dicitis  malum  bonum,  et  bonum  malum  ;  po- 
nentes  tenebras  lucem,  et  lucem  tenebras  ;  ponentes 
amarum  in  dulce,  et  dulce  in  amarum.  II,  342. 

VI  5    Et  dixi  :  Vœ  mihi,  quia  tacui,  quia  vir  pollutus  labfis 

egosum...  VIII,  29. 

vil  2-45  Et  nuntiaverunt  domui  David,  dicentes  :  Requievit 
Syria  super  Ephralm  ;  et  commotum  est  cor  ejus,  et 
cor  populi  ejus^  sicut  moventur  ligna  syivarum  a 
facie  venti...  Propter  hoc  dabit  Dominus  ipse  vobis 
signum  :  Ecce  Virgo  concipiet,  et  pariet  filium,  et 
vocabitur  nomen  ejus  Emmanuel;  butyrum  et  mel 
comedet,  ut  sciât  reprobare  maium  et  eligere  bo- 
num.—Exponuntur.  V,  387,388,389. 

VIII  3    Voca  nomen  ejus,  accéléra  spolia  delrahere,  festina 

prœdari.—  Exponitur.  VIII,  253. 

IX  6    Parvuiusenim  natusest  nobis...  vocabitur  nomen  ejus 

Admirabilis,  Gonsiliarius,  Deus,  Fortis,  Pater  futuri 
seculi,  Princeps  pacis.  V^  348;  VU,  348. 

X  H    Vae  Assur,  virga  furoris  mei  et  baculus  ipse  est,  in 

manu  eorum  indignatio  mea.  VII,  4  42. 


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ISAUS.  .ULVII 

CAP.         VBR8. 

16    Quomodo  si  eievetur  virga  contra  elevantem  se,  et 

exaltetur  baculus  qui  utique  lignum  est.  VU,  142. 

XI  40    In  die  illa  radix  Jesse,  qui  stat  in  signum  populorum, 

ipsum  génies  deprecabuntur,  et  erit  sepulchrum  ejus 

gloriosum.  VI,  577  ;  VII,  317. 

4S    Et  levabit  signum  in  nationes,  et  congregabit  profu- 
gos,  et  disperses  Juda  colliget  a  quatuor  piagis 
terrœ.  VII,  235. 
uv  4    Prope  est  ut  veniat  tempus  ejus, et  dies  ejos  non  elon- 

gabuntur.  Miserebitur  enim  Dominus  Jacob,  et  eii- 
get  adhuc  de  hraôl.  V,  386  ;  YII,  43. 
5-41  Gontrivit  Dominus  baculum  impiorum,  virgam  do- 
minantium,  cœdeDtem  populos  in  indignatione,  piap 
insanabili...  Petracta  est  ad  inferos  superbia  tua, 
concidit  cadaver  tuum  ;  snbter  te  sternetur  tinea, 
et  operimentum  tuum  erunt  vermes.  —Exponuntur. 
V,  387;  VII,  43. 

4  4    Àscendam  super  altitudinem  nubium,  similis  ero  Altis- 
simo.  I,  236  ;  VIII,  59. 
xviii         2    Qui  mittit  in  mare  legatos,  et  in  vasis  papyri  super 
aquas...  ad  gentem  expectantem  et  conculcatam, 
cujus  diripuerunt  fluroina  terram  ejus.  Y,  600. 

XXII  2    Giamoris  plena, urbs  frequens,  civitas  exuitans  ;  inter- 

fecti  tui,  non  interfecti  gladio,  nec  mortui  in  belle. 
IV,  59. 
22    Et  dabo  ciavem  domus  David  super  humerum  ejus  ; 
et  aperiet,  et  non  erit  qui  claudat,  et  claudet  et 
non  erit  qui  aperiat.  I,  482. 

XXIII  8    Quis  cogitavit  hoc  super  Tyrum  quondam  coronatam, 

cujus  negotiatores  principes,  institores ejus  inclyti 
terr»?  I,  400. 

XXIV  2    Et  erit  sicut  populus,  sic  sacerdos  ;  et  sicut  servus, 

sic  dominus  ejus.  VI,  328. 

5  Et  terra  infecta  est  ab  habitatoribus  suis,  qui  trans- 

grossi  sunt  loges  ;  mutaverunt  jus.  II,  86. 

6  Propter  hoc  maledictio  vorabit  terram,  et  peccabunt 
^      habitatores  ejus...  II,  86. 

7,  /  Luxit  vindemia,  infirma  ta  est  vitis...  cum  cantico  non 

bibentvinum;amara  erit  potiobibentibuseam.  11,86. 

16    Etdixi  :  Secretum  meum  mihi  ;  secretum  meum  mihi  : 

vae  mihi  ;  prœvaricantes  prsevaricati  sunt,  et  prae- 

varicatiooe  transgressorum  prAsvaricati  sunt.  1, 559. 

43    Domine  Deus  noster,  possederunt  nos  demi  ni  absque 

te,  tantum  in  te  recordemur  nominis  tui.  VI,  576. 

XXVI        44    Morientes  non  vivant,  gigantes  non  resargant  ;  prop- 


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Lxvm 


ISAUS. 


CAP.       VSA8. 


19 


to 


terea  visitagti  et  contrivisti  «os,  et  perdidisU  om- 

nem  memoriam  eorum.  VU,  389. 
Vivent  mortui  tai,  interfecti  mei  résurgent.  lY,  59  ; 

YI.82. 
Vade,  popi^as  meus,  iotra  in  cubicula  tua,  daude  os- 

tia  tua  super  te,  abscondere  modicum  ad  momen- 

tum,  doaec   pertranseat  indignatio.  lY,  167;  VI, 

542. 
XXVII       .  4     In  die  illa  visitabit  Dominus  in  gladio  suo  duro,  et 

grandi,  et  forti.  YII,  485. 
xxviii     40    Quia  manda,  remandsT;  manda ,  remanda  ;  exspecta, 

reezspecta;  exspecta,    reexspecta;  modicum   ibi, 

modicum  ibi.  —  Exponitur.  VIII»  256,  S57,  S59. 
15    Dixistis  enim  :  Percussimus  foedus  cum  morte,  et  com 

inferno  fecimus  pactam.  Plagellum  inundans  cnm 

transierit,  non  veniet   super  nos,  quia  posulmus 

mendacium  spem  nostram ,  et  mendacio  protecti 

suraus.  1,462;  IV,  409. 

46  Idcirco  haec  dicit  Dominus  Deus:  Bcce  ego  mittam  in 

fundamentis  Sion  lapidem,  lapidem  probatum,  an- 
gularem ,  pretiosum ,  in  fundameoto  fundatum  : 
qui  crediderit  non  festinet.  —  Exponitur.  II,  473  et 
seqq. 

47  Et  ponam  in  pondère  judicium^  et  justitiam  in  men- 

sura,  et  subvertet  grando  spem  mendacii  ;  protec- 

tionem  aqum  inundabunt.  IV,  409. 
i8    Et  delebitur  fœdus  vestrum  cum  morte...  fiageiluffl 

inundans  cum  transierit,  eritis  ei  in  conculcaUo- 

nem.  IV,  409. 
24    Sicut  enim  in  monte  divisionum  stabit  Dominus...  ut 

operetur  opus  suum,  peregrinum  est  opus  ejus  ab 

eo.—  Exponitur,  Vil,  304,  305. 
XXX  4     Vse  filii  desertores,  dicit  Dominus,  ut  facerptis  consi- 

lium  et  non  ex  me.  VII,  482. 
9    Populus  enim  ad  iracundiam  proTocans  est,  et  filii 

mendaces,  filii  noientes  audire  iegem  Dei.  VI,  574. 
40    Qui  dicunt  videntibus  :  Noiite  videre  ;   et  agpicien- 

tibus  :  Noiite  aspicere  nobis  ea  quœ  recta  snnt; 

loquimini  nobis   placentia  ;  videte  nobis  errores. 

VI,  574. 
29    Ganticum  erit  vobis  sicut  nox  sanctificatc  solemnita- 

tis,  et  lœtitja  cordis  sicut  qui  pergit  cum  tibia,  ut 

intret  in  montem  Domini  ad  fortem  Israël.  VI,  184. 
XXXII      47    fit  erit  opus  justiti»  pax,  et  cultus  justitiœ  silentium 

et  securitas  nsque  In  sempiternum.  V,  348. 


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ISAUS. 


un 


CAP.        VERS. 

XXXIII       4 


7 
48 

SI 

XXXIV  8 

XXXV  4-6 


XXXVII 

35 

XXXVIII 

1 

47 

XXXIX 

8 

XL  2 

47 
«9-31 

XLII  4 


Beati,  qui  aemiDatis  super  omnes  aquas ,  immittentes 

pedein  bovis  et  asini.  III,  626. 
V®  qui  prœdaris ,  nonne  et  ipse  praedaberis  î  et  qui 

spernis,  nonne  et  ipse  spêrneris?  cum  consumma- 

veriR  deprsdationem,  depraBdaberia  ;  cum  fatigatus 

desieris  contemnere,  contemneris.  III,  48. 
Ecce  videntes  clamabunt  foris  ,  angeli  pacis  amare 

flebunt..  m,  490. 
Cor  tuum  meditabitur  timorem;  ubieat  litteratusî  ubi 

legis  verba  ponderansî  ubi  doctor  parvulorumî 

VU,  586. 
Quia  golummodo  ibi  magnificus  est  Dominus  noster. 

—  Exponitur.  Y,  44  et  seqq. 

Quia  dies  ultionis  Domini,  annus  retributionum  judi- 
cii  Sion.  —  Exponitur.  YII,  309  et  seqq. 

Lœtabitur  déserta  et  invia ,  et  exultabit  solitudo ,  et 
florebit  quasi  lîliuoi...  lune  aperientur  oculi  cœco- 
rum,  et  aures  surdorum  patebunt,  tune  saliet  sicut 
cervus  claudus ,  et  aperta  erit  lingua  mutorum... 

—  Exponuntur.  III,  344  ;  VI,  236,  237. 

Didle  pusiliaifimis  *  Goufortamini  et  noiite  timere  : 
ecce  Deus  \  ester  ultionem  adducet  retributionis  ; 
Deus  ipse  veniet,  et  salvabit  nos.  I,  276. 

Et  protegam  civitatem  istam»  ut  salvem  eam  propter 
me,  et  propter  David  servum  meum.  VII,  304. 

In  diebus  illis  œgrotavit  Ezechias  usque  ad  montem... 
hffic  dicit  Dominus  :  Dispone  domui  tus,  quia  roo- 
rieris  tu,  et  non  vives.  IV,  438  ;  VII,  425. 

Ecce  in  pace  amaritudo  mea  amarissima.  III,  824. 

Et  dixit  Ezechias  ad  Isalam  :  Bonum  verbum  Domini 
quod  locutus  est.  Et  dixit  :  Fiat  tantum  pax  et  Veri- 
tas in  diebus  meis.  V,  318.     ' 

Loquimini  ad  cor  Jérusalem ,  et  advocate  eam  ;  quo- 
niam  compléta  est  maiitia  ejus ,  dimissa  est  iniqui- 
tés iilius.  VU,  550. 

Omnes  gentes  quasi  non  sint ,  sic  sunt  coram  eo,  et 
quasi  nihilum  et  inane  reputatœ  sunt  ei.  V»  68. 

Qui  dat  lasso  virtutem,  et  bis  qui  non  sunt,  fortitudi- 
nem  et  robur  multiplicat.  Qui  autem  sperant  in  Do- 
mino mutabunt  fortitudinem,  assument  pennas  sicut 
aquils,  current  et  non  laborabunt,  ambulabunt  et 
non  déficient.  —  Exponuntur.  V,  468. 

Ecce  servus  meus,  suscipiam  eum  ;  eiectus  meus,  corn- 
piacuit  sibi  in  illo  anima  mea;  dedi  spiritum  meum 
super  eum,  judicium  gentibua  proferet.  V,  430. 


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LXX  I8AU8. 

CAP.        VERS. 

46    Et  ducam  cœcos  in  viam  quam  nesciunt,  et  in  semi- 
lis,  quas  ignoraveruDt,  ambulare  eos  faciam;  po- 
nam  tenebras  coram  eifi  in  lucem ,  et  prava  io  rec^ 
ta.  VII,  V9. 
'XLV  4    HadcdicitDominusGhristo  meoCyro,  oujusapprehen- 

di  dexteram  ut  subjiciam  anto  faciem  ejus  gentes, 
et  dorsa  regam  vertam,  etaperiam  coram  eo  januas, 
et  portœ  non  cJaudentur.  I,  453. 
2    Ego  an  te  te  ibo  ;  et  gloriosos  terrsB  humiliabo.  I,  453. 

6  Ut  sciant  hi,  qui  ab  ortu  solis,  et  qui  ab  occidente. 

quia  absque  me  non  est.  Ego  Dominus,  et  non  est 
aller.  V,  73;  VIII,  45. 

7  Formans  lucem  ,  et  creans  tenebras,  feciens  pacem, 

et  creans  malum  ;  ego  Dominus  faciens  omnia  base. 

V,  3^8;  VIII,  45. 
44     Haec  dicit  Dominus  Sanctus  Israël ,  plastes  ejus.  ▼, 

67. 
46    Confusi  sunt,  et  erubuerunt  omnes  ;  simul  abiemnt  in 

confusionem  fabricatores  errorum.  Il,  449. 
20    Nescieruntqui  levant  lignum  sculpturaesaae,elrogant 

Deura  non  salvantem.  I,  453  ;  VII,  77. 
24     Numquid  non  ego  Dominus,  et  non  est  ultra  Deas 

absque  me  ?  Deus  justus ,  et  satvans  non  est  prster 

me.  I,  454. 
XL  VI     3,  4    Audi  te  me,  domus  Jacob ,  et  omne  residuum  domus 

Israël ,   qui  portamini  a  meo  utero ,  qui  gestamini 

a  mea  vulva.  Usque  ad  senectam  ego  ipse,  et  usque 

ad  canos  ego  portabo  :  ego  feci,  et  ego  feram  ;  ego 

portabo,  et  salvabo.  —  Exponuntur.  IV,  492,  193; 

VIT,  550. 

8  Mementote  istud,  et  confundamini  ;  redite  prœvarica- 

tores  ad  cor^  VI,  643;  VII,  550. 
43    Prope  feci  justitiam  meam,  non  elongabitur,  et  salas 

mea  non  morabitur.  Dabo  in  Sion  salutem ,  et  ia 

Israël  gloriam  meam.  VII,  550. 
XLViii      44     Propter  me,  propter  me  faciam,  ut  non  blasphémer; 

et  gloriam  meam  alteri  non  dabo.  VII,  302. 
zLix     8,  9    El  servavi  te,  et  dedi  te  in  fœdus  populi,  ut  sasci- 

tares  terram,  et  possidereshaereditatesdissipatas... 

VllI,  55. 
4  5    Numquid  oblivisci  potest  mulier  infantem  9uum ,  ot 

non  misereatur  ûlio  uleri  sui  ?  et  si  illa  oblila  Aie» 

rit,  ego  tamen  non  obliviscar  lui.  IV,  492. 
20    Àdhuc  diceot  in  auribus  tuis  filii  sterilitatis  tus  : 


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I8AIA8.  VXJl 


CAP.         TBM. 


anguftiUB  est  mihi  locus,  fiic  spatium  mihi  ot  habi^ 

tem.  m,  527. 
23    Et  eruDt  reges  nutritii  lui,  et  reginiB  DUtrices  tu»; 

vultu  in  terram  demissoadbrabunt  te,  et  pulverem 

pedum  tuorum  lingent.  Y,  477. 
Li  4     Âttendile  ad  petram  unde  ezciai  estis.  VIII,  148. 

3    Gaodjum,  et  lœtitia  inveDieturin  ea,  gratiarum  actio 

et  vox  laudis.  VI,  484. 
23    Et  ponam  illum  in  manu  eorum,  qui  te  humiliaverunt, 

et  dixeruot  anima  tuœ  :  Incurvare  ut  transeamua  ; 

et  posuiati  ut  terram  corpus  tuum ,  et  quasi  viam 

transeuntibus.  YI,  440. 
LU  il    Recedite,  recedite,  exite  inde;  pollutum  nolite  tan- 

gère.  Y,  204. 
LUI  4    Despectum  et  novissimum  virorum  ,  viram  dolorum 

et  scientem  infirmitatem;   et  quasi  absconditus 

vulius  ejus  et  despeclus;  unde  nec  reputavimus 

eum.  m,  664. 
12    Et  ipse  péecata  multorum  tulit,  et  pro  transgressori- 

bus  rogavit.  lY,  204. 
Lv         4,  2    Omnes  sitientrs,  venite  ad  aquas...  YIII,  424. 

7    Revertatur  ad  Dominum  ,  et  miserebitur  ejus,  et  ad 

Deum  nostrum  ;  quoniam  multus  est  ad  ignoscen- 

dum.  Yll,  485. 
40    Et  quomodo  descendit  imber,  et  nix  de  coelo,  et  iiluc 

ultra  non  revertitur,   sed  inebriat  terram^  et  in- 

fundil  eam,  et  germinare  eam  facit ,  et  dat  semen 

serenti,  et  panem  comedenti.  IY«  209. 
Lviii  4    Clama,  ne  cesses  ,  quasi  tuba  exalta  vocem  tuam. 

II,  595. 

3  Quare  jejunavimus,  et  non  aspexisti...?—  Exponitur. 

YIII,  29. 

4  Bcce  ad  lites  el  conlentiones  jejunatis  ,  et  percutitis 

pugno  impie.  I,  500. 
9    Tune  invocabîs ,  et  Dominus  exaudiet  ;  clamabis  et 

dicet  :  Ecceadsum.  lY,  384. 
Lix  4     Ecce  non  est  abbreviata  manus  Domini  ut  salvare  ne- 

queat,  neque  aggravata  est  auris  ejus,  ut  non  exau- 

diat.  —  Exponitur.  Y,  444  :  YIII,  249. 
2    Sed  iniquitates  vestrae  diviserunt  inter  vos  et  Deum 

vestrum.  —  Exponitur.  I,  342;  YIII,  249. 
3,  4    Labia  vestra  locuta  sunt  mendacium,  et  lingua  vestra 

iniquitatem  fatur. ..  conceperunt  laborem ,  et  pepe- 

rerunt  iniquitatem.  — •  Exponuntur.  YIII,  250. 

5  Ova  aspidum  ruperunt  et  telas  araneœ  texuerunt  ; 


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LXXn  I8ÂU8. 

GAP.        VBES. 

et  quod  confotura  est  enimpet  in  reguinm.  —  Ex- 
poDitur.  VIII,  S50. 
8    Viam  pacis  neBcierunt,  et  non  est  judicium  in  gressi- 
bus  eonim;   semit»  eorum  incurvât»  sunt  eis; 
omnis  qui  calcat  in  eis,  ignorât  paceoi.  V  ,  33S; 
Vm,  S54. 
40    Palpa vimus  sicut  cœci  parietem.  VIII,  S52. 
44    Bxpectavimus  judicium,   et  non  est;  salatem^   et 

elongaU  est  a  nobis.  V^  332  ;  VIII,  S5S. 
14    Et  conversum  est  retrorsum  judicium  »  et  jusUtia 
longe  stetit;  quia  corruit  in  platea  veritas,  et 
squitas  non  potuit  ingredi.  VII,  S60. 
46    Et  vidit  quia  non  est  vir;  et  aporiatus  est,  quia  loo 

est  qui  occurrat.  VU,  260. 
24    Hoc  foedus  meum  cum  eis ,  dicit  Dominus  :  Spiritns 
meus,  qui  est  in  te,  et  verba  mea  qu»  posai  in  ore 
tuo«  non  recèdent  de  ore  tuo...  amodo  et  uaque  in 
sempiternum.  Vil,  202. 
LX  3    Et  ambulabunt  gentes  in  lumine  tuo ,  et  reges  in 

splendore  ortus  lui.  V,  477. 
42    Gens  enim  et  regnum,  quod  non  servierit  tibi,  péri- 
bit;  et  gentes  solitudine  vastabuntur.  V,  176. 
LXi  7    Spiritus  Domini  super  me ,  eo  quod  unxerit  Dominos 

me;  ad  annuntiandum  mansuetis  misit  me;  ut  mo- 
dérer contritis  corde ,  et  prsodicarem  captivis  in- 
dulgentiam  et  clausis  apertionem.  I,  259, 525. 
2  Ut  prsdicarem  annum  piacabilem  Domino ,  et  diem 
ultionis  Deo  nostro,  ut  consolarer  omnes  lugentes. 
I,  259. 
LXii  4    Propter  Sion  non  tacebo ,  et  propter  Jérusalem  non 

quiescam,  donec  egrediatur  ut  splendor  justas  ejus, 
et  salvator  ejus  ut  lampas  accendatur.  I,  433  ;  VU, 
302. 
6,  7  Super  muros  tuos  Jérusalem  constitui  custodes ,  tota 
die  et  tota  nocte  in  perpetuum  non  tacebunt...  et 
ne  detis  silentium  ei,  donec  slabiliat,  et  donec 
ponat  Jérusalem  laudem  in  terra.  —  Exponontur. 
VU,  29. 
LXiii       47    Convertere  propter  serves  tuos,   tribus  hereditaiis 

tuœ.  ^  Exponitur.  VU,  306. 
LXiv       44    Domus  sanctiûcationi's  nostrœ,  et  glorin  nostre,  obi 
laudaverunt  te  patres  nostri,  facta  est  in  eiustio- 
nem  ignis,  et  omnia  desiderabilia  nostra  versa  suot 
in  ruinas.  U,  294;  m,  25. 


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CAP.         TSBS. 

Lxv  4    QiMBsieniDt  me  qui  ante  noQ  inierrogabant,  invene- 

ruDt  qui  non  quasierunt  me  ;  dizi  :  Ecce  ego  ;  ecce 
ego  ad  gentem  qa»  non  invocabat  nomen  meum. 
VU,  79. 


JERBMIA8. 


I  6    Et  dizi  :  A,  a,  a^  Domine  Deus  :  ecce  neecio  ioqoi, 

quia  puer  ego  sum.  YI,  245, 508. 
7    Bt  dizit  Dominuaad  me  :  Noli  dicere,  puer  sum;  quo- 

niam  ad  omnia  quœ  miltam  te,  ibiâ.  VI,  245. 
40    Ecce  constitui  te  hodie  super  génies  et  super  régna, 
ut  evellas,  et  destruas,  et  disperdas,  et  dissipes,  et 
œdifices,  et  plantes.  IV,  120,  293» 

44  Et  dixit  Dominus  ad  me  :  Ab  Aquilone  pandetur  ma- 

lum  super  omnes  habitatores  terrœ.  VI,  247. 

II  5,40,44    Hmc  dicit  Dominus  :  Quid  invenerunt  patres  vestri  in 

me  iniquitatis,  quia  eiongaverunt  se  a  me,  et  am- 

bulaverunt  post  vanitatem,  et  vani  facti  sunt? 

considerate  vebementer;  et  videte  si  factum  est 

bujuscemodi.  Si  mutavit  gens  deos  sues,  et  certe 

ipsi  non  sunt  dii  :  populus  vero  meus  mutavit  glo- 

riam  suam  in  idolum.  —  Ezponuntur.  VU,  403  ; 

VIU,  91,  92. 
12    Obstupesçite,  cœli,  super  hoc,  et  port»  ejus  desoia- 

mini  vebementer.  VU,  403. 
44,  46,  47,  49,  25,  34,  32,  33,  34.  —  Ezponuntur.  VUI, 

91,  92,  93. 
47    Numquid  non  istud  factum  est  tibi,  quia  dereiiquisti 

Dominum  Deum  tuum  eo  tempore,  quo  ducebat  te 

per  viam?  1,  439. 
49    Arguet  le  malitia  tua  et  aversio  tua  increpabit  te. 

VU,  376. 
20    A  seculo    confregisti  jugum  meum,  rupisti  vincula 

mea,  et  dixisti  :  Non  serviam.  VU,  376. 
28    Ubi  sunt  dii  tui,  quos  fecisti  tibi  ?  ôurgant  et  libèrent 

te  in  tempore  affliclionis.  VU,  76. 
lit  4,2,  4,  23-25.  —  Ezponuntur.  VUI,  92,  93. 

45  Et  dabo  vobis  pastores  juzta  cor  meum,  et  pascent 

vos  scientia  et  doctrina.  ~  Ezponitur.  VI,  398; 
VU,  464, 
22    Convertimini,  filii  revertentes,  et  sanabo  aversiones 
vestras.  VU,  406. 


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LXXIV  JERBIOAS. 

GAP.        VERS. 

V  3    Domine,  ocuii  lui  respiciunt  fidem  ;  percugsisti  eo6,et 

non  doluerunt  ;  attrivisti  eos,  et  renuerunt  acdpere 
disciplinam.  I,  494  ;  IV,  460  ;  VU,  74. 

VI  44    Et  curabant  contritionem  fiiiae  populi  roei  cam  igno- 

minia,  dicentes  :  Pax,  paz,  et  non  erat  pax.  I,  329; 
V,  334. 

VII  4    Nolite  confidere  in  verbis  mendacii,  dicente^  :  Tem- 

plum  Domini,  templum  Domini  est.  lY,  409. 
vin         44     Et  sanabant  contritionem  filiœ  populi  mei  ad  igno- 
miniam.  V,  334. 

45  Exspectavimus  pacem,  et  non  erat  bonum,  tempos 

medelœ,  et  ecce  formido.  V,  33Î. 
22    Numquid  résina  non  est  in  Gâlaad  ?  aut  medicus  non 
est  tibi?  quare  igitur  non  est  obducta  cicatrixfiliae 
populi  mei?  I,  473. 
IX  24     Quia  asccndit  mors  per  fenestras  nostras^  ingressa 

"-  est  domos  nostras,  disperdere  parvolos  de  foris, 

juvenes  de  plateis.  f,  477. 
XIV  8    Bxspectatio  Israël,  salvator  ejus  in  tempore  tribolt- 

tionis  ;  quare  quasi  colonus  futurus  es  in  terra,  et 
quasi  viator  declinans  ad  roanendum?  III,  674. 
40  Haec  dicit  Dominus  populo  huic  qui  dilexit  movere 
pedes  sues  et  non  quievit,  et  Domino  non  placuit: 
nunc  recordabitur  iniquitatum  eorum,  et  visitabil 
peccata  eorum.  III,  674. 

XVII  4  3    Exspectatio  Israël ,  Domine  :  omnes  qui  te  derelin- 

quunt,  confundentur;  recedentes  a  te^  in  terra  scri- 
bentur ,  quoniam   dereliquerunt  venam  aquaram 
vivenlium  Dominum.  VII,  554. 
44    Sana  me.  Domine,  et  sanabor  ;  salvum  me  fac,  et  sal- 
vus  ero,  quoniam  laus  mea  tu  es.  VIF,  552. 

46  Et  ego  non  sum  turbatus,  te  pastorem  sequens;  et 

diem  hominis  non  desideravi^  tu  scis. —  Exponitur. 
VII,  462,  554. 
48    Paveant  illi,  et  non  paveam  ego;  indue  super  eos 
diem  afHictionis,  et  duplici  contritione  conlere  eos. 
I,  487. 

XVIII  2-40    Surge  et  descende  in  domum  (iguli,  et    ibi   audies 

verba  mea...  Ecce  sicut  lutum  in  manu  (igidi,  sic 

vos  in  manu  mea,  domus  Israël...  VTI,  540. 
43    Ideo  hsec  dicit  Dominus  :  Interrogale  gentes  :  Qaii 

audivit   talia   horribiiia ,   quae   fecit  nimis  virgo 

Israël?  VII,  452. 
46    Ut  fieret  terra  eorum  In  desolalionem  et  in  sibiluxn 

sempiternum  :  omnis   qui    prasterierit  per  eam 


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muoius.  Luv 

CAP.        TBRS. 

obfitapeecet,  et  movebit  caput  sumn.  YII,  452. 
m  3    Eaoc  dicit  Domious  exercituuro,  Deus  Israël  :  Ecce  ego 

iDducam  afflictionem  super  locum  istam,  ita  ut 
omniii,  qui  audierit  illam,  tioniant  aures  ejus.' 
I,  99. 

XXII  tt    Omnes  pastores  tuos  pascet  ventus^et  amatores  lui  in 

Gaptivitatem  ibunt;  et  tune  confunderis,  et  eru- 
besces  ab  omni  malitia  lua.  VII,  466. 
30    HflMî  dicit  Dominus  :  Scribe  virum  istum  sterilein, 
virum  qui  in  diebus  suis  non  prosperabitur.  VII, 
404. 

XXIII  90    In  novissimis  diebus  intelligetis  consilium  ejus.  1,  73. 
3S    Cum  ego  non  misissem  eos,  nec  mandassem  eis.  qui 

nihij  profuerunt  populo  huic.  VI,  245. 
XXV  3    A  tertio  decimo  anno  Josi»  filii  Amroon  régis  Juda 

usque  ad  diem  banc  :  et  locutuâ  sum  ad  vos  de 
nocte  consurgens,  et  loquens,  et  non  audistis.  VII» 
475. 

42  Cumque  impleti  fuerint  septuaginta  anni,  visitabo 
super  regem  Babylonis...  Et  super  terram  Chai- 
dasorum,  et  ponam  illam  in  solitudines  sempiter- 
nas.  III,  357;  VII,  475. 

28  Cumque  noluerint  accipere  calicem  de  manu  tua  ut 
bibant,  dicps  ad  eos  :  Hsdc  dicit  Dominus  exerci- 
tuum  :  Bibenles  bibetis*  VU,  476. 

19  Quia  ecce  in  civilate  in  qua  invocatum  est  nomen 
meum,  ego  incipiam  affligere...  Non  eritis  immu- 
nés  :  gladium  enim  ego  voco  super  omnes  habita- 
tores  terrœ.  VII,  476. 

30  Et  tu  prophetabis  ad  eos  omnia  verba  h»c,  et  dices 
ad  illos  :  Dominup  de  excelso  rugiet,  et  de  habita - 
culo  saocto  suo  dabit  vocem  suam  :  rugiens,  rugiet 
super  decorem  suum.  —  Exponitur.  VII,  p6. 

34     Pervenit  sonitus  usque  ad  ex  tréma  terras  :  quia  judi- 
cium  Domino  cum  gentibus;  judicatur  ipse  cum 
omni  carne,  impies  tradidi  giadio,  dicit  Dominus. 
VII,  476. 
UV1II       2    Haec  dicit  Dominus  exercituum  Deus  Israël  :  Ck)ntrivi 
jugum  régis  Babylonis.  III,  385. 
3    Adhuc  duo  anni  dierum,  et  ego  referri  faciam  ad  lo- 
cum istum  omnia  vasa  domus  Domini  quae  tulil  Na- 
buchodonosor  rex  Babylonis  de  loco  isto,  et  trann- 
tulit  ea  in  Babylonem.  —Exponitur.  III,  385. 
6    Et  ait  propheta  Jeremias  :  Amen,  sic  facial  Dominus  : 
suscitet  Dominus  verba  tua  quae  prophetasli;  ul 


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LXXVl 


THRKNI  JBRiQILE. 


XXIX 


XXXI 


XXXII 


CAP.        VBftS. 

referaitur  vasa  io  domum  Domini,  et  omnis  trai^ 
migratio  de  Babylooe  ad  locutn  istum.  —  Expoai- 
tur.  III,  385,  386. 
7  Et  quierite  pacem  civiiatis,  ad  quam  transmigrare  vos 
feci;  et  orute  pro  ea  ad  Dominum  ;  quia  în  paci 
illiud  erit  pax  vobis.  Y,  317. 

S4  Statue  tibi  speculam,  pone  tibi  i  inaritudines  ;  dirig< 
cor  tuum  in  viam  rectam  in  qua  ambuiasti  :  rêver- 
tere  virgo  Israël,  revertere  ad  civitatea  toas  istas. 
~~  Exponitur.  V«  601  et  seqq. 
4  Verbum  quod  factum  est  ad  Jeremiam  a  Domîoo  m 
an  DO  decimo  Sedeciœ,  régis  Juda  :  ipse  esi  annoi 
decimus  octavus  Nabuchodonosor.  VI,  S60. 
3  Ecce  ego  dnbo  civitatem  istam  in  manus  régis  Baby- 
lonis,  etcapiet  eam.  VI,  260. 

49    Magnud  consilio,  et  incomprehensibilis  cogttatu.  V, 
66. 
xxxiu       6    Ecce  ego  obducan?  eis  cicatriceœ  et  saaitateai,  el 
curabo  eos  ;  et  reveiabo  iliis  deprecationem  pacis  el 
veritatis.  V,  334. 

20  Hsec  dicit  Dominus  :  Si  irritum  potest  fieri  paclun] 
meum  cum  die,  et  pactum  meum  cum  nocte,  u^ 
non  sit  dies  et  nox  in  iempore  suo.  VU,  287. 

24    Et   pactum  meum  irritum  esse  poterit  cum    Da\i^ 
servo,  ut  non  sit  ex  eo  6iîus  qui  regnet  in   tbron^ 
ejus,  et  Levit»  et  Sacerdoles  ministri  met.  VU,  287 
L  U    Prœparamini  contra  Babyionem  per  circuiUim  omnej 

qui  tenditis  arcum,  debeliate  eam,  non  parcatiij 
jaculis  ;  quia  Domino  peccavit.  1,  400. 

45  Clama  te  adversus  eam,  ubique  dédit  manum,  œcide- 
runt  fundamentaejus...  1,  100. 

24    Ulaqueavi  te,  et  capta  es  Babylon,  et  nesciebas  ;  in- 
venta es  et  apprehensa  :  quoniam  Doroiouai  pro^ 
\ocasti.  h  400. 
Li  9    Guravimus  Babyionem,  et  non  est  sanata  ;  quoniaa 

pervenit  usque  ad  cœlos  judicium  ejus  et  elevatuoD 
est  usque  ad  nubes.  ^Exponitur.  I,  453. 


THREIII  JEREMLB. 

4  Quomodo  sedet  soia  civitas  plena  populo  ;  &cla  est 
quasi  vidua  domina  gentium  :  princep^provlnciarudf 
facu  est  sub  tributo.--  Exponitur.  V,  538;  VU,  507J 


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THBENI  JiaiBMLE.  LtVnX 

VERS. 

4  Viae  Sion  lagent,  eo  quod  non  siol  qui  venient  ad 

solemnitaiem  :  omnes  portae  ejus  destnictae  :  sa- 
cerdotes  ejus  gementes;  virgmes  ejus  squalid», 
et  ipsa  oppressa  amaritudine.  Yll,  507. 

5  Facti  suDt  hostes  ejus  in  capite,  inimici  ejus  locu- 

pleteti  sunt...  YII,  507. 

8  Peccalum  peccavit  Jérusalem,  propterea  instabilis 

Tacta  est.  Omnes  qui  glorificabanl  eam,  spre- 
verunt  illam  quia  viderunt  ignominiam  ejus... 
—  Exponitur.  VII,  405,  406. 

9  Vide,  Domine,  afflictionem  meam.  YIII,  9. 

40  Manum  suam  misit  hostis  ad  omnia  desiderabilia 
ejus  :  quia  vidit  gentes  ingressas  sancluarium  suuro, 
de  quibus  praecepei  at  ne  intrarent  in  ecclesiam 
tuam.  VII,  507. 

44  Vide,  Domine,  et  considéra,  quoniam  facta  sum  viJis. 

VII,  508. 

42  0  vos  omnes  qui  Iransitis  per  viam,  attendite,  et  vi- 

dete  si  est  doior  sicut  dolor  meus.  VIL  508. 
14    Infirmala  est  virtus  mea,  dédit  me  Dominus  in  manu, 
de  qua  non  potero  surgere.  Vil,  406. 

43  Gui  comparabo  te?  vel  cui  assimilabo  te, filia  Jerusa» 

iem...  magna  est  enim  velut  mare  contritio  tua, 
quis  medebitur  tui  T  VII«  508,  595  ;  VIII,  44. 

45  Hseccine  est  urbs,  dicentes^  perfecti  decoris,  gaudium 

universae  terrœ?  VII,  507. 
tt    Misericordiee  Domini  quia  non  sumus  consumpti  ;  quia 

non  defecerunt  miserationes  ejus.  III,  77. 
51    Oculus    meus  depraedatus    est    animam    mèam  in 

cunctis  filiabus  urbis  mes.  I,  177. 
7    Candidiores  Nazaraei  ejus  nive,  nitidiores  lacte^  rnbi- 

cundiores  ebore  antiquo,  saphiro  pulchriores.  II, 

308^  309. 
12    Non  crediderunt  reges  terrse,  et  universi  habitatores 

orbis,  quoniam  ingrederetur  hostis  et  inimicus  per 

portas  Jérusalem.  VII,  508. 

46  Faciès  Domini  divisiteos,  non  addetut  respicial  eos; 

faciès  sacerdotuin  non  erubuerunt,  neque  senum 

miserti  sunt.  I,  174. 
46    Cecidit  corona  capitis  nostri;  vœnobis  quia  peccavi- 

mus.  V,  289. 
f  8    Propter  montem  Sion  quia  disperiit,  vulpes  ambula- 

verunt  in  eo.  VII,  302,  304. 
24    Gonverte  nos,  Domine,  ad  te,  et  converlemur  :  innova 

dies  nostroH  sicut  a  principio.  VII,  305. 


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LXXVIII  BARUCa. 

BARUCH. 

CAP.        VBE8. 

II  5    Et  facti  sumus  sublus  et  non  supra  ;  quia  peccavtmui 

Domino  Dec  noslro,  non  obediendo  voci  ipsiué. 
VII J  07. 

III  35    Vocatœ  sunt  et  dizeruni  :  Adsumus,  et  luxeront  ei 

cum  jucunditate,  qui  fecit  illas.  —  Exponitur.  D. 
409  et  seqq.  YI,  84. 

IV  Gaput  exponitur.  VII,  408, 409. 

16    Qui  non  sunt  reveriti  senem^  roque  powanm  mi- 

serti  sunt.  I,  474. 
29    Delicali  mei  ambulaverunt  vias  asperas;  ducti  sunt 
enim  ut  grex  direptus  ab  inimicis.  I,  429. 
y  4    Bxue  te,  Jérusalem,  stola  luctus,  etwexaUonis  toae; 

et  indue  décore,  et  honore  ejus,  quœ  a  Dec  tibi  est, 
pempiternae  gloriae.  VII,  455. 


EZECHIEL. 


Il  3    FiJi  hominis,  mitto  ego  te  ad  filios  Israël,  ad  gentes 

apostatrices  qu»  recesserunt  a  me;  et  ipsi  et  pa- 
tres eorum  praBvaricati  sunt  pactum  meum  usque 
ad  ûiem  hanc.  V,  7,  480  ;  VII,  40î. 

^u  5-6  Non  enim  ad  populum  profundi  sermonis  et  ignots 
lingu»,  tu  mitieris  ad  domumIsraëi...Btsiad  illo« 
mittereris,  ipsi  audirent  te.—  Exponuntar.  VI,  244 
et  seqq. 
7  Domus  Israël,  nolunt  audire  te,  quia  nolunt  audire 
me  ;  omnis  quippe  domus  Israël  attrita  fronte  est, 
et  duro  corde.  VI,  254  ;  VU,  376. 

47  Fili  hominis,  speculatorem  dedt  te  domui  Israël  :  el 

audies  de  ore  meo  verbum,  et  annuntiabis  eîs  ex 
me.  I,  429. 

48  Si  dicente  me  ad  impium  :  Morte  morieris,  ipse  impios 

in  iniquitate  sua  morietur,  sanguinem  autenu  ejus  do 
manu  tua  requiram.  I,  429. 

49  Si  autem  tu  annuntiaveris  impio,  et  ilie  non    foerit 

conveisus  ab  impietate  sua...  ipse  quidam  in  ini' 
quitate  sua  morietur  :  tu  autem  animam  tuam 
liberasti.  II,  344. 


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EOGHiBL.  LXXIX 

VERS. 

S4  Si  lu  autem  annunUaveris  juito  ul  non  peccet  justus, 
et  iJle  non  ^ccaverit,  vivens  vivet,  quia  annun- 
tiasli  ei,  et  tu  an  imam  tuam  iiberasti.  YI,  475. 

6  Et  dixit  ad  me  :  Fili  hominis,  putasne,  vides  tu  quid 
isti  facLunt, abominationes  magnas...? Et  adhuccon- 
versus  videbis  abominaiiones  majores.  YI,  227. 

2  Ingredere  in  medio  rotarum  quaa  sunt  subtus  cheru- 
bim,  et  impie  manum  tuam  prunis  ignis,  qus  sunt 
intercberubina,  et  effunde  super  civitatem.IIl,42S. 

49  fit  dabo  eis  cor  unum,  et  spiritum  novum  tribuam  in 
visceribns  eorum;  et  aaferam  cor  lapideum  de 
carne  eorum,  et  dabo  eis  cor  carneum,  YII,  470. 
S,  3  Fili  hominis,  vaticinare  ad  prophetas  Israël  qui  pro- 
pbetant...  Haec  dicit  Dominus  Deus  :  Yse  propbetis 
insipientibus,  qui  sequuntur  spiritum  suum,  et  ni- 
hil  vident.  Yll,  300. 
5    Ut  staretis  in  prœlio  in  die  Domini.  YIIL  36. 

40  Eo  quod  deceperint  populum  meum,  dicentes  :  Paz, 
et  non  est  pax.  Il,  342;  Y,  332. 

45    Et  complebo  indignationem  meam  in  pariete,  et  in  bis 
qui  liniunt  eum  al)sque  temperamento,  dicamque 
vobis  :  Non  est  paries,  et  non  sunt  qui  liniunt  eum. 
Y,  332. 
Caput  exponitur.  II,  390,  394. 

31    Etquare  moriemini,  domus  Israël  7  I,  439. 

44  Et  scietis  quia  ego  Dominus,  eum  benefecero  vobis 
propter  nomen  meum,  et  non  secundum  vias  ves- 
tras  malas,  neque  secundum  sceiera  vestra  pessima, 
domus  Israël,  ait  Dominus  D^us.  VII,  303. 
1  2, 4  Fili  hominis,  loquere  ad  filios  populi  tui  et  dices  ad 
eos...  audiens  autem  quisquis  iile  est  sonitum 
buccin8B>  et  non  se  obeervaverit,  veneritque  gla- 
dius,  et  tnleriteum  ;  sanguis  ipsius  super  caput  ejus 
erit.  I»  429. 
9  Ipse  in  iniquitate  sua  morietur  ;  porro  tu  animam  tuam 
iiberasti.  UI,  369,404. 

4  4  Die  ad  eos  :  Yivo  ego, dicit  Dominus  Deus  :  noio  mor- 
tem  impii,  sed  ut  convertalur  impius  a  via  sua  et 
vivat.  Convertimini ,  convertimini  a  viis  vestris 
pessimis  :  et  quare  moriemini,  domus  Israël.—  Ex- 
ponitur. I,  439,  440,463. 
42-20  Tu  itaque,  fili  hominis,  die  ad  Glios  populi  tui  :  Justitia 
justi  non  liberabit  eum  in  quacumque  die  pecca- 

*  verit...  Et  dicitis  ;Non  est  recta  via  Domini.  Unum* 


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LtXX  BZBCmSL. 

CAP.         VKKS. 

quemque  juxta  vias  suas  judioabo  de  vobis,  domus 

Israël.—  Exponunlur.  IIT,  266. 
30    Et  ta,6Ii  hominis  :  6lii  populi  lui,  qai  loqaunlar  de  te 

juxta   rouros ,  et  in  ostiis  domorum,  ot   dicunt... 

Venite  et  audiamus  quis  ait  sermo  egrediens  a  Do- 
mino. I ,  S86. 
34    Et  veniunt  ad  le,  quasi  si  ingrediatar  populos,  et  se- 

dentcoram  te  populus  meus;  et  audiunt  sermones 

tuos,  et  non  faciunt  eos...  I,  S86. 
32    Et  es  eis  quasi  carmen  musicum,  quod  suavi  dulcîqo« 

sono  canitur;  et  audiunt  verba  tua*  et  non  faciunt 

ea.  I,  286. 
XXXI V       2    V»  pastoribus  Israël,  qui  pascebant  seroetipsos  ;  noDoe 

grèges  a  pastoribus  pascuntur  ?  1, 59  ;  VI,  384. 
4    Quod  inârmum  fuit  non  consolidastis,  et  quod  aegrotum 

nonsanastis...  et  quod  perierat  non  quaesistis;  sed 

cum  austeritate  imperabatisei.«,et  cnm  poientia.— 

Exponitur.  1(1,  493,494,  495. 
23    Et  suscitabo  super  eas  pastorem  nnum,  qui  pascal 

eas,  servum  meum  David  :  ipse  pascet  eas,  et  i(be 

erit  eis  in  pastorem.—  Exponitur.  VI,  384. 
XXXVI      40    Et  multiplicabo  in  vobis  homines,  omnemque  doroum 

Israël  ;  et  habitabuntur  civitates,  et  ruinosa  instau- 

rabuntur.—  Exponitur.  III,  624  et  seqq. 
44    Et  replebo  vos  hominibus  et  jumentis;  et  multipli- 

cabuntur  et  crescent  ;  et  habitare  vos  faciarn  sicut 

a  principio...  III,  628. 
30    Et  multiplicabo  fructum  iigni,  et  genimina  agai,  ul 

non  portelis  ultra  opprobrium  farois  in  gentibus. 

Ili,  628. 
32    Non  propter  vos  ego  facîam,  ait  Dominos  Deus,  no- 

lum  sit  vobis  :  confundimini  et  erubescite  super  >iiii 

vestris,  domus  Israël.  VU,  303.  i 

34    Et  terra  déserta  fuerit  exculta,  qua  quoniam  er^ 

desolata  in  oculisomnis  viatoris.  III,  628.  1 

36    Et  scient  gentes  qua^umque  dereiictae  fuerint  incir- 

cuitu  vestro,  quia  ego  Dominus  œdificavi  dissipât^ 

plantavique  inculta.  III,  628. 
XL  26    Et  in  gradibus  septem  ascendebatur  ad  eam  :  et  veH 

tibulum  ante  fores  ejus*.  V,  384 . 
34     Et  vestibulum  ejus  ad  atrium  exterius,et  palmaseji 

in  fronte  :  et  octo  gradua  erant,  quibus  ascendeba 

tur  per  eam.  V,  384 . 
32    Et  introduxît  me  in  atriom  interius  per  viam  orienti 


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DANIEL.  LXXXI 


GAP.         TSB8. 


lem  ;  et  mensus  est  portsm  secundum  mensoras 
superiores.  V,  384. 

xLi  46    Limina,  et  fenestras  obliquas,  et  etbecas  in  circuitu 

per  très  partes ,  contra  uniuscujasque  limen ,  stra- 
tumque  ligno  per  gyrum  in  circuitu;  terra  autem 
usque  ad  fenestras,  et  fenestrae  clausa  super  ostia. 
—  Ex^onitur.  I,  460. 

XL VII  4    Et  convertit  me  ad  portant  domus,  et  ecce  aquse  egre- 

diebantur  subter  limen  domus  ad  orientem...  aqus 
aulem  descendebant  in  latus  templi  dexterum  ad 
meridiem  allaris.  Y,  138. 

8  Et  ait  ad  me  :  Aquas  islae  quae  egrediuntur  ad  tumuios 

sabuii  orientalis,  et  descendunt  ad  plana  deserti, 
intrabunt  mare,  et  exibunt,  et  sanabuntur  aquaB.V, 
438. 

9  Et  omnis  anima  vivens,  qu»  serpit,  quocumque  ve- 

nerit  torrens ,  vivet  :  et  erunt  pisces  muiti  satis 
postquam  venerint  iiluc  aquse  istae,  et  sanabuntur, 
et  vivent  omnia,  ad  qusb  venerit  torrens.  —  Expo- 
nitur.  V,  439. 
XLviii  35  Per  circuitum  ,  decem  et  octo  millîa ,  et  nomen  civi- 
tatis  ex  illa  die,  Dominus  ibidem.  V,  90. 


DANIEL. 


I  SO    Et  omne  verbum  sapientisB  et  intellectus,  quod  sois- 

cita  tus  est  ab  eis  rex,  invenit  in  eis  decuplum  super 
omnes  ariolos  ot  magos ,  qui  erant  in  universo  rè- 
gne ejur«.  ni,  314. 

II  35    Lapis  autem  qui  percusserat  st-atuam,  factus  est  mons 

magnus,  et  impievituniversam  terram.  I,  407. 

III  33    Et  nuDC  non  pdssumus  operire  os  :  confusio  et  oppro- 

brium  facti  sumus  servis  tuis,  et  his  qui  colunt  te. 
VU,  Î89;  Vlil,  63. 

34  Ne,  quacsumus ,  tradas  nos  in  perpetuum  propter  no- 

men tuum ,  et  ne  dissipes  teslamentum  tuum.  VII , 
286. 

35  Neque  aufera3  misericordiam  tuam  a  nobis,  propter  - 

Abraham  dilectum  tuum,  et  Isaac  servum  tuum,  et 
Israël  sanctum  tuum.  VU,  286. 
37    Quia,  Domine,  imminuli  sumus  plus  quam  omnes  gen- 
tes ,  sumusque  bumiles  in  uuiversa  terra  hodie  , 
propter  peccata  nostra.  III,  26  ;  VII,  289. 

T.  VIII.  0* 


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LXXXIl  DilNIBL. 

CAP,.       VJÇHS,      _.,.,.    „       .  ._...., 

III  38,  39    El  non  est  in  tempore  h<>c  princeps ,  et  dux  et  pro- 

pheta...  ut  possimus  ibvénire  miseric^rdiam  luam  ; 
sed  in  aniroo  conlrito,,  et  spiritu  humiliiàtis  susd- 
piamur.  VII,  289. 

57  Bénédicité,  oronia  opéra  Domini^  Domino  :  laudate  et 
superexaltate  eum  in  spécula.  I^  335. 

.66  Benedicite,  ignis  et  aestus.  Domino  :  laudate  et  super- 
exaltate eum  in  saecula.  I,  335. 

73  Beuedicile,  fulgura  et  nubes,  Domino  :  laudate  et  su- 
perexaltate eum  in  saecula.  H,  243. 

77  Beoedicite,.  fontes,  Domiao...  —  Exponitur,  UI,  \  et 
seqq. 

IV  U    la  aententia  vigilum  decretum  eat,  et  sermo  sancto- 

nim,  et  pelitio...  et  cuicumque  voliierit,  dabit  illad^ 
et  humillimum  hominem  constiluet  super  eum.  I, 
555;  V,49i. 

Vi  Septem  quoque  tempera  mutabuntur  super  te ,  donec 
scias  quod  dominetur  Excelsus  super  regnum  homi- 
num,  et  cuicumque  voluerit,  det  iliud.  IV,  264  ;  Vil, 
112;  V,  494. 

23  Qnod  autem  prscepit  ut  reltbqueretur  germen  ra- 
dicum  ejus,  id  est,  arboris  :  regnum  tuum  tibi  mane- 
bit  ;  postquam  cognoveris  potestatem  esse  cœles- 
tem.  IY,261;  V,  494;VII,  442. 

30  Eadem  hora  sermo  completus  est  super  Nabucbo- 
donosor...  donec  capiiii  ejus  in  similitudinem  aqui- 
larum  crescerent,  et  ungues  ejus  quasi  avium.  VII, 
442. 

V  27    Thece)  :  appensus  es  in  statera ,  et  inventus  es  minus 

habens.  V,  435. 
vi  40    Et  fenestris  aperlis  in  cœnacuFo  suo  coiitra  Jérusalem 

tribus  temporibus  in  die  flectebat  genua  sua  ,  et 
adorabat,  confiteha turque  coram  Deo  suo,  sicut  et 
ante  facere  consueverat.  V,  5. 
12  Et  accedentes  locuti  sunt  régi  super edicto  :  Rex,  num- 
quid  non  constituisti ,  ut  omnis  homo ,  qui  rogaret 
quemquam  de  diis  et  iiominibus,  usque  ad  triginta 
dies.  nisi  te,  rex,  mitteretur  in  locum  leonum  ?  V, 
405. 

vu  4  3    Aspiciebam  ergo  in  visione  noctis,  et  ecce  eum  nubibus 

cœli  quasi  filius  hominis  \eniebat,  et  ùsque  ad  an- 

tiquum  dierum  pervenit,  et  in  conspectu  ejus  obla- 

lerunt  eum.  VI.  548. 

44    Et  (ledit  éi  poleslatém,  et  hohbrém,  et  regnum,  et  om- 


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DANIEL.  '  Lxmn 


CAP.       VBB8. 


nés  populi,  tribusy  dti  MtagQœ  ipsi  servient...  regiram 
ejus,  quod  non  corrumpetur.  YI^  548. 

VIII  43,  44    Et  audivi  unum  de  sanctis  loquentem  :  Usquequo  vi^ 

sioT...  Bt  dixit  ei  :  Usque  ad  vepperam  et  mane  : 
diee  dao  miliia  trecenti,  et  mundabitur  sanctua- 
rium.  —  Exponuntur.  III,  48S  et  seqq.;  YIII,  247. 

IX  4-9    Et  oravi  Dominam  Deum  meum  et  confessos  sum  et 

dixi  :  Obsecro ,  Domine  Deos  m^gne  et  terribilis... 

Tibi  aatem  Domino  Deo  noetro  mteerieordia,  et  pro- 

piiialios  quia  recesaimus  a  te.  —  Exponuntur.  VU, 

344,  345. 
18    Inclina,  Deus  meus,  aurem  tuam  et  audi  :  aperi  oculos 

tuos,  et  vide  desolationem  nostram,  et  civitatem, 

super  quam  invocaturo  est  nomen  tuum.  TII,  485. 
S4    Septuaginta  hebdomades  abbreviatœ  sunt  super  popu- 

lum  toum,*..  ut  ônem  aecipiat  peccatum,  et  deleatur  < 

iniquitas  et  adducatur  justitia  sempiterna.  —  Ex- 

ponitur.  I,  348;  VU,  340  et  seqq. 
t5    Et  nirsum  sdificabitur  platea ,  et  mûri  in  angustia 

temporum.  I,  345;  YIII,  446. 

XI  28-29    Et  revertetur  in  terram  suam  cum  opibus  multis. 

Statuto  tempore  revertetur ,  et  veniet  ad  austrum  ; 
et  non  erit  priori  simile  novissimum.  —  Exponun- 
tur. II,  1  et  seqq. 

XII  3    Qui  auiem  docti  fuerint ,  fulgebunt  qtiasi  spiendori  * 

firmamenti;  et  qui  ad  justitiam  erudiunt  multos, 
quasi  stelke  in  perpétuas  œternitates.  —  Expo- 
nitur.  I,  467. 

XIII  9    Et  everterunt  sensum  suum ,  et  declinaverànt  oculoe 

sues  ut  non  vidèrent  eœlum ,  neque  recordarentur 
judiciorum  justorum.  l,  470. 
52  Cum  ergo  divisi  essent  al  ter  ab  altero,  vbcavit  unum 
ex  eis,  et  dixit  ad  eum  :  Inveterate  dierum  malo- 
rum ,  nunc  venerunt  peccata  tua ,  quae  operabaris 
prius.  I,  470. 

XIV  35    Et  apprehendit  eum  Angélus  Domini  in  vertice  ejus 

et  portavit  eum  capillo  capitis  sui,  posuitque  eum 
in  Babylone  supra  lacum  in  impetu  spiritus  sui** 
11,464. 


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LXXXIV  OSEE. 

OSEE. 

CAP.        VBES. 

H  8    £t  ha3C  Dedcivit,  quia  ego  dedi  ei  frumentum,  et 

vinum  ,  et  oieum  ,  et  argentum  multiplicavi  ei,  et 
aurum,  quaa  feceruot  Baai.  II,  85. 
9    Idcirco  coDvertar,  et  sumam  frumentum  meoin  in 

tempore  suo.  II,  85. 
42    Et  corrumpam  vineam  ejus  et  ficum  ejus  :  de  qaibus 
dixi  :  Mercedes  hœ,  mesB  sunt,  quas  dederunt  mihi 
amatores  mei.  II,  85. 

22  Et  terra  ezaudiet  triticum,  et  vinum,  et  oleam  ;  et 

hac  exaudient  Jezrahel.  II,  89. 

23  Et  seminabo  eam  mibi  in  terra  ,  et  miserebor  ejus, 

quas  fuit  absque  misericordia.  II,  89. 
IV  2    Maledictum,  et  œendacium,  et  homicidium,  et  lîirtom, 

et  adullerium  munda\erunt ,  et  sanguis  sanguinem 
tetigit.  VU,  45ti. 

4  Verumtamen  unusquisque  non  judicet.  etnonarguatar 

vlr  :  popuins  enim  tuus,  sicut  hi  qui  contradicuot 
sacerdoti.  VI,573;  VU,  366. 

5  Et  corrues  hodie ,  et  corruet  etiam  propbela  tecum  ; 

nocte  tacere  feci  matrem  luam.  VII,  366. 
9    Et  eril  sirut  populus,  sic  sacerdos.  VIII,  20. 
viii  4    Ipsi  regnaverunl,  et  non  ex  me  :  principes  extite- 

nint,  et  non  cognovi  :  argentum  suum  et  aurum 

suum  fecerunt  sibi  in  idola ,  ut  interirent.  I,  86  ; 

V,  476. 
XIII  4    Ego  autem  Dominus  Deus  tuus  ex  terra  iEgypti  :  et 

Deum  absque  me  nescies,  et  salvator  non  est  prster 

me.  I,  237. 
9    Perditio  tua  ex  te,  Israël  :  tantummodo  in  me  auxiliam 

tuum.  I,  323. 


JOËL. 


4    Residuum  erucœ  coipedit  locusta,  et  residuum  locuste 

comedit  bruchus.  V,  564,  565. 
4  2    Nunc  ergo  dicil  Dominus  :  Convertimini  ad  me  in  toto 

corde  veslro ,  in  jejunio,  et  in  fletu,  et  in  plancto. 

VII,  449. 
43    Et  scindite  corda  vestra,  et  non  vestimenta  vestra,  et 


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AMOS.  LXXXV 


CAP.        Ysas. 


convertimint  ad  Dominum  Deum  vestnim  :  quia 
benignuset  misericors  est,  patiens  et  multœ  miseri- 
cordiœ,  et  prae^tabiiis  super  malitia.  VU,  300. 
45-46  Canite  tuba  in  Sion,  sanctificate  jejunium,  vocate 
cœlum  ;  congregate  populum,  sanctificate  ecclesiam, 
coadunate  senes.  —  Ezponuntur.  1,  467  et  seqq. 

S5  Et  reddam  vobis  annos,  quos  comedit  locusta,  bru- 
cbus,  et  rubigo,  et  eruca  :  fortitndo  mea  magna^ 
quam  misi  in  vos.  Y,  568. 

26  Et  cooiedetis  vescentes^  et  saturabimini,  et  laudabitis 
nomen  Domini  Dei  vestri,  qui  fecit  mirabilia  vobis- 
cum,  et  non  confandetur  populus  meus  in  sempi- 
ternum.  Y,  568. 

28  Et  erit  post  baBC  :  Effundatn  Spiritum  meum  super 
omnem  carnem,  et  prophetabunt  fiilii  vestri,  et  û\m 
vestrae  ;  senes  vestri  somnia  somniabunt,  et  juvenes 
vestri  visiones  videbunt.  lY,  452  ;  Y,  420. 


AMOS. 


I  5    Et  conteram  vectem  Damasci,  et  disperdam  babitato- 

rem  de  campo  idoii,  et  tenentem  sceptrum  de  doroo 
volupiatis.  1,  78. 

m  15    Et  percutiam  domum  hiemalem  cum  domo  Sdstiva,  et 

peribunt  domus  eburneœ,  et  dissipabuntur  asdes 
muItaB,  dicit  Dominus.  I,  129;  II,  425;  YI,  256. 

V  43    Ideo  prudens  in  tempore  ilio  tacebit,  quia  tempus 

malum  est.  II,  79. 

VI  7    Quapropler  nunc  migrabunt  in  capite  transmigran- 

tium  ;  et  auferelur  factio  lascivientium.  I,  29. 

VII  4     Haec  ostendit  mihi   Dominus  Deus  :  et  ecce   fictor 

locustae  in  principio  germinantium  serotini  imbris, 
et  ecce  serotinus  post  tonsionem  régis.  Y,  564. 
2  Et  factum  est,  cum  consummasset  comedere  herbam 
terr»,  dixi  :  Domine  Deus,  propilius  esto,  obsecro  : 
Quis  suscitabit  Jacob,  quia  parvulusest?  Y,  564. 
viii  7-40  Juravit  Dominu:^  in  superbiam  Jacob  :  Si  oblitus 
fuero  usque  ad  finem  omnia  opéra  eorum.  Et  con- 
vertam  festivitates  vestras  in  luctum,  et  omnia 
cantica  vestra  in  planctum.  —  Exponuotur.  Y,  484 
et  seqq. 


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J0NA8, 

GAP.        VBRS. 

lu  I    Et  cœpit  Jonas  introire  in  civitatem  itinere  diei 

unias  :  et  clamavit,  et  dixit  :  Adhac  quadragînta 
dies,  et  Ninive  subvertetur.  —  Exponitur.  I,  462. 


MIGHiBAS. 


5  Et  erit  iste  pax  :  cum  venerit  Àssyrius  in  terram 
nostram,  et  quando  calcaverit  in  domibos  nostris. 
V,  348. 


NAHUM. 


II  3    Glypeus  fortium  ejos  ignitus,  viri  exercilas  in  cocci- 

neiâ  :  igneae  habenœ  currus  in  die  praeparationis 
ejus,  et  agitatores  consopiti  sunt.  I,  336: 

m  47    Custodes  tui  quasi  locustœ;  et  parvuli    tut  quasi 

locustà  locustarum ,  quae  considunt  in  sepibo^  in 
die  frigoris.  Y,  566. 


HABAGUG. 


II  14    Quia  lapis  de  pariete  clamabit»  YII^  549. 

III  14    Maledixisti  sceptris  ejus  ,  capiti  bellatorum  ejus,  ve- 

nientibus  ut  turbo  ad  dispergendum  me»  Y,  509. 


A66£US. 


6  Seminastis  mulCum  et  intulistis  parum,  et  dod  estis 
satiati.  VI,  575. 
7-40  Hœc  dicit  Dominus  exercîtaum  :  Ponite  corda  vestra 
super  vias  vestras.  Respexistis  ad  amplius,  et  eoce 
factum  est 'minus...  Propter  hoc  prohibili  sudi 
cœli  ne  darent  rorem,  et  terra  prohibitaest  ne  daret 
germen  suum.  -7-  Exponuntur.  Yll,  380. 


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Wffm^;i  ifrV«tXfl 


CAP.         VERS 


II  7-8    Adhuc  iunam  modicum  est,  ejego  comiPOveDo  cœluni^ 

et  terram  et  mare,  ^t  andam,  ei'movebo  omnes 
gentes.  -r^  Exponuntur.  VllI,  259/ 
40    Magna  erit  gloria  domus  istius  novissiina&  plus  quaia 
.    priraœ.I,  345;VI,  490. 


ZAGHARIAS. 


I  3    Gonvertimini  ad  thé,   dicit.  Dominus  exercituum,  et 

convertar  ad  vos.  VU,  449. 

42  Et  respoodit  Angélus  Domini,  et  dixit  :  Domine  ezer- 

cituum,  usquequo  tu  non  miserebem  Jérusalem,  et 
urbium  Juda,  quibus  iratus  es  ?  iste  jam  septuage- 
Simusannus  est.  —  Exponilur.  tll,  536;  VII,  480. 

43  Et  respondit  Dominus  Angelo,  qui  loquebatur  in  me 

verba  bona,  verba  consolatoria.  —  Exponitur.  III, 
536. 

44  Et  dixit  ad  me  Augelus,  qui  loquebatur  in  me  :  Clama, 

dicens  :  H^ec  dicit  DpminuA  exercituum  :  Zelatus 
sum  Jeysalem  et  Sion  zelo  magno.  VII^  44S. 

45  Et  ira  magna  ego  irascor  super  gentes  ppulentas.  VU, 

443. 
4  6    Propterea  hœc  dicit  Dominus  :  Revertar  ad  Jérusalem 

in  misericordiis  ;  et  domus  mea  aedificabitur  in  ea. 

VU,  143. 
47    Adhuc  clama,  hsac  dicit  Dominus  exercituum...  et 

consolabitur  adhuc  Dominus  Sion>  et  eliget  adbuc 

Jérusalem.  VII,  43. 
lY       44-44    Et  r^pondi,  et  dixi  ad  eum  :  Quid  sont  due  olivœ 

istfb  ad  dexleram  candelabri>  et  ad  sinistram  ejus  T 

et  dixit  :  Isti  sunt  duo  fiUi  olei  qui  assistunt  Domi- 

natori  uiuversœ  terrse.  —  Exponuntur.  II,   548  ; 

VII,  90.    * 

VIII  49    Hsec  dicit  Dominus  exercituum  :  Veritatem  tantum, 

et  pacem  diligite.  I,  133. 
2d  HaBC  dicit  Dominus  exercituum  :  In  diebus  illis,  in 
.quibus  appréhendent  decem  ,bomines  ex  omnibus 
linguis  gentium^.et  appréhendent  fimbriam  viri 
Judaei,  dicentes  :  Ibimus  vobiscum  :  audivimus 
enim  quoniam  Deus  vobiscum  est.  —  Exponitur.  U 
237.  . 

IX  9    Ecce  rex  tuus  veniet  tibi  justus.  VIII,  44. 


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LXXXVm  IULAGHUS. 

CAP.        VERS. 

X   ,  h    Petite  a  Domino  pluviam  in  tempore  aerotino,  et 

Dominus  faciet  nives,  et  pluviam  imbris  dabit  eis, 

singulis  herbam  in  agro.  IV,  Î45. 
t    Vane  consolabantur;  idcirco  abducti  sunt  quasi  grex  : 

affligentur,  quia  non  est  eis  pastor.  VU,  461,  466. 
XII  40    Et  effuQdam  super  domum  David,  et  super  habilatores 

Jérusalem,  spiritum  gratiœ  et  precum,  et  aspicient 

ad  me,  quem  confixerunt.  I,  105  ;  lY,  ^80. 
xiu  4    In  die  illa  erit  fons  potens  domui  David,  et  habitanti- 

bus  Jérusalem,  in  ablutionem  peccatoris  et  mens- 

trualœ.  I,  J90;  VI,  64«. 

5  Sed  dicet  :  Non  sum  propheta,  homo  agricola  ego 

sum  :  quoniam  Adam  exemplum  roeum  ab  adoles- 
centia  mea.  —  Exponitur.  IV,  «75,  Î83. 

6  Et  dicetur  ei  :  Quid  sunt  pragae  istae  in  medio  roanuam 

tuarum?  et  dicet  :  His  piagatus  sum  in  domo  eonim 
qui  diligebant  me.  III^  525. 


MALAGHIAS. 

I  4    Onus  verbi  Domini  ad  Israël  in  manu  MalachiaB.   VI, 

383. 

II  7    Labia  enim  sacerdotis  custodient  scientiam,  et  legem 

requirent  ex  ore  ejus  :  quia  Angélus  Domini  exer- 

cituum  est.  I,  486. 
m  3    Et  sedebit  conflans,  et  emundans  argentum,  et  pur- 

gavit  filios  Levi,  et  erunt  Domino  offefentes  sacri- 

ficia  in  justitia.  III,  8S. 
4    Et  placebit  Domino  sacrificium  Juda  et  Jérusalem, 

sicut  dies  saeculi,  et  sicut  anni  antiqui.  VII,  43. 
6    Ego  enim  Dominus,  et  non  mutor  ;  et  vos  filii  Jacob . 

non  eslis  consumpti.  V,  445. 
40    Inferte  omnem  decimam  in  horreum,  et  sit  ci  bus  in 

domo  mea,  et  probate  me  super  hoc,  dicil Dominus: 

si  non  aperuero  vobis  cataractas  cœli  V,  5S5. 
IV  6    Et  convertet  cor  patrum  ad  filios,  et  cor  filioram  ad 

patres  eorum,  ne  forte  veniam,  et  percutiam  terram 

analhemate.  1, 304. 


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USER  I  MAGHABiEORIIll.  LXXXIX 

I  KAGHABJSORUM. 

CAP.  VERS. 

I  42    In  diebus  illi»  exienint  ex  Israël  filii  iniqui,  et  suase- 

runt  roultis,  dicentes  :  Eamus,et  disponamus  teâta- 
menlum  cum  gentibas  qu»  circa  nos  sunt.  YI, 
878. 

43  Et  bonus  visus  est  sermo  in  oculis  eorum.  YI,  278. 

45  Et  sedificaverunt  gymnasium  in  Jerosolymis,  secun- 

dum  ieges  nationum.  YI,  S78. 

42  Secundum  gloriam  ejus  multiplicata  est  ignominia 
ejus,  et  sublimitas  ejus  conversa  est  in  luctum. 
III,  489. 

67    Et  facta  est  ira  magna  super  populum  valde.  YI, 
279. 
I  7-43    Yœ  mihi!  ut  quid   natus  sum  videre  contritionem 

populi  mei,  et  contritionem  civitatis  sanctœT...  et 
ecce  sancla  nostra,  et  pulchritudo  nostra,  et  cla- 
ritas  nostra,  desolatà  est...  quo  ergo  nobis  adbuc 
vivereT  —  Exponuntur.  III,  390^  394  ;  YII,  485; 
Yin,43. 

46  Et  multi  de  populo  Israël  consentientes ,  accesserunt 

ad  eo9|  sed  Hathathias  et  iiiii  ejus  constantes  ste- 
terunt.—  Exponuntur.  I,  625,  626. 
49,  20  Et  respondit  Hathathias,  et  dixil  magna  voce  :  El  si 
omnes  gantes  régi  Àntiocho  obediunt,  ut  discedat 
unusquisque  a  servi  tu  te  legis  patrum  suorum,  et 
consentiat  mandatis  ejus  ;  ego  et  filii  moi,  et  fratres 
mei,  obediemus  legi  patrum  nostrorum.  1, 466. 
34  Et  dixerunt  :  Non  exibimus,  nequei  faciemus  verbum 
régis,  ut  polluamus  diem  sabbatorum.  III,  357. 

44  Et   cogitaverunt  in  illa  die  dicentes  :  Omnis  homo 

quicumque  venerit  ad  nos  in  bello  die  sabbatorum, 
pugnemus  adversus  eum  :  et  non  moriomur  omnes, 
sicutmortui  sunt  fratres  nostri  in  occultis.III,  357. 
.  50  Nunc  ergo,  o  filii,  SBmulatore<)  estote  legis,  et  date  ani- 
mas vestras  pro  teslamento  patrum  vestrorum.  YI, 
279. 

51  Et  mementote  operum  patrum  quas  fecerunt  in  gène- 
rationibus  suis,  et  accipietis  gloriam  magnam,  et 
nomen  sternum.  YI,  279. 

64  Et  ita  cogitats  per  genefationem...  quia  omnes  qui 
sperant  in  eum,  non  infirmantur.  YI,  279. 

62  Et  a  verbis  viri  peccatoris  ne  timueritis  :  qoia  gloria 
ejus,  stercQS  et  vermis  est.  lY,  65  ;  YI,  279. 


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CAP.        VERS. 

II  63,  64    Hodie  extûllitor,  et  ,cr9s^  hoq  invenietar,  quia  con- 

versas est  în  terrain  sûam^et  cogitatio  ejus  periit. 
Vos  ergo,  Qlii,  confortamini ,  et  viriliter  agite  io 
lege^  quia  in  ipsa  gloriosi  eritk.  -*  EtposAQtor.  \l, 
279,  280. 

III  47    Ut  autem  viderunt  oxercitum  veaentem  sibi  obviam, 

dixerunt  ludœ  :  Quomodo  poteriiops  pauci  pognare 
contra  multitudinero  tantam,  et  tam  fortem,  et  nos 
fatigati  sumus  jejunio  Mlie?  VII,  24. 
48  Et  ait  Judas:  Facile  concludi  multos  in  manos  pan- 
corum;  et  non  est  differentia  in  conspecta  Dei 
cœli  iiberare  in  nnultis  et  in  paucis.  YII,  24. 

49,20,24  Quoniam  non  in  multitudine  exeroitus  Victoria  belli, 
sed  de  cœlo  fortitudo  est:  ipsi  veninnt  ad  nos  in 
multitudine  contamaci...  nos  vero  pugnabiiDus  pro 
animabus  nostris,  et  legibus  nostris.  VII,  24. 
23  Ut  cessavit  loqui,  insiiuit  in  eos  subito ,  et  coniritns 
est  Seron.  VII,  24. 

54,52,53    Etsancta  tua  conculcata  sunt...  quomodo  poterimus 
sabsistere,  nisi  tu,  Deus,  adjuves  nos?  VIII,  43. 
59    Quoniam  melius  est,  nos  mori  in  bello,  quam  vîdere 
malt  gentis  nostrae,  et  san^orum.  VIII,  32. 

IV  '37-65    Exponunlur.  III,  24,  491.      * 

47,  56,  58  Et  acceperunl  lapides  intègres  secundum  legem,  et 
aediQcaverunt  altare  novum  secundum  illud  quod 
fuit  prius...  Et  fecerunt  dedicationem  aitaris  diebus 
octo,  et  obtulerunt  holocausta  cum  laetitia...  eX 
facta  est  Isetitia  in  populo  magna  valde,  et  avei^um 
est  opprobrium  genlium.  —  Expopuntur.  V,  477 
efrteqq. 

V  62    Ipsi  aulem   non  erant  de  semîne  virorum,  illorum 

per  quos  salus  facta  est  in  Israël.  IV,  9f  ;  Vil,  444. 
vu  8    Et  eleglt  rex  ex  amicis  suis  Bacchidem...  IV,  57. 

9    Sed  et  Alcimum  impium  constituit  in  saoerdotiuro... 
IV,  57. 
viu  3    Et  possederunt  omnem  locum  Ç9nsilip  suo,  et  patien- 

tia.—  Exponitur.  II,  508.  ,    '. 

IX  6    Et  viderunt  multitudinem,exe>citus,  quia  multi  sunt, 

et  timuerunt  valde.  IV»  57. 
44    Et  vidit  Juda^  quod  fîrmior  est  pars  Bacchidis  in  dex- 
tris,  et  convenerunt  cu^.  ipso  ono^es ,  constantes 
corde,  I,  625.        ..  .    .,  .   . 

^,8    Et  Judas  cecidit,  ol  çœlei;i.  fu^e^4){\t^. I^V),  57t. 
XII  9    Nos,  cum  nullo  horum  \n4ig^ri^us^  babentes  solatio 


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UBC»  I)  u^m^fiJ&ml^.  .  ^ 


CAP.         VEBS. 


sanctos  libroa,  qui  sunt  in  manibii9  noatris.—  Ex- 
ponilur.  lU,  622  ;  VE,  20,  470. 

xu  44    Nos  ergo  in  omni  tempore  sine  intermissione  in  die- 

bus  solemnibus...  sicut  fas  est^  et  decet  meminisse 
fratrumr.  V,  540. 

XIII  3-6  Vos  scitis  quanta  ego,  et  fralres  mei,  et  doraus  patris 
mei,  fecimus  pro  legibus  et  pro  sanctis  praelia...  Et 
relictus  sum  ego  solus.  Et  nunc  non  mihi  contin- 
gat  parcere  animas  meœ  in  omni  tempore  tribula- 
tionis;  non  enim  melior  sum  fratribus  meis.  — 
Exponuntur.  YI,  264  et  seqq. 
8,  9  Et  responderùnt  voce  magna  dicentes  :  Tu  es  dux 
noster  loco  Judae>  et  Jonathae  fratris  tui  ;  pugna 
prœlium  nostrum;  et  omnia  quaHMimque  dixeris 
nobis,  faciemus.  VI,  277. 

XVI  23-24  Et  câBtera  sermonum  Joannis,  bellorum  ejus,  et  bo- 
narum  virtutum  quibus  fprtiter  gessit,  et  aedificii 
murorum  quos  exstruxit,  et  rerum  gestarum  ejus  : 
ecce  hsec  scripta  sunt  in  libro  dierum  sacerdotii 
ejus.  JI,  545. 


UBBR  II  MAGHABAORUM. 

I  t^5    Benefaciat  vobis  Deus,  et  meminerit  testamenti  sui, 

qnod  locutus  est  ad  Abraham...  etdet  vobis  cor 
omnibus  ut  coiatis  eum  et  faciatis  ejus  voluntatem 
corde  magno  et  animo  volenti.  Exaudiat  orationes 
vestras  et  reconcilietur  vobis,  nec  vos  deserat  in 
tempore  malo.^  Expanuntur.  VII,  292,  293. 
49-23  Naœ  cum  in  Persidem  ducerentur  patres  nostri,  sa- 
çerdotes»  qni  tune  cultores  Dei  erant,  acceptum 
ignenf)  de  aitari  occulte  absconderunt  in  valle,  ubi 
erat  puteus  altus  et  siccus...  utque  hoc  factum 
est,  et  lempus  affuit  quQ  sol  refulsit,  qui  prius 
erat  in  nubiio,  accensus  est  ignis  magnus.  —  Ex- 
ponuntnr.in,  392,  393. 

III  4,  2  Igitur  cum  sancta  civitas  habitaretur  in  omni  pace, 
legesetiam  adhucoptime  custodireotur,  Gebat  ut  et 
ipsi  reges  et  principes  locurn  honore  dignum  duce- 
rent,  et  templum  maximis  muneribus  illustrarent. 
V,  320,.526. 
42,  43,  45,  46,  il—  Exponuntur.  Vllï,  42. 


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XCII  UBBR  II  MAGHABiBORDM. 

GAP.        VERS. 

34    Ta  autem  a  Dch)  Qagellatus,  nuntia  omnibus  magnalia 

Dei,  et  potestatem.  Y,  30. 
IT  9    Super  haec  promittebât  et  alia  centum  qainquaginta, 

si  polestati  ejus  concederetur  gymnasium  et  eph^ 

biam  sibi  constiluere.  TI,  S78. 
It    Etenim  ausus  est  sub  ipsa  arce  gymnasium  conâti- 

tuere,  et  optimos  quosque  ephebo:i  in  lupanaribos 

ponere.  VI,  Î78. 
43    Ërat  autem  hoc  non  initium,  sed  incrementam  quod- 

dam,  et  profectus  gentilis.  VI,  278. 
45,46    Et  patries  quidem  honores  nihil    babentes,  grscai; 

glorias  oplimas  arbitrabantur...  quarum  gratia  pe- 

riculosa  eos  contentio  habebat,  el  eoram  institata 

aemulabantur,  ac  per  omnia  his  consimiles  esse 

cupiebant,  quos  hostes  et  peremptores  habuerant 

VI,  278,  279. 

47    In  loges  enim  divinas  impie  agere  impune  non  cedil  ; 

sed  hoc  tempus  sequens  declarabit.  VII,  44. 
25    Animos  crudelis  tyranni,  et  fer®  beliuaB  iram  gerens. 

VII,  44. 

V  47    Propter  peccata  habitantium    civitatem  ,    roodicam 

Deus  fuerat  iratus  ;  propter  quod  et  accidit  circa 

locum  despectio.  IV,  496. 
49    Verum  non  propter  locum,  gentem,  sed  propter  geo- 

tem,  locum  Deus  elegit.  IV,  496. 
20    Ideoque  et  ipse  locus  particeps  factus  est  popali  ma- 

lorum  ;  postea  autem  fiet  socius  bonorum,  et  qui 

derel ictus  in  ira  Dei  oronipotentis  est,  itenim  io 

magni  Domini   reconcîliatione  cum  summa  gloria 

exaltabitur.  IV,  496. 

VI  6    Neque  autem  sabbata  custodiebantur,  neqne  dies  so- 

lemnes  patrii  servabantur,  nec  simpliciter  JndsuiB 
se  es9e  quisquam  confitebatur.  VI,  278. 

42>4  )  Obsecro  autem  eos,  qui  hune  librum  lectori  suot  do 
abhorrescaiit  propter  adversos  casus...  Propter 
quod  nunquam  quidem  a  nobis  mîsericordiam  suaro 
amovet  :  corripiens  vero  in  adversis^  popaium 
suum  non  derelinquit.  1,472;  VII,  9. 

24, 27  Non  enim  aetatis  nostraB  digoum  est,  inquit,  fingere... 
Quamobrem  fortiter  vita  excedendo ,  senectuta 
quidem  dignus  apparebo.  —  Bxponuntur.  1, 47!, 
288. 
34  Et  iste  quidem  hoc  modo  yita  decessit,  non  solam 
jttvenibus>  sed  et  univers»  genti  memoriâm  mortis 


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uBia  n  KAGHABiSORim.  xcni 

CAP .         VERS. 

stt»  ad  ezemplum  virtutis,  et  fortitudinis  derelin- 
queD3.  —  Exponilur.  IV,  44. 

VII  6    Quemadmodum  in  protestatione  cantici  declaravit 

Moyses  :  Et  in  servis  suis  consolabituc.  lY,  460. 

VIII  27    Arma  autem  ipsorum  et  spolia  congregaDtes,  sabba- 

tumagebant;  benedicentes  Dominum,  qui  liberavit 
eos  in  isto  die,  misericordiœ  initium  stillans  in  eos. 
¥1,440,444. 

IX  14    Hinc  igitur  cœpit  ex  gravi  superbia  deductus  ad 

agnitionem  sui  venire,  divina  admonitus  plaga... 
I,  402. 
4  S  Et  cum  Dec  ipse  jam  fœtorem  suum  ferre  posset,  ita 
ait  :  Justum  est  subditum  e:^se  Deo ,  et  mortalem 
non  paria  Deo  sentire.  —  Exponitur.  I,  40J;  IV, 
J64  ;  VU,  74. 

XII  39-45    Et  j^equenti  die  venit  cum  suis  Judas,  ut  corpora 

prosiratorum  tolleret,  et  cum  parentibus  poneret 
in  sepulchris  pa ternis...  quia  considerabat  quod 
hi  qui  cum  pietate  dormitionem  acceperanl,  opti- 
mam  haberent  reposilam  gratiam.  —  Exponuntur. 
VI,  334;  VIÏ,  443. 

43  Et  facta  collatione,  duodecim  millia  drachmas  ar- 
gen^i  misit  Jerosolymam  offerri  pro  peccatis  mor- 
tuoruro  sacrificium,  bene  et  religiose  de  resurrec- 
tione  cogitans.  VI,  443  ;  VII,  445. 

46  Sancta  ergo  et  salubris  est  cogitatio  pro  delîinctis 
orare,  ut  a  peccalis  solvantur.  —  Exponilur.  VI, 
443;  VII,  145. 

XIII  45    Et  dato  signo  suis  Dei  victoris,  juvenibus  fortissimis 

eiectis,  nocte  aggressus  auiam  regiam.  I,  464. 

XIV  36    Et  nunc ,  Sancte  sanctorum  omnium  Domine,  con- 

serva in  asternum  impollutam  domum  islam ,  quse 
nuper  mundata  est.  111,  492. 

XV  3    Ille  infelix  interrogavit,  si  est  potens  in  cœlo,  qui  im- 

peravit  agi  diem  sabbatorum.  III,  588. 
4    Et  respondentibus  illis  :  Est  Dominus  vivus  ipse  in 

cœlo  potens,  qui  jussit  agi  septimam  diem.  III,  588. 
42    Erat   autem  hujuscemodi  visus  :  Ouiam  qui  fuerat 

summus  sacerdos,  virum  bonum  et  benignum ,  ve~ 

recundum  visu,  modestum  moribus...  VII,  89. 
14    Respondeiitem  vero  Oniam  dixisse  :  Hic  est  qui  mul- 

tum  orat  pro  populo,  et  universa  sancta  civitate, 

Jeremias  propheta  Dei.  VII,  89. 
46    Accipe  sanctum  gladium  munus  a  Deo,  inquo  dejicies 

adversarios  populi  mei  Israël.  II,  608. 


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XCtV  '  «ANCTtlS  HATmiÉuS. 

GAP.       VERS. 

35  Suspendit  atitem  Nicanoris  caputin  summa  arce,  ot 
evidens  esset  et  manifestum  signum  aozilii  Dei. 
VII,  87. 


SANGTUS  MATTHJEUS. 

I  K     Liber  Generationis  Jesu  Christi  filii  David,  filii  Ahra- 

ham.  —  Exponitur.  II,  200  et  seqq. 
16    Jacob  autern  genuit  Joseph  virum  MariaB>  dequanat^ 

est  Jésus,  qui  vocatur  Cb|ristus.  VI,  457. 
%K     Pariet  autem  fîiium  ;  et  \ocabis  Dômen  ejus  Jesum  ; 

ipse  enim  salvum  faciet  populuin  suum  a  peccalis 

eorum.  1,  432. 
23    Ëcce  virf^o  in  utero  habebit,  et  pariet  fllium  :  etvoca- 

bunt  nomen  ejus  Emmanuel ,  quod  est  interpréta- 

tum  :  Nobiscum  Deus.  —  Expoiiitur.  II,  494  ;  IV, 

47;  VI,  544. 
25    Et  non  cognoscebat  eam  donec  peperit  Filiam  suuna 

primogenitum.  V,  435. 

II  2    Dicentes  :  Ubi  est  qui   natus  est  rex  JudaBorum  ? 

m,  544. 
14     Et  intrantes  domum ,  invenerunt  puerum  cum  Maria 

matre  ejus,   et  procidentes  adoravenint  eum.   — 

Exponitur.  VI,  443  ;  VII,  34S. 
43    Futurum  est  enim  ut  Herodes  quaerat  puerum  ad  per- 

dendum  eum.  V,  45. 
m  10    Jam  enim  securis  ad  radicem  arborum  posita  est.  Y, 

557. 
44.   Ipse  vos  baptizabit  in  Spiritu  sancto,  et  igni.  V,  32. 
47    Et  ecce  vox  de  coeJ  is  dicsns  :  Hic  est  Fiiius  meus  di- 

lectus,  in  quo  mihi  complacui.  V,  430,  449. 
IV  4     Tune  Jésus  ductus  est  in  desertum  a  Spiritu,  ut  ten- 

taretur  a  diabolo.  VI,  54. 

2  Et  cum  jejunasset  quadraginta  diebus  et  quadraginta 

noctibus,  postea  esuriit.  V,  528;  VI,  54. 

3  Et  accedens  tentator  dixit  ei  :  êi  Fiiius  Dei  es ,  die  ut 

lapides  isti  panes  fiant.  V,  528. 

4  Qui  respondens  dixit  :  Scriptum  est  :  Non  in  solo 

pane  vivit  bomo ,  sed  in  omni  verbe  quod  procedit 
de  ore'Dei.  VI,  385. 
6    Et  dixit  ei  :  Si  Fiiius  Dei  es,  mitte  te  deorsum. —  Ex- 
ponitur. III,  597,  599. 


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SANC1W  IfATTHiEUiS.  XGt 

CAP.        VERS. 

IV  9 .  Et  disait  ei  :  Hâdc  omnia  tibi  dabo,  si  cadens  adoraveris 

me.  —  Expbnitur.  III,  517. 
41    Tuac  reiiquit  eum  diabolus»  et  ecce  Angeli  accesse^ 
roût,  et  ministrabant  ei.  III,  547,  548. 

V  3    Beat!  pauperes  spiritu  ;  quoniam  ipsorum  est  regnum 

cœlorura.  I,  425  ;  III,  649. 

4  Beati  mites  ;   quoniam  ipsi  possidebuot  terram.  — 

Exponitur.  I,  57;  II,  28,  34;  VII,  494. 

5  Beati  qui  lugent  ;  quoniam  ipsi  consolabuntur.   — 

Exponitur.  V,  6. 

6  Beati  qui.esuriunt  et  sitiunt  justitiam;  quoniam  ipsi 

saturabuntur.  —  Exponitur.  I,  57. 

7  Beati  miséricordes  :  quoniam  ipsi  misericordiam  con- 

sequentur.  —  Exponuntur.  I,  57  ;  VU,  297. 

8  Beati  mundo  corde;  quoniam  ipsi  Dou  n  videbunt. 

VIII,  406. 

43  Vos  estis  sa!  terrae.  I,  204;  VIII,  426. 

44  Vos  estis  lux  mundi.  Non  potest  civitas  abscondi 

supra  montem  posita.  V,  259;  VII,  320. 

4 5  Neque  accendunt  lucernam,  et  ponunt  eam  sub  modio, 

sed  super  candelabrum ,  ut  luceat  omnibus  qui  in 

domo  snnl.  —  Exponitur.  I,  445;  VII,  349,  320. 
47    Nolite  putare  quoniatn  veni  solvere  legem  aut  pro- 

phetas  :  non  veni  solvere  ,   sed  adimplere.    III, 

224,  357. 
19    Qui  autem  fecerit  et  docuerit,  hic  magnus  vocabitur 

in  regno  cœlorum.  IV,  444. 
26    Âmen  dico  tibi ,  non  exies  inde ,  donec  reddas  novis- 

àimum  quadrantem.  — Exponitur.  III,  82. 
29    Quod  si  oculus  tuus  dexter  scandai izat  te,  erue  euro, 

et  projîce  abs  te.  ÏII,  675 

34  Ego  autem  dico  vobis,  non  jurdre  omnino,  neque  per 

cœlum,  quia  thronus  Dei  est.  II,  460. 

35  Neque  per  terram,  quia  scabellum  est  pedum  ejus  ; 

neque  per  Jerosolymam ,  quia  civitas  est  magni 
régis.  II,  460,  493,  494. 

44  Ego  autem  dico   vobis  :   Diligite  inimicos  vestros; 

benefacite  bis  qui  oderunt  vos,  et  orate  pro  perse- 
quentibus  et  calumniantibus  vos.  III,  639;  IV, 
351  ;  V,  279. 

45  Ut  sitis  filii  Patris  vestri ,  qui  in  cœlis  est;  qui  solem 

suum  oriri  facit  super  bonos  et  malos ,  et  pluit 
super  justos  et  injustes.  IV,  244» 
vt  2,  5    Cum  ergo  facis  eleemosymam ,  noli  tuba  canere  ante 

te,  dicoi  hypocritse  faciunt...  et  cum  oratis,  non 


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SCVI  SANCTIJ8  lUTTOSUS. 

CAP.       VERS. 

eritis  sicut  hypocritœ...  Amen  dîco  vobis ,  reoepe- 
runt  mercedem  suam.  —  Exponantur.  Y,  466. 

6  Tu  autem  cum  oraveris,  intra  in  cubiculam  tanm,  et 

clauso  obCio  ,  ora  Patrem  tuum...  et  Pater  tuas,  qui 
videt  in  abscoodito,  reddet  tibi.  III,  498. 
9    Sic  ergo  vos  orabitis  :  Pater  noster,  qui  es  io  ciBlis... 

—  Ëxponitur.  111,  498,  499  ;  Ylll,  S8. 

10    Fiat  voluntas  tua,  sicut  in  cœlo  et  in  terra.  III,  499  ; 

V,  466;  Vm,  28. 
44    Panem  nostrum  supersubstantialem  da  nobis  hodie.— 

Expooitur.  m,  647,  650. 
43    Ht  ne  nos  inducas  in  tentationem  ;  sed  libéra  nos  a 

malo.  Amen.  ^  Exponilur.  III,  499,  529. 

21  Ubi  enim  est  thésaurus  tuus,  ibi  est  et  cor  loom.  — 

Ëxponitur.  I,  487. 

22  Lucerna  corporis  tui  est  oculus  tuus.  YIII,  4SS. 

25  Nonne  anima  plus  est  quam  esca,  et  corpus  plus  quam 
vestimentum?  —  Exponitur.  II,  489;  lil,  380, 
674.  ' 

32  HiBC  enim  omnia  gentes  inquirunt.  Scit  enim  Paler 

vester,  quia  bis  omnibus  iodigetis.  YI,  363. 

33  Qusrite  ergo  primura  regnum.Dei,  et  juslitiam  ejas; 

et  haec  omnia  adjicientur  vobis.  II,  543,  592;  VU, 
553. 
vu  6    Nolite  dare  sanctum  canibus ,  neque  mittatis  marga* 

ritas  vestras  ante  porcos,  ne  forte  conculcent  eas 
pedibus  suis,  et  conversi  dirumpant  vos.  III,  62. 

7  Petite,  et  dabitur  vobis;  quœrite^  et  invenielîs  ;  pal- 

sate,  et  aperietur  vobis.  Yl,  607;  YIII,  469. 

24  Non  omniô  qui  dicit  mihi.  Domine ,  Domine ,  intrabit 

in  regnuni  cœlurum  ;  sed  qui  facit  voluntatem  Patris 
roei  qui  in  cœlis  est.  —  Exponilur.  II,  348;  111, 
213. 

22  Muiti  dicent  mihi  in  illa  die  :  Domine,  nonne  in  Do- 

mine tuo  prophetavimus,  et  in  nomineluo  dsmooia 
ejecimus,  et  in  nomine  tuo  virtutes  multas  fécimus  t 

—  Exponitur.  Y,  494. 

23  Et  tune  confitebor  illis  :  Quia  numquam  novi  vos; 

discedite  a  me,  qui  operamini  iniquitatem.  V . 
494. 

25  Et  descendit  pluvia...  Fundata  enim  erat  super  pe- 

tram.  Ylll,  203. 
27    Et  descendit  pluvia  ,  et  venerunt  flumina  «  et  fla>e' 
runt\enti,  et  irruerunt  in  domum  illam,  et  cecidit, 
et  fuit  ruina  illius  magna.  lY,  427,  428. 


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SANGTltS  MATTlIieUS.  XGtB 

CAP.         VBRS. 

t9  Ërat  enim  docens  eos  aient  potestatem  habeas,  et 
non  sicut  scribaB  eorum,  et  phansœi.  V,  365. 

VIII  20    El  dicit  ei  Jésus  :  Vulpes  foveas  babeni,  et  volucres 

cœli  nidos;  Filius  autem  hominis  non  habet  ubi 

caput  reclinet.  III,  649.  * 
tt    Jésus  auteo)  ait  illi  :  Sequere  me,  et  dimitte  mortuos 

sepelire  mortuos  sues.  VII,  575. 
25    Domine,  salva  nos,  perimus.  VU,  549. 

34  Et  ecce  tota  civitas  exiit  obviam  Jesu,  et  viso  eo  ro- 

gabant  ut  transiret  a  finibus  eorum.  —  Exponitur. 
ill,  2V,  215. 

IX  2    Et  videns  Jésus  fidem  iilorum,  dixit  paralytico  :  Gon- 

fide,  fîli,  remittuntui-  tibi  peccala  lua.  1,  349. 

6  Tune  ait  paralytico  :  Surge,  toile  lectum  tuum,  et 

vade  in  domum  tuam.  I,  349. 

7  Et  surrexit,  et  abiit  in  domum  suam.  I,  349. 

21  Dicebat  enim  intra  se  :  Si  tetigero  tantum  vestimen- 
lum  ejus,  salva  ero.  —  Exponitur.  III,  389. 

35  Et  circuibat  Jésus  omnes  civitates,  et  castella  docens 

in  synagogis  eorum,  et  prsedicans  evangelium  regni, 
et  curans  omnem  languorem,  et  omoem  infirmita- 
tem.  —  Exponitur.  III,  408  et  seqq. 

36  Videns  turbas,  misertus  est  eis  :  quia  erant  vexati,  et 

jaceutes  sicut  oves  non  habentes  pastorem.  I,  389  ; 

III,  444;  VII,  5,  462. 

37  Tune  dieit  discipulis  suis  :  Hessis  quidem  multa, 

operarii  autem  pauci.  II,  24  ;  III,  444. 

X  6    Sed  potius  ite  ad  oves  quae  perierunt  domus  Israël. 

IV,  285. 

8  Infirmes  eurate,  mortuos  suseitate.  IV,  467. 
40    Dignus  est  enim  operarius  cibo  suo.  VII,  646. 

44  In  quamcumque  autem  civitatem  auteastellum  intra- 
veritis,  interrogate  quis  in  ea  dignus  sit.  —  Expo- 
nitur. IV,  369;  Y,  534. 

12  Intrantes  autem  in  domum,  saiutate  eam,  dicentes  : 
Paxhuicdomui.  V,  328. 

43  Et  si  quidem  fuerit  domus  ilia  digna,  veniet  pax  ves- 
tra  super  eam.  —  Exponitur.  IV,  369;  V,  327, 
328. 

4  4  Et  quicumque  non  receperit  vos,  neque  audierit  ser- 
mones  vestros,  exeuntes  foras  de  domo,  vel  civi- 
tate,  excutite  pulverem  de  pedibus  vestris.  II,  530; 
IV,  369.  ^ 

16  Estote  ergo  prudentes  sicut  serpentes,  et  simpiices 
sicut  columbffi.  V,  394. 

T.  VIII.  7* 


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KGVUl  SANGTU8  MATTH^US. 

CAP.        VBE8. 

17,  48  Gavete  autem  ab  hominibus.  Tradeot  enim  vos  ïd 
coQciliis,  et  ia  synagogis  suis  flagellabunt  vos  ;  H 
ad  présides,  et  ad  reges  ducemini  propter  me.  Y, 
394. 

49  Cum  aulein  tradent  vos»  Dolite  cogitare  qaomodOi  aal 
quid  Joquamini  ;  dabitur  enim  vobis  in  illa  hora, 
quid  loquamini.  lY,  363. 

24  Non  est  discipulus  super  magistrum,  nec  servus  saper 
dotninum  suum.  Vil,  369. 

S5  Suffîcit  discipulo,  ut  sil  sicut  magister  ejus,  et  servo. 
sicut  domlnus  ejus.  Si  patreinfamilias  Beelzebub 
vocaverunt,  quaoto  magisdomesticosejus.  IV,  539; 

VII,  369. 

ftè  Et  nolite  timere  eos  qui  occiduot  corpus,  anicnam 
autem  non  possunt  occidere  ;  sed  potios  timete 
eum,  qui  potest  et  animam,  et  corpus  perdo^  in 
gehennam.  VI,  247. 
32,  33  Omnis  ergo  qui  conûtebitur  me  coram  hominibas, 
confitebor  et  ego  eum  coram  Pâtre  meo,  qui  in 
cœlis  est;  qui  autem  negaverit  me  coram  homi- 
nibus,  negabo  eum  et  ego  coram  Pâtre  meo,  qui 
in  cœlis  est   ^  Exponuntur.  III,  446,  447,  24S; 

VIII,  77.  90. 

34  Nolite  arbitrari  quia  pacem  venerim  mittere  in  ter- 
ram  ;  non  veni  pacem  mittere,  sed  gladium.  ~  Ex- 
ponitur.  I,  70  ;  VIII,  79,  80. 

37  Qui  amat  patrem  aut  matrem  plus  quam  me,  non  est 

me  dignus;  et  qui  amat  Glium,  aut  filiam  super 
me,  non  est  me  dignus. —  Exponitur.  H,  587;  01, 
60,  287. 

38  Et  qui  non  accipit  crucem  suam  et  sequiiur  me,  non 

est  me  dignus.  —  Exponitur.  I,  592  ;  VIÛ,  79. 
40    Qui  recipit  vos,  me  recipit  ;  et  qui  me  recipit,  recipit 

eum  qui  me  misit.  IV,  587. 
42    Et  quicumque  potum  deiderit  uni  ex  minimis  istis  ca- 
iicem  aquae  frigidaB  tantum  in  nomine  discipuii; 
amen  dico  vobis,  non  perdet  mercedem  suam.  IV, 
264  ;  V,  519- 
XI  4    Et  jrespondens  Jésus  ait   illis   :   Euntea   renuntiate 

Joanni  qusa  audistis  et  vidistis.  lU,  446* 
5    Caeci  vident^  claudi  ambulant,  leprosi  mundanlur, 

surdi  audiunt...  III,  416,  342. 
7    mis  autem  abeuntibus,  cœpit  Jésus  dicere  ad  turbss 
de  )oanne  :  Quid  existas  in  desertum  videre?  111, 
634. 


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SANCTUS  MATTHiEUt.  XCU 

CAP.    VBR9. 

ISA  diebus  autem  Joannis  Baptist»  usque  nunc,  regDum 
cœlorum  vim  patilur,  et  violenti  rapiunt  illud.  II, 
645  ;  m,  60;  YI,  363;  VIII.  78. 

S5  Iq  illo  tempore  respondens  Jésus  dizit  :  Confîteor  tibi; 
Pater»  Domine  cœli  et  terrœ,  quia  abscondisti  bœc 
a  sapientibus  et  prudentibus,  et  revelasti  ea  par- 
vulîs.  VU,  24î. 

28  Yenite  ad  me,  omnes  qui  laboratis,  et  ODeraii  estis, 

et  ego  reficiam  vos.  111,  579. 

29  Tollite  jugum  meum  super  vos,  et  discite  a  me  quia 

mitis  sum  et  humiiis  corde.  II,  28  ;  YU,  494. 
x|i  8    Dominus-  enim  est  Filius  hominis  etiam  sabbati.  — 

Bxponitur.  III,  358. 

30  Qui  Don  est  mecum,  cootra  me  est;  et  qui  non  con- 

gregat  mecum,  spargit.  III,  242. 

34  Progenies  viperarum,  quomodo  potestis  bona  loqui, 

cum  gitis  mali  ?  ex  abundantia  enim  cordis'os  lo- 
quitur.  lU,  434  ;  Y,  259, 

35  Bonus  homo  de  bono  thesauro  profert  bona.  lY, 

364. 

44    Tune  dicit  :  Reverlar  in  domum  meam,  unde  exivi.  Et 
venions  invenit  eam  vacantem,  scopis  mundatam, 
et  ornatam.  —  Exponitur.  V,  446. 
XIII  42    Qui  enim  habet,  dabitur  ei,  et  abundabit;  qui  autem 

non  habet,  et  quod  habet  auferetur  ab  eo.  YI^  59. 

44  Et  adimpletur  in  eis  prophetia  Isafœ  dicentis  :  Au- 
di tu  audietis,  et  non  intelligetis  ;  et  videntes  vide- 
bitis,  et  non  videbitis.  YI,  239. 

25  Cum  autem  dormirent  homines,  venit  inimicus  ejus, 
et  superseminavit  zizania  in  medio  tritici,  et  abiit 
II.  25;  I Y,  420. 
34-32  AUam  parabolam  proposuit  eis  dicens  :  Simile  est 
regnum  cœlorum  grano  sinapis...  Cum  autem  creve> 
rit,  majuâ  est  omnibus  oteribus,  et  fit  arbor,  ita  ut 
volucres  cœli  veniant,  et  habitent  in  ramis  ejus.  — 
Exponuntur.  1,  407  ;  III,  475. 

52  Ait  illis  :  Ideo  omnis  scriba  doctus  in  regno  cœlorum, 
similis  est  patrifamilias  qui  profert  de  thesauro 
suo  nova  et  vetera.  —  Exponitur.  Il,  642,  625  ; 
IV,  84. 

55  Nonne  hic  est  fabri  filhisT  Nonne  mater  ejus  dicitur 
Maria?  Et  fratres  ejus,  Jacobu?,  et  Joseph,  et  Si- 
mon, et  Judas?  lY,  358. 

57    Et  scandalizabantur  in  eo.  Jésus  autem  dixit  eis  : 


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C  .  .SANCTUS  MATTH^US. 

CAP.  VERS. 

Nqn  est  propheta  sine  honore,  nisi  in  patria  sua, 
el  in  domo  sua.  IV,  358  ;  VIIl,  493. 

XIV  45    Vespere  autem  facto,  accesserunt  ad  eum  dîscipoii 

ejus,  dicentes  :  Desertus  est  locus,  et  bora  jani 
praeteriit;  dimitte  turbas,  ut  euntes  in  casteila, 
emant  sibi  escas.  YI,  385. 

49  Et  cum  jussisset  turbam  discumbere  super  fODoum, 
acceptis  quinque  panibus  et  duobus  pibcibus,  aspi- 
ciens  in  cœlum,  benedixit,  et  fregit^  et  dédit  disci- 
pulis  panes,  discipuli  autem  turbis.  VI,  385. 

20    Et  manducaverunt  omnes,  et  saturati  sunt.  VI,  385. 

34     Modicœ  fidei,  quare  dubitasti  ?  VlIl,  257. 

XV  43    At  iile  respondens  ait  :  Omnis  piantatio,  quam  non 

planta  vit  Pater  meus  cœlestis,  eradicabitur.  I.  84. 
44    Gaecus  autem  si  csco  dacatum   prssiet,   ambo   in 

foveam  cadunt.  VIII,  167. 
'    19    De  corde  enim  exeunt  cogitationes  malœ,  hoinicidia, 

adulteria...  VI,  609. 
tt    Et  ecce  mulier  Chaoanffia  a  ûnibus  illis  egressa  cla- 

mavit,  dicens  ei  :  Miserere  mei.  Domine  fîli  David; 

ûlia  mea  maie  a  dsemonio  vexatur.  —  Expoaitur. 

IV,  190. 
"^6    Non  est  bonum  sumere  panem  filiorum,  et  mittere 

canibus.  III,  60. 

XVI  43    Venit  autem  Jésus  in  partes  Câesarese  Pbilippi  ;  et  in- 

terrogabat  discipulos  suos,  dicens  :  Quem  dicunt 
hominesesse  Filium  hominis?  VII,  357. 

44  At  illi  dixerunt  :  Alii  Joannem  Baptislara,  alii  autem 

Eiiam,  alii  vero  Jeremiam,  aut  unum  ex  prophe- 
tis.  VII,  357. 

45  Dixit  illis  Jésus  :  Vos  autem  quem  me  esse  dicitis? 

—  Exponuntur.  II,  470  ;  VII,  357. 

46  Respondens  Simon  Petrus,  dixit  :  Tu  es  Christus  Filius 

Dei  vivi.  —  Exponitur.  I,  Ï23;  II,  470;  Vil,  357. 

47  Respondens  auiem  Jésus,  dixit  ei  :  Beatus  es,  Simon 

Barjona,  quia  caro  et  sanguis  i  on  revelavit  tibi, 
sed  Pater  meus,  qui  in  cœlis  est.  —  Exponitur.  I, 
223;II,  470;IV,  498;  VU,  357. 

48  Et  ego  dico  tibi,  quia  tu  es  Petrus,  et  super  banc 

petram  œdificabo  Ecclesiam  meam,  et  portœ  inferi 
non  praevalebunt  adversus  eam.  —  Exponitur.  I, 
223,  344  ;  II,  470;  UI,  484  ;  IV,  586  ;  VU,  40,  357; 
VIIl,  42, 

49  Et  tibi  dabo  claves  regni  cœlorum.  Et  quodcumque 

ligaveris  super  terram,  erii  ligatum  et  in  cœlis;  et 


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SANGTUS  MATTHiEUS.  CI 


CAP.        VEBS. 


quodcunoque  solveris  super  terrain,  erit  solutum 
et  in  cœlis.  —  Exponitur.  I,  223,  260,  341  ;  II, 
350 ,  470  ;  IV,  586  ;  V,  524  ;  VI,  405;  VII,  40,  357. 
21-23  Exinde  cœpit  Jésus  ostendere  discipulis  suis,  quia 
oporleret  eum  in  Jerosolymaiu,  et  multa  pati  a 
seoioribus...  Et  assumens eum  Petrus, cœpit  incre- 
pare  illum  dicens  :  Absit  a  te.  Domine^  non  erit  libi 
hoc-  Qui  con versus  dixit  Petro  :  Vade  post  me, 
satana,  scandai u m  es  mihi...  Exponuntur.  1,78;  II, 
129,  430. 
24  Tune  Jésus  dixit  discipulis  suis  :  Si  quis  vult  post 
me  venire,  abneget  semetipsum,  et  tollat  crucem 
suam  et  sequatur  me.  II,  430,  368;  VI,  50. 
26  Quid  enim  prodest  homini,  si  mundum  universum 
lucreiur,  animas  vero  suae  detrimentum  patialur  ? 
VIII,  495. 

XVII  5    Et  ecce  vox  de  nube,  dicens  :  Hic  est  Filius  meus  di- 

lectus,  in  quo  mihi  bene  complacui  ;  ipsum  audile. 
V,  246;VIÏ,644. 

44,  45  Domine,  miserere  filio  meo,  quia  lunaticus  est,  et 
maie  paiitur  :  nam  sœpe  cadit  in  ignem,et  crebro  in 
aquam  ;  et  obtuli  eum  discipulis  tuis,  et  non  potue- 
runt  curare  eum.  -—  Exponuntur.  VIII,  46  et  seqq. 

48, 49  Quare  nos  non  poluimusejicere  illum?...  Propter  incre- 
dulitatem  vestram...  si  habueritis  fidem,sicut  gra- 
num  sinapis,  dicetis  monti  huic  :  Transi  hinc  illuc, 
et  transibit  ;  et  nihil  impossibile  erit  vobis.  IV,  495; 
VIII,  25. 
20  Hoc  autem  genus  non  ejicitur,  nisi  per  orationem  et 
jejuniura.  —  Exponitur.  I,  449;  VI,  53;  VIII,  28. 
26  Ut  autem  non  scandalizemus  eos,  vado  ad  mare,  et 
mitte  hamum  ;  et  eum  piscem  qui  primus  ascen- 
derit,  toile  :  et  aperto  ore  ejus,  invenies  staterem  : 
illum  sumens,  da  eis  pro  me  et  te.  —  Exponitur. 
VII,  40. 

XVIII  4,5    In  illa  hora  accesserunt  discipuli  ad  Josum,cticente3  : 

Quis,  pùtas,  major  est  in  regno  cœlorum...?  Quicum- 
que  ergo  humiliaverit  se  sicut  parvulus  iste,  hic 
est  major  in  regno  cdeloi*uro  ;  et  qui  susceperit 
unum  parvulum  talem  in  noroine  meo,  me  suscipit. 
—  Exponitur.  V,  366. 
6  Qui  autem  scandai izaverit  unum  de  pusiliis  istis  qui 
in  me  credunt,  expedit  ei  ut  suspendatur  mol'a 
asinaria  in  collo  ejus,  et  demergatur  in  profundum 
maris.  VH,  444. 


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eu  SAIfGTim  itATTOiBlJS. 

GAP.       VBR8. 

7  y»  mundo  a  scandalis.  Necesse  est  enim  ut  veniant 
seandala  :  verumtamen  vs  homini  illi,  per  quem 
scandalum  venit.  —  Exponitur.  Y,  35,  454,  223; 
¥11,444. 

40  Yideté  ne  contemnatis  unam  ex  his  pusiilis  :  dico 
enim  vobis,  qaia  Angeli  eorum  in  cœlia  semper 
vident  faciem  Patris  mei,  qui  in  cœiis  est.—  Expo- 
nitur.I,  548,  547. 

4 S  Quid  vobis  videtur  7  Si  fuerint  alicui  cenluin  ovas, 
et  erraverit  una  ex  eis,  nonne  relinquit  nonagiota 
novem  in  montibus,  et  vadit  qasrere  eam  qaae 
erravitîIII,  493. 

47  Quod  si  non  aadierit  eos,  die  ecclesie  ;  si  autemec- 

clesiam  non  audierit,  sit  tibi  sicut  ethnicus  et  pabli- 
canus.  —  Exponitur.  H,  36,  S60;  III,  434;  IV, 
165,425;YI,  410. 

48  Amen  dico  vobis  :  Quaecumque  alligaveritis  super 

terram,  erunt  ligata  et  in  cœlo  ;  et  quaecumque  sol- 

veritis  super  terram,  erunt  soluta  et  in  ceelo.  — 

Exponitur.  —  Y,  Î46;YI,405. 
SO    Ubi  enim  sunt  duo  vel   très  congregati  in   nomioe 
.     ,  meo,  ibi  sum  in  medio  eorum.  —   Exponitur.  I, 

205;    II,  444,    445;  III.  276,  434  ;  Y(,  477,  440; 

VIII,  463. 
24    Tune  accédons  Petrus  ad  eum,  dixil  :  Domine,  quo- 

ties  peccabit  in  me  frater  meus,  et  dimittam  ei? 

Usque  sepliesT   —  Exponitur.  I,  499;  III,   276, 

277. 
22    Dicit   illi  Jésus  :  Non  dico  tibi  usque  septies  ;  sed 

usque  septuagies  septies.  I,  499  ;  III,  276,  277. 
XIX  5    Propter   hoc  dimittet  bomo   patrem  et  matrem,  et 

adhsreblt  uxori  sus^  et  erunt  duo  in  carne  una. 

1,653. 
44     Qui  dixit  illis  :  Non  omnes  capiunt  verbum  i^tud,  sed 

quibusdatum  est.  Y,  269  ;  Y[,  239. 
44    Jésus  autem  ait  eis  :  Sinite  parvalos,  et  nolite  eos 

prohibera  ad  me  venire  :  talium  est  enim  regoum 

cœlorum.  1,544. 
46-49    Etecce  unus  accedens,  ait  illi  :  Magister  bone,  quid 

boni  faciam, ut  habeam  vitam  sternam...?  Si  autem 

vis  ad  vitam  ingredi^ serva  mandata... Non  homici- 

dium  faciès;  Non  faciès  furtum...  Honora  patrem 

tuum  et  matrem  tuam  ;  et  diliges  proximum  taum 

sicut  teipsum.  II,  643  ;  IIl,  223  ;  YII,  297. 


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5ANGTD8  MATTRiBUS.  GID 

CAP.         Yms. 

M,  t4  Dicit  ilH  adoleseeng  :  Omnia  ti»c  costodivi  a  juvén- 
ilité mea;  quid  adhac  mihi  deest?  ait  illi  Jésus  :  Si 
vis  perfectus  esse,  vade,  vende  qu»  habes,  et  da 
pauperibus,  et  habebis  thesaumm  in  cœlo  :  et  veni, 
sequere  me.  -  Bxponitur.  IV,  650;  V,  545. 
26  Âspiciens  autem  Jésus,  dixii  illis  :  Âpud  homines  hoc 
inipo&oibile  est  ;  apud  Deum  autem  omnia  possibi- 
lia  sunt.  IH,  524. 

28  Jésus  aulem  dixit  illis: Amen  dico  vobis,  quod  vos  qui 

secuti  estis  me,  in  regeneratione  cum  sederit  Filius 
hominis  in  sede  majestatis  suie,  sedebitis  et  vos  su- 
per sedes  duodecim,  judicantes  duodecim  tribus 
Israël.  II,  177;  VIII,  249. 

29  Et  omnis  qui  reliquerit  domuro...  propter  nomen 

meum,  centuplum  accipiet,  et  vitam  aeternam  pos- 
sidebit.  IH,  314. 

XX  î    Conventione    autem  facta   ciim  operariis  ex  dena- 

rio  diucno ,  roisit  eos  in  vineam  suam.  —  Expo- 
nitur.  111,310. 

45  An  ocuius  tuus  nequam  est,  quia  ego  bonus  sum? 

I,  460. 

46  Sic  eruni  novissimi  primi,  et  primi  novissimi;  muiti 

enim  sunt  vocatif  pauci  vero  electi.  I,  295;  IV,  52. 
26    Non  ita  erit  inter  vos.  Vill,  47. 
28    Sicut  Filius  hominis  non  venit  ministrari,  sed  minis- 

trare.  et  dare  animam  suam  redemptionem   pro 

mullis.    -^  Exponitur.  I,  295;   III,    377;  VIII, 

50,  52. 

XXI  4    Et  cum  appropinquassent  Jerosoiymis ,  et  venissent 

Belbphage  ad   montem  Oliveti,  tune  Jésus  misit 
duos  discipuloe.<^  Exponitur.  VI,  539. 
5    Ecce  rex  tuus  venit  libt  mansuetus.  VIII,  44,  47. 
42    Dicit  illis  Jésus  :  Numquam  legistis  in  Scripturis  : 
Lapidem  qœm  reprobaverunt  sediBcantes,  hic  factus 
est  in  caput  anguli  ?  VI,  584. 

44  Et  qui  ceciderit  super  lapidem  istum,  confringetur; 

super  quem  vero  ceciderit,  conteret  eum. —  Expo- 
nitur. VI,  583,  584. 

45  Et  cum  audissent  principes  sacerdotum  et  Pharisœi 

parabolas  ejus,  cognoverunt  quod  de  ipsis  diceret. 
VI,  584. 
rxii    42,  43    Et  ait  illi  :  Amice,  quomodo  hue  intrasti  non  habens 
vestem  nuptialem  ?  At  îlle  obmutuit.  Tune  dixit 
rex   roinislris  :  Ligatis  manibus  et  pedibus  ejus. 


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GIY  8ANGTUS  MATTSiEUS. 

CAP.       VBR8. 

mittite  eum  in  tenebras  exteriores  ;  ibi  erii  fletus 
et  Btridor  dentium.  —  Exponuntur.  II,  384. 
37  Ait  iUi  Jésus  :  Dtllges  Dominum  Deum  tuam  ex  toto 
corde  tuo,  et  in  Iota  anima  tua,  et  in  tola  mente 
tua.  I,  508, 607  ;  [II,  48. 
•  38  Hoc  est  maximum  et  primum  manda tum.  1 ,  607  ; 
m,  295,  632. 

XXIII  2    Dicens  :  Super  cathedram  Moysi  sederunt  Scribae  et 

Pharisaei.  I,  455,  156. 

3  Omnia  ergo  quascuroque  dixerint  vobis,  servate  ei  Ta- 

cite. I,  456. 

4  Alligant  enim  onera  gravia,  et  importabilia,  et  impo- 

nunt  in  humett>s  hominum  :  digito  autem  suo 
noiunt  ea  movere.  1, 455. 
9,  ]0  Et  patrem  nolite  vocare  vobi8  super  terram  :  unus 
est  enim  peter  vester,  qui  in  cœiis  est.  Nec  voce- 
mini  magistri;  quia  Magister  vester  anas  est, 
Christus.^  Exponuntur.  YI,  552. 

25  Vae  vobis  Scribae,  et  Pharisasi  hypocritae,  quia  mun- 

datis  quod  deforis  est  calicis  et  paropsidis  ;  intus 
autem  pleni  estis  rapina  et  imrounditia.  I,  347. 

26  Pharisaee  caece,  munda  prius  quod  intus  est  calicis,  et 

'  paropsidis,  ut  fîat  id  quod  deforis  est,  mundum.  — 

Exponitur.  1,348. 
28    Sic  et  vos  a  foris  quidem  paretis  hominibus  jusli  : 

intus  autem  pleni  estis  hypocrisi  et  iniquitate.  I, 

348. 
37    Jérusalem ,  Jérusalem,  quae  occidis  prophetas,  quo- 

ties  volui  congregare  filios  tuos,  quemadmodum 

gallina  congregat  pullos  suos  sub  alas,  et  Dolaisti? 

V,  327. 

XXIV  4    Et  egressos  Jésus  de  templo,  ibat.  Et  accesseruntdis- 

cipuli  ejus,  ut  ostenderent  ei  addificationes  templi. 
IV,  74. 

4  Et  respondens  Jésus,  dixit  eis  :  Vide  te  ne  quis  vos 

seducat.  IV,584. 

5  Muiti  enim  venient  in  nomine  mec,  dicentes  :  Ego 

sum  Ghnstus,  et  multos  seducent.  IV,  584 . 

6  Audituri   enim  estis  prœlia,  et  opiniones  bellorum. 

Videte  ne  turbemini  ;  oportet  enim  haec  fierî,  $e«J 
nondum  est  unis.  —  Exponitur.  II,  469  ;  Vil,  343. 

7  Consurgetenim  gens  in  gentem,et  regnum  îd  regnum... 

II,  169;  VII,  343. 

8  Hffic  autem  omnia  initia  sunt  dolorum.  II,  469  ;  VII, 

343. 


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SANGTII8  MATTHiEUS.  GV 

CAP.        VERS. 

42  Et  quoniam  abundavil  iniquilas,  refrigescet  charitas 
mullorum.  IH,  538;  VII,  450. 

44  £t  praedicabitur  hoc  Evangelium  regni  in  uni  verso 

orbe.  Il,  469;  ÏV,  355. 

15  Guin  ergo  videritis  abominalionem  desolationis»  quae 
dicta  est  a  Daniele  propheta ,  stantem  in  loco 
sanclo,  qui  [egit,.intelligat  III,  490;  VII,  343. 

46  Tune  qui  in  Judaea  sunt,  fugiant  ad  montes.  VIII^ 
468. 
24,  tt  Erit  enim  tune  tribulatio  magna,  qualis  non  fuit  ab 
initie  mundi,  usque  modo,  neque  fiet  ;  et  nisi  breviati 
fuissent  dies  illi,  non  fîeret  salva  omniscaro;  sed 
propter  electos  breviabuntur  dies  illi.  —  Expo- 
nuntur.  I,  460;  VII,  342. 

23  Tune  si  quis  vobis  dixerit  :  Ecce  hic  eH  Christus,  aut 

illic;  noiite  credere.  III,  445. 

24  Surgent  enim  pseudochristi  et   pseudoprophetae  ;  et 

dabuQt  signa  magna  et  prodigia,  ita  ut  in  errorem 

indacanlur  (si  fieri  potest),  etiam  electi.  —  Expo- 

nitur.  III,  445,  539  ;  IV,  581  ;  VIII,  252. 
27    Sicut  enim  fulgur  exit  ab  oriente,  et  paret  usquê  in 

occidentero ,    ita   erit  et  adventus  Fiiii  hominis. 

I,  93. 
35    Cœlum  et  terra  transibunt,  verba   autem    mea   non 

praeteribunt.  II,  644:  III,  235;  VIII,  42. 
39    Et  non  cognoverunt  donec  venit  diluvium,  et  tulit 

omnes.  I,  645. 

45  Fidelis  servus  et  prudens,  quem  constituit  dominus 

suus  super  familiam  suam...  VIII,  447. 

46  Beatus  ille  servus,  quem  cum  venerit  dominus  ejus, 

invenerit  sic  facientam.  IV,  345. 

47  Amen  dico  vobis ,  quoniam  super  omnia   bona    sua 

coDstituet  eum.  IV,  315. 
48-54     Si  autem  dixerit  malus  servus  iile  in  corde  suo  : 
Moram   facit   dominus  meus  venire  :  et  cœperit 
percutere  conservos  suos...  Veniet  dominus  servi 
iilius...  et  dividet  eum,  partemque  ejus  ponet  cum 
bypocritis.—  Exponuntur.  III,  309. 
'     50    In  die,  qua  non  sperat,  et  hora,  qua  ignorât.  IV,  103. 
XXV     4-42    Paraboia  decem  virginum  exponitur.  II,  478  et  seqq. 
20    Et  accédons   qui    quinque  talenta  acceperat,  obtulit 
alia  quinque  talenta ,    dicens  :    Domine ,  quinque 
talenta  tradidisti  mihi  ;  écce  aiia  quinque  super- 
lucratus  sum.  I,  284. 
24     Ait  illi  dominuii  ejus  :  Euge,  serve  bone,  et  fidelis  ; 


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GVI  SANGTIJ8  MATTR^GUS. 

CAP.        VERS. 

quia  super  pauca  fbisti  fidelis,  super  multa  te  cons- 
tituam,  intra  in  gaudium  domini  tui.  I,  416,  ît)8. 
S4    Domine,  scio  quia   homo  durus  es,  métis  ubi  non 
seminasti.I,  284. 

34  Tuncdicet  rex  his  qui  a  dextris  ejus  erunt  :  VeniU", 

benedicli  Patris  mei  ;  possidete  paratum  vobis 
regnurn  a  constitutione  mundi.  —  Bzponitar.  I, 
6Î8;II,  190;  III,  40;  VIII,  Î23. 

35  Bsurivi  euiro,  et  dedistis  mihi  manducare;  silin,  et 

dedistis  mihi  bibere  ;  hospes  eram,  et  coliegistis  me. 

—  Exponitur  1,628;  11,490,645;  IV,  382;V, 
519  ;  VL  257. 

36  Nudus,  et  cooperuistis  me  ;  infirmus,  et  visitastis  me... 

—  Exponitur.  I,  628  ;  II,  490  ;  III,  40  ;  V,  549  ;  VI, 
258. 

37, 38, 39  Tune  respondebunt  ei  justi,  dicentes  :  Domine,  qaando 
te  vidimus  esurientem,  et  pavimus  te  :  sitienlem, 
et  dedimus  tibi  potum...  I,  628;  11,490;  III,  40; 
V,  519. 

40  Et  respondens  rex,  dicet  illis  :  Amen  dico  vobis , 

quamdiu  fecistis  uni  ex  his  fratribus  meis  minimis, 
mihi  fecistis.  —  Exponitur.  I,  628;  II,  490;  IV, 
382;  V,  519. 

41  Tune  dicet  et  his  qui  a  sinistris  erunt  :  Discedite  a 

me,  maledicti,  in  ignem  sternum,  qui  para  tus  est 
diabolo  et  angelis  ejus.  -*  Exponitur.  I,  688  ;  II, 
490;  III,  234. 
4246  Esurivi  enim,  et  non  dedistis  mihi  manducare  ;  sitivi, 
et  non  dedistis  mihi  potum...  Et  ibnnt  hi  in  sup- 
plicium  aBternum,  justi  autem  in  vitam  œternam. 

—  Exponuntur.  [,  628;  U,  490;  III,  234;  V,  519. 
XXVI        11    Nam  semper  pauperes   habetisvobiscum,  me   autem 

non  semper   habetis.  —  Exponitur.  II,  246,  619; 
III,  10, 
24    Fiiius  hominis  vadit  sicut  scriptum  est  de  illo  :  vs 
autem  homini  illi,  perquem Fiiius  hominis  tradetar. 
V,  255. 
39    Et  progressus  pusiilum,  procidit  in  faciem    suam, 
orans  et  dicens  :  Pater  mi,  si  possibile  est,  traos- 
eat  a  me  calix  iste;  verumtamen  non  sicut  ego 
volo,  sed  sicut  tu.  —  Exponitur.  I,  ?5,  97  ;  VIK 
640. 
45,  46    Tune  venit  ad  discipulos  sues  et  dicit  illis  :  Dormite 
jam  et  requiescite  ;  ecce  appropinquavit  hora,  et 


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SANCTCS  MATTHiECS. 


CTII 


CAP. 


VBIS. 


Filius  homiDis  tradetur  îq  manus  peccatoruro.  Sur- 
gi te,  eamuB  :  ecce  appropinquavit  qui  me  tradet. 
—  ExpoDuntur.  II,  25,  26. 
xxTii  Si,  26  Videns  autem  Pikitus  quia  nihil  proficeret,  sed  magia 
tuinultus  fieret,  accepta  aqua,  lavit  manus  coram 
populo  dicens  :  Innocens  ego  suro  a  sanguine  justi 
bujus;  vos  videritis...  Tuiic  dimisit  iliis  Barabbam  : 
Jesuin  autem  flagellatum  tradidit  eis  ut  cruciûge- 
retur.—  Exponuntur.  IV,  463  ;  VII,  324. 

45  A  aexta  hora  tenebrso  faciad  sunt  super  universam 

terram  usque  ad  horam  nonam.  VIII,  4  67. 

46  Et  circa  horam  nonam,  clamavit  Jésus  voce  magna 

dicens  :  Eli,  Eli,  lamma  sabacthani  ?  hoc  est  : 
Dens  meus,  Deus  meus*,  ut  quid  dereliquisti  me  ? 
1,26;  VII,  640. 

50  Jésus  autem  ilerum  damans  voce  magna,  emisit  spi- 
ritum.  VII,  510. 

54    Et  ecce  vélum  templi  scissum  est  in  duas  partes  a 
summo  usque  deorsum,  et  terra  mota  est;  et  petr« 
sciss»  sunt.— Esponitur.  VII,* 362. 
XXVIII        2    Et  ecce  terras  motus  factus  est  magnus.  —  Expo- 
nitur.  VII,  363. 

40  Tune  ait  illis  Jésus  :  Nolite  timere-  Ite,  nuntiate  fra- 
tribus  meis  ut  eant  in  Galilseam,  ibi  me  videbunt, 
V.44. 

48  Etaccedens  Jésus  locutus  est  eis,  dicens  :  Data  est 
mihi  omnis  potestas  in  cœio  et  in  terra.  —  Expo- 
nitur.  I,  243  ;  II,  482  ;  III,  467,  543;  V,  246.247, 
863;  VI,  406;  Vil,  377. 
49,20  Euntes  ergo,  docete  omnes  gentes,  baptizantes  eos  in 
nomine  Patris,  et  Filii  et  Spiritus  sancti  ;  docentes 
eos  servare  omnia  quaecumque  mandavi  vobis  :  et 
ecce  vobiscum  sum  omnibus  diebus.  usque  ad  con- 
summationem  saeculi.  —  Exponuntur.  I,  205,  206, 
385,  408  ;  II,  435,  386;  III,  448;  IV,  47,  467,  534, 
587  ;V,  445.204;  VI,  427,  406. 


SANCTUS  MARGÏÏS. 


Il 
m 


27 


15 


Et  dicebat  eis  :  Sabb:  tum  propter  hominem  factum 
est;  et  non  homo  propter  sabbatum.  III,  357. 

Et  dédit  ilijs  potestatem  curandi  infirmitates,  et 
ejidendi  daemonia.  —  Exponitur.  V,  367. 


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GVIII  SANGTDS  MARGUS. 

CAP.         VERS. 

M    Et  Jac«.bum  Zebedaei,  et  Joannem  frai  rem  Jacobi  et 

imposuit  eis  nomina  Boanerges,  quod  est,  61ii  toni- 

truLVIJ,  494. 
VI  4  6    Quo  audiu>,  Herodes  ait  :  Quem  ego  decollavi  Joannem, 

hic  a  mortuis  resurrexit.  IV,  257. 
34     Et  ait  iilis  :  Venile  seorsum  in  desertum  locum,  et 

ret|uiesciie  pusillum.  v  fil,  .426. 
vu  37    Et  60  nmplius  admirabantur,  dtcenta<«  :  Bene  omnia 

fecit  :  et  surdos  fecit  audire  et  mulos  loquî.  III.. 

342  ;  VI,  23o. 

VIII  4-9    In  diebus  ilIis  iterum  cum  turba  multa  esset...  Et 

prsBcepit  turbsB  dtscumbere  super  terram.  Et  acri- 
pieng  septem  panes,  gratias  agens  fregil.  et  dabut 
discipulis  suis  ut  apponerent...  et  manducaveruni 
et  Sdturati  sunt.—  Exponuntur.  ï,  646  et  seqq. 

48  Oculos  habentes  non  videtis?et  aures  babentes,  non 
auditis?  V,  222. 

34  Et  convocata  turba  cum  discipulis  suis,  dixit  eis  :  Si 
quis  vult  me  sequi,  deneget  semetrpsum,  et  tollat 
crueem  suam,  et  sequatur  me.  I,  592. 

38  Qui  euim  me  cohfusus  fuerit,  et  verba  mea,  in  gene- 
ratione  ista...  etFilius  hominis  confundetur  eum... 
VIII,  78. 

IX  43-27    Et  veniens  ad  discipulos  suos,  vidit  turbam   magnam 

circa  eos,  et  Scribas  conquirentes  cum  iîlis... 
respondens  unus  de  turba,  dixit  :  Magister,  atiuii 
filium  meum  ad  te.  habentem  spiritum  inulum... 
—  Exponuntur.  Vlli,  20,  24,  22,  24.  25. 

X  13*46    Et  offerebant  illi  parvulos  ut  tangeret  illos...  Sinitr» 

parvulos  venire  ad  me,  et  ne  prohibueritis  eo?: 
taiium  enim  est  regnum  Dei...  et  complexans  et>^, 
et  imponens  manus  suf)er  illos,  benedtcebai  eos.— 
Exponuntur.  I,  514,  545. 

47  Et  cum  egressus  esset  in  viam,  procurrens  quidam 
genu  flexo  ante  eum  rogabat  eum  :  Magister  bono. 
quid  faciam  ut  vijtam  asternam  percipiam  ?  —  Ex- 
ponuntur. V,  543. 

20  At  illc  respondens,  ait  ilii  :  Magister,  ha^  omnia 
ob«iervavi  a  juventute  mea.  —  Exponilur.  V,  543. 
2f,  23  Jésus  autem  intuitus  oum,  dilexit  eum...  et  circumï^- 
piciens  Jésus,  ait  discipulis  suis  :  Quam  difficile  qui 
pecunias  habent,  in  regnum  Dei  introibunt  1  —  Ex- 
ponuntur. I,  465;  V,  545;  VI,  640. 

42  Principes  eorum  polestatem  habent  ipsorutn.  VIII. 
46. 


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SANGTUS  MARCUS.  CIt 

(JAP.    VERS. 

43  Non  ita  est  autem  in  vobis,  sed  quicumque  voluerit 
fîeri  major,  erit  vester  minister.  VIIÏ,  49. 

45  Nam  et  Filius  hominîs  non  venit  ut  ministraretur  ei, 
sed  ut  ministraret.  —  Exponitur.  I,  294  et  seqq. 
xii  41-44  Et  sedens  Jésus  contra  g«izophylacium...  cum  venis- 
set  autem  vidua  una  pauper...  aitillis  :  Amen  dico 
vobis.  quoniam  vidua  haec  pauper  p\\i^  omnibus  mi- 
sit,  qui  miserunt  in  ga/ophy!acium...  11,  648;  VII, 
fô,  83. 
un  1     Et  cum  egrederetur  de  templo,  ait  iili  unus  ex  disci- 

pulis  suis  :  Magister,  aspicequales  lapides,  et  quales 
structurse.  IV,  74. 
8    Exsurget  enim  gens  contra  gentem...  initium  dolorum 
haec.  1,  429. 

40    Et  in  omnes  gentes  priroum  oportet  praedicari  Evan- 

gelium.  IV,  355. 

49,20    Ërunt  enim  dies  illi  tribulationes  taies,  quales  non 

fuerunt  ab  initio  créature^...  sed  propter  electos 

quos  elegit,  breviabit  dies.—  Exponuntur.  Vil, 344. 

33  Videte,  vigilate,  et  orale;  nescitis  enim  quando  teropus 
sit.  III,  307. 

84  Sicut  homo  qui  peregre  profectus  reliquit  domum 
suam,  et  dédit  servis  suis  potestatem  cujusque  ope- 
ris,  et  janitori  praecepit  ut  vigilet  ill,  307. 

35  Vigiiate  ergo,   nescitis  enim  quando  dominus  domus 

veniat  :  sero,  an  média  nocte,  an  gjlli  cantu,  an 
mane.  —  Exponitur.  Ill,  307;  IV,  400et?eqq. 

36  Ne  cum  venerit  repente,  inveniat  vos  dormientes.  III, 

307. 

37  Quod  aut<  m  dico  vobis,  omnibus  dico  :  Vigilate.  — 

Exponitur.  III,  306  et  seqq. 

XIV  3    Et  cum  esset  fiethaniae  in  domo  Simonis  leprosi,  et 

recumberel.  V,  529.     . 
33    Et  assumit  Petrum,  et  Jacobum^  et  Joannem  secum  : 
et  cœpit  pavere  et  tiedere.  III,  46. 

XV  37    Jésus  autem  emissa  voce  magna  expiravit.  VU,  o40. 
39    Videns  autem  centurio,  qui  ex  adverso  stabat,  quia 

sic  damans  expirasset,  ait  :  Vere  hic  homo  Filius 
Dei  erat.  III,  553. 
ivi  7    Sed  ite,  dicite  disci pulis  ejus^  et  Petro,  quia  praecedit 

vos  in  Galiiceam  :  ibi   eum   videbitis,  sicut  dixit 
vobis.  VII,  363. 
45    Et  dixit  eis  :  Euntes  in  mundum  universum  prsndicate 
Evangelium  omni  creaturae.  —  Ex|.onitur.  II,  277, 
278. 


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GX  SANCIDS  LUCAS. 

CAP.   VBBS. 

46    Qui  crediderit,  et  baptizatus  foerit,  salvuserit;  qui 

vero  non  crediderit,  condemnabitur.  II,  359,  386  ; 

III,  149  ;  VU,  363. 
48  /Serpentes  tollent;  et  si  mortiferum  quid  biberint,  non 

eis  nocebit;  super  sgros  manus  imponent,  et  bene 

babebunt.  II,  S58. 
SO    Illi  autem  profecti  praedicaverunt  ubique.  Domino 

coopérante,  et  sermonem  confirmante  sequentibiis 

signis.  —  Bxponitur.  IV,  450,  584;  V,  441,  252; 

VU,  228. 


8AKGTU8  LUCAS. 

6  Brant  autem  ju9ti  ambo  ante  Deum,  incedentes  in 
omnibus  mandatis  et  justificationibus  Domiai  sine 
querela.  —  Bxponitur.  Vil,  623  et  seqq. 

47  Bt  ipse  prœcedet  ante  illum  in    spiritu  et  virtute 

Bliae,  ut  convertat  corda  patrum  in  filios,  et  incre- 
dulos  ad  prudentiam  justorum,  parare  Dec  plebem 
perfectam.  I,  304. 

27  Bt  nomen  virginis.  Maria.  —  Bxponitur.  I,  120  et 

seqq. 

28  Et  ingressus  Angélus  ad  eam  dixit  :  Âve,   gratia 

plena  ;  Dominus  tecum,  benedicla  tu  in  mulieribos. 
I.  383. 

48  Quia  respexit  humilitatem  ancill®  suae  ;  ecce  enim  ex 

hoc  beatam  me  dicent  omnes  generationes.  U,  269. 
55    Sicut  locutus  est  ad  patres  nostros,  Abrabaoa,  et 

semini  ejus  in  saecuia.  VII,  S87. 
64    Apertum  est  autem  illico  os  ejus,  et  lingua   ejus,  et 

loquebatur  beoedicens  Deum.  III,  S44. 

72  Ad  faciendam  misericordiam  cum  patribus  nosiris 

et  memorari  testameqti  sui  sancti.  YII,  287. 

73  Jusjurandum,  quod  juravit  ad  Abraham  patrem  nos- 

trum,  daturum  se  nobis.  Vil,  287. 
76-79  Et  tu,  puer,  propheta  Altissimi  vocaberia;  prsibis 
enim  ante  faciem  Domini  parare  vias  ejus...  Illu- 
mina re  bis  qui  in  tenebris,  et  in  umbra  mortis 
sedent,  ad  dirigendos  pedes  nostros  in  viam  pacis. 
-^  Bxponuntur.  I,  430;  IV,  588  ;  VL  508  et  seqq.; 
VIU,  479. 


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SANGTUS  LUCAS.  GXl 

CAP.   VBHS. 

Il  %    Hœc  descriptio  prima  facta  est  a  préside  Syriae  Cy> 

rino.  II,  485. 
7    Et  peperit  Filium  suunf>  priroogeDitum.  Y,  135. 
40    Et  dixit  illis  Angélus  :  Noiite  timere  ;  ecce  enim  evan- 

gellzo  vobis  gaudiuoQ  magnum.  I,  452. 
44     Quia  nalus  est  vobis  hodie  salvator  qui  est  Christus 

Dominus,  in  ci  vitale  David.  —  Exponitur.  I,  454  et 

seqq,;  VII,  73. 
4  S    Et  boc  vobis  signum  :  Invenietis  infantem  pannis  in- 

volutum,  et  positum  in  prœsepio.  YII,  348. 
44    Gloria  in  altissimis  Deo,  et  in  terra  pax  hominibus 

bonae  voluntatis.  III,  569. 
49    Maria  autem  conservabat  oronia  verba  hœc,  conferens 

in  corde  suo.  —  Exponitur.  Yli,  594,  6S9. 
99    Nunc  dimittis  servum  luum.  Domine,  secundum  ver- 

bum  tuum  in  pace...  YII,  457. 

34  Et  benedixit  illis  Simeon,  et  dixit  ad  Mariam  matrem 

ejus  :  Ecce  positus  est  bic  in  ruinam  et  in  resurrec- 
tionem  multorum  in  Israël,  et  in  signiim  cui  con- 
'    tradicetur.  Vïl,  594,  596. 

35  Et  tuam  ipsius  animam  pertransibit  gladius,  ni  rêve- 

ientur  ex  multis  cordibus  cogitationes.  —  Expo- 
nitur. II,  229  et  seqq.;  VII,  593,  594. 
36, 38  Et  erat  Anna  prophetissa...  et  haîc,  ipsa  bora  super- 
venions,  conûtabatur  Domino,  et  loquebatur  de  illo 
omnibus,  qui  expectabant  redemptionem  Israël.  VU, 
629,  630. 

49    Et  ait  ad  illos  :  Quid  est  quod  me  quaîrebatis?  ne&- 
ciebalis  quia  in  bis,  quse  Patris  mei  sunl,  oportet 
me  esse?  IJI,  45. 
I  8    Facite  ergo  fructus  dignos  pœnilentiae,  et  ne  cœperitis 

dicere  :  Patrem  habemus  Abraham  :  dico  enim 
vobis,  quia  potens  est  Deus  de  lapidibus  istis  sus- 
citare  fîlios  Abrahae.  II,  80,  529. 

14  Respondens  autem  dicebat  illis  :  Qui  habet  duas  tu- 
nicas,  det  non  habenti,  et  qui  habet  escas,  similiter 
faciat.  H,  80. 

44  Interrogabant  aulem  eum  et  milites,  dicentes  :  Quid 
faciemus  et  nos  ?  et  ait  illis  :  Neminem  concutiatis, 
neque  calumniam  faciatis  ;  et  contenti  estote  sti- 
pendiis  veslris.—  Exponitur.  IV,  45. 

38    Qui  fuit  Henos,  qui  fuit  Setb,  qui  fuit  Adam,  qui  fuit 
Dei.—  Exponitur.  II,  200,  204. 
46-24    Et  venit  Nazareth  ubi  erat  nutri lus,  et  in tra vit  se- 
cundum consuetadinem  suam  die  sabbati  in  syna- 


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GXII  SANGTUS   LUCAS. 

CAP.        VERS. 

gogam,  et  surrexit  légère...  invenit  locum  ubi 
scriplum  erat  :  Spiritus  Domini  super  me.  propler 
quod  unxit  me...  Quia  liodie  impleta  est  h^c 
scriplura  in  aunbus  veslris. —  Exponuntur.  1,  559. 
22  Mirabanlur  in  xcrbis  gratite,  quae  procedebant  de 
ore  ipsius,  et  dicebant  :  Nonne  hic  est  fiiius  Jo- 
seph? IV,  358;  VIII,  494. 
42,43  Et  \eneruiit  usque  ad  ipsum  :  et  detinebanl  illum  ne 
discedcret.  ab  eis;  qui  bus  ille  ait  :  Quia  et  aliis  ci- 
vilatibus  oportet  me  evangelizare  regoum  Dtri  . 
quia  ideo  ini.s.sus  sum.  —  Exponuntur.  II,  34;  I\, 
285. 

V  8    Quod  cum  \ideret  Simon  Petrus,   procidit  ad  gcnua 

Jcsn,  diccns  :  E\i  a  me,  quia  homo  peccator  sum. 

Domine.  V,  555. 
9    Stupor  eiiira  circumdederal  eum,  et  oranesqui  cum 

itlo  erant,  in  captura  piscium  quam  ceperant.  V, 

555. 
tO    Et  ait  ad  Simoncm  Jésus  :  Noii  timerc^;  ex  hoc  jan: 

homines  cris  capiens.  —  Exponitur.  V,  554. 
41     Et  subductis  ad  terram   navibus,   relictis  omnibus. 

seculi  sunt  eum.  V.  555. 

VI  49    Et  omnis  turba  quœrebal  eum  tangere;  quia  virtus  de 

illo  exibat,  et  sanabit  omnes.  III,  389. 
24    Verumtamen  vae  vobis  divitibus^  quia  habetis  conso- 
lalionem  veslram.  I,  427. 

37  Nolilo  jud;caro  et    non   judicabimini  ;    nolite   con- 

de:iimiie,     t   non  condemnabimini  ;   dimitlite,  et 
dmiittCMiitii.  IV,  387. 

38  Ddte,  et  dabitur  vobis;    mensuram    bonam,  et  con- 

fertam,  et  coagitalam,  et  supereflluenlem  dabuDl  in 
sinum  vestrum.  IV,  387. 

44  Unaquaique  cnim  arbor  de  fructu  suo  cognoscitur: 

neque  enim  de  spinis  colligunt  fiou.s  neque  de  ruix' 
\iniiemiant  uvam.  111,  475. 

45  Bonus  homo  do  bono  thesauro  cordis  sui  proferl  b*»- 

num.  VI,  009. 

VII  4,  5    At  liii  cuu)  venisseiit  ad  Jesum,  rogabant  eum  solli- 

cite, dicentes  ei  :  Quia  dignus  est  ut  hoc  ilii 
prœstes  ;diligit  enim  genlem  nostram;  et  synagy- 
gam  ipso  aedificavit  nobis.  IV,  292. 
22  Et  respondens  oixit  nllis  :  Euntes  ronuntiate  Juanm 
quaî  audistis  et  vidistis  :  Quia  caeci  vident,  surdi 
audiunt,  pauperos  evangclizanlur.  -  Exponitur.  VI, 
234  et  seqq. 


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SANCTIS   LUCAS.  (.XUI 

GAP.  \tUiS» 

S4-26  Et  corn  ducessiMent  nunlii  Joannis,  cœpit  de  Joanne 
dicere  ad  turbas  :  Quid  existis  in  desertum  videre? 
arundiaem  vento  agitatam?  md  quid  exislis  vi- 
dore?  hominem  moliibus  vestiinentis  indutum... 
sed  quid  existis  videre?  prophelain?  utiqoe  dico 
vobis,  et  plus  quam  propheiam.  ~  Exponunlur. 
1, 4S8  etseqq. 

VIII  S,  3    Ri  mu  lierez  aliqune,  qus  franl  curats  a  spiritibu.4 

malignis  et  infirrritatibus...  et  alise  mullae  quae 
tninislrabant  ei  de  fcicultalibus  suis.  Y,  5t9. 
36    Nuntiaveruot  autetn  iilis,  et  qui  vidèrent,  quomodo 
sanus  facrus  esset  a  iegione.  IV,  67. 

IX  4,2    Gonvocatis  aulem  duodeciin  apostolis,  dédit  iilis  vir- 

tutem^  et  potestalem  super  omnia  daemonia,  et  ut 
languor^scurarent.  Et  inisit  illos  praedicare  regnum 
Dei,  et  sanare  infirmes.  —  Exi.onutitur.  H,  306  et 
seqq.;  III,  409. 

6  Egressi  autCin  circuibant  per  caslella  ovangelizantes, 

et  curantes  ubique.  III,  409. 
23    Dicebat  autem  ad  omnes  :  Si  quis  vult  post  me  m  nire, 

abneget  ^emetipsuiu.el  tollal  crucero  suam  quotidie, 

et  sequalur  lue.  I,  o9î. 
26    Qui   nie  erubuerit  oL   m(  os   sermones,  hune   Fiiius 

.  honiiais  erube^cet.  VIII,  90. 
39-43    Et  ecce  spirituj  appreheiidit  eum,  et  subito  clamai,  et 

eiidit...   Adduc  hue  filium   luum...  et  increpa\it 

Joius  spiritum  immundum,  et  sanavit  puerum.— 

Exponuntur.  VIII,  18  et  seqq. 
50    Et  ait  ad  illum  Jésus  :  Noliie  pruliibere;  qui  enim  non 

est  adveiSum  vos,  pro  \obis  est.  II,  33. 
60    Dixitque  ei  Jésus  :  Sine  ut   morlui  sepeliant  morlucs 

suos;  tu   autem  \ade,  et  annuntia  regnum  Dei. 

VII,  575. 
62    Ait  ad  illum  Jésus  :  Nemo  mittens  manum  suam  ad 

aratrum,  et  respiciens  rétro,  aptus  est  regno  Dei. 

ï,  109. 
X  4    Post  liaiC  autem  Dominus  designavit  et.alioa  septua- 

giuta  duos;  et  misit  lilos  binos  ante  faciem  suam 

in  omneui  civitateui.  Ht  locuin,  quo  erat  ipse  ven- 

turus.  III,  400. 

7  lu  eadem  autem  domo  manete,  edentes  et  bibentes 

quffi  apud  lilos  suut;  dignus  est  enim  operarius 
mercede  sua.—  Expunitur.  V,  530,  531. 
*    8    Et  in  quamcuuique  civitatem  intraveri^is,  et  susce- 

T.   VIII.  8* 


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GXnr  SANCTU8    LUCAS. 

GÀP.       VUS. 

perini  vos,  manducate  qu»  apponaotur  vMs,  m, 
409. 
9    Et  carate  infirmes,  qui  in  illa  sunt ,  el  dîcile  ilfis  : 
Appropinquavit  îd  vos  regDum  Dei.  III,  409,  421. 

46  Qui  vos  audit,  me  audit;  et  qui  vos  spernit,  me 

spernittr  111,  434. 

47  Reversi  sunt  autem  septuaginta  duo  cum  gaudio, 

jiicenies  :   Domine,  etiam  deemonia  sobjiciuntor 
nobis  in  nomine  luo.  lU,  420. 

48  Etaitiiiis  :  Videbam  Satanam  sicut  fulgur  de  ooelo 

cadentem.  111,  420. 
20    Verumtamen  in  hoc  nolile  gaudere,  quia  spiritus  vobb 

subjiciuntur;  gaudete  autem  quod  nominavestra 

scripta  sunt  in  cœlis.  111, 420. 
22    Omnia  mihi  tradila  sunt  a  Pâtre  meo.  III,  543. 
28    Dixitque  illi  :  Recte  respondisti  :  hoc  fac  et  vives.  Ill, 

282. 

37  At  iile  diiit  :  Qui   fecit  misericordiam  in  illum.  Et 

ait  illi  Jésus  :  Yade,  et  tu  fac  similiter.  —  Expo- 
nitur.  1,  522  et  seqq. 

38  Factum  est  autem,  dum  irent,  et  ipse   intravit  in 

quoddam  castellum  ;  et  mulier  quaedam    nomioe 

Marlha,  excepit  illum  in  domum  suam.  V,  529. 
40    Domine,  non  est  tibi  curae  quod  soror  mea  rcliquit 

me  solam  ministrare?  die  ergo  illi,  ut  me  adju^ei. 

—  Exponilur.  Y,  h  et  seqq. 
44    Et  respondens  dixit  illi  Dominus  :  Martha,  Martha, 

sollicita  es,  et  turbaris  ergo  plurima.  Vl,  36. 
42    Porro  unum  est  necessarium.  —  Exponitur.  III,  632  ; 

Yl,  36,  392. 

XI  23    Qui  non  est  mecum,  contra  me  est  :  et  qui  noo  col- 

ligit  mecum,  dispergit.  1,  397;  III,  219,  255. 
24,  26  Cum  immundus  spiritus  exierit  de  homine,  ambulat 
per  loca  inaquosa...  Tum  vadit^  et  assumit  septem 
alios  spiritus  secum,  nequiores  se,  et  ingressi  habi- 
tant ibi.  Et  fiunt  novissima  hominis  illius  pqon 
prioribus.--  Exponuntur.  Y,  413  et  seqq. 

44    Yerumtamen  quod  superest,  date  eleemosynam  ;  et 
ecce  omnia  munda  sunt  vobis.  Il,  646. 

42    HaBC  autem  oportuit  facere,  et  illa  non  omiltere.V, 
457. 

XII  4    Dico  autem  vobis  amicis  meis  :  Ne  terreamini  ab  fais 

qui  occidunt  corpus,  et  post  haec  non  habeot  am- 
plius  quid  faciant.  YI,  247.  , 

8    Dico  autem  vobis  :  Omnis  quicumque  confessos  fuerit 


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SANGTUS  LUCAS.  GXV 


VERS. 


me  coram  hominibiis,  et  Filius  hominis  conBlebitur 
illum  coram  Angelis  Dei.  II,  S59;  UL  147,  S43; 
Vin,  77. 
9    Qui  autem  negaverit  me  coram  bominibus,  negabitur 
coram  Angelis  Dei.  III,  447,  213. 

44  Cura  autem  inducent  vos  in  synagogaSj  et  ad  magia- 

tratus,  et  potestates,  noiile  solliciti  esse  quaiiter 
aut  quid  dicatis.  Y,  394. 

4 5  Spiritus  enim  sanctus  docebit  vos  in  ipsa  hora  quid 

oporteat  vos  dicere.  V,  394. 
34    Sic  est  qui  sibi  thesaurizat,  et  noa  est  in  Deum 

dives...  Y,  64J. 
34    Yerumtamen  quserite  primum  regnum  Dei,  et  justi- 

tiam  ejus,  et  hœc  omnia  adjicientur  vobis.  1, 330  ; 

m,  675. 

37  Beati  servi  illi,  quos  cum  venerit  dominas,  inveneril 

vigilantes.— Exponitur.  Y,  490;  YI,  393. 

38  Et  si  venerit  in  secunda  vigilia,  et  si  in  tertia  vigilia 

venerit,  et  ita  invenerit,  beati  sunt  servi  ilii.  — 
Exponitur.  H,  474. 

40  Et  vos  estote  parati  :  quia  qua  bora  non  putatis, 
Filius  bominis  veniet.—  Exponitur.  lY,  403. 

43  Beatus  ilie  servus,  quem  cum  venerit  dominas,  inve- 
nerit ila  facientem.  Y,  500. 

47  Ille  autem  servus  qui  cognovit  voluntatem  domini 

sui,  et  non  praBparavit,  et  non  fecit  secundum 
voluntatem  ejus,  vapulabit  multis.  --  Exponitur. 
III,  472;  Y,  458. 

48  Omni  autem  cui  muUum  datum  est,  mnltum  quse- 

retur  ab  eo;  et  cui  commendaverunt  multum, 
plus  pètent  ab  eo.—  Exponilar.  I,  277. 

49  Ignem  veni   miltere  in  terram,  et  quid  volo  nisi  ut 

accendatur  ?  III,  428. 
XIII        3-5    Non  ,  dico  vobis  :  sed  nisi  pœnitentiam  babueritis, 
omnes  similiter  peribitis.  Yl,  33,  43. 
44-43    Et  ecce  mulier,  quae  habebat  spiritum  infirmitatis 
annis  decem   et  octo;  et  orat  inclinata...  Quam 
cum  videret  Jésus,  vocavit  eam  ad  se,  et  ait  iili  : 
Mulier,  dimissa  es  ab  inûrmitate  tua  ;  et  imposuit 
illi  ma  nus,  et  confestim  erecta  est,  et  glorificabat 
Deum. —  Exponitur.  VI,  438  et  seqq. 
45    Respondens  aulem  ad  illum  Dominus,  dixit  :  Hypo- 
crila3,  unusquisque  vestrum  sabbato  non  solvit  bo- 
vem  suum  aut  asinum  a  praesepio,  et  ducit  ada- 
quareTI,  240. 


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CXVI  SANCTIJS  LUCAS. 

CAP.        VERS. 

46  Hanc  autem  ûliam  AbrahflB  quam  alligavit  saiaoar, 

ecce  decem  et  octo  annis,  non  oportait  aoivi  a 
vinculo  isto  die  sabbati  ?  III,  504. 

47  Et  cum   haec  diceret,  erubescebant  omnos  ad\ersar:i 

ejus;  et  umnis  populus  gaudebat  in  universîs,  qus 
gloriose  fiebant  ab  eo.  VI,  442. 
26-27  Tune  incipietis  dicere  :  Manducavimus  coram  le,  et 
bibinrius,  et  in  plateis  nostris  docuisti  ;  et  dicet 
vobis  :  Nescio  vos  unde  sitis  :  discedite  a  me 
omnes  operarii  iniquitatis.  —  Exponuotur.  lif, 
243;  V.  477,493. 

32  Et  ait  illis  :  Ile,  el  dirite  vulpi  illi.  IV,  257. 

33  Verumtamen  oportet  me  hodie,  et  cras,  et  sequenti 

die  ambulare;  quia  non  capit  prophetam  perire 
extra  Jerusaknn.  iV,  320. 

XIV  5    Et  respondens  ai  illos  dtxit  :  Cujus  vestrum  asinusaut 

^    bos  in  puteuu)  cadet,  et  non  continuo  e&trahel  illuni 
die  sabbati  ?  —  Exponitur.  III,  504. 
40    Ut  cum  venerit  qui  te  invita\.l,  dicat  tibi  :  Àmice, 
ascende  supcrius.  ï,  357. 

27  Et  qui  non   bajulat  crur.em  suam  et  venit  posi  me, 

non  poleât  meus  e^sedi^cipulus.  I,  592. 

28  Quis  enim  ex   vobis  volens  (urrim  asdifictire,   non 

prias  sedens  computat  siimptiis,  qui  necessarii  sunt, 
si  habeat  ad  pprficienduni?  VU,  20. 

29,  30  Ne  posteaquam  posuerit  fundamenium,etnonpotucrit 
perQcere,  omnes  qui  vident,  inc'piant  iiludere  ei, 
dicentes  :  Quia  hic  homo  cœpit  aediGcare,  ei  non 
potuit  consummare.  VU,  20. 

34^  32  Aut  quis  rex  iturus  committere  beilum  ad\ersus 
alium  regem,  non  sedens  prius  cogitât,  si  pcts^^it 
cum  decem  millibus  occurrere  ei  qui  cum  \iginli 
miilibus  venit  ad  se  ?  Alioquin,  adhuc  illo  longe 
agente,  legationem  mittens,  rogat  ea  qu»  pacis 
sunt. —  Exponuntur.  VU,  48  et  seqq 

XV  4    Quis  est  vobis  homo,  qui  habet  centum  oves  ;  et  si 

perdidcrit  unam  ex  iliis  ;  nonne  dimilMi  nonaginta 
novem  in  deserto,  et  vadit  ad  iilam  quas  parierai, 
donec  inveniat  eam  ?  —  Exponuntur.  I,  387, 
8  Aut  qu»  muiier  habens  drachmas  decem,  si  perdi- 
dent  dracbmam  unam,  nobne  accendit  lùcernain,et 
everrit  domum,  et  quuprit  dihgenler,  donec  inve- 
niat ?  I,  387. 
40  Ita  dico  vobis,  gaudium  erit  coram  Angelis  Dei  super 
uno  peccatore  pœnitentiam  agente.  I,  388. 


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SANGTUS   LU  AS.  CXVII 

CAP.        VBB8. 

32  Epulari  autem  et  gaudere  oportebat,  quia  frater  tuus 
mortuus  erat,  et  revixit;  perierat,  et  invenlus  est. 
I,  450. 

XVI  46    Et  ait  illis  :  Vos  estis,  qui  juslifîcatls  vos  coram  homi- 

nibu-^  ;  Deus  autem  novit  corda  vestra  :  quia  quod 
hominibus  altum  est,  abominatio  est  ante  Deum. 
l  56. 
ti  Factum  est  autem  ut  moreretur  mendicus,  et  porta- 
retur  ab  Angelis  in  sinum  Abrab'B.  Mortuus  est 
antem  et  dives,  et  sepultus  est  in  inferno.  lY* 
274. 

XVII  4,  2    Et  ait  ad  discipulof  suos  :  Impossibile  est  ut  non  ve- 

niant  scandala  ;  vas  aurein  iiii  per  quera  veniunt. 
Uiiliusest  illi,  si  lapi:«  moiaris  imponaturcirca  col- 
lum  ejus,  et  projxiatur  in  mare.  Y,  36. 

4  Et  si  septies  in  die  peccaverit  in  te.  et  septies  in  die 

con versus  fuerit  ad  te,  dicens  :  Pœnitet  me  :  di- 
mitta  illi.  T,  499. 

5  Et  dixerunt  Apostoli  Domino  :  Adauge  nobis  Gdem. 

YIII,  30. 
40    Sic  et  vos  cum  feceritis  omnia  quœ  praecepta  sunt 
vobis,  dicite  :  Servi  inutiles  sumus  ;  quod  debuimus 
facere,  fecimus.  —  Exponitur.  I,  446,  464  ;  il,  430; 
Vï,  497. 

26  Et  sicut  factum  est  in  diebus  Noë,  ita  erit  et  in  diebus 

Filii  hominis.  I,  645. 

27  Edebant,  et  bibebant...  et  venit  diluvium,  et  perdidit 

omnes.  I,  645. 
28,  29    Similiter  sicut  factum  est  in  diebus  Lot  :  edebant,  ot 
bibebant;  emebant,  et  vendebant...  pluit  ignem  et 
sulpbur  de  cœio,  et  omnes  perdidit.  I,  645. 
xviii      4-5    Dicebat  autem  et  parabolam  ad  iilos,  quoniam  oportet 
semper  orare  et  non  deScere,  dicens  :  Judex  quir 
dam    erat    in    quadam    civilate...    Yidua    autem 
quaedam  erat  in  civitate  illa,  et  \enivbat  ad  eum, 
dicens  :  Yindica  me  do  adversario  n  eo.  Et  nulebat 
per  multum    tempus...   tamen   quia    moli'sta    est 
inihi  hsc  vidua,  \indicabo  eam...  —  Exponuntur. 
VI,  604,  606,  607. 
8    Verumtanun  Filius  hominis  veniens,  putas,  in\eniel 

(idem  in  terra?  III,  527. 
43    Et  Publicanus  a  longe  stans,  nolebat  nec  ocuios  ad 
cœluro  levare  :  sed  percotiebat  pectus  suum,  di- 
cens :  Deus^  prupitius  estu  mihi  peccatori.  I,  500. 


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ClVlll  SANCTUS  LUCAS. 

CAP.      vers. 

49    Diiit  autem  ei  Jésus  :  Qaid  me  dicis  bommi  T  nemo 

bonus  nisi  solus  Deus.  V,  76. 
27    Ait  iliis  ;  Que  impossibilia  sunt  apud  homines,  podsi- 
bilia  sunt  apud  Deum.  YI,  378. 
XIX  5    Et  cum   venisset  ad  locum,  suspiciens  Jésus  vidit 

illum,  et  dixit  ad  eum :  Zacbœe,  festinans  descende; 
quia  hodie  in  domo  tua  oportet  me  manere.  V,  329. 

8  Stans  autem  Zachaeuâ,  dixit  ad  Dominum  :  Ecoe  dimi- 

dium'bonorum  meorum.  Domine,  do  pauperibos;  et 
si  quid  aliquem  defraudavi,  reddo  quadruplum.  <— 
Exponilur.  II,  647. 

9  Ait  Jésus  ad  eum  :  Quia  hodie  salus  domui  huic  &cta 

est  ;  eo  quod  et  ipse  filius  sit  Abrabœ.  H,  647. 
40    Yenit  enim  Filius  hominis  quœrere,  et  salvum  facere 

quod  perierat.  lY,  284. 
44    Cives  autem  ejusoderant  eum;  et  mîsenint  Içgatio- 
nem  post  illum,  dicentes  :  Noiumus  hune  regnare 
super  DOS.  III,  548. 
46, 47    Yenit  autem  primus,  dicens  :  Domine,  mna  ina  decem 
mnas  acquisivit.  El  ait  illi  :  Euge,  bone  serve,  quia 
in  pauca  fuisti  fidelis,  eris  potestatem  habena  super 
decem  civitates.  I,  284. 
20-23    Et  aller  venit,  dicens  :  Domine,  ecce  mna  tua...  iimui 
enim  te,  quia  homo  austerus  e<.«.,  dicit  ei  :  De  ore 
tuo  te  judico,  serve  nequam...  et  quare  non  dedisti 
pecuniam  ad  mensam ,  ut  ego  venions  cum  asuris 
ulique  exegissem  illam?  I,  284. 
26    Dico  autem   vobis,  quia  omni  habenti  dabitur,  et 

abundabit.  I,  426. 
40    Quibus  ipse  ait  :  Dico  vobis,  quia  hi  si  tacoerint, 
lapides  clamabunl.  I,  437;  YII,  549. 
44 ,  42    Et  ut  appropinquavit,  vidons  civitatem,  flevit  super 
illam,  dicens  :  Quia  si  cognovissos  et  tu,  ei  quidem 
in  bac  die  tua,  quœ  ad  pacem  tibil  Nunc  aulrm 
abscondita  sunt  ab  ocuiis  tuis.  —  Exponunlur.  111, 
465;  V,  327;  VI,  8. 
44    Et  non  relinquent  in  te  lapidem  super  lapidem,  eo 
quod  non  cognoveris  lempus  visitationis  tus.  I, 
204,276,483. 
\x  48    Omnis  qui  ceciderit  super  illum  lapidem,  conquassa- 

bitur  :  super  quem  autem  -ceciderit,  commiauel 
illum.  ^  Exponilur.  YI.  584. 
49    Et  quaerebant  princi  pes  sacerdotum  et  Scribe,  mittere 
in  illum  manus  illa  bora»  et  timuerunt  populum... 
lY,  393. 


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8ANGTUS  LUCAS.  GMl 

CAP.   VSR8. 

20    Et  obeervantos  miseront  insidiatores,  qui  jastos  se 

simularent,  ut  caperent  eum  in  sermone.  lY,  393. 
Si    Ostendite  mihi  denarium  :  cujus  habet  imaginem  et 

inseriptionem  ?  respondentes  dixerunt  ei  :  Gœsaris. 

•^  Exponitur.  III,  530,  537. 
XXI  5    Et  quibusdam  dicentibus  de  templo  quod  bonis  lapi* 

dibus,  et  donis  ornatum  esset.  IV,  74. 
42    Sed  an(e  hœc  omnia  injicient  vobis  manud  suas,  et 

persequentur,  tradentes  in  synagogas  et  custodias. 

IV,  393. 
48    Et  capillus  de  capite  vestro  non  peribit.  III,  75. 

26  Arescentibus  hominibus  prae  timoré,  et  expectatione, . 

qua  sapervenient  universo  orbi  ;  nam  virtutes  cœ- 
lorummovebuntur.  I,  464. 
'  35    Àttendite  aulem  vobis,  ne  forte  graventur  corda 
vestra  in  erapula,  et  ebrietate.  III,  206. 
XXII  47, 49    Et  accepte  calice,  gratias  egit,  et  dixit  :  Accipite,  et 
dividite  inter  vos.  Et  accepto  pane,  gratias  egit,  et 
fregit,  et  dédit  eis.  —  Exponuntur.  VI,  167. 
25,26    Beges  genlium  dominantur  eorum;  et  qui  potestatem 
habent  super  eos,  benefici  vocantur.  Vos  aulem  non 
sic.  —  Exponuntur.  VIII,  44. 

27  Nam  quis  major  est,  qVi  recumbit,  an  qui  ministratî 

nonne  qui  recumbit  ?  Ego  autem  in  medio  vestrum 
sum,  sicut  qui  ministratî  I,  295. 

28  Vos  autem  estis,  qui  permansistis  mecum  in  tenta- 

tionibus  meis.  IV,  68. 

29  Et  ego  dispono  vobis,  sicut  disposuit  mibi  Pater  meus 

regnum.  IV,  69. 
34,  32    Ait  autem  Dominus  :  Simon,  Simon,  ecce  satanas 
expetivit   vos  ut  cribraret  sicut  triticum   :   ego 
autem  rogavi  pro  te,  ut  non deficiat  fides  tua;  et  tu 
aliquando  conversus,  confirma  fratres  tuos.  --  Ex- 
ponuntur. IV,  586;  V,  397;  VI,  87. 
53    Cum   quotidie   vobiscum    fuerim    in   templo ,   non 
extendistis  manus  in  me  :  sed  bsec  est  hora  vestra, 
et  potestas  tenebrarum.  —  Exponitur.  I,  24;  IV, 
493  ;  VII,  205,  597. 
64-62    Et  conversus  Dominus  respexit  Petrum...  Et  egressus 
Petrus  foras  fkevit  amare.  III,  265. 
xxiii        28    Conversus  autem  ad  illas  Jésus,  dixit  :  Fili»  Jérusa- 
lem, nolite  flere  super  me,  sed  super  vos  ipsas  flete, 
et  super  filios  vestros.  II,  534  ;  VI,  8. 

30  Tune  incipient  dicere  montibus  :  Gadite  super  nos  ; 

et  coliibus  :  Operite  nos.  VII,  450. 


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Gll  SANGIXS  J0ANNK8. 

CAP.        VERS. 

34    Jésus  aulem  diccbat  :  Pater.  diuiiUe  illis  :  non  eniœ 
sciuiit  quid  faciunt.  V,  S56. 

43  Et  di\it  ilii  Jesas  :  Amen  dico  tibi,  hodie  mecom  eris 

in  paradiso.  1,  150,  634. 
XXIV         5    Gum  timerent  autein,  et  declinarent  vultom  in  terrain, 
diierunt  ad   illa»  :  Quid  quamitis  vivenleni    cum 
mortuis  ?  --  Ëxponitur.  VU,  363. 

44  Et  ipsi  loquebantur  ad  inviceni  de  bis  omnibus,  qoa 

acciderant.  VI,  84. 

48  Et  respoodens  unus,  cui  nomen  Cleophas,  dixit  ei  :  Tu 

solus  peregrious  eA  in  Jérusalem,  et  non  cugnu\  isti 

quae  facla  sunt  iniiia  his  diebusY  YI,  84. 
S4     Nos  autem  sperabamus,  quia  ipse  esset  redeoiplurus 

Israël.  I,  n. 
84    Dicentes  :  Quod  surrexit  Donnons  vere,  et  apparuit 

Simoni.  lil,  563. 
36    Dum  hœc  loquuntur,  sletit  Jésus  in  medio  eurum.  et 

dicit  eis  :  Pax  \c.bis;  ego  sum,  ooiite  timere.  V, 

349. 

45  Tune  aperuit  iiiis  sensum  ut  iutelligereni  Scripturas. 

VII,  474. 

49  Et  ego  milto  proiuissum  Patris  mei  in  vos;  vos  autem 

sedele  in  civitale,  quoadusque  induamini  virtute 
ex  alto.  V,  489. 


SÂNGTUS  JOâNNES. 

4     In    principio  erat   Yerbutn,   et  Verbum    erat  apud 
Deum,  et  Deus  erat  Voibum.  —  Ëxponitur.  V,  72  ; 
M,  554. 
9    Erat  lux  \era,  qucC  illuminât  ooinem  horuinem  \r- 
nieutem  in  hune  muudum.  111,  485;  VIJI,  426. 
40-43    In   niuudu  erat,  et  uiuudus  per  ipsutii  factus  esU.. 
Quotquol  autem  receperunt  eum,  dédit  eis  potesta- 
tom  filios  Dei   Beri,  liis  qui  credunt  in    oonnno 
ejuA...—  Expununtur.  III,  78  ,  V,  99,  438. 
4  4    Et  Verbura  caro  fartum  est,  et  habitavit  in    nobis. 
Et  vidimus  gloriam  ejus,  giuriam  quasi  nnit*eniti  a 
Pâtre,  plénum  gr-aiia  et  veritatis.  —  fixpomtur.  V, 
435;  VI,  383,  4o5. 
46    Et  de  pienitudine>ejus  nos  omnes  accopimus,  et  gra- 
tiam  pro  gratia.  VI,  385. 


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SANtiTCJS  JOANNEft.  CXXI 

GAP.        VBBS. 

48  Deam  nemo  vidit  uaquam;  Uaigenitus  61ius  qui  est 
'  in  sinu  Patris,  ipse  enarravit.  II,  364. 

19  Et  hoc  est  testitnonium   Joannis,  quando  misenint 

Judsei  ab  Jerosolymis  sacerdotes  et  levitas  ad  eum, 

ut  ioterrogareDl  eum  :  Tu  quis  es?  —  Exponitur. 

I,  428  et  seqq. 
22    Dixerunt  ergo  el  :  Quis  es,  ut  responsum  demus  his 

qui  tnisorunt  nos?  quid  dicis  de  te  ipso?  I,  434. 
42    Et  adduxil  eum  ad  Jesum.  Intuilus  eum  Jésus,  dixit  : 

Tu  es  Simon  fîlius  Jona  :   tu  vocaberis  Cepbas, 

quod  interpretalur  Petru^i.  II.  474  ;  IV,  586. 
II  4     Et  die  tertia  nupliœ  facta^  sunt  in  Cana  Gaiilsps  ;  et 

erat  mater  Je^u  ibi.—  Exponilûr.  VI,  467. 
2    Vocatus  est   autem  et  Jésus,  et  di<cipuli  eju)   ad 

niiptias.  V,  529. 
10    Tu  autem  servasti  bonum  vinura  usque  adhuc.  VII, 

417. 
49,  24     ResponditJcsus,  ot  dixit  eis  :  Solvite  templum  hoc, 

et  in   tribus  diobus  exritabo  iliud.  Ille  autom  di- 

cebat  de  templo  corporis  sui.  —  Exponuntur.  IV, 

493. 

20  Dixerunt  ergo  Jiidaei  :  Quadraginta  et  sex  annis  SBdi- 

Rcatum  est   templum  hoc,  et  tu  in  tribus  diebus 
excitabisiKud?  IV,  75. 

24  Ipse  autem  Jésus  non  credebat  semetipsum  eis,  eo 

quod  ipse  nosset  omnes.  IV,  267. 

25  Et  quia  opus  ci  non  erat,  ut  quis  testimonium  per- 

hi béret  de  homine;  ipse  enim  sciebat  quid  essetin 

homine.  II,  505. 
m  3    Rospondit  Jésus,  et  dixit  ei  :   Amen,  amen  dico  tibi, 

nisi  quis  renatns  fueril  denuo,  non   p')tcst  videre 

regnum  Dei.  III,  63Î. 
4    Dicit  ad   eum  Nicod(^mn<   :  Quom*  do  polest  homo 

nasci,  eum  sit  senex?  numquid  potest  in  ventrem 

matris  suae  iterato  introire,  et  renasci?  —  Expo- 
nitur. in,  633. 
8    Spiritu<t  ubi  vult,  spirat;  et  vocem  ejus  audis,  sed 

ne<cis  unde  veniat.  aut  quo  vadat  :  sic  est  omnis 

qui  natus  est  ex  Spiritu.  II,  478. 
46    Sic  enim  Deus  dilexit  mundum.  ut  Filium  suum  uni- 

genitum  daret.  III,  48. 

49  Hoc  est  a'item  judicium  :  quia  lux  venit  in  mundum, 

et  dilexerunt  homines  magis  tenebrasquam  lucem  ; 
erant  enim  ponim  mal»  opéra.  V,  444. 
36    Qui  crédit  in  Filium,  habet  vitam  aeternam  ;  qui  autem 


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GUII  SANGTUS  J0ANNE8. 

CAP.   VBRS. 

ÎQcredulus  est  Filio  non  videbil  vitam  ;  8dd  ira  Dei 
manet  super  eum.  II,  364  ;  UI,  219. 

IV  6    Erat  autem  ibi  fons  Jacob.  Jésus  ergo  &tigalus  ex 

itinere,  sedebai  sic  supra  fontem.  Hora  erat  quasi 
sexU.  1,443. 
4  4    Sed  aqua,  quam  ego  dabo  ei,  fiet  in  eo  fons  aqus 
salientis  in  vitam  œternam.  I,  308. 

35  Nonne  vos  dicitis  quod  adbuc  quatuor  menses  sunl, 

et  messis  venit  ?  Ecce  dico  vobis  :  Levate  oculos 
vestros,  et  videte  regiones,  quia  aibs  sunt  jam  ad 
messem.  I,  4 17  ;  IV,  97. 

36  Et  qui  metit,  mercedem  accipit,  et  congregat  fructum 

in  vitam  aeternam  ;  ut  et  qui  seminat,  simul  gau- 
deat,  et  qui  roetit.  —  Exponitur.  III,  440;  IV, 
96,  97, 

37  In  hoc  enim  est  verbum  verum,  quia  alius  est  qui 

seminat,  et  alius  est  qui  metit.  —  Exponitur.  IV, 
89,  96. 

38  Ego  misi  vos  metere,  quod  vos  non  laborastis  ;  alii 

laboraverunt,  et  vos  in  laboreseorum  introistis.  — 
Exponitur.  II,  297,  542  ;  IV,  96,  97. 
42    Et  mulieri  dicebant  :  Quia  jam  non  propter  tuam  lo- 
quelam  credimus  ;  ipsi  enim  audivimus,  et  8Cimus> 
quia  hic  est  vere  Salvalor  mundi.  VII,  73,  78. 

V  47    Jésus  autem  respondit  eis  :  Pater  meus  usque  modo 

operatur,  et  ego  operor.—  Exponitur.  II»  SX,  429; 

VI,  390. 
49    QucBCumque  enim  ille  fecerit,  haec  et  Filiua  similiter 

facit.  V,  246. 
24    Sicut  enim  Pater  suscitât  mortuos,  et  vivificat  ;  sic  et 

Filius,  quos  vuit,  vivificat.  V,  246. 

22  Neque  enim  Pater  judicat  quemquam,  sed  omne  judi- 

cium  dédit  Filio.  II,  386. 

23  Ut  omnes  honorificent  Filium,  sicut  honorificant  Pa- 

trem.  II,  386. 
26    Sicut  enim  Pater  habet  vitam  in  semetipso  ;  sic  dédit 
et  Filio  habere  vitam  in  semetipso.  II,  201. 

VI  42    Ut  autem  impleti  sunt,  dixit  discipulis  sui»  :  Coiligite 

quaB  superaverunt  fragmenta,  ne  pereant.   I,  29S, 

649. 
35    Dixit  autem  eis  Jésus  :  Ego  sum  panis  vit».  I,  648. 
42    Et  dicebant  :  Nonne  hic  est  Jésus  iiiius  Joseph»  cu]us 

nos  novimus  patrem  et  matrem  ?  IV,  358. 
45    Est  scriptum  in  Prophetis  :  Et  erunt  omnes  docîbiles 

Dei«—  Exponitur.  VI,  474. 


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SANCTUS  J0ANNE8.  GXXllI 

CAP.        TKBS. 

59    Qui  mandacat  hune  panem  vivet  in  œternum.  I,  S7. 
69    Respondit  ergo  ei  Simon  Pelrus  :  Domine,  ad  quem 

ibimus?  Yerba  ^ifôe  seternse  habes/VII,  550. 
vu  42    Et  murmur  multum  erat  in  turba  de  eo.  Quidam 

enim  dicebant  :  Quia  bonus  est.  Alii  autem  dice* 

bant  :  Non,  sed  seducit  turbas.—  Exponitur.11,29. 
46    Responderunt  ministri  :  Numquam  sic   locutus  est 

homo,  sicut  hic  homo.  II,  466. 
VIII  7    Et  dixit  eis  :  Qui  sine  peccato  est  vestrum,  primus  in 

iilam  lapidem  mittat.  YII,  543. 
42    Iterum  ergo  locutus  est  Jésus,  dicens  :  Ego  sum  lux 

mundi.  III,  462;  VU,  542. 
46    Et  si  judico  ego, judicium  meum  verum  est,  quia  solus 

non  sum  ;  sed  ego,  et  qui  misit  me,  Pater.  YI,  409. 
23    Et  dicebat  eis  :  Yos  de  deorsumestis,  ego  de  supernis 

sum.  Yos  de  mundo  hoc  estis^  ego  non  sum  de  hoc 

mundo.  III,  602;  Y,  453. 
32    Et   cognoscetis  veritatem,  et  veritas  liberabit  vos. 

I,  59  ;  YI,  352  ;  YIII,  54. 
36    Si  ergo  vos  Pi  Mus  liberaverit,  vere  liberi  eritis.  I,  59  ; 

YI,  352;  YIII,  54. 
39    Responderunt,  et  dixerunt  ei  :  Pater  noster  Abraham 

est.  Dicil  eis  Jésus  :  Si  filii  Abrahae  estis,  opéra 

Abrahae  facite.  I,  80. 
44    Yos  ex  pâtre  diabolo  estis  ;  et  desideria  patris  vestri 

vultis  facere.  Ille  homicida  erat   ab  initio,et  in 

veritate  non  stetit.  —  Exponitur.  III,  579;  Y,  43, 

44,  46;  YII,  219. 
46    Quis  ex  vobis  arguet  me  de  peccato?  Si  veritatem 

dico  vobis,  quare  non  credîtis  mihit  Y,  248. 
56    Abraham    pater    vester    exultavit  ut  videret  diem 

meum  ;  vidit,  et  gavisus  est.  Y,  497. 
IX  i,  3    Et  interrogaverunt  eum  discipuli  ejus  :  Rabbi,  quis 

peccavit,  hic,  aut  parentes  ejus,  ut  cascus  nasce- 

retur  ?  respondit  Jésus  :  Neque  hic  peccavit,  neque 

parentes  ejus  :  sed  ut  manifestentur  opéra  Dei  in 

illo.—  Exponuntur.  III,  338. 
4    Me  oportet  operari  opéra  ejus  qui  misit  me,  donec 

dies  est  ;  venit  nox,  quando  nemo  potest  operari. 

III,  234  ;  YIII,  126. 
22    HaBC  dixerunt  parentes  ejus,  quoniam  timebant  Ju- 

dsBOs;  jam  enim  conspiraverant  Judaei,  ut  si  quis 

euro  conBteretur  esse  Ghrislum ,  extra  synagogao) 

fieret.  III,  470, 


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CIXIV  SANCTUS  JOANNES. 

CAP.       VBRS. 

X  4     Amen,  amen  dico  vobii  :  Qui  nou  intrat  per  ostium 

in  ovile  ovium,  scd  ascendit  aliunde,  ille  fur  est,  et 
latro.  —  Exponitur.  li.  56,  394  ;  VI,  386. 

S    Qui  aulem  intrat  per  ostium,  pastor  est  ovium.  VI, 
386. 

9    Ego  sum  ostium.  Per  me  si  quis  introierît,salvabitur; 

et  ingredietur,  et  egredietur,  et  pascua  invenîei.— 

Exponitur.  11,391,  443;  V,  99  ;  VI,  386. 

10    Fur  non  venit  nisi  ut  furetur,  et  mactct,  et  perdat. 

Ego  veni  ut  vitam  habeant  et  abundantiu^  habeaot. 

—  Exponilur.    I,   390;  II,    394,  443;  VII,  Î16; 
VIÏI,  36. 

44  Ego  sum  pastor  bonus.  Bv^nus  pastor  animam  suam 
dat  pro  ovibus  S'iis.  —  Exponilur.  VI,  379. 

44  Ego  sum  pastor  bonus;  et  cognosco  meas,  et  co- 

p:n'>srunt  me   meae.  —  Exponitur.  1,   484,  386; 
VI,  395. 

45  Sicut  novit  me  Pater,  et  ego  agnosco  Patrem  ;  et  ani- 

mam mean  pono  pro  o\ibiis  meis, —  Exponilur.  I, 

386  ;  VI,  395 
16    Et  alias  oves  habeo,  quaB  non  sunt  de  hoc  ovili  ;  et 

illas  opDrtet  me  adducere;  el  vocom  fieam  audient, 

et  fiet  unum  ovile,  et  unus  pastor.  ï,  386. 
tt    Fac^a  sunt  autem  Encrenia  in  Jerosolyinis;  et  hiems 

erat.—  Exponitur.  IV,  70,  73,  87. 
23    El  ambuiabat  Jésus  in  templo,  in  pcriicu  Sjiomonii. 

—  Exponitur.  IV,  70,  73. 

S5  Respondit  eis  Jésus  :  Loquo  vobis,  et  non  eredilb». 
0;>era  quSB  ego  facio  in  nomine  Patris  mei,  hïBC 
teslimnniuin  perhibent  de  me.  IV,  584. 

28  Et  e:^o  vitam  aeternam  do  eis,;  el   non  peribuot  in 

;rternum,  et  non  rapieteasquisquam  de  manu  mea- 
I,  390. 

29  Pater  meus  qu^^d  «iedil  mihi,  majus  omnibus  est;  K 

nemo  potesl  rapere  de  manu  Patris  mei.  ÏII,  424. 

30  Ego  el  Pater  iininn  sumus,—  Exp'-nitur.  V,  402. 

33  Responderunt  ei  Judaei  :  D(î  bino  opère  non  lapidamus 

le,  sed  de  bla-ïphemia  ;  et  quia  tu  liomo  cuin  5i>. 
facis  leipsum  Doum. —  Exponilur.  V,  401. 

34  Respondit  eis  Jésus  :   Nonne  scriptum  est  in  \eçf 

veUra  qu'a  :  Ego  dixi,  dii  esti>?  V,  402. 
36,  36    Si  illos  dixit  dec  s,  ad  quos  sermo  Dei  factns  e^t,  eî 
non  potest  soivi  Scriptura  ;  quem  Pater  sanclifica- 
vit,  et  mi^it  in  mundum,  vos  dicitis  :  Quia  blas- 
phémas, quia  dixi,  Filius  Dei  sum?  Y,  402. 


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SàNGTUS  joannes.  gxxv 

CAP.        VBHS. 

37  Si  non  facio  cpera  Patris  mei,  nolile  credere  mihi.— 

Exponilur.  IV,  584;  V,  102,  440. 

38  Si  autem  facio,  et  si  mihi  non  vul lis  credere,  opoi  ibus 

crédite,  ut  cognoscatiâ  et  credalis  quia  Pater  in  me 

est,  et  ego  in  Pâtre.—  Kxponitur.  IV,  584  ;  V,  401, 

440,  248. 
XI  35    Ëgosum  resurrectio  et  >ita;  qui  crédit  in  me,  etiamsi 

mortuuâ  fuerit,  vivet.  Vlll,  414. 
,   35    Et  lacrymatus  est  Jésus.  VI,  8. 
41    Tuieruiit  ergo  lapidem  :  Jésus  autem  elevatis  sursum 

oculis,  dixit  :  Pater,  gratias  ago  tibi  quoniam  au- 

disti  me.  I,  425. 
44    Et  statun  prodiit  qui  fuerat  mortuus,  ligatiis  pedes 

et  manus  institis,  et  faciès  illius  sudario  erat  ligata. 

VI,  8. 

48  Si  dimittimus  eum  sic,  omues  credent  in  euro  ;  et 

venient  Romani,  et  toileiit  nostrum  locum,  et  gen- 
tem.  IL  494. 
tu  6    Dixit  autem  hoc,  non  quia  de  egenis  pertinebat  ad 

eum,  sed  quia  fur  erat,  et  loculos  hdbens,  ea  quae 
miitebanlur,  portabal.  V,  314,  ô29. 

49  Pliarià<ei  ergo  dixerunt  ad  semetipsos  :  Videtis  quia 

nihil  proiicimus?   ecce    muudus  lotus   post  eum 

abiit.  II,  44. 
34     Nunc  judicium  est  mundi  ;  nunc  princeps  hujus  mundi 

ejicietur  foras.  111,  546;  VII,  34. 
III  4    Surgit  a  cœua,  et  ponit  vesumenta  sua,  et  eum  acce- 

pisset  linteuiu,  praecinxit  se.  I,  S95. 
5    Deinde  miltitaquam  m  peivm),  et  cœpit  (avare  pedes 

discipulorum,  et  extergere  iinteo  quo  erat  prse- 

ciiictus.  I,  295. 
^4  3,4  4,47    Posiquam  ergo    lavit    pedes    eorum...    dixit   els    : 

Scitis  quid  fecerim  vobis?  vos  vocalis  me,  Ma- 

gisler  et  Domine;  et  bene  dicitis,  sum  etenim.  Si 

er^o  lavi  pedes  vestros,  Dominus  et  Magister;  et 

vos  debelis  aller   alterius  lavare  pedes.  Si  haec 

scilis,  beali  eritis  si  fecerilis  ea.  —  Ëxponuntur.  I, 

296. 
48    Sed  ut  adimpleatur  Scriplara  :  Qui  manducat  mecum 

panem^  ievabil  contra  me  caicaneum  suum.  V,  224. 
34    lanuit  ergo  huic  Simon  Petru*;,  et  dixit  ei  :  Quis  est, 

de  quo  dicit?  —  Bxponitur.  V,  344,  42 i. 
36    Re-puudit  Jésus  :  Iile  esl  cui  ego  jutmclum  panem 

porrexero.  Et  eum  iiitinxisset  paneui,  dédit  Judae 

Simonis  Iscariot<B.  V,  344,  424. 


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GXXVI  SANGTUS  J0ANNE8. 

CAP.        VBR8. 

27  Et  po8t  buccellam,  introivit  in  eum  satanas.  El  dizît 
ei  Jesns  :  Quod  facis,  fac  citius.  YIl,  441 . 

S9  Quidam  enim  putabant,  quia  loculos  habebal  Judas, 
quod  dixisset  ei  Jésus  :  Eme  ea  qu£  opas  sunl 
nobis  ad  diem  fesluna  ;  aul  egenis  at  aliquid  daret. 
V,  529. 

XIV  2    Iq  domo  Patris  mei  mansiones  mulUe  sunl  ;  si  quo- 

minus  dixissem  vobis.  V,  457. 
6  Dicit  ei  Jésus  :  Ego  sum  via,  et  vo^itas,  et  vita;  nemo 
venit  ad  Patrem,  nisi  per  me.—  Exponitur.  11,  364  ; 
Y,  99;  VI,  386,  455;  VII,  542. 
8-1 4  Dicit  ei  Piiilippus  :  D<Mnîae,  oacende  nobis  Patrem,  et 
suffidi  nobis.  Dicit  ei  Jésus  :  Tanto  tampore  vo- 
biscum  sum,  et  non  cognovistisme?  Philippe,  qui 
videt  me,  videt  et  Palrem...  non  creditia  quia  ego 
in  Pâtre,  et  Pater  in  me  est?  —  ExponiUir.  y,  75. 
104. 

42  Amen,  amen  dico  vobis,  qui  crédit  in  me,  opéra  qus 
ego  facio,  et  ipse  faciet,  et  majora  horom  faciet, 
quia  ego  ad  Patrem  vado.  IV,  584  ;  V,  440. 

27  Pacem  relinquo  vobis,  pacem  meam  do  vobis,  noo 
quomodo  mundus  dat,  ego  do  vobis.  Non  lurbetur 
cor  vestrum,  neque  formidet.—  Exponitur.  V,  319; 
VIII,  79. 

30  Jam  non  multa  loquar  vobiscum.  Venit  enim  princeps 
hujus  mundi,  et  in  me  non  habet  quidquam.  III, 
516. 

XV  i-5    Ego  sum  vitis  vera,  et  Pater  meus  agricola  est;  on»- 

nem  palmitem  in  me  non  ferentera  fructanr,  tollei 
eum...  qui  manel  in  me,  et  ego  in  eo,  bic  fert 
fructum  multum;  quia  sine  me  nihil  poteslis  fa- 
cere.  —  Exponuntur.  II,  255  et  soqq.,  389. 
6  Si  quis  in  me  non  manserit,  mittetur  foras  sicat  fil- 
mes; et  arescet,  et  colligent  euro,  et  in  ignem  mit- 
tent,  et  ardet.  — -  Exponitur.  II,  389. 

13  Majorera  hac  diiectionem  nemo  habet,  ut  animam 

suam  ponat quis  pro  amicis suis?  VI,  532 ;  YU,  31 3. 

14  Vos  amici  mei  estis,  si  feceritis  quœ  ego  pra^pîo 

fObis.  Y,  4 1. 

45  Jam  non  dicam  vos  servos,  quia  servus  nescîi  qtiîd 

faciat  dominus  ejus.  Vos  autem  dixi  amicoa  ;  quiâ 
omnia  qusBcumque  audivi  a  Pâtre  meo,  nota  feci 
vobis.  —  Exponitur.  VI,  72,  73, 

46  Non  vos  me  elegistis  ;  sed  ego  elegi  vos,  et  poaaî  vos 

ut  eatis,  et  fructum  afferatis.  III,  148. 


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8ANGTU8  JOANmS.  CXXVl 

GAP.        VERS. 

48  Si  mundus  vog  odit,  scitote  quia  me  piiorem  vobis  odio 

habuit.  IV,  494. 

49  Si  de  mundo  fuissetis^  mundus  quod  suum  érat  dili- 

geret  :  quia  vero  do  mundo  non  estis,  sed  ego  elegi 
vos  de  mundo,  propterea  odit  vos  mundus.  IV,  494. 

20  Mementole  sermonis  mei,  quem  ego  dixi  vobis  :  Non 
est  servus  major  domino  suo.  Si  me  persecuti  sunt, 
et  vos  persequentur.  II,  129;  VU,  369. 

Ht  Si  non  venissem^  et  locutus  fulssem  eis,  peccatum  non 
haberent;  nunc  auiem  excusationem  non  habent  de 
peccato  suo.  II,  402. 

24  Si  opéra  non  fecissem  In  eis,  quae  nemo  alios  fecit, 
peccatum  non  haberent  ;  nunc  autem  et  viderunl, 
et  oderunt  et  me,  et  Patrem  meum.  II,  402. 

35    Sed  ut  adimpleatur  sermo,  qui  in  lege  eorum  scriplus 
est  :  Quia  odio  habuerunt  me  gratis.  VU,  370. 
Kvi  42    Adhuc  muita  habeo  vobis  dicere,  sed  non  potestis  por* 

tare  modo.  VII,  250. 

43  Gum  autem  venerit  iile  Spiritus  veritatîs,  docebît  vos 
omnem  veritalem.  III,  262  ;  IV,  200;  VI,  57i;  VII,  410. 

20  Amen,  amen  dico  vobis  :  quia  plorabitis  et  flebitis  vos, 
mundus  autem  gaudebit.  V,  6. 

24  Mulier  cum  parit,  tristitiam  habet,  quia  venit  hora 
ejus;  cum  auiem  peperent  puerum,  jam  non  memi- 
nit  pressurae  propter  gaudium  ,  quia  natus  est 
homo  in  mundum.  —  Exponitur.  I,  652  ;  VII,  354. 

22  Et  vos  igitur  nunc  quidem  tristitiam  babetis,  iterum 

autem  videbo  vos,  et  gaudebit  cor  vestrum,  et  gau- 
dium vestrum  nemo  toliet  a  vobis.  VI,  362. 

33    HaBC  locutus  sum  vobis^  ut  in  me  pacem  habeatis.  V, 

349. 

^11  3    Hœc  est  autem  vita  sterna,  ut  cognoscant  te,  solura 

Deum  verum,  et  quem  misisti  Jesum  Ghristum.  II, 

364;  V,  81. 

6    Manifestavi  nomen  tuum  hominibus  quos  dedisti  mihi 

de  mundo.-— Exponitur.  V,  79. 
^    Ego  pro  eis  rogo,  sed  pro  his  quos  dedisti  mihi,  quia 
tui  sunt.  III,  285. 

13  Ut  habeant  gaudium  meum  impletum  in  semetipsis. 
VIII,  228. 

49  Et  pro  eis  ego  sanctifico  meipsum;  ut  sint  et  ipsi 
sanctiûcali  in  veritate.  II,  37;  IV,  194. 

23  Ego  in  eis,  et  tu  in  me,  ut  sint  consummati  in  unum, 

et  cognoscat  mundus  quia  tu  me  misisti,  et  dilexisti 


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GXXViU  SANGTUS  JOANNES, 

CAP.        VBB8. 

eoa,  sicut  et.  me  dilexisti.  —  Ezponitur.  1»  S^; 
VIII,  %%t  et  seqq. 

24  Pater,  quos  dedisti  mihi,  voio  ut  ubi  sum  ego,  et  iili 

8int  mecum,  VIII,  tt%, 

XVIII  36    Rei3poDdit  Jésus  :  Regaum   meum  non  est  de  boc 

mundo  ;  si  ex  hoc  mundo  esset  regnuni  meum,  nii- 
nistri  mei  u ti que  decer tarent,  ut  non  tradererJu- 
dsBis;  nunc  autem  regnum  meum  non  est  hinr.  - 
Exponilur.  I,  206;  III,  543. 

37  Dixit  ilaqut)  ei  Pilatus  :  Ergo  rex  es  tut  Respond.i 

Jésus:  Tu  dicis  quia  rex  sum  ego.  Ego  in  boc  natus 
sum,  et  ad  hoc  veni  in  mundum,  ut  testimoniam 
perhibeam  veritati  :  omnis  qui  est  ex  verilat«,  au- 
dit vocem  meam.  —  Exponitur.  III,  514  ;  VU,  !04. 

38  Dicit  ei  Pilatus  :  Quidest  veritas?  I,  446. 

XIX  5    (Exivit  ergo  Jésus  portans  coronam  spinearo,  et  pur- 

piireum  veslimenlum.)  Et  dicit  eîs  :  Ecce  bomo.  — 
Exponitur.  VII,  349,  352;  VIIÏ,  243. 
48  Et  bajuians  sihi  crucem,  exivit  in  eum,  qui  dicilar 
Calvanae  locum,  Hebralce  autem  Goigotha.  VI  539 
49-22  Scripsit  autem  et  tiiuium  P.lalus,  et  posuit  su|4>r 
crucem.  Erat  autem  sciiptum  :  Jésus  Nazarenu^. 
Rox  Judaeorum...  Noii  scnbere,  Rex  Judeorum; 
sed  quia  ipse  dixit  :  Rex  sum  Judœorum.  Respondil 
Pilatus  :  Quod  scripsi,  scripsi.  —  Exponuntur. 
111,  514. 

25  Stabant  autem  juxta  crucem  Jesu  mater  ejus,  et  soMr 

ma  tris  ejus.  Maria  CleophaB,  et  Maria  Magdalene, 
-  Exponitur.  Vï,  458  ;  VII,  638. 

26  Cum  vidisset  ergo  Jésus  mat  rem,  et  discipulum  stan^ 

tem  quem  diligebat,  dicit  raatri  suœ  :  Mulier,  ecd 
filius  tuus.—  Exponilur.  VU,  546,  638. 

27  Deinde  oicit  discipulo  :  Ecce  mater  tua.  Et  ex  ili 

hora  accepit  eam  discipuius  in  sua.  —  Exponilur 
VII,  546,  599,  638,  639,  641. 

XX  4-8    Currehant  autem  duo  simul,  et  ille  alius  discipula 

pnecucurrit  citius  Peiro,  et  \enit  primus  ad  m^*- 
numentum...  Venit  ergo  Simon  PelruH  sequeoi 
^m,  et  introivit  in  monumentum...  tUDC  introivi 
et  ille  discipuius  qui  vonerat  primus  ad  inooumea| 
tum.—  Exponuntur.  Il,  2i3,  2i4;  V,  344.  425.     l 

43  Dicunt  ei  illi  :  Mulier,  quid  ploras?  Dicii  eis  :  Qun 
tulerunt  Do  mi  nu  m  meum  ;  et  nescio  ubi  posueruo 
eum.  I,  636. 

47    Dicit  ei  Jésus  :  Noll  me  tangere...  vade  aulem  a 


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SANCTUS  JOANNES.  GXXIX 


CAP.   TBaS. 


fratres  meos,  et  die  eis  :  Ascendo  ad  Patrem  meam 

et  Patrem  veslrum,  Deum  meom  et  Deum  vestram. 

1,636. 
S4    Dicit  ergo  eU  iterum  :  Pax  vobis.  Sicut  misit  me 

Pater,  et  ego  mitto  vos.  IV,  587;  YII,  377. 
S6    Reepondit  Thomas,  et  dixit  ei  :  Domiaus  meus  et 

Deus  meus.  —  Exponitur.  Y,  128. 
XXI  Capul  expooitur.  I,  SSS  et  seqq. 

45  Cum  ergo  praadissent,  dicit  Simoni  Petro  Jésus  :  Si- 

mon Joannis,  diligis  me  plus  hist  Dicit  ei  :  Btiam 
Domine,  tu  scis  quia  amo  te.  Dicit  ei  :  Pasce  agnos 
meos.  II,  434;  IV,  448;  Y,  344. 

46  Dicit  ei  iterum  :  Simon  Joannis,  diligis  me  ?  Ait  illi  : 

Etiam,  Domine,  tu  scis  quia  amo  te.  Dicit  ei  :  Pasce 
agnos  meos.  ^  Exponitur.  I,  149,  484;  IV,  448; 
V,  3i4,5S4. 

47  Dicit  ei  tertio  :  Simon  Joannis,  amas  me?  Gontris- 

tatus  est  Petrus,  quia  dixit  ei  tertio.  Amas  met  et 
dixit  ei  :  Domine,  tu  omnia  nosti  ;  tu  scis  quia  amo 
te.  Dixit  ei:  Pasce  oves  meas.—  Exponitur.  1, 449, 
484;  II,  434;  IV,  148;  Y,  344,524. 
48-49  Amen,  amen  dico  tibi  :  Cum  esses  junior,  cingebas 
te,  et  ambulabas  ubi  volebas  :  cum  autem  senueris, 
extendes  manus  tuas,  et  alius  te  cinget,  et  ducet 
quo  tu  non  vis.  Hoc  autem  dixit ,  significans  qua 
morte  clarificaturus  esset  Deum.  —  Exponuntur. 
1,436;  II,  434  . 

tO  Gonversus  Petrus  vidit  illum  discipuium,  quem  dili- 
gebat  Jésus,  sequentem,  qui  et  recubuit  in  cœna 
super  pectus  ejus.  YII,  330. 

24  Hune  ergo  cum  vidisset  Petrus,  dixit  Jesu  :  Domine, 
hic  autem  quid  ?  VII,  4  57. 

23  Dicit  ei  Jésus  :  Sic  eum  volo  manere  donec  veniam, 
quid  ad  te?  tu  mesequere.  VII,  457. 

23  Exiit  ergo  sermo  iste  inter  fratres,  quia  discipulus  ille 
non  moritur.  YII,  457. 


AGTUS  APOSTOLORUl^:' 

4  Primum  quidem  sermonem  feci  de  omnibus,  6  Théo- 
phile, qu»  cœpit  Jésus  facere  et  docere.  I,  455; 
111,354;  IV,  443;  Vill,  495. 

T.  un.  9» 


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GXXl  ACniâ  APOSTOLORUM. 

CAP.       VBBS. 

3    Per  dies  quadraginta  apparens  eis,  et  loqueos  de 

regno  Dei.  III,  358. 
5    Quia  Joannes  quidcm  baplizavit  aqua,  vos   aatcm 

baptizabimini  Spirilu  sancto,  non  post  multos  dies. 

V,  3î. 

7  Dixit  autem  eis  :  Non  est  vestrum  nosse  tempora  vel 

momenta  quae  Pater  posuit  in  sua  potestate.  IH. 
465;  VII,  546. 

8  Sed  accipielisvirlulem  supervenienlis  Spiritos  saocli 
ûr  in   vos,  et  eritis   mihi  testes  in  Jérusalem,  et  in 

omni   Judaea ,  et  Samaria ,  et  usque  ad  uitimum 
terrae.  111,  520  ;  V,  32. 

44  Qui  et  dixerunt  :  Viri  Galilaei,  quid  statis  aspicienlps 

in  cœlum  ?  Hic  Jcsus  qui  assumptus  est  a  vobis  in 
cœlum^  sic  \eniet,  quemadmodum  vidistis  eum 
euntem  in  cœlum.  II,  536. 
4  4  Ili  omncs  erant  persévérantes  unanimiter  in  oralione 
cum  mulieribus,  et  Maria  matre  Jesu,  et  fratribus 
ejus.  —  ËKponilur.  Yl,  448. 

45  In   diebus  iliis,  exsurgens  Petrus  in  medio  fratrum 

dixit.  —  Exponitur.  VI,  448. 
24    Et  orantes  dixerunt  :  Tu,  Domine,  qui   corda  nosti 
omnium ,  ostende    quem   elegoris  ex   his  duobas 
unum.  VIII,  485. 
H  4     Et  cum  complerentur  dies  Pentecostes,  erant  omoef 

pariter  in  eodem  loco.  —  Exponitur.  V,  30,  34. 

2  Et  faclus  est  repente  de  cœlo  sonus,  tanquam  ad- 

venientis  Spiritus  vehementis ,  et  replevit  totairi 
doumm  ubi  erant  sedentes. — Exponitur.  V,  30,  34. 

3  Et  apparuerunt  illis  disperlilae  lingus  tanquam  ignif, 

seditque  supra  singùlos  eorum.  —  Exponitur.  V. 

30,  34. 
44     Judxi  quoque,et  Proselyti,  Crêtes  et  Arabes;  audivi- 

mus  eos  ioquentes  nostris  linguis  magnalia  Dei. 

V,  30. 
44    Stans   autem   Petrus  cum  undncim,  levavit  vocem 

suam,  et  locutus  est  eis.  V,  30,  33. 
47    Et  erit  in  novissimis  diebus  (dicit  Dominus)  eSîin- 

&étf^  de  Spiritu  meo   super  omnem  carnem...  et 

juvenes  \estri  visionps  videbunt,  et  seniores  vestri 

somnia  somniabunt.  —  Exponitur.  IV,  452;  V,4à0. 
30    Propheta  igttur  cum  csset^  et  sciret  quia  jurejuraodo 

jurassct  illi  Deus  de  fruclu  lu  m  bi  (-jus  sedcrc*su;c" 

sedemejus.  V,  267. 


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ACTUS  APOSTOLORUM.  CXXXI 

CAP.         VERS. 

32    Hune  Jesum  ressuscilavit  Deus,  cujus  omnes  nos  testes 

sumus.  V,  33. 
m  4    Petrus  autem  et  Joannes  ascendebant.in  templum,  ad 

horam  orationis nonam.  III,  Z\t. 
iv  4 1    Hic  est  lapis,  qui  reprobatus  est  a  \obis  œdifîcanti- 

bus,  qui  faclus.est  in  caput  anguli.  Il,  388. 
42    Et  non  est  in  alio  aiiquo  salus.  Nec  enim  aliud  nomen 

est  sub  cœio  datum  hominibus,  in  quo  oporteat  nos 

salvos  fieri.—  Exponitur.  I,  48,  403;  III,  199,  248  ; 

V,  400  ;  VI,  584  ;  Vil,  78;  VIII,  64. 

46  Dicentes  :  Manifestum  est,  et  non  possumus  negare* 

V,  410,  248. 

47  Sed  ne  amplius  divulgetur  in  popuium,  comminemur 

eis,  ne  ultra  loquantur  in  nomine  hoc  ulii  bomi- 
num.  ni,  543. 

48  Et  vocantes  eos,  denuntiaverunt  ne  omnino  loque- 

rentur,  neque  docerent  in  nomine  Jesu.  III,  543. 
20    Non  enim  possumus  quae  vidimus,  et  audivimus  non 

loqui.  III,  543;  Vm,  231. 
24    Qui  cum  audissent,  unan imiter  levaverunt  vocem  ad 

Deum,  et  dixerunt  :  Domine,  tu  es  qui  fecisti  cœ- 

lum,  et  terram,  mare,  et  omnia  qu»  in  eis  suni. 

V,  67. 
27    Convenerunt  enim   vere    in  civitale  ista  advcrsus 

sanctum  puerum  tuum  Jesum,  quem  unxistî,He- 

rodes,  et  Contins  Pilatus,  cum  gentibus,  et  populis 

Israël.  V.  427. 
32    Multitudinis  autem  credentium  erat  cor  unum,  et 

anima  una  :  nec  quisquam  eorum  que  possidebat, 

aliquid  suum  esse  dicebat,  sed  erant  iilis  omnia 

communia.  I,  88  ;  VII,  533. 

34  Neque  enim  quisquam  egens  erat  inler  illos.  Qaot- 

quot  enim  possessores  agrorum  aut  domorum 
erant,  vendentes  afferebant  pretia  eorum  quae  ven- 
debant. 

35  Et  ponebantantepedesApostolorum.— Exponuntur. 

V,  534,  532. 

36  Joseph   autem,  qui  cognominalus  est  Barnabas  ab 

Apostolis ,  quod  est  interpretatum  filius  consola- 

tionis,  Lévites,  Cyprius  genefl^  I,  96. 
V  4    Nonne  manens  tibi  manebat  ?  et  venundatum  in  tua 

erat  potestatetV,  531. 
11    Et  factus  eât  timor  magnus  in  universa  Ecclesia,  et 

in  omnes  qui  audierunt  haec.  V,  532. 
45    lia  ut  in   plaleas  ejicTrent  infirmes,  ei  ponerent  in 


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GXXIU  AGTUS  APOSTOLOEUM. 

CAP.       VSES. 

lectulis  hc  grabatis,  ut ,  veDieote  Petro ,  salloL 

umbra  illius  obumbraret  quemquam  iUoram,  et  li- 
'  berarentur  ab  inOrmitatibus  suis.  —  Exponitor. 

Y,  Î07,  «08. 
29    Respondens  autem  Petrus  et  Apostoli  dixeruQt  :  Obe- 

dire  oportet  Deo  m'agis  quam  hominibus.  II,  631. 
40    Et  convocantes  Apostolos ,  casis  deauotiaverunt,  ne 

omnino  loquerentur  in  nomine  Jesu,  et  dlmiseruat 

eos.l,M;  IV,  497. 
44    Et  illi  quidem  ibaot  gaudeates  a  conspectu  concîlii, 

quoniam  digni  habiti  sunl  pro  Domine  Jesa  contu- 

meiiam  pati.  1,  22  ;  Vill,  248. 

VI  1    Iq  diebus  auteoi  illis,  crescente  numéro  didcipalorum, 

factum  est  murmur  Graecorum  adversus  Hebrsos, 
eo  quod  despicerentur  in  ministerio  quotidiaDO 
vidui£  eorum.  V,  532. 

2  Convocantes  autem  duodecim  multitudineœ  discipo- 

lorum,  dixerunt  :  Non  est  squum  nos  derelinquere 
verbum  Dei,  et  ministrare  mensis.  V,  532. 

3  Considerate  ergo,  fratres,  vires  ex  vobis  boni  testi- 

monii  septem,  plenos  Spiritu  sancto,  et  sapienlia, 
quos  constituamus  super  hoc  opus.  V,  532. 

4  Nos  vero  orationi,  et  ministerio  verbi  instantes  eri- 

mus.  VU,  445;  VIII,  496. 
6    Hos  statuerunt  ante   conspectam  Âpostoloram;  et 
orantes  imposuerunt  eis  manus.  —  Exponuntur. 
V,  364,  365. 

VII  54    Dura  cervice,  et  incircumclsis  cordibus  et  auribo<, 

vos  semper  Spiritui  sancto  resistitis  ;  sicut  patres 

vestri,  ita  et  vos.  VI,  47. 
viii         20    Pecunia  tua  tecum  sit  in  perditionem  ;  quoniam  do- 

num  Dei  existimasti  pecunia  possideri.  YII,  647. 
23    In  felle  enim  amaritudinis,  et  obligatione  iniquitatis 

video  te  esse.  VII,  374. 
27,  28,  29    Et  surgens  abiit.  Et  ecce  vir  ^Ethiops,  eunachus  po- 

tens  Gandacii   régime  ^Ihiopum,  qui  erat  super 

omnes  gazas  ejus,  venerat  adorare  in  Jérusalem... 

11^464. 
35    Apenëns  autem  Philippus   os  suum,  et  incipiens  a 

Scriplura  ista,  evangelizavit  illi  Jesuni.  II,  464. 
36,  37    Et  dum  iret  per  viani,  venerunt  ad  quamdaon  aquam; 

et  ait  eunuchus  :  Ecce  aqua  ;  quid  prohibée  me 

baptizari?  —  Expouuntur.  111,  478. 
40    Pbiiippus  autem  invontus  est  in  Azoto,  et  pertransieo^ 


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AGTUS  APOSTOLOaCM.  GXXXUI 


CAP.        VERS. 


evangelizabatcivitatibQS  cunctis^donec  veniretCsB- 
saream.  11,  464. 

IX  4,  S    Saulus  autem  adhuc  spirans  minarum  et  cadis  in  difr- 

cipulos  Domini,  accessit  ad  principem  sacerdotum..* 
V,  607. 
3,  4    Et  cum  iter  faceret,  coDtigit  ut  appropinquaret  Da- 
masco;  et  subito  circumfulsit  eum  lux  de  cœb... 
Y,  506, 507. 
6    Qui  dixit  :  Quis  es,  Domine  ?  Et  iile  :  Ego  sum  J;  sus, 
quem  tu  persequeris  ;  durum  est  tibi  contra  stimiir 
ium  calcilrare.  Y^  506,  507. 
Il    Ecce  enim  orat.  YUl,  5. 

45  Dixit  autem  ad  eum  Dominus :  Yade,  vas  electionis  est 

mihi  iste,  ut  portet  nomen  meum  coram  gentibus, 
et  regibus,  et  fîiiis  Israël.  III,  401,  544  ;  Y,  507. 

46  Ego  enim  ostendam  illi  quanta  oporteat  euro  pro  no« 

mine  roeo  pati.I,  tO. 

34  Ecclesia  quidam  per  totam  Judaeam,  et  Galil»am,et 
Samariam,  habebat  pacem,  et  aedificabatur  ambu- 
lansin  timoré  Domini,  et  consolationesancti  Spiri- 
tus  replebatur.—  Exponitur.  III,  407  etseqq. 

39  Exsurgens  autem  Petrus  venit  cum  illis...  ostendentes 
ei  tunicas  et  vestes,  quas  faciebat  illis  Dorcas.  II, 
645. 

X  3    Is  vidit  in  visu  manifeste,  quasi  bora  rtona,  Angelum 

Dei  introeuntem  ad  se,  et  dicentem  sibi  :  Gorneli. 
m,  34«. 
4  At  iile  intuens  eum,  timoré  correptus,  dixit  :  Quid  est, 
Domine?  Dixit  autem  illi  :  Orationes  tuœ,  etelee- 
roosynae  tuae,  ascenderunt  in  memoriam  in  conspectu 
Dei.  IV,  384  ;  Yl,  53  ;  VII,  465. 

42  In  quo  erant  omnia  quadrupedia,  et  serpentia  tcrrae, 

et  volatilia  cœli.  lY,  596. 

43  Et  facta  est  vox  ad  eum  :  Surge,  Petre,  occide,  et  man- 

duca.—  Exponitur.  IV,  595,  599,  600. 
34,  35  Aperiens  autem  Petrus  os  suum,  dixit  :  In  veritate 
comperi,  quia  non  est  personarum  accepter  Deus  : 
sed  in  omni  gente,  qui  timet  «|m,  etoperatur  justi- 
tiam>  acceptus  est  illi.  —  Exponuntur.  lY,  595 
et  seqq. 
38  Je^um  a  Nazareth;  quomodo  unxit  eum  Deus  Spiritu 
sancto,  et  virtute,  qui  pertransiit  benefaciendo  et 
sanando  omnes  oppresses  a  diabolo.  Y,  248  ;  YIII, 
493. 


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GXXXIV  AGTUS  APOSTOLORUM. 

CAP.       VBE8. 

45  Et  obstapuerunt  et  circumcisione  fidèles,  qui  vénérant 

.cumPetro...  IV,  597. 

XI  17    Si  ergo  eamdecn  gratiam  dédit  illis  Deas...  Ego  quis 

eram,  qui  possem  prohibere  Deam  ?  IV,  597. 
48    Glorificaverunt  Deum^  dicenles  :  Ego  el  geattbos  pœ- 
nitentiam  dédit  Deus  ad  vilaro.  IV,  597. 

86  Et  docuerunt  turbam   multam,  ita  ut   cognomina- 

rentur  primum  AntiochisB  discipali,  christiani.  II, 
485. 

XII  Gaput  expoDitur.  II,  434  et  seqq.;IV,256  et  scqq. 

5    Et  Petrus  quidem  servabalur  in  carcere.  Oratio  aotem 
fiebat  sine  inlermissione  ab  Ëcclesia  ad  Deuro  pro 
eo.IIÏ,  478;  VI,  605;  VII,  583. 
xiu         22    Et  amoto  iilo,   suscitavit  illis  David   regero...  Vn, 
164. 

87  Qui  enim  habitabant  Jérusalem,  et  principes  ejus , 

hune  ignorantes...  judicantes  impIeverunt.lY,  391. 
33  Quoniam  hanc  Deus  adimplevit  filiis  nostris,  resus- 
citans  Jesum,  sicut  el  in  psalmo  secundo  scriptum 
est  :  Filius  meus  es  lu,  ego  hodie  genui  te. —  Expo- 
nitur.  III,  512. 

46  Tune  conslanter  Paulus  el  Barnabas  dlxerunt  :  Vobis 

oportebat  primum  loqui  verbum  Dei...  ecceconver- 
timur  ad  génies. —  Exponitur.  I,  491,  492. 

XIV  14    Et  nos  mortales  sumus;  similes  vobis  homines.  VIII, 

244. 

XV  7    Gum  autem  magna  conquisitio  fieret,  surgens  Petrus 

dixilad  eos.  II,  215. 
9    Et  nihil  discrevil  inler  nos  et  illos,  fide  purificans 
corda  eorum.  VII,  245. 

20  Placuit  nobis  colleclis  in  unum,  eligere  viros,  et  mil- 
tere  ad  vos,  cum  charissimis  nostris  Barnaba  el 
Paulo.  VI,  440. 

28  Visum  est  enim  Spiritui  sancto,  el  nobis,  nihii  ultra 
imponere  vobis  oneris  quam  haec  necessaria. —  Ex- 
ponitur. in,  432;  VI,  410,  585;  VU,  254. 
XVII  41  Hi  autem  eranl  nobiliores  eorum  qui  sunt  Thessalo- 
nïcdd,  qui  susceperunt  verbum  cum  omni  aviditate. 
qudlidie  scrutantes  Scripturas,  si  bœc  ita  se  habe- 
rent.  IV,  500. 

23  Prseteriens  enim,  et  videns  simulachra  vestra,  inveni 
aram  in  qua  scriptum  erat  :  Ignolo  Deo.  VII  ,  208. 

26  Fecitque  ex  uno  omne  genus  hominum  inhabitare  su- 
per universam  faciem  lerrae,  definiens  statuta  tem- 
pera, et  termines  habitationis  eorum.  V,  484. 


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AGTUS  APOSTOLORUM.  GXIXV 

CAP.        VERS. 

27  Quderci e  Deum,  si  forte  atlrectent  euro,  aut  inveniant, 

quanivis  non  longe  ait  ab  UDoquoque  nostrum.  YII, 
394. 

28  In  ipso  enim  vivimus,  et  movemur  et  sumas  ;  sicut 

et  quidam  vestrorum  poelarum  dixerunt  :  Ipsius 
en'm  et  genus  sumus.  1,  450,  335. 

29  Genus  ergo  cum  si  mus  Dei,  non  debemus  lestimare, 

auro,  aut  argenlo...  Divinum  esse  simile.  Y,  440. 
34  Enquod  statuit  dien,  in  que  judicalurusestorbem  in 
aequitate,  in  viro,  in  quo  slaluilj  Gdem  prcebons 
omnibus,  suscitaus  eum  a  mortuis.  Y,  484. 
xviji  3  Et  quia  ejusdem  erat  artis,  manobat  apud  eos,et  ope* 
rabatur.  VII,  500. 

XIX  40, 44     Hoc  autem  factum  est  per  biennium,  ita  ut  omnesqui 

habitabant  in  Asia,  audirent  verbum  Domini,  Judsei 
atque  genliies.  I,  443. 
24     Dicens  :  Quoniam  postquam  fuero  ibi,  oportet  me  et 
Romam  videre.—  Exponilur.  Il,  432;  V,  580. 

XX  7    Una  aulem  subbati.  cum  convenissemus  ad  frangen- 

dum  pancm...  III,  360. 
48    Qui  cum  venissent  ad  eum,etsimu1  essent,  dixit  eis  : 

Yos  scitis,  a  prima  die  qua  ingressus  sum  in  Àsiam, 

qualiter  vobiscum  per  omne  tempus  fuerim.  IH, 

397. 
24    Sed  nihil   horum  vereor  :   nec  facio  animam  meam 

pretiosiorem  quam  me.  YIII,  39, 
26,27    Quapropter  contester  vos  hodierna  die,  quia  mundus 

sum  a  sanguine  omnium.  YII,  30  ;  YIII,  204. 
28    Attendite  vobis,  et  universo  gregi,  in  quo  vos  Spiritus 

sanctus  posult  episcopos  regere  Ëcclesiam  Dei , 

quam  acquisivit  sanguine  suo.*-  Exponitur.  1,402, 

a44,  347;  111,361,  460  ;  VI,  578. 
29,  30    Ego  scio  quoniam  intrabunt  post  discessionem  moam 

lupi  rapaces  in  vos,  non  parcentes  gregi.  VI,  579. 
31-32     Propter  quod  vigilale,  memoria   rétinenles,  quoniam 

per  triennium  nocte  et  die  non  cessavi,  cum  lacry- 

mis  monens  unumquemque  vestrum.  — Exponuntur. 

I,  570  et  seqq. 

34  Ipsi  scitis  ;  quoniam  ad  ea  quœ  mihi  opus  erant,  et 

bis  qui  UiOCum  sunt,  ministraverunt  manus  ista;. 
V,  532. 

35  Omnia  ostendi  vobis,  quoniam  sic  laborantes,  opor- 

•tet  suscipere  infirmos,  ac  meminisse  verbi  Domini 
Jesu,  quoniam  ipse  dixit  :  Beatius  est  magis  dare, 
quam  accipere.—  Exponitur.  T,  248  ;  Y»  548. 


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GXXXVI  AGTUS  APOSTOLOBUM. 

è 
CAP.        TBBS. 

XXII  3    Et  dicit  :  Ego  sum  vir  Judasus,  natas  in  Tàrso  Gîlici», 

nutritus  autem  in  ista  civitate,  secus  pedesGamaliel 

eruditus  juxta  veritatem  paternaelegis...  I,  404. 

85    Et  cum  astrinxissent  eum  loris,  dicit  astanti  sibi  œo- 

.  turioni  Paulus:  Si  hominem  Romanam,  et  indemna- 

tum  licet  vobis  flageilare?  III,  543. 

xxTi   .    48    Âperire  oculos  eorum,  ut  convertanlor  a  tenebris  ad 

lucem,  et  de  potestate  satanae  ad  Deum.  II,  405. 
xxviii     19    Gontradicentibus  autem  Judœis,  coactus  sum  appel- 
iare  Gœsarem,   non  quasi  gentem  meam  faabens 
aliquid'accusare.  Y,  495. 
30    Mansit  autem  biennio  toto  in  sno  condocto  ;  ei  sosci- 
piebat  omnes  qui  jngrediebantur  ad  eum.  I,  443. 


AD  ROMANOS. 


7, 8    Omnibus  qui  sunt  RomaB,  dilectis  Dei,  vocatis  sanctis. 

Gratia  vobis  et  pax  a  Deo  Pâtre  nostro^  et  Domino 

Jesu  Christo.  V,  348;  VII,  616. 
41    Desidero  enim  viderevos,  ut  aliquid  impertiar  vobis 

gratijB  spirituaiis  ad  confirmandos  vos.  lY,  48. 
4 S    Id  est,  simul  consolari  in  vobii>,  perearo  qnae  invîcem 

est,  fidem  vesfram,  atque  meam.  lY,  48. 
44    Graecis  et  Barbaris,  sapientibus  et  insipieatibas  débi- 
ter sum.  II,  436;  III.  547  ;  YI,  498;  Yll,  475. 
48    Revelatur  enim  ira  Dei  de  cœlo,  super  omnem  impie- 

tatem,  et  injustitiam  hominum  eorum  qui  veritatem 

Dei  in  injustitîa  detinent.  II,  396;  111,213. 
SO    Invisibilia  enim  ipsius,  a  creatura  mundi,  par  ea  qus 

facta  sunt,  intellecta,  conspiciuntur  :  sempîterna 

quoqueeju3  virtus,  et  divinitas;  ita  ut  sint  inexcu- 

sabiles.—  Exponilur.  II,  396;  Y,  66;  YII,  24*4,343, 

«47. 
24    Quia  cum  cognovissent  Ddum,  non  sicut  Deum  glori- 

ficaverunt,  aut  grattas  egerunt.  ~  Exponitar.  II, 

396. 
24    Propter  quod  tradidit  illos  Deus  in  desideria  cordîs 

eorum.  II,  396. 
28    Et  sicut  non  probaverunt  Deum  babere  in  notitia, 

tradidit  illos  Deus  in  reprobum  sensum,  ui  faciant 

ea  quae  non  conveniunt.  III,  284.' 
32    Qui  cum  justitiam  Dei  cognovissent,  non  intellexeront 

quoniam  qui  talia  agunt«  digni  sunt  morte.  Il,  397. 


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AD  R0HAN08.  GXXXVn 

CAP.       TBRS. 

n  4  S    Qaicumqoe  eniœ  sine  lege  peccaverant,  sine  lege  pe- 

ribunt,  et  quicumque  in  lege  peccaverunt,  per  le- 
gem  judicabuntur.  Y,  458. 
44f  45    Com  enim  gentes  quse  legem  non  habent,  naturaliter 
ea  quœ  l^gis  sunt  faciunt,  ejusmcdi  legem  non  ba- 
bentes,  ipsi  sibi  sunt  lex...  VI,  348;  YIII,  52. 

nr  48    Qui  contra  spem  in  spem  credidit,  ut  fieret  pater  mol- 

Unim  gentium.  III,  5H  ;  YIII,  468. 

V  4    lastificati  ergo  ex  fide,  pacem  habeamus  ad  Deum  per 

Dominum  nostrum  JesumChristum.Y, 348; YII,  439. 
t    Per  quem  et  babemus  accessùm  per  fidem  in  gratiam 
islam,  in  qua  stamuf,  et  gloriamur  in  spe  gloris 
filiorum  Dei.  Y,^48. 

20  Ubi  autem  abundavit  delictum,  suparabundavit  gratia. 

I,  204  ;  lY,  377. 

VI  6    Hoc  scientes,  quia  vêtus  homo  noster  simul  cracifixus 

est,  ut  destruatui^ corpus  peccati,  et  ultra  non  aer- 
viamus  peccato.  YI,  44. 
9    Scientes  quod  Christus  resurgens  ex  mortuis,  jam 
non  moritur^  mors  illi  ultra  non  dominabitur.  m, 
620. 
vil  49    Non  enim  quod  volo  bonum,  hocfacio,  sed  quod  nolo 

maluo),  hoc  ago.  YI,  44. 

21  Invenio  igitur  legem ,   voient!  mihi   facere  bonum 

quoniam  mihi  malum  adjacet.  YI,  45. 
23    Yideo  autem  aliam  legem  in  membris  mois,  repu- 
gnantem  legi  mentis  meaa.  II,  395  ;  YI,  44. 
VIII  4     Nihil  ergo  nunc  damnationis  est  ils  qui  sunt  in  Gbristo 

Jesu,  qui  non  secundum  carnem  ambulant.  YII, 
400. 
3    Deus  Filium  suum  mittens  in  similitudinem  carnis 
peccati,  et  de  peccato damnavit  peccatum  incarne. 
•     YI,  44. 
6,  7    Nam  prudentia  carnis  mors  est;  prudentia  autem 
Spiritus,  vita  et  pax...  YII,  585. 
44     Quod  si  Spiritus  ejus  qui  9uscitavit  Jesum  ft  mortuis, 
habitat  in  vobis...  vivifîrabit  et  mortel ia  cor pora 
vestra,  proptei  inhabitantem  Spiritum  in  vobis.  lY, 
498. 
15    Non  enim  accepistis  Spiritum  servitutis  iterum  in 
timoré,  sed  accepistis  Spiritum  adoptionîs  filiorum, 
*    in  quo  clamamus  :  Abba  (Pater).  Y,  440,  444. 
46    Ipse  enim  Spiritus  testimonium  reddit  ^iritui  nostro, 
quod  sumusfilii  Dei.  Y,  444. 


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GXXXVm  AD  R0IIAN06. 

C.iP,        VBR8. 

47  Si  autem  filii,  el  hsBredes  ;  hsredea  quidem  Dei,  cohjB> 

redes  autem  Ghristi  ;  si  lamen  compatimur,  at  et 
conglorificemur.  V,  440;  VII,  633, 

48  Exislimo  enim  quod   non  sunt  condign»  paaBiones 

hujus  tomporis  ad  futuram  gloriam,  quaB  revelabi- 
lur  in  nobis.II,  587;  V,  564. 

49  Nam  exspectatio  creaturaB  revelationem  filloruin  Dei 

exspectat.  Y,  153,  564  ;  VIII,  %U. 

50  Vanitati  enim  crealura  subjecta  est  non  volens,  sed 

propter  eum  qui  subjecit  eam  in  spe.  V,  453,  564. 
t\  Quia  el  ipsa  crealura  liberabitur  a  servitute  corrup* 
tionis.  V,  153. 

22,  23  Scimus  enim  quod  ornni?  crealura  ingemiscit,  et  par- 
turit  usque  adliuc...  III,  569;  Y,  5rt4  ;  VIII,  «24. 

26,  27  Similiter  autem  et  Spiritus  adjuvat  infirmilatem  nos- 
tram...  V,  412. 

28  Scimus  autem  quoniam  diligentibus  Deum  omnia  co- 

operanlur  in  bonum,  iis  qui  secundum  propositum 
Yocati  sunt  sancti.  III,  524  ;  YI,  2. 

29  Nam  quos  prœscivit,  et  prsodestinavit  conformes  6eri 

imaginis  Fiiii  sui,  sit  ipse  primogenitus  in  muitis 
fratribus.  V,  434;  VIII,  495. 
34     Quid  ergo  dicemus  ad  bœc?  Si  Deus  pro  nobîs,  quis 
contra  nos  ?  VII,  440,  384.  ' 

IX  2    Quoniam  tristitia  mihi  magna  est,  et  continuas  dolor 

cordi  mei),  1,216;  IV,  502. 

44  Quid  ergo  dicemus?  Numquid  impietas  ad  Dearo? 

AbsiU  YII,  299.  . 

45  Moysi  enim  dicit  :  Miserebor  cujus  misereor  ;  el  mise- 

ricordiam  praestabo  cujus  miserebor.  YII,  299. 
46,  18    Igitur  non  volentis,  neque  currentis,  sed  miserenlis 

est  Dei...  III,  493;  VU,  300. 
20,  24     0  homo,  tu  quis  es,  qui  respondeas  Deo  ?  Numquid 

dicit  Ggmentum  ei  qui  se  finxit  ;  Quid  me  fecisti 

sic  ?  —  Exponuntur.  II,  384,  479. 
£9    Et  sicut  pnedixit  Isaîas  :  Nisi  Dominus  Sabaoth  reli- 

quisset  nobis  semen,  sicut  Sodoma  facti  essemus,  el 

sicut  Gomorrha  similes  fuissemus.  I,   4  62,    657  ; 

II,  H. 

X  9    Quia  si  conQlearis  in  ore  tuo  Dominum  iesum^  et  in 

corde  tuo  credideris,  quod  Deus  illum  suscitavit  a 
mortuis,  salvus  eris.  III,  445. 
40    Corde  enim  creditur  ad  justitiam  ;  ore  autem  Gl  ad 
salutpm.  I!I,  4  45,  236  ;  YII,  230;  VIII,  78. 


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AD  ROMANOS.  GXXUX 

CAP.         VERS. 

4  S    Non  est  enim  distioctio  Jadœi  et  Graeci  :  narn  idem 

DomÎDus  ODQoium,  dives  in  omnes  qui  invocaol 

iilum.  II,  496. 
44,  47    (jaoroodoergo  invocabuDt,  la  quem  non  crediderunt? 

Aut  qaomodo  credeht  ei   quem  non  audieruntT 

Quomodo  autem  audient  sine  prœdicante?...  III, 

331,  343. 
20    kaias  autem  audet,  et  dicit  :  Inventus  sum  a  non 

quaerentibus  me  ;  palam  apparui  ils  qui  me  non  in- 

terrogabant.  VII,  79. 

XI  Î5    Noio  vos  enim  ignorare,  fratres,  mysterium  hoc...  quia 

caecilas  ex  parte  contigit  in  Israël,  donec  pléni- 
tude gentium  int/aret.  V,  480;  VII,  3î0. 

99  Sine  pœnitentia  enim  sunt  dona  et  vocatio  Dei.  III, 
276. 

36  Quoniam  ex  ipso,  et  per  ipsum,  et  in  ipso  sunt  omnia, 
ipsi  gloria  in  saecula.  Âmen.  V,  67,  420. 

XII  2    Et  noiite  conformari  huic  saeculo;  sed  reformamini  in 

novitate  sensus  vestri  ;  ut  probelis  quae  sit  voluntas 
Dei  bona,  benepiacens,  et  perfecta.  I,  306;  III,  424, 
235  ;  Vil,  607. 

48  Si  fieri  potest,  quod  ex  vobis  est,  cum  omnibus  homi- 

nibus  parem  habentes.  V,  346. 

49  Non  vosmetipsos  defendentes,  charissimi ,  sed  date 

locum  irse.  IV,  334. 
24     Noii  vinci  a  malo,  sed  vince  in  bono  malum.  I,  635  ; 

11,463,624. 
xiii  4     Omnis  anima  potestatibus  sublimioribus  subdita  sit; 

non  est  enim  potestas  nisi  a  Deo  :  quse  autem  sunt, 

a  Deo  ordinatae  sunt.  I,  556;  VI,  435;  VIII,  54, 

482. 
2    Itaque  qui  resistit  potestati,  Dei  ovdinationi  resistit. 

Qui  aulem  resistuat,  ipsi  sibi  dàmnationem  acqui- 

runt.  I,  556;  VI,  435;  VJII,  482. 
4    Dei  énim  minister  est  tibi  in  bonum.  Si  autem  malum 

fecerit,  time  :  Dei  enim   minister  est,   vindex  in 

iram  ei  qui  malum  agit.  •>-  Exponitur.  I,  6^  ;  II, 

628;  III,  367;  Vïli,  54. 
'6    Ideo  necessitate  subditi  estote,  non  solum  propter 

iram,  sed  etiam  propter  conscientiam.  VI,  435. 

7  Reddile  ergo  omnibus  débita  :  oui  tribu tum,  tribu- 

tum;  cui  vectigal,  vectigal  :  cul  timorem,  timorem  ; 
oui  honorem,  hi^norem.  II,  540. 

8  Nemini  quidquam  debeatis,  nisi  ut  invieem  diligatis  ; 


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CIL  AD  R01UN06. 

CAP.       YEMS. 

qui  enim  diligit  proximum  legeo»  implevit.  I,  442, 

443. 
44    Et  hoc  scienles  lempus;  quia  bora  est  jam  nos  de 

somno  surgere.  Nudc  enim  proprior  est  nosin 

8a]u9,  quam  dim  credidimut.  —  Exponitur.II,  494, 

495. 
4 S,  43    Noz  praBcessit,  dies  autem  appropinquavit.  Abjîcia- 

mas  ergo  opéra  teoebrarum,  et  indaamnr  arma 

lacis.  —  Exponuntur.  II,  196  et  ieqq. 
44    Sed  induimini  Domioum  Jesum  Christam^  et  caram 

Garnis  ne  fecerilis  in  desideriis.  —  Exponitur.  Il, 

499;  m,  41. 
XIV  7    Nemo  enim  nostram  sibi  vivit,  et  nemo  sibi  moritnr. 

VI,  35. 

8  Sive  enim  vivimus,  Domino  vivimus;  sive  morimur, 

Domino  morimur.  lY,  49. 

9  In  hoc  enim  Cbristas  mortuus  est,  et  resarrexît,  ut  et 

mortuonim  et  vivoram  dominetur.  III,  54  S. 

47  Non  est  enim  regnam  Dei,  esca  et  potas,  sed  jostilia, 

et  pax,  et  gaudium  in  Spiritu  sancto.  IIC,  380, 
49    Itaque  quae  pacis  sunt,  sectemur;  qas  aedificationis 
sunt,  in  invicem  custodlamus.  V,  333. 
sv  4    Quscumque  enim  scripta  sunt,  ad  nostram  doclrinam 

scripta  sunt  ;  ut  per  patientiam,  et  coasolalionem 
Scriplurarum,  spem  habeamus.  1,  S47;  m,  W  ; 

VII,  ÎO,  470. 

6    Ut  unanimes,  uno  ore  honorificetis  Deum  et  Patreoi 
Domini  nostri  lesu  Cbristi.  II,  566. 

48  Et  rursus  Isaias  ait  :  Erit  radix  lesse,  et  qui  exsurgel 

regere  génies,  in  eum  gentes  sperabant.  VI,  577. 
26    Probaverunt  enim  Macedonia  et  Acbala,  collationeir 

aliquam  facere  in  pauperes  Sanctorum  qui  snnt  in 

Jérusalem.  V,  53S. 
S7    Placuit  enim  eis  ;  et  debitorea  sunt  eorum.  Y,  545. 
S9    Scio  autem  quoniam  venions  ad  vos,  in  abandantia 

benediclionis  Evangelii  Cbristi  veniam.  I«  443. 
XVI  3    Salutate  Priscam  et  Aquilam,  adjutores  meos  io  Christo 

Jesu.  —  Exponitur.  IV,  383  ;  Y,  ««  ;  VU,  500,  53i. 

4  Qui  pro  anima  mea  suas  cervices  sapposuerunt;  qui- 

bas  non  soins  ego  gratias  ego,  sed  etcunctaB  Eccle- 
sis  gentiam.  —  Exponitur.  lY,  383;  Y,  t4,  S8;>71, 
500. 

5  Et  domesticam  Ecctesiara  eorum.  —  Exponitur.  V, 
•      M,  Ï3. 


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ko  GORINTHIOS  ^BOIA.  GXU 

CAP.         VKBS. 

6-48'  Saluiate  Mariam,  qxm  moUam  laboravil  in  vobis*.. 
YII,  503. 
48    Hujuscemodi  enim  Gbristo  Domino  nostro  non  ser- 
viunt,  sed  suo  ventri.  I,  608. 


AD  GORINTHIOS  PRIIUL. 

4,5-8.    Graiias  ago  Deo  meo.semper  pro  vobis  in  gratia 

Dei,  qu8B  data  est  vobis  in  Ghristo  Jean.  V,  344  ; 

VI,  476. 
40    Obsecro  autem  vos,  fratres,  per  nomen  Domioi  noslri 

lesu  Ghrlsti,  ut  idipsum  dicatis  omnes^  et  non  sint 

in  vobis  schismata.  YI,  388. 
43    Divisus  est  Ghristus  ?  III,  2, 
47    Non  enim  misit  me  Gbristas  bapttzare,  sed  evange- 

lizare  ;  non  in  sapientia  verbi,  ut  non  evacuetar 

crux  Christi.  111,243. 
20    Ubi  sapiens  ?  ubi  scriba  ?  ubi  conquisitor  hujus  sœ- 

culi  ?  Nonne  stuitam  (écit  Deus  sapientiam  hujus 

mundi  ?  VU,  585. 

24  Ipsis  autem  vocatis  Judaeis  atque  Graecis,  Gbristum 

Dei  virtutem,  et  Del  sapientiam.  Y,  5. 

25  Quia  quod  stultum  est  Dei,  sapientius  est  hominibus, 

et  quod  iii6rmum  est  Dei,  fortius  est  hominibus. 
m,  122;  YII,  586. 

26  Yidete  enim  vocationem  vestram,  fratres,  quia  non 

multi  sapientes  secundum  carnem,  non  multi  po- 

tentes,  non  multi  nobiles.  I,  541. 
28*29    Et  ignobilia  mundi,  et  contemptibiiia  elegit  Deus,  et 

ea  quœ  non  sunt,  ut  ea  qu»  sunt  destrueret... 

II,  420. 
2    Non  enim  judicavi  me  scire  aliquid  inter  vos,  nisi 

Jesum  Christum,  et  hune  crucifixum.  I,  624,  658  ; 

11,434;  Y,  420. 
4,  5    Et  sermo  meus,  et  prsdicatio  mea,  non  in  persuasi- 

bilibus  humans  sapientiœ  verbis,  sed  in  ostensione 

spiritus  et  virtutis...  —  Exponuntur.   111,  298  ; 

Y,  441. 
6    Sapientiam  enim  loquimur  inter  perfeclos;  sapientiam 

vero  non  hujus  âaeculi,  neque  principum  hujus  sœ- 

culi,  qui  destruuntur.  III,  669. 


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GXUI  A»  GOH^MTiiiOS  PBUfA. 

CAP.        VERS. 

S  Qttaoi  aemo  priocipam  fai^us  saculi  €(>gaovit;  s: 
enim  cognovîssent ,  numquam  Dominum  gioris 
craciûxissent.  I,  26,  636;  III,  516  ;  VII,  241 

9  Sed  sicut  scriptum  est  :  Quud  oculus  non  vîdit,  nec 
auris  audivit,  nec  in  cor  hominis  asoendit,  qos 
praeparavit  Deus  iis  qui  diliguat  illum.  II,  267; 
m,  232  ;  Vn,  242,  245. 

40  Nobis  autem  revelavit  Deus  per  Spirîtum  saum; 

Spiritus  enim  omnia  acrutatur  etiam  profuoda  Dti. 
VII,  242. 

41  Ita  et  quaB  Dei  sunt,  nemo  cognovit,  niai  Spiritus 

Dei.  V,  66. 
4  4,  15  Ànimalis  homo  non  percipit  ea  quae  sunt  Spiritus  Dei  ; 
stultitia  enim  est  illi,  et  non  potast  inteliigere,qau 
spiritualiter  examinatur...  ^  ExpoDuntur.  III,  4U, 
454;  V,  464;  VI,  313. 
16  Quis  enim  cognovit  sensum  Domini,  qui  instroal 
eum?  Nos  autera  sensum  Christi  babemus.  V,  464; 
VL  235. 

III  7    Itaque  neque  qui  plantât  est  aliquid,  neque  qui  rigat; 

sed  qui  incrementum  dat,  Deus.  I,  84,  445. 
9    Dei  enim  sumus  adjutores;  Dei  agricultura  estis,  Dei 

sedificatio  estis.—  Exponitur.  V,  520. 
40    Secundum  gratiam  Dei,  quae  data  est  mihi,  ut  sapiens 
architectus  fundamentum  posui  ;  alius  autem  sjper- 
aedificat.  111,526;  V,  440. 

4 4  Fundamentum  enim  aiiud  nemo  potest  pooere,  prsler 

id  quod  positum  est,  quod  est  Cbristus  Jésus.  - 
Exponitur.  I,  403;  II,  469,  476;  V,  400;  VII,  78. 

45  Si  cujus  opus  arserit,  detrimentum  patietur  ;  ipat 

autem  saîvus  erit,  sic  tamen  quasi  per  ignem.  VII. 

400. 
47    Si  quis  autem  templum  Dei  violaverit,  dtsperdei 

illum  Deus.  Templum  enim  Dei  sanctum  est,  qucd 

estis  vos.  V,  34  ;  VII,  243. 
49    Sapientia  enim  hujus  mundi,  stoltitia  est  apud  Deum. 

VI,  527. 

22  Omnia   enim  vestra  sunt,  sive  Paulus,  sive  ÂpoU. 

sive  Geplias...  V,  469  ;  VIII,  223. 

23  Vos  autem  Christi  ;  Cbristus  autem  Dei.  V,  469. 

IV  4     Sic  nos  existimet  homo  ut  ministros  Christi ,  et  dis- 

pensatores  mysteriorum  Dei.  1, 403  ;  V,  520. 
3    Mihi  autem  pro  minime  est  ut  a  vobis.judicer,  autab 

humano  die  ;  sed  neque  meipsum  Judico.  III,  424. 
8    Jam  saiurati  eslis,  jam  divites  facti  estis;  sine  Dobii 


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AD  GORIIfTHIOS  PRIIfA.  GXLIU 

CAP.        VERS. 

regnatis,  et  utinam  regneUs,  ut  et  nos  vobiscum 
regneraus  !  VII,  373,  374. 
45    Nam  si  decem  millia  pedagogorom  habeatis  in  Gbrislo, 
sed  non  mullos  patres.  111,444. 

V  3    Ego  quidem  absens  corpore,  praesens  autem  spiritu, 

jam  judicavi  ut  pr<Bsens*eum  qui  sicoperatus  est. 
VU,  43. 

4  In  nomine  Domini  nostri  Jesu  Christi   congregatis 

vobis  et  meo   spiritu,  cum  virtute  Domini  nostri 
Jesu.  VII,  43. 

5  Tradere  bujusmodi  saianœ   in  interitum  carnis,  ut 

spiritussalvus  sit  in  die  Oomini  nostri  Jesu  Christi. 
—  Exponitur.  II,  59;  III,  619;  VII,  43. 

VI  2    An  nescitis  quoniam  sancli  de  hoc  mundo  judicabunt  ? 

et  si  in  volais  judicabitur  mundus?  III,  424  ;  VIII,  245, 
.      249. 
40    Neque  molles,  neque  masculorum  concubi tores,  neque 

fures...  regnum  Dei  possidebunt.   I,  327;  III,  64, 

269. 
13    Esca  ventri,  et  venter  escis  ;  Deus  autem  et  hunc^  et 

has  destrue^  III,  380. 

VII  44    Sanctificatus  est  enim  vir  infidelis  per  raulierem  fi- 

delem.  II,  43. 

29  Hoc  itaqua  dico,  fratres,  tempus  brève  est.  VIII,  246. 

30  Et  qui  fient,  tanquam  non  fientes,  et  qui  gaudent, 

lanquam  non  gaudentes...  I,  593  ;  VIII,  246. 

31  Et  qui  utuntur  hoc  mundo,  tanquam  non  utantur  ; 

praeterit  enim  figura  hujus  mundi.  I,  593;  VIII, 246. 
37,38    Nam  qui  staluit  in  corde  suo  firmus,  non  habens  ne- 
cesîiiLatem,  potestatem   autem  habens  suœ  volun- 
tatis,  et  hoc  judicavit  in  corde  suo  servare  virgi- 
nem  suam ,  bene  facit.  «-  Exponuntur.  V,  262  et 
seqq. 
40    Puio  autem  quod  et  ego  Spiritum  Dei  habeam.  VII, 
299. 
IX  5    Numquid  non  habemus  potestatem  mulierem  sororem 

I  circumducendi,  sicut  et  cœteri  Apostoli,  et  fratres 

Domini,  et  Cephas?  V,  532. 
9,40  Scriptum  est  enim  in  iege  Moysi  :  Non  ailigabis  os 
bovi  trituranti...  Nam  propier  nos  scripta  sunt  : 
Quoniam  débet  in  ?pe,  qui  arat,  arare,  et  qui  tri- 
turât, in  spe  fruclus  percipiendi.  —  Exponuntur. 
II,  497;  VII,  616. 
44  Si  nos  vobis  spiritualia  seminavimns,  magnum  est  si 
nos  carnalia  vestra  nielamus  ?  III,  641. 


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OXLIY  .AD  (XmiNIBlOS  PftUU. 

CAP.       VBES. 

18  Sed  omoia  sustinemiM,  ne  qaod  offendicalum  démos 
Evangelio  Christi.  V,  53S,  535. 
43,44  Nescitis  qaoniam  qui  in  sacrario  operantar,  que  de 
sacrario  sunt,  edunt...  ita  et  Dominus  ordinavit  iis 
qui  Evangelium  annuotiaot  de  Evangelio  vive». 
VII,  646,  647, 

46  Nam  si  evan^elizavero,  non  est  mihi  gloria  ;  néces- 
sitas enim  mihi  incumbit  ;  vœ  eoim  mihi  est,  si  nos 
evangelizavero.  ^  Exponilur.  II,  445;  VI,  497. 

26  Ego  igitur  sic  curro,  non  quasi  in  inœrtam;  sic 
pugno,  non  quasi  aerem  verl>erans.  IV,  128. 

X  4    Et  omnes  eumdem  potum  spiritalem  bibemnt,  bibe- 

bant  autem  de  spiritali,  conséquente  eos  petn; 
petra  autem  erat  Chrislus.  —  Exponitur.  l,  S7  ;  0, 
469;  V,  560;  VIII,  54. 

42  Itaque  qui  se  existimat  stare,  videat  ne  cadau  ÏD. 

444. 

43  Teutatio  vos  nos  appréhendât  nisi  humana.  111,601 
46,  47    Calix  benedictionis,  cui  benedicimus ,  nonne  commo- 

nicatio  sanguinis  Christi  est...?  VII,  533. 
34     Sive  ergo  manducatis,  sive  bibitis,  sive  aliud  qsid 
facitis  ;  omnia  in  gioriam  Dei  facite.  —  Exponitur. 
m.  376  et  seqq.  I 

XI  3    Volo  autem  vos  scire,  qued  omnis  viri  capot  Ghrisiis  I 

est  ;  caput  autem  mulieris,  vir  ;  caput  vero  Chrisi .  I 

Deuâ.  V,  284.  I 

49    Nam  oportet  et  hœreses  esse^  ut  et  qui  profaati  saoi.| 

manifesti  fiant  iu  vobis.  V,  35.  1 

22    Quid  dicam  vobis?  Laudo  vos?  in  hoc  non  lauda  [ 

584,  586. 
32    Dum  judicamur  autem,  a  Domino  corripimur,  ut  aJ 

cum  hoc  mundo  damnemnr.  VII,  64,  262. 

XII  2    Sci(is  quoniam  cum  gentes  essetis,  ad  simulacbc 

muta  prout  ducebamini  euntes.  II,  59. 

3    Ideo  notum  vobis  facio,  quod  nemo  in  Spiriui  Di 

loquens,  dicit  anathema  Jesu.  II,  348, 

4,  5    Divisiones  vero  gratiarum  sunt,  idem  autem  Spiritos» 

VI,  333. 
6    Et  divisiones  operationum  sunt>  idem  vero  Deus  ;  qd 

operatur  omnia  in  omnibus.  VI,  333. 
40    Alii  operatio  virtutum...  alii-interpretatio  sermoaari 

VII,  473. 

44  Hijec  autem  omnia  operatur  unus  atque  idem  Spinti 

dividens  singulis  prout  vult.  11,478;  IV,  427,  541 
VIU,  71,72. 


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AD  GORIIfTHIOS  PRIMA.  CXLy 

GAP.        VBRS. 

S7    Vos  autem  estis  corpus  Christi,  et  membre  de  mem- 

bro.V,440. 
34    ^mulamîni  autem  charismata  meliora.  V,  269. 
4    Si  linguis  homînum  foquar,  et  angelorum,  charilatem 

autem  non  babeam,  factus  sum  velut  œa  8onaD8,aut 

cymbalum  tinniens.  IV,  4  28. 

6  Non  est  ambitiosa,  non  quœrit  quœ  sua  sont,  non 

irritatur,  non  cogitât  malum.—  Exponitur.  lY,  345. 

7  Omnia  suffèrt,  omnia  crédit,  omnia  sperat,  omnia  aua- 

tinet.  ^  Exponitur.  III,  470. 
44    Quando  autem  factus  sum  vir,  evacuavi  qus  erant 

parvuli.  V,  4S8. 
42    Yidemus  nunc  par  spéculum  in  aenigmate  ;  tune  autem 

facie  ad  faciem.  VU,  229. 
uv    a4,35    Mulieres  in  ecclesiis  taceant  :  non  enim  permittiti^r 

eis  loqui,  sed  subditas  esse,  sicut  et  lex  dicit^  I, 

397. 
38    Si  qnis  autem  ignorât,  ignorabitur.  Y,  74, 470. 
40    Omnia  autem  bonesle,  et  secundum  ordinem  fiant. 

YI,  69. 

XV  40    Gratia  autem  Dei  sum  id  quod  sum  ;  et  gratia  ejus  in 

me  vacua  non  fuit...  non  ego  autem,  sed  gratia 
Dei  mecum.  —  Exponitur.  IV,  278,  279. 

24  Deinde  finis;  cum  tradiderit  regnum  Deo  et  Patri, 

cum  evacuaverit  omnem  principatum,  et  potestf^ 
tem,  et  virtutem.  III,  528. 

25  Oportet  autem  illum  regnare,  donec  ponat  omnes  ini- 

micos  8ub  pedibus  ejus.  111,  504. 

44  SteJla  enim  a  Stella  differt  in  claritale.  Y^  457;  YUI, 

497. 
47    Primus  hoino  de  terra,  terrenus  ;  secundua  homo,  de 
oœio,  cœlestis.  Y,  6. 

XVI  4,2    De  coliectis autem  quae  fiunt  in  sanctos,  sicut  ordinavi 

Ecclesiis  Galatiœ,  ita  et  vos  facite.  Fer  unam  sab- 
bati  unusquisque  vestrum  apud  se  reponat...  — 
Exponunlur.  I,  512;  III,  360;  V,  533. 
43,  44    Yigilale,  state  in  fide,  viriliter  agite  et  confortamini. 
VU,  427,  442. 

45  Obsecro  vos,  fratres,  nostis  domum  Stephanae,  et  For- 

tunati,  et  Achaici,  quoniam  sunt  primitîae  Achais 

et  in  ministerium  sanctorum  ordinaverunt  seipsos. 

—  Exponitur.  IV,  383;  Y,  532  ;  VU,  504. 
16    Ut  et  vos  subditi  sitis  ejusmodi,  et  omni  coopérant!,  et 

laboranU.  VU,  504,503. 
T.  VIII.  40* 


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XUa  AD  COBINTBIOS  fiSCDNDA. 

CAP.       YBRS. 

17|  48    Gaodeo  autem  ia  prœseatia  Stephana*  et  Fortaoati... 

V,  303  ;  Vir,  503. 
49    Salutant  vos  m  Domino  multum  Aquila  et  Priscilla, 

cum  doœestica  sua  ecclesia,  apud  quos  et  hospitor. 

V,  %%. 
S3,  24    Gratia  Domiai  nostri  Jesu  Christi  vobiacom...  Vil, 

427,442. 


AD  GORINTHIOS  SECUNDA. 


I  3,  4    Benedictus  Deus  et  Pater  Domini  nostri  Jean  CSiristî, 

Pater  misericordiarum,  et  Deus  totiusocasolationis. 
lY,  496;  VI,  604;  VII,  346. 
8    Non  enim  volumus  vos  ignorare,  fratres,  de  triboia- 
tione  noetra,  quse  facta  est  in  Asia...  in,  46; 
Vil,  562. 

48  Fidelis  autem  Deus,  quia  sermo  noster  qui  fuit  apud 

vos,  non  est  in  illo  bst  et  non.  VI,  268. 

49  Dei  enim  Filius  Jésus  Ghristus...  non  fuit  est  et  xon, 

sed  EST  in  illo  fuit.  VI,  268. 

II  44    Ut  non  circumvéniamur  a  Satana,  non  enim  ignora- 

mus  cogitationes  ejus.  m,  54. 
45    Quia  Christi  bonus  odor  sumus  Deo,  in  iis  qui  saivi 
fiunt,  et  in  iis  qui  pereunt.  IV,  420. 
in        4,  2    Incipimus    iterum    nosmetipsos   commendare  7   aut 
numquid   egemus,  sicut  quidam,  commendatitiis 
epistolis  ad  vos,  aut  ex  vobis?...  I,  150. 

3  Manifestali  quod  epistola  estis  Christi...  non  in  tabulîs 

hipideis,  sed  in  tabuiis  cordis  carnalibus.  I,  350;  Y, 
467. 

4  Fidudam  autem  talem  habemus  per  Ghristum  ad 

Deum.  ni,  23. 
6|  6    Non  quod  sufficientes  simus  cogitare  aliquid  a  nobis, 
quasi  ex  nobis,  sed  sufficientta  nostra  ex  Deo  est... 

m,  23. 

48    Nos  vero  omnes,  reveiata  facie  gioriam  Domini  spé- 
culantes,  in  eamdem  imaginem  transformamur  a 
daritate  in  claritatem,  tanquam  a  Domini  Spirilu. 
—  Exponitur.  IV,  36;  V,  448. 
iT  5    Non  enim  nosmetipsos  prsidicamus,  sed  Jesum  Chri- 


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AD  GQBINTHIOS  SEGUNDA*  GXLVIl 


GAP.       TBRS. 


stutn  Dominum  nostrum  ;  nos  autem  servos  vestros 

per  Jesum.  I,  «20  ;  VI,  498. 
40    Semper  mortiâcationem  Jesu  in  corpore  nostro  cir- 

cumferentes,  ut  et  vita  Jesu  manifesletur  in  corpo> 

rtbos  vestris.  III,  633  ;  Y,  467. 
44    Ut  et  vita  Jesu  manifesletur  in  carne  nostra  mortali. 

V,  467. 

4 3  Habentes  autem  eumdem  Spiritom  fidel, sicut  scriptum 

e«t  :  Credidi,  propter  quod  locutus  sum,  et  nos  cre- 
dimus,  propter  quod  et  loquimur.  -—  Exponitur. 

VI,  547. 

47»  48  Id  enim  quod  in  prœsenfi  est  moroentaneum,  et  levé 
tribuiationis  nostrse,  supra  modum  in  sublimita  te 
œterMum  gloris  pondus  operatur  in  nobis...  — 
Bxponuntur.  II,  587  ;  V,  446. 

V  i    Scimus  enim  quoniam  si  terrestris  domus  nostra  hujus 

habitationis  dissolvatur,  quod  aedificationem  ex  Deo 
habemus,  domum  non  manufactam,  seternam  in 
cœlis.  VII,  263;  VIII,  206. 
4  Eoquod  nolumus  exspoliari,  sed  supervestiri,  V,  45S. 
6,  8  Audentes  igitur  semper,  scientes  quoniam  dum  sumus 
in  corpore,  peiegrinamur  a  Domino.— Bxponuntur. 
III,  657  ;  VI,  263. 

44  Gharitas  enim  Christ!  urget  nos.  I,  487. 

47  Si  qua  ergo  in  Chrislo  nova  creatura,  vetera  transie- 

runt  ;  ecce  facta  sunt  omnia  nova.  III,  483. 

48  Omnia  autem  ex  Deo,  qui  nos  reconciliavit  sibi  per 

Ghristum,  et  dédit  nobis  ministerium  reconcilia- 
tionis.  IV,  204. 

49  Qnoniam  quidem  Deus  eràt  in  Ghristo  reconcilians 

sibi  mundum,  non  reputans  illis  delicta  ipsorum,  et 
posuit  in  nobis  verbum  reconciliationis.  IV,  204. 
20    Pro  Ghristo  ergo  legatione  fungimur.  VIII,  244. 

VI  4    Adjuvantes  autem  exbortamur,  ne  in  vacuum  gratiam 

Dei  recipiatis.  VII,  240. 

2  Ait  enim  :  Tempore  accepto  exaudivi  te,  et  in  die  sa- 

lutis  adjuvi  te.  Ecce  nu  ne  tempus  acceptabile,  ecce 
nunc  dies  salutis.  I,  308. 

3  Nemini  dantes  ullam  offensionem,  ut  non  vituperetur 

ministerium  nostrum.  1, 4  4  5  ;  VII,  382. 

4  Sed  in  omnibus  exhibeamus  nosmetipsos,  sicut  Dei 

ministros,   in  multa   patientia.  —  Exponitur.   IV, 
578. 
7    In  verbo  veritatis,  in  virtute  Dei,  per  arma  justiti», 


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CXLVin  AD  C0RINTHI08  SECONDA. 

GAP.        VERS. 

a  dextris  et  a  sînistrîs.  —  Bxponitur.  lY,  578;  YU, 
383. 
8    Per  gloriam,et  ignobililaiem,  per  infamiam,  et  bonam 
famam.  —  Bxponitur.  IV,  579. 
44,  41S    Os  nostrum  patet  ad  vos,  ôGorinlhii;  cor  nosiram 
dîlaUtum  esu  1, 445  ;  VU,  383. 

43  Eamdem  aatem  habentes  rémunéra ttonem,  Umquam 

filiis  dico  :  Diiatamini  et  vos.  VU,  383. 

44  Noiite  jugum  ducerecum  infidelibus;  quae  eaim  par- 

ticipaiio  justitisi  cum  iniqailate?  aut  quae  aocietas 
luci  ad  tenebrasT  V,  S04;  VI,  S;  VII,  65. 

45  Qu»  autem  conventio  Ghristi  ad  Beiial?  a«t  qme  pars 

fideli  cum  infîdeli?  VU,  65. 

46  Quoniam  inhabitabo  in  illis,  et  ioambulabo  inter  eos, 

et  ero  iilorum  Daus,  et  ipsi  eruat  mihi  populos.  VI, 
545. 

47  Propter  quod  exite  de  medio  eorum,  et  separamini, 

dlcit  Dominus,  et  immundum  ne  tetigeritis.  Y,  204; 
VU,  65,  395. 

48  Et  ego  recipiam  vos,  et  erç  vobis  in  patrem,  et  vos 

eritis  mihi  in  filios  et  fiiias,  dicit  Dominus  omnipo- 
teos.  VU,  65. 
vil  4    Has  ergo  habentes  promissiones,  charissimî,  munde- 

mus  nos  ab  omni  inquinamento  carnis  et  spiritus, 
perficientes  sanctificationem  in  timoré  Dei.  Y,  446. 

VIII  9    Scitis  enim  gratiam  Domini  noslri  Jesu  Ghrisli^quonlam 

propter  vosegenusfactusest,cum  essetdîveBuliliius 

inopia  vos  divites  esselis.  —  Exponitor.  lU,  649  ; 

IV,  594;  V,  6î8. 
42    Si  enim  voluntas  prompta  est,  secundum  id  quod 

habet,  accepta  est,  non  secundum  id  quod   non 

habet.  VU,  8S. 
*43    Non  enim  ut  aliissit  remissio,  vobis  autem  tribulatîo; 

sed  ex  asqualitate.  II,  64  8. 

IX  6    Hoc  autem  dico  :  Qui  parce  seminat,  parce  et  metei  ; 

et  qui  seminat  in  benedictionibus,  de  beuediciio- 
nibus  et  metet.  I,  542. 
7  Unusquisque  prout  destinavit  in  corde  suo,  non  ex 
tristilia,  aut  ex  necessitate  ;  hilarem  enim  datorem 
diligitDeus.  I,542;in,  440. 
45  Gratias  Deo  super  inenarrabili  dono  ejus.  —  Expo- 
nitur.  Il,  64  et  seqq. 

X  4    Ipse  autem  ego  Paulus  obsecro  vos,  per  mansuetiidî- 

nem,  et  modestiam  Ghristi.  VII,  268. 
4    Nam  arma  miiitis  nostrae  non  carnalia  sont,  sed 


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AD  CORlfUTHlOS  SECUNDA.  GXUX 


CAP. 


potentia  a  Deo  ad  destructionem  munitionum , 
consiiia  destrueates.  11,387;  VII,  342. 

5  Eii    omoem    altitudinem   extoUentem    se    ad  versus 

scienliam  Dei,  ut  in  captivitatem  redigentes  om- 
nem  intellectum  in  obsequium  Ghristi.  II ,  387  ; 
III,W4;V,  228,229. 

6  Et  in  promptu  habentes  ulcisci  omnem  inobedientiam, 

cum  impleta  fuerit  vestra  obedientia.  II,  387; 
VII,  42. 

8  Nam  si  amplius  aliquid  gioriatus  faero  de  potestate 

nostra,  quam  dédit  nobis  Dominus  in  «diûcaiio- 
nem  ;  non  erubescam.  VI,  27. 

XI  4     Otinam  sustineretîs  modicum  quid  insipientiœ  me»  ! 

sed  et  supportate  me.  I,  586. 
44    Et  non  mirum  :  ipse  enim  satanas  transfigurât  se 

in  angelum  lucis.  III,  53. 
21    In  quo  quis  audet,  in  insipientia  dico,  audeo  et  ego* 

I,  486. 
23    Hinistri  Ghristi  sunt ,  ut  minus  sapiens  dico ,  plus 

ago.  I,  486. 

28  Prœter  illa  qu»  extrinsecus  sunt,  instantia  mea  quo- 

tidiana,  soIUcitudo  omnium  Bcclesianim.  VI,  578. 

29  Quis  infirmatur,  et  ego  non  infirmer  ?  quis  scandali- 

zatur,  et  non  uror?  VII,  474. 

XII  4     Si  gloriari  oportet,  non  expedit  quidem,  veniam  au- 

tem  advisiones  et  revelationes  Domini.  I,  486. 

7  Et  ne  magnitude  revelationum  extoilat  me,  datus  est 

mihi  stimulus  Garnis  meae,  angélus  satan®,  qui  me 
colaphizet.  YI,  44. 

9  Et  dixit  mihi  :  Sufficit  tibi  gratia  mea,  nam  virtus  in 

infirmitate  perficitur.  1, 77. 
40    Cum  enim  infirmer,  tune  poiens  sum.  I,  24. 
44    Factus  sum  insipiens,  vos  me  coegistis.  II,  525. 
44    Nec  enim  debent  filii   parentibus  thesaurizare ,  sed 

parentes  filiis. —  Exponitur.  VIII,  65  et  seqq. 
i5    Ego  autem  libentissime  impendam,  et  superimpendar 

ipse  pro  animabus  vestris  :  licet  plus  vos  diligens, 

minuj}  diligar.  VII»  484,  384. 
xiu  4    Ecce  tertio   hoc  venio  ad  vos.  In  ore  duorum  vei 

trium  testium  stabit  omne  verbum.  1, 172. 
2    Pradixi^  et  pra^dico,  ut  praesens...  quoniam  si  venero 

iterum,  non  parcam.  I,  472. 

8  Non  enim  possumus  aliquid  adversus  veritatem,  sed 

pro  veritate.  V,  34. 


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CL  AD  GALATAS. 

CAP.       VBR8. 

43  Gratia  Domini  nostri  Jeeu  Christi,  et  cbaritas  Deî,  el 
communicatio  sancti  Spiritas  ait  cum  omnibus 
vobia.  Amen.  Yll,  84. 


AD  GALATAS. 


6, 7    Miror  quod  sic  tam  cito  traDsferimiiii,  ab  eo  qui  vos 

vocavit  in  gratia  m  Ghrisli,  in  aliud  evangelium, 

IV,  590. 
8    Sed  licet  nos,  aut  Angélus  de  cœio  evangeHzel  vobis 

prœterquamqoodevangelizavimusvobis,  aDathema 

sit.  m,  236,  44  6;  IV,  590. 
40    Modo  enim  hominibus  saadeo,  an  Deo?  An  qnaero 

hominibus  placera  ?  Si  adhuc  hominibus  piacerem, 

Christi  servus  non  essem.  IV,  590  ;  VII,  S68. 
IS    Neque  enim  ego  ab  homine  accepi  illud,  neque  didici, 

sed  per  revelationem  Jesu  Christi.  IV,  590;  Y,  434. 

47  Neque  veni  ad  Jerosolyniam  ad  antecessorea  meos 

apostolos  :  sed  abii  in  Arabiam,  et  iterum  reversus 
sum  Damascum.  II,  431. 

48  Deinde  post  annos  très  veni  in  Jerosoiymam  videre 

Petrum,  et  mansi  apud  eum  diebus  qiiindecim. 

II,  43  «  ;  VI,  366  ;  VII,  555. 
20    Quae  autem  srribo  vobis  ;  ecce  coram  Deo,  quia  non 

mentior.  I,  445. 
40    Tantum  ut  pauperum  roemores  essemus;  quod  etiam 

sollicitus  fui  hoc  ipsum  facere.  II,  434. 

19  Ego    enim   per  legem  legi    mortuus  sum,  ut  Deo 

vivam  ;  Christo  confixus  sum  cruci.  VD,  393. 

20  Vivo  autem,  jam  non  ego  ;  vivit  vero  in  me  Christus. 

111,632;  V,  468. 
4    0  insensali  Gaialie,  quis  vos  fascinavit  non  obedire 

veritati,  anto  quorum  oculos  Jésus  Christus  praB- 

scriptus  est,  in  vobis  crucifixusT  II,  53. 
4    Tanta  passi  esiis  sine  causa  ?  si  tamen  sine  causa. 

VII,  446. 
46    Non  droit  :  El  seroinibus,  quasi  in  multis;  sed  quasi 

in  uno.  VIII,  227. 
26    Omnes  enim  fiiii  Dei  estis  per  6dera,  qoae  est  in 

Christo  Jesu.  —  Exponitur.  UI,  440. 


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ikD  OALATAS.  GU 

CAP.      vns. 

S8  Non  Ml  Judœus,  neque  Graecos;  non  est  aervus, 
neque  liber;  non  est  mascuius,  neque  femina. 
Omnes  enim  vos  nnum  estis  in  Ghristo  Jestt.-* 
Bxponitur.  II,  496  ;  III,  UO. 

IV  6    Quoniam  estis  6iii,  misit  Spiritum  Filii  sui  in  corda 

vestra  clamantem  :  Âbba,  Pater.  YIII,  3,  SS7. 

8  Sed  tune  quidem  ignorantes  Deum,  iis  qui  natura 

non  sunt  dii,  serviebatis.  I,  498. 

9  Nunc  autem  cum  cognoveritis  Deum,  immo  cogniti 

sitis  a  Deo  ;  quomodo  convenimini  iterum  ad  infirma 

et  egena  elementa ,  quibus  denuo  servire  vuHia  ? 

—  Exponitur.  I,  498. 
44    Non  sprevistis,  neque  respuistis;  sed  sicut  Angelum 

Dei  excepistis  me,  sicut  Gbristum  Jesum.  1, 434. 
45,46    Ubi  est  ergo  béatitude  vestra?  Testimonium  enim 

perhibeo  yobis  quia,  si  fleri  posset,  oculos  vestros 

eruissetis,  et  dedissetis  mihi.  I,  575. 
49    Filioli  mei,  quos  iteram  parturio,  donec  formetur 

Ghristus  in  vobis.  III,  428  ;  Y,  468. 
20    Veiiem  autem  esse  apud  vos  modo,  et  mutare  vocem 

meam  ;  quoniam  confundor  in  vobis.  1, 332. 

25  Sina  enim  mons  est  in  Arabia,  qui  conjunctus  est  ei 

quaB  nunc  est  Jérusalem,  et  servit  cum  filiis  suis. 
II,  432. 

26  liia  autem  qu»  sursum  est  Jérusalem,  libéra  est,  qaas 

est  mater  nostra.  V,  537. 
34    Itaque,  fratres,  non  sumus  anciil»  filii,  sed  libers  : 
qua  libertate  Ghristus  nos  iiberavit.  V,  537. 

V  4    State^  et  noiite  iterum  jugo  servitutis  contineri.  — 

Exponitur.  1,  497. 
4  Evacuât!  estis  a  Ghristo,  qui  in  lege  justificamini  :  a 
gratia  excidlstis.  III,  243. 
47  Garo  enim  conçu piscit  adversus  spiritum,  spiritus  au- 
tem adversus  carnem  ;  hœc  enim  sibi  invicem  ad- 
versantur  :  ut  non  quaocumque  vultis,  illa  faciatis. 
1,68. 

22  Fructus  autem  Spiritus  est  :  charitas,  gaudium,  pax, 

patientta,  benignitas,  bonitas,  longanimitas.   — 
11.507. 

23  Adversus  hujusmodi  non  est  lex.  YIII,  52. 

Vf  3    Nam  si  quis  existimat  se  aliquid  esse,  cum  nihil  ait, 

ipse  se  seducit.  II,  358. 
6    Gommunicet  autem  is  qui  catechizatur  verbo,  ei  qui 
se  catechizat,  in  omnibus  bonis.  1, 544  ;  Y,  533. 


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fiUl  AD  EPHSSiOS. 

GAP.       VIR8. 

7  Noiite  errare;  Deus  non  irridetar,  I,  3S9;  lU^  467  ; 

VIU,  2. 

8  Qu»  enim  aemioaverit  homo,  hac  et  meteL..  qai 

autem  semioat  in  spirilu,  de  spiritu  metet  vilain 
œlernam.  I,  330,  541  ;  III,  410. 

9  Bonum  autem  facientes,   non  deûciamas;  tempore 

enim  suo  melemus  non  déficientes.  I,  495. 
40    Ego  dum  tempus   haberous ,  operemur  bonmn  ad 
omnes,  maxime  autem  ad  domesticos  fidei.  UI,  453  ,* 
YI,  334. 


AD  EPHESIOS. 


3  fienedictus    Deu»    et    Paler    Domini    nostrî    Jean 

Christ! ,  qui  benedixit  nos  in  omni  benedidioDe 
spirituaii.  in  cœlestibus  in  Ghristo.  Y,  432,  U4; 
VIU,  «6. 

4  Sicut  elegit  nos  in  ipso  ante  mundi  consliUitionem, 

ut  essemus  sancti  et  immaculati  in  conspectu  ejas 

in  charitate.  V,  74. 
40    In  dispensatione  plenitudinis  temporam,  inslaurare 
*  omnia  in  Christo,  qu»  in  cœlis,  et  qus  ia  terra 

sunt,  in  ipso.  —  Exponilur.  1, 103;  II,  ^96,  387; 

IV,  493;  V,13S,  SI44. 
44    In  quo  etiam  et  nos  sorte  vocati  sumus,  prsdesti- 

nati  secundum  propositum  ejus  qui  opéra tur  omnia 

secundum  consilium  voiuntatis  duœ.  Y,  74. 
44    Qui  est  pignus  hereditatis  nostr»,  ia  redemptioneiD 

acquisitionis.  V,  446. 
48    liluminalos  oculos  cordis  vestri,  ut  sciatis  quae  sil 

spes  vocationis  ejus,  et  qus  divitie  gloric  heredi- 
tatis ejus  in  sanctis.  VI,  S35. 
SO,  S4    Suscitans  illum  a  mortuis,el  constituons  ad  dexteram 

suam  in  cœlestibus;  supra  omnem  principatam... 

et  omne  nomen  quod  nominatur  non  solum  in  hoc 

Sâeculo,  sed  etiam  in  future.  Y,  74,  430;  YIII,  60. 
%t    Et  omnia  subjecit  sub  pedibus  ejus  ;  et  ipsum  dédit 

caput  supra  omnem  Ecclesiam.  11,387;  111,543; 

Y,430;  Vm,  64. 


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AD  EPHESIOS.  cuit 

CAP.         TBIS. 

S3    Qq»  est  corpus  ipsius,  et  plenitudo  ejus,  qui  onmia 

in  omnibus  adimpletur.  V,  S54;  YIII,  SS7. 
n  3    Et  enimua  natura  filii  îne,  sicut  et  cœleri.  —  Expo- 

nitur.  V,  453. 
4    Deos  aut^n,  qui  dives  est  in  misericordia,  propter 

nîmiam  charitatem  snam,  qua  dilexit  nos.  Il,  371  ; 

111,152  ;V,  65. 
8    Gratia  enim  estis  salvati  per  fidem;  et  hoc  non  ex 

vobis»  Dei  enim  donum  est.  III,  489. 
40    Ipsius  eoim  sumus  factura^  creati  ia  Gbrislo  Jesu  in 

operibus  bonis,  quœ  praeparavit  Deus  ut  in  yiis 

ambulemus.  Y,  452. 
4  S    Quia  eratis  ilio  in  tempore  sine  Ghristo,  alienati  a 

conversatione  Israël ,  et  hospites  testamentorum... 

Vil,  260,  447. 
14    Ipse  enim  est  pax  nostra,  qui  fecil  ulraque  unum,  et 

médium  parietem  maceri»  solvens,  inimicitias  in 

came  sua.  lY,  589;  Y,  452. 
45    Legem  mandatorum  decrelis  evacuans,  ut  duos  condat 

in  semetipso  in  unum  novum  hominero,  faciens  pa- 

cem.  Y,  452. 

49  Ergo  jam  non  estis  hospites,  et  advenœ;  sed  estis 

cives  sanctorum,  et  domestici  Dei.  III,  660. 

50  Superffidificati  super  fundamentum  apostolorum   et 

propbelarum,  ipso  summo  angulari  lapide  Chris to 
Jesu.  Yf424. 
m  6    Gentes  esse  coheredes,  et  concorporales,  et  compar- 

ticipes  promissionis  ejus  in  Christo  Jesu  per  cvan- 
gelium.  Y,  480. 
40    Ut  innotescat  principatibus  et  potestatibus  in  cœ- 
lestibus  per  Ecclesiaro,  multiformis  sapientia  Dei. 
II,  464. 

44  Hujus  rei  gratia  flecto  genua  mea  ad  Patrem  Domini 

nostri  iesu  Christi.  YI,  425. 

45  Ex  quo  omnis  pa  terni  tas  in  cœlis  et  in  terra  nomi- 

natur.  Y,  263;  YI,  425. 
47    Ghristnm  habitare  per  fidem  in  cordibus  vestris;  in 

chaHtate  radicati,  et  fundati.  lY,  495;  Y,  5,  468; 

YI,  425. 
t4    Ipsi  gloria  in  Ecciesia,  et  in  Christo  Jesu»  in  omnes 

generationes  sseculi  sseculorum.  YI,  425. 
IV  5    Unus  Dominus,  una  fides,  unum  baptisma.  IL  409; 

YÏI,  559. 
7    Unicuique  nostrum  data  est  gratia  secundum  mensu- 

ram  dooationis  Christi.  YII,  482. 


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CLIV  AD  BPHB8I0S. 

GAP.       VBRS. 

'    8    Propter  quod  dicit  :  Âscendens  in  altom  captiTam 

daxit  captivitatem  ;  dédit  dona  hominitms.   YIII, 

497. 
40    Qui  descendit,  ipse  est  qui  ascendit  super  ooioeB  cce- 

los,  ut  impleretomnia.  —  Biponitur.  Y,  466. 
44    Et  ipse  dédit  quosdam  quidem  apostolos,  quosdam 

autem  prophetas,  alîos  vero  evangelistas ,   alios 

autem  pastores  et  doctorea.  IV,  4)7;  YUI,  497. 
4  S    Ad  consummationem  sanctorum  in  opus  ministerii, 

in  sBdificationem  corporis  Christi.  III,  5f8;  Y,  467; 

Vin,  497. 

43  Donec  occurramus  omnes  in  unitatem  fidei,  et  agni- 

tionis  Pilii  Dei,  in  vinim  perfectum,  in  mensaram 
«tatis  plenitudinis  Ghristi.  V,  467,  S58;  YU,  229, 
350. 

44  Ut  jam  non  simus  parvuli  fluctuantes  et  drcumfera- 

mur  omni  vento  doctrinso  in  nequttia  hominum... 
IV,  64,  590  ;  V,  489. 

45  Veriiatem  autem  faeientes  in  charitate,  crescamus  in 

illo  per  omnia,  qui  est  caput  Ghristus.  V,  4  66,  489. 

46  Ex  quo  totum  corpus  compactum...  augmentum  cor- 

poris facit  in  sBdiûcationem  sui  in  charitate.  1, 396. 

V  6    Nemo  vos  seducat  inanibus  verbis  :  propter   hœc 

enim  venit  ira  Dei  in  ûlios  diffidentis.  III,  432. 
8    Eratis  aliquando  lenebrœ  ;  nunc  autem  lux  in  Domino. 
Ut  filii  lucis  ambulate.  V,  Sb8. 
,    46    Videte  itaque,  fratres,  quomodo  caute  ambuletis,  non 
quasi  insipientes.  VII,  427,  442. 
16    Sed  ut  sapientes,  redimentes  tempus,  quoniam  dîes 
mali  sunt.  VIL  427,  442. 

25  Viri,  diligite  uxores  vestras,  sicut  et  Ghristus  dilexit 

Ecciesiam,et  seipsum  tradidit  proea.—  Exponilur. 
I,  229. 

26  Ut   iilam  sanctificaret ,  mundans  lavacro   aqu®    in 

verbo  viUB.  —  Exponitur.  1,  Î29  ;  IV,  585. 
32    Sacramentum  hoc  magnum  esi,  ego  autem  dico  in 
Ghristo  et  in  Ecclesia.  I,  402;  V,  263. 

VI  2    Honora   palrem   tuum  et  matrem  tuam,  quod  est 

mandatum  primum  et  in  promissione,  III,  412. 
3    Ut  bene  sit  tibi,  et  sis  longasvus  super  terram.  III, 
442. 

5  Servi,  obedite  dominis  carnalibus  cum  timoré  et  tre- 

more,  in  siropiicitate  cordis  vestri,  sicut  Ghristo.— 
Exponitur.  I,  297  ;  III,  583. 

6  Non  ad  oculum  servîentes,  quasi  hominibus  plaçantes. 


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AD  PHIUPPENSBS.  CVf 


■>.         VEliS 


sed  ut  servi  Ghristi  facientes  voluntatem  Dei  ex 

animo.  —  Exponitur.  I,  297;  III,  583. 
9    Et  vos,  domini,  eadem  facite  illis,  rémittentes  mioas; 

acientes  quia  et  iilorum  et  vester  DomÎBUs  est  in 

cœiis  ;  et  personarum  acceptio  non  est  apud  eom.  I, 

SI97. 
40    De  cœtero,  fratres,  confortamiai  in  Domino,  et  in  po- 

tentia  virtutis  eJQS.  Yll,  563. 
12    Quoniam   non  est  nobis  colluctatio  adversus  car- 

nemet  sangoinem...  adversus  mundi  rectores  tene<^ 

brarnm  harum,  contra  spiritualia  nequitiœ,  in  cœ- 

iestibus.  Il,  309  ;  VII,  602. 
4  6,47    In  omnibus  sumentes  scutum  fidei,  in  quo  possitis 

omnia  teia  nequissimi  ignea  extinguere...  Y,  34. 
20    Pro  qao  legatione  fungor  in  catena,  ita  ut  in  ipso. 

audeam»  prout  oportet  me  loqui.  II,  23. 
23    Pax  fra tribus,  et  charitas  cum  fide  a  Deo  Pâtre,  et 

Domino  Jesu  Ghristo.  V,  246,  348. 
84    Gratia  cum  omnibus  qui  diiigunt  Dominum  nostrum 

Jesum  Ghristum  in  corruptione.  Amen.  Y,  246. 


AD  PHILIPPENSES. 

45,  48    Quidam  quidem  et  propter  invidiam  et  contentionem; 

quidam  autem  et  propter  bonam  voluntatem  Ghri- 
stum praedicanl...  Y,  246. 
Si     Mihi  autem  vivere  Ghristus  e9t,  et  mori  lucrurr.  — 

Exponilur.  I,  62  ;  Y,  168,  258;  III,  634, 
ji3     Goarctor  e  duobus  :  desiderium  habens  dissoivi,  et 

esse  cum  Ghristo,  multo  magis  melius.  Yi,  242. 
87     Tantum  digne  Evangetio  Ghristi  et  conversamini... 

quia  statiâ  in  uno  spirilu  unanimes,  collaborantes 

fidei  Evangelii.  lY,  48. 
30     Idem  certamen  habentes,  quale  etvidistis  me,  et  nunc 

audistisde  me.  lY,  48. 
4^4(     Si  qua  ergo  consoiatio  in  Ghristo,  si  quod  solatium 

cbaritatls,  si  qua  societas  spiritus,  si  qua  viscera 

miserationis...  YI,  222. 
7     Sed  semetipsum  exinanivit  formam  servi  accipiens,  in 

similitudînem  horoinum  factus,  et  habitu  inventus 

uthomo.  I,  295;Y1II,  58. 


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GLVI  AD  POILiPPBflSBS. 

GAP.        \ERS. 

9    Propter  quod  et  Deus  exaltavH  ilkun,  et  donavit  illi 
nomen,  quod  est  super  omne  oomen.  Il,  387  ;  IlL, 
74  ;  Vm,  Ô8. 
40,44    Ut  ia  Domine  Jesu  omne  genu  fleclatur  coelesUam... 
Et  omnis  lingua  confiteatur,  quia  Domious  Jesos 
tlbristus  in  gloria  est  Dei  Patris.  —  Exponunlur. 
1I,387;VI,  548;  vm,  66. 
48    Idipsum  autem  et  vos  gaudete,  et  congratttiamini 
mihi.  y^  269. 
m  4t    Sequor  autem  si  quo  modo  comprehendam  în  qao  et 

comprehensus  sum  a  Ghristo  "Jesu.  YII,  358. 

43  Fratres,  ego  me  non  arbitrer  comprehendisse;  anum 

autem,  qua»  quidem  rétro  sunt  oblivisceas,  ad  ea 
vero,  qu»  sunt  priera,  extendensmeipsum.  U,  582; 
vm,  248. 

44  Ad  destinatum  persequor,  ad  bravîum  supernae  voca- 

tionis  Dei  in  Ghristo  Jesu.  II,  582. 

46  Verumtamen  ad  quod  pervenimus,  ut  idem  sapiamns; 

et  in  eadem  permaneamus  régula.  II,  582;  III,  23. 

48  Muiti  enim  ambulant,  quos  sspe  dicebam  vobis,  nunc 

autem  et  flens  dico,  inimicos  crucis  Christi.  I,  590  ; 
VI,  475. 

49  Quorum  unis  interitus;  quorum  deus  venter  est,  et 

gloria  in  confusione  ipsorum  ;  qui  terrena  sapiunt. 
1,590;  VI,  42. 
IV  4    Itaque,  fratres  mei  charissimi  et  desideratiesimi,  gau- 

dium  meum  et  corona  mea  :  sic  state  ia  Doooiao, 
charissimi.  II,  583. 

5  Modestia  vestra  nota  sit  omnibus  hominibus  ;  Dominas 

prope  est.  III,  564 . 

6  Nihil  soUiciti  sitis;  sed  in  omni  oratione,  et  obsecra- 

tione,  cum  gratiarum  actione,  petitiones  vestrœ 
innotescant  apud  Deum.  I,  425. 

7  Et  pax  Dei,  quœ  exsuperat  omnem  sensum»  custodiat 

corda  vestra,  et  intelligentias  vestras  in  Ghristo 

Jesu.  V,  349. 
44    Non  quasi  propter  penuriam  dico  :  ego  enim  dtdîci^ 

in  quibus  sum,  suffîciens  esse.  V,  543. 
42    Scio  et  humiliari,  scio  et  abundare...  et  saturari,  ei 

esurire,  et  abundare,  et  penuriam  pati.  V,  543. 
43, 44    Omnia  possum  in  eo  qui  me  confortât...  IV,  448;  Y, 

543. 

47  Non  quia  quaaro  datum,  sed  requiro  fructum  abon- 

dantem  in  ratione  vestra.  V,  543. 


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AD   COLOSSETÎSBS.  GLVn 


AD  COLOSSENSES. 


CAP. 

I  9, 40    Postulantes  ut  impleamiai  agnilione  voluntatis  ejus, 

in  omni  sapientia  et  intellectu  spiritali...  IV,  49. 

44  In  omni  virtale  confortati  secundum  potentiam  cla- 

ritatis  ejus,  in  omni  patientia  et  longanimitate 
cum  gaudio.  IV,  49. 

45  Qui  est  imago  Dei  invisibilis,  primogenilos  omnis 

creaturae.  V,  7î,  432,  244. 

46  Quoniam  in  ipso  condita  sunt  universa  în  cœlis,  et 

in  terra.  V,  432. 

47  Et  ipse  est  ante  omnes,  et  omnia  in  ipso  constant. 

V,  432,  244;  VII,  5. 

48  Et  ipse  est  caput  corporis  Ecclesiœ>  qui  est  princi- 

pium,  primogenitus  ex  morluis,  ut  sit  in  omnibus 
ipse  primatum  tenons.  —  Exponitur.  III,  543;  V, 
432,  244. 
49-20  Quia  in  ipso  complacuit,  omnem  plenitudinem  inha- 
bitare.  Et  per  eum  recoociliare  omnia  in  ipsum... 
V,  432. 
24    Adimpleo  ea  quœ  desunt  passionum  Ghristi,  in  carne 

mea.  1, 20  ;  V,  146  ;  VÎI,  447. 
26    Hysterium  quod  absconditum  fuit  a  sseculis  et  gênera- 
tionibus ,   nunc  autem  manifestatum  est   sanctis 
ejus.  IV,  585. 
II  5    Nam  eisi  corpore  absens  sum,  sed  spiritu  vobiscum 

sum  ;  gaudens,  et  videns  ordinem  veslrum,  et  fir- 
mamentum  ejus  quœ  in  Christo  est  fidei  vestm. 
1,249;  IV,  48. 

8  Vide  ne  quis  vos  decipiat  per  philosopbianft ,  et 

inanem  fallaciam...  et  non  secundum  Christum.  — 
Exponitur.  I,  234  ;  VI,  557  ;  VII,  247. 

9  Quia  in  ipso  inhabitat  omnis  plenitudo  divinitatis 

corporaiiter.  IV,  493,  584;  V,  244,  284. 
40    fit  estis  in  ilio  repl6ti,qui  est  caput  omnis  principatas 

et  potestatis.  m,  543. 
12    Gonsepulti  ei  in  baptismo,  in  quo  et  resurrexistis  per 

fidem  operationis  Dei,  qui  suscitavit  illum  a  mor- 

tuis.  III,  633. 
43    Et  vos>  cum  mortui  essetis  in  deltctis,  et  prœputio 

carnis  vestrae,  con\ivi6cavit  cum  illo,  donans  vobis 

omnia  delieta.  V,  437. 


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G|.Via  AD  THB88AU>MIGBNSB8  PRIMA. 

CAP.        VBES. 

44    Delens  quod  adversos  nos  erat  chirographam  decreCi, 
quod  erat  contrarium  nobis,  et  ipsum  talit  de  me- 
dio,  afl&gens  illud  cruci.  V,  137. 
S2,  S3    Quae  sunt  omoia  in   interitum  ipso  usa,  aecoadim 
prsecepta  ot  doctrinas  hominoro...  V,  163. 
III  4    Gam  Ghristus  apparuerit,  vita  vestra*  YIII,  St7. 

44  Ubi  non  estGentilis  et  Judaeus,  circumcisio  et  prspu- 

tiutn,  Barbarus  et  Scytha,  servus  et  liber  ;  sed  om- 
oia, et  in  omnibus  Ghristus.  II,  496  ;  Y,  420. 

45  Et  pax  Ghrisli  exultet  in  cordibus  vestris,  in  qua  et 

vocati  estis  in  uno  corpore  ;  et  grati  estote.  Y,  54). 
ti    Servi ,  obedite  per  omnia  dominis  ctrnalibus,  non 
ad  oculum  servientes.  III,  583. 
IT  4    Domini,  quod  justum  est  et  sequoin,  servis  prsflUte  ; 

scientes  quod  et  vos  dominum  habetis  in  cak. 
I,  Î97. 


AD  THES8AL0NICEN8E8  PRIXA. 


II  4    Nam  ipsi  scilis,  fratres,  introitum  noslrum  ad  vos, 

quia  non  inanis  fuit.  I,  573,  574. 

7  Gum  possemus  vobis  oneri  esse  ut  Gbristi  apostoli  ; 

sed  facti  sumus  parvuli  in  medio  vestrom.  1, 573  ; 
1Y,198;  Y,  535. 
9    Memores  enim  estis^  fratres,  laboris  nostrî,  et  fiitip- 
tionis.  I,  573  ;  Y,  53Î. 
m  3    Ut  nemo  moveatur  in  tribulationibus  istis  ;  ipsi  enim 

scitis  quod  in  hoc  positi  sumus.  II»  530. 

8  Quoniam  nunc  vivimus ,  si  vos  statis  in  Domino. 

lY,  48. 
IV  7    Non  enim  vocavit  nos  Deus  in  immunditiam,  sed  in 

sanctificationem.  YI,  S29. 
9,  40    Decharitate  autem  fraternitatis  non  necesse  habe- 

mus  scribere  vobis  :  ipsi  enim  vos  a  Deo  didîcistiâ 

ut  diligatis  invicem...  lY,  378. 
46    Deinde  nos,  qui  vivimus,  qui  relinquimur,  simul  ra- 

pîemur  cum  iliis  in  nubibus  obvia  m  Ghristo  in  aéra, 

et  sic  semper  cum  Domino  erimus.lll,  476  ;  lY,  47  ; 

YII,4Î. 
y  4    De  temporibus  autem  et  momentis,  fratres,  non  indi- 

getià  ut  scribamus  vobis.  I,40I;YII,  Î63. 


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iu>  TuasàLOHiisiPtsKs  siqijfiDA.  eux 

VERS. 

3    Cum  enim  dixerint,  pax  et  securitas  :  tum  repentinas 

eis  superveniel  interilus,  sicut  dolor  in  utero  ha- 

benti  ;  et  non  effugient.  V,  330. 
5    Omnes  euim  vos  filii  lucis  estis,  et  6lii  diei  ;  non  su- 

mus  noctis,  neque  tenebi  arum.  JII,  488;  VII,  S4S. 
18    In  omnibus  gratias  agite  ;  haec  est  enim  voluntas  Dqî 

in  Cbristo  Jesu,  in  omnibus  vobis.  I,  424. 
49^  20    Spirilum  noiite  extinguere...  Y,  421. 

24    Omnia    autem  probate;    quod   bonum  est  tenete. 

V,424. 
23    Ipse  autem  Deus  pacis  sancti6cet  vos  per  omnia,  ut 

integer  spiritus  vesler,  et  anima  et  corpus  sine 

quereia,   in  adventu  Domini  nostri  Jesu  Christi 

servetur.  V,  435. 
28    Gratia  Domini  nostri  Jesu  Christi  vobiscum.  Y,  435. 


▲D  THESSALONICEIISES  SECïïNDA. 

3  Gratias  agere  debemus  semper  Deo  pro  vobis,  fra- 

très...  et  abundat  charilas  uniusciyusque  vestrum 
in  invicem.  iV,  378. 

4  Ita  ut  et  nos  ipsi  in  vobis  gloriemur  in  Ecclesiis  Del, 

pro  patientia  vestra...  lY,  378. 
40    Cum  venerit  gloriûcari  in  sanctis  suis,  et  admirabilis 
fieri  in  omnibus  qui  crediderunt  :  quia  creditum 
est   testimoniura  nostrum  super  nos  in   die  illo. 
YII,  389. 

2  Ut  non  cito  moveamini  a  vestro  sensu,  neque  terrea- 

mini.,,  quasi  instet  dies  Domini.  lY,  405. 

3  Ne  quis  vos  seducat  ullo  modo;  quoniam  nisi  ve- 

nerit discessio  primum,  et  revetatus  fuerit  homo 
peccati,  filius  perditionis.  I,  99  ;  Y,  209. 

4  Qui  adversatur^  et  extollitur  supra  omne  quod  dicitur 

Dèus,  aut  quod  colitur,  ita  ut  in  templo  Dei  sedeat 
oetendens  se  tanquam  sit  Deus.  —  Exponitur. 
.  I.  99,  236,  388.    > 

7  Nam   mysterium  jam  operatar   iniquitatis.   I,  208  ; 

lY,  239. 

8  Et  tune  revelabitur  ille  iniquu8,quem  Dominus  Jésus 

interficiel  spiritu  oris  sui,  et  destruet  illustratione 
adventus  sui  eum.  I,  400. 


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GLX  AD  TOIOTHBini  PBOIA. 

GAP.        VBR8. 

9    Cujus  est  adventus  secundum  operaiionem  salao»*  in 
omni  virtute,et  signis  et  prodigiis  maDdacibitt. 
III,  539. 
40    Et  in  omni  sedactione  iniqaitatis  lis  qui   pereuU 
m,  539. 
m  4    De  cstero,  fratres,  orale  pro  nobis  ;  ut  sermo  Dei  car- 

rât, et  ciarificetur,  sicul  et  apud  vos.  I»  444. 

8  Neque  gratis  panem  manducavimus  ab  aliquo,  sed 
in  labore  et  in  fatigatione,  nocte  et  die  opérantes, 
ne  quem  vestrum  gravaremus.  V,  53S. 


AD  TIMOTHBÏÏM  PRIMA. 

4    Neque  intenderent  fabulis,  et  genealogiis  intenninatis. 

VU,  608. 
45    Fidelis  sermo,   et  omni  acceptione  dignus,   qvod 
Ghristus  Jésus  venit  in  hune  mundum  peccatoret 
salvos  facere,  quorum  primus  ego  sum.  YII«  445. 

47  Régi  autem    sœcuiorum  immortali>  invisibili,   soli 

Deo,  honor  et  glorîa  in  sascula  sœculorum. 
IV,  76;  V,  66. 

48  Hoc  prsdceptum  commendo  libi,  fili  Timothee, 

dum  précédentes  in  te  prophetias,  ut  milites  in 

illis  bonam  militiam.  —  Bxponilur.  IV,  3S5,  3S7. 
4    Obsecro  igitur  primum  omnium  fieri  obsecrationes» 

orationes,  postulationes,  gratiarum  actiones,  pro 

omnibus  hominibus.—  Exponitur.  III,  39;  VII,  604. 
%    Pro  regibus,  et  omnibus  qui  in  sublimitate  sant,  nt 

quietam  et  tranquiliam  vitam  agamus,   io   omni 

pietate  et  castitate.  -*  Exponitur,  I,  SS4  ;  III,  39  ; 

VU,  604. 
4    Qui  omnes  homines  vult  salvos  fieri ,  et  ad  agni- 

tionem  veritatis  venire.  I,  387;  II,  409;  III^  S48. 
6    Unus  enim  Deus,  nous  et  roediator  Dei  et  hominom, 

homo  Ghristus  Jésus.  II,  36S  ;  UI,  348. 
8    Vo]o  ergo  vires  orare  in  omni  loco ,  levantes  paras 

manus,  sine  ira  et  disceptatione.  V,  598. 
44    Mulier  in   silentio   discat  cum  omni   subjectionei 

I,  397. 


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AD  TIMOTHEUM  PRIMA.  GLll 

YBAS. 

4  Fidelis  sermo  :  Si  quis  epîscopatum  desiderat,  bonum 
opus  desideirat.  I,  97. 
S,  4,  5  Oportet  ergo  episcopum  irreprehensibilem  esse, 
unius  uxoris  virum,  sobrium,  prudentero,  ornatum, 
pudicum,  hospitaiem,  doclorem,  suœ  domui  bene 
praBposituni...  —  ExponuDlur.  I,  373  ;  YI,  S52  et 


7  Oportet  autecn  illum  et  testimonium  babere  bonum  ab 

iis  qui  foris  suât.  VIII,  490. 
9    Habeotes  mysterium  fidei  in  conscientia  pura.  —  Y, 
258. 
40    Et  hi  autem  probontur  primum;  et  sic  ministrent, 
nullum  crimen  habented.  Y,  580. 

45  Si  autem  tardavero,  ut  scias  quomodo  oporteat  te  in 

domo  Dei  conversari,  quœ  est  Ecclesia  Dei  vivi, 

columna  et  ûrmamenturti  veritatis.  Y,  207,  579. 
4     Spiritus  autem  manifeste  dicit,   quia  in  novissimis 

temporibus  discedent  quidam  a  fide...  LI,  539;  V, 

393. 
%    In  hypocrisi  loquentium  mendacium,  et  cauteriatam 

habentium  suam  conscientiam.  III,  540. 

8  Pietas  auiem  ad  omnia  utilis  est,  promissionem  habens 

vitiB  quœ  nunc  est,  et  futurie.  II,  513;  III,  575; 

VII,4<6,  550,  563;  YIII,  427. 
42    Nemo  adoliscentiam  tuam  contemnat;  sed  ezemplum 

esto  ûdelium,  in  verbo,  in  con versa tione.  I,  445. 
4  3    Dum  venio^  attende  lectioni,  exhortationi  et  doctrin». 

—  Exponitur.  YII,  467. 
44    Noli  negligere  gratiam  quœ  in  te  est,  quœ  data  est 

tibi    per   propbetiam ,  cum  impositione  manuum 

presbyterii.  IV,  325  ;  VllI,  237. 

46  Attende  tibi  et  doctrinœ;  insta  in  illis.  Hoc  enim 

faciens,  et  teipsum  salvum  faciès,  et  eos  qui  te 
audiunt.  VIL  i68. 
4    Seniorem  ne  increpaveris;  sed  obsecra  ut  patrem; 
juvenes,  ut  fratres.  1, 468. 

47  Qui  bene  praesunt  presbyteri,  duplici  honore  digni 

habeantur  :  maxime  qui  laborant  in  verbo  et  doc-  ' 
trina.  1,416. 
4    Superbus  est,  nihil  sciens,  sed  languens  circa  qusB- 

stiones,  et  pugnas  verborum.  I,  624. 
8    Uabentes  autem  alimenta,  et  quibus  tegamur,  his 
conlenti  simus.  V,  344. 
44     Tu  autem,  o  bomo  Doi,  liaec  fuge.  I,  402  ;  IV,  430; 

Y,  87. 
T.  vni.  44* 


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GLXII  AD  TmOTHEUM  SSGUNDA. 

CAP.        VBBS. 

4  S  Gerta  bonum  certameD  fideî  ;  appréhende  vitam  stw- 
nam,  in  qua  vocatus  es.  lY,  430. 
43,44,45  Pr»cîpio  libi  coram  Deo,  qui  vivificat  omnia,  et 
Ghristo  Jesu,  qui  testimonium  reddidit  sub  PodUo 
Pilato,  bonam  confessionem...  —  Expoonnior.  lY, 
434. 

46  Qui  solus  liabet  immorlalitatem  ,  et  luoem  inhabitat 

inaccessibilem...  cul  honor  et  imperiam  sempiter- 
num.  VII,  394. 

47  Divilibus  hujus  sœculi  praecipe  non  sublime  sapere... 

sed  in  Deo  vivo,  qui  pnestat  nobis  omnia  aboode 
ad  fruendum.  Y,  542. 

48  Bene  agere,  divites  fieri  in  bonis  operibus,  facile  tri- 

buere,  communicare.  Y,  544,  548. 

49  Tbesaurizare  sibi  fundamentum  bonum  in  futonim, 

ut  appréhendant  veram  vitam.  Y,  541,  548. 
20,24    0  Tiroothee,  depositum  custodi,  devitang  proEtnas 
vocum   novitates,   et  oppositiones   faisi  nomiais 
scientise...  —  Exponuntur.  Y,  573  et  seqq. 


AD  TIMOTHEUM  SECÏÏNDA. 

6  Propter  quam  causam  admoneo  te  ut  resascites  gra- 
tiam  Dei,  qusB  est  in  te  per  impositionem  manoais 
mearum.  —  Exponitur.  I,  407;  lY,  384  et  seqq., 
VI,  253  ;  VIII,  237. 

9    Qui  nos  libcravil,  et  vocavit  vocatione  sua  sancta.  V. 
433. 
40    Manifestata  est  aulem  nunc  per  illuminât ionem  salva- 
toris  nostri  Jesu  Ghristi,  qui  destruxit  quideoi 
mortem.  Y,  433. 

43  Formam  habe  sanorum  verborum,  quae  a  me  audlsii 

in  flde  et  in  dilectione  in  Ghristo  Jesu.  (Y,  434  ;  V, 
258,  374. 

44  Bonum  depositum  custodi  per  Spiritum  sanctum,  qui 

habitat  in  nobis.  II,  595;  lY,  430;  Y,  374. 

45  Sois  hoc  quod  aversi  sunt  a  me  omnes  qui  in  A^ia 

sunt.  Y,  374. 
4,  2    Tu  ergo,  fîli   mi,  confortare  în  gratia   quœ  est  in 
Ghristo  Jesu.  Y,  374. 
3    Labora  sicut  bonus  miles  Ghristi  Jesu.  Y^  374. 


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AD  TIM0THBU1I  8ECUNDA.  CLXIII 

CAP.        VERS. 

40    Ideo  omnia  sustineo  propter  electos,  ut  et  ipgi  salu- 

tem  consequautur,  quae  est  in  Ghristo  Jesu,  cam 

gloria  cœlesti.  111,  524;  YIII,  S23. 
44,  \%    Fidelis  sermo...  si  sustinebimus ,  et  conregnabimus  ; 

si  negaverimus,  et  ille  negabit  nos.  YIIl,  78. 
44    Noli  contendere  verbis  ;  ad  nihil  enim  utile  est,  nisi 

ad  subversionem  audientium.  Y,  580. 
46    Profana  autem,  et  vaniloquia  devita,  multum  enim 

proficiunt  ad  impietatem.  Y,  680. 
%t    Juvenilia  autem  desideria  fuge,  sectare  vero  justitiam, 

fidem,  charitatem,  et  pacem  cum  lis  qui  invocant 

Dominum  de  corde  puro.  Y,  348. 

23  Stultas  aulem,  et  sine  disciplina  quœstiones  devila  ; 

sciens  quia  générant  lites.  YII,  608. 

24  Servum  autem  Domini  non  oportet  litigare  ;  sed  man 

suetum  esse  ad  omnes,  docibilem,  patientera.  Expo- 
nitur.  Y,  65  ;  YI,  474  et  seqq. 
m  4.   Hoc  autem  scito,  quod  in  novissirois  diebus  instabunt 

tempera  periculosa.  I,  605;  III,  539  ;  Y,*  393. 
2    Erunt  homines  seipsos  amantes,  cupidi,  elati,  su- 
perbi,  blasphemi,  parentibus  non  obedientes,  in* 
grati,  scelesti.  h  605  ;  III,  539  ;  lY,  89. 

4  Proditores,  protervi,  timidi,  et  voiuptatum  amatores 

magis  quam  Dei.  1,  608. 

5  Habentes  speciem  quidem  pietatis,  virtutem  autem 

ejus  abnegantes.  Et  hos  devita.  I,  606;  111,  540. 

8  Quemadmodum  autem  Jannes  et  Hambres  restiterunt 

Moysi;  ita  et  hi  resistunt  veritali,  homines  cor- 
rupti  mente,  reprobi  circa  fidem.  III,  236  ;  lY, 
593. 

9  Sed  ultra  non  proficient  ;  insipientia   enim  eoram 

manifesta  erit  omnibus,  sicut  et  illorum  fuit.  lY, 

593. 
.43    Mali  autem  homines,  et  seductores  proficient  in  pe- 

jus,  errantes,  et  in  errorem  mittentes.  Ill,  527, 

640;IY,  593;  Y,  230. 
46    Et  quia  ab  infantia  sacras  lilteras  nosti,  qu»  te  pos- 

sunt  instruere  ad  salutem,  per  fidem  quœ  est  in 

Ghristo  Jesu.  —  Ëxponitur.  VU,  467^  468. 

46  Omnis  Scriptura  divinitus  inspirata,  utilis  est  ad  do- 

cendum,  ad  arguendum,  ad  corripiendum,  ad  eru- 
diendum  in  justitia.  III,  622  ;  YII,  468. 

47  Ut   perfectus  sit  bomo  Dei,  ad  omne  opus  bonum 

instructus.  -->  Ëxponitur.  I,  448;  Y,  427  et  seqq.; 
YII.  468. 


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GLUY  AD  TITDII. 

GAP.       VERS. 

IV  5    Ta  vero  vigUa,  in  omnibas  labora,  opus  fac  evange- 

iislse,  ministerium  tuum  impie.  Sobrius  eelo.  III, 
541  ;  V,  579. 

7  Bonum  certamen  certavi^  cursum  consummavi,  fîdem 

servavi.  I,  443  ;  III,  3î6;Vn,  64. 

8  In  reliquo  reposita  est  mihi  corona  justilis,  quam 

reddet  mihi  Dominus  in  illa  die  justus  judex.  I, 
443;  U,  608;  m,  80;  V,  440;  Vil,  64. 


AD  TITUM. 


I  44,  43    Quos  oportet  redargui;  qui  universas  domossubver- 

iunt,  docentert  quae  non  oportet^  turpis  lucri  gra- 
tis... I,  619. 
46    Gonfitenlur  se  nosse  Deum,  factis  autem  negant.  1, 
649. 

II  2    Senes  ut  sobrii  sint,  pudici,  prudentes,  sani  in  fide, 

in  dilectione,  in  patientia.  —  Exponilar.  1»  468  et 
seqq. 
7,  8    In  omnibus  teipsum  pra^be  exemplum  bonorum  ope- 
rutn,  in  doctrina,  in  inlegritate,  in  gravilate...  III, 
36. 
9    Servos  dominis  suis  subditos  esse,  in  omnibas  pla- 

contes,  non  contradicentes.  III,  583. 
40    Non  fraudantes,  sed  in  omnibus  fidem  bonam  oslen- 
dentés;  ut  doctrinam  Salvaloris  nostri  Dei  ornent 
in  omnibus.  III,  36. 
44,42    Apparuit  en'mi  gratia  Dei  Salvaloris  nosl ri  omnibus 
hominibus.  Erudiens  nos,  ut  abneganles  impieta- 
tem...  —  Ezponuntur.  III,  2SS,  223. 
44    Qui  dédit  semetipsum  pro  nobis,  ut  nos  redimeret  ab 
omni  iniquitate,  et  mundaret  sibi  populum  accep- 
tabilem...  III,  224. 

III  4    Cum  autem  benignitas  et  humanitas  apparuit  Salva- 

toris  nostri  Dei.  VU,  494  ;  VIII,  495. 

8  Fidelis  sermo  est  ;  et  de  bis  volo  te  conârmare  :  Ut 

curent  bonis  operibus  praeesse  qui  credunt  Deo. 
IltBC  sunt  bona,  et  ut  lia  hominibus.  —  Exponitur. 
lY,  593;  VII,  441. 

9  Slultas  autem  qusBStiones,  et  gcnealogias.  etcohti'n- 


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AD  PHIUEMONBM.  CLXY 

CAP.        VBB8. 

tiones,  et  pugnas  legis,  devita;  sunt  enim  inutiles 
et  vanœ.  VII,  «OS. 

44  Discant  autem  et  aostri  bonis  operibus  prseesse  ad 

uâus  necessarios,  ut  non  sint  infructuosi.  ^  Expo- 
nilur.  Vil,  4^9,  421,  422. 

45  Salutant  te  qui  mecum  sunt  orones  :  saluta  eos  qui 

nos  amant  in  fide.  Gratia  Dei  cum  omnibus  vobis. 
Amen.  VII,  423. 


AD  PHILEMONEM. 

46  Jam  non  ut  servum,  sed  pro  serve  charissimum  fra- 

trem,  maxime  mihi  ;  quanto  aulem  magis  tibi,  et 
incarne,  et  in  Domino I  III,  583. 

47  Si  ergo  habes  me  socium,  suscipe  ilium  sicut  me. 

III,  583. 
20    lia  fraler.  Ego  te  fruar  in  Domino;  refice  viscera 

mea  in  Domino.  V,  303. 
23    Goncaptivus  meus  in  Ohristo  Jesu.  VIII,  234. 


AD  HEBIUBOS. 

4,  2  Mullifariam,  multisque  roodis  olim  Deus  loquens  pa- 
tribus  in  prophetis,  novissime  diebus  istis  locutus 
est  nobis  in  Filio...  Il,  364;  V,  84,  Hk;  VII,  248. 
3  Qui  cum  sit  splendor  gloriae  et  figura  substantiae 
ejus...  sedet  ad  dexteram  mnjestaiis  in  exceisis.  — 
Exponitur.  V,  72,  244,  250,  460. 

5  Gui  enim  dixit  aliquando  Angelorum  :  Fiiius  meus  es 

tu  ?  VIII,  183. 

6  Et  cum  iterum  introducit  primogenitum  in  orbem 

terrsB,  dicit  :  Et  adorent  eum  omnrs  Angeli  Dei. 
V,  43,  135. 
14  Nonne  sunt  administratorii  Spiritus,  in  minislerium 
niissi  propter  eos  qui  baerediiatem  capient  salutis? 
Vm,  183. 
1  Propterea  abundaritius  oportet  obsorvare  nos  ea  quœ 
audivimus,  ne  forte  perefUuamus.  VII,  6. 


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€LXVI  EPISTOLA  AD  HEBft£OS. 

GAP..       VBBS. 

g  Omnia  subjecisti  Bub  pediboB  ejus.  In  eo  enim  quod 
omnia  ei  subjecit,  nihil  ditnisit  non  subjectum  ei. 
II,  »87  ;  m,  433,  543  ;  IV,  588  ;  V,  480  ;  VUl,  64. 

40  Decebal  enim  eum,propter  quem  omnia,  et  per 
quem  omnia,  qui  muUos  filîoa  io  gloriam  addux»- 
rat,  auctorem  sahitis  eorum  per  passionem  coa- 
Bummare.  Y,  180,  437. 

4  4  Propter  quam  causam  non  confunditur  fratres  eos 
vocare.  V,  440. 

44  Quia  ergo  pueri  commanicavérunt  carni  et  Bangaim, 

et  ipsesimiliter  participavit  eisdem.  YIII,  484. 

46  Nusquamenim  ÂngeIoBappiehendit,8edsemenAbralue 

apprehendit.  V,  42,  5«4  ;  VI,  18  ;  VIII,  484. 

47  Unde  debuit  per  omnia  fralribus  simiiari...  al  repro- 

pitiaret  delicta  populi.  VIII,  484. 
m  Gaput  exponitur.  III,  578,  573. 

IV  9    Itaque  relinquitur  Sabbatismus  populo  Dei.  III,  35S. 

45  Non  enim  habemus  pontificem  qui  non  possit  com> 

pati  infirmitatibus  nostris,  tentatum  autem  per 
omnia  pro  similitudine,  absque  peccato.  VI,  SI, 
388. 

46  Adeamus  ergo  cum  fiducia  ad  tbronum  gratis  ;  utmi- 

Bericordiam  consequamur,  et  graliam  inveniamus 
in  auzilio  opportune.  I,  404  ;  Ilf,  467;  VI,  456. 

V  Gaput  exponitur.  VI,  45  et  seqq. 

4  Omnis  namque  pontifex  ex  hominibus  assumptu^i 
pro  hominibus  con<%lituitur  in  iis  quae  sunt  ad 
Deum,  ut  offerat  dona  et  sacrificia  pro  peccatis.  — 
ExpjDitur.  m,  «78;  VI,  437;  VU,  §17;  VUI,  484, 
244. 

2  Qui  condolere  possii  iis  qui  ignorant  et  errant,  quo- 
niara  et  ipse  circumdatus  est  infirmitate  —  Expo- 
nitur. II,  445  ;  m,  878  ;  VI,  437,  358  ;  VIII,  484. 

4  Nec  quisquam  sumit  sibi  honorem,  sedqui  vocatura 
Deo,  tanquam  Aaron.  IV,  446  ;  VIII,  485. 

7  Qui  in  diebus  carnis  suse,  preces  supplicationesque  ad 
eum,  qui  possit  illum  salvum  facere  a  morte... 
exauditus  est  pro  sua  reverentia.  II,  464  ;  VI«  9. 
4  4  Perfectorum  autem  est  solidu^  cibus,  eorum  qui  pro 
consuetudine  «'xercitatos  habent  sensus  ad  discre- 
tionem  boni  et  mali.  111,584;  IV,  198. 

VI  4    Impossibile  est  enim,  eos  qui  semel  sunt  illanaioati, 

gttstaverunt  etiam  donum  cœleste,  et  participes 
facti  sunt  Spiritus  snncti.  V,  448. 


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BnSTOLA  AD  HEBRiEOS.  CWm 

CAP.      vmis. 

5  Gustaverunt  nihilominus  boniini  Dei  verbum,  virta- 

lesque  sseculi  venturi.  V,  448. 

6  Et  prolapsi  sunl  ;  rursus  renovari  ad  pœnilentiam, 

rursum  crucifigentes  sibimetipfus  Filium  Dei,  et 
osteiitui  habentes.  III,  476  ;  V,  448. 

7  Terra  enim  saepe  venientem  saper  sebibensimbrem.** 

accipit  beneidiclionem  a  Deo.  I,  490;  V,  448. 

8  Proforons  autem  spinas  ac  tribulos,  reproba  est ,  et  ma- 

ledicto  proxima  ;  ciijus  consummaiio  in  combustio- 
nem.  I,  490  ;  V,  448. 
48    Ut  per  daas  re»  immobiles,  quibus  impossibile  est 
mentir!  Deum.  Y,  241. 
vil  3    Sine  pâtre,  sine  matre,  sine  genealogia...  Exponilur. 

VIIÏ.  485. 
4    Intuemini  autem  quantus  sit  hic>  cai  et  décimas  dédit 
de  prœcipuis  Abraham  patriarcha.  --  Exponitur. 
V,  5Î2. 

48  Translate  enim  sacerdotio,  necesse  est  ut  et  legis 

translatio  ûat.  II,  71. 

49  Nihil  enim  ad  perfectum  adduzit  lex.  III,  2S5,  344. 
85    Unde  et  salvare  in  perpetuum  potest  accedentes  per 

semetipsum  ad  Deum  ;  semper  vivons  ad  interpel- 
landum  pro  nobis.  111,  192;  V,  254. 

26  Talis  enim  decebat  ut  oobis  esset  pontifex,  sanctus, 

iunocens,  impollutus,  segregatus  a  peccatoribus, 
et  excelsior  cœlis  factus.  III,  350  ;  VI,  20  ;  VII,  394 . 

27  Qui  non  habet  necessitatem  quotidie,  quemadmodum 

sacerdotes,  prius  pro  suis  delictis  hostias  offerre, 
deinde  pro  populi;  hoc  enim  fecit  semel,  seipsum 
offerendo.  III,  272;  VI,  21. 

28  Lex  enim  homines  constiluit  sacerdotes  iofirmitalem 

habentes.  VI,  20. 

VIII  2    Sanctorum  minisler,  et  tabernaculi  veri,  quod  fixit 

Dominus,  et  non  homo.  V,  250. 
3    Omnis  euim  ponlifex  ad  oiïercndum  munera  et  hostias 
constituilur;  unde  necesseest  et  hune  habere  ali- 
quid  quod  offerat.  III,  273. 

IX  44    Ghristus  autem  assistons  pontifex  fulurorum  bonorum. 

II,  608. 
13    Si  enim  sanguis  hircorum  et  taurorum,  et  cinis  vitulœ 

aspersus,  inquinatos  sanctificat  ad  omundationom 

carnis.  V,  438. 
1  i    Quanto  magis  sanguis  Ghristi...  emundabit  conscien- 

tiam  nostram  ab  operibus  mortuis,ad  serviendum 

Deo  viveotil  V,  438. 


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CLXVIU  BH8T0LA  AD  HEBBifiOg. 

CAP.        VBES. 

46  Ubi  eaim  tefitamenlum  est,  mors  necesse  est  ÎDterœ- 

dat  testatoris.  VU,  389. 

47  Testameotum  enim  in  mortuis  confirmatum  est  ;alio- 

quin  nondum   valet,  dum  vivit  qui  testâtes  est. 
VU,  389. 

%%  Et  omnia  pêne  in  sanguine  secundum  legem  muo- 
dantur  ;  et  sine  sanguinis  effusione  non  fil  remissio. 
V,438;  VI,  542;  VU,  4  46. 

24  Non  euim  in  manufacta  sançta  Jésus  introlvit,  exem- 
pta ria  verorum  ;  sed  in  ipsum  ccelum,  ut  appareat 
nunc  vultui  D  0  pro  nobis.  V,  250. 
X  5,  6  Ideo  ingrediens  mundum  dicît  :  Hostiam  et  oblationetn 
noluisti  ;  corpus  autem  aptasti  mihi.  VH,  640. 
7  Tune  dixi  :  Ecce  venio  :  in  capite  libri  scriptum  est  de 
me  :  Ut  faciam,  Deus,  voluntatem  tuam.  lU,  349; 
VI,  459;  VU,  640. 

43  De  cstero  cxspectans  donec  ponantur  inimici  ejus 

scabelium  peium  ejus.V,  250. 

44  Una  enim   oblatione,  consummavit  in  sempiternum 

sanctificatos.  III,  74. 
49    Habentes  itaque,  fratres,  fiduciam  in  introitu  saocio- 
rum  in  sanguine  Ghristi.  V,  440. 

23  Tenearou8  spei  nostrœ  confessionem  indeciinabilem 

6delis  enim  est  qui  repromisit.  V,  487. 

24  Et  considereiiius  invicem  in  provocationem  chari- 

tatis,  et  bonorum  operum.  V,  487. 

25  Non  deserentes  collecliooem  nostram,  sicut  consue- 

tudinis  est  quibusdam,  sed  consolantes,  et  tanto 
magis  quanto  videritis  appropinquantem  diem.  - 
Exponitur.  V,  487, 
26,29  Voluntarie  enim  poccantibus  nobis  post  acceptam 
nolitiam  \eritatis,  jam  ntfn  reiinquitur  pro  V^- 
catis  hostia...  Ul,  172. 
31     Horrendum  est  iiicidere  in  manus  Dei  viventis.  V,  69. 

33  Et  in  allero  quidem,  opprobriis  et  tribulatiooibus 

spectaculum  facti;  in  altero  autem,  socii  laiiter 
cunversanlium  effecli  VU,  637. 

34  Cognoscentes    vos  habere   meliorem   et    mauentem 

substantiam.  I,  593. 

35  Nolite  ilaque   amittere  con6dentiam   vestraro,  n^ 

magnam  hal)et  remunerationem.  VU,  637.  1 

36,  39  Patientia  enim  vobis  n«M;pssaria  est,  ut  volunUi^m 
Dei  facientes,  reporietis  proifiissionem...  nos  autem 
non  sumus  subtractioois  (ilii  in  perdilionem,  seà 


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EHSTOLA  AD  HEBRiEOS.  CLXIX 


CAP.        VBftS. 


fidei  inacquisitionem  aoîm».— Exponuntur.T,  488  ; 
VII,  637. 

37  Âdhuc  entm  modicum  aliquantulum  qui  venturus  est 

veniet,  et  non  lardabit.  VII,  637. 

38  Justus  autem   meus  ex    fide  vivit.  •—    Eiponitur. 

VII,  67,  68. 

XI  6    Sine  6de  autem  impossibile  est  placere  Deo.  II,  258  ; 

V,  494. 
9-45    Exponuntur.  I,  597  ;  III,  651,  652. 
46    Ideo  non  confundilur  Deus  vocari  Deus  eonim  ;  para- 

vit  iilis  civitatem.  V,  55. 
26    Majores    divitias  aestimans  Ihesauro   iBgyptiorum , 

improperium  Christi.I,  594;  V,  147. 
34    Extinxerunt  impetum  ignis,  effugerunt  aciem  gladii. 

I,  34. 
37    Lapidati  sunt,  secti  sunt,  tentati  sunt,  in  occisione 

gladii  mortui  sunt.  I,  20,  594. 

XII  2    Aspicientes  in  auctorem  fidei  et  consummatorem  Je- 

sum,  qui  proposito  sibi  gaudio  sustinuit  crucem, 

confusione  contempta.  —  Exponilur.  VIÏI,  59. 
4    Nondum  enim  usqup  ad  sanguinem  restitistis  adver- 

sus  peccatum  répugnantes.  II,  î  3. 
5-44    Et  obliti  esti?  consolationis,  quae  vobis  tanquam  filits 

loquittuL  dicens  :  Fili  mi,  noli  negligere disciplinam 

Domini  ;  neque fatigerls  dum  ab eo  argueris...  l,  493, 

494;  VI,  423. 
15    Contemplantes  ne  quis  desit  gratiae  Dei,  ne  qua  radix 

amaritudinis  sursum  germinans  impediat^  et  per 

illam  inquinentur  multi.  IV,  Î80. 
46    Ne  quis  fornicator,  aut  profanus,  ut  Esaii,  'lui  propter 

unam  escam  vendidit  primitiva  sua.  lil,  380. 
25    Vldetis  ne  recusetis  loquentem...  multo  magis  nos 

qui   de  cœlis  loquentem  nobis  avertimus.  V,  460, 

464. 
29    EtenimDeus  noster  i^nis  consumons  est.  VII,  455. 
ziii  4     Charitas  fraternilalis  maneat  in  vobis.  VI,  85. 

4    Honorabile  connuhium  in  omnibus,  et  thorus  imma- 

culatus.  III,  469. 
7    Mémento  te  pra'positorum  vestrorum,  qui  vobis  locuti 

sunt  verburo  Dei  :  quorum  inluentes  exitum  con- 

versationiH,  imitaroini  fidem.  —  Exponilur.  III,  442 

et  seqq.;  VI,  452  et  seqq. 
40    Habemus  aitare,  de  quo  edere  non   habent  potesta- 

tem,  qui  tabernaculo  deserviunt.  V,  27;  VI,  383. 


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CLXl  EPISTOLA  GATHOLICA  S.   JAGOBI.  . 

GAP.        VERS. 

43    Exeamus  igUur  ad  eum  extra  castra,  improperinm 

ejus  portantes.  I,  620. 
14    Non  enim  habemus  hic  manentem  civitatem,  sed  fola- 
ram  inqiiirimus.  I,  94. 
45,46    Per  ipsum  ergo  ofTeramus  hostiamlaudis^mper  Dec... 
—  Exponuntur.  IV,  384,  38t. 

47  ObedHe  pr^epositis  ve8lris,et  subjacete  eis....  Ut  cnm 

gaudio  hoc  faciant,  et  non  gementes;  hoc  enim 
non  expedit  vobis.  I,  374;  III,  36. 

48  Orate  pro  nobis  :  confidimus  enira  quia  bonam  cons- 

cientiam  habemus,  in  omnibus  bÎBnevolentes  con- 

versari.  I,  374. 
tO    Deus  autem  pacis,  qui  eduxit  de  mortuis  pastorem 

magnum  ovium...  Dominum  nostrum  Jesum  Chris- 

lum.  VI,  85. 
24    Aptet  vos  in  omni  bono,  ut  faciatis  ejos  voluntatem  ; 

faciens  in  vobis  quod  placeat  coram  se  per  Jesum 

Ghristum...  VI,  85. 


EPISTOLA  GATHOLICA  S.  JAGOBI. 

I  *     47    Omne  datum  optimum...  cAbcendens  a  Pâtre  lumi- 

num,  apud  quem  non  est  transmulatio...  D,  304, 
450;  V,  77. 
97    Religio  munda  et  immaculata  apud  Deum  et  Patrem, 
hœc  est  :  Visitare  pupilles...  IV,  379;  VU,  39Î. 

II  5    Audite,  fratres  mei  dilectissimi  :  Nonne  Deus  elegil 

pau pères  in  hoc  mundo,  divites  in  fide,  et  heredes 

regni,  quod  repromisit  Deus  diligentibus  se?  — 

Exponitur.  I,  244  et  seqq. 
40    Quicumque  autem   totam  legem  servaverit,  ofléndai 

autem  in  uno,  fdctus  est  omnium  reus.  III,  347. 
43    Superexaltàt  autem  misericordia  judicium.  U,  614  ; 

VII,  300. 
45,  46    Si  autem  frater  et  soror  nudi  sint,  et  indîgeant  victii 

quotidiano...  non  dederitis  auteui  eis  qus  neces- 

saria  sunt  corpori  :  quid  proderitT  H,  624. 
49    Tu  credis  quoniam  unus  est  Deus;  benefacis;  el 

deemones   credunt,    et  contremiscunt.    II,  3SS; 

VUI,  64. 
iii  8    Linguam   autem  nulius  hominum   domare  potest; 

inquietum  malum^  plena  veneno  aiortilero.  I,  35. 


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BPISTOLA  S.  PETEI  PRIMA.  GLXXI 

VBH8. 

47  Qasautem  desursum  est  sapientia,  primum  quidem 
pudica  est,  deinde  pacifica.  II,  498,  400. 
7,  8  Patientes  igitur  estote,  fratres,  usque  ad  adventum  Do^ 
mini.  Patientes  igitur  estote  et  vos,  et  confirmate 
corda  vestra  ;  quoniam  adventus  Domini  appropin- 
quavit.  I,490;III,  465;  IV,  «90. 


EPISTOLA  S.  PETRI  PRIMA. 

I  4,  S    Petrus  apostolus  Jesu  Ghristi,  electis  advenis...  gra- 

tia  vobig  et  pas  multiplicetur.Y,  433,  580. 

45  Sed  secundum  eum  qui  vocavit  vos,  sancturo,  et  ipsi 

in  omni  conversatione  sancti  sitis.  Il,  366. 

46  Quoniam  scriptum  est  :  Sancti  eritis,  quoniam  ego 

sanctus  sum.  II,  366. 

47  Et  si  patrero  invocatis  eum  qui  aine  acceptione  per- 

sonarum  judirat.  VIII,  498. 

48  Scientes  quod  non  corruptibiiibus  auro  vel  argento 

redempti  estis  de  vana  vestra  conversatione  pa- 
ternsB  traditionis.  IV,  383. 

49  Sed  pretioso  sanguine  quasi  agni  immaculati  Christi, 

et  incontaminati.  V,  433. 
tO    Prœcogniti  quidem  ante  mundi  constitutionem,  mani- 
festati  autem  novissimis  temporibus  propter  vos. 
V,  433. 

II  5    Et   ipsi    tanquam    lapides    vivi    supersedificamini , 

domus  spiritualis.  V,  440. 

7  Vobis  igitur  honor  credentibus.  VIII,  83. 

8  Et  lapis  offensionis,  et  petra  scandali,  his  qui  offeo- 

dunt  verbo^  nec  credunt  in  quo  et  positi  sunt. 
II,  475. 

9  Vos  autem  genus  electum,  regale  sacerdotium...  Ut 

virtutes  annuntietis  ejus  qui  de  tenebris  vos  voca- 
vit in  admirabile  lumen  suum.  Exponitur.  II,  406; 
m,  440J89;  V,  9,409. 

85    Eratis  enim  sicut  oves  errante/*,  sed  conversi  estis 
nunc  ad  pastorem  et  episcopum  animarum  vestra- 
rum.  I,  385;VII,  46Î. 
m  6    Sicut  Sara  obeîdiebat  Abrahae,  Dominum  eum  vocans. 

I,  S99. 

45    Parati  semper  ad  satisfactionem  omni  poscenti  vos 


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GLXUI  EPISTOLA  S.   PETRI  SBGCNDA. 

CAP.        VERS* 

rationem  de  ea,  quae  in  vobis  e8t,  spe.  II«  404; 

111,491. 
iT  ht    Gharissimi,  nolite  peregrinari  in  fervore  qui  ad  tes- 

tationem  vobis  fil.  YIII,  40. 
45    Nemo  autem  vestrum  patiatur  ut  homicida,  aut  far, 

aut  maiedicus.  aut  alienorum  appetitor.  IV,  268. 
16    Si   autem   ut  christianus,  non  erubescat;  glorificet 

autem  Deum  in  isïo  nomine.  IV,  269  ;  VIII,  <0. 
V  2    Pascile  qui  vobis  e>t  grrgem  Dei.  III,  363. 

6    Humiliamiuiigitur  sub  potenli  manu  Dei,ut  vosexal- 

tetin  tempore  visitationis.  V,  598;  VIII,  64. 
40    Deus  autem  omnis  gratiee,  qui  vocavit  nos  in  £ter- 

nam  suatn  gloriam  in  Ghristo  Jesu,  modicum  passes 

ipse  perûciet,  con&rmabit,  solidabitque.  V,  580. 
44     Ipsi  gioia  et  imperium  in  saBcuia  sacuiurum.  V,S80. 


EPISTOLA  S.  PETRI  SECUNDA. 

4,2    Simon  Petrus,  servus  et  apostolus  Jesu  Christi,  ils 

qui  coaBqualem  nobiscum  sortiti  sunt  6dem  in  jns^ 

titia  Dei  nostri  et  sahatoris  Jesu  Christi.  IV,  46<. 
4    Per  quem  maxima  et  pretiosa  nobis  promissa  donaxit 

ut  per  h»c  efficiamini  divinae  consortes  naturs... 

111,452;  V,  469;  VII,  220. 
44    Gertus  quod  velox  est  depositio  tabernaculi  mei . 

secundum  quod  et  Dominus  noater  Jésus  Ghristos 

signiGcavit  mihi.  11^  488;  VII,  509. 
46    Non  enim   doctas  fabulas  secuti...  sed  speculatore$ 

facti  illius  magnitudinis.  1,  434,  446. 
18    Et  hancvocem  nos  audivimus  de  cœlo  alla tam,  eus 

essemus  cum  ipso  in  monte  sancto.  I,  446. 
49    Et  habemus  firmiorem  propheticum  sermonem;cu. 

benefacitis  attendentes^  quasi  lucernae  lucenli  io 

caliginoso  loco ,  donec  dies  elucescat ,  et  lucifer 

oriatur  in  cordibus  vestris.  V,497. 
24    Non   enim  voluntate  humana   allata  est  aliquando 

prophetia  :  sed  Spiritu  sancto  inspirati,  locuti  sQQi 

sancti  Dei  honiines.  IV,  585. 
28    Si  enim  refugiehles  coinquinationes  mundi  in  cogni- 

tione  Domini  nostri.  .  facta  sunt  eis    posteriori 

détériora  prioribus.  III,  174. 


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EPISTOLÀ  S.  JOANNIS  PRIIU.  GLXIUI 

TBHS. 

84  Meliud  enim  erat  illis  non  cognoscere  viam  jostitiœ  , 
quam  post  agnitionem  ,  retrorsum  converti  ab  eo , 
qttod  illis  traditum  est,  sancto  mandato.  III,  471. 

22  GoDligit  enim  eis  illud  veri  proverbii  :  Ganis  reversus 
ad  suum  vomitum  ;  et  sus  Iota  in  volutabro  iuti. 
m,  472. 
3  Hoc  primum  scienles,  quod  venient  in  novissimis 
diebus  in  deceptione  iliusores ,  juxta  proprias  con- 
cupiacentias  ambulantes.  III,  539. 

40  Adveniet  autem  dies  Domini  ut  fur;  in  quo  cœli 
magne  impetu  transient,  elementa  vero  calore  sol- 
ventur ,  terra  autem ,  et  quae  in  ipsa  sunt  opéra , 
exurentur.  III,  527. 


EPISTOLA  S.  JOANNIS  PRIMA. 

4  Quod  fuit  ab  initio,  quod  audivimus,  quod  vidimus 
oculis  nostris,  quod  perspeximus,  et  manus  nostra 
contrectaverunt  de  verbo  vitae.  I,  446  ;  V,  253. 

3  Quod  vidimus  et  audivimus ,  annuntiamus  vobis... 

et  socielas  nostra  sit  cuni  Pâtre,  et  cum  Filio  ejus 
Jesu  Christo.  Y,  580. 

8  Si  dixprimus  quoniam  peccatum  n'^n  habemus,  ipsi 

nos  seducimus,  et  veritas  in  nobis  non  est.  11^  468; 
V,  458;  VI,  44;  VII,  25. 

9  'Si  conGteamur  peccata  nostra,  fideiis  est  et  justus,  ut 

remittat  nobis  peccata  nostra,  et  emundet  nos  ab 
omni  iniquitate.  VII,  25. 
40    Si  dixerimus  quoniam  non  peccavimus ,  mendacem 
facimus  eum.  V,  444. 

4  Filioli  mei ,  hsec  scribo  vobis  ut  non  peccetis.  Sed  si 

quis  peccaverit,  advocatum  habemus  apud  Patrem, 
Jesum  Ghristum  justum.  —  Exponitur.  I,  288. 

44  Scribo  vobis,  juvenes,  quoniam  fortes  estii»,  et  ver- 

bum  Dei  manet  in  vobis,  et  vicistis  malignum.  — 
Exponilur.  I,  164,  465. 

45  Nolile  diligere  inundum,   neque  ea  quœ  in  mundo 

sunt.  —  Exponilur.  IV,  312,  313. 
48    Filioli ,  novissima  hora  est  ;  et   sicut  audislis  quia 
anlFcbrislus  venll  ;  el  nunc  antichrioti  multi  facti 
sunt.  —  Exponitur.  IH,  2«9  ;  IV,  582,  583. 


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CLXXIY  EPI8T0LA  S.  J0ANNI8  PRIMA. 

CAP.        VERS. 

tS,  S3    Hic  est  aniichristus  qui  negat  Pairem  et  Fiiinm. 

IT,  583. 
m  4     Videte  qualem  charitatem  dédit  nobis  Pater,  otfili 

Dei  nominemar  et  simus.  ^  Exponitar.  Y,  434, 

435,  436,  437, 140  et  seqq. 
2    Chari8simi,  nuac  filii  Dei  sumus  ;  et  nondum  apparaît 

quid  erimus.  Scimus  quouiam  cum  apparuerit ,  si- 

miles  ei  erimus.  ^  Exponitur.  V,  447  ;  VIII,  226. 
8    Et  omnis  qui  habet  baoc  spem  in  eo,  sanctificat  se , 

sicut  et  illesanctus  est,  V,  447;  VII,  245. 
8    Qui  facit  peccatum,  ex  diabolo  est  ;  quoniam  ab  initio 

diabolus  peccat.  V;  43. 

IV  4    Gharissimi,  ooiite  omni  spiritui  credere ,  sed  probate 

Spiritas  si  ex  Deo  sint.  V,  422. 

2  Omnis  Spiritus  qui  conGtetur  Jesum   Christnm  in 

carne  venisse,  ex  Deo  est.  II,  372. 

3  Et  omnis  spiritus  qui  sol  vit  Jesum,  ex  Deo  non  est, 

et  hic  est  antichristus,  de  quo  audistis  quoniam 
venit,  et  nunc  jam  in  mundo  est.  —  Exponitur.  Il, 
372;  III,  468  ;  IV,  589  ;  V,  445. 

4  Vos  exDeoestis,  filioli,  et  vicistis  eum,  quoniam 

major  est  qui  in  vobis  est,  quam  qui  in  mundo. 

III,  424;  V,  260. 

8    Qui  non  diJigit,  non  novit  Deum,  quoniam  Deus  dia- 

ritas  est.  VII,  S97. 
42    Deum  nemo  vidit  unquam.  VII,  245. 
46    El   nos  cognovimus,  et  credidimus  cbaritati  qoam 

habet  Deus  in  nobis  III,  48. 
20    Qui  enim  non  diligit  fratrem  suum  quem  videt^  D^im 

quem  non  videt ,  quomodo  potest  diligere  ?  H , 

84,  620. 

V  3    Hœc  est  enim  cbaritas  Dei ,  ut  mandata  ejus  casto- 

diamus  :  et  mandata  ejus  gravia  non  sunt.  V.  443. 
4    Et  baec  est  Victoria  qua  vincit  mundum ,  fides  noslra. 

m,  289. 
40    Qui  crédit  in  Filium  Dei,  habet  testimoniuin  Deiiose. 

IV,  584. 

20-24  Et  scimus  quoniam  Filius  Dei  venit ,  et  dédit  nobis 
sensum  ut  cognoscamus  verum  Deum ,  et  simus  in 
vero  Filio  ejus.  Hic  est  verus  DeuSj  et  vita  œterna. 
Filioli,  custudite  vos  a  simulacris.  V,  435. 


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BPISTOU  8.   J0ANNI8  SKGUNPÀ.  GLXXT 

EPISTOLA  S.  JOANNIS  SECUNDA. 

CAP.         VBES. 

7  Quoniam  multi  seductores  exlerunt  io  muDdum ,  qui 
non  confitentur  Jesum  Christum  venisse  in  carmea  : 
hic  est  seductor  et  antichristiis.  —  Expooiiar.  Il , 
37Î  ;  IV,  584. 
9^40  Omnis  qui  recedit^  et  non  permanet  in  doctrina 
Ghristi,  Deum  non  habet...  si  quis  venit  ad  vos  et 
hanc  doctrinam  non  affert,  nolite  recipere  eum  in 
domum^  nec  Ave  ei  dixeritis.  II,  371. 


BPISTOLA  S.  JOANNIS  TERTIA. 

43  Multa  habui  tibi  scribere ,  sed  noiui  per  atramentum 

et  calamum  scribere  tibi.  IV,  49. 

44  Spero  autem  protinus  te  videre ,  et  os  ad  os  loque- 

mur.  IV,  49. 


EPISTOLA  CATHOUGA  S.  JÏÏDiB, 

3  Gharissimi,  omnem  sollicitudinem  faciens  scribendi 

vobis  de  oommuni  vestra  salute...  VI,  579. 

4  Subintroierunt  enim    quidam  homines...  et    solum 

dominatorem  et  Dominum  nostrum  Jesum  Christum 

negantes.  1,  608  ;  VI,  229. 
8,42    Similiter  et  hi  carnem  quidem  maculant ,  dominatio- 

nem  autem  spernunt,  majestatem  autem  blasphé- 
mant... I,  606. 
43,  46    Fluctus  feri  maris,  despumantes  suas  confusiones... 

I,  606. 
49    Hi  sunt  qui  segregant  semetipsos,  animales^  Spiritum 

non  hubenles.  I,  605,  606. 
20,  24    Vos  autem,  cbarissimi.superaedificantfsvosmetipsos... 

in  dileclione  Dei  servate...  VIII,  427. 
22,  23    Et  hos  quîdcm  arguite  judicatos  ;  ilios  vero  salvate, 

de  igné  rapientes...  I,  606. 


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GLXXVI  APOGALTPSIS  S.  JOANNIS. 


APOCALTPSIS  s.  JOANNIS. 

CAP.        VBRS. 

I.  5,  6  Et  a  Jesu  Ghristo,  qui  est  testîs  fidelis...  et  fecit  nos 
regnum  et  sacerdotes  Deo  el  Patri  suo.  III,  440; 
V,  242. 
40  Fui  in  Spiritu  in  dominica  die,  et  audivi  post  me 
vocem  magnam  tanquam  tubae.  —  Exponitur  111^ 
360. 

43  Et  in  medio  septem  candelabrorum  aureorum  simi- 

lem  Filio  hominis.  V^  458. 

44  Caput  autem  ejus  et  capilii  erant  candidi  tanquam 

iana  aiba,  et  tanquam  nix.  Y,  458. 
48    Et  vivus  et  fui  mortuus...  et  habeo  clavos  mortis  et 

inferni.  V,  246. 
20    Sacramentum    septem    stellarum    quas   vidisti   in 

dextera  mea...  septem  steilœ,  Ângeli  sunt  s^tem 

Ecclesiarum.  VI,  64. 

II  4-7    Exponuntur.  IV,  325  et  seqq. 

5  Movebo  candelabrum   tuum  de  loco  suo,  nîsi  |)œni- 

tentiaiii  cgeris.  Il,  492. 
9    Et  biasphemaris  ab  his  qui  se  dicunt  Judseos  esse ,  et 

non  sunt,  sed  sunt  synagoga  Satanae.  VU,  205. 
47    Qui  babetaurem,  audiat  quid  Spiritus  dicat  Eocle- 
siis.  —  Exponitur.  IV,  499.ei  seqq. 

III  9    Ecce  dabo  de  synagoga  Satanse,  qui  dicunt  se  Judaeos 

esse  et  non  sunt,  sed  mentiuntur.  VII,  205. 
44    Ecce  venio  cito;  tcnequod  habes,  ut  nemo  accipiat 

coronam  tuam.  II,  42,  264;  V,  288. 
47    Quia  dicis  :  Quod  dives  sum,  et  locupletatus,  et  nul- 

iius  egeo;  et  nescis  quia  tu  es  miser,  et  misera- 

bilis,  et  pauper,  et  csecus,  et  nudus.  V,  4. 

IV  4    Et  in  circuitu  sedis  sedilia  viginti  quatuor  ;^et  super 

thronos  viginti  quatuor  seniores  sedentes,  cir- 
cumamicti  veslimentis  a!bis,  et  in  capitibuf  eo- 
rum  (oionae  aureœ.—Expon.tur.  VI,  479;  YIII,  30. 

6  Et  in  couspectu  sedis  tanquam  mare  vitreaa  simile 

crystallu.  VI,  453. 
40    Et  adôrabant  vivcntem  in  sœcula  saeculoram.  VI, 
479  ;  YIII,  30. 

V  42    Dignus  est  Agnus,  qui  occisus  est,  accipere  virtutero , 

et  divinitatcm  ,  et  sapiertiam  ,  et  forlitudinem,  et 
lionorem  ,  el  glonam ,  et  benediictionem.  —  Expo- 
nitur. VIII,  60. 


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APOCAI.YPÇIS  S.  JOANNlft.  CLXXVII 

CAP.        VBRS. 

VI  9    Bt  cam  aperoisset  sigillam  quintam,  vidi  snbtus  ai- 

tare  animas  interfeclorum  propter  verbum  Dei,  et 
propter  testimonium  quod  habebant.  I,  375. 
46    Et  dicunt  montibus  et  pétris  :  Gadite  super  nos,  et 
abscondite  nos  a  facie  sedentis  super  thronum,  et 
ab  ira  Agni.  VII,  450. 

VII  9    Stantes  ante  tbronum,  et  in  conspectu  Âgni>  amicti 

stolis  albis,  et  palm»  in  manibus  eorum.  IV,  60. 

43  Et  respondit  unus  de  senioribus,  et  dixit  mihi  :  Hi 
qui  amicti  sunt  stolis  al  bis,  qui  sunt?  et  unde  ve- 
nerunt?  —  Exponitur.  VII,  455,  443. 

14  Et  dixit  mihi  :  Hi  sunt  qui  venerunt  de  tribulatione 
magna,  et  laverunt  stolas  suas,  et  dealbaverunt  eas 
in  sanguine  Agni.  II,  542;  IV,  60;  VU,  455. 

IX  4,  2    Et  quintus  Angélus  tuba  cecinit  :  et  yidi  stellam  de 

cœlo  cecidisse  in  lerram,  et  data  est  ei  ciavis  pulei 
abyssi...  II,  627. 
3-42    Exponunlur.  V,  568  et  seqq. 

X  6    Et  juravil  per  viventem  in  saecula  ssculorum...  quia 

tempus  non  erit  amplius.  III,  231. 
14    Et  dixit  mihi  :  Oportet  te  iterum    prophetare  gen- 
tibus,  et  popuiis,  et  linguis,  et  regibus  multis.  I, 
496. 
xii  4     Et  signum  magnum  apparuit  in  cœlo  :  Mulier  amicta 

sole,  et  luna  sub  pedibus  ejus,  et  in  capite  ejus 
corona  stellarum  duodecim.  — >  Exponitur.  II,  268  ; 
VI,  458. 

2  Et  in  utero  habens,  clamabat  parturiens,  et  crucia- 

batur  ut  pariai.  VI,  458. 

3  Et  visum  est  aliud  signum  in  cœlo...  et  in  capitibus 

ejus  diademata  seplem.  VI,  424. 

4  Et  draco  stetit  ante  mulierem  qus  erat  paritura.  V, 

45;  VI,  424. 

5  fer  peperit  filium  masculum,  qui  rectums  erat  omnes 
'      gentes  in  virga  ferrea  ;  et  raptus  est  filius  ad  Deum, 

et  ad  .Ihronum  ejus.  V,  45. 
*  9  '  Et  projectus  est  draco  ille  magnas,  serpens  antiquus, 
'  *  quf  vocàtur  diabolus  et  Satanas,  qui  seducit  uni- 
**       versum  orbem.  V,  44. 

42  Vas  terrae  et  mari,  quia  descendit  diabolos  ad  vos, 
habens  iram  magnam,  sciens  quod  modicum  tempus 
habet.  IV,-65. 
14  Et  datae  sunt  mulieri'alae  du»  aquil»  magn»,  ut  vo- 
laret  in  desertum  in  locum  suum,  ubi  alitur...  V, 
45.  •  . 
T.  VIII.  42* 


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GLZXVUI  APOGALTPSIS  S.  JOANNIS. 

CAP.        VERS. 

47  Et  îratas  est  draco  in  mulierem,  et  abiit  facere  prae- 
lium  cum  reliquis  de  semine  ejas,  qui  custodiuot 
mandata  Dei.  V,  45. 

XIII  4    Et  adoraverunt  draconem  qui  dédit  potestatem  bestiae. 

m,  546. 

7  Et  datum  est  illi  bellutn  facere  cum  Saoctis,  et  un- 

cere  eos.  III,  302,  527  ;  IV,  492.    * 

8  Quorum  non  sunt  scripta  nomina  in  libro  \\im  Agai, 

qui  occisus  est  ab  origine  mundi.  VI,  452. 
44     Et  vidi  aliam  bestiam  ascendentem  de  terra,  et  h»- 

bebat  cornua  duo  similia  Agni,  et  loquebatur  sicvt 

draco.—  Exponitur.  IIÏ,  204. 
42    Et  potestatem  prioris  bestiae  omnem  faciebat  in  coo- 

spectu  ejus.  —  Exponitur.  III,  204. 

44  Et  seduxit  habitantes  in  terra.  III,  539. 

XIV  3    Et  nemo  poterat  dicere  canticum,  nisi  iiia  centoa 

quadraginia  quatuor  miliia  qui  empti  sunt  de  terra. 
IV,  52. 

4  Hi  empti  sunt  ex  hominibus  primitise  Dec  et  ^a. 

IV,  52  ;  VI,  239. 
40    Et  cruciabitur  igné  et  sulphure  in  conspectu  Ângelo- 
rum  sanctoium  et  ante  conspectum  Agni.  III,  23f. 

XVI  43    Et  vidi  de  ore  draconis,  et  de  ore  bestiae,  et  de  ore 

pseudoprophet»,  spiritus  très  immundos  in  modun 
ranarum.  III,  204. 

XVII  3    Et  vidi  mulierem  sedentem  super  bestiam  coccineaœ. 

plenam  nominibus  blaspliemiaB.  VU,  204. 

5  Et  in  fronte  ejus  nomen  scriptum  :  Hysterium  :  Ba- 

bylon  magna.  VII,  205. 
S    Et  mirabuntur  inhabitantes  terram,  quorum  qoq  saa; 
scripta  nomina  in  libro  vitœ  a  constitutione  mundî... 
VI,  452. 

45  Et  dixit  mihi  :  Àquse  quas  vidisti  ubi  meretrix  sedet, 

populi  sunt,  et  gentes,  et  linguse.  I,  504. 

XIX  44     Et  vidi  cœlum  apertum,  et  ecce  equus  albus,  et  qui 

sedebat  super  eum,  vocabatur  Fidelis^  et  Verax... 

VI,  269. 
16    Et  habet  in  vestimento  et  in  femore  suo  scriptoŒ 

Rex  regum,  et  Dominus  dominantium.  V,  244. 
20    Et  apprehensa  est  bestia,  et  cum  ea  pseudopropbea. 

m,  201. 

XX  3    Et  misit  oum  in  abyssum,  et  clausit,  et  signavit  soper 

illum,  ut  non  seducat  amplius  gentes,  donec  con- 
summentur  mille  anni,  et  post  hœc  oportet  illuia 
solvi  modico  tempore.  III,  539;  VI,  594. 


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APOGALYPSIS  S.  J0ANNI8.  CLXXIX 

CAP.        VBR3. 

5  Hsc  est  resarrectio  prima.  —  Exponîtur.  VII,  388. 

6  Sed  erunt  sacerdotes  Dei  et  Ghristi,  et  regnabuot  cum 

illo  mille  annis.  YII,  389. 
9,  40    Ubi  et  bestia  et  pseudopropheta  cruciabuntur  die  ac 
nocte  ia  sœcuja  Bseculorum.  III,  204 . 
XXI  4    Et  vidi  cœlum  novum,  et  terram  novam.  lY,  49i  ; 

VI,  394. 
4    Et  absterget  Deus  omnem  lacrymam  ab  oculis  eorum; 
et  mors  ultra  non  erit,  neque  luctus^  neque  clamor, 
neque  dolor  erit  ultra,  quia  prima  abierunt.  III,  234  • 
8    Tiroidis  autem  et  incredulis...  pars  illorum  erit  in 

stagDO  ardenti.  VIII,  79. 
4  4    Et  murus  civitatis  habens  fundamenta  duodecim,  et 
in  ipsis  duodecim  nomina  duodecim  Àpostolorum 
Agni.  Il,  474. 
45,  47    Et  qui  loquebatur  mecum,  habebat  mensuram  arun- 
dineam  auream,  ut  metiretur  civitatem,  et  portas 
ejus  et  murum...—  Exponuntur.  VI,  394. 
Kxii         14     Qui  nocet,  noceat  adhuc,  et  qui  in  sordibus  est,  sor- 
descat  adhuc.  III,  244  ;  VII,  441. 
42    Ecce  venio  cito,  et  merces  mea  mecum  est ,  reddere 

unicuique  secundum  opéra  sua.  III,  244. 
45    Foris  canes,  et  venefîci,  et  impudici,  et  homicidae... 
III,  H4. 


FINIS. 


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TABLE  ANALYTIQUE 

DES    HUIT   PREMIERS   VOLUMES   DES   OEUVRES 

DE  M<^>  L'iy&QUX  DE  POITIKBS. 


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GLXXXIV  TABLE  ANALYTIQUE. 

roaÎD  ou  il  confond  tontes  les  notions  religieuses,  et  sanctioDne 
les  doctrines  les  plus  contraires,  377. 

▲eclamaiions  pour  la  clôture  du  couronnement  de  la  Yierge  des 
Clefs  à  Poitiers,  Y,  294  et  suiv.;  pour  la  clôture  des  4«r  et  2«  sy- 
nodes diocésains ,  I,  563  ;  II,  336  ;  du  concile  d  Agen,  UI,  472i 
473  ;  de  Poitiers,  YI,  458, 480. 

▲ehard  (saint),  abbé  de  Saint-Benoit  de  Qainçay,  II,  549,  554. 

▲oie.  Actions.  Tout  acte  honnête,  tout  mérite  bumain  est  nn  titre 
à  une  certaine  récompense;  en  quoi  peut  consister  cette  réconi' 
pense,  Y,  456, 457  ;  toutes  les  actions  des  hommes  constitués  en 
état  de  grâce  ont  deux  propriétés  et  renferment  deux  valeurs, 
celle  du  mérite  et  celle  de  la  satisfaction,  I,  272. 

Action  de  grâces.  Elle  est  placée  par  les  livres  saints  en  tète  des 
pratiques  de  la  vertu  de  religion  ;  elle  est  obligatoire  pour  tous  les 
hommes  envers  Dieu,  I,  424,  425;  YI,  466  et  suiv. 

Adam.  11  apprend  de  Faction  et  de  la  parole  divine  le  précepte  de 
la  sanctiGcation  du  septième  jour,  III,  354,  352;  pourquoi  a-C-il 
été  créé  parfait  quant  au  corps  et  quant  à  Tâme,  Y1II,  66,  67; 
doctrine  de  saint  Thomas  sur  les  qualités  corporelles  et  spiri* 
tuelles  du  premier  Adam,  ibid. 

Adèle  d'Angleterre  (la  princesse).  Elle  donne  ses  soins  à  la  res- 
tauration de  la  basilique  de  Saint-Hilaire  de  Poitiers,  III,  322. 

Adelalme  (Guillaume),  évéque  de  Poitiers.  Fidèle  au  pape  Inno- 
cent II,  il  encourt  la  colère  du  comte  de  Poitiers^  II,  553. 

Adelmannns,  disciple  de  saint  Fulbert,  compose  une  pièce  de  vers  à 
la  louange  de  ses  condisciples  de  Fécole  de  Chartres,  1, 444. 

Administrateur.  L'esprit  des  affaires  n'est  pas  incompatible  avec 
l'éminence  du  savoir  ;  l'élévation  de  l'esprit,  la  poésie  de  la  pen- 
sée n'excluent  pas  le  talent  administratif,  II,  593. 

Administration.  Lettre  pastorale  au  clergé  du  diocèse,  concernant 
plusieurs  points  d'administration  ecclésiastique,  1, 183  ;  prudence 
nécessaire  au  prêtre  dans  l'exercice  de  l'administration  pasto- 
rale, II,  31 .  Voir  Prêtre. 

Adoption  divine.  Dieu  adopte  tous  les  chrétiens  comme  ses  enfonts 
dans  Ip  sacrement  du  baptême.  Y,  436  et  suiv.;  supérioritéde  Ta- 
doption  divine  sur  les  adoptions  humaines,  439;  droits  et  biens 
acquis  par  notre  titre  d'enfants  adoptifsde  Dieu,  440.  Kotr  Baptême. 

Aerius,  hérésiarque.  Il  enseigne  que  les  prêtres  ont  le  même  pou- 
voir que  les  évoques,  I,  347. 

Affire  (Mgr),  archevêque  de  Paris.  Son  sentiment  sur  les  appels 
c^mme  d'abus,  lY,  474;  sa  mort  glorieuse,  I,  620. 

Agapit  [saint],  abbé  de  Saint-Maixent,  II,  254. 

Agen  (concile  d*).  Voir  Concile. 

Agnès  (sainte),  abbesse  de  Sainte-Croix  de  Poitiers,  1, 24S;  YL493. 

Agnès  de  Bonrgogne  [la  princesse).  Elle  fait  travailler  k  la  restau- 
ration de  la  ba-^ilique  de  S^iint-Hilaîre  de  Poitiers,  IH,  322. 


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TABLE  ANÀLTTIQirE.  CLIXXV 

Agon  (saint),  ëvèque  de  Poitiers,  II,  547,  562. 

Alaric,  roi  desGoths,  I,  833;  II,  885;  III,  349,  384. 

Alcnin.  II  dit  que  Poitiers  se  glorifie  bien  plus  de  son  grand  pon- 
tife Hilaire,  que  du  développement  de  son  commerce,  III,  379. 

Alexandre  lY.  pape,  II,  891  ;  lY,  78. 

Alexandre  YII,  pape.  Sa  conduite  au  traité  de  paix  de  Westphalie, 
où  il  assiste  en  qualité  de  nonce,  avant  son  pontificat,  VII,  364. 

Alexandre  TIII^  pape.  Il  condamne  la  proposition  qui  soutenait 

Sue  les  païens  et  les  Juifs  ne  reçoivent  aucune  grâce  de  Jésus- 
hrist,  II.  396. 

Algérie.  Mandement  ordonnant  une  quôte  et  des  prières  en  faveur 
de  rAlgérie  ravagée  par  le  fléau  des  sauterelles,  V,  568  et  suiv.; 
lettre  au  clergé  prescrivant  une  quôte  en  faveur  de  la  popula- 
tion algérienne  décimée  par  la  famine,  VI,  193  et  suiv.;  tableau 
des  misères  des  Arabes  ;  zèle  des  évéques  et  du  clergé  de  l'Al- 
gérie à  les  secourir  ;  la  charité  attire  les  infidèles  à  notre  religion  ; 
exemple  remarquable  cité  par  fiossuet,  493, 494. 

Aliénor,  duchesse  d'Aquitaine,  11^554. 

Allemagne.  Pie IX loue  la  fidélité  du  clergé  et  du  peuple  allemands  aux 
lois  de  rÉglise,  VIII,  36,  39;  le  gouvernement  germanique  favo- 
rise les  novateurs,  dits  les  vieux-catholiques,  40;  Tunité  monar  - 
chique  de  Tltaiie  a  été  le  prélude  de  l'unité  allemande,  VII,  440, 
144  ;  elle  était  prête  pour  la  guerre  de  4870.  VII,  84.  Voir  Prusse. 

Aloges,  nom  donné  aux  hérétiques  qui  nient  le  Verbe  de  Dieu  : 
nouveaux  Aloges,  V,  340. 

Alphonse,  comte  de  Poitiers,  I,  64. 

Alsace  et  Lorraine.  Lettre-circulaire  qui  ordonne  une  quôte  en 
faveur  des  émigranU,  Vil,  464  et  suiv.  ;  paroles  d'attachement, 

Altieri  (Louis),  cardinal,  évoque  d'Aibano.  Sa  lettre  aux  évoques 
par  laquelle  il  leur  notifie  le  pouvoir  d'agir,  comme  délégués  du 
Sdint-siége,  dans  la  condamnation  des  livres  contraires  à  la  foi 
ou  aux  mœurs,  V,  439;  il  meurt  victime  de  son  zèle  à  soigner  les 
pestiférés  de  sa  ville  épiscopale,  VI,  838. 

Amand  (sainl),  évoque  de  Maëstricht,  Poitevin,  II,  550. 

Amand  (saint),  évoque  de  Bordeaux,  VI,  389,  398. 

Amboise  (la  bienheureuse  Françoise'  d*),  duchesse  de  Bretagne, 
religieuse  du  Garmel.  Elle  est  l'honneur  du  Carmel  français  anté- 
rieurement à  la  réforme  de  sainte  Thérèse,  IV,  466;  son  culte 
reconnu  par  un  décret  apostolique,  V,  849,  884  ;  homélie  pour 
la  clôture  de  sa  béatification,  474,  478;  allocution  prononcée  à 
la  suite  de  l'inauguration  de  son  culte  à  Thouars,  604  et  suiv. 

Amboise  (Pierre  d'),  évoque  de  Poitiers.  Il  construit  le  château 
épiscopal  de  Dissay,  II,  484,  557. 

Ambroise  (saint),  archevêque  de  Milan,  I,  467,  470;  II,  38,  563; 
111,  33,  688,  IV,  357;  V,  483,  859,  544  ;  VI,  477  ;  VU,  64 ,  884. 
Leitres  apostol'qups  au  sujet  de  l'invenlion  de  son  corp*,  VIII, 


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GLXXXVI  TABLB  ANALYnQOE. 

444,  U9;  son  histoire,  par  M.  Tabbé  Baunard,  offre  la  réfuta- 
tion de  théories  qui  se  croient  modernes,  mais  sont  renouvelées 
du  IV*  siècle,  4  45  ;  rôle  et  mission  de  saint  Ambroise  dans  l'Église 
et  la  société  au  iv«  siècle  ;  il  fut  donné  pour  établir  le  règne  pu- 
blic de  Jésus -Christ,  et  conquérir  à  l'Église  sa  part  légitime  d'ac- 
tion dans  la  protection  des  peuples,  446, 447;  voir  Broglie  (leàtu 
de)  ;  comment  saint  Ambroise  mérite  éminemment  le  nom  de 
Père  de  l'Église,  446  et  suiv.;Boniface  VIII  le  place  authentique- 
ment  au  nombre  des  docteurs  de  rËgiise,  I,  466. 

Saint  Ambroise  stigmatise  le  faux  patriotisme  des  ennemis  du 
Christ,  III,  532  ;  Y,  4  83  ;  son  témoignage  concernant  la  tradition  : 
Quo  vadis?  II,  488;  sur  le  sacerdoce  mystique  et  la  royauté  spi- 
rituelle des  simples  ûdèles,  III,  4  44  ;  explication  mystique  sur  le 
denier  de  l'Évangile  et  le  nombre  dix,  340  ;  si  saint  Jean  a  excellé 
sur  tous  les  autres  à  énoncer  ler^  divins  mystères,  c'est  qu'il  pou- 
vait consulter  Marie,  le  dépôt  vivant  des  secrets  éternels,  46<  ; 
combien  il  est  digne  de  la  majesté  impériale  de  laisser  aux 
évoques  la  liberté  de  parler,  55 i ,  555  ;  propriétés  physiques 
et  surnaturelles  de  l'eau,  3,  4  ;  les  avantages  de  la  vieillesseï 
V,  464  ;  commentaire  de  ces  paroles  du  Psaume  xxxvm  :  Ecce 
palmarès  posuisti  dies  meos,  460,  464  ;  l'évoque  est  le  hiérarque 
suprême  qui  récapitule  en  lui  toutes  les  ordinations,  482;  les 
décisions  des  conciles  sont  des  scellés  authentiques  apposés  sur 
l'héritage  de  la  foi,  YI,  413;  avantage  de  la  transmission  héré- 
ditaire de  la  foi  et  de  la  vertu,  VII,  623,  6U  ;  sa  lettre  à  Vigile, 
évèque  de  Trente,  qu'il  avait  consacré;  conseils  qu'il  lui  donne 
pour  l'administration  de  son  Église,  529,  530^  534. 

Ame.  L'âme  qui  s'allie  à  Dieu  par  le  baptême  prend  un  poids  sur 
elle,  mais  un  poids  glorieux  et  très-doux.  Y,  444,  445;  l'âme  du 
chrétien  a  reçu  dans  le  baptême  une  marque  intime,  une  em- 
preinte ineffaçable  ;  la  vie  de  cette  âme,  c'est  la  vie  communi- 
quée du  Verbe  fait  chair,  I,  279;  elle  ne  perdra  pas  dans  le  ciel 
son  originalité  distinclive  et  sa  physionomie  individuelle,  V,  U8; 
l'intégrité  de  l'orthodoxie,  l'entière  subordination  de  l'entende- 
ment et  de  la  volonté  à  l'autorité  de  l'Église  composent  la  plus 
belle  parure  d'une  âme,  lU,  417;  le  fond  d'une  âme,  c'est  le  sen- 
timent qu'elle  a  de  Dieu,  le  sentiment  qu'elle  a  du  devoir,  IV, 
294;  l'âme  du  chrétien  est  souvent  comparée  à  une  ville,  ses 
abords  sont  toujours  compromis,  quand  ils  ne  sont  gardés  que 
par  nous-mêmes,!,  477;  la  culture  de  l'âme  comparée  à  ceile 
d'un  jardin,  IV^  279  ;  ravages  que  le  démon  cause  dans  une  âme 
où  il  rentre  après  en  avoir  été  chassé,  Y,  445  et  suiv.;  l'étal  des 
âmes  après  la  mort  est  irrévocable;  elles  ne  peuvent  plus  méritw 
ou  démériter  ;  développement  de  cette  doctrine  par  le  coaciie 
dePérigueux,IlI,  234, 

Amour.  Il  est  la  condition  nécessaire  da  ministère  pastoral,  I,  S^^* 


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TABLE  ANALYTIQin:.  GLUXVH 

Amour  de  Dion.  L'acte  d*ainour  de  Dieu  pour  lui-même  doit  être 
produit  de  temps  à  autre  par  le  chrétien  ;  Marie  est  notre  plus 
puissant  secours  pour  remplir  ce  devoir,  YI,  454, 456,  456  ;  pour- 
quoi Diôu  exige  notre  amour;  le  fruit  de  cet  amour,  selon 
renseignement  de  saint  Hilaire,  n'est  pas  pour  Dieu,  mais  pour 
nous,  V,  93  ;  VII,  209,  Î40  ;  le  cœur  a  besoin  d'aimer,  l'objet  de 
son  amour  doit  être  Dieu  lui-même,  VI,  612,  643. 

André  (saint),  apôtre.  Une  relique  de  ce  saint  est  donnée  à  sainte 
Radegonde,  et  déposée  plus  tard  à  l'abbaye  de  Sainte-Croix  de 
Poitiers,  VI,  484,  506  ;  un  fragment  du  bois  de  la  croix  de  saint 
André  est  placé  dans  l'autel  majeur  de  l'église  des  Filles'de>la- 
Croixà  la  Puye,  VIII,  447. 

Angebanlt  (Guillaume),  évêque  d'Angers.  Discours  prononcé  dans 
l'église  cathédrale  d'Angers  en  la  solennité  du  cinquantième 
anniversaire  de  son  ordination  sacerdotale,  V,  456  et  suiv. 

Angèle  de  Mérici  (sainte),  fondatrice  des  Ursulines.  Elle  peut 
être  considérée  comme  l'initiatrice  des  familles  religieuses  répan- 
dues dans  les  villes  et  les  campagnes  pour  l'éducation  des  en- 
fants, V,  370  ;  sa  canonisation  par  Pie  VIL  374  ;  la  célébration  de 
sa  fête  est  rendue  obligatoire  par  Pie  IX,  463,  464  ;  V,  374. 

Anges.  Pourquoi  le  sacerdoce  ne  convient  pas  à  la  nature  aogéli-* 
que,  VI,  20;  VIII,  183, 4 84,  485;  préférence  accordée  à  la  nature 
humaine  sur  la  nature  angélique  pour  le  sacerdoce,  VI,  47,  48  ; 
en  quoi  a  consisté  l'épreuve  des  anges,  V,  44  et  suiv.;  en  quel 
sens  les  anges  gardiens  des  enfants  voient  toujours  la  face  de 
Dieu,  I,  546. 

Angleterre.  Elle  fut,  entre  les  mains  de  Dieu,  pendant  plusieurs 
siècles,  un  instrument  de  justice  contre  la  France,  i,  6;  son 
culte  pour  Notre-Dame  de  Chartres,  II,  287;  avaniages  sociaux 
qui  résultent  pour  elle  du  maintien  de  rÉglise  établie,  V,  4  85;  ses 
projets  de  conquête  sur  les  bords  de  la  mer  Rouge,  VI,  24  2, 

Angoolôme  (la  duchesse  d'),  fille  de  Louis  XVI,  II,  592. 

Annales.  Quel  fut  le  principal  efiel  de  la  suppression  des  annates  et 
des  autres  redevances  envers  le  saint-si^e,  V,  539,  540. 

Anne  (sainte),  mère  de  la  très-sainte  Vierge  Le  chef  de  cette  sainte 
est  envoyé  de  Gonstantinople  à  l'église  de  Chartres  ;  honneurs 
qui  lui  sont  rendus  par  les  princes  et  autres  illustres  personnages, 
II,  277  ;  IV,  84,  85. 

Anne  d'Antriche,  reine  de  France.  Elle  fait  couvrir  d'un  pavillon 
et*  d'un  dôme  la  relique  de  sainte  Anne,  conservée  dans  la  cathé- 
drale de  Chartres,  IV,  85;  elle  attribue  la  naissance  de  Louis  XÏV 
à  l'intercession  de  saint  Fiacre,  IV,  276;  elle  bâtit  le  Carmel  de 
Poitiers,  V,  337  ;  elle  fonde  une  lampe  devant  le  tombeau  de 
sainte  Radegonde,  VIII,  478. 

Annean.  Sa  signification  ;  les  clercs  ne  peuvent  pas  le  porter,  I, 
365,  356. 

Anneau  épiscepal.  Usa.!?e  qu'ont  les  fidèles  de  venir  le  baiser, 
.  I,  404  ;  il  est  le  symbole  de  l'alliance  perpétuelle  de  l'évéque  avec 

l'épouse  du  Christ,  IV,  477. 
AnniTorsaire.   L'Église  commande  de  célébrer  chaque  année  avec 


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GLXXXVUI  TABLE  AKALyTIQUE. 

pompe  la  solennité  anniversaire  de  la  consécration  des  églraes  d 
des  évoques,  I,  277;  II,  478;  IV,  7Î,  437;  lusage  de  célébrer 
avec  solennité  les  jours  des  grands  anniversaires  repot?e  sur 
Taulorité  de  Tancien  Testament  et  de  l'Église,  VI,  426  et  suiv.; 
la  commémorai  ion  annuelle  de  la  consécration  d'un  évoque  est  la 
fête  de  tout  le  sacerdoce  diocésain,  I,  278  ;  V,  482  ;  Tanniversaîre 
du  sacre  épiscopal  est  la  commémoration  de  ce  qu'il  y  a  de 
plus  élevé  dans  le  sacerdoce  ;  le  jour  de  cette  ordination  s'appelle 
le  jour  natal  de  l'évoque,  VI,  462,  463. 

Homélies  prôchées  chaque  année  au  jour  anniversaire  de  sa  con- 
sécration épiscopale,  I,  277,  443,  579;  11,64,  478,  428,  584  ;  III, 
32,  306,  530;  IV,  400,  324,  499;  V,  373,  484  ;  VI,  45,  437,  «52, 
464  ;  VII,  48,  309,  466;  VIII,  46,  237;  au  xxe  anniversaire  de 
sa  promotion  à  Vépiscopat,  VI,  464  et  suiv.;  au  xxv«  anniver- 
saire de  son  intronisation  épiscopale,  VIII,  255. 

Homélies,  discours,  etc.,  prononcés  aux  solennités  de  divers 
anniversaires.  Voir  Angebault  (Mgr),  Carmélites,  Chartres,  Donnet 
(Mgr),  Hiiaire  (saint),  Immaculée-Conception,  Pierre  et  Paul 
(saints),  Thomas  d'Aquin  (saint),  Vincent  de  Paul  (saint). 

Anselme  (saint),  archevêque  de  Cantorbéry.  Vrai  sens  de  son  texte 
tant  de  fois  cité,  sur  l'amour  que  Dieu  porte  à  la  liberté  de  l'É- 
glise, V,  355. 

Antéchrist.  Instruction  pastorale  sur  cette  parole  de  saint  Jean  : 
Il  y  a  déjà  beaucoup  d'antechrists,  IV,  584  et  suiv.;  l'antechrist 
est  celui  qui  nie  que  Jésus  soit  Dieu,  qu'il  soit  homme,  qu'il  soit 
Dieu  et  homme  tout  ensemble,  583  ;  identité  du  naturalisme  et  de 
l'antichristianisme,  V,  44  ;  préfiguration  de  l'antechrist  à  cer- 
Uines  époques,  393,  394;  son  signalement  dans  les  saints  livres, 
I,  98  ;  opposition  du  parti  de  Jésus-Christ  et  du  parti  de  Tante- 
christ,  IV,  455  ;  langage  timide  des  chrétiens  de  son  temps,  VI, 
574  ;  les  fonctions  publiques  mises  entre  les  mains  d'hommes 
tarés  seront  un  des  signes  de  son  approche  ;  témoignage  de  saint 
Hiiaire,  VI,  573;  le  caractère  de  la  génération  contemporaine  de 
l'antechrist  sera  d'être  anti-sacerdotale  ;  tendances  qui  ne  sont  pas 
étrangères  à  notre  époque,  573. 

Anthème  (saint),  évoque  de  Poitiers,  II,  549,  562. 

Anticinaires  de  l'Onest  (Société  des).  Discours  prononcé  à  une 
séance  publique,  1, 435  ;  un  de  ses  bulletins  donne  la  description 
des  reliquaires  de  Charroux,  IV,  546,  555  et  suiv.;  notice  sur 
M.  de  Barante  et  les  mémoirt>s  de  Madame  de  La  Rochejaquelein, 
lue  à  la  séance  publique  du  28  décembre  4868,  VI,  28d  et  suiv. 

Antoneiii  (le  cardinal),  secrétaire  d'Étai  de  Pie  IX.  Il  écrit  aux 
évoques  de  France  à  propos  de  la  question  des  classiques,  II,  325  ; 
il  envoie  une  note  aux  puissances  catholiques  en  1855  sur  le  pou- 
voir temporel  du  pape,  V,  544;  lettre  de  Pie  IX  au  cardinal  An- 
toneiii à  propos  du  projet  de  suppression  des  ordres  religieux  à 
R  me,  VII,  432. 


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TABLE  ANALYTIOUE.  GLXXXIX 

Apostolat.  Il  se  compose  d'une  sërie  de  générations  dont  les  unes 
sèment  et  tes  autres  moissonnent,  lY,  95  et  suiv.;  les  deux  con- 
ditions essentielles  de  tout  apostolat  sont  la  prédication  et  Texer- 
cice  de  la  charité,  III,  409  ;  les  œuvres  de  Tapostolat  chrétien  ne 
se  soutiennent  que  par  Tesprit  chrétien  ;  esprit  du  siècle  opposé 
à  cet  apostolat,  444;  apostolat  des  laïques  dans  les  villes,  III, 
410  et  suiv.;  dans  les  campagnes,  447  et  suiv.;  parallèle  entre 
un  apôtre  selon  Jésus-Christ  et  un  apôtre  selon  le  monde,  I, 
446  et  suiv. 

Apôtres.  Le  Verbe  rédempteur  a  déposé  dans  leur  âme,  par  des 
espèces  infuses,. toutes  les  lumières  et  toutes  les  grâces  desti- 
nées à  être  transmises  aux  générations  chrétiennes,  YIII,  67  ; 
la  sainte  Vierge  a  été  leur  conseillère  et  leur  institutrice,  III, 
460,  464;  reconnaissance,  amour  envers  les  apôtres  qui  ont 
évangéiisé  nos  pays,  443  et  suiv.;  Dieu  seul  envoie  les  apôtres, 
et  partout  où  ils  vont,  leur  ministère  n'est  jamais  stérile,  VI, 
244,  245.  Voir  Voyage  ad  limina  apostolorum. 

Appel  comme  d'abas.  Voir  Conseil  d'État. 

Arbre  de  la  liberté.  Bénédiction  de  l'arbre  de  la  liberté  à  Char- 
tres; discours,  I,  84. 

Arcbangela  Girlani  (la  Bienheureuse],  carmélite.  Homélie  pour  la 
clôture  de  la  fôte  de  béatification,  V,  474,  478. 

Arcbéologle.  Presque  toujours  les  monuments  qui  attirent  Tatten- 
tion  des  sociétés  savantes  sont  les  œuvres  de  la  foi  ;  Tarchéo- 
logie,  c'est  encore  de  la  théologie,  I,  436.  Rapports  de  l'adminis- 
tration épiscopale  avec  l'archéologie,  VI,  283,  284. 

Arcbidiacre.  La  création  de  plusieurs  archidiacres  dans  le  môme 
diocèse  n'est  pas  c(mtraire  aux  prescriptions  du  concile  de 
Trente,  I,  543  ;  visite  des  paroisses  des  villes  principales  par  les 
archidiacres,  II,  332,  333  ;  la  dignité  archidiaconale,  telle  qu'elle 
subsiste  en  France,  n'est  guère  que  le  maintien  d'une  qualifica- 
tion honorifique,  1, 544. 

Arcbiprêtres.  Leur  ofSce  principal  est  de  faire  à  l'évoque  une 
relation  semestrielle  sur  l'état  de  Tarchiprôtré;  ils  sont  les 
vicaires  forains  de  l'évèque ,  et  remplissent  les  fonctions  attri- 
buées par  le  droit  aux  témoins  synodaux,  1,545;  ils  doivent 
signaler  à  l'évoque  les  infractions  et  les  violations  des  décrets 
conciliaires  et  des  ordonnances  synodales,  546. 

Arîanisme.  Cette  secte  s'inscrivait  en  faux  cx)ntre  la  divinité  de 
Jésus-Christ  envisagé  dans  sa  propre  personne  et  dans  sa  nature 
la  plus  relevée,  I,  475;  VI>  559;  elle  était  la  négation  de  tous  les 
mystères  de  la  religion,  VI,  559, 560  ;  la  foi  devenait  une  chose 
humaine,  si  le  Verbe  de  Dieu  n'était  qu'une  créature,  comme 
renseignait  l'arianisme,  I,  476  ;  il  n'était  lui-môme  qu'une  philo- 
sophie indocile  et  irréligieuse,  une  orgueilleuse  prétention  de  la 
raison  à  s'élever  au-dessus  de  la  foi,  230;  subtilité  de  ses  secta- 
teurs modérés,  qui,  fout  en  ne  demandant  qu'une  légère  concession 
en  apparence,  renouvelaient  toute  la  perversité  arienne,  n,  344  ; 


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GXG  TABLE  ANALYTIQUE. 

l'arianisme  et  le  rationalisme  moderne  ont  le  même  bat  :  eber- 
cber  à  abaisser  le  Verbe  divin  pour  s'égaler  à  lui,  I,  477,  479  ; 
Tarianisme  sous  le  nom  de  naturalisme  est  la  grande  hérésie 
actuelle,  470,  474  ;  Yl,  342,  560  ;  une  de  ses  phases  caractérisée 
par  saint  Hilaire,  et  dans  laquelle  on  retrouye  la  conduite  des 
philosophes  modernes.  II,  368  et  suiv. 

Arias,  hérésiarque,  I,  479  ;  II,  446  ;  Y,  342  ;  YI,  446,  559^  562. 

Arméniens.  L'immixtion  malheureuse  de  certains  patrons  impra- 
délits  vient  d'en  conduire  une  fraction  au  schisme,  YU,  479. 

Arnanld  [Antoine],  III,  207.  Son  sentiment  sur  les  diverses  ir»i6- 
lations  épiscopales  pendant  la  vacance  des  sièges,  occasionnée 
par  la  controverse  de  la  régale,  YIII^  437. 

Aniobe.  Il  dévoile  les  incriminations  des  païens  contre  les  chré- 
tiens, 11^  242. 

Amonld  de  BonneTsl.  Ses  écrits  ont  rendu  célèbre  l'abbaye  de 
Bonnevai,  I,  46,  47  ;  il  reconnaît  Marie  exempte  du  péché  ori> 
ginel,  11,244,  212. 

Arts  (les).  Gomment  ils  ont  été  tout  d'abord  cultivés  par  les  enfants 
de  Dieu  et  par  les  enfants  des  hommes,  I,  35,  36;  II,  522,523; 
ils  sont  trop  souvent  tributaires  des  hommes  les  plus  asservis  à 
diverses  passions,  I,  376  ;  Y,  495;  Rome  est  la  mère-patrie  des 
arts,  l'école  la  plus  riche  et  la  plus  féconde  des  temps  modernes,  D^ 
54  4  9  524  ;  TÉglise,  protectrice  des  arts,  YII,  249  ;  développement 
des  arts  libéraux  et  des  sciences  sous  le  règne  de  saint  Louis,  I,  4  36. 

Assemblées  générales  du  clergé  de  Fiance.  Elles  ne  remplaçaient 
que  très- imparfaitement  les  conciles  provinciaux,  II,  444  ;  I Y, 
349;  lettre  de  TAssemblée  (an.  4650)  à  tous  les  archevêques  des 
Gaules  sur  l'utilité  des  conciles  et  sur  la  nécessité  de  les  rétablir, 
III,  445,  457;  remontrance  au  roi  (an.  4  670)  concernant  la  tenœ 
des  synodes  provinciaux,  442,  445,  44G,  454  ;  les  assemblées 
conciliaires  préservées  des  écarts  de  la  plupart  des  assemblées 
délibérantes,  I,  645  ;  II,  443, 444  ;  YI,  585,  586. 

Assemblée  nationale  (4874).  Lettres  circulaires  qui  prescrivent  des 
prières  publiques  demandées  par  l'Assemblée  nationale,  YII, 
448,  464;  YIII,  1;  devoirs  des  nouveaux  mandataires  de  la 
France,  YII,  409  et  suiv.;  pourquoi  cette  Assemblée  est-elle 
frappée  d'impuissance  pohtique ,  YII,  259,  260,  264  ;  YIII,  2,  3; 
c'est  en  vain  que  le  pouvoir  collectif  a  succédé  au  pouvoir  per- 
sonnel, si  on  veut  gouverner  en  dehors  du  principe  chrétien,  YU, 
290  et  suiv.;  le  mal  des  assemblées  ou  des  comices  et  le  tnorbta 
eomitialis,  YIII,  49. 

Astros  (le  cardinal  d').  Passages  de  ses  écrits  relatifs  à  l'intrasion 
des  évoques  nommés,  YIII,  432,  133. 

Atbanase  (saint),  patriarche  d'Alexandrie.  Sa  gloire  fnt  dVoir 
aperçu  la  ruse  des  Ariens,  et  d'avoir  démêlé  l'erreur  jusque  dans 
ses  plus  secrets  replis,  II,  344  ;  exilé  à  Trêves,  il  est  reçu  par 
l'évoque  saint  Maximin,  originaire  du  Poitou,  II,  547  ;  il  dit  que 


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TABLE    ANALYTIQUE.  GXGI 

le  dûnanche  est  le  commencement  de  la  création  nouvelle,  comme 
le  sabbat  était  la  fin  de  la  création  première,  III,  360;  il  demande 
comment  on  peut  appeler  raisonnable  celui  qui  interdit  à  sa  rai- 
son de  connaître  le  Verbe  qui  est  la  raison  du  Père,  Y,  465;  du 
symbole  qui  porte  le  nom  de  saint  Athanase,  V,  426,  427;  son 
apologie  :  De  fuga  sua,  lY,  267. 
AUiéisma.  Le  violateur  de  la  loi  du  dimanche  porte  le  sceau  de 
l'athéisme  pratique,  III,  574  ;  athéisme  ou  panthéisme  de  plusieurs 
écrits  contemporains;  il  est  dans  la  loi  et  dans  les  institutions 
modernes,  Yll,  400  ;  il  est  enseigné  officiellement  dans  les  chaires 
publiques,  63;  il  est  la  conséquence  du  naturalisme,  495;  il  est 
condamné  par  le  concile  du  Yatican,  244  ;  athéisme  social  déguisé 
sous  le  nom  d*incompétence  ou  de  neutralité  religieuse  inconnu 
aux  peuples  anciens,  402,  403  ;  effets  fâcheux  de  cet  athéisme  par 
rapport  aux  œuvres  sociales  de  zèle  et  de  charité,  415.* 
AagQstin  (saint) ,  évéque  d'Hippone.  Il  n*est  aucun  docteur  de 
rËglise  qui  ait  plus  sainement  parlé  que  lui  de  T affaiblissement 
de  la  raison  et  de  Taltération  de  la  nature  de  l'homme  par  suite 
de  la  faute  originelle,  II,  394  ;  c'est  en  vain  que  la  philosophie 
séparée  invoque  son  autorité;  passages  des  écrits  du  saint  doc- 
teur  qui  réfutent  la  doctrine  naturaliste,  392  et  suiv.;  son  senti- 
ment sur  la  nécessité  de  la  foi  et  de  la  grâce  surnaturelle  pour 
parvenir  au  bonheur  éternel,  388  ;  il  explique  ces  paroles  de  saint 
Jean  :  Je  suis  la  vigne  et  vous  êtes  les  branches;  je  suis  la  porte, 
etc.;  il  montre  la  nécessité  de  notre  union  à  Jésus-Christ  pour 
porter  de  bons  fruits  ;  T impuissance  do  la  nature  séparée  de  la 
grâce  à  produire  le  bien,  l'inutilité  des  bonnes  œuvres^  si  on  les 
fait  hors  du  bercail  de  Jésus-Christ,  388  et  suiv.;  sa  doctrine  sur 
la  dignité  de  la  nature  raisonnable;  elle  est  un  si  grand  bien  que 
Dieu  seul  est  au-dessus  ;  il  combat  ceux  qui  voulaient  la  déifier, 
V,  95,  96. 

Il  réfute  la  doctrine  impie  de  Porphyre  sur  la  personne  de 
Jésus-Christ,  Y,  423;  il  donne  la  signification  du  mot  Aloges, 
hérétiques  qui  niaient  le  Yerbe  de  Dieu,  340. 

Son  sentiment  sur  l'interprétation  des  livres  saints,  YII,  472, 
472L;  ils  ofifrent  à  ceux  qui  les  scrutent  des  interprétations  pré- 
vues et  voulues  par  TEsprit-Saint,  III,  467,  468  ;  sens  de  ces 
paroles  des  Proverbes  :  Le  juste  s'accuse  d'abord  lui-même,  VII, 
62  ;  commentaire  du  passage  de  saint  Matthieu  :  Donnez-neus 
aujourd'hui  notre  pain  quotidien,  III,  648;  et  de  diverses  paroles 
de  saint  Jean  :  hiems  erat,  lY,  87  ;  latus  ejus  aperuit,  YI,  644  ; 
et  du  texte  du  même  évangéliste  :  Satan  fut  homicide  dès  le  com- 
mencement et  ne  se  tint  pas  dans  la  vérité,  Y,  43  ;  et  de  ces  autres 
paroles  :  J'ai  manifesté  votre  nom  à  ceux  que  vous  m'avez 
donnés  ,  80  ;  ni  cet  homme  n'a  péché,  ni  ses  parents,  III,  338  ; 
il  faut  que  le  diable  soit  délié  quelque  temps,  lY,  594,  592. 


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GXCII  TABLB  ANALYTIQUE. 

Il  enseigne  que  les  corps  des  saints  sont  révèles  an  moaient 
voulu  par  le  Créateur,  II,  3;  que  Toctave  est  le  complément  de 
toute  solennité,  remblème  de  la  béatitude  éternelle,  III,  33,  3i; 
que  dans  le  ciel  la  volonté  délivrée  de  tout  mal  est  rempiie  de 
tout  bien,  233  ;  qu'on  s'y  nourrira  de  la  vérité  dans  le  rassa- 
siement de  rimmortalité,  YII,  560  ;  que  les  saints  dans  le  ciel 
conserveront  les  nuances  variées  de  leurs  qualités  naturelles,  V. 
4  48  ;  il  raconte  l'invention  du  corps  de  Paint  Etienne^  VI,  535  ; 
selon  le  saint  docteur,  tout  le  bien  qui  se  fait  dans  TÊglise  est  dû 
aux  prières  des  âmes  simples,  cachées  aux  yeux  des  hommes,  I, 
529  ;  II,  450. 

Sa  doctrine  sur  Tunité  et  la  centralisatiun  du  pastorat  accordé 
à  saint  Pierre,  YI,  387,  388  ;  il  exprime,  en  présence  des  fidèle, 
au  jour  anniversaire  de  sa  consécration,  »es  craintes  sur  les  de* 
voirs  de  sa  charge,  I,  570,  574  ;  UI,  32^  33,  U4  ;  il  dit  que  Tévèque 
doit  non-seulement  enseigner  les  autres,  mais  se  laisser  instruire 
lui-même,  VI,  65,  474,  472;  il  commente  ces  paroles  d*Ézéchiel  : 
Vous  n'avez  pas  cherché  ceux  qui  se  perdaient;  le  saint  docteur 
expose  robligation  des  évoques  à  défendre  la  vraie  doctrine,  ID, 
429,  494,  496,  197;  devoirs  de  Févôque  touchant  l'hospitalilë, 
YI,  255;  explication  de  ces  paroles  de  saint  Jean  :  Je  suis  le  bon 
Pasteur,  386  et  suiv.;  il  appelle  saint  Hilaire  le  grand  docteur 
des  Églises,  I,  442. 

Il  expose  les  motifà  qui  le  portent  à  entreprendre  des  contro- 
verses contre  des  personnages  obscurs  ou  sur  des  sujets  médiocres, 
IV,  540,  541  ;  son  sentiment  sur  les  louanges  données  à  un  homme 
indigne,  mais  dont  la  fausse  vertu  avait  trompé  les  gens  de 
bien,  347,  348;  il  déclare  qu'il  ne  gardera  pas  le  silence  en  foce 
de  Terreur  ,  et  qu'il  aura  même  recours  aux  organes  de  la 
publicité,  III,  428,  429;  il  soutient  contre  les  Donatistes  une 
polémique  presque  quotidienne,  VIII,  83  ;  ceux  qui  se  procla- 
ment les  défenseurs  de  la  science  et  qui  méprisent  la  foi,  ne 
possèdent  même  pas  la  science  ;  développement  de  cette  doctrine, 
III,  464  et  suiv.;  possibilité  et  existence  des  miracles  établies 
contre  les  incrédules,  Y,  447  et  suiv.  ;  schismaliques  exhortés  à 
l'union,  I,  443.  ^ 

Gomment  les  rois,  en  entrant  au  sein  de  l'Église,  ont  pari6é  les 
lois  des  souillures  païennes^  et  comment  ils  doivent  servir  Dieu 
par  des  ordonnances  justes,  Y,  177,  479;  caractère  du  pouvoir 
souverain  dans  les  sociétés  chrétiennes,  YIII,  48;  conduite 
que  doit  tenir  un  soldat  dans  une  guerre  qui  n'est  pas  ma- 
nifestement injuste,  III,  403,  404  ;  entre  le  soldat  et  le  prêtre 
il  y  a  une  alliance  étroite,  IV,  44  ;  c'est  une  grande  honte  pour 
un  soldat  invincible  devant  l'ennemi,  d'être  vaincu  par  la  pas- 
sion, 45. 

Déûuition  de  la  paix  et  de  Tordre,  Y,  317;  la  paix  temporelle 


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TABUS  ANALYTIQinB.  GXGllI 

que  cherche  la  cilë  terrestre,  utile  à  la  cite  céleste  ou  Église, 
3H  et  suiv.  ;  son  jugement  sur  les  arts  libéraux,  1,  376  ;  Y,  195  ; 
il  enseigne  que  les  caractères  de  la  peine  correspondent  aux  carac- 
tères mêmes  du  péché,  III,  46,  372  ;  que  toutes  les  peines  de  ce 
monde  ne  sont  presque  rien,  comparées  à  celles  du  purgatoire, 
394  ;  éternité  du  feu  de  l'enfer  et  de  la  peine  qu'il  fera  endurer 
aux  damnés,  S35  ;  comment  le  chiffre  onzièmo  ef^t  demeuré  le 
signe  sacramentel  du  péché,  IV,  403, 404  ;  là  cù  les  hommes  de 
mal  abondant  il  ne  reste  d'autre  ressource  aux  ûdèles  que  la 
prière,  YII,  584  ;  fausse  et  pernici^uso  modération  de  beaucoup 
degensdebien,  403,  406. 

Conduite  des  Romains  à  l'époque  des  invasions  des  barbare?, 

I,  609  et  suiv.;  comment,  à  l'exemple  de  Ninive,  une  ville,  une 
nation  peuvent  être  détruites  par  le  feu  ou  par  la  conversion  des 
mœurs,  462,  463  ;  qu'il  est  juste  que  celui  qui  ne  veut  fas  obéir 
au  souverain  maître,  soit  méprisé  de  son  propre  esclave,  111, 
373  ;  les  lettrés  du  paganisme  attribuaient  à  la  religion  chré- 
tienne les  fléaux  qui  affligeaient  la  terre,  IV,  244;  erreur  de  ceux 
qui  croyaient  apaiser  la  justibe  divine  par  leurs  aumônes  sans 
cesser  de  pécher,  384,  385;  les  attaques  injustes  dont  nous 
sommes  les  victimes  tournent  au  profit  de  notre  sanctification, 
578,  579  ;  la  philosophie  a  pour  objet  nécessaire  la  béatitude  de 
rhomme,  V,  465,  466;  les  sociétés  publiques  participent  aux 
mêmes  devoirs  que  les  simples  particuliers,  476;  avantages  de 
la  véritable  règle  de  mœurs,  établie  par  l'Église,  VI,  354;  j)our- 
quoi  on  se  prive  pendant  le  carême  de  choses  licites  en  elles- 
mêmes,  49. 

Extraits  du  livre  de  ses  Confessions  sur  la  jeunesse  chrétienne 
de  sa  mère,  IV,  295,  300;  ses  entretiens  avec  sainte  Monique  sur 
la  philosophie,  342,  345. 
Aumône.  Première  instruction  sur  l'urgente  nécessité  de  l'aumône 
dans  les  temps  de  détresse  publique,  11,  80  ;  seconde  instruction, 
644  ;  troisième  instruction,  IV,  3*77;  l'aumône  constitue  toute 
une  religion  ;  elle  est  une  prière,  379  ;  un  sacrifice,  384  ;  une 
rédemption,  383;  un  sacrement,  384;  un  jubilé,  une  rémission, 
385 1  confiance  des  âmes  charitables  à  l'heure  de  la  moit,  386  ; 
Taumône  exigée  par  la  justice  de  Dieu  et  la  misère  du  pauvre, 

II,  89;  préoccupation  égoïste  qui  fait  oublier  le  précepte  de  l'au- 
mône, 94  ;  objections  des  riches  du  monde  contre  l'aumône,  89 
et  suiv.,  64 4 et  suiv.  ;  l'aumône,  en  prolongeant  la  vie  du  pauvre, 
peut  être  le  moyen  de  sa  félicité  éternelle  en  lui  procurant  le 
temps  de  faire  pénitence,  98  ;  la  substitution  absolue  de  l'au- 
mône publique  à  l'aumône  privée  serait  une  atteinte  au  principe 
de  la  charité ,  95 ,  96  ;  TEcriture  sainte  nous  apprend  que  les 
aamônes  sont  un  principe  d'ennoblissement  pour  les  familles  qui 
les  répandent  avec  profusion,  647  ;  elle  fait  partie  de  la  péni- 

T.  VIII.  43* 


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GX61V  TABLE  ANALYTiQI!E. 

tence  quadragëgîmale ,  VI,  53;  faite  dans  un  Ohprit  de  foi,  ell^  a 
<«ouvent  une  valeur  supérieure  à  celle  des  actes  et  des  exercices 
de  piëtë,  53.  Voir  Bienfaisante. 

Ausone.  Il  compare  Bjrdeaux  à  Rome,  VI,  394. 

Austérité.  Leâ  habitudes  s'en  tfToCent  de  plus  en  plus  au  milieu 
mène  des  familles  qui  ont  conser\ë  quelques  autres  traditions, 
I,  600. 

Autel.  Consécration  de  Tautel  de  la  cathédrale  de  Poitiers;  dis- 
cou  s,  IV,  477  ;  de  Tautel  de  l'église  de  Notre-Dame  de  Poitiers, 
V,  t74  ;  de  l'autel  de  l'é^lise^du  grand-séminaire,  338  ;  de  Tautel 
d'une  chapelle  (>arlicuiière ,  allocution,  t\  ;  VI,  546;  il  n*est  pas 
permis  de  changer  le  vocable  d'un  autel,  II,  574;  l'autel  est  la 
meilleure  partie  du  temple,  il  en  est  le  centre,  il  en  est  Târae,  I, 
378,  379  ;  iV,  480  ;  ce  qui  distingue  un  autel  fixe  d'un  autel  ttio- 
hile;  réfection  fixe  dans  un  oratoire  particulier  est  une  grâce 
t^Ntraord inaire,  un  privilège  exceptionnel,  V,  25;  travaillera 
i'embeilissemeut  des  autels,  procurer  les  ornements  et  les  linges 
(lu  siicrifice,  c'est  imiter  Marie,  roèrdde  Dieu,  UI,  9. 

Attthon  (le  baron  d'),  sénéchal  de  Saintonge.  Il  fait  amende  hono- 
rable de  ses  actes  irréligieux  devant  les  Pères  du  concile  de  Bor- 
(!e»ux,en  46U,  II,  Ut, 

Autorité.  L'Église  travaille  partout  et  toujours  à  sauvegarder  le 
principe  de  l'autorité,  essentiel  au  repos  du  monde  et  au  main- 
lien  de  Tordre,  IV,  t48,  521  ;  l'autorité  même  temporelle  la  plus 
respeetable  et  la  plus  nécesi^aire,  c'est  sans  contredit  celle  du 
vicaire  de  Jésus-Christ,  I,  203,  348  ;  la  proclamation  du  dogme 
de  l'Immaculée  Conception  a  été  l'exercice  de  l'autorité  la  pins 
élevée  qui  puisse  exister  squs  le  soleil,  II,  228;  il  faut  partout  un . 
pouvoir,  une  autorité^  I,  340;  le  mal  des  temps  modernes,  c'est  le 
mépris  de  l'autorité,  202,  345,  346;  il,  228. 

Homélie  sur  le  caractèrede  l'autorité  dans  le  christianisme,  VIII, 
44  et  suiv.;  Notre-Seigneur,  au  chap.  xxii,  25,  26,  de  saint  Luc, 
constate  que  chez  les  peuples  infidèles  l'autorité  souveraine  était 
appuyée  sur  la  Îotcjq  et  que  cette  autorité  était  un  bienfait,  45, 
46  ;  à  Cavénement  du  Sauveur,  la  loi  des  socit'tés  et  la  condjtion 
des  peuples  changent  totalement,  47,  48  ;  efforts  des  hommes 
j'our  obvier  aux  inconvénients  de  la  puissance  souveraine,  mais 
le  seulremèdeà  y  opposer  c'est  l'Ëvahgile,  48  et  suiv. 

Arian  (Charles  d'),  archevêque  de  Bordeaux,  ancien  chanoine  de 
Saint-Hilaire  et  grand-vicaire  de  Poitiers.  Il  fut  le  type  du  cou- 
rage sacerdotal  en  face  de  la  tyrannie,  le  soutien  des  vraies  doc* 
trines,  et  mourut  en  odeur  de  sainteté,  I,  292  ;  II,  559;  VI,  389. 

Axa,  fille  de  Caleb.  Analogie  entre  le  territoire  que  son  père  lui 
^vait  donné  en  dot,  et  la  configuration  du  diocèse  de  Poitiera, 
H,  220,  224. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CXGV 

âi«?éâo  (le  B.  Ignace  d'),  jésaiie.  Solennité  de  sa  bëatiQcation  cé- 
lébrée dans  réglisedu  Jésus  à  Puiliers,  homélie,  II,  255. 


Bailly  (Luc),  évoque  de  Poitiers.  Il  présid^^,  après  le  concordat  de 
4804,  à  la  réorganisation  du  diocèse  de  Poitiers;  difficultés  im- 
menses à  vaincre ,  exigences  des  a nti -concordataires  ;  pression 
do  pouvoir  civil,  il  y  meurt  à  la  peine,  II,  542  ;  IV,  94. 

Bains.  Saint  Pie  V  condamne  ses  propositions  touchant  les  actions 
des  païens,  les  vertus  des  philosophes,  et  le  mérite  des  actes 
surnaturels,  II,  380,  409. 

Baptême.  Effets  de  ce  sacrement  dans  Tâme;  un  des  principaux 
est  de  l'exonérer  de  toute  expiation  personnelle  soit  dans  ce 
monde,  soit  dans  Tautre,  III,  79,  80  ;  par  Taction  sacramentelle 
du  baptême,  Thomme  acquiert  la  qualité  d*enfant  de  Dieu  ;  il  est 
imcorporé  à  Jésus-Chrisl,  Y,  438, 439^  440;  l'adhésion  de  Tenten- 
dément  à  l'autorité  enseignante  de  l'Église  est  un  devoir  pour  le 
baptisé,  496;  par  le  baptême  le  chrétien  a  contracté  une' vie 
nouvelle,  spécifiquement  et  génériquement  distincte  de  celle  de  la 
nature^  I,  279  ;  le  baptême  a  droit  d'imposer  une  doctrine,  III, 
473  et  suiv.  ;  l'âme,  en  s'alliant  à  Dieu  par  le  baptême,  prend  sur 
elle  un  poids  très-glorieux  et  très-doux,  Y,  444, 445;  le  rempart 
le  plus  assuré  que  saint  Hllaire  opposait  aux  doctrines  des  nova- 
teurs, c^était  la  foi  du  baptême,  YI,  555  et  suiv.;  l'aptitude  à 
croire  reste  adhérente  à  Tâme,  même  après  l'oubli  des  devoirs 
qu^impose  ce  sacrement,  556,  557;  sentiments  que  l'on  doit  con- 
server pour  le  jour  anniversaire  de  son  baptême  et  le  lieu  où  Toa 
a  reçu  ce  sacrement,  I,  53;  IV,  297;  VI,  519,  520;  le  malheur 
de  notre  époque  vient  de  ce  que  les  chrétiens  n'ont  plus  con- 
science des  grandeurs  et  dés  énergies  de  leur  baptême,  III,  521  ; 
ses  effets  signifiés  par  les  eaux  que  vit  le  prophète  Ézéchiel  dans 
le  temple,  Y,  438,  139  ;  sentiments  de  saint  Augustin  et  de  saint 
Louis,  roi  de  France,  sur  la  dignité  de  ce  sacrement,  III,  444; 
son  administration  parmi  les  dissidents,  I,  399. 

£n  rejetant  le  péché  originel,  les  protestants  nient  la  nécessité 
du  baptême  et  ses  suites,  II,  231,  232  ;  doctrine  du  concile  de  Pé- 
rigueux  et  du  concile  du  Vatican  sur  les  obligations  contractées^ 
par  la  réception  du  baptême;  les  fidèles  ne  peuvent  plus  s'y  sous- 
traire sans  apostasier,  III,  488  et  suiv.  ;  VU,  236  et  suiv.  ;  ce  sa- 
crement oblige  également  le  prêtre  et  le  laïque  à  croire  et  à  pro- 
fesser la  doctrine  catholique.  Ht,  443,  et  suiv. 
Au  temps  de  l'antechrist  les  faveurs  seront  pour  les  chrétiens  qui 


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GXCVI  TABLE  ÀNALTTIQOE. 

renieront  lear  laptéme,  VI,  572;  avoir  reçu  le  bapléme  et  iaire 
profession  pure  et  simple  de  philosophie,  c'est  apostasier,  c'est 
retomber  dans  l'infidélité,  III,  469  et  suiv. 

Gravité  de  l'omission  ou  du  retard  des  cérémonies  baptismales, 
I,  399,  540.  Voir  Ondoiement. 
Bar  (Louis  de),  cardinal,  évoque  de  Poitiers,  II,  557. 
Barante  (de)  père,  préfet  de  Genève.  Sismondi  fait  Tëloge  de  ses 

qualité-»,  VI,  287. 
Barante  (Propper  de),  fils  du  précédent,  sons-préfet  do  Bressuire. 
Ses  premières  relations  avec  Madame  de  La  Rochejaquelein,  Yl, 
285  et  suiv.  ;  comment  la  rédaction  de  ses  mémoires  lui  fut  con- 
fiée.et  dans  quelle  mesure  il  a  participé  à  leur  publication,  293  et  soîv. 
Barberin  (le  cardinal).  Il  est  nommé  par  Louis  XIY  évoque  de  Poi* 
tiers,  et  mis  en  possession  du  temporel,  quoique  le  pape  lui  re- 
fuse l'institution  canonique,  VIII,  435,  436. 
Baréges.  Homélie  prononcée  dans  l'église  des  Eaux-Bonnes,  en 

faveur  de  Thospice  de  Barèges,  1,  646. 
Baroche,  ministre  des  cultes.  Il  s'honore,  comme  président  du 
conseil  d'État,  d'avoir  présidé  l'assemblée  qui  a  condamné  comme 
d'abus  le  mandement  de  l'évèque  de  Poitiers,  IV,  235,  236  ;  leltre 
à  ce  ministre  concernant  la  défense  faite  aux  évèques  de  f)Ublier 
l'encyclique  du  8  décembre  4864,  V,  390,  39)  ;  il  proclame  de- 
vant le  corps  législatif  le  droit  des  évèques  de  se  rendre  au  con- 
cile général,  et  l'indépendance  dont  ils  doivent  jouir  dans  leurs 
décisions,  VI,  427  et  suiv. 
Baronint  (le  cardinal),  IV,  432,  407.  Il  dit  que  l'empire  des  Francs, 
fondé  sur  le  culte  des  saints,  durera  aussi  longtemps  que  ses^ 
fondements  resteront  posés  sur  ce  même  culte,  II,  270,'  577  ;  il 
.  fait  l'éloge  de  saint  Fulbert,  évèque  de  Chartres,  IV,  83  ;  il  place 

la  mort  de  saint  Hilaire  en  l'an  369,  VI,  423. 
Basile  (saint),  évèque  de  Césarée,  docteur  de  l'Église,  I,  468.  Sa 
doctrine  sur  les  degrés  divers  de  la  peine  éternelle,  V,  458,  459  ; 
sa  fermeté  devant  le  préfet  impérial  :  il  lui  déclare  que  person- 
nellement il  se  laissera  volontiers  traiter  comme  le  dernier  de 
tous,  mais  qu'on  le  trouvera  inexorable  lorsqu'il  s'agira  de  la 
cause  de  Dieu,  VI,  423  ;  son  éloge  par  saint  Grégoire  de  Nazianze, 
IV,  430,  440. 
Bandonivie,  religieuse  de  Sainte-Croix  de  Poitiers,  biographe  de 
sainte  Radegonde;  divers  extraits  de  la  vie  de  sainte  Ridegonde, 
I,  247;  VI,  484,  485,  487,  49^,  600. 
Bannard  (l'abbé).  Éloge  de  son  histoire  de.  saint  Ambroise,  VIII, 

445,  446,  447. 
Béatitude  éternelle.  Le  sabbat  ou  le  dimanche  est  la  figure  d'an 
dernier  sabbat  qui  est  la  béatitude  éternelle;  le  repos  même  de 
Dieu,  III,  573.  Voir  Ciel,  Saints. 
Beanchène  (chapelle  de  Notre  Dame  de).  Origine  de  ce  sanctuaire  ; 


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TABUB  ANALYTIQUE.  GXGVO 

la  marquise  de  La  Rochejaqueletn  en  transmet  la  propriété  aux 
évéques  de  Poitier.^  ;  consécration  de  l'autel  ;  indulgences  accor- 
dées par  Pie  IX,  V,  689,  590;  homélie  prononcée  à  la  cérémonie 
d'installation  deit  chanoines  réguliers  de  Latran  dans  l'église  de 
Notre-Dame-de-Boauchène,  VII,  443  et  suiv.  Voir  Chanoines  ré- 
guliers. 

Baanregard  (Brumaud  de),  poitevin,  évéque  d'Orléans,  I,  S9S  ;  H, 
543  ;  YI,  488. 

BéUamin  (le  cardinal),  III,  U3,  43S  ;  IV,  559.  Il  interprète  ces 
paroles  d'isale  :  Ecce  ego  ponam  in  fundamentis  Sion  lapidem^ 
il,  474,  476  ;  c'est  dans  la  religion  chrétienne  que  Dieu  est  connu; 
et  il  y  a  plus  de  savoir  chez  les  enfants  chrétiens  que  chez  les 
philosophes  païens,  V,  80,  81. 

Bellator,  évéque  de  Poitiers,  II,  547. 

Belles-Maint  (Jean  de),  évoque  de  Poitiers.  Il  prend  la  défense  de 
saint  Thomas  Becket,  II,  554. 

Bénédictins  de  Ligugé,  II,  107,  336,  337,  463,  579  ;  III^  392  ;  VI, 
343,365;  homélie  à  Toccasion  de  leur  rétablissement  dans  le 
monaâtèrede  Ligugé,  II,  61  et  suiv.  Voir  Ligugé. 

Bénédiction.  La  sainte  liturgie  a  des  formules  de  bénédiction  pour 
les  divers  aliments  de  Thomme,  elle  en  a  aussi  pour  les  édifices 
où  ces  aliments  se  préparent,  III,  378  ;  les  mmistres  de  Dieu  ont 
en  leur  pouvoir  les  bénédictions  qui'  se  rapportent  à  Tordre  sur- 
naturel et  celles  qui  se  rapportent  à  Tordre  de  la  nature,  2  ;  so- 
lennité de  la  bénédiction  donnée  par  le  pape  le  jour  de  Pâques, 

II,  536. 

Discours  prononcés  à  Toccasion  de  diverses  cérémonies  de  bé- 
nédiction. Voir  Abbé;  arbre  delà  liberté;  Bonneval  (abbaye de); 
chapelle  ;  chemin  de  fer  ;  cloches  ;  fourneaux  (hauts)  ;  Hilaire 
(marché  de  Saint-),  à  Poitiers  ;  prison  cellulaire,  à  Niort;  salle 
d'asile  ;  viadtic. 

Benoit  (saint),  évéque,  patron  de  l'ancienne  abbaye  qui  portait  son 
nom,  près  de  Poitiers,  II,  449;  Téglise  a  été  dépossédée  indû- 
ment de  son  titre  patronal.  II,  573. 

Benoit  (saint),  patriarche  des  moines  en  Occident,  1, 248  ;  II,  66,  579; 

III,  660;  prédiction  faite  à  son  ordre,  VIII,  SOS. 
Benoit  d'Aniane  (saint),  11^  449. 

Benoit  XIII,  pape.  Il  convoque  le  concile  particulier  de  Rome  et 
celui  d'Avignon  pour  donner  Texemple  de  Tobéissance  aux  dé- 
crets du  concile  de  Trente,  III,  447;  il  ordonne  que  le  nom  de 
saint  Joseph  soit  inséré  dans  les  litanies  des  saints,  après  celui 
de  saint  Jean-Baptiste,  Vil,  426. 

Benoit  XIV.  11  pose  les  règles  relatives  au  titre  liturgique  de  doc- 
teur de  TÉglise,  I,  466  ;  le  pape  seul  ou  le  concile  général  peu- 
vent accorder  ce  titre,  467  ;  différence  entre  les  docteurs  de 
TÉglise  et  les  docteurs  qui  sont  dans  TÉglise,  VIII,  235  ;  on 


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GXGVUI  TABLE  ANALYTIQUE. 

n'exige  pas  de  chaque  synode  d*établir  de  nouvelles  lois,  mais  de 
veiller  à  l'observalion  des  anciennes,  I,  528  ;  concours  aux  nomi- 
nations des  paroisses  vacantes,  541;  la  double  obOgation  pour  les 
ëvèques  de  visiter  la  ville  sainte,  et  de  rendre  compte  au  pape 
de  rëtat  de  leurs  églises,    remonte  anx  siècles  les  plus  recules, 
H,  431  ;   concession  d'indulgences   à  Notre-Dame  de  Pitié  dans 
le  diocèse  de  Poitiers,  454  ;  celui  qui  est  appelé  à  succéder  k 
saint  Pierre  sur  le  siège  de  Rome,   est^  par  cela  même  et  de 
droit  divin,   investi   de  la  primauté  de  saint  Pierre  9ar  tonte 
rÉglise,  540;  un   des  principaux  avantages  des  synodes,  c'est 
la  facilité  de  donner  au  clergé  une  notification  prompte  et  au- 
thentique des   lettres    apostoliques,   111,  38  ;  il   e?t  utile  que 
révoque  donne  dans  le  synode  des  explications  en  langue  vul- 
gaire, V,  S45;  c'est  un  devoir  pour  les  pasteurs  des  âmes  d'offrir 
le  saint  bacriéce  de  la  messe  à  leur  intention,  111,  S72,  973;  les 
conciles  généraux  et  les  synodes  ne  sont  pas  absolument  néces- 
saires aa  gouvernement  de  l'Église,  447  ;  il  n'y  a  pas*  lieu  à  dis- 
cuter la  sainteté,  lorsque  la  certitude  du  martyre  est  constaléo 
par  des  documents   légitimes,  IV,  357  ;  rÉglise  posFède  le  droit 
et  le  pouvoir  de  canoniser,  et  il  est  avantageux  qu'elle  en  fasâc 
usage,  V,  472  et  suiv.  ;  la    canonisation  est  un  des  faits  culmi- 
nants d'un  pontificat,  YI,  60  ;  Gerson  et  Isidore  de  Isolaois  figu- 
rent parmi  les  écrivains  qui  ont  le  plus  contribué  à  étendre  le 
culte  de  ^aint  Joseph,  Vil,  424  ;  travaux  do  Benoit  XIV  avant  et 
pendant  son  pontificat  pour  propager  la  gloire  de  saint  Joseph, 
423,  430;  gravité  du  crime  des  sollicitants  au  tribunal  de  la  pé- 
nitence, VI,  S24,   225  ;  conduite  des  curés  à  l'égard  des  catholi- 
ques obligés  de  se  présenter  devant  les  magistrats  civils  pour  la 
célébration  du  mariage,  364  ;  le  gouvernement  d'une  t^Wae  va- 
cante était  autrefois  déféré  k  Tévèque  de  l'Église  voi^ne,  VIII, 
4  29  ;  constitution  Ad  honorandum,  par  laquelle  les  églises  affilid^s 
à  la  basilique  de  Saint-Pierre  de  Rome  participent  à  ses  privi- 
lèges, VU,  555  et  suiv.  ;  dans  quel  but  a  été  composé  le  TraUè  du 
synode  diocésain,  l,  549. 

Berchmans  (le  B.  Jean),  jésuite.  Homélie  pour  la  clôture  du  triduum 
de  sa  béatification,  V,  512  et  suiv.  ;  il  est  le  modèle  des  jeunes 
chrétiens,  5(3,  544  ;  le  modèle  des  jeunes  religieux,  545,  516, 
son  amour  pour  la  compagnie  de  Jésus,  546,547. 

Bernard  (saint),  abbé  deClairvaux.  Passage  de  son  commentaire  sur 
le  psaume  xc,  III,  602^  603,  604  ;  éloge  des  soldats  qui  meurent 
pour  la  cause  de  Jésus-Ghrist  dans  les  croisades,  IV,  49^  50  ;  extraits 
de  la  vie  de  saint  Malachie,  422, 423  ;  ses  relations  avec  Arnouid. 
abbé  do  Bonneval,  et  son  biographe,  I,  46;  il  assure  avoir  apfirîs 
du  ciel  quedes  milliers  de  croisés  français  ont  mérité  la  vie  éter- 
nelle 7.'>;  exhortation  à  recourir  à  Mario  dans  les  tentations. 
414;  Vil,  45;  les  méctiants  s'irritent  devant  tout  ce  qui  estfavo- 


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TABLE  ANALTtiQVE.  GXGÎX 

rable  à  ta  religion  oq  au  salut,!,  433, 43  l;ses  dispositions  par  rap- 
port à  la  doctrine  de  T immaculée  conception,  II,  475,  941  ;  il  dit 
avoir  acquis  la  science  divine  des  Écritures  au  milieu  deç  champs 
et  des  bois,  4M;  il  se  déclare  redevable  à  son  frère  Girard  du 
loisir  qui  lui  a  permis  d'écrire  et  de  parler,  426  *,  son  sentiment 
sur  l'éternité  des  peinos  de  Penfer,  III,  235  ;  embarras  qu'il 
éprouve  de  parier  de  saint  Martin  en  présence  d'un  nombreux 
clergé,  280  ;  son  enseignement  louchant  Tobligation  des  règles 
monastiques,  636;  touchant  le?  différents  sens  de  l'Écriture,  Vil, 
473  ;  secours  que  Dieu  donne  à  stn  Église  dans  les  persécutions, 
46  ;  conversion  de  Guillaume,  comte  de  Poitiers,  et  céfutatièn 
des  erreurs  de  Gilbert  de  la  Porée,'  H,  554  ;  Pie  VIII  élève  saint 
Bernard  au  rang  des  docteurs,  I,  468. 

Bernard  de  Tiron  (saint).  Son  intrépidité  au  concile  de  Poitiers.  ; 
il  est  l'honneur  du  monacbisme  poitevin  ;  le  diocèse  de  Poitiers 
est  autpriséà  lui  rendre  un  culte  public,  II,  553,  563. 

Bernard,  disciple  de  saint  Fulbert  de  Chartres,  écolâire  d'Angers. 
Son  zèle  pour  le  culte  de  sainte  Foy  ;  il  écrit  la  relation  de  ses 
miracles,  III,  486  etsuiv. 

Bernardin  de  Sienne  (saint).  Son  zèle  à  propager  le  culte  de  saint 
Joseph,  VII,  449. 

Bemenz  (Simon-François),  évéque  de  Capse.  Éloge  de  ses  vertus 
par  l'évéque  du  Mans,  Vlil,  486. 

Bemier,  abbé  de  Bonneval,  diocèse  de  Chartres,  I,  46;  11^  599. 

Bartaand  (J.-B.-Léonard),  évéque  de  Tulle,  II,  20;  III,  95,  186, 
433,  649;  VI,  444;  VllI,  469.  Passagos  de  son  instruction  sur  le 
jubilé;  les  satisfactions  des  saints,  111,  73,  74;  de  l'usage  des 
indulgences  au  commencement  de  l'Église  moins  fréquent  que  de 
nos  jours,  95;  raison  des  énergies  sacerdotales  qui  sont  tracK- 
tionnelies  sur  le  siège  de  Poitiers,  VIII,  469. 

Bêrnlle (Pierre  de),  cardinal,  II,  289;  V,  339. 

Blchier  des  Ages  (Elisabeth),  fondatrice  des  Sœurs  de  La  Puye, 
II,  543;  Vin,  444,  445,420. 

Bien  (la)  et  le  mal.Homélie  prononcée  à  la  messe  pontificale  de 
la  fête  de  l'immaculée  conception  sur  l'action  simultanée  du  bien 
et  du  mal  (an.  4870);  exposition  des  versets  28  et  29  du  chapi- 
tre 34^  de  i'Ecciésiaétique  :  unu$  œdi^ns,  et  unus  deHruens; 
unus  orans,  et  unui  maUdicen»,,,,^  appliquée  à  notre  époque, 
VII,  58  et  suiv. 

Bâanlaiiaiice.  C'est  sous  le  règne  de  la  bienfaisance  sociale  la  plus 
développée  que  sont  nés  les  plas  grands  dangers  sociaux  :  pour- 
quoi? I,  496;'Cv.mment  le  naturatisme  entend  la  tnenfaisance, 
IV,  593. 

Billaiitt,  ministre.  Lettre  à  ce  ministre  relative  à  l'affaire  de  l'bo- 
nélie  précbée  le  dimanche  en  la  solemiité  de  saint  Pierre  4864 


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GG  TABLB  ANALYTIQUE. 

IV,  388  et8atv.;464,  46S;  sa  réponse,  449;  théorie  de  ce  mi- 
nistre sur  la  suprématie  de  l'État,  543. 

Binage.  Lorsqu'il  est  fréquent,  il  porte  une  atteinte  grave  à  U 
santj  spiritaelle  et  corporelle  des  prêtres;  motifs  qui  peuvent 
seuls  le  faire  tolérer  dans  la  même  éjgiise,  1,  504,  539. 

Bismarok  (le  comte  de).  U  exerce  d'abord  sa  séduction  sur  Napo- 
léon Ifi,  Vil,  44f;  sa  haine  contre  l'Église  catholique,  YIU,  44, 
4S  ;  il  proclame  le  roi  de  Prusse  arbitre  souverain  et  sans  con- 
trôle, même  des  choses  spirituelles,  et  ressuscite  ainsi  le  ponti- 
ficat des  Gédars  païens  dans  le  césarisme  moderne,  37,  38. 

Blanche  de  Castille,  reine  de  France,  mère  de  saint  Louis»  1,  53, 
54  ;  II,  287  ;  IV,  76,  77,  356  ;  si  elle  n'a  pa3  eu  Ice  honneurs  de 
la  canonisation,  elle  porte  sa  tête  toute  rayonnante  de  rauréole 
de  son  fils  saint  Louis,  YIU,  172. 

Blandinet  (Association  dite  des).  Exhortation  adressée  aux  meiD. 
bres  de  cette  association  pour  la  clôture  d'une  retraite,  I,  29i. 

Blasphème.  Parmi  les  libertés  réclamées  à  notre  époque'  se  trouve 
la  liberté'du  blasphème;  diverses  espèces  de  blasphèmes,  YIL  65, 
205,  206;  ce  qu'il  en  est  de  la  peine  portée  par  saint  Louis  contre 
le  blasphème,  I,  65. 

Blois (Louis  comte  de).  Sa  piété  envers  Notre-Dame  de  Chartres; 
ses  libéralités  envers  sa  basilique  à  laquelle  il  envoie  de  Constaji- 
tinople  le  chef  de  sainte  Anne;  sa  mort  en  Palestine;  son  éloge 
dans  le  nécrologe  du  chapitre  de  Chartres,  lY,  84,  85. 

Bobola  (le  B.  André),  jésuite.  Solennité  de  sa  béati^cation  célé- 
brée dans  l'église  do  Jésus  à  Poitiers  ;  homélie,  U,  255  ;  ia  béa- 
tification de  ce  martyr  des  Cosaques  au  moment  où  nos  armées 
marchent  contre  la  Russie  n'est  pas  une  coïncidence  fortuite, 
mais  toute  providentielle,  442. 

Bocage  {le}.  Description  dû  Bocage  et  des  OKBurs  de  ses  habitants. 
YI,  289,  290  ;  la  noblesse  de  cette  contrée  se  concilie  le  respect 
et  Tafifection  du  peuple  par  une  condescendance  toute  chrélieBaF, 
11^  64  <  etsuiv.  ;  elle  veut  que  le  peuple  ait  la  principale  gloire 
de  la  guerre  de  Th  Yendée,  ($42. 

BonaUL  (  Maurice  de),  cardinal^  archevêque  de  Lyon.  Extrait  d'une 
lettre  pastorale  dans  laquelle  il  flétrit  la  conduite  de  ces  philoso- 
phes qui  tendent  une  main  au  rationalisme  et  l'autre  au  catholi- 
cisme, 111,  254;  il  attribue  à  la  violation  du  dimanche  le  fléau 
des  inondations,  690  ;  sa  lettre  au  conseil  d'État  à  l'occasion  d'un 
mandement  condamné  comme  d'abus,  lY,  207. 

Bonald  (le  vicomte  de),  père  du  précédent,  U,  517,  592;  V«  483; 
Yll,  109,  140,444,544. 

Bonaparte  (Louis),  roi  de  MoUande.  Sous  son  règne,  l'É^Iisecaibo- 
lique  retrouve  sa  liberté,  I,  598. 

Bonatratnie.  (saint),  cardinal,  Yl,  452;  YII,  238»  Célébration  du 
sixiètae  eeoienaire  de  sa  mort,  son  éloge,  YUl,  463  etsuiv.; 


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TAVLB  ANALYngiE.  QGl 

il  HiMrià  Lyon  le  45  juillet,  pourquoi  sa  féie  eBi*^l6  anlicipëe 
au  4  4»  16'i;  bob  pau^^rique  par  le  cardinal  <]*Oslie,  207. 

Bongo.  Son  esplicaiion  mystique  des  nombres,  IIK,  314,  577; 
VI,  J3. 

Bmilace  (saint),  martyr  et  apitre  d'Allemagne.  Motif  d'un  décret 
par  lequel  Pie  IX  étend  à  toute  TÉglise  l'obligation  de  eélébier 
saféte,  YIU,  449. 

Bonilaee  (le  comte).  Saint  Augustin  lui  écrit  une  lettre  sur  les 
devoirs  des  princes,  V,  479. 

Bonjean,  sénateur.  Réfutation  de  ses  erreurs  sur  le  pouvoir  tem- 
porel des  papes,  qu*il  regarde  comme  contradictoire  à  renseigne- 
ment de  rËvangiie^  IV,  434,  435. 

BoBiMval  (abbaye  de),  diocèse  de  Chartres.  Bénédiction  de  la  cha- 
pelle de  la  colonie  agricole,  discours,  i.  39. 

Bordaanz  (conciles  de).  Voir  Concile.  Michel  (église  de  Saint-),  con- 
sécration de  cette  église,  homélie,  V,  4  4  ;  fête  de  l'inauguration 
<le  Notre*Dame  d'Aquitaine,  homélie  prononcée  dans  l'église 
primatiale  de  Saint-André,  4  et  suiv.  ;  homélie  préchée  le  jour 
de  la  iéte  patronale  dans  l'église  de  Saint-Pierre,  II,  423  ;  lV,31tt  ; 
éloge  de  cette  ville,  V,  44;  rapprochement  entre  Bordeaux  et 
Rome  par  le  poëte  Ausone,  YI,  394. 

Boaaaet,  évéque  de  Meaux.  Son  sentiment  sur  T unité  du  pastorat 
de  saint  Pierre,  sur  la  plénitude  de  la  puissance  apostolique 
accordée  à  la  chaire  de  saint  Pierre,  1,  347,348;  Yl,  405,  406, 
407;  extraits  de  la  Politique  sacrée,  I,  29,  60,  80;  Yl,  596,  597; 
du  sermon  sur  l'unité  de  lÊglise,  II,  454,  494  ;  III,  445  ;  lY,  249, 
253;  Y,  229;  YI,  407,  466;  il  félicite  l'Église  de  son  principat 
temporel  et  demande  qu'il  soit  maintenu  à  jamais  et  en  toutes 
façons  sauf  et  intact,  III,  559  ;  il  déclare  que  toute  atteinte  por- 
tée à  ce  principat  est  un  sacrilège,  lil,  542;  violences  de 
Henri  11^  roi  d'Angleterre,  contre  le  pouvoir  temporel  et  spiri- 
tuel de  l'Église,  11,354,  355;  pensées  de  Bossuetsur  les  incon- 
vénients  de  la  puissance  des  rois,  VllI,  49  ;  il  proclame  saint 
Thomas  de  Cantorbéry,  martyr  de  la  discipline  ecclésiastique, 
III,  560  ;  pour  affermir  ses  droits,  il  faut  que  l'Église  répande  du 
sang,  lY,  56;  éloge  de  Charlemagne,  I,  77;  panégyriques 
de  saint  Joseph,  chefs-d'œuvre  les  plus  accomplis  d'éloquence, 
de  théologie  et  de  morale,  VU,  424;  en  quoi  consiste  la 
vraie  dévotion  au  milieu  du  monde,  I,  604,  605  ;  pour  nous 
faire  devenir  enfants  de  Dieu,  il  a  fallu  que  le  Fils  unique 
se  fît  homme,  Yill,  226;  pourquoi  l'indulgence  plénière  d'un 
jubilé  est  plus  certaine  et  plus  efficace,  III,  99  ;  panégyrique 
de  sainte  Catherine  d'Alexandrie,  II,  484  ;  extrait  du  panégy- 
rique de  saint  Pierre  de  Nolasque,dont  la  charité  opéra  la  conver- 
sion d'un  Maure,  YI,  494,  495;  le  privilège  de  la  maternité  divine 
a  donné  à  Marie  le  droit  de  dispenâation  de  toutes  les  grâces» 


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CGU  TABLE  AN.iLYTlQUC. 

m,  466  ;  opposer  aux  esprits  lëgerfc  qui  se  glorifient  de  suivre  à» 
TOuiM  nouvelles,  la  pierre  snr  laquelle  nous  somines  fondit 
VIII,  439;  extraits  descs  (Buxres  thëologiques  et  pbiloiviphiqtt^ 
contre  la  philosophie  naturelle  et  profane,  III,  SOC  et  sniv.;  ic- 
ponse  aux  objections  des  riches  touclunt  l'aumône,  II,  93,  !H. 

BOBOliet  (Jean),  poite\in,  11,72;  VI,  316. 

Bouille  (Jean-Baptiste  de),  ëvéque  de  Pi  itiers,  11,  207  ;  IV,  214  : 
VI,  204,  290;  Vill,  440,240..  Il  établit  et  entretient  l««  ëcok- 
chrétiennes,  IV,  273  ;  il  consacre  le  diocèse  au  Sacré-Cœur  dp 
Jésus^  VI,  608  ;  il  fonde  la  maison  du  Bon^Pasteur,  241  ;  if  fut  \e 
type  du  pontife  des  temps  anciens  ;  son  épiscopat  fut  uo  épis$c  >- 
pat  réparateur  ;  ses  principales  œuvres,  II,  544  ;  il  insiste  sur  <a 
résidence  des  curés,  ot)SPrvant  que  le  clergé  paroissial  n'a  pas  de 
vacances  de  droit,  348;  il  déclare  Tapparition  de  la  Croix  <1e 
Migné  miraculeuse,  1,  432;  il  réconcilie  Tancienne  égli^dps 
Carmélites,  aujourd'hui  église  du  grand-séminaire,  V,  338. 

BoalaBger  (François-lsale),  poitevin,  préfet  apostolique  au  Sénc- 
gai,  IV,  374. 

Bourbon  (Gabrielle  de),   femme   de  Louis  de  La  Trémouille.  Ses 
vertus,  ses  qualités  de  cœur  et  d'esprit;  elle  fonde  l'église  du 
château  de  Thouars;  elle  faxorise  les  lettref^,  II,  298,  299. 
--    (Louise  de),  duclie-se  de  Parme.  Voir  Parme. 

Bonrdalone,  jésuite.  Sa  réponse  aux  objections  des  riches  touchant 
l'Humône,  il,  90,  92;  sa  doctrine  sur  la  puissance  d'opportoni  o 
de  la  grâce,  111,461. 

Bonrgeoisle.  Mvjtifs  d  espérer  le  retour  vers  Dieu  de  celte  classe 
si  importante  de  notre  pays,  I,  437;  sa  conversion  fléchit  dc< 
que  le  terrain  semble  se  raffermir,  459  et  suiv  ;  exbortatioit< 
particulières  à  celte  cla.^se  de  la  société,  489  et  suiv.,  605  ci 
suiv.  ;  elle  a  reçu  beaucoup  do T Église,  elle  est  tenue  de  kii  rendre 
quelque  chose,  elle  ne  saurait  faire  un  acte  plus  '  important  de 
conciliation  comme  de  justice  que  de  lui  offrir  ses  fils,  608;  l'édih 
ration  \raiment  catholique  peut  seule  la  sauxer,  II,  300,  301 . 
elle  demande,  après  4848,  les  frèroi  enseignants  qu'elle  avs't 
repousaés  auparavant  ;  un  oxem|tli*,  l,  370  et  suiv.  ;  ascen- 
dant de  cette  cla-se  de  la  s)ciété  sur  le  peuple;  son  éloi- 
gnement  de  la  pratique  de  la  religion,  I,  321,  322  ;  saconxersien 
remédierait  aux  calamités  causées  |>ar1e  péché.  H,  470  et  aaiv.  ; 
comment  le  B.  Benoit-Joseph  Labre  est  un  des  siens,  III,  667  et 
suiv.  ;  la  bourgeoisie  des  rites  du  Poitou  au  46*  siècle  s'oppose  à 
la  noblesse  engagée  dans  les  nouvelles  erreurs.  II,  557.  Voir 
Conservateurs. 

Boany  (Augustin),  poitevin,  missionnaire  apostolique  dans  leThi- 
bet.  Lettre  à  l'occasion  de  son  martvre,  II,  254. 

BoaTior  (Jean-Baptiste),  évèque  du  Mans,  IL  4  ;  III,  57  ;  IV,  474. 
560,  562;VU1,  487,489. 


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TABLE    ANALYTIQUE.  CGIli 

BranH  (Mgr),  ëvéque  de  Bayeax,  depuis  arcbevéqtte  d'Albi,  potle- 
vin,  I,  fOS. 

Briey  (A.  de),  vicaire  général  de  Poitiers,  supérieur  des  religieuses 
deLaPuye,  V.  454  ;  VIII,  455. 

Brito  (Gailleimus),  Guillaume  Lebreton.  Extraits  de  son  poème  La 
PhUippide,  I,  95,  405  ;  II,  17«,  «93;  IV,  76. 

Britto  (le  B.  Jean  de),  jésuite.  Solennité  de  sa  bëatiôcaiion  célé- 
brée dans  l'ég'ise  du  Jésus  h  Poitiers,  homélie,  H,  255. 

Brochure  politique.  Sdo  caractère  somi- officiel^  sa  puissance  sur 
Topiaion  publique  ;  ses  effets  comparés  aux  e ffet?  du  chlorofomu) 
sur  un  malade,  IV,  457,  458,  S40. 

BrogUe  (le  duc  de).  Les  théories  exposées  dans  son  ouvrage  : 
V Eglise  et  l* Empire  au  iv«  siècle,  combattues  à  bon  droit  par  le 
R.  P.  abbé  de  Soiesroes,  V,  408;  sa  fausse  appréciation  de  1' 
personne  et  du  rôle  de  saint  Ambr.  ise,  ainsi  que  den  temps  nou- 
veaux, Ylil,  447,  448, 449  ;  la  lecture  de  son  livre  ne  peut  être 
conseillée  qu'avec  beaucoup  de  réserves,  449. 


Cadore  (le  marquis  de),  secrétaire  d'ambassade  à  Rome,  IV,  397, 
398. 

Gaiaae  de  retraite  pour  les  (M-ôtres  âgés  ou  infirme.^,  1, 492;  ses 
avantages,  493. 

Galamitéa.  Au  milieu  des  calamités  publi  jues  et  privée-»,  la  grâce 
divine  frappe  à  la  p^rte  des  cœirs,  1, 447;  effets  mervdileux 
de  la  prière  dans  les  calamités  qui  désolent  le  monde.  H,  459, 
160;  le  principe  de  nos  calamités  est  le  mépris  de  la  divinité, 
85 et  suiv.  ;  un  des  remèdes  est  l'aumône,  87  et  suiv.;  la  prière 
et  le  jeûne,  IV,  215,  SI 6;  elles  nous  servent  à  satisfaire  è  Dieu, 
si  nous  les  endurrns  avec  patience,  III,  400  et  suiv.  ;  la  pré- 
\oyance  humaine  doit  travailler  à  les  arrêter,  mais  c'est  d'abord 
à  Diea  qu'on  doit  en  demander  la  préservation,  II,  84,  8S,  85; 
IV,  Î44  ;  V,  597,  598. 

Galétric,  évéque  de  Chartres,  disciple  et  successeur  de  saint  Lubin. 
Saint  Fortunat  compose  son  épitaphe,  I,  440. 

Galmei(Doin).  Son  jugement  sur  la  musique  ancienne  et  moderne, 
Yl,  44. 

Calfin,  1,  347,  404,  657;  111,  240,  325,  374.  Il  rejette  toute  dis- 
tinctioD  entre  les  clercs  et  les  laïques,  440;  il  s'élève  contrôle 
privilège  de  l'immaculée  conception  de  Marie,  II,  210;  ses  sec- 
tateurs pillent  l'église  de  Saiot-Hilaire  de  Poitiers  et  la  démolis- 
sent, 324  ;  leur  haine  contre  les  jésuites  qui  contrarient  leur  pro- 


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GCIV  TABUS   ANALYTIQUE. 

sëlytjsma  dans  les  Indes;  le  B.  Azevedo  et  ses  compagwoiis  aa»- 
sacrës  par  le  calviniste  Jacques  Sourie,  II,  S63,  264. 

Ganisius  (le  B.  Pierre),  jésuite.  Homélie  pour  la  clôture  des  léies 
de  sa  béatification,  V,  427  et  suiv.  ;  ce  qu'il  pensait  de  rimmii- 
tien  des  princes  dans  les  afiaires  intimes  de  l'Église,  4S9;  ù\ 
désire  voir  se  former  une  compagnie  d'hommes  d'élite  de  diverses 
nations  sous  le  nom  de  chevaliers  de  saint  Pierre,  ponr  la  dëfeo» 
de  l'Église  romaine,  429,  430;  il  est  le  modèle  et  l'exemple  de  a 
jeunesse,  434. 

Gammisatûm.  Elle  est  une  affaire  plutôt  divine  qu'humaine,  df 
implique  un  exercice  très-sublime  de  Tautoritë  spiritudle,  VL 
60;  infaillibilité  du  pape  dans  la  canonisation  des  saints;  le 
droit  de  canoniser  appartient  à  lui  seul ,   Iil«  67ft  ;  V,  471  e: 

'  suiv.  ;  Yl,  76,  366;  avant  l'établissement  de  la  congrégatioo  de^ 
Rites,  la  discussion  du  procès  a  été  souvent  confiée  par  le  paf>e 
aux  évoques  réunis  en  concile,  Yl,  6t  ;  les  évéques  sont  toujoor» 
consultés,  et  leur  suffrage  est  loin  d'èire  superflu^  selon  le  témcii- 
gnagd  de  Benoit  XIV,  61 ,  76  :  avantages  qu'ont  apportés  à  l'Èglb« 
les  canonisations  accomplies  sous  le  pontificat  de  Pie  IX,  3S& 
367;  la  canonisation  de  nouveaux  saints  ne  nuit  pas  au  culte  df< 
anciens,  mais  rapproche  de  nous  la  sainteté,  Y,  476;  idées  vraie* 
sur  le  mode  employé  dans  la  canonisation  des  saints,  Yl,  79, 89  : 
description  des  solennités  qui  accompagnent  la  promulgatica 
de  la  décision  pontifioale,  80,  81. 

Capitale  d'une  nation.  Elle  est  trop  souvent  le  gouffre  d'où  ^rtei: 
tontes  les  erreurs,  toutes  les  séiditions,  et  au  lieu  d^entreletf 
la  vie,  elle  vomit  la  mort,  II,  504. 

Gaprais  (saint),  martyr,  Kl,  473,  486,  494. 

Caprara  (le  card.).  Il  décrète  que  la  solennité  des  Patrons  du  dio- 
cèse et  de  la  paroisse  sera  transférée  au  dimanche,  II,  569,  570. 

Caraetèrea.  Affaiblissement  des  caractères,  conséquence  de  l'iBitr 
blissement  des  croviinces,  III,  519,  580;  Y,  4. 

Carême.  Homélie  sur  la  seconde  tentation  de  Jésus-Christ  dai^k 
désert  ;  fêtes  mondaines  qui  précèdent  le  carême  ;  ce  que  doi: 
faire  un  chrétien  pendant  ce  saint  temps  llh  597,  59B;  instruc- 
tion  et  mandement  sur  l'observation  quadragésimale,  Yl,  40e; 
suiv.;  passage  de  saint  Jean  Ghrysustume  sur  la  pieuse  coodo^ 
des  chrétiens  d'Antioche  cans  les  premiers  jours  de  carême,  iO, 
14,  43;  le  carême  parmi  nous  a  perdu  son  caractère  public,  i^ 

.  la  pénitence  du  carême  peut  être  envisagée  et  comme  le  reroèdedes 
péchés  et  comme  l'école  des  vertus,  43,  46,  49  ;  elle  doit  se  |x>- 
duire  par  la  mortification  dans  les  sens,  47:  relâchement  de  ia 
discipline  en  France  pour  les  observances  quadragésimales,  4^; 
conseils  de  saint  Jean  Ghrysostome  au  peuple  d'Antioche  sur  \i 
manière  de  passer  saintement  le  carême,  54  ;  il  doit  êtK  u:: 
temps  de  retraite  ;  en  quoi  consiste  cette  retraite  ;  fruits  qu'elle 


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TABLE    ANALYTIQUE.  CC% 

produit,  64,  61  ;  dispense  du  gras  pour  le  carême  et  le  samedi 
autorisée  par  un  induit  pontiûcal  dans  le  diocèse  de  Poitiers, 
VII,  279,  t$0,  883;  règle  à  suivre  dans  le  cas  de  roitigation  de 
la  discipline  du  jeûne;  laxisme  à  éviter  sur  ce  point,  280,  S84  ; 
les  stations  sont  une  des  dévotions  les  plus  chères  à  la  ville  de 
Rome  ;  détails  sur  les  origines  de  ces  stations,  YI,  55,  56. 
irméliiea  de  Poitiers.  Féle  du  3e  anniversaire  séculaire  de  là 
réforme*  du  Carmel  par  sainte  Thérèse;  homélie  prècbée  dans 
leur  chapelle  de  Poitiers,  IV.  465;  esprit  propre  du  Carmel,  469 
et  suiv.  ;  discours  prononcé  à  la  cérémonie  de  la  profession 
religieuse  de  sœur  Xaverine  de  Maistre,  V,  261  et  suiv.  ;  fon- 
dation du  Carmel  de  Poitiers  par  Louis  XIV  et  Anne  d'Autriche, 
337;  les  Carmélites  prennent  possession  de  l'ancienne  abbaye  de 
Saint-Hilaire  de  la  Celle,  337;  état  florissant  de  ce  monastère, 
269  ;  réimpression  des  livres  liturgiques  à  l'usage  des  Carmélites 
de  France;  rescrit  du  pape  approuvant  cette  réimpression, 
6Q3,  605. 

Lettre  pastorale  adressée  aux  monastères  do  Poitiers  et 
de  Niort,  concernant  un  livre  qui  excite  lee  Carmélites  de 
France  à  quitter  leurs  constitutions  pour  prendre  celles  de 
Saint-Élie;  réfutation  de  ce  livre,  VII,  601  et  suiv.;  approbation 
laudative  de  cette  lettre  pastorale  par  la  congrégation  du  Con- 
cile, YIII,  455,  456. 

imé  (L.  de).  Citations  empruntées  au  compte-renda. de  rHistoire 
du  gouvernement  représentatif,  II,  403  (note). 
ira  (Charles  Pérusse  des),  évoque  de  Poitiers,  II,  557. 
urs  (Jean ,  vicomte  des).  Une  mort   prématurée  Tarrôte  dans 
r exécution  de  son  désir  de  s'enrôler  dans  Tannée  ponti6ca)6. 
IV,  62. 

is  résenrés.  Droit  du  chef  de  l'Église  de  se  réserver  l'absolution 
de  certains  crimes;  ré\èque  dans  son  diocèse  jouit  du  mémo 
droit;  décret  et  canon  du  concile  de  Trente  concernant  ce  droit, 
W,  333;  VI,  223;  VII,  428. 

itacombes  de  Rome.  Elles  occupent  une  grande  place  dans  les 
annales  du  christianisme;  elles  sont  le  berceau  du  corps  mystique 
de  Jésus-Christ,  la  crèche  de  l'Église  naissante,  III,  66;  les  décou- 
vertes faites  dans  les  catacombes  deviendront  un  arsenal  contre 
les  négations  des  protestants  et  les  prétentions  des  rationalistes  ; 
c'est  là  que  frit  la  tradition  chrétienne,  67  ;  restauration  de  la 
calacombe  de  Saint- Alexandre  à  Rome,  65. 
ktalano,  commentateur  du  Poniiûcai,  I,  278^515;  II,  479  ;  IV,  78, 
79,  554  ;  V,  275.  Voir  Pontifical  romain. 
itéchisme  du  Concile  de  Trente.  Clément  Xin  recommande 
aux  évoques  de  le  prescrire  aux  curés  comme  texte  ordinaire  de 
leurs  instructions;  avantages  qu'on  peut  retirer  de*  ce  caté- 
chisme, admirable  par  le  fond  et  par  la  forme,  I,  546^  547;  les 


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GCVI  TABLB  ANALYTIQUE. 

conciles  de  Bordeaux,  de  Poitiers  et  de  La  Rochelle  renouvelIeDt 
aux  curés  la  recommandation  de  Clément  XIII,  II,  443;  VI«  ^. 
357;  explication  des  premières  demandes  du  Pater  ^  d'après  ce 
catéchisme,  111,  478,  504 ,  648, 

Cathares  (les),  hérétiques;  exposition  de  leur  doctrine ,  I,  SOS; 
croisades  prèchées  par  iôs  conciles  contre  les  hérésies  du  midi. 
209;  m,  139. 

Gathelinaan,  généralissime  de  Tarmée  vendéenne,  II,  642. 

Gatherine  (sainte),  vierge  et  martyre.  Parabole  des  dix  vierges 
appliquée  à  cette  sainte;  elle  surpasse  à  l'âge  de  48  ans  par  son 
savoir  et  sa  dialectique  les  professeurs  les  plua  reociiunës;  elle 
convertit  les  philosophes  et  ^es  bourreaux,  etc.  ;  son  corps  après 
sa  mort  est  transporté  sur  le  mont  Sinar  ;  sainte  Catherine  est 
honorée  et  invoquée  comme  la  patronne  des  philosophes  chré- 
tiens, II,  480,  484,  482;  elle  apparaît  à  Jeanne  d'Arc  et  Tas^isie 
de  ses  conseils,  I,  24 . 

CaTallati  (François) ,  sénateur  de  Rome.  Lettre  à  l'évèque  de  Poi- 
tiers, pour  le  féliciter  de  son  homélie  pascale  de  4873,  YII,  519. 

GaTOur  (le  comte  de),  ministre  du  roi  de  Sardaigne.  Sa  conduite 
dans  la  question  italienne,  II,  433,  437,  513  ;  lY,  483,  239,  433, 
444,515,  516;  Vil,  40,  444. 

Cécile  (sainte).  La  fécondité  du  christianisme,  dès  son  origine . 
prouvée  par  l'histoire  de  samte  Cécile,  VIII,  68;  abbaye  de 
Sainte-Cécile  de  Solesmes,  499. 

Gelle-rËTècaa,  maison  de  campagne  des  anciens  évèqu^  de  Poi- 
tiers. Saint  Hilaire  y  compose  quelques-uns  de  ses  commentaires 
sur  les  Écritures»  II,  424. 

Censaret  ecclésiastiques.  Constitution  apostolique  limitant  et 
précisant  les  censures  latœ  sententiœ^  portées  par  le  saini-siége. 
VU,  268  et  suiv.  ;  développement  de  la  constitution  ApoUdicir 
sedis^  430,  434  ;  réponse  aux  objections  contre  cette  constitution; 
à  quelle  peine  s'exposent  ceux  qui  se  les  permettent,  427,  4îS  ; 
les  censures  restreintes  dans  certains  cas  ,  à  cause  des  institu- 
tions modernes,  428,  429;  publication  d'une^ nouvelle  feuille  des 
censures  et  des  cas  réservés  pour  le  diocèse  de  Poitiers»  434 . 

Centenaire.  Voir  Croix  (sainte)  ;  Hilaire  (saint)  ;  Pierre  et  Pau! 
(saints)  ;  Thomas  (saint]  ;  Carmélites  ;  Chartres  ;  Vincent  de 
Paul  (saint). 

La  période  centenaire  a  eu  chez  tous  les  peuples  un  caractère 
solennel;  elle  l'aura  de  plus  en  plus  à  mesure  qu'avancent  les 
«iècles,  V,  4  27. 

Cercle  catholiqne  de  Poitiers.  Discours  prononcés  à  ce  rercie,  I. 
464,  303  ;  bref  de  Pie  IX  aux  cercles  de  Belgique  et  de  Milan 
contre  les  doctrines  catholico-libérales,  MI,  568  et  suiv.  Voir 
Ouvriers,  (cercle  des).  Le  concile  de  Périgueux  signale  les  abas 
des  réunions  d'hommes  connues  sous  le  nom  de  cercles,  Ifl,  268. 


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TABLE  .  ANALYTIQUE.  CCVII 

»rémoiiial.  L'observation  da  cërëmonial  sacré  est  un  principe  de 
fécondité  poar  le  sacerdoce,  II,  567  ;  le  retour  à  la  liturgie 
romaine  doit  être  f  occasion  d'un  redoublement  de  zèle  pour  les 
cérémonies  sacrées,  3'My  566;  les  prêtres  doivent  initier  les  laïques 
aux  chants  et  aux  cérémonies  religieuses,  U4,  U5;  VI,  357. 
uaire  (saint),  évoque  d'Arles,  II,  348,  549. 
tsarisme.  Sa  définition  ;  les  Gésariens  unis  avec  les  libéraux 
contre  l'Église,  VI,  435,  436  ;  Tabsolutisroe  religieux  des  Césars 
païens  ressuscité  en  Allemagne  por  le  césarisme  moderne,  VIII, 
37,  38. 

iàhùX  (de).  Ancienne  famille  du  Poitou^  IV,  53,  57. 
tiabot  J.- Baptiste  de)^  poitevin,  évéque  de  Mende,  I,  292;  VII,  533. 
tiaire  de  saint  Pierre.  Le  symptôme  le  plus  consolant,  au  milieu 
des  désordres  de  la  société,  c'est  le  lien  élroit  d'obéissance  et 
d'affection  qui  attache  le  clergé  et  les  fidèles  à  la  diaire  de  saint 
Pierre,  M,  319, 320  ;  Pierre  est  assis,  témoin  ce  root  de  saint-si^ 
ou  de  chaire  apostolique.  III,  96.  Voir  Papauté,  Rome, 
baire  épiiCopal».  Les  noms  de  siège,  de  chaire,  d'église  cathé- 
drale, rappellent  à  l'éNéqueque  ^  magistrature  spirituelle  est 
une  magistrature  assise,  IV,  124. 

ludcédoiae  (Concile  de).  Lettres  des  Pères  de  ce  concile  à  saint 
Léon,  VL  441.  Vtnr  Concile. 

hampagny  ^Franz  de).  C  tation  d'un  passage  de  son  livre  Les 
Césars.  III,  432. 

tianoines  réguliers  de  Latran.  Homélie  prononcée  à  la  cérémo<- 
oie  de  leur  installation  dan?%  l'église  de  Notre  Dame  de  Beau- 
chêne,  diocèse  de  Poitiers,  VII,  443  et  sniv.  ;  bref  apostolique 
relatif  à  cette  fondation,  454,  452  ;  félicitations  de  la  congrégation 
du  concile  à  ce  sujet,  VIll,  454,  455;  origine  des  chanoines  régu- 
liers de  Saint- Augustin  ;  leur  propagation  en  France;  leur  restau- 
ration par  saint  Ives,  VII,  444,  445. 

liant  •ccléaiastiqne.  Le  concile  de  Poitiers  renouvelle  les  pres- 
criptions des  conciles  précédents  9ur  la  nécessité  d'associer  les 
fidèles  au  chant  des  offices  de  l'Ëglise,  VI,  357. 
tiapelle.  Origine  du  nom  de  chapelle,  III,  303  ;  il  n'est  pas  permis 
de  changer  le  vocable  qu'une  chapelle  a  reçu  dans  la  consécra- 
tion même  de  l'église,  etc.,  II,  574  ;  entretien  à  la  suite  de  la  con- 
sécration de  la  chapelle  restaurée  du  palais  épiscopal,  VIII,  246 
et  suiv.  ;  allocution  prononcée  à  la  suite  de  la  consécration  d'une 
chapelle  domestique,  VI,  544.  Kbfr  Autels,  Oratoires. 
Iiapitra  des  cathédrales.  La  situation  des  chapitres  en  France 
susceptible  d'être  améliorée  et  régularisée  sur  plusieurs  points 
essentiels;  difficultés  que  présente  actuellement  cette  améliora- 
tion, 1,  544;  rharroonie  entre  i'évéque  et  son  chapitre  importe 
beaucoup  au  bon  gouvernement  du  diocèse,  VI,  205  ;  la  constitu- 
tion Romanus  Pontifex  règle  la  nomination  des  vicaires  capitu- 


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GGVUI  TABLE  ANALYTIQUE. 

iaires,  YIH,  4 18  et  saiv.  Voir  Vicaires  capiluiaires,  Ghapilredeia 
cathédrale  de  Poitiers.  Voir  Poitiers. 

Charetta,  général  veadéen.  Ses  petits-fils,  IV,  57;  le  géDérai 
AtbaDase  de  Gharette  à  Loigay^  VU,  327, 335. 

Charité.  Exposition  de  ces  paroles  de  Jésus-Christ  :  BetUim  ett 
magii  dare  quant  acciperey  V,  518,  519  ;  lettre  pastorale  pour  la 
formation  d'un  vestiaire  de  la  société  de  Saint- Vincent-de-Paul. 
Il,  486  et  suiv.;  en  pratiquant  cette  vertu  or  sauve  les  âmes  et 
on  conjure  les  maux  qui  menacent  la  société,  II,  620  et  suiv.  ; 
l'absence  de  la  charité  ast  la  cause  des  malheurs  publics,  88,  89; 
saint  Hilaire  considère  les  œuvres  de  charité  comme  des  ambas- 
sades députées  vers  Dieu,  IV,  380  ;  elle  est  multiple  dans  sod 
action  et  diversifiée  dans  ses  formes,  lil,  333.  Voir  Aumône. 

Les  saints  se  sont  servis  de  l'arme  du  ridicule  et  de  TindignatioD 
dans  les  discassions  religieuses ,  et  ils  n'ont  pas  cru  blessa  la 
charité,  V,  53. 

Charlemagna ,  I,  39,  S07;  II,  528,  534,  550,  551,  564,  576;  UI, 
367,  5SS,  559  ;  IV,  54  ;  V,  577.  Parallèle  entre  ee  prioee  et  saint 
Louis,  roi  de  France,  I,  76,  77  ;  Bossuet  et  Fénélon  en  font  uoe 
appréciation  différente,  77  ;  le  grand  Calife  lui  envoie  les  clefs  du 
saint-eépuiere  avec  des  reliques,  lil,  387  ;  IV,  548  ;  son  zèle  pour 
le  culte  des  saintes  reliques,  et  en  particulier  pour  celles  da 
Sauveur  ;  il  donne  une  relique  de  Notre-Seigneur  à  Tabiiaye  de 
Charroux,  III,  387,  388;  IV,  547,  550,  554,  556,  558;  il  est  le 
fondateur  on  le  principal  bienfaiteur  de  plusieurs  abbajes  do 
Poitou,  I,  S52;  II,  550;  III,  387;  IV,  547  et  suiv. 

Glttiles  II  dit  U  GhaiiTa,  roi  de  France.  II  donne  des  reliques  à 
l'abbaye  de  Charroux,  IV,  548,  554  ;  et  à  l'église  de  Chartres  la 
sainte  tunique  de  la  Vierge,  II,  274. 

Charles  VII,  roi  de  France,  I,  8,  44,  47;  II,  273,  556;  IV,  530. 
Poitiers  reste  fidèle  à  ce  prince  qui  demande  à  Eugène  IV  l'érec- 
tion de  l'université,  11,  556. 

Charles  Borroméa  (saint),  cardinal,  archevêque  de  Milan.  Il  fait 
remonter  à  Jésus-Christ  lui-même  l'institution  des  concilas  parti- 
culiers, III,  432,  437  :  il  dit  que  la  prescription  de  ces  coiyÂies  dé- 
rive de  l'autorité  des  apôtres,  435  ;  que  la  Miae.  en  avait  été 
fréquente  pendant  longtemps  dans  l'Eglise,  439;  que  la  discipline 
ecclésiastique  a  eu  beaucoup  à  souffrir  de  leur  interraption,  444; 
sa  réponse  aux  objections  contrôla  multiplicité  des  conciles,  449; 
il  établit  la  congr^tion  des  oblats  de  Saint^Ambroise  à  Milao, 
et  il  lui  donne  des  constitutions,  VI,  3S9,  334,  337;  prière  de 
saint  Charles,  avant  le  5«  concile  provincial,  pour  demander  les 
lumières  du  ciel.  448,  449.  Voir  Conciles  de  Ifilan. 

Charroux.  Origine,  fondation  et  célébrité  de  ^  monastère,  I,  t5S 
et  suiv.;  découverte  et  inhumation  du  corps  de  Crirald,  é^ne  de 
Limoges,  ibid.;  découverte  et  réintégration  des  reliqoflaei  reii- 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGIX 

quaires  decatte  abbaye,  III,  384  et  suiv.;  controverse  élevée  à  ce 
sujetf  IV,  639  et  suiv.;  texte  d'an  concile  de  Charrouxsur  Tincon- 
vénient  du  délai  pour  la  tenue  des  conciles,  III,  444. 

Ghartrea.  Couronnement  de  Notre-Dame  de  Chartres,  discours,  11^ 
266  ;  fôte  du  rétablissement  de  la  statue  de  la  sainte  Vierge  dans 
la  crypte  de  la  cathédrale,  discours»  III,  24;  solennité  du  six 
centième  anniversaire  de  la  consécration  de  Notre-Dame  ;  dis- 
cours, IV,  70  ;  discours  prononcé  dans  la  solennité  du  pèlerinage 
national  à  Notre-Dame  de  Chartres,  VU,  536  et  suiv. 

Son  église  cathédrale  est  le  témoignage  vivant  de  la  foi  qui  anima 
toute  une  grande  époque  de  notre  histoire,  le  brillant  sommaire 
des  doctrines  et  des  espérances  chrétiennes,  I,  92,  405  ;  Chartres, 
la  ville  privilégiée  de  Marie,  II,  274  ;  origines ,  vicissitudes  et 
grandeurs  historiques  de  son  sanctuaire,  272  et  suiv.;  il  est  le 
plus  national  entre  tous  ceux  de  la  France,  VII,  54S,  549;  dévo- 
tion principale  à  la  statue  de  son  église  de  Sous-Terre,  III,  24  et 
suiv.;  solennité  de  sa  dédicace,  IV,  78  ;  vocables  de  ses  autels, 
81  et  suiv.;  accents  de  reconnaissance  envers  cette  Église, I,  104; 
relations  qui  existaient  anciennement  entre  les  Églises  de  Char- 
tres et  de  Poitiers,  109  et  suiv.;  discours  d'adieu  prononcé  au 
prône  de  la  messe  paroissiale  de  la  cathédrale  de  Chartres,  1, 420. 
Église  de  Sainte-  Poy.  Solennité  de  la  réconciliation  de  cette 
église^  discours ,  III,  432  ;  détails  historiques  sur  cette  église 
avant  la  révolution  ;  son  état  actuel,  488,  489.  Voir  Poy  (sainte). 

Chasse.  Ce  que  pensaient  Platon  et  les  philosophes  anciens  de  l'ex- 
ercice de  la  chasse,  VI,  274  ;  abus  qu'on  peut  en  faire.  274,  275  ; 
textes  de  saint  Ambroise,  de  saint  Augustin  et  de  Jean  de 
Sarisbery  à  ce  sujet  ;  conduite  du  général  de  La  Rochejaquelein 
dans  l'exercice  de  la  chasse,  273  et  suiv. 

Ghastal  (le  P),  jésuite,  III,  254. 

ChataaiJniand  (de),  II,  593.  Il  signale  la  vente  des  biens  ecclésias- 
tiques comme  devant  entraîner  la  violatioii  de  la  propriété  pri- 
vée, II,  352  ;  passage  du  Génie  du  christianisme  sur  l'institution 
du  dimanche  ;  impossibilité  de  la  décade  établie  par  la  Terreur, 
III,  580. 

Chemins  de  Isr.  Discours  prononcés  à  la  bénédiction  des  chemins 
de  fer  de  Chartres,  I,  32  et  suiv.,  90  ;  de  Poitiers,  334  ;  de  Niort, 
II,  458  ;  prière  spéciale  autorisée  dans  le  diocèse  de  Poitiers 
pour  la  bénédiction  des  chemins  de  fer,  464,  465  ;  funestes  effets 
qu'ils  pourraient  produire  dans  la  société  religieuse  et  civile  par 
la  facilité  du  déplacement  et  du  transport,  I,  35  ;  ils  peuvent 
devenir  un  auxiliaire  pour  la  propagation  de  l'Évangile^  II,  460  ; 
secours  fournis  aux  œuvres  de  charité  et  à  la  science  par  les 
compagnies  de  chemins  de  fer,  462,  463. 

Ghel'Oii  (saint),  fils  d'un  sénateur  de  Rome.  Converti  à  la  foi  chré- 
tienne, il  est  conduit  à  Chartres  par  une  inspiration  divine;  ses 

TOMB   VIII.  44* 


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GGX  TABLE    ANALYTIQUE. 

travaux  apostoliques  dans  cette  ville  ;  il  s'arrêta  près  de  Char- 
tres sur  la  montagae  qui  depuis  a  pris  son  nom  ;  il  est  marty- 
risé ;  honneurs  rendus  à  ses  reliques  ;  invention  et  translation  de 
son  corps,  VI,  628  et  suiv.;  miracles  et  guërisons  opérée  sar  son 
tombeau,  536,  537  ;  ses  reliques,  conservées  pendant  la  révolu- 
tion, rendues  au  culte,  543,  544. 

Discours  prononcé  à  la  suite  de  la  consécration  de  Téglise  du  petit- 
séminaire,  VI,  524  et  suiv.; saint  Pappol,  évéque  de  Chartres,  éta- 
blit un  monastère  à  Saint-CAeron,  534  ;  il  devient  un  lieu  de 
pèlerinage,  536  ;  exposé  des  diverses  phases  par  lesquelles  ce  mo- 
nastère est  passé,  537,  538  ;  la  montagne  de  Saint-Cheron  assimi- 
lée à  celle  des  Oliviers  par  les  seigneurs  chartrains*  539  ;  un  pre- 
mier essai  de  séminaire  est  faii  à  Saiot-Gheron,  544  ;  éloge  de  M. 
Louis  Ghouet,  premier  supérieur  du  petit  séminaire,  545  ;  accents 
de  reconnaissance  et  d'amour  envers  cette  maison*  545,  546. 

GliaTalier  cbrétiea.  Prière  de  TÉglise  pour  la  bénédiction  de  son 
épée,  V,  557,  558;  serment  du  chevalier  de  Tordre  angevin  da 
Croissant,  VI,  %1\ ,  S7S  ;  origine  du  mot  chevalier  ou  chevaierU,  273. 

Chrétien.  Vie  admirable  des  premiers  chrétiens,  ils  sont 'soumis  à 
de  grandes  épreuves,  I,  70,  74 ,  593,  594,  595;  V,  406»  407  ;  por- 
trait du  véritable  chrétien,  IV,  6i  ;  il  est  adoptivement  l'enfant 
de  Dieu,  le  frère  de  Jésus-Christ,  le  membre  de  TÉglise  qui  le 
nourrit  de  son  lait,  c'est-à-dire  des  sacrement^,  I,  268,  279;  ii 
est  ce  composé  admirable,  d'un  corps,  d'une  âme  et  du  Saint- 
Esprit,  V,  465;  c'est  un  homme  public,  social  par  exceU0Dce,il 
est  catholique,  c'est-à-dire  universel,  ill,  500. 

Peinture  de  la  vie  du  chrétien  qui  n'observe  pas  la  loi  du  diman- 
che, bonheur  de  celui  qui  l'observe,  Ili,  570,  574  ;  la  qualité  de 
chrétien  obligé  à  croire  du  fond  du  cœur  et  à  confesser  de  bou- 
che la  foi,  VIII,  78  ;  fermeté  du  chrétien  dans  les  questions  de  la 
foi,  de  la  tradition  de  l'Église;  sa  condescendance  envers  les 
faibles  dans  les  questions  purement  humaines  et  scientifiques, 
m,  423,  424;  il  est  du  devoir  du  chrétien  de  travailler  aux  inté- 
rêts de  la  société  ;  sa  supériorité  sur  l'incroyant,  523, 554  ;  chré- 
tiens honnêtes,  mais  timides  et  pusillanimes  ;  quelle  sera  lear 
conduite  au  temps  de  l'antechrist,  VI,  574  ;  l'origine  du  peuple 
chrétien  remonte  aux  patriarches  ;  il  a  reçu  sa  loi  du  Verbe  de 
Dieu  ;  son  histoire  est  une  alternative  de  prospérités  et  de  revers, 
V,  406  et  suiv. 

Demi-chrétiens.  Ce  qu'on  entend  par  cette  classe  de  chrétiens; 
leurs  objections  pour  justifier  leur  faiblesse  ;  il  faut  être  de  son 
pays  et  de  son  temps;  U  ne  faut  pas  se  heurter  à  des  imposnbUilh; 
réponse  à  ces  prétendues  difficultés,  III,  524  et  suiv.;  570  et 
suiv.,  677  et  suiv. 

CSuistianisme.  Il  n'est  autre  chose  que  la  vie  de  iésus-Cbrbt 
reproduite  dans    ses  disciples,  I,   594  ,  603  ;   énumération  des 


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TABLE    ANALYTIQUE.  CGXI 

principes  eonstitutifs  du  chrisliaaisme  ;  la  philosophie  rationa- 
liste nie  ces  principes,  II>  361  et  suiv.;  admettre  le  christianisme 
c^est  fermer  toute  entrée  aux  erreurs  modernes,  parce  qu'il  est  le 
gardien  le  plus  incorruptible  des  vérités  divines  et  humaines, 
228  ;  pourquoi  dans  les  premiers  âges  de  l'Église  on  lui  donnait 
le  nom  de  philosophie*  444;  son  établissement,  sa  propagation 
et  sa  conservation  sont  uniquement  Tœuvre  de  Dieu,  ainsi  que  l'en- 
seigne le  concile  d'Agen,  Y,  144;  l'institution  du  christianisme 
personnifiée  dans  le  pontife  roipain,  556,  557  ;  tout  ce  qui  subsiste 
aujourd'hui  de  vraie  civilisation,  de  vraie  liberté,  de  vraie  éga- 
lité a  été  le  produit  du  christianisme  européen,  489  ;  il  est  la  vie 
intérieure  des  nations,  le  lien  nécessaire  entre  elles,  à  quelle  con- 
dition il  peut  unir,  11,  469  ;  seul  il  conserve  la  dignité  humaine 
et  la  noblesse  morale,  III,  634  ;  devenu  libre  sous  Constantin,  il 
commence  dans  l'empire  romain  l'exercice  de  son  rôle  social  et 
public  ;  thèse  doctrinale  démontrée  par  le  rôle  et  la  mission  de 
saint  Ambroise,  YIII,  445  et  suiv. 

Partout  et  toujours  l'humanité  baissera  dans  la  mesure  où 
baissera  le  christianisme,  III,  635  ;  VII;  35S  ;  il  a  été  entier  et 
complet  à  partir  de  la  Pentecôte,  en  tout  ce  qu'il  a  d'essentiel  et  de 
constitutif,  YiU,  67  ;  jamais  il  n'a  été  plus  fécond  qu'aux  premiers 
temps  de  l'Église  par  la  connaissance  soudaine  et  improvisée  des 
mystères  de  la  foi,  67,  68;  la  pratique  ostensible  du  christia- 
nisme exige  parfois  un  grand  courage,  78  ;  réfutation  de  ceux 
qui  objectenl  que  l'accomplissement  du  devoir  religieux  peut 
être  préjudiciable  à  leurs  intérêts,  79  ;  de  ceux  qui  prétendent 
qu'if  faut  se  plier  aux  exigences  des  temps,  aux  nécessités  des 
positions,  84,  8S  ;  affaiblissement  du  christianisme  de  nos  jours 
sous  le  rapport  de  la  pratique,  111.  294,  295,  629  et  suiv.;  677 
et  suiv.;  il  est  la  loi  de  l'homme  collectif,  comme  de  l'homme  in- 
dividuel, Yl,  434.  Voir  Société. 
Cicéroii,in,  577;  VI,  349. 

Ciel.  Un  ciel  plus  haut  et  plus  désirable  que  le  firmament  visible, 
c'est' le  ciel  dont  le  sacerdoce  tient  la  def,  le  ciel  de  la  gloire, 
etc.,  II,  635;  comment  le  chrétien  marche  vers  sa  dernière  fin 
qui  est  la  béatitude  éternelle  ;  objection  des  moralistes  indépen- 
dants réfutée  par  le  concile  de  Poitiers,  YI,  353.  Voir  Béatitude, 
Saints: 
Ciel  et  terr«.  Livre  de  Jean  Raynaud  dont  les  erreurs  ont  été  con- 
damnées par  le  concile  de  Périgueux,  III,  227  et  suiv. 
Cité.  Craintes  que  la  facilité  du  déplacement  par  les  chemins  de 
fer  n'altère  l'esprit  de  cité,  I,  35;  Tâme  comparée  à  une  cité, 
I,  4 77  et  suiv.;  111,  6. 
GiTililation.  La  religion  admet  le  progrès  matériel,  mais  celui-ci 
ne  peut  valoir  quelque  chose  qu'en  s'appuyant  sur  la  religion, 
I,  90  et  suiv.;  le  proisélytisme  non  chrétien  est  condamné  à  la 


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CGXn  TABLE    ANALYTIQUE. 

stërililé,  IV,  599  ;  le  dimanche  au  point  de  vue  de  ia  civilisaitOD, 
III,  578  et  suiv.,  29i  ;  l'islamisme  ennemi  de  la  civilisation,  11^ 
St7;  III,  501  et  suiv.;  l'Église^  loin  de  s'^opposer  à  la  civilisa- 
tion «s'intéresse  aux  progrès  matériels  de  cette  terre  qui  a  été  le 
séjour  du  Fils  de  Dieu,  II,  459,  460,  534  et  suiv.;  rintroduction 
de  la  vraie  civilisation  dans  le  monde  est  l'œuvre  de  TÈglise,  IV, 
499  ;  c'est  sous  la  primauté  plus  immédiate  du  siège  romain  que 
l'Occident  a  été  maintenu  à  la  tôte  de  la  civilisation  ;  comment 
au  moyen  de  son  domaine  temporel  TÉglise  savait  nourrir  et 
civiliser  les  peuples,  2B0,  S84  ;  II,  495  et  suiv.;  depuis  que 
rÈvangile  n'est  plus  la  règle  des  individus,  ni  la  charte  des  peu- 
ples, la  civilisation  est  en  décadence  dans  touU>s  les  classes  de  la 
société,  IIK  634  et  suiv.;  la  langue  latine  a  été  à  toutes  les  épo- 
ques, comme  elle  Test  aujourd'hui,  la  dépositaire  de  la  civilisa- 
tion, 11,504  et  suiv.;  l'œuvre  des  sourds-muets,  inconuue  à  ia 
civilisation  antique,  est  l'œuvre  de  la  civilisation  chrétienne,  III, 
340  et  suiv.  ^ 

La  civilisation  du  moyen  âge,  comparée  à  celle  de  notre  épo- 
que, VII,  134  et  suiv.;  l'égalité  dans  une  société  est  une  utopie; 
pour  faire  marcher  la  civilisation,  il  faut  apprendre  à  chacun  à 
vivre  selon  sa  condition,  I,  40  et  suiv.;  la  véritable  civilisation 
pour  un  gouvernement  c'est  de  laisser  l'intérieur  de  la  cons- 
cience libre,  en  faisant  la  guerre  au  mal,  63  et  suiv.;  influence  des 
croisades  pour  la  civilisation,  7S  et  suiv.;  II^SS?  ;  civilisation  des 
temps  primitifs,  I,  35,  36;  elle  peut  et  doit  être  l'œuvre  de  tons 
ceux  qui  ont  quelque  autorité,  quelque  influence  sur  leurs  sem- 
blableSj  144  ;  principaux  défauts  de  ceux  qui  travaillent  à  cette 
œuvre,  443  et  suiv.;  quand  elle  n'a  pour  objet  que  la  matière, 
elle  peut  être  plus  dangereuse  qu'utile  ;  la  vraie  civilisation  re- 
pose sur  l'amélioration  des  mœurs,  32  et  suiv.;  la  déclara- 
tion des  droits  de  l'homme  est  une  base  ruineuse,  la  reconnais- 
sance des  droits  de  Dieu  peut  seule  civiliser  un  peuple,  II,  314; 
ruine  certaine  de  notre  civilisation,  si  les  hommes  croient  se 
suffire  à  eux-mêmes,  I,  36. 

Influence  de  la  femme  française  sur  la  civilisation  à  toutes  les 
époques  de  notre  histoire,  II,  5. et  suiv.;  on  ne  doit  pas  sacrifier 
à  la  civilisation  matérielle  le  goût  et  la  culture  des  lettres  et  des 
arts,  le  sens  moral  et  l'esprit  chrétien,  111,380, 381;  au  iv*  siècle, 
les  foutes  étaient  en  souffrance  dans  les  Gaules  au  sein  de  ia  civi- 
lisation romaine,  VI,  550,  554  ;  la  civilisation  païenne  était  un 
mélange  hideux  d'obscénités  et  de  barbarie  comme  le  prouvent 
les  restes  qui  en  subsistent  encore,  V,  3S9,  3$0.- 

GiasBiqaes.  La  question  des  classiques  ne  peut  se  résoudre  qu'en 
s'aidant  de  certaines  distinctions  de  temps  et  de  lieux.  11,  3S4, 3t5. 

Glanael  de  M ontala  (Claude-Hippolyte),  évéque  de  Chartres,  l,  39; 
II,  266;  lil,  225  ;  IV,  485  ;  VI,  542.  Oraison  funèbre  de  ce  prélat. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GCXin 

II,  585  et  suiv.;  son  séjour  à  Paris  pour  achever  son  éducation 
littéraire,  588  ;  il  se  livre  à  l'étude  de  la  science  ecclésiastique 
pendant  la  révolution,  589,  590;  son  zèle  pour  les  intérêts  de  la 
religion,  590,  594  ;  il  est  élevé  sur  le  siège  de  Chartres, sa  fidélité 
dans  r accomplissement  de  sa  charge,  59!i  et  suiv.;  ses  luttes 
pour  la  défense  de  Ja  vérité,  595  et  suiv.;  comment  ;1  voulait 
qu'on  entendit  le  premier  article  de  la  déclaration  de  468!i,  IV, 
485^  486  ;  son  sentiment  à  propos  de  la  nouvelle  loi  sur  ren$>ei- 
gnement,  1,  362^  363  ;  II «  597  ;  ses  aimables  qualités  dans  la  vie 
privée,  11,603  et  suiv.;  ses  démêlés  avec  l'archevêque  de  Paris 
concernant  l'intervention  du  clergé  dans  les  affaires  politiques, 
32Î,  323  ;  lettres  à  Pie  IX,  dans  lesquelles  il  lui  exprime  son 
dévouement  à  l'Église  et  an  saint-siége,  640  ;  sentiments  de 
reconnaissance  envers  ce  prélat,  I,  406, 407,  426;  II,  292. 

ClaTer  fie  B.  Pierre).  Solennité  de  sa  béatification  célébrée  dans  la 
chapelle  du  séminaire  de  Poitiers,  homélie,  I,  522;  apôtre  des 
nègres,  il  est  placé  sur  les  autels  vers  l'époque  de  T affranchisse- 
ment des  esclaves  de  nos  colonies,  II,  444. 
'  Clefs.  Le  pouvoir  spirituel  que  Jésus^llhrisl  a  donné  à  ses  prêtres  et 
à  ses  pontifes,  la  th  éologie  le  nomme  le  pouvoir  des  ciefs,  I,  180; 
miracle  de  Notre-Dame  des  Clefs  à  Poitiers.  Voir  Poitiers. 

Clément  (saint),  pape,  III,  44  4,  448;  IV,  84,  355;  VI,  528.  Il 
rapporte  ces  paroles  de  Jésus-Christ  :  Si  vous  venez  à  moi  obli- 
quement, moi  aussi  firai  à  vous  obliquement^  I,  459. 

Clément  V,  pape,  IV,  435.  Son  séjour  à  Poitiers  et  à  Ligugé,  II,  72, 
556. 

Clément  VI,  pape.  Il  expose  dans  la  bulle  Unigenitus  Dei  fUius^  la 
doctrine  théologique  sur  les  indulgences,  I,  264,  272,  273,  274  ; 

III,  88,  89. 

Clément  XI,  pape,  VI,  62.  Il  proteste  contre  Térection  de  la 
Prusse  en  royaume  par  Frédéric  de  Brandebourg  ;  il  écrit  à  tous 
les  princes  pour  les  engager  à  ne  pas  laisser  avilir  la  dignité 
royale  par  l'introduction  irrégulière  d'une  royauté  hérétique, 
VII,  27,  28,  30;  VIU,  44  ;  il  compose  l'ofiBce  de  saint  Joseph  et 
élève  sa  fête  au  degré  double  de  f  classe,  VII,  4  24. 

Clément  XIII,  pape.  Il  recx)mmande  aux  évéques  de  prescrire  aux 
curés  de  prendre  le  catéchisme  du  concile  de  Trente  pour  texte 
ordinaire  de  leurs  instructions,  I,  546  ;  il  dit  que  TÉglise  n'im- 
prouve  pas  l'usage  de  réciter  les  noms  des  souverains  à  la  messe, 
s'ils  sont  catholiques,  Ili,  44  ;  il  autorise  la  fête  du  Sacré-Coeor 
de  Jésus,  m,  44. 

Clercs.  C'est  le  nom  que  TÉg^ise  donne  à  tous  ceux  qui  choisissent 
le  Seigneur  pour  héritage,  et  se  vouent  par  état  au  service  de  Dieu 
et  des  âmes,  III,  437  ;  développement  de  cette  prière  à  la  sainte 
Vierge  :  Intervenipro  clero;  dignité  et  noblesse  des  clercs,  V,  8 
et  suiv.;  devoir  pour  les  jeunes  clercs  d'étudier  les  sciences  sa- 


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GGXIV  TABLE   ANALYTIQUE. 

crées,  II,  480  et  suiv.;  sentiments  d*ëmotion  que  fait  naître  dans 
les  cœurs  la  collation  des  Ordres  moindres,  Y,  461 ,  46S  ;  les  pro- 
testants rejettent  toute  distinction  entre  les  laïques  et  les  cJercs. 
111,439,440. 
Clergé.  Entretiens  sur  la  nature  du  gouvernement  ecclésiastique, 
I,  339  et  suiv.;  prétendre  que  le  clergé  secondaire,  même  as- 
semblé en  synode,  partage  avec  l'évèque  l'autorité  législative  et 
administrative,  est  une  proposition  condamnée  comme  fausse, 
attentatoire  à  Tautorité  épiscopale,  I,  347  ;  décret  du  concile  de 
Paris  sur  l'intervention  du  clergé  dans  les  affaires  politiques  mal 
interprété  par  la  presse ,  II,  394  ;  règles  de  conduite  pour  le 
clergé  dans  le  changement  du  gouvernement  en  4  852, 1,  550  et 
suiv.;  le  clergé  subit  les  conditions  sociales  imposées  par  les  ré- 
gimes nouveaux^  mais  il  ne  les  déclare  ni  bonnes  ni  normales,  etc., 
IV,  253  ;  allocution  sur  les  habitudes  de  régularité  et  de  respect 
dans  le  corps  ecclésiastique,  lil,  44  et  suiv.;  de  quelques  aocnsa- 
tions  récentes  portées  contre  le  clergé,  IV,  33,  34;  un  cierge 
national  est  impossible  dans  l'état  présent  de  nos  sociétés  ;  pn%é 
du  soutien  pratique  de  la  papauté,  il  ne  tiendrait  pas  contre  les 
éléments  de  dissolution  répandus  partout,  II,  503  ;  devoirs  qu'im- 
pose  au  clergé  la  gravité  des  circonstances  (juillet  4871),  VIL 
257  et  suiv.;  haine  et  hostilités  contre  le  clergé,  264,  263  ;  qoelie 
peut  être  la  part  de  chaque  prêtre  dans  le  mal  de  la  société,  264 
et  suiv.;  conduite  admirable  du  clergé  régulier  et  séculier  pen- 
dant la  guerre,  342,  343,  314,  316;  VIII,  154;  opposition  systé- 
matique au  clergé,  VII,  366  et  suiv.;  il  n'est  plus  mêlé  aux 
affaires  publiques,  374  et  suiv.;  c'est  comme  prêtres  qu'on  nous 
hait^  c'est  comme  les  représentants  de  Dieu,  274  ;  avantages  de 
l'œuvre  de  la  Sainte-Enfance  pour  la  formation  d'un  clergé  indi- 
gène, III,  65.  Voir  Prêtre,  Sacerdoce. 

Clérical.  Le  nom  de  clerc  était  autrefois  synonyme  du  savoir  et  de 
l'instruction  libérale  ;  il  est  devenu  de  nos  jours  une  appellation 
outrageante  à  l'adresse  des  hommes  de  foi,  IV,  587  ;  V,  8;  les 
honnêtes  gens  acceptent  ce  mot  et  s'en  honorent  ;  le  baptême 
leur  a  conféré  un  sacerdoce  mystique,  et  les  a  rendus  participants 
de  l'apostolat  du  prêtre  dans  les  bonnes  œuvres,  V,  9  ;  la  quali- 
fication de  clérical  attribuée  à  tout  séculier  qui  n'est  pas  reniât 
de  son  baptême,  47  ;  l'homme  public  qui  s'est  montré  digne  de 
cette  qualification  voit  sa  carrière  compromise,  VII,  367. 

Cloches.  Bénédiction  de  deux  cloches  ;  discours^  I,  650  ;  la  docbe 
est  un  prédicateur,  un  ministre  de  Dieu  qui  parle  toujours  de  lui, 
654  et  suiv.;  elle  porte  mille  bonnes  inspirations  dans  le  cceur 
de  l'homme  ;  elle  est  comme  le  canal  de  la  grâce,  656  ;  elle  est 
odieuse  à  l'impie,  elle  est  suspecte  au  novateur,  657  ;  la  desti- 
nation de  la  cloche  ne  saurait  être  changée,  656. 

ClOTis  I,  roi  des  Francs,  I,  89;  U,  528,  548,  550,  625;  VI,  248. 


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TABLE    ANALYTIQUE  GGXV 

Un  globe  de  feu,  sorti  de  la  basilique  de  Saint-Hilaire  de  Poitiers, 
apparaît  à  ce  prince  avant  la  bataille  contre  Alaric,  III,  348, 
349  ;  sa  victoire  contre  les  Yisigoths,  attribuée  à  la  protection  de 
saint  Hilaire,  I,  232  ;  il  commande  à  ses  soldats  de  respecter  les 
terres  de  l'Église  et  du  monastère  de  Saint-Hilaire,  III,  320  ;  sa 
confiance  dans  le  puissant  secours  de  saint  Martin,  300. 

Cœur.  Dans  l'organisation  physique  de  l'homme  et  dans  Tordre 
moral,  le  cœur  est  tout,  YI,  609  ;  le  cœur  'a  besoin  d'aimer  ; 
Tobjetde  son  amour  doit  être  Dieu  lui-même,  642, 643. 
Sacré-Cœur  de  Jésus.  Voir  Jésus. 

Colonie  agricole.  Koir  Bonneval  (abbaye  de). 

Colonies  françaises.  Création  de  trois  évéchés  dans  ces  colonies 
ils  sont  réunis  à  la  province  de  Bordeaux,  11,444»  440,450 
les  fidèles  sont  soumis  aux  décrets  du  concile  provincial,  454 
conseils  des  Pères  du  concile  de  La  Rochelle  aux  anciens  posses- 
seurs du  territoire  colonial,  aux  nouveaux  affranchis  et  aux 
prêtres  pour  l'admission  des  enfants  à  la  participation  des  sacre- 
ments, 452, 453  ;  concours  que  le  clergé  et  les  fidèles  de  nos  dio- 
cèses doivent  aux  évoques  des  colonies,  devenus  nos  comprovin- 
ciaux,  348  ;V,  540. 

Commerce.  Passage  de  saint  Hilaire  sur  le  commerce  déloyal,  les 
transactions  obliques  ou  équivoques  ;  la  perte  de  la  foi  et  de 
l'honneur  des  familles  en  est  le  fruit,  III,  382^  383. 

Comités  catholiqnes.  Les  membres  de  ces  comités  déclarent,  dans 
une  adresse  au  saint-père,  adhérer  aux  décrets  du  concile  du 
Vatican  et  au  Syllabus,  Yil,  554 . 

Gommnnantés  religieases.  Lettre  aux  supérieurs  de  ces  commu- 
nautés à  l'occasion  d'une  réclamation  de  la  société  pharmaceu- 
tique, lY,  346;  attaques  dirigées  contre  ces  institutions,  362, 
363,374.  Foir  Couvents,  Ordres  religieux. 

Communes.  Saint  Louis,  roi  de  France,  favorise  l'établissement 
des  communes  ;  il  ne  se  montre  pas  moins  jaloux  de  leurs  fran- 
chises que  de  ses  propres  droits,  I,  62  ;  résistances  locales  à 
leur  établissement  justifiées  par  des  abus  et  des  excès  de  la 
liberté  naissante,  64  ;  Gaudry,  évéque  de  Laon ,  massacré  au 
cri  de  :  La  Communey  la  Commune,  YII,  462  ;  horreurs  de  la 
Commune  à  Paris  en  4874 ,  ibid.  et  suiv. 

Communion.  Rien  de  plus  moralisateur  que  la  communion;  rien 
qui  relève  plus  haut  la  dignité  humaine  et  fasse  mieux  sentir 
aux  petits  combien  Dieu  les  honore,!,  456;  le  concile  de  Bor- 
deaux insiste  pour  que  l'examen  préparatoire  à  la  première 
communion  se  fasse  en  présence  de  plusieurs  prêtres,  II,  35. 

Communion  des  saints.  C'est  la  communication  mutuelle  des 
bonnes  œuvres  entre  les  membres  de  l'Église  ;  elle  n'est  pas  la 
cession  des  mérites,  III,  84  et  suiv.;  avantages  de  cette  com" 
munion,  86. 


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dCXVI  ÏABLE  ANALYTiOtJË. 

Complice.  L'absolution  du  complice  est  un  cas  réservé  au  pape  ; 
motifs  des  sévérités  de  la  discipline  sur  ce  point  ;  cas  où  l*évéqae 
aurait  obtenu  un  induit,  VI,  222  et  suiv.;  VU,  427. 

Gonoilo  général.  Le  type  du  concile,  c'est  Tadorable  Trinité,  Vf, 
403;  identiQcation  de  l'Esprit-Saint  et  de  l'Église  assemblée, 
409,  410  ;  nécessité  de  la  prière;  présence  de  Marie,  VI,  415  et 
suiv.;. le  concile  n'est  pas  absolument  nécessaire  pour  le  gouver- 
nement de  l'Église  universelle;  témoignage  de  Bellarmin,  de 
Benoit  XIV  et  des  canonistes,  III,  432,  433  ;  il  n'existe  pas  de  loi 
pour  la  tenue  régulière  des  conciles  généraux,  434  ;  Tiiistitution 
des  conciles  fait  cependant  partie  de  l'organisation  de  rÊgliae, 
VI,  407,  409  ;  pourquoi  la  souveraineté  religieuse  ne  peut  pas 
reposer  seulement  dans  le  concile  général,  404  ;  avantages  du 
concile  général^  408;  l'infaillibilité  lui  appartient,  s'il  est  ap- 
prouvé par  le  pape,  444  ;  nul  ne  peut  refuser  son  obéissance  aux 
décisions  du  concile  sans  être  ennemi  de  la  foi^  442;  conditions 
requises  par  le  droit  pour  la  convocation  d'un  concile  général, 
65,  66;  motifs  qui  porteraient  à  désirer  un  concile  générai  à 
notre  époque;  réponses  à  quelques  objections  des  ennemis  de 
l'Église  touchant  la  tenue  d'un  concile  général,  67,  68,  76  et 
suiv.,  424  et  suiv.;  le  pape  seul  convoque  et  dissout  Je  concile 
général,  en  détermine  et  en  circonscrit  l'objet,  404  ;  erreur  de 
ceux  qui  croient  que  l'autorité  du  pape  est  suspendue  pendant  le 
concile,  404  ;  Jésus-Christ  assiste  d'une  manière  spéciale  les 
évéques  réunis  en  concile  ;  témoignage  du  concile  de  Chaicédoine, 
440,  444  ;  le  concile  général  est  pour  les  chrétiens  le  tribunal  le 
plus  incontesté  pour  les  choses  de  la  foi,  des  mœurs  et  de  la  dis- 
cipline, 442,  443;  ses  déOnitions  ont,  une  fois  promulguées,  un 
caractère  obligatoire,  594  ;  attributions  du  concile  général,  Vil, 
484, 485.  Voir  Concile  du  Vatican. 

GoncUe  provincial.  Instruction  pastorale  sur  l'importance  reli- 
gieuse et  sociale  des  conciles,  I,  204  et  suiv.;  lettre  pastorale 
adressée  au  clergé  du  diocèse  sur  les  avantages  des  conciles  pro- 
vinciaux, II,  440  et  suiv.;  institution  divine  des  conciles,  III, 
429  et  suiv.;  Marie,  mère  de  Dieu,  lumière,  sagesse  et  soutien 
des  évéques  réunis  en  concile,  428, 429  ;  V,  449  ;  renseignement 
des  conciles  est  la  formule  de  plus  en  plus  précise  des  dogmes, 
l'exposition  delà  morale  évangélique  dans  toute  sa  pureté,  1,205; 
ils  sont  le  principal  instrument  et  le  canal  authentique  de  la  tra- 
dition, 465  ;  l'œuvre  d'un  concile,  c'est  de  répandre  la  lumière, 
la  vérité,  la  grâce;  de  fléirir  et  de  condamner  l'erreur,  III,  |62; 
importance  dès  conciles  provinciaux,  VI,  447;  prières  publiques 
et  supplicatioi^s  solennelles  ordonnées  avant  et  pendant  les  con- 
ciles, 447, 449, 450  ;  prière  de  saint  Charles  Borromée  pour  de- 
mander à  Dieu  les  lumières  afin  de  bien  célébrer  le  cinquième 
concile  i)rovincial,  448, 449  ;  acclamations  des  Pères  à  la  fin  du 


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TAfiLÉ    ANALYTlQtË.  CGXTII 

cobcile  de  Poitiers,  458  et  saiv.;  lettre  de  Pie  IX  aux  évoques  de 
l'empire  d'Autriche  sur  les  avantages  du  concile  provincial,  II, 
442, 449  ;  it  reste  dans  les  limites  de  ses  attributions  en  réta- 
blissant les  vraies  notions  doctrinales  sur  la  constitution  de 
rÉglise  et  sur  les  bases  mêmes  de  la  morale,  YI,  355  ;  sentiment 
de  saint  Hiiaire  sur  futilité  des  conciles  pour  le  développement 
de  la  doctrine  évangélique,  YI,  563  ;  il  ne  les  regarde  pas  comme 
nécessaires,  564,  565  ;  mais  comme  un  sûr  moyen  de  remédier 
au  mal  et  de  terminer  les  différends,  566  ;  difficultés  et  troubles 
soulevés  dans  plusieurs  conciles,  567. 

La  collection  des  conciles  offre  non-seulement  un  des  plus  pré- 
cieux monuments  de  la  tradition  doctrinale,  mais  encore  un  miroir, 
historique  où  chaque  époque  vient  se  refléter,  II,  440  ;  quelle  fut  la 
part  des  conciles  dans  la  formation  et  la  conservation  de  Tunité 
européenne  ?  I,  207  et  suiv.;  l'impulsion  des  conciles  fit  échapper 
l'Europe  aux  ignominies  du  sérail,  en  même  temps  qu^elle  rendit 
rÉvangile  victorieux  du  Coran,  208;  ils  sont  une  garantie  et  un 
élément  de  liberté  et  de  nationalité  pour  les  diverses  provinces 
catholiques,  II,  442;  avantages  immenses  que  les  conciles  parti- 
culiers apportaient  à  l'Église  et  à  la  société  civile,  III,  436  et 
suiv.;  détails  sur  les  conciles  provinciaux  aux  xvieetxviio  siècles, 
III,  444  et  suiv.  ;  effets  salutaires  produits  sur  les  fidèles  par  les 
pompes  extérieures  des  conciles,  456^  457;  YI«  178^  179. 

La  tenue  de  ces  conciles  n'est  pas  d'une  nécessité  absolue^ III, 
432,  433  ;  elle  n'est  pas  cependant^  arbitraire  et  facultative,  car 
elle  est  prescrite  parles  lois  de  l'Église,  434  et  suiv.,  449,  450; 
réclamations  du  clergé  français  depuis  deux  cents  ans  auprès  des 
pouvoirs  civils  pour  faire  cesser  l'interruption  des  conciles,  444 
et  suiv.  ;  diverses  causes  de  cette  interruption,  435  et  suiv.  ;  les 
coDciles  depuis  celui  de  Trente  ont  conservé  jusqu'à  la  fin  un 
reste  d'empire  sur  la  société  extérieure,  I,  224  ;  énumération  des 
principaux  fruits  qu'ils  peuvent  produire  à  notre  époque,  I,  220, 
644;  YI,  585  ;  si  la  société  moderne  n'a  pas  recueilli  tout  le  fruit 
des  nouveaux  conciles,  c'est  qu'elle  repousse  leur  compétence  en 
beaucoupde  points,  247,  218;  ils  ont  eu  un  double  objet  :  rappe- 
ler les  arrêts  rendus  par  l'Église  contre  de  vieilles  erreurs  au- 
jourd'hui renaissantes  ;  pré-jiser  la  nouvelle  discipline  introduite 
en  France  par  le  concordat,  etc.,  217;  réponse  de  saint  Charles 
Borromée  aux  objections  sur  la  tenue  suivie  et  périodique  des 
conciles,  III,  429;  réfutation  des  reproches  adressés  aux  nouveaux 
conciles  ;  matière  des  travavx  conciliaires,  453  et  suiv.  ;  épreuve 
de  la  révision  par  le  siège  apostolique  à  laquelle  doivent  être 
soumis  les  actes  d'un  concile  provincial;  nécessité  de  cette  révi- 
sion, en  quoi  elle  consiste,  I,  360,361  ;  II,  442;  soumises  à  des 
règles  sagement  déterminées  par  le  droit,  assistées  de  grâces 
spéciales^  les  assemblées  conciliaires  sont  préservées  des  dangers 
de  la  plupart  des  assemblées  délibérantes,  II,  443. 


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GGXVIU  TABLE    ANALYTIQUE. 

Conciles  de  la  province  de  Bordeaux.  Voir  plus  loin,  AgOD,  Bor- 
deaux, Périgueux,  Poitiers,  Rochelle  (La). 

Conciles  romains.  Auloritë  partieulière  de  cescondles,  lors  même 
qu'ils  ne  sout  pas  (Bcuméniques  ;  il  ne  s'agit  pas  d'un  concile  de 
ce  genre  à  l'occasion  du  dix-huitième  centenaire  du  martyre  d& 
sainU  apôtres,  VI,  66,  67. 

Goncûe  national.  Projet  d'un  concile  national'  proposé  à  Pie  IX 
par  des  évéques  français  en  4849  ;  réponse  du  Pape,  \,  644. 


NOMS  DES   LIEUX   DES  CONCILES 

Agde  (an.  506).  Il  recommande  Fa  tenue  annuelle  des  conciles  pro- 
vinciaux, III,  436. 

Agen  (an.  4859).  Quatrième  concile  de  la  province  de  Bordeaux. 
Instruction  pastorale  adressée  au  clergé  du  diocèse,  annonçant 
la  prochaine  réunion  de  ce  concile,  III,  427  et  suiv.  ;  entretien 
synodal  pour  la  publication  des  décrets  du  concile  d'Agen,  IV, 
46, 49  et  suiv.  ;  le  concile  expose,  condamne  et  réfute  les  erreurs 
modernes,  concernant  la  nature  divine,  Y,  56  et  suiv.  ;V1I,  475; 
il  démontre  la  possibilité  et  l'existence  des  miracles  dans  l'ancien 
et  le  nouveau  Testament,  V,  409  et  suiv.  ;  il  enseigne  que  le  pèle- 
rinage par  sa  nature  implique  un  ensemble  d'actes  très-parfaits 
de  mortification  et  de  pénitence,  III,  652  ;  vœux  pour  l'expédition 
de  Tarméç  française  en  Syrie,  IV,  8  ;  devoirs  de  l'évoque  envers 
son  Église,  pendant  sa  vie  et  à  sa  mort,  478  ;  le  Christ  a  apparu 
dans  le  plein  midi  de  l'histoire.  Y,  454  ;  l'absence  de  Dieu,  c'esi 
la  nuit,  c'est  la  mort,  c'est  l'enfer,  YII,  5. 

Aix-la-Chapelle  (an.  846).  Il  demande  qu'on  retienne  ies  jeunes 
clercs  sous  la  discipline  et  qu'on  les  forme  de  telle  sorte  qu'ils  sa- 
tisfassent à  tous  les  besoins  de  la  religion,  II,  483. 

Alexandrie  (an.  400).  II  condamne  les  Origénistes  qui  enseignaient 
la  réhabilitation  des  démons  et  des  impies,  III,  232. 

Amiens  (an.  4853).  Il  recommande  l'association  delà  Sainte-En- 
fance, III,  63;  importance  d'un  chapitre  de  ce  concile  sur  les 
rapports  de  la  foi  et  de  la  raison,  455. 

Arles  (an.  452).  Il  ordonne  au  métropolitain  de  convoquer  le  con- 
cile tous  les  deux  ans,  III^  436  ;  le  canon  septième  de  ce  coacile 
déclare  qu'il  y  a  des  fonctions  publiques  incompatibles  avec  la 
qualité  de  chrétien,  Y,  200.  ^ 

Baltimore  (an.  4852).  Concile  plénierde  tous  les  évéques  d'Ânoéri- 
que  ;  plusieurs  conciles  provinciaux  depuis  4829  à  4849,  III,  454. 

Bordeaux  (an.  4582),  I,  534;  III,  437.  Il  dit  qu'il  n'y  a  rien  de  plus 
utile  et  de  plus  honorable  pour  un  gouvernement  que  de  placer 


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TABLE    ANALYTIQUE.  GGIX 

avant  toutes  choses  le  culte  divin  et  la  religion,  III,  369  ;  tout 
prêtre  qui  n'assistera  pas  au  synode,  sans  une  raison  légitime, 
sera  soumis  à  des  peines^  407  ;  ses  décrets  contribuent  puissam- 
ment à  réparer  les  maux  occasionnés  par  l'hérésie  et  les  guerres 
civiles,  à  ramener  la  foi  dans  les  fidèles...,  443  ;  son  influence 
pour  faire  pénétrer  l'esprit  du  concile  de  Trente  dans  les  lois 
ecclésiastiques  de  la  province  d'Aquitaine,  1,  242;  YI,  447;  les 
Pères  de  ce  concile  et  du  suivant  soumettent  leurs  décrets  i^u 
vicaire  de  Jésus-Christ  en  terre  afin  qu'il  daigne  les  examiner, 
les  corriger,  y  retrancher,  y  ajouter,  III,  444  ;  règles  pour  les 
séminaires,  V,  336. 

Bordeaux  (an.  1624),  I,  534,  643;  III,  369,  437,  443;  VI,  447.  Le 
baron  d'Authon,  sénéchal  de  Saintonge,  vient  faire  amende  hono- 
rable de  ses  actes  irréligieux  devant  les  membres  du  concile,  I, 
244,  242. 

Bordeaux  (an.  4850).  Discours  prononcé  à  la  troisième  session  so- 
lennelle, tenue  dans  l'église  de  Saint-Michel,  I,  235  ;  le  concile  con- 
damne les  erreurs  de  la  philosophie  naturaliste  et  rationaliste,  II, 
356,  357,  370  ;  énumération  des  travaux  du  concile,  I,  239;  dé- 
crets sur  les  crèches  et  les  salles  d'asile,  548  ;Ies  évèques  de  la 
province  doivent  rétablir  Tusage  de  la  liturgie  romaine  dans  leurs 
diocèses  le  plus  tôt  possible,  364 ,  468,  534  ;  supplique  au 
pape  pour  qu'il  confirme  à  saint  Hilairo  le  titre  de  docteur,  et 
rétende  à  l'Église  universelle,  468,  469, 474  ;  obligation  pour  tout 
(urètre  appelé  à  une  fonction  ou  dignité  ecclésiastique  de  réciter 
devant  l'évoque  ou  son  délégué,  la  profession  de  foi  de  Pie  lY; 
exhortation  aux  confesseurs  d'imposer  quelquefois  aux  pénitents 
la  récitation  de  cette  formule  solennelle,  536;  règles  pour  la 
célébration  des  fôtes  supprimées  ou  transférées,  536;  sur  le 
binage,  538  ;  sur  Tondoiement,  I,  540  ;  pour  l'examen  sexennal 
des  prêtres  nouvellement  ordonnés,  544  ;  dénomination  des  cir- 
conscriptions administratives  des  diocèses,  543  ;  courte  exhorta- 
tion prescrite  là  où  il  y  aura  une  prt^mière  messe;  obligation  de 
prendre  pour  texte  ordinaire  des  mstructions  pastorales  le  caté- 
chisme du  concile  de  Trente,  546  ;  décret  qui  6xe  à  tous  les  trois 
ans  )a  convocation  du  concile  provincial,  suivant  la  règle  tracée 
par  le  concile  de  Trente,  I,  642,  643;  II,  439;  profession  du  dé- 
vouement le  plus  entier  de  la  part  du  concile  au  siège  de  Pierre  et 
au  pontife  romain,  II,  444  ;  Y,  397  ;  divertissements  scandaleux» 
inconciliables  avec  la  réception  des  sacrements,  II,  448;  vœux 
pour  la  définition  dogmatique  de  l'immaculée  conception  de  la 
Mère  de  Dieu,  455:  décret  qui  défend  aux  curés  l'exercice  de  la 
médecine  et  de  la  chirurgie,  II,  344  ;  lY,  347;  le  concile  s'élève 
fortement  contre  la  violation  incessante  de  la  loi  du  dimanche  ; 
il  signale  aux  pasteurs  les  moyens  de  faire  aimer  et  pratiquer 
cette  sainte   loi,  et  encourage  les  pieuses  associations,  III,  364  ; 


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CCXX  TABLE   ANALYTIQUE. 

les  ëvéques  s'emploient  à  obtenir  du  pouvoir  civil  de  transférer 
à  un  autro  jour  de  la  semaine  les  foires  Gxëes  au  dimanche,  369; 
un  jour  de  jeûne  est  preecril  aux  membres  du  concile,  \l,  451; 
juridiction  du  métropolitain  sur  ses  com provinciaux,  380  ;  la 
province  est  placée  sous  la  protection  du  Sacré-Cœur  de  Jésus 
609  ;  causes  du  délai  de  la  publication  des  actes  de  ce  concile,  I. 
361;  lettre  circulaire  accompagnant  Tenvoidela  lettre  synodsie 
des  Pères  du  concile  de  Bordeaux,  47f . 
Battrges  (an.  1584).  Il  parle  des  avantages  des  conciles  provin- 
ciaux, III,  438. 

Chakédoine  (an.  454],  III,  435;  YI,  467.  Les  Pères  du  conci)eécri\enl 
à  saint  Léon  le  Grand  ;  ils  basent  l'autorité  du  concile  œcafné- 
nique  sur  la  promesse  de  Jésus-Christ  d'être  au  milieu  de  ses 
disciples  assemblés,  VI,  41 1 . 

Charroux.  Premier  concile  (990).  Les  évoques  de  la  province  cods- 
tatent  que  les  mœurs  se  sont  corrompues  à  la  faveur  du  trop 
long  retard  du  concile,  III,  444  ;  troisième  concile  (408S),  les 
précieuses  reliques  de  l'abbaye  sont  exposées  avant  le  concile, 
IV,  549. 

Clermont  (an.  535],  lU,  436. 

Cologne  {3in.  4549).  Il  expose  les  immenses  avantages  que  procore 
à  toute  l'Église  la  tenue  régulière  des  synodes   V,  344.  ^ 

Constame  (an.  4444).  Décret  pour  la  convocation  des  conciles  <Ku- 
méniques  décennaux,  III,  43i;  condamnation  des  erreurs  de 
Wiclef,  IV,  434  ;  Gerson  y  prononce  un  discours  sur  les  préroga- 
tives de  saint  Joseph,  MI,  420,  423. 

Constantinople  (an.  384).  Premier  concile,   III,   435;  deuxième  et 

*    troisième  concile.  Ils  condamnent  les  Origénisles,  III,  232. 

Elvire,  Ce  concile  signale  certaines  fonctions  comme  incompatible^ 
avec  la* qualité  de  chrétien,  V,  200. 

Éphèse  (an.  43<).  Il  proclame  le  dogme  de  la  maternité  divine  de 
Marie,  II,  240  ;  saint  Cyrille  affirme  devant  le  concile  que  c'est 
par  Marie  que  les  nations  infidèles  ont  été  conquises  à  la  foi 
chrétienne,  VI,  448:  acclamations  à  la  ville  d'Ëpbèse  après  ie 
concile,  III,  472,  473. 

Florence  (an.  4432),  V,  67.  Définition  dogmatique  de  ceconcilesur 
les  prérogatives  du  siège  apostolique  du  pontife  romain,  V,  397. 

Jérusalem,  Ce  concile  offre  le  type  et  la  forme  des  assemblées  œcu- 
ménique^,  VI ^  409. 

Langres  (an.  959),  III,  436. 

Lairan  (an.  4542).  Le  5«  concile  déclare  et  déânit  que  toute  asser- 
tion contraire  à  la  vérité  révélée  est  absolument  fausse,  VII.  247. 


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TABLE  ANALYTIQCE.  GCXXI 

lAfon  (an.  4S7i).  Travaux  de  saint  Bonaventure  dans  ce  concile, 
pour  la  réunion  de  l'Église  grecque  à  TÉglise  latine  ;  sa  mort 
avant  la  fin  des  sessions,  VIII,  46S,  464;  décret  de  ce  concile  sur 
ringérence  des  évéques  élus,  occasionné  par  un  cas  particulier 
du  diocèse  de  Poitiers,  432  et  suiv. 

Mâ4:on  (an.  585),  Ul,  436. 

Milan.  Conciles  tenus  par.saint  Charles  Borromée,  4«r  concile,  III^ 
435,  437^  441  ;  VI,  448;  4e  concile,  III,  489;  VI,  37J;  5»  con- 
cile, V,  846;  VI,  449. 

Nicée  (an.  325).  Saint  Hilaire  déclare  n'avoir  connu  la  foi  deNicée 
qu'au  moment  de  son  départ  pour  l'exil  ;  il  dit  qu*après  avoir 
condamné  l'hérésie  des  ariens,  les  Pères  ont  mis  l'unité  de  la  foi 
catholique  dans  une  lumière  parfaite,  VI,  564,  566. 

Orange,  III,  489. 

OrUafu  (an.  538),  3e  concile.  Il  déclare  que  les  fidèles  éviteront 
une  observance  plutôt  judaïque  que  chrétienne^  en  continuant 
comme  par  le  passé  à  vaquer  à  certains  travaux  le  jour  môme 
du  dimanche,  III,  362  ;  vl  décrète  que,  si  le  métropolitain  laisse 
passer  deux  ans  sans  convoquer  le  concile  en  temps  de  paix,  il 
Jui  sera  interdit  de  célébrer  la  messe,  et  que  ceux  qui  néglige- 
ront de  se  trouver  au  concile  seront  soumis  à  la  même  peine, 
YII,  437.  —  (An.  549)  5e  concile  ;  il  ordonne  la  tenue  du  concile 
provincial  tous  les  aos,  450. 

Paris  (an.  4849),  III,  449.  Il  avertit  les  fidèles  qu'ils  connaitroot 
l'esprit,  la  doctrine  de  l'Église,  non  par  des  écrits  parliculiers^ 
mais  par  les  actes  et  les  décrets  authentiques  émanéâ  du  saint- 
siège  et  de  l'épiscopat,  II,  327;  il  déclare  recevoir  toutes  les 
constitutions  dogmatiques  émanées  du  siège  apostolique,  ainsi 
que  toutes  celles  qui  concernent  la  discipline  générale  de  l'Église, 
spécialement  celles  qui  ont  paru  depuis  le  concile  de  Trente,  et 
enseigne  qu'on  doit  les  tenir  comme  règle  de  foi  et  de  morale, 
sans  attendre  la  sanction  du  poHvorr  séculier  qui  n'est  pas  néces- 
saire, V,  397. 

^êrigueuœ  (an.  4365).  Concile  dont  les  résultats  sont  inconnus, 
II,  444. 

—  (an.  4856).  Lettre  pastorale  au  sujet  de  la  convocation  de 
ce  concile,  II,  440  et  suiv.;  entretiens  avec  le  clergé  sur  quel- 
ques décrets  ayant  rapport  à  la  morale  et  à  la  discipline;  titres 
de  plusieurs  chapitres  dont  la  lecture  e&t  spécialement  recom- 
mandée au  clergé,  III,  267, 268,  269  ;  décrets  à  propos  des  abus 
des  réunions  d'hommes,  connues  sous  le  nom  de  cercles,  268  ; 
exhortations  aux  associations  établies  pour  veiller  à  l'observa- 


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GGXXn  TABLE    ANALYTIQUE. 

tioQ  delà  loi  da  dimtnche,  366, 367;  condamnation  da  livre 
intitulé  :  Ciel  et  terre  ;  errears  de  ce  livre  touchant  la  condition 
future  des  bons  et  des  méchants,  230  et  suiv.;  dëveloppemeot 
des  décrets  doctrinaux  du  concile,  434  et.suiv.;  la  vraie  doctrine 
sur  les  obligations  contractées  par  les  enfants  dans  la  réception 
du  sacrement  du  baptême,  488  et  suiv.;  si  la  théologie  et  la 
philosophie  sont  des  sciences  distinctes,  il  n'y  a  pas  cependafit 
entre  elles  séparation  ou  opposition,.  4 59  et  suiv.;  la  prétention 
impie  de  vouloir  élever  Tédifice  de  la  philosophie  et  de  la  morale 
sans  le  secours  de  la  religion  révélée,  454,  460^464^  t47,  218, 
255;  dans  quel  sens  on  doit  entendre  cette  proposition  :  L*usage 
de  la  raison  précède-tnl  la  foi?  488  et  suiv.,  455;  YII,  St9,  230; 
déclarations  en  faveur  des  ordres  religieux,  auxquels  on  n'entend 
contester  aucun  de  leurs  privilèges  justement  acquis.  Y,  582, 
583,  584. 

Poitiers  (an.  4867).  Mandement  qui  ordonne  des  prières  à  Focca- 
sion  de  la  prochaine  célébration  de  ce  concile,  YI,  445  et  suiv.; 
il  est  fixé  au  43  janvier,  anniversaire  centenaire  de  la  aiort  de 
saint  Hilaire,  435  ;  décret  louant  la  sollicitude  avec  laquelle  sonl 
réparés  dans  la  ville  de  Poitiers  les  monuments  qui  rappellent  le 
souvenir  de  saint  Hilaire  et  de  saint  Martin,  315, 349;  vœu  des 
Pères  du  concile  pour  la  restauration  de  la  grande  église  de  Saint- 
Hilaire,  319  ;  description  de  l'imposante  manifestation  religiease 
déployée  après  le  concile,  et  de  la  variété  des  actes  qui  se  sont 
accomplis  pendant  les  séances,  478,  479,  480,  229. 

Lettre  synodale  portant  promulgation  des  décrets  du  concile 
de  Poitiers,  et  analyse  de  ces  décrets,  YI,  '340  et  suiv.^  4i0  : 
Tensemble  des  prescriptions  des  cinq  conciles  de  la  province 
forme  un  manuel  approprié  à  tous  les  besoins  de  notre  époque, 
354,  355,  356  ;  moyens  prescrits  pour  obtenir  la  pratique  des 
décrets  disciplinaires,  356  ;  acclamations  à  Ir  fin  du  concile,  4o8, 
lettre  du  cardinal  préfet  de  la  congrégation  du  C  >ncile  à  Tarcbcv- 
vôque  de  Bordeaux,  le  félicitant  de  son  zèle  et  de  celui  de  ses 
suffragants  à  tenir  les  conciles  provinciaux,  et  louant  en  particu- 
lier plusieurs  décrets  du  concile  de  Poitiers,  344,  3i2,  344,  355; 
promulgation,  pour  le  diocèse  de  Poitiers,  des  décrets  de  ce 
concile,  approuvés  par  le  saint-siége  ;  obligation  pour  tous  les 
ecclésiastiques  et  les  maisons  conventuelles,  môme  de  femcfies. 
ayant  le  privilège  d'une  église  propre,  de  se  procurer  un  exem- 
laire  desdits  décrets,  440. 

Port  d'Espagne  dans  les  Antilles  anglaises.  Concile  provincial, 
m,  452. 

Reims  (an.  1564).  Il  fut  le  premier  concile  provincial,  tenu  après 

le  concile  de  Trente  qui  avait  été  clos  l'an  4563,  III,  437. 
Rennes  (an.  4849).  Il  avertit  les  fidèles  que  c'est  par  les  docu- 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGXXHI 

ments  aathentiques  émanés  du  saint-siège  ou  de  Tépiscopat, 
qu'ils  recounaitront  la  doctrine  de  l'Église,  et  non  par  des  écrits 
particuliers,  périodiques  ou  non  périodiques,  II,  327. 

Rochelle  [La]  (an.  4853).  Lettre  pastorale  an  sujet  de  la  prochaine 
réunion  de  ce  concile,  I,  640  et  suiv.;  lettre  synodale  des  Pères 
du  concile  portant  promulgation  de  ces  décrets,  avec  une  expo- 
sition succincte  de  ses  principaux  chapitres  dogmatiques  et  disci- 
plinaires, II,  439*455;  promulgation  spéciale  pour  le  diocèse  de 
Poitiers,  faite  en  synode,  suivie  de  quelques  explications  sur  !e 
chapitre  De  moribus  et  conver&Uione  cleri,  sur  les  décrets  relatifs 
à  la  création  des  nouveaux  diocèses  dans  les  colonies  françaises  ; 
sur  le  chapitre  qui  promulgue  et  venge  Tencyclique  Inter  multi^ 
plices^  adressée  aux  évoques  de  France  au  sujet  de  quelques  con- 
troverses nées  dans  ce  pays,  347,  330;  apologie  de  la  société 
Saint-Sulpice,  325,  326;  sanction  donnée  à  l'association  de  la 
Sainte-Enfance,  III,  63  ;  insistance  sur  les  avertissements  du 
concile  de  Bordeaux  à  propos  de  la  violation  du  dimanche,  364, 
365,  366. 

Rome  (an.  1725).  Concile  particulier  de  TÉglise  de  Rome  tenu  par 
JBenott  XIII,  III,  447;  caractère  particulier  de  plusieurs  conciles 
non  GBCuméniques  tenus  à  Rome,  Yl,  66. 

Sens  (an.  4528).  Il  déclare  que  résister  à  l'autorité  des  conciles  gé- 
néraux, c'est  être  ennemi  de  la  foi,  YL  442. 
StrigoMB  (an.  4859),  Y,  56. 

Toul  (an.  959),  lU,  436. 

Tours  (an.  667),  III,  436. 

Trente  (an.  4545-4563),  1,  260,  526;  III,  406;  VI,  254  ;  YII,  236.  Il 
trace  aux  évéques  les  règles  de  leur  conduite  envers  leur  clergé, 
I,  353;  dans  l'approbation  des  nouveaux  miracles,  432;  il  veut 
qu'on  admette  surtout  dans  les  séminaires  les  enfants  des  pau- 
vres, sans  cependant  exclure  ceux  des  riches,  509  ;  tout  prêtre 
nommé  à  une  fonction  ou  dignité  ecclésiastique  doit  lire  devant 
l'évéque  ou  son  délégué  la  profession  de  foi  de  Pie  lY,  536  ;  le 
concours  prescrit  pour  la  nomination  aux  paroisses  vacantes, 
542  ;  il  est  enjoint  aux  curés  d'annoncer  la  parole  de  Dieu  avec 
concision  et  facilité,  1, 548  ;  YIII,  96  ;  obligation  pour  les  évoques 
de  faire  la  visite  de  leur  diocèse  au  moins  une  fois  tous  les  deux 
ans,  par  eux-mêmes  ou  par  leurs  délégués,  I,  578  ;  YIII,  241  ;  il 
appartient  aux  chapitres  cathédraux  de  nommer  un  vicaire  capi- 
tulaire  dans  les  huit  jours  qui  suivront  la  mort  de  l'évéque,  YIII, 
4  29,  434  ;  pouvoirs  extraordinaires  accordés  aux  évéques  dans 
le  cours  de  leur  visite,  I,  584  ;  le  pape  dans  toute  l'Église  et 
l'évéque  dans  son  diocèse  ont  le  droit  de  se  réserver  l'absolution 
de  certains  crimes,  II,  333 ,  334  ;  YII,  428  ;  décret  et  canon  du 


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CGXXIV  TABLE  ANALYTIQUE. 

concile  sur  les  cas  réservé»  au  pape,  Vf,  S23;  VU,  4t8;  aDathèse 
contre  quiconque  met  le  chrétien  au  niveau  du  païen  ou  méice 
du  catéchumène,  II,  410;  différence  qui  existe  entre  le  bapiéo» 
et  la  pénitence,  III,  80;  anathème  contre  ceux  qui  préteodeo; 
que  les  indulgences  sont  inutiles,  ou  que  la  puissance  de  les 
accorder  n'est  pas  dans  TÉglise,  84  ;  recommandation  aux  coa- 
fesseurs  d'imposer  des  pénitences  médicinales  et  satisfactoires, 
s'ils  ne  veulent  pas  participer  aux  fautes  d'autrui,  93  ;  on  peut  sa- 
tisfaire à  Dieu  par  les  fléaux  temporels  qu'il  envoie,  s'ils  âc«t 
indurés  avec  patience,  400;  anathème  contre  quiconque  pré- 
tendrait que  les  enfants  baptisés  parvenus  à  l'adolescence  sctLi 
libres  de  ne  pas  ratifier  les  promesses  faites  en  leur  nom,  190; 
à  l'Église  seule  il  appartient  de  juger  du  véritable  aeiiâ  des  di- 
vines Écritures,  234  ;  tout  prêtre  qui  a  charge  d'Ames  est  leou 
par  un  précepte  divin  à  offrir  le  sacrifice  pour  elles,  27S  ;  le  mé- 
tropolitain et  à  son  défaut  le  plus  ancien  évéque  de  ta  provin» 
est  tenu  d'assembler  en  concile  tous  les  évéques  de  la  cirooBs- 
cription  une  fois  au  moins  tous  les  trois  ans,  436;  injonction  aox 
pasteurs  de  commenter  fréquemment  queiquesHinsd^  textes (k^ 
livres  saints  qui  ont  été  lus  pendant  la  messe,  lY,  390;  déffose 
de  détourner  ou  de  refuser  le  tribut  auquel  a  xlroit  le  ministre  de 
Dieu,  y,  350  ;  exhortation  aux  fidèles  de  subvenir  généreusement 
aux  besoins  des  évoques  et  des  curés,  314  ;  la  révélation  divine  ?« 
trouve  dans  les  saintes  Écritures  et  dans  la  tradition  parverwe 
jusqu'à  nous  depuis  Jésus-Christ,  Yll,  224^  itt;  il  recommande:! 
fondation  des  séminaires,  VI,  544  ;  effets  particuliers  do  c^ocile 
de  Trente,  VII,  487;  ils  n'ont  pas  profilé  à  tous  ni  partout,  4S^. 
jugement  des  hommes  d'État  contemporains  du  concile  de  TrenUi 
concernant  ce  concile;  d'après  eux,  il  n'a  rien  fait  de  sérieux  ilj 
d'efficace  depuis  son  ouverture,  ¥1,567  et  suiv.;  au  contraire,  J 
est  appelé  à  juste  titre  le  grand  concile  ;  les  fruits  qu'il  a  produit^ 
durent  toujours,  569  ;  contraste  entre  Thistoire  dece  condle  et  l« 
texte  de  ses  canons  et  de  ses  décrets,  436,  437  ;  discours  violestj 
de  Pibrac  et  du  Ferrier,  orateurs  du  roi  de  France,  durant  k!9 
sessions  du  concile,  y,  576;  sa  portée  politique  fut  à  peu  prè^ 
annulée,  mais  sa  portée  religieuse  fut  immense,  incalculable^  l.| 
244  ;  ce  concile  semble  n'avoir  laissé  aucun  nouveau  canoa  à 
faire,  parce  que  le  protestantisme  avait  achevé  de  remuer  tout  l^ 
champ  des  erreurs  et  des  négations,  I,  244;  il  est  deuteuH 
comme  en  permanence  au  moyen  des  congrégations  romaiG<?^ 
chargées  d'en  perpétuer  l'application,  245  ;  troisième  anoiver»«.r« 
séculaire  de  la  clôture  de  ce  concile  ;  cérémonie  religieuse  i  P^h 
tiers,  V,  299. 

Vatican  (an.  4869).  Pie  IX  fait  interroger  secrètement  quelqoH 
évéques  sur  ce  qu'ils  jugeraient  le  plus  expédient  à  irailer  dam 


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TABLE    ANALYTIQUE.  CCXXV 

]e  fulur  concile,  ¥1,97;  motifs  qui  ont  porté  le  pape  à  convoquer 
le  concile,  98,  99;  les  évoques  y  adhèrent  et  offrent  au  pape 
leur  concours^  99  ;  s'il  y  a  des  intrigues  politiques  ou  des  cabales 
anabitieuses,  Dieu  saura  les  faire  avorter,  400, 404  ;  il  est  un 
des  pl'^s  grands  événements  de  notre  époque,  423  ;  le  gouver- 
nement reconnaît  le  droit  des  évoques  français  d'assister  au  con- 
cile, 427  et  suiv.;  TÉglise  a  toujours  donné  une  place  d'hon- 
neur dans  les  conciles  aux  princes  chrétiens  ou  à  leurs  représen- 
tants ;  une  police  secrète  au  service  de  César  dans  les  conciles 
serait  une  chose  indigne,  434  ;  la  présence  des  ambassadeurs  n'a 
pas  la  môme  raison  d'être  et  peut  créer  des  difficultés,  432  ; 
Tœuvre  principale  du  concile  sera  la  condamnation  du  natura- 
lisme politique,  raisons  qui  le  porteront  à  attaquer  cette  erreur 
dominante,  433,  434  ;  les  libéraux  seront  les  principaux  adver- 
saires que  le  concile  aura  à  combattre,  434  ;  les  attaques  du  de- 
hors contre  le  concile  sont  prévues,  mais  les  embarras  créés  au 
dedans  par  la  ténacité  de  plusieurs  sont  plus  à  craindre,  509  ; 
lettre  pastorale  et  mandement  indiquant  des  prières  publiques^ 
et  promulguant  une  indulgence  en  forme  de  jubilé  à  l'occasion 
du  prochain  concile  général,  400  et  suiv. 

Paroles  d'adieu,  adressées  au  clergé  de  la  ville  épiscop^Ie  avant 
le  départ  pour  le  concile, 507  et  suiv.;  exposition  du  cantique jBe- 
nedictus  appliquée  aux  circonstances,  508  et  suiv.  ;  leÉre  pasto- 
rale adressée  de  Rome  pendant  le  concile  du  Vatican  ;  carême  de 
4  870,  578  et  suiv.;  l'utilité  et  la  nécessité  de  ce  concile  démon- 
trées par  les  attaques  des  adversaires,  579,  580  ;  allocution  dans 
régiise  cathédrale  de  Poitiers,  au  retour  du  concile^  592  ;  il  a 
fermé  la  source  des  schismes  en  déclarant  la  permanence  d'un 
tribunal  infaillible  dans  l'Église;  il  posera  dans  la  deuxième  pé- 
riode les  principes  qui  doivent  servir  de  base  aux  relations  régu- 
lières de  la  société  humaine  avec  l'Église,  VU,  8  ;  lettre  et  man- 
dement portant  publication  de  la  Bulle  apostolique  qui  annonce 
in  suspension  du  concile  œcuménique,  4  et  suiv.;  plusieurs  pères 
(lu  concile  demandent  que  saint  Joseph  soit  déclaré  patron  de 
rËglise  universelle,  431  ;  Schéma  du  concile  concernant  la  no- 
mination dos  vicaires  capitulaires,  VIII,  430,  444  ;  autre  Schéma 
concernant  la  visite  canonique  des  paroisses,  240,  241. 

Instruction  synodale  sur  la  première  constitution  du  concile  du 
Vatican  intitulée  :  ConêtUutio  dogmatica  de  fide  catholica,  et 
commençant  par  ces  mots  :  Dei  FUiuSy  VU,  477  et  suiv.  ;  détails 
_sur  les  travaux  préparatoires  de  cette  constitution,  VII,  252etauiv. 
Vienne  en  Autriche  (an  4859),  III,  452.  Décrets  de  ce  concile  sur 
la  nature  et  la  personnalité  de  Dieu,  V,  56,  98  ;  il  enseigne  quela 
nature  d'unet  âme  raisonnable  implique  la  faculté  de  pouvoir 
arriver  à  la  connaissance  de  Dieu,  au  moyen  des  créatures  et  du 
témoignage  de  sa  propre  conscience^  V,  94. 

T.  VIII.  46* 


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CCXXVI  TABLE  ANALYTIQUE. 

We:tminsîer  (an.  ^859),  V,  45Î. 

Concordat  de  1801.  Légitimilë  et  heureux  résultats  de  ce  concor- 
dat, 1,  216;  les  dissidents  de  la  Petite-Égiise  refusent  de  Tad- 
metlre,  388,  392,  394,  537,  638  ;  11,  39,  40,  49;  vice  des  arti- 
cles additionnels;  moyen  de  le  réparer  en  partie,  SI7;  U^  240;  le 
suint-siége  et  Tépisoopat  français  protesteni  contre  l'additiood^ 
ce^  articles  au  concordat,  IV,  174,  207. 

Concordat  de  T  Au  triche  a\ec  Pie  IX;  ce  traité  de  paix  entre 
la  religion  et  la  sociélé  mérite  d'être  approfondi  dans  toutes  ses 
parties,  11,  529  ;  111,  424;  V,  357, 

Condescendance  en  fait  de  doctrine.  L'Église  se  prête  volontiers 
à  la  condescendance,  lorsque  le  dépôt  de  la  foi  ou  des  mœurs 
n'est  pas  atteint  ;  dans  le  cas  contraireelle  ne  le  fera  jamais,  111, 
259  et  suiv.  ;  pensée  de  saint  Gélase  sur  la  condescendance  que 
réclamaient  certains  hérétiques,  261. 

Conférences  ecclésiastiqnes.  Origine  de  l'institution  de  ces  confé- 
rences dans  lo  diocèse  de  Poitiers,  1,  485;  modification  apportée 
au  règlement  et  au  ))rogramme  de  ces  réunions,  489;  leur  utilité 
en  tout  temps,  surtout  à  notre  époque,  486  el  suiv.  —  Confé- 
rence de  Saint-Yincent-de-Paul.  Voir  Société  de  Sainl-Vinceot- 
de-PauI. 

GonfessanrB.  Le  concile  de  Bordeaux  exhorte  les  confesseurs  à  im- 
poser quelquefois  aux  pénitents,  comme  œuvre  satisfactoire,  la 
récitation  de  la  profession  de  foi  de  Pie  lY,  l,  536  ;  ils  sont  exci- 
tés  par  les  évêques  à  insister  sur  la  fuite  de  certains  plaisirs 
mondains,  111,  435. 

Confession.  Elle  est  un  moyen  infaillible  démoraliser  les  peuples: 
rien  de  comparable  pour  réhabiliter  l'âme  dégradée,  rien  de  plus 
préventif  pour  Tavenir,  1,456;  les  enfants  parvenus  à  l'âge  de 
discernement  doivent  être  admis  à  la  confession  deux  fois  («r 
an,  VI,  858.  Voir  Pénitence  (sacrement  de). 

Confirmation.  Effets  et  caractère  de  ce  sacrement  ;  il  y  aura  pour 
ceux  qui  l'auront  reçu  plus  de  gloire  ou  plus  d'ignominie  pen- 
dant réternité,  selon  qu'ils  auront  mis  à  profit  ou  non  ce  second 
caractère  imprimé  dans  l'âme,  I,  280. 

Confréries.  Approuvées  par  TÉglise^  elles  ont  une  puissance  mer- 
veilleuse sur  les  âmes  ;  fruits  qu'elles  produisent,  IV,  277. 

Congrégationa  enseignantes.  Leur  situation  après  la  loi  de  1S52 
sur  l'enseignement.  Conduite  du  clergé  à  leur  égard;  les  conser- 
vateurs les  demandent  après  les  avoir  repoussées,  I,  369  et  SQi\ . 

Congrégations  romaines  : 

Du  Concile,         Lettre  du  cardinal  préfet  aux  Pères  du  concile 

de  La  Rochelle^  II,  440,  444  ;  lettre  du  même 

au  cardinal  de  Bordeaux  concernant  le  cou- 

Cile  de  Poitiers,  VI,  344,  342,  344,  355,363, 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCXXVII 

369  ;  réponses  du  préfet  de  la  sacrée  congré- 
gation du  concile  concernant  les  relations  de 
l'état  de  V Église  de  Poitiers,  II,  560;  V,  244 
et  suiv.,  579  et  suiv.  ;  Vil,  274  et  suiv.  ;  452 
•  et  suiv. 

DeVIndex,  4825,  26  mars.  Décret  sur  la  compétence  des 

évoques  pour  la  condamnation  des  mauvais 
livres,  V,  439. 

4844,  8  août.  Décret  qui  condamne  les  œuvres 
philosophiques  de  M.  Cousin,  III,  249. 

4856.  Décret  qui  condamne  le  livre  de  M^  Jules 
Simon  intitulé:  «  De  la  liberté  de  conscience  », 
m,  2<6  (note). 
Des  Indulgences.  4873,  8  mai.  Décret  par  lequel  des  indulgences 
sont  accordées  à  perpétuité  aux  fidèles  qui  sanc- 
tiûent  le  mois  de  juin  par  des  pratiques  pieuses 
en  rhonneur  du  Sacré-Cœur,  VIII,  454,  452, 
Des  Rites,  .  4854,  29  mars.  Décret  Quod  potissimum  qui 
confirme  et  étend  à  Tunivers  entier  le  titre  de 
docteur  donné  à  saint  Hilaire,  évéque  de 
Poitiers,  I,  469,  470. 

4854, 48  juillet.  Rescrit  qui  autorise  Tévôquede 
Poitiers  à  insérer  dans  la  préface  de  la  messe 
et  dans  les  Litanies  de  la  sainte  Vierge  la 
croyance  à  la  conception  immaculée  de  Marie, 
I,  445. 

4856,  6  mars.  Rescrit  qui  attribue  aux  cha- 
noines de  l'Église  cathédrale  de  Poitiers  la 
faculté  de  porter  une  distinction  honorifique, 
VI,  202. 

4856,  3  avril.  Décret  approuvant,  à  T usage  du 
diocèse  de  Poitiers,  une  formule  pour  la  bé- 
nédiction des  chemins  de  fer,  II,  465. 

4856,  23  août.  Décret  par  lequel  est  prescrite 
pour  le  monde  entier  la  célébration  annuelle 
de  la  messe  et  de  Toffice  du  Sacré-Cœur  de 
Jésus,  III,  45. 

4857,  14  septembre.  Décret  qui  règle  la  forme 
et  le  mode  de  la  prière  pour  le  chef  de  TÉtat, 
III,  42. 

4859,  42  mai.  Décret  par  lequel  la  fête  de  saint 
Patrice  est  élevée  du  rit  semi-double  à  celui 
dédouble,  IV,  32. 

4864,  9  juillet.  Décret  qui  rend  obligatoire  la 
célébration  de  la  fête  de  la  bienheureuse  Ao- 
gèle  de  Mérici,  IV,  463,  464  ;  V,  374. 


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CCXXVill  TABLE  ANALYTIQUE. 

4861,  41  juillet.  Dëcrdt  qui  prononce  la  béati- 
fication équipollenle  de  la  blenheoreuse 
Françoise  d'Amboise,  V,  219,  8î4. 

4862,  8  juin.  Décret  qui  ordonne  de  rendreaux 
vingt- sept  martyrs  japonais  les  honneurs  dus 
aux  saints,  IV,  464. 

1864,  19  août.  Décret  de  béatification  de  Mar- 
guerite-Marie Alacoque,  V,  223,  225. 
4869, 44  janvier.  Décret  portant  obligation  p3ur 
le  clergé  régulier  et  séculier  de  célébrer  ia 
fêle  do  saint  Paul  de  la  Cfoïn  le  28  avril  de 
chaque  année,  VI,  439. 

Réponse   qui  lève  la  défense  de  donner  la 
communion  à  la  messe  de  Requiem  avec  des 
hosiies  consacrées  dans  le  ciboire,  VI,  439. 
1870,  8  dérenibre.  Décret  Quemadmodum  Deut 
qui    proclame  saint  Joseph  patron  de  TÉglise 
universelle  et  élève  sa  fête  au  rit  double  de 
première  classe,  VII,  432,  270,  282. 
4874^  2i  avril.  Décret  qui  déclare  ia  béatiâca- 
tion  équipollente  de  Jeanne -Marie  de  Maillé, 
VU,  282. 
4874,  23  mai.  Décret  par  lequel  saint  Alphonse 
de  Liguori  est  placé  au  nombre  des  docteurs 
de  l'Église,  VII,  270,  282. 
487i,  24  novembre.  Décret  qui  autorisa  pour  le 
diocèse  de  Poitiers  la  fêle  avec  l'office  et  la 
messe  de   la  bienheureuse  Jeanne-Marie  de 
Maillé,  VII.  284. 
Du  Saint^Office,  4851,  24    mai.  Décret  contre   les  abus  dans  le 
mariage,  III,  56,  57. 
4856,  30  juillet.  Décret  contre   les  abus  des 
tables  tournantes,  III,  54. 
Congrès  catholique  réuni'  à  Munich.  Bref  de  Pie  IX  à  l'archevêque 
de  Muoichj  concernant  plusieurs  opinions  erronées  émises  dans 
ce  congrès  sur  Tautoriié  doctrinale  de  l'Église,  V,  342  et  suiv.  ; 
congrès  de  Malines;   réfutation  de  quelques  assertions,  349  et 
suiv. 

Homélie  prononcée  à  la  messe  d'ouverture  du  congiès  des  di- 
recteurs d'associations  catholiques  ouvrières  à  Poitiers,  VII,  413 
et  suiv.  ;  le  premier  objet  du  congrès,  c'est  d'opérer  et  de  cimenter 
l'union  des  œuvres,  420;  le  congrès  est  un  apprentissage  où  l'on 
doit  apprendre  à  choisir  les  œuvres  les  plus  utiles  aui  besoins 
présents,  424.  Voir  Ouvriers  (cercles  des). 
Congrès  de  Paris  (4856).  Il  assure  au  Grand-Turc  Tintégritéde  son 
territoire  et  s'élève  contre  io  gouvernement  pontifical,  VllI»  96. 


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TABLE     ANALYTIQUE.  CCSXIX 

Consécration  d'une  église.  Vertu  efficace  et  féconde  des  rites  de 
In   consécration  d'une  église  ;  comment   les  chrétiens   doivent 
achever  cette  consécration,  VIII,  <20,  4Î4  ;  description  dos  céré- 
monies de  la  dédicace  de  l'église  de  Notre-Dame  de  Chartres, 
IV,  78,  79. 
Discours  et  homélies   prononcés  en  cette  solennité.  Voir  Bon- 
Encontre  (église  de  Notre-Dame),  diocèse  d'Agen,  III,  45S. 
Bordeaux  (é.i^lise  de  Saint-Michel),  V,  44. 
Chartres  (église  de  Notre-Dame  de),  six  centième  anni- 
versaire do  la  consécration  de  cette  église,  IV,  70. 
Larnay  (église  des  sourdes  et  muettes),  VI,  234. 
Mauroc  (chapelle  de).  II,  418. 
Niort  (église  de  Saint-André),  VIII,  209. 

Id     (église  de  Saint-Hilaire).  VI,  496. 
Pdizay-le-Chapt  (église  de),  IV,i84. 
Poitiers  (église  de  Sainte-Croix),  VI,  497. 

Id.     (église  des  Jésuites),  11,405. 
Port-de-Piles  (église  de),  IV,  247. 
Puyo  (Lï) ,  église  des  FUIes-de-la-Croix,  VIII,  440. 
Saint-Cheron  (église    du   petit-séminaire),  diocèse    de 

Chartres,  VI,  524. 
Salvert  (église  des  sœurs  de  Sainte-Phiîomène),  V,  594. 
Torfou  (église  des  sœurs  de),  diocèse  d'Angers,  V,  359. 
Voir  Pontifical. 
Consécration  épiscopale.  La  grâce  principale  de  Tépiscopat  ré- 
sulte de  Tordination  racrée,  VI,  462;  différence  entre  la  consé- 
cration et  l'élection  épiscopale,  463. 

Homélies  ï»rononcée«  le  jour  anniversaire  d'une  consécration 
épiscopale.  Voir  Anniversaire,  Pontifical. 
Conseil  d'Ëtat.  Mandement  du  22  février  4864  portant  condamna- 
lion  de  la  brochure  intitulée  :  La  France,  Rome  et  Vltalie,  par 
M.  A.  de  la  Guéronnière,  déféré  au  conseil  d'État;  pièces  rela- 
tives à  la  déclaration  d'abus  prononcé  contre  ce  mandement, 
IV,  445  etsuiv.,  474  et  suiv.,  206  et  suiv.,  928  et  suiv.  ;  incoro- 
pëtencedu  Conseil  d'État  pour  la  déclaration  de  ces  appels,  474. 
Conseryatenrs.  Lettre  pastorale  sur  le  retour  à  Dieu  considéré 
.  comme  devoir  particulier  de  tous  les  hommes  qui  ont  intérêt  à  la 
conservation  de  l'ordre,  I,  438  et  suiv.  ;  combien  ils  ont  été  cou- 
pables sons  le  gouvernement  de  4830  en  établissant  l'hostilité 
entre  Técole  et  le  presbytère,  366,  367  ;  corrélation  providen- 
tielle entre  la  proclamation  du  dogme  de  l'immaculée  Conception 
et  les  nécessités  de  notre  temps  démontrée  aux  hommes  positifs 
et  conservateurs,  U,  226  et  suiv.  ;  la  révolution  trouve  en  eux  des 
auxiliaires,  parce  que  les  remèdes  du  mal  les  effraient  encore 
plus  que  le  mal  lui-même,  111,43;  leurs  craintes  en  4  848  à  la 
vue  des  conséquences  sociales  des  mauvaises  doctrines»  II,  448; 


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CCXXX  TABLE   ANALYTIQUE. 

iniuence  de  la  presse  irréligieuse  sur  l'esprit  des  conservateurs, 
ibid.  344  et  suiv.  ;  ils  préparent  la  ruine  de  .leur  pays  en  patron- 
nant et  propageant  les  livres  impies  des  écrivains  modernes, 
III,  246. 

Il  est  une  classe  d'hommes  qui  font  profession  d'aimer  et  d'esli- 
mer  TÉglise,  mais  à  condition  que  l'Église  agira  selon  leursidées; 
s'ils  ne  respectent  pas  sur  ce  point  l'ordre  établi,  pourquoi  veu- 
lent-ils que  la  révolution  li*s  respecte  eux-mêmes?  ils  lui  prêtent 
des  armes  contre  eux,  II,  348  et  suiv.  ;  dangers  de  Tesprit  de  con- 
cession, 4Î7  et  suiv.  ;  mal  qu'ils  font  à  la  société  en  voulant  l'ordre 
sans  la  religion  ;  leur  portrait,  I,  324  et  suiv.  ;  leur  résistance  sa- 
vante contre  la  religion,  IV,  63;  leurs  enfants  seront  chrétiens 
ou  franchement  impies;  mais,  en  attendant,  ces  hommes  de  mi- 
lieu sont  le  fléau  de  la  société,  et  la  cause  de  tous  ses  maux,  I, 
427-429  ;  combien  leur  retour  importe  à  eux-mêmes  et  à  la  so- 
ciété, 490  ;  leur  influence  mauvaise  sur  l'enseignement ,  366  ; 
l'esprit  de  notre  époque  est  l'esprit  d'égolsme,  opposé  à  l'esprit 
de  sacrifice  ;  on  cherche  dans  la  société  le  calme  et  la  richesse, 
nullement  la  vertu,  595,  624. 

La  faiblesse  est  leur  cachet  :  c'est  ce  cachet  qu'ils  donnent  à  la 
société  moderne,  V,  4;  les  affaires  et  le  plaisir,  c'est  leur  vie,  5; 
combien  leur  religion  est  pâle  et  insuffisante^  493. 

Gomment  des  politiques  et  des  écrivains,  prétendus  con8er\a- 
teurs,  ont  conduit  la  France  à  une  ruine  effroyable,  au  mépris 
des  avertissements  des  évêques,  YIII,  89,  90. 

Les  conservateurs  sont  impies  presque  sans  le  savoir,  VU,  75  ; 
la  part  qu'ils  ont  dans  le  naturalisme,  497;  ils  veulent  agir  sans 
le  Christ;  leurs  œuvres,  260  ;  ils  blâment  la  pratique  des  pèleri- 
nages comme  une  nouveauté,  584  et  suiv.  ;  après  nos  désastres, 
ils  n'ont  pensé  qu'à  leurs  intérêts  personnels,  258,  259. 

Constance,  empereur.  Extraits  des  écrits  de  saint  Hilaire  contre 
cet  empereur,  I,  443  :  IV,  66,  67  ;  V,  204  ;  VI,  574. 

Constantin,  empereur,  I,  435,  447,  450;  lil,  348,  367;  V,  533  ; 
VI,  247,  434 .  Il  porte  des  édits  pour  l'observation  du  dimanche, 
III,  367. 

Constantinople.  Le  saint-siége  finit  par  sanctionner,  dans  une 
pensée  de  pacification,  la  prééminence  que  cette  ville  avait  usur- 
pée sur  les  patriarcats  apostoliques  de  l'Orient,  II,  497. 

Constitution  politique.  La  meilleure  pour  un  peuple  est  celle  qui 
répond  mieux  à  son  caractère,  à  ses  qualités  et  à  sa  mission 
dans  le  monde,  VII,  3,  4  ;  la  condition  essentielle  d'une  constitu- 
tion, c'est  la  subordination  à  la  loi  divine,  4;  diflérence  essen- 
tielle entre  la  constitution  divine  de  l'Église  et  les  constitutions 
modernes,  54  4,  542. 

G6ntroverse.  La  perte  des  traités  de  controverse  serait  peut-être 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCXXXI 

plus  nuisible  à  la  tradition  catholique  que  la  perle  des  catéchèses 
et  des  homélies  pastorales,  V,  52. 

Goorland  (Watter),  architecte  saxon  qui  donna  les  plans  de  la 
basilique  de  Saint-Hilaire  de  Poitiers,  JII,  3ÎÎ. 

Goqnerel  (Alhanase),  ministre  protestant.  Il  enseigne  que  le  péché 
originel  est  une  erreur  aussi  contraire  à  TÉvanglIe  qu'à  la  con- 
science et  à  la  raison,  II,  23<. 

Corps  humain.  Ses  organes  comparés  aux  jeux  de  l'orgue;  il  peut 
devenir  un  merveilleux  instrument  de  musique  à  la  gloire  do 
Dieu,  VI,  4t.  43.  Voir  Adam. 

Correspondant,  revue  catholique.  Il  soutient  sur  le  mérite  des 
vertus  naturelles  un  sentiment  opposé  à  la  vraie  doctrine,  II, 
378  ;  son  manifeste  à  propos  du  prochain  concile  général  dans 
lequel  on  s' opiniâtre  à  parler  des  questions  les  plus  importantes, 
comme  si  l'épiscopat  et  le  sainl-siége  n'avaient  rien  dit,  VI,  544; 
ce  langage  est  une  offense  pour  l'Église  à  laquelle  on  persiste  de 
vouloir  donner  sur  toutes  choses  la  leçon  la  plus  téméraire;  à 

•     quel  précipice  peut  conduire  une  pareille  conduite,  542,  543. 

Condrin  (Pierre),  poitevin,  II,  543  ;  VII,  532. 

Conrlay,  paroisse  du  diocèse  de  Poitiers,  où  les  dissidents  ont 
placé  le  siège  de  leur  schisme,  II,  44. 

Cousin  (Jean)  ,  artiste  ;  ses  peintures  dans  la  chapelle  du  château 
d'Anet,  I,  377, 

Cousin  (Victor),  philosophe,  II,  375,  376,  399,  400,  404,  405;' III, 
242.  Ce  qu'il  faut  penser  de  ses  écrits  ;  ses  erreurs  sur  l'ensemble 
de  la  doctrine  surnaturelle  ;  il  substitue  sans  cesse  les  droits  de 
la  raison  à  ceux  de  la  révélation  ;  réfutation,  II,  359,  370  ;  ses 
prétendues  rétractations  ;  il  continue  à  enseigner  les  mêmes  er- 
reurs, m,  249,  255:  ses  écrits  sont  condamnés  par  un  décret  de 
la  congrégation  de  l'Index  en  4844,  249. 

Cousseau  (Antoine-Charles),  évoque  d'Angoulôme,  I,  235,  255, 
284,  282,  484  ;  II,  4, 105,  297,  424,  425,  549,  579;  III,  458,497, 
624,  647  ;  IV,  324,  436,  546;  V,  4,  280,  456;  VII,  255.  Lettre  au 
clergé  du  diocèse  à  l'occasion  de  son  sacre,  I,  294  ;  il  reçoit  du 
pape  Grégoire  XVI  un  exemplaire  de  l'exhortation  de  Léon  XII 
aux  anti-concordataires  de  France,  391. 

Coutumier  (le  droit)  en  France.  Le  pape  blâme  sévèrement  un  livre 
anonyme  intitulé  :  «  De  la  situation  présente  de  l'Église  gallicane 
relativement  au  droit  coutumier  »,  II,  325,  326. 

Cramaud  (Simon  de),  cardinal,  évêque  de  Poitiers,  II,  557. 

Création.  La  création  n'est  qu'un  temple;  et  l'exemplaire  de  ce 
temple  est  l'humanité  du  Verbe,  IV,  489  et  suiv.  :  rapport  essen- 
tiel de  la  création  avec  Dieu;  le  concile  du  Vatican  condamne 
Terreur  de  ceux  qui  nient  la  création,  VÎI,  240,  214. 

Créature.  Dieu  tient  compte  à  la  créature  de  ce  qu'elle  entreprend 
pour  lui,  comme  si  elle  agissait  par  elle-même,  alors  qu'elle  ne 


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CCXXXII  TABLE   ANALYTIQUE. 

fait  qu'user  de  ses  dons,  I,  200  ;  les  créatures  sont  faites  pour 
Dieu,  mais  en  môme  temps  pour  les  élus,  qui  sont  chargés  de  les 
fiiire  remonter  jusqu'à  leur  auteur,  VIlTp  823;  les  créatures  ina- 
nimées ont  reçu  de  Dieu  l'inclination  de  servir  ses  élus  ;  elles 
manifesteront  une  grande  jubilation  au  jour  du  jugement,  H4. 

Crèches.  Voir  Salles  d'asile 

Crépon  (Julien),  procureur  impérial.  Son  réquisitoire  dans  un  pro- 

.    ces  contre  un  ancien  zouave  pontifical,  V,  340,  345. 

Crétin  (MartiaO,  archiprétre  de  la  cathédrale  de  Poitiers.  Allocution 
prononcée  à  la  cérémonie  de  son  installation,  VI,  H 4, 4 48  elsuiv. 

Critique.  La  critique  indépendante  d'après  M.  Renan,  HI.  S40. 
842. 

Croisades.  Expéditions  qui  seront  Téternelle  gloire  des  nations 
chrétiennes.  1,  696  ;  elles  sont  l'énergique  résistance  d*on  peuple 
qui  vit  de  la  vie  de  l'esprit  contre  les  envahissements  d'nn  peapic 
charnel.  74  ;  elles  ont  toujours  existé  depuis  Charles-Martel  jus- 
qu'à Sobieski,  72  ;  le  droit  des  croisés  a  été  celui  de  tout  peuple 
pour  la  défense  de  sa  religion,  70, 71  ;  les  croisades  sont  Tœavre 
de  la  papauté  et  des  conciles  ;  l'œuvre  des  saints,  l'œuvre  do 
Dieu,  tranchant  la  question  par  des  miracles,  72,  73;  III,  508; 
immenses  résultats  des  croisades  pour  la  religion  et  la  société 
civile,  I,  73  et  suiv.  ;  II,  277  ;  les  guerres  entreprises  sous  TétaB- 
dard  de  la  croix-  ne  peuvent  se  comprendre  que  par  leur  confor- 
mité avec  le  grand  œuvre  du  crucifié,  78  ;  le  parti  des  croisade? 
était  le  grand  parti  de  Tordre,  enrôlé  par  l'Église  pour  la  triple 
défense  de  la  religion,  de  la  famille  et  de  la  société,  I,  208, 
c'est  à  la  pjrfidie  des  Grecs  qu'on  doit  attribuer  l'insuccès  év> 
croisad&«t,  II,  498;  fruits  de  la  croisade  prècliée  par  les  conciles 
contre  les  hérésies  du  midi  de  la  France,  I,  209;  la  défense  des 
droits  du  saint-siége  à  notre  époque  mérite  ie  nom  de  croisade. 
111,653;  saint  François  de  Sales  > eut  engager  les  ligueurs  n 
ceux  du  parti  royaliste  dans  une  croisade  contre  les  Turcs. 
VII,  495. 

Croisés.  Saint  Louis,  roi  de  France,  les  regarde  comme  de-  vrdi^ 
martyr^:,  qui  dans  le  ciel  plaident  la  cause  de  la  foi  contre  les  in- 
fidèles, VI,  490,191;  saint  Bernard  fait  Téloge  des  soldats  qiM 
meuront  pour  la  cause  de  Jésus-Christ  dans  les  croisades.  lU. 
602,  603  ;  il  assure  avoir  appris  du  ciel  que  des  milliers  décroi- 
sés français  ont  mérité  la  vie  éternelle,  I,  75  ;  passages  de  l'ex- 
hortation de  saint  Bernard  aux  croisés  partant  pour  la  délivrance 
de  JéruFalem,  IV,  49,  50;  éloge  des  anciennes  familles  des  croi- 
sés français,  52,  53. 
Croissant  {ordre  du).  Serment  des  chevaliers  de  cet  ordre,  VI,  271. 

272. 
Croix.  Elle  a  été  Tinstrument  de  notre  réconciliation  avec  Diea,  V, 
445  et  suiv.  ;   le  mystère  de  la  aroix  est  tellement  fondaroeotal 


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TABLE     ANALYTIQUK.  CGXXXIII 

d»ns  le  christianisme  qne  Jésus-Christ  a  voulu  le  n  ôler  à  tout, 
II,  129  ;  tout  ce  qui  sert  aux  desseins  de  Dieu  porte  l'empreinte 
de  la  croix,  1,  4;  la  croix  est  la  seules  arche  d'alliance  entre  les 
grands  et  les  petits.  43  ;  affinité  entre  la  croix  et  saint  Pierre, 
exposition  de  cette  doctrine,  II,  4Î9  et  suiv.  ;  la  croix  reste  tou- 
jours debout  au  milieu  des  révolutions,  YI,  522  ;  ce  qu'entend  la 
philosophie  moderne  par  la  folie  de  la  croix,  II,  368,  370. 

Lettre  pastorale  annonçant  une  indulgence  jubilaire  à  l'occa- 
sion du  treizième  anniversaire  séculaire  de  la  réception  d'un 
fragment  insigne  de  la  vraie  croix  de  Notre- Seigneur  dans  le 
monastère  de  Sainte-Croix  de  Poitiers,  VI,  480  etsuiv.  ;  honneurs 
dus  aux  reliques  de  la  vraie  croix,  482  ;  culte  rendu  à  la  vraie 
croix  per  les  Poitevins,  494  et  suiv.  ;  détails  historiques  sur  la 
réception  de  la  relique  de  la  vraie  croix  par  sainte  Radegonde  à 
Poitiers,  484  et  suiv. 
Abbaye  de  Sainte-Croix.  FotV  Poitiers. 
Apparition  de  la  croix  à  Migné;  Voir  Migné. 
Institut    des    Filles-de-la-Croix ,  diocèse  de  Poitiers.    Voir 
Puye  (La). 

Colt^.  La  louange  et,  comme  parle  l'Écriture,  la  confession,  fait 
partie  intégrante  du  culte,  II,  226  ;  Teffort  le  plus  sublime  du 
culte  intérieur  est  de  remercier  Dieu  de  ce  qu'il  fait  dans  Tinté- 
rôt  de  son  propre  nom  et  de  sa  propre  cause,  YI,  467,  468. 

Cultes.  Conséquences  extrêmes  qui  découlent  de  la  liberté  des 
cultes,  surtout  pour  renseignement  publtc,  IIÏ,  208,  209,  242; 
en  matière  de  religion  et  de  morale,  240;  cette  liberté  ne  peut 
être  un  prétexte  à  l'inobservation  dn  dimanche,  373,  374. 

Gnrés.  La  résidence  des  curés  est  un  devoir  impérieux  du  minis- 
tère pastoral,  II,  348;  règles  de  conduite  pour  les  curés  tou- 
chant la  loi  de  4850  sur  l'enseignement;  avantages  des  écoles 
libres,  charité  envers  les  instituteurs  laïques,  I,  366  et  suiv.  : 
zèle  que  les  curés  doivent  apport-er  à  découvrir  les  vocations 
ecclésiastiques  parmi  les  enfants  de  leurs  paroisses,  542,  543; 
leurs  obligations  envers  les  malades  et  les  mourants,  YI,  359  ; 
il  leur  est  ordonné  de  prendre  pour  thème  de  leurs  prédications 
le  catéchisme  du  concile  de  Trente,  I,  546;  II,  443  ;  VI,  356, 357. 
Voir  Clergé,  Prêtres. 

Custine  (de).  Son  caractère,  ses  malheurs,  sa  mort  sur  Téchafaud 
révolutionnaire,  lY,  294,  296,  304.  • 

Gyprien  (saint).  Il  enseigne  que,  pour  qu'il  y  ail  une  Église,  il  faut 
un  évéque,  1,395;  qu'on  n'est  pas  autorisé  à  errer  toujours 
parce  qu'on  a  erré  dans  le  passé,  587;  que  les  chrétiens  prient 
prjur  les  empereurs  afin  que  Dieu  les  corfduise  à  la  connaissance 
des  véritables  biens,  IlI,  40  ;  que  les  œijvres  satisfactoires  de- 
viennent des  œuvres  rédemptrices  qui  complètent  la  verlu  du 
sacrement  de  pénitence.  84  ;  que  celui-là  n'a  rien  à  demander  au 


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CCXXXIV  TABLE   ANALYTIQUE. 

siècle  qui  est  plus  grand  que  le  siàcle,  4  25  ;  comment  il  définit 
rËgiise,  III,  438;  il  Ioue«le  pape  saint  Corneille  de  son  courage 
en  face  des  puissances  terrestres,  IV,  63  ;  il  recommande  de  noter 
les  jours  où  les  fidèles  donnaient  leur  vie  pour  la  foi,  372;  il 
enseigne  que  l'épiscopat  est  un,  et  que  chacun  de  ses  membres 
devient  solidaire  des  autres,  Y,  2S9  ;  quoique  docte,  il  reconnail 
qu'il  a  besoin  d'être  enseigné,  VI,  65,  474 ,  472,  473. 
Cyrille  (saint),  patriarche  d'Alexandrie.  Extraits  de  ses  homéiles 
prononcées  en  l'honneur  de  la  mère  de  Dieu  au  début  du  coDcile 
d'Éphèse,  III,  459,  461  ;  acclamations  à  la  ville  d'Ëphèse  après  le 
concile,  472,  478,  474  ;  texte  allégué  par  saint  Thomas.  d'aprè> 
lequel  tous  les  évéques  doivent  obéissance  au  pape  comme  à 
Jéâus-Christ  lui-même,  VI,  343  ;  Jésus  Christ,  pour  assister  ses 
brebis,  les  regarde  non-seulement  des  yeux  de  sa  divinité,  mais 
auâsi  de  son  humanité,  395  ;  c'est  par  Marie  que  les  nations  infi- 
dèles ont  élé  conquises  à  la  f  >i;  448. 


Daillé,  ministre  prolestant.  Il  reconnaît  que  si  le  culte  des  saints 
est  légitime,  il  faut  admettre  au  sein  de  l'Église  une  autorité 
compétente  pour  déclarer  ceux  qui  méritent  cet  honneur,  V,  47*, 
472.     ' 

Dalgairns  (le  Père),  oralorien  de  Londres.  Éloge  de  son  ouvrage 
intitulé  :  La  dévotion  au  Sacré-Cœur  de  Jésus,  III,  50  (noie;  ; 
VII,  4<5. 

Darboy  (Mgr),  archevêque  de  Paris.  Lettre  pastorale  à  l'occasion  du 
meurtre  de  Tarchevôque  de  Pans  (an.  1874j,  VU,  154  et  sui>.; 
détails  sur  les  circonstances  de  ce  meurtre,  153,  154,  155. 

David.  Parallèle  entre  le  roi  David  et  saint  Louis,  roi  de  France, 
tous  deux  rapprochés  par  un  mène  sentiment  de  foi  et  de  justice. 
I,  54,  55. 

Décalogue.  L'Église  le  présente  comme  le  principal  code  de  mo- 
rale ;  l'homme  est  traité  avec  respect  dans  ce  code  et  y  occupe 
une  place  d'honneur,  VI,  352. 

Déclaration  du  clergé  de  France  en  4682.  Ce  qu'on  doit  penser 
du  premier  article,  IV,  185,  186,  246.  Voir  Gallicanisme. 

Dédicace  du  temple  de  Salomon.  Les  Juifs  appelaient  la  fête  de  la 
dédicace  la  fête  des  lumières;  origine  de  ce  nom,  IV,  80;  com- 
bien l'anniversaire  de  cette  fête  était  cher  au  peuple  juif, 7 ï  et 
suiv.  Voir  Consécralfon. 

Défensor,  moine  do  Liguçé,  auteur  d'un  recueil  de  sentences  de^ 
•     Pères,  II,  67,  449. 


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TABLE    ANALYTIQUE.  CCXXXV 

Définitions  de  foi.  Les  hérésies  les  ont  rendues  nécessaires,  VU, 
359. 

Déification.  La  déificalion  de  l'homme  en  Jésus-Christ  et  par 
Jésus-Christ  est  une  vérité  fondamentale  du  christianisme,  expo- 
sition de  cette  doctrine,  V,  135  et  suiv.;  VIII,  222  et  suiv. 

Déisme.  Le  Dieu  que  nous  devons  proclamer  et  adorer,  c'est  Jésus- 
Christ  et  non  pas  le  Dieu  vague  dont  se  couvrent  les  incrédules, 
I,  403  ;  danger  de  considérer  simplement  l'Évangile  comme  un 
beau  livre,  141  ;  stérilité  des  eiïorls  de  ceux  qui  veulent  faire  du 
bien  sans  avoir  une  religion  formelle  et  bien  déterminée,  448  et 
suiv.;  comment  le  christianisme  des  hommes  de  ce  siècle  n'est 
souvent  qu'un  déisme  à  peine  enveloppé  de  formules  chrétiennes, 
lY,  489^  490;  du  naturalisme  déiste,  Y,  48  et  suiv.;  il  n'a  pas  été 
unanime  ^  repousser  le  miracle,  405,  406. 

Delorme  (Philibert).  Ses  travaux  d'art  au  châleau  (l*Anet,  I,  377. 

Démon.  Pouvoir  des  exorcistes  sur  les  démons.  II,  309  et  suiv. 
Voir  Salan. 

Denier  de  Saint-Pierre.  Mandement  et  ordonnance  concernant 
l'œuvre  dite  du  denier  de  Saint-Pierre,  IV,  408  ;  instruction 
pastorale  sur  l'œuvre  du  denier  de  Saint-Pierre,  V,  548  et  suiv.; 
un  tribut  a  été  payé  en  tout  temps  aux  minisires  de  Dieu  sous 
la  loi  de  nature,  522  ;  sous  la  loi  mosaïque,  523  et  suiv.;  sous  la 
loi  évangélique,  527  et  suiv.;  moyens  pratiques  de  généraliser 
cette  œuvre,  548  et  suiv.;  archiconfrérie  de  Saint-Pierre,  éta- 
blie à  Rome  pour  les  membres  do  cette  œuvre,  552,  553. 

Denys  l'Aréopagile  (saint).  Il  est  envoyé  à  Paris  par  saint  Clémi^nt, 
IV,  81  ;  sa  doctrine  sur  les  perfections  de  Dieu,  V,  68,  70,  75, 
76;  sur  la  dignité  du  sacerdoce,  521  ;  il  explique  ce  que  cest 
que  la  hiérarchie  et  ses  effets,  VIII,  192. 

Denys  IeChartrenx.il  ditque  c'est  de  la  bouche  de  Marie  que  saint 
Luc  a  recueilli  tant  de  particularités  sur  la  naissance  et  l'enfance 
de  Notre-Seigneur,  lll,  464 . 

Descartes,  II,  376  ;  III,  207. 

Deshayes,  fondateur  des  Frères  de  Saint-Gabriel.  III,  343. 

Despotisme.  Le  droit  chrétien  seul  est  profondément  antipathi- 
que au  despotisme,  et  les  institutions  chrétiennes  sont  le  plus  sûr 
rempart  de  la  liberié  et  de  la  dignité  des  peuples,  V,  499;  le  des- 
potisme révolutionnaire  a  tout  renversé,  tout  absorbé  dans  son 
autocratie  centralisatrice,  404,  405;  les  droits  de  Dieu  méconnus, 
les  droits  secondaires  le  sont  bientôt,  et  le  despotisme  naît  de 
cette  confusion,  VIII,  2  ;  comment  on  n'a  le  despotisme  que 
parce  qu'on  l'a  mérité,  ou  qu'on  l'a  rendu  nécessaire,  53. 

Devoir.  Devoirs  imposés  aux  chrétiens  vis-à-vis  l'Église,  la  reli- 
gion et  la  société,  IV,  244,  245  ;  les  devoirs  du  citoyen,  relevant 
de  la  conscience,  relèvent  à  ce  titre  de  l'autorité  divinement 
consliluëc,  régulatrice  suprême  des  consciences,  247. 


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CCXXXVI  TABLE  ANALYTIQUE. 

Dévotion.  Définition  de  la  dévotion  d*aprè$  la  théologie  et  l'histoire 
du  christianisme  ;  ce  qu'on  entend  par  lo  mot  dévotion  nouvelle, 
VII,  415,  4 19;  taute  dévotion  éclairée  doit  marcher  de  pair 
avec  la  doctrine,  449. 
Diacres.  Ils  ont  été  établis  par  l'autorité  apostoIi()ue  pour  l'organi- 
sation des  aumônes,  II,  486. 
Dieu.  Troisième  instruction  synodale  sur  les  principales  erreurs  de 
notre  temps,  dans  laquelle  est  exposée  la  doctrine  cathoh'que  sur 
la  nature  de  Dieu,  V,  54-98  ;  unité  de  Dieu  dans  sa  nature  et 
dans  ses  œuvres,  lll,  347  ;  il  est  le  principe  et  le  terme  nécessaire 
de  toutes  choses,  I,  404  ;  il  est  le  saint  par  excellence,  parce 
qu'il  est  absolument  séparé  de  tout  ce  qui  n'est  pas  lui,  VU,  394; 
triple  déclaration  dogmatique  sur  la  vraie  nature  des  attributs  de 
Dieu,  de  l'acte  créateur  et  du  rapport  essentiel  de  la  créalion 
avec  Dieu  ;  doctrine  du  concile  du  Vatican,  Vil,  208,  209,  940; 
système  des  philosophes  allemands  sur  la  notion  de  Dieu,  V,  t3î, 
233  ;  notre  Dieu  n'est  pas  ce  Dieu  vague  et  complaisant  dont  le 
matérialisme  invoque  l'autorité;  c'est  lui  qui  a  donné  sa  loi 
aux  hommes,  I,  403;  Dieu,  de  toute  éternité,  se  suffisait  à  lui- 
même,  il  a  voulu  ajouter  à  sa  gloire  essentielle  une  gloire  acces- 
soire dans  le  temps,  II,  49;  dans  l'ordre  de  la  nature  Dieu  pour- 
voit à  tout  au  moyen  des  lois  générales  qu'il  a  établies^  20,  21; 
lo  concile  du  Vatican  prononce  anathème  contre  quiconque  nie- 
rail  que  la  raison  finale  des  œuvres  créées  soit  In  gloire  de  Dieu, 
VII,  304  ;  la  notion  exacte  de  Dieu  est  le  premier  de  tous  les  dé- 
pôts confiés  à  l'Église,  V,  54;  VI,  180,  484  ;  Dieu  créateur  de 
toutes  choses,  devoir  et  besoin  de  TÉglise  de  confesser  Dieu  en 
face  de  tous  les  blasphèmes  modernes,  VU,  204;  altération  et  fo'si- 
ficalion  de  la  notion  de  Dieu,  206, 207;  les  récentes  erreurs  sur  la 
nature  divine  condamnées  par  le  concile  d'Agen,  V,  57 et  suiv.,îOf . 
11  daigne  faire  des  traités  d'alliance  avei*,  les  enfants  des  hom- 
mes; exemples  du  peuple  juif  et  du  peuple  français;  comment 
Dieu  est  fidèle  à  son  serment,  VII,  285,  286,  287;  les  droits  sou- 
verains de  sa  miséricorde,  297,  298  ;  comment  il  les  exerce,  W9 
et  suis.,  304,  305. 

Le  naturalisme  va  juscju'à  attaquer  la  notion  de  Dieu,  V,  5i; 
la  condamnation  par  TÉglise  assemblée  à  Rome  en  4862^  et  par 
l'encyclique  du  pape,  57  et  suiv.;  idées  catholiques  sur  Diea 
considéré  en  lui-môme,  58,  65;  nécessité  de  la  connaissant  de 
Dieu,  76;  l'Église  seule  nous  donne  sur  lui  des  notions  claires,  *8, 
richesse  de  sa  doctrine  ?ur  ce  point,  84. 

Tout  son  être  n'est  que  bonlé;  le  bien  qui  le  constitue  bon. 
c'est  lui-môme,  V,  76  ;  la  bonté  de  Dieu  reluit  dans  toutes  les  par- 
ties intérieures  des  églises  chrétiennes,  47, 18, 49;  Dieu  ne  dé- 
pend que  de  lui-môme  dans  la  répartition  de  ses  faveurs,  II,  47*  • 
sa  patience  à  supporter  ses  ennemis,  1,  99,  404  :  sa  grandeur,  iî 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCXXXVII 

est  celte  majesté  souveraine  qui  se  complaît  dans  Texcellence  et 
la  dignité  de  ses  tributaires,  II,  i59  ;  son  repos,  il  s*est  reposé  le 
septième  jour  de  son  œuvre  extérieure;  mais  il  ne  se  repose 
jamais  de  cette  opération  secrète  par  laquelle  il  gouverne  et  vi- 
vifie tous  les  êtres,  429  ;  son  règne  ;  prêcher  le  règne  de  Dieu, 
c'est  le  devoir  du  prêtre,  comme  c'est  le  beaoin  de  Tépoque  pré- 
sente, 34  S. 

Le  lègne  visible  de  Dieu  sur  la  terre,  c'est  le  règne  visible  du 
Dieu  incarné  ;  et  le  règne  du  Dieu  incarné,  c'est  le  règne  perma- 
nent de  l'Église,  IIl^  504  ;  le  devoir  des  vrais  chrétiens,  des 
hommes  de  foi  et  de  courage,  c'est  de  travailler  au  triomphe 
du  règne  de  Dieu  sur  la  terre,  lY,  6  ;  c'est  un  outrage  à  sa  sou- 
veraine sagesse,  de  penser  qu'en  traçant  des  règles  pour  le  salut 
des  particuliers,  il  a  mis  des  entraves  au  développement  des  na- 
tions, II,  613;  son  domaine  est  aussi  absolu  sur  les  peuples  que 
sur  les  individus,  VU,  4;  il  est  le  principe  de  toute  cohésion; 
hors  de  lui  tout  est  confusion^  anarchie,  5;  il  veut  être  loué 
non-seulement  dans  le  secret  des  âmes,  mais  dans  la  vie  publi- 
que, dans  les  institutions  terrestres,  401;  un  seul  parti 
pourra  sauver  le  monde,  le  parti  de  Dieu  ;  nécessité  de  combat- 
tre la  substitution  de  l'homme  à  Dieu,  i,  98, 403;  comment  Dieu 
met  la  confusion  parmi  les  hommes  qui  cherchent  à  ébranler  son 
trône,  236  ;  il  laisse  le  plus  souvent  aux  passions  le  soin  d'exé- 
cuter ses  volontés^  il  convertit  en  moyens  les  obstacles,  4  ; 
Dieu  père  des  hommes  ;  il  n'y  a  de  paternité  sur  la  terre  que 
parce  qu'il  y  a  une  paternité  céleste,  268;  Dieu  n'est  pas  seu- 
lement père,  mais  il  est  encore  mère,  IV,  492,  493;  quand  on 
appartient  À  Dieu,  on  domine  le  monde  ;  quand  on  se  détache 
de  Dieu,  on  a  le  front  dans  la  boue^  I,  497  ;  par  quels  actes  on 
s'approche  de  Dieu,  VI,  546. 
Dimanche.  Première  instruction  pastorale  sur  la  loi  du  dimanche; 
autorité  divine  sur  laquelle  repose  la  loi  du  dimanche,  son  ori- 
gine; transposition  du  sabbat  au  dimanche,  III,  347  et  suiv.; 
seconde  instruction  ;  la  violation  calculée  du  dimanche  est  un 
acte  formel  de  rébellion  comme  d'impiété  ;  but,  utilité  et  admi- 
rable fécondité  de  la  loi  du  dimanche,  564  et  suiv. 

L'origine  de  la  loi  qui  ordonne  la  sanctification  du  dimanche 
remonté  aux  premiers  jours  de  la  création,  349  et  suiv.;  cette 
loi  appartient  au  domaine  de  la  foi,  elle  résume  la  pratique  de  tous 
les  devoirs  de  la  vie  chrétienne,  367  et  suiv.;  zèle  des  premiers 
chrétiens  et  des  princes  depuis  Constantin,  pour  Tobservation 
de  cette  loi,  360,  367  ;  décrets  des  conciles  de  Bordeaux,  de  Péri- 
gueux,  sur  l'obligation  de  garder  le  précepte  du  dimanche,  363  et 
suiv.;  du  concile  de  La  Rochelle,  II,  4  43;  III,  360,  361  ;  gravité 
de  cette  obligation,  III,  374  ;  le  repos  du  dimanche,  nécessaire 
aux  forces  du  corps  et  aux  facultés  intellectuelles  de  l'homme, 


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CCXXXVIII  TABLE  ANALYTIQUE. 

• 

579,  584  et  suiv.;  avantages  de  celte  loi  pour  la  conservation  de 
l'esprit  de  famille  et  des  rapports  intimes  des  habitants  de  la 
paroisse,  au  moyen  des  offices  de  TËglise,  585,  586  ;  réponse  à 
diverses  objections  contre  l'observation  de  cette  loi,  587  et  saiv.; 
le  dimanche  est  le  chef-d'œuvre  de  la  législation  sociale;  pourquoi 
est-il  mieux  observé  chez  les  nations  hérétiques?  59i;  la  liberté 
des  cultes  ne  peut  être  un  prétexte  à  l'inobservation  du  diman- 
che, 373,  374  ;  le  dimanche  est  le  moyen  morali^^ateur  par  excel- 
lence ;  effets  merveilleux  que  produirait  sur  le  peuple  la  parfaite 
observance  de  ce  jour  de  la  part  des  hommes  influents  de  la 
société,  I,  456. 

Dîme.  La  dîme  n'est  pas  de  précepte  divin  dans  la  loi  nouvelle  ; 
rËglise  a  pu,  dans  tous  les  temps,  changer  la  forme  du  tribal 
que  les  fidèles  doivent  aux  ministres  des  autels  ;  que  doit-on 
penser  du  système  actuel  en  France?  V,  350,  354,  548  et  suiv. 
Voir  Denier  de  Saint-Pierre. 

Diocèse.  Le  diocèse  est  lui-même  une  monarchie  dont  le  chef  uni- 
que est  révoque,  sous  la  dépendance  du  pasteur  universel,  I, 
344 ,  346,  354  ;  chaque  diocèse  est  une  étoile  qui  appartient  au 
planétaire  dont  Rome  est  le  soleil,  II,  539;  dire  oue  l'évoque 
peut,  dans  son  diocèse,  tout  ce  que  le  pape  peut  m^s  l'Église, 
c'est  professer  une  erreur  condamnée,  I,  342. 

Diplomatie.  C'est  une  négociation  incessante  :  on  ne  doit  jamais  se 
reposer  sur  les  apparences  de  paix,  sur  les  garanties  des  traités, 
IL  23.  Voir  Politique. 

Discipline.  Les  diversités  d'origine,  de  langues,  de  gouvernement 
et  de  climat  s'opposent  à  l'existence  d'un  droit  commun  absolu 
dans  un  grand  nombre  de  points  qui  intéressent  la  discipline 
ecclésiastique,  II,  443  ;  la  débilitation  de  la  discipline  ne  ramè- 
nerait pas  les  mondains  dans  les  limites  de  l'honnête,  tandis 
qu'elle  ouvrirait  la  porte  de  la  damnation  plus  large  aux  demi- 
chrétiens,  IV,  433;  la  discipline  devait  avoir  ses  martyrs  comme 
la  foi,  n,  355. 

Discnssion  religieuse.  Les  saints  n'ont  pas  craint  de  se  servir  de 
l'arme  du  ridicule,  de  l'indignation  dans  les  discussions  religieu- 
ses contre  les  incrédules,  V,  53. 

Dispense.  Doctrine  de  saint  Ives  de  Chartres  touchant  la  dispense 
des  lois  canoniques  ;  la  dispense  est  une  concession  faite  à  la 
faiblesse  et  non  un  prix  décerné  à  la  vertu,  VI,  28  ;  elle  est  la 
marque  de  l'affaiblissement  de  la  foi,  26  ;  la  dispense  cesse  avec 
la  cause  qui  Ta  occasionnée,  29. 

Dissay,  ancienne  maison  de  campagne  des  évêques  de  Poitiers,  II, 
424. 

Dissidents  (les).  Voir  Petite-Église. 

Diyination.  Elle  consiste  dans  le  recours  au  démon  pour  la  décou- 
verte des  choses  cachées,  III,  50. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCXXXIX 

Divinité.  Quand  un  homme  tolôrè  qu'on  lui  attribue  l'essence  in- 
communicable de  la  divinité,  il  est  à  la  veille  d'un  châtiment  ; 
Nabuchodonosor,  Hërode,  Antiochus  punis  pour  ce  crime,  lY, 
260,  261 .  Voir  Dieu. 

)octeiir8  de  l'Église.  A  quelles  conditions  l'Église  leur  attribue  ce 
nom;  honneur  qu'elle  leur  rend  dans  la  liturgie,!,  466;  ils  joui- 
ront dans  le  ciel  d'une  gloire  spéciale,  467;  noms  des  premiers 
docteurs  que  TÉglise  ait  honorés  d'un  culte  particulier,  467, 
468;  le  docteur  est  placé  au  rentre  de  l'Église,  il  parle  sa  lan- 
i^ue;  explication  du  verset  5  du  chap.  15  de  l'Ecclésiastique,  VJII^ 
463;  l'antiquité  et  l'usage  de  la  langue  latine  dans  les  écrits  ne 
sont  pas  une  condition  expresse  pour  décerner  le  titre  de  doc- 
teur comme  le  prouve  l'exemple  de  saint  Alphonse  de  Liguori, 
VII,  272  ;  différence  entre  un  docteur  de  l'Église  et  un  docteur 
dans  l'Église,  VIII,  235  et  suiv. 

)octrine.  Nécessité  de  la  doctrine  pour  le  prêtre,  I,  482;  si,  en 
donnant  au  pauvre  le  pain  matériel,  nous  ne  lui  donnons  aussi  le 
pain  de- la  doctrine,  nous  lui  aurons  procuré  à  peine  un  premier 
soulagement,  42;  lorsque  la  doctrine  se  fait  complice  des  plus 
mauvais  penchants,  elle  enfante  des  monstres,  II ,  147;  l'affaiblis- 
sement des  caractères  dont  on  se  plaint  vient  de  l'affaiblissement 
de  la  doctrine,  III,  519;  les  sauterelles  dont  parle  saint  Jean 
représentent  les  fausses  doctrines  dç  nos  temps,  ravages  qu'elles 
font  dans  les  âmes ,  V,  559,  560  ;  la  science  crée  des  mots  nou- 
veaux pour  les  découvertes  scientifiques ,  mais  les  vrais  chré- 
tiens s'en  tiennent  pour  la  doctrine  au  vocabulaire  des  écoles  an- 
ciennes et  autorisées,  377. 

logmes.  Ils  procèdent  de  la  révélation  surnaturelle  que  Dieu  fait 
aux  hommes  d'une  vérité  qui  peut  être  écrite  ou  confiée  à  la  tra- 
dition ;  l'Église  ne  crée  pas  le  dogme,  elle  le  conserve,  le  pro- 
fesse, l'explique,  le  définit,  II,  206  ;  le  dogme  est  susceptible  de 
développement  au  sein  de  l'Église,  ^08,  209,  229  ;  tout  le  dogme 
chrétien  repose  sur  le  mystère  de  la  croix,  I,  592  ;  l'Église  im- 
pose les  jugements  à  la  foi  et  à  l'intelligence  des  chrétiens  ;  mais 
elle  laisse  dans  le  domaine  de  la  controverse  les  préliminaires  et 
les  considérants  de  la  définition,  IV,  338,  339;  paroles  de  saint 
Basile  au  ministre  de  l'empereur  pour  le  maintien  de  l'intégrité 
des  dogmes  ;  importance  qne  les  hommes  d'Église  ont  toujours 
attachée  aux  questions  doctrinales,  V,  375. 

fominicains  de  Poitiers.  Ils  viennent  exercer  leur  bienfaisant 
ministère  dans  le  diocèse  de  Poitiers,  dès  l'origine  de  leur 
ordre,  II,  555;  VI,  325  ;  leur  rétablissement  à  Poitiers  ;  éloge  de 
leur  zèle  dans  la  prédication  de  la  parole  de  Dieu  pendant  le 
centenaire  de  saint  Hilaire,  VI,  475,  313  ;  appréciation  du  talent 
de  l'un  d'entre  eux  à  la  suite  d'une  retraite  pastorale,  VIII,  4  25, 
426;  homélie  prononcée  dans  l'église  des  Frères-Prêcheurs  à 


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CCXL  TABLE  ANALYTIQUE. 

Poitiers  ea  la  polennitë  du  sixième  cenlenaire  de  la  mort  de 
saiQt  Thomas  d'Aquin,  VIII,  98  et  suiv, 

Donat,  scbismatique  africain,  III,  495, 497. 

Donnât  [Ferdinand),  cardinal,  archevêque  de  BoFdeau;^,  I,  Î35. 
Ui ,  643  ;  II,  1 28,  «66  ;  III,  458  ;  Y,  4 ,  4  4  ;  VI,  464  ;  VlU,  56,  57, 
209.  Il  convoque  à  Poiliers  le  5»  concile  provincial  dont  la  tenue 
doit  coïncider  avec  les  fêles  du  centenaire  de  saint  Hilaire,  VI, 
135;  lettre  du  comte  de  Persigny  adressée  au  cardinal  de  Bor- 
deaux: sur  les  associations,  IV,  509  ;  homélie  prononcée  dans 
l'église  de  Saint-André  de  Bordeaux  en  la  solennité  de  son 
ôOe  anniversaire  de  Tordination  sacerdotale,  VI,  379  et  suiv. 

Doyens.  La  relation  semestrielle  sur  l'état  du  doyenné  est  un  des 
points  importants  de  leur  office,  I,  545. 

Dreux-Brezé  (Adélarde-Anne- Philippine  de  Gustine,  marquise  de^ 
Son  éloge  funèbre,  IV,  294  ;  son  éducation  austère  dans  un  cou- 
vent de  Paris  ;  fruits  qu'elle  en  retire,  296  et  suiv.  ;  son  mariage 
avec  le  marquis  de  Brezé,  300  et  suiv.;  sa  grande  in  tel  ligeucc 
des  choses  de  la  religion,  304  et  suiv.  ;  ses  aumônes,  308, 309, 
340;  son  amour  pour  TÉglise,  344  ;  comment  elle  savait  user  du 
monde^  342,  343  ;  ce  qu'elle  est  pour  son  (ils  évMto,  et  ce  qu'il 
est  pour  elle,  307,  308.  ^ 

Drenx-Bresé  (Henri-Évrard^marquis  de],  pair  et  grand-maître  des 
cérémonies  de  France.  Son  vrai  rôle  à  la  dernière  séance  de  la 
Chambre  sous  Louis  XVI  ;  il  rentre  dans  la  fonction  de  ses 
aïeux  après  la  chute  de  l'Empire,  IV,  300,  302. 

Drenx-Brezé  (Pierre  de),  fils  du  précédent^  évèque  de  Hoalins«  IlL 
279  ;  IV,  305,  306,  307,  308  ;  V,  280  ;  VI,  443. 

Drenx-Brezé  (Scipion  de],  frère  du  précédent.  Ses  qualités  ora- 
toires, IV,  303,  304. 

Droit  chrétien.  Il  a  été  pendant  raille  ans  le  droit  général  de  l'Eu- 
rope; instabilité  des  pouvoirs  humains  depuis  l'affaiblissement  de 
ce  droit,  y,  489;  droit  commun  :  il  admet  comme  élément  du 
droit  lui-môme  le  principe  des  exceptions,  des  dérogatioDS,  des 
modifications,  faites  dans  des  conditions  régulières,  II,  443  ;  droit 
coutumier.  Voir  Coutumier. 

Droits  ecclésiastiqnes.  Les  peines  canoniques  atteignent  ceux  qu. 
défèrent  les  causes  ecclésiastiques  aux  juges  laïques,  et  non  les 
juges  eux-mêmes,  VII,  429,  430. 

Droits  de  l'homme.  La  déclaration  des  droits  de  l'homme  est  une 
base  ruineuse  sur  laquelle  on  ne  peut  rien  appuyer,  II,  342;  de- 
puis quatre-vingts  ans,  la  France  est  sortie  des  voies  du  chris- 
tianisme et  a  proclamé  les  droits  de  Thomme  en  opposition  avec 
les  droits  de  Dieu,  ce  qui  a  causé  son  humiliation,  Y,  394  ;  VI. 
48  ;  VII,  409,  542  ;  comment  les  droits  de  la  multitude  et  ceux 
du  pouvoir  doivent  s'abaisser  devant  les  droits  de  Dien,  I,  49 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGXLI 

et  8uiv.  ;  en  naissant,  Tbomioe  apporte  le  droit  à  la  mort  et  k 
l'enfer,  V,  454. 
Onalisme.  L'Église  a  réprouve  ce  dualisme  pratique  qui  tendrait  à 
décréter  le  divorce  entre  l'esprit  de  TËvangile  et  le  développe- 
mont  régulier  des  forces  intellectuelles  et  matérielles  de  l'hu- 
nianiié,  II,   524  ;   dire  qu'il  y  a  deux  ordres  de  doctrine,  deux 
ordres  de  morale,  l'un  relevant  de  la  religion,  l'autre  de  l'État, 
c'est  enseigner  le  dualisme,  VI,  434. 
Oudon,  historien  normand.  Il  attribue  la  défaite  de  Rolion  à  la  tu- 
nique auguste  de  la  sainte  Vierge,  vénérée  dans  l'église  de  Char- 
tres, II,  5874,  275. 
Dolan,  archevêque  d'Aix.   Il  défend    la  propriété  des  biens  ecclé- 
siastiques devant   l'assemblée  constituante   de  4789,  II  ,  350 
(note). 
Dupanlonp  (Mgr),   évêquo  d'Orléans,  II,   585.  Lettre  à  ce  prélat  à 

l'occasion  d'un  article  du  Constitutionnel^  III,  606  et  suiv. 
Dupin  aîné,  procureur  général  à  la  cour  de  cassation  et  sénateur. 
La  raillerie  et  la  satire  sont  les  seuls  arguments  qu'il  emploie 
pour  combattre  le  pouvoir  temporel  du  saint-siége,  III,  619  ;  IV, 
34,  35,  425,  446. 
Dupin  (leJMpn),  frère  du  précédent.  II  fait  l'éloge  de  l'association 

de  SaiQiHnncQïit--de-Paul  à  la  chambre  du  sénat,  IV,  442. 
Dupin,  préfet  d#  Deux-Sèvres  sous  Nap'oléon  hr,  VI,  293  (note). 
Dupont  (Charles),  clerc  minoré,   membre  du  conseil  général  de  la 
Vienne,  député  à  l'Assemblée  nationale.  Sa  généreuse   initiative 
facilite  la  création  du  collège  des  jésuites  à  Poitiers;  éloge  rendu  . 
à  sa  mémoire,  II,  437. 
Durand  (Paul),  savant. archéologue,  II,  445;  IV,  546,  547,558. 


Êanne  (saint),  honoré  dans  le  diocèse  de  Poitiers,  II,  575. 

Eau.  Discours  prononcé  à  l'inauguration  de  nouvelles  machines 
hydrauliques,  II,  4  et  suiv.  ;  rôle  de  l'eau  dans  les  mystères  de 
l'ancienfle  loi  et  dans  la  sanctification  des  âmes  ;  c'est  par  elle 
que  commencent  et  finissent  tous  les  mystères  dans  la  religion 
chrétienne,  3,  4  ;  une  eau  limpide  et  jaillissante  vivifie  une  ville, 
comme  la  grâce  vivifie  notre  âme,  6. 

tbionites  (les),  hérétiques,  III,  468. 

£broîn,  évoque  de  Poitiers,  II,  554 . 

ËcdeB  chrétiennes  de  Poitiers.  Allocution  prononcée  avant  la 
distribution  des  prix  aux  enfants  des  écoles  chrétiennes,  IV,  272 
et  suiv. 

TOMK  VIII.  46* 


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CCILII  TABLE   ANALYTIQUE. 

Êcolei.  IHscipIine  sévère  dans  les  écoles  publiques  avant  la  révolu- 
tion française,  II,  590.  Voir  Enseignement. 

ficriture  sainte.  Le  concile  du  Vatican  dédare  qu'il  fknt  tenir 
pour  vrai  sons  de  TÉcriture  celui  que  tient  rÊ^se,  juge  suprèoie 
de  rinterprëtation  des  saintes  Écritures,  VU,  28S,  293;  inter- 
prétation mystique  de  l'Écriture  sainte;  son  usage  licite  et  voula 
de  Dieu  ;  règles  posées  par  les  Pères  à  cet  égard  ;  témoignage  de 
saint  Augustin,  de  saint  Grégoire  et  de  saint  Bernard,  472.  473; 
son  interprétation  est  pBcée  par  saint  Paul  au  nombre  des 
grâces  gratuites,  473  ;  le  concile  du  Vatican  dit  anatbème  à  ceux 
qui  restreignent  l'inspiration  des  livras  saints,  soit  en  elle-même, 
soit  dans  son  extension,  222;  ils  sont  t)ieins  d'enseignements 
pratiques  ;  c'est  une  manne  cachée  dont  la  possession  exige  tou- 
jours un  travail,  IVj.499;  Téxêque  prend  rengagement,  lejoarde 
sa  consécration,  de  subordonner  son  propre  sens  au  sens  de 
l'Écriture,  VU,  466  et  suiv.  ;  l'élude  de  l'Écriture  est  très-utile 
pour  enseigner  la  vérité,  corriger  les  vices,  diriger  |^  âmes,  468; 

-  saint  Grégoire  le  Grand  appelle  l'Écriture  sainte  une  lettre 
de  Dieu  à  sa  créature,  469  ;  le  cœur  et  l'esprit  trouvent  leur 
aliment  et  leur  soutien  dans  l'étude  des  livres  saints,  470; 
l'Écriture  a  la  vertu  de  nous  calmer  et  de  nous  so^tftaer  au  mi- 
lieu des  maux  de  la  viei  présente,  470,  471.^ JWîjnflfB célèbres 
travaux  scripturaires  datent  des  siècles  l9Hpq|  tourmentée, 
ibidem.  Voir  tivres  saints.  Révélation. 

£donard  ^saint),  roi  d'Angleterre.  Son  amour  pour  saint  Jean 
rÉvangéliste,  V,  3U. 

Édoaard  III,  roi  d'Angleterre,  I,  7.  28  ;  II,  287. 

fidncation.  Effets  pernicieux  produits  dans  Aime  d'un  jeune  bomme 
par  une  mauvaise  éducation;  témoignage^  saint  Jean  Chrysos- 
tome,  1,  616,  617;  l'éducation  de  la  jeunesse  revient,  comme  de 
droit,  aux  prêtres  et  surtout  aux  religieux,  II,  435  ;  influence  de 
la  mère  sur  l'éducation  des  enfants,  IV,  194.  Fotr  I%U||îgnement. 

Église.  L'Église  se  compose  du  clergé  et  des  fidèles  lal(pes,  c'est- 
à-dire  d'une  hiérarchie  de  chefs  qui  commandent  et  de  sujets  qui 
obéissent,  111,438;  Jésus-Christ  a  aimé  l'Église,  cette  grande 
société  des  âmes  qu'il  était  venu  créer  sur  la  terre,  et  qu'il  a 
fondée  sur  la  foi  et  l'amour,  I,  229  ;  elle  est  ici-bas  lig)ersonnifi- 
cation  de  la  sagesse  éternelle  qui  est  incarnée  dans  le  Christ, 
IV,  428  ;  épouse  du  Verbe  créateur  et  rédempteur,  tout  est  sou- 
mis à  son  empire,  III,  2^  4  ;  Dieu  aime  son  Église,  il  rapporte 
tout  à  son  Église,  à  cette  Église  qui  traverse  les  siècles,  sauvant 
les  âmes  et  recrutant  les  légions  de  l'éternité,  1,  47  ;  VII,  301  ; 
Jésus-Christ  Ta  fondée  sur  l'unité,  il'lui  a  donné  une  constitution 
monarchique,  III,  557  ;  son  unité  n'est  pas  détruite  par  la  plu- 
ralité des  Églises  particulières,  VII,  559;  la  passion  de  Jésus* 
Christ  renouvelée  dans  son  corps  mystique  qui  est  TÉglise,  597; 


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TABLE  ANALYTIQUE»  GCXLIQ 

sa  double  mission  est  de  procurer  la  gloire  de  Dieu  et  de  sauver 
les  âmes,  303  ;  on  fa  trouve  placée  quelquefois  dans  les  condi- 
lions  identiques  à  celles  de  l'ancien  Israël  ;  application  à  l'Église 
du  verset  44  du  psaume  101,  VIII,  9, 14,  1 5  ;  fermeté  de  l'épisco- 
pat  pour  définir  la  constitution  divine  de  TÉglise  dans  le  concile 
général,  VII,  2;  ses  enseignements  méprisés  par  ceux  qui  exer- 
cent une  action  sur  la  pensée  publique^  6  ;  la  grande  nappe 
qui  fut  montrée  à  saint  Pierre,  à  Jop|^,  figurait  TÉglise  qui  am- 
bitionne de  s'incorporer  tous  les  éléments  rebelles^  IV,  600  ;  ce- 
lui-là est  Tantechrist  qiû  nie  l'institution  et  la  mission  divine  de 
rÉglise,  car  le  terme  des  œuvres  et  de  la  mort  de  Jésus-Christ  a 
été  la  fondation  de  son  Église,  585;  Dieu  suscite  de  temps  en 
temps  des  personnages  éminents  pour  la  défendre,  VII,  355, 
3o6  ;  la  mission  de  saint  Ambroise  fut  d'introniser  l'Église  dans 
la  société,  de  lui  conquérir  sa  part  légitime  d'action  dans  la  pro- 
tection des  peuples^  etc.,  VIII,  146,  147  ;  elle  ne  ferme  à  personne 
l'accès  d'aKune  de  ses  dignités,  VII,  462,  463;  passage  de  saint 
Jean  Chrysostome  sur  la  force  de  l'Église  au  milieu  des  tem- 
pêtes et  des  persécutions;  témoignage  de  l'histoire,  VIII,  41,  42. 

Son  pouvoir  divin  touchant  la  définition  et  la  conservation  da 
dogme,  n,  206  ;  l'adhésion  de  notre  entendement  à  l'autorité  de 
l'Ëglise  enseignante  est  une  nécessité  de  la  vertu  théologale  de  foi, 
V,  496,  497  ;  la  direction  de  l'Église  est  une  direction  à  la  fois 
dogmatique  et  pratique,  I,  550  ;  en  matière  de  dogme  et  de  dis- 
cipline générale,  l'Église  n'a  aucune  démarche,  aucune  mesurée 
regretter,  II,  221  ;  elle  ne  sait  rien  acheter,  pas  même  les  âmes, 
au  prix  de  l'altération  et  de  l'appauvrissement  des  vérités,  IV, 
432  ;  nécessité  de  apboumettre  à  1  autorité  et  à  l'enseignement  de 
l'Église,  III^  415,416;  son  droit  do  se  réunir  en  concile,  431  ; 
on  peut  dire  qu'elle  est  un  concile  en  permanence;  l'infaillibilité 
lui  a  été  promise  réunie  ou  dispersée  ;  développement  de  cette 
doctrine.  VI,  404  et  suiv.  ;  la  souveraineté  est  un  droit  inhérent  à 
l'Église,  le  concile  au  contraire  est  un  fait  transitoire,  407; 
erreur  des  chrétiens  dégénérés  qui  voudraient  que  l'Église  se 
prêtât  à  des  accommodements,  aux  progrès  du  temps  pour  le 
dogme,  la  discipline  et  la  morale,  III,  677,  679  ;  elle  peut  et  veut 
être  toujours  logique,  éclairée,  charitable;  elle  tient  compte  des 
principes  qui  ne  varient  pas  et  des  conjonctures  qui  en  font  varier 
l'application,  V,  189,  192,  204;  elle  est  juge  de  la  morale  publi- 
que comme  de  la  morale  privée  et  domestique,  sans  quoi  elle  ne 
serait  pas  divine,  VI,  434;  à  la  différence  des  autres  institutions, 
elle  ne  fixe  pas  aux  consciences  la  quotité  du  tribut  que  ses  en- 
fants lui  doivent,  I,  51 1 . 

Son  pouvoir  dans  la  concession  des  indulgences  ;  on  ne  peut  le 
lui  refuser  sans  encourir  ses  censures,  III,  83,  84;  sa  fécondité; 
elle  enfante  encore  des  pénitents  dignes  de  ses  plus  belles  années. 


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GGXLIV  TABLE    ANALYTIQUE. 

681  ;  elle  a  mission  d'en  haut  pour  nous  donner  l'enseignemeot 
qui  convient  à  chaque  jour,  à  chaque  époque,  V,  496  ;  le  pouvoir 
de  proclamer  leâ  saints  existe  nécessairement  dans  l'Église,  471, 
472  ;  avantages  qui  résultent  de  l'exercice  de  ce  pouvoir  pour  les 
chrétiens  ;  la  gloire  de  Dieu  et  des  saints  y  est  int<Tessée,  473, 
474  ;  c'est  aux  prières  de  la  famille  chrétienne  que  TÉglise  el  son 
chef  sont  redevables  des  grandes  grâces  que  Dieu  leiir  accorde, 
485. 

Entretien  avec  'e  clergé  sur  les  prières  indiquées  pour  lœ  be- 
soins de  l'Église,  IV,  265  ei  suiv.  ;  il  esL  dans  les  traditions  de 
rË<^lise  de  bénir  tout  ce  qui  est  à  Tusage  de  ses  enfants,  1, 90  ; 
tentations  qu'eLe  peut  avoir  à  subir  de  Satan  et  de  ses  suppôts 
sous  le  rapport  du  pou\uir  temporel,  III,  517;  l'histoire  de 
l'Ëgllse  est  le  calvaire  en  permanence,  432  ;  c'est  un  vaisseau  que 
les  orages  co  duisent  au  pori;  la  dernière  catastrophe  du  monde 
seia  pour  elle  le  triomphe  définitif,  lY,  437;  elle  Ji'a  été  jamais 
vaincue,  55;  c'est  le  propre  de  l'Église  de  vaincre  quand  ellee^t 
blessée ,  d'élre  mieux  comprise  quand  elle  est  accusée,  de  tout 
gagner  quand  elle  est  abandonnée;  développement  de  ces  paroles 
de  saint  Hilaire,  lY,  4  ;  V,  39  ;  elle  ne  craint  pas  de  a^  Réparer  de 
ses  propres  défenseurs  lorsqu'ils  embrassent  df^  pritOffiipes  qui  ne 
sont  pas  les  siens^  I,  3GI,  363.  ^fj^ 

Elle  participe  a  la  double  nature  de  !'Homil}«- Dieu  :  elle  est 
divine  et  humaine;  de  là  pour  elle  la  nécessité  d'avoir  no 
point  d'appui  sur  la  terre  ;  c'est  à  Rome  que  saint  Pierre  l'a 
placée,  développement  de  cette  doctrine,  IV,  47,  48  ;  elle  est  un 
grand  et  immense  édifice  ;  son  fondementj^  c'est  le  siège  de  Pierre, 
YI,  88  ;  la  spoliation  de  rÉgiisé  e*t  la  pins  grave  atteinte  qu'on 
puisse  porter  à  la  propriété  privée,  II,  350  et  suiv.  ;  elle  est  la 
proieclrice  des  droits  de  la  propriété,  1,  324  et  suiv.  ;  elle  est  le 
type  le  pluséle\é  de  conservation,  111,  603  ;  sa  puissance  de  res- 
tauration, sa  passion  de  relever  tout  ce  qui  est  abattu  ;  mais 
elle  veut' être  aidée  par  ses  enfants,  IV,  495  ;  invulnérable  dans 
son  essence  purement  spirituelle,  c'est  surtout  par  son  côté  hu- 
main et  temporel  qu'elle  peut  être  atteinte,  III,  556;  elle  exerce 
son  action  sur  la  terre,  et  dans  les  conditions  inséparables  des 
choses  terrestres,  557. 

L'immixtion  politique  des  princes  dans  les  affaires  intimes  de 
l'Église  non  moins  funeste  à  la  religion  que  l'excès  de  l'hérésie; 
témoignage  du  fi.  Ganisius,  Y,  428,  429. 

Conduite  de  l'Église  à  l'égard  des  princes  qui  gouvernent  les 
sociétés  modernes,  lY,  429,  430  ;  les  grandes  questions  qui  déci- 
.  dent  du  sort  des  sociétés,  ne  la  sauraient  trouver  indifférente; 
c'est  à  elle  de  refaire  les  sociétés  et  les  peuples,  I,  206,  240  ;  elle 
ne  viole  pas  Tindépendance  de  l'État,  lorsqu'elle  cherche  à  éclai- 
rer les  consciences  des  fidèles  sur  leurs  devoirs^  lY,  247;  ses  eo- 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGXLV 

seîgnements^ont  méprises  par  ceux  qui  exercent  one  action  sur 
Ja  pensée  publique,  VU,  6;  entretien  avec  le  clergé  sur  Tétai 
actuel  (4868)  des  intérêts  de  la  société  et  de  TÉglise,  VI,  208  et 
suiv.  ;  vouloir  s'ingérer  daus  les  affaires  de  l'Église,  dans  ses 
décisions,  c'est  commettre  un  crime  que  Dieu  ne  laisse  pas  im- 
puni, VI,  584  et  suiv.  ;  elle  apporte  son  obéissance  et  son  con- 
cours aux  nouveaux  pouvoirs;  mais  elle  ne  contribue  jamais  au 
renversement  d'aucun  pouvoir,  IV,  522,  523  ;  elle  ne  s'ingère 
qu'après  de  mûres  réflexions  dans  les  questions  intérieures  du 
gouvernement  public  ou  privé,  IV,  248  ;  elle  use  toujours  de  son 
indépendance  et  de  ses  droits  à  l'avantage  des  sociétés  qui  lui 
en  maintiennent  le  libre  exercice,  II,  439  ;  non-seulement  elle 
peut  se  concilier  avec  la  liberté,  avec  le  progrès,  mais  elle 
seule  peut  conserver  au  monde  tous  ces  biens,  V,  495  ;  il  ne  lui 
est  das  loisible  de  se  gouverner  d'après  ses  affections  ou  ses  répu- 
gnances, ni  môme  d'après  les  simples  règles  de  la  prudence  hu- 
maine, 1, 3i7;  son  autorité  étant  méconnue  par  les  nations,  elle 
so  renfercne  volontiers  dans  les  choses  de  la  foi  et  de  la  disci- 
pline, 240  et  suiv.;  le  pouvoir  civil  au  contraire  intervient 
trop  facilement  dans  le^  affaires  intérieures  de  l'Église,  246^ 
247. 

Ses  ennemis  sont  maintenant  surtout  des  séducteurs;  on  lui 
enlève  le  temporel  sous  prétexte  que  ce  n'est  rien  pour  elle.  III, 
538;  elle  doit  accepter  tous  les  sacrifices,  mais  défendre  d'abord 
ses  droits,  600  et  suiv.  ;  secourir  l'Église,  ce  n'est  pas  de  la  poli- 
tique, c'est  de  la  religion,  640;  haine  de  la  révolution  contre 
l'Église  ;  jamais  elle  n'eut  à  souffrir  aucune  épreuve  plus  rafiSnée 
(4859),  534,  532;  la  guerre  soutenue  par  l'Église  no  finira  jamais, 
325  ;  raison  de  ses  épreuves  continuelles,  III,  504  et  suiv.  ;  les 
hommes  chassent  l'Église  du  milieu  d'eux,  le  devoir  de  ses  fidèles 
enfants  est  de  lutter  sans  cesse  contre  cet  ostracisme,  sans  dé- 
couragement, 523  ;  sa  mission  divine  est  de  nous  donner  l'ensei- 
gnement qui  convient  à  chaque  jour,  à  chaque  époque,  V,  496  ; 
comment  il  est  impossible  que  ceux  qui  en  sont  détachés  por- 
tent du  fruit,  II,  260  ;  quelle  doit  être  l'étendue  de  notre  attache- 
ment pour  elle,  264. 

Réfutatiun  de  cette  assertion  que  l'Ëglise  soit  absorbée  tout 
entière  dans  le  pape,  IV,  485  et  suiv.  ;  triomphes  de  l'Église  mar- 
qués dans  la  vision  de  saint  Pierre  à  Joppé  (Act.  des  Ap.,  x»  34, 
35),  595  et  suiv.  ;  application  du  chap.  xii  à  l'Église  dans  la  per- 
sonne de  saint  Pierre  délivré  de  la  prison,  256  et  suiv.  ;  l'Église 
ne  peut  être  amoindrie  ni  par  les  erreurs  ni  par  les  fautes  de 
SCS  enfants,  345;  elle  triomphe  par  ses  apôtres  et  ses  mission- 
naires, 450  et  suiv.  ;  le  but  de  la  révolution  est  de  la  chasser 
de  la  société,  V,  6  ;  l'Église  rend  tout  stable  même  au  milieu  de 
notre  désorganisation,  elle  est  l'image  de  Dieu,  25;  après  l'avoir 


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GGXLVI  TABLE    ANALYTIQUE. 

oulragée,  on  est  toujourB  forcé  de  revenir  à  elle,  304  ;  à  eiie  seule 
appartient  renseignement,  les  fidèles  ne  peuvent  pe  Tarruger 
sous  aucun  prétexte,  344  ;  courage  qu*il  faut  avoir  en  face  de  ses 
apparentes  défaites,  408. 

Selon  la  signification  du  mot  Église,  elle  est  par  elie-mémc 
une  assemblée,  un  concile  en  permanence,  VI,  403;  identification 
de  l'Église  et  de  TEsprit-Saint,  selon  cette  formule  des  concliei: 
Visum  est  Spiritui  sancto  et  nobUt  40^,  440  ;  action  lente  et  salu- 
taire des  conciles  particuliers  sur  Tétat  de  l'Église,  à  notre  épo- 
que spécialement,  II,  444  ;  le  peuple  romain  a  été  choisi  pour 
Ja  garde  de  TÉglise  ;  quels  ont  été  les  motifs  de  ce  choix ,  50i  ei 
Buiv.;  rËglise  est  inspirée  et  ne  se  trompe  jamais  dans  sa  ma- 
nière d'agir,  220  et  suiv.  ;  rôte  élevé  et  consolant  de  l'Église  à 
notre  époque,  464  et  suiv. 

Devoirs  des  chrétiens  envers  l'Église,  1,205  ;  elle  est  comparée 
à  une  mère  outragée  par  ses  enfants;  son  silence  devant  la  cri- 
tique injuste  de  ses  pensées  et  de  ses  actes,  VI,  512, 513  ;  pour- 
quoi la  prière  pour  TÉglise  est  toujours  placée  en  tète  de  toutes 
les  autres,  IV,  269  ;  la  prière  et  le  jeûne  deviennent  inutiles  à 
quiconque  soutient  des  systèmes  condamnés  par  la  définition  de 
l'Église,  VIII,  29  ;  aimer  l'Église,  prier  pour  fÉgiise  est  un  gage 
de  prédestination,  II,  433  ;  elle  a  sauvé  jadis  les  lettre?  de  la 
barbarie  inculte  ;  elle  voudrait  les  protéger  contre  la  barba- 
rie moderne,  302  ;  avoir  foi  au  Saint-Esprit,  c'est  avoir  foi  à 
TÉglise  ;  attaquer  l'Église,  c'est  un  péché  contre  le  Saint-Es[>rit, 
VI,  584  ;  vouloir  empêcher  ses  définitions,  c'est  commettre  le 
crime  d'Oza,  584,582,583;  l'Église  figurée  par  l'arche  sainte, 
583,  584;  l'Église  est  le  gçind  moyen  extérieur  pour  parvenir 
à  la  foi,  VU,  234.  Les  intérêts  de  la  France  unis  à  ceux  de  i  É- 
glise.  Voir  France. 

Églises  orientales.  La  papauté  a  toujours  montré  une  attention  e( 
une  sollicitude  constantes  pour  les  intérêts  sacrés  de  ces  Égli- 
ses^ II,  497,  498,  499  ;  la  substitution  de  la  puissance  de  leurs 
patriarches  à  celle  du  pape  a  été  un  grand  malheur  pour  elles, 
500  ;  elles  sont  asservies  à  l'empire  de  Mahomet,  II,  444  ;  Pie  IX 
invite  au  concile  général  les  évêques  des  divers  rites  d'Orient 
séparés  de  l'Église  romaine,  VI,  404. 

Église  de  France.  Ce  quMI  faut  penser  des  maximes  et  des  libertés  de 
l'ancienne  Église  de  France  touchant  le  pouvoir  du  pape^  1,343; 
elle  s'est  prononcée  dans  le  siècle  présent  pour  les  doctrines  les  pins 
favorables  à  l'autorité  du  souverain  pontife;  causes  de  ce  chan- 
gement^ 344  et  suiv.  ;  la  proclamation  du^dogme  de  rimmaculêe- 
Conception  est  en  parfait  accord  avec  les  saines  traditions  de 
l'Église  gallicane,  11^  238  ;  l'Église  universelle  a  emprunté  beau- 
coup d'usages  liturgiques  aux  Églises  de  France,  III,  46,  47  ;  état 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CGXLVU 

des  Égiiseii  de  France  après  la  Révolution  jusqu'à  la  Restaura- 
lion,  I,  2l6etsuiv.;  IV,  94,  92.  Fotr  Gallicanisme. 

Eglise  des  Gaules.  Fotr  Gaules.  Église  de  Poitiers,  Voir  Poitiers. 
Petite-Église. 

Soin  et  tendresse  que  ré\6que  doit  avoir  pour  l'église  ca- 
thédrale, sa  véritable  épouse,  IV,  478;  VI,  340,  344  ;  les  biens 
appartenant  aux  églises  n'en  peuvent  être  distraits  sans  sacrilège, 
111,  357  ;  lorsqu'il  est  question  de  bâtir  une  église,  l'évéque  doit 
lui-même  choisir  l'emplacement,  et  prendre  possession  du  lieu 
par  la  plantation  d'une  croix,  la  veille  de  la  bénédiction,  II,  477  ; 
les  lois  ecclésiastiques  ne  permettent  pas  la  consécration  d'une 
église  sans  que  sa  dotation  soit  assurée  par  le  fondateur,  V,  362  ; 
la  vue  d'une  église  offre  à  notre  esprit  des  roagniûcences  bien 
supérieures  à  celles  de  la  nature  ;  tout  dans  son  intérieur  publie 
la  bonté  de  Dieu,  V,  46  et  suiv.  ;  loin  de  se  séparer  de  la  nature, 
rÉgli:»e  l'embrasse  tout  entière,  se  Tapproprie  et  la  divinise  ; 
tous  les  règnes  sont  représentés  dans  la  construction  de  ses  basi- 
liques ;  réfutation  des  impies  à  cet  égard,  II,  278  et  suiv. 

La  destruction  des  églises  est  un  effet  de  la  haine  de  S»lan 
contre  la  matière  sanctifiée,  iV,  492  ;  les  pierres,  les  autels  de 
ces  églises  détruites,  conservent  le  principe  de  la  grâce,  494  ; 
relever  les  ruines  des  églises,  c'est  un  très -bon  emploi  du  don 
de  la  foi  ;  c'est  étendre  le  royaume  de  Dieu,  495  ;  l'aliénation  de 
l'emplacement  des  églises  détruites  ne  doit  se  faire  que  scrus 
certaines  réserves,  H,  574  ;  obligation  pour  les  fidèles  de  visiter 
les  églises,  elles  sont  le  vestibule  du  ciel,  V,  49,  20  ;  exhortation 
en  faveur  de  l'œuvre  des  églises  pauvres,  III,  8  et  suiv.  ;  consé- 
cration d'une  église.  Voir  Consécration. 

igoîsme.  On  ne  doit  pas  réduire  la  religion  à  être  l'auxiliaire  de 
l'égolsme,  I,  608;  l'esprit  de  notre  époque  est  l'esprit  d'égor^me, 
opposé  à  l'esprit  de  sacriâce  qui  est  celui  de  l'Évangile,  624 . 

Elle,  prophète,  fondateur  de  l'Ordre  du  Garmel,  IV,  464,  472  ;  Vil, 
604  et  suiv. 

£mery,  supérieur  de  Saint-Sulpice.  Son  sentiment  sur  la  conser- 
vation des  biens  temporels  du  saint^siége,  et  sur  la  validité  de 
l'excommunication  lancée  par  Pie  IX  contre  les  usurpateurs,  IV, 
424,  422  ;  Napoléon  ler  et  le  cardinal  Pacca  font  l'éloge  de  sa 
fermeté  dans  la  défense  des  vrais  principes,  422,  423. 

fimiliea  (saint),  é\êquede  Nantes.  Solennité  de  la  réception  de  ses 
reliques;  discours,  III,  497  et  suiv.;  envahissement  de  TEu- 
rope  par  l'islamisme;  saint  Émilien  part  à  la  tôte  d'une  armée 
de  Bretons  pour  le  combattre  dans  la  Bourgogne,  502  ;  sa  mort 
glorieuse,  503  et  suiv.  ;  conséquences  de  cette  expédition  pi^ur 
les  siècles  suivants,  507  et  suiv.  ;  enseignement  à  tirer  de  cette 
vie  et  de  cette  mort,  547  et  suiv. 


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CCXLVm  TABLE    ANALYTIQUE. 

Emmeran  (saint),  ëvéque  de  Poitiers,  martyr,  II,  5o0,  56t;  IV, 
484;  V,339;  VIÏÏ,  118. 

Empnint  pontifical.  Lettre  circolaire  relative  à  cet  empruiit, 
m,  640. 

Encyclique  dn  8  décembre  1864.  Lettre  au  miaistre  des  cultes 
concernant  la  défense  do  publier  cette  encyclique,  suivie  du 
Syllabus  de  toutes  les  erreurs  condamnées  par  Pie  IX,  V,  390  ; 
premier  mandement  au  sujet  de  cette  encyclique  dans  lequel 
sont  condamnés  les  journaux  qui  l'avaient  attaquée,  393  ;  deu- 
xième mandement,  399  ;  entretien  avec  le  clergé  sur  les  attaques 
dont  cet  acte  pontifical  a  été  l'objet,  443  et  suiv.  ;  rencyclique 
combat  surtout  le  naturalisme  politique  érigé  en  dogme  des 
temps  modernes  et  accepté  même  par  une  école  sincèrement 
croyante,  436,  437;  promulgation  solennelle,  faite  en  synode,  de 
cette  encyclique,  440.  Voir  Pie  IX  pour  les  autres  encycliques. 

Encyclique  (r)  et  la  liberté,  etc.  Décret  synodal  portant  condam- 
nation de  cet  écrit,  V,  447  et  suiv.  ;  propositions  extraites  de  ce 
livre,  439,  451 . 

Enfance  (Association  de  la  Sainte).  Son  but;  œuvre  encouragée  et 
enrichie  de  biens  spirituels  par  deux  papes ,  et  enfm  approuvée 
par  un  bref  solennel,  qui  lui  donne  rang  parmi  les  institutions 
canoniques,  III,  62,  63,  64  ;  le  concile  de  La  Rochelle  la  recom- 
mande aux  fidèles,  II,  1 46. 

Enfant.  L'exercice  de  son  intelligence  et  de  sa  liberté  doit  être 
préparé  par  la  direction  des  instincts,  il  fera  sous  l'empire  de  la 
raison  ce  qu'il  aura  fait  de  bien  ou  de  mal  sous  l'empire  des  sens, 
I,  519  ;  les  sœurs  instruisant  les  enfants  sont  considérées  comme 
les  coadjutrices  des  prêtres  dans  l'enseignement  de  la  doctrine 
chrétienne.  Y,  36.4;  combien  cet£e  fonction  est  importante  et  më 
ritoire,  36oet  suiv.  ;  éducation  chrétienne  dans  les  colonies  agri- 
coles, I,  44  et  suiv.  ;  conseils  du  B.  Canisius  aux  enfants,  V, 
431,  432;  nécessité  du  repos  du  dimanche  pour  les  enfants  em- 
ploi es  dans  les  usines,  III,  o8S  ;  parvenus  à  Tâge  de  discerne- 
ment, les  enfants  doivent  être  confessés  au  moins  deux  fois  par 
an,  VI,  358.  Voir  Éducation,  Salles  d'asile. 

Enfer.  La  justice  divine  a  établi  dans  les  enfers,  comme  dans  k 
ciel,  différentes  demeures  selon  le  mérite  ou  le  démérite  des  âmes  : 
doctrine  de  saint  Basile  sur  le  degré  de  la  gravité  du  supplici: 
éternel,  V,  157,  158,  159;  le  concile  de  Périgueux  condamne  le- 
erreurs  de  Jean  Reynaud  sur  Tenfer,  et  expose  la  vraie  doctrine 
de  l'Église,  lïï,  233  et  suiv.  Voir  Satan. 

Ennemis  de  l'Église.  Pourquoi  nous  prions  Dieu  de  les  humilier. 
IV,  270,  271. 

Enseignement.  Loi  de  1850  sur  la  liberté  de  renseignement  ;apprt 
ciation  de  cette  loi;  divergence  de  senlimenls  parmi  les  catho- 
liques ;  lettre  du  nonce  du  psipe  blâmant  plusieurs  prescription.- 


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TABLE    ANALYTIQIJE.  GGXLIX 

de  cetto  loi;  usage  que  Ton  en  peut  faire,  I»  364,  365;  conduite 
de  rÉgiise  envers  se?  propres  défenseurs,  lorsqu'ils  embrassent 
des  principes  qui  ne  sont  pas  icssiens^  368,  363. 

Enseignement  primaire,  La  loi  (fe  4850  reconnaît  aux  ecclésias- 
tiques le  droit  d'ouvrir  une  écolo  primaire;  comment  ils  dohent 
en  user,  I,  365,  366,  368,  369  ;  position  critique  créée  aux  insti- 
tuteurs larques;  ils  sont  abandonnés  par  ceux  qui  auparavant  les 
avaient  égarés  ;  conduite  coupable  des  hommes  d'État  qui  ont 
favorisé  ce  mal  ;  jugement  sévère  de  la  postérité  contre  eux, 
366,  367. 

Enseignement  congréganitte.  Avantages  dû  (a  loi  de  1850  pour 
les  congrégations  enseignantes;  exposition  des  moyens  dont  on 
peut  se  servir  pour  en  profiter,  I,  369  et  suiv. 

Enseignement  de  VÉtat.  Selon  le  philosophe  naturaliste,  l'État 
aujourd'hui  sécularisé  doit  donner  un  enseignement  basé  sur  des 
principes  généraux  de  morale  et  de  religion,  quelles  seraient  les 
conséquences  anti-religieuses  et  anti-sociales  d'un  pareil  ensei- 
gnement, II,  404,  402  ;  UI^  499  et  suiv.  :  V,  47,  48  ;  l'application 
de  cette  méthode  est  rendue  impossible  dans  la  pratique  par  lu 
diversité  des  dogmes  des  différentes  religions,  et  surtout  de  la 
religion  catholique  qui  exclut  absolument  tous  les  autres  cultes, 
III,  210  et  suiv.;  depuis  4830,  l'État  dispensateur  de  tiuto 
instruction  cherchait  à  se  substituer  à  l'Église  dans  renseigne- 
mont,  II,  H7;  sous  le  preu:ier  et  le  second  empire  français,  l'en- 
seignement de  l'État  était  encore  déc'aré  devoir  être  chrétien, 
m,  209. 

£pée  (l'abbé  de  X],  Son  dévouement  pour  l'œuN  redes  sourds-muets, 
III,  343. 

£phrem  (saint].  Il  appelle  la  sainte  Vierge  la  serrure  du  ciel,  1,482; 
il  rapporte  les  paroles  remarquables  d*un  homme  qui  au  lit  de 
la  mort  se  recommande  aux  prières  des  prêtres,  VI,  282. 

£pilep8ie.  Cette  maladie  était  appelée  par  les  Latins  morhus  comi- 
tialiSy  VIII,  49;  les  gouvernements  atteints  déco  mal  depuis  un 
siècle,  V,  490. 

Epiphanie.  Saint  Hilaire  et  saint  Rémi  sont  appelés  à  la  vie  éter- 
nelle le  jour  de  l'octave  de  l'Epiphanie,  V,  431  ;  rapprochenirnl 
du  mot  Epiphanie  avec  le  rôle  providentiel  «le  ces  saints,  430. 

Êpiscopat.  Il  est  la<uprôme  plénitude  de  Tordre,  il  est  l'apogée  de 
la  forte  spirituelle  et  de  la  résistance  sacrée,  IV,  412  ;  réuni  con- 
cilîairement,  il  a  autorité  pour  apporter  ou  proposer  des  tempé- 
raments légitimes  au  droit  commun,  II,  443;  l'indépendance  de 
conduite,  d'attitude  et  d'enseignement  est  un  attribut  nécessaire 
de  l'épiscopat,  IV,  454, 456;  l'immunité  do  l'épiscopat  et  du  reste 
du  corps  ecclésiastique  a  son  fondement  dans  le  droit  divin  ;  le 
droit  jMjsilif  l'a  formulé  et  dé\eloppé,  V,  352,  354,  355;  unani- 
mité de  répiscopat  sur  la  question  romaine,  III,  609,  640;  IV, 


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CGL  TABLE  ANALYTIQUE. 

444  etsuiv.,  590;  Téptscopat  français  est  en  butte  aui  pour- 
suites du  gouvernemenl  et  aux  attaques  de  la  presse  irrëligieose 
à  Toccasion  du  pouvoir  temporel  du  saint-siége.  III,  543^  544, 
606  et  suiv.;  IV,  33  et  stiiv.,  453  et  suiv.,  229,  230,  508  e*. 
suiv.;  opposition  qu'on  cherche  à  établir  entre  rëpiscopat  d'ao- 
jourd'hui  et  l'ancien  épiscopat  français,  touchant  ses  rapporu 
avec  le  saint-siége  et  le  pouvoir  civil,  lY,  485  et  suiv.  Voir 
Évoque. 

ÉpreuTea.  Elles  peuvent  être  abrégées  par  la  prière  des  saints, 
VII,  340  ;  épreuves  des  derniers  jours  du  monde  ;  la  prière  ëe 
Marie  et  des  saints  les  abrégera,  342,  343. 

Erreur.  Encyclique  du  8  décembre  4864,  suivie  du  Syllabos  de 
toutes  les  erreurs  condamnées  par  Pie  IX  dans  ses  lettres  apos^ 
toliques,  depuis  le  commencement  de  son  pontificat.  Y,  393  et 
suiv.  Voir  Pie  IX.  Le  principal  bénéfice  à  tirer  de  l'erreor,  c'est 
la  mise  en  lumière  du  point  même  de  doctrine  qui  est  nié  et  com- 
battu, Y,  36,  37;  elle  est  condamnée  à  s'amoindrir  dans  la  discus- 
sion, à  se  restreindre.  II,  344  ;  c'est  une  plante  qui  doit  être 
coupée  dans  sa  racine,  III,  446  ;  conduite  de  saint  Augustin  en 
présence  de  Terreur;  il  dit  qu'il  aura  même  recours  aux  organes 
de  la  publicité  pour  la  combattre,  III,  428,  429. 

Erreurs  da  temps.  Première  instruction  synodale  sur  les  princi- 
pales erreurs  du  temps,  II,  340  et  suiv.;  elle  développe  l'ailoca- 
tipo  pontificale  du  9  décembre  4854,  dans  laquelle  sont  flétrie»  et 
condamnées  les  erreurs  suivante.^  :  4o  les  machinations  occutles 
de  ces  hommes  qui,  unis  par  un  lien  infernal,  tendent  incessam- 
ment à  la  violation  de  tout  droit  public  ou  privé,  au  bouleverse- 
ment de  toute  société  sacrée  et  séculière,  II,  343  et  suiv.;  S*  la 
conduite  des  personnes  qui,  chargées  de  la  direction  des  affaires 
publiques,  veulent  se  mêler  de  r^ler  la  discipline  de  FÉglii^,  de 
diriger  ses  ministres,  etc.,  348  et  suiv.;  3o  la  philosophie  qui 
veut  ^aler  ses  droits  à  ceux  de  la  religion  révélée,  356  et  suiv.; 
réfutation  des  erreurs  de  Cousin,  J.  Simon,  Rigault,  Ad.  Garnier, 
359  et  suiv.;  observations  à  propos  d'une  lettre  du  ministre  des 
cultes,  relatives  à  la  première  instruction  synodale,  436  et  soi?. 
—  Seœnde  instruction.  Elle  est  le  développement  des  décrets 
doctrinaux  du  concile  de  Périgueux  ,111,  427,  434  ;  déclinatoir<^ 
des  écrivains  naturalistes;  ils  sont  laïques j  disent-ils,  et  non 
évèques  ni  prêtres;  ils  sont  philosophes  et  non  tliéologiens,  433 
et  suiv.;  cc^tte  philosophie  séparée  est  a  nti- rationnel  le,  448  et 
suiv.;  elle  est  impossible  et  purement  imaginaire,  462  et  suiv.; 
elle  est  impie,  165  et  suiv.;  doctrine  du  concile  de  Périgueux  sur 
cette  proposition  :  L'usage  de  la  raison  précède  la  fol,  488  etsui\.: 
Bossuet,  théologien  et  philosophe,  défenseur  de  la  saine  doclrint 
contre  le  naturalisme,  499  et  suiv.  Voir  Cousin,  Edgard  Qoinet* 


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TA3LE   ANALYTIQUE.  CCU 

Renao*  J.  SimoQ,  Reynaud,  dont  les  erreurs  sont  .condamnée»  et 
réfutées  daps  celte  instruction. 

—  Troisième  imtrtêeîionyY ,  29  et suiv. Définition  du  naturalisme, 
39,  40, 44  ;  Satan,  père  du  naturalisme,  44  et  suiv.;  divers  degrés 
du  naturalisme,  46  et  suiv.;  erreurs  sur  la  nature  divine  condam- 
nées par  le  concile  d'Agen,  54  et  suiv.;  erreurs  sur  I&  nature 
créée,  exposition  de  la  doctrine  chrétienne,  94  et  suiv.;  mystère 
de  l'Incarnation  ;  Jésus^hrist  a  prouvé  sa  divinité  par  ses  pa- 
roles et  ses  miracles,  99  et  suiv.;  doctrine  du  concile  d'Agen  sur 
les  miracles,  409  et  suiv.;  prolongement  de  Tunion  déiûque  dans 
toute  la  race  humaine  par  Tordre  de  la  grâce  et  de  l'adoption 
divine,  429  et  suiv.;  conséquences  de  cette  union  et  de  cette  adop- 
tion par  rapport  à  Thomme  social,  470  et  suiv.  Koir  Naturalisme, 
Philosophie,  Religion  naturelle. 

EsclaYage.  L'Église  a  toujours  agi  avec  prudence  et  justice  dans 
raffranchissement  des  esclaves,  II,  444  ;  dévouement  du  B.  Gla- 
ver  pour  le  soulagement  des  esclaves  nègr^^s,  1,522,  523  ;  II,  444; 
partout  et  toujours  en  dehors  du  christianisme  l'esclavage  sera 
un  fait  inévitable,  en  même  temps  qu'une  impérieuse  nécessité 
dans  Tordre  social,  I,  60,  64  ;  VIII,  46  ;  il  renaît  tous  les  jours 
parmi  nous;  il  est  dans  les  mœurs,  I,  82;  par  Tinobservatîon  du 
dimanche,  la  classe  ouvrière  retombe  sous  l'esclavage,  III,  583, 
584. 

Espérance.  L'espérance  chrétienne,  c*est  Tattente  du  ciel  ;  Mari? 
puissant  soutien  de  celte  vertu,  VI,  450,  454. 

Eaprita.  La  communication  avec  les  esprits,  ou  Tévocation  des  morts, 
est  réprouvée  par  la  loi  de  Dieu  et  celle  de  TÉglise,  II,  52  ;  déci- 
sions récentes  du  saint^siége  contre  ces  pratiques  condamnables, 
54  ;  les  prêtres  doivent  s'opposer  avec  zèle  à  ce  mal,  et  éclairer 
les  âm^  trop  crédules,  54,  53^  54. 

Estoile  (Pierre  de  T),  fondateur  de  Tabbave  de  Fongombaud,  III, 
625,  626,  627;  VI,  324. 

fitat.  Que  doit-on  penser  de  ce  qu'on  appelle  doctrine,  enseignement 
de  TÉtat;  absurdités  qui  découlent  des  principes  des  philo- 
sophes rationalistes  à  ce  sujet,  III,  20o  et  suiv.;  la  [)uissance, 
TIndépendance  d'un  État  ne  sont  pas  violées  par  TÉglise,  lors(|ue 
celle-ci  éclaire  les  consciences  des  citoyens  sur  leurs  devoirs,  IV, 
247.  248  ;  théorie  de  M.  Billauli  sur  la  suprématie  et  le  droit  de 
TÉtat ,  IV,  543.  Voir  Enseignement  de  TÉtat,  Société. 

État  de  Yie.  Le  droit  de  paternité  subordonné  à  celui  de  Dieu  et 
au  libre  arbitre  de  Tenfant  lui-mén.e  dans  Téiection  d'un  état  de 
vie,  V,  262,  263;  considérations  sur  la  diversité  des  états  :  tout 
homme  qui  excelle  dans  sa  profession  concourt  au  bien  public, 
VII,  458  et  suiv. 

États  temporels  du  saint-siége.  Lettre  pastorale  à  Toccasion  de 
quelques  appréciations  touchant  le  bref  d'excommunication  con- 


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CCLII  TABLE   ANALYTIQUE. 

tre  les  usurpateurs  des  États  temporels  du  pape,  J1I,644  e(  sniv.; 
lettre  pastorale  et  mandement  par  suite  du  retrait  des  troupes 
françaises  de  l'État  pontifical,  novembre  4866,  VI,  4  et  suiv.; 
paroles  du  ministre  Ricasoli  touchant  la  convention  du  45  sep- 
tembre^ \l,  3  ;  quel  sera  le  sort  du  pape  prive  de  ses  État«, 
sans  finances  et  sans  armée?  4,  5;  passages  de  son  ailocotion 
demandant  des  prièreâ  à  l'univers  catholique,  5,  6,  7,  8;  troi? 
lettres  circulaires  à  propos  de  la  nouvelle  agression  contre  les 
État!)  pontificaux  (octobre  1864),  VI.  405,  407,  444  ;  dans  la  pre- 
mière, il  est  demandé  aux  fidèles  des  prières  et  des  offrandes  çu 
faveur  du  pape  ;  dans  la  seconde,  il  est  doQné  connaissance  d'une 
encyclique  de  Pie  IX  contre  les  envahisseurs  de  ses  États;  el 
la  troisième  annonce  un  succès  de  Tarmée  pontificale  à  Hentana 
et  à  Monte-Rotondo,  105  et  suiv.  Voir  Pio  IX,  Pouvoir  temporel 
Rome. 
Etienne,  évoque  do  Tournai.  Il  fait  l'éloge  de  TÉgltse  de  Cbartr^, 

I,  106,  408  ;  II,  207  ;  il  dit  combien  les  prérogatives  de  rÉgliâ« 
de  Tours  étJent  clièrenaux  princes  français,. lll,  304. 

Ëtndes  ecclésiastiques.  Restauration  des  anciennes  traditions  des 
écoles  théoiogiques  dans  la  province  de  Bordeaux  ;  décret  du 
concile  de  La  Roclielle  et  bref  de  Pie  IX,  relatif  à  la  nouxellf 
institution,  11^  447;  dëciel  du  concile  de  Poitiers  sur  les  études 
ecclésiastiques;  éloge  de  ce  décret  par  le  card-nal  préfet  de  la 
congrégation  du  concile  de  Trente,  VI,  368,  369. 

Encharistie.  Effets  de  ce  sacrement  dans  tout  notre  être,  Ili,  499; 
V,  438,  439,  440;  le  sacrifice  eucharistique  est  le  motif  auœi 
bien  que  l'objet  de  nos  actions  de  grâces  incessantes,  VI,  467; 
Pie  IX  recommande  aux  évoques  réunis  à  Rome  de  faire  aimer  ei 
honorer  Jésus-Christ  dans  le  sacrement  de  Tautel,  94,  9S;  man- 
dement qui  ordonne  dos  prières  expiatoires  à  l'occasion  d'un 
sacrilège,  I,  632  et  suiv.,  635  et  suiv. 

Encher  (s^aint),  évéquo  de  Lyon.  Il  dit  quo,dans  les  grands  sacri- 
fices de  la  patrie,  le  |)astcur  ofi're  au  Seigneur  une  nouvelle  hostie 
en  sa  propre  personne,  VII,  453,  454. 

Engène  IV,  pape.  Il  érige  l'université  de  Poitiers,  à  la  demande  du 
roi  de  France,  II,  556  ;  IV,  404. 

Euphrone  (saint),  évoque  de  Tours,  II,  549;  VI,  487. 

Europe.  Etat  moral  et  politique  de  l'Europe  en  1868  ;  sa  faihle^s? 
depuis  qu'on  a  ébranlé  la  papauté  qui  était  sa  clef  de  voûte,  VI, 
244  et  suiv,;  le  remède  à  tant  de  maux  serait  entre  les  mains  de 
l'Église,  24  4  et  suiv. 

Ensèbe,  évoque  de  Césarde.  II  dit  que  Dieu  conduisit  à  Rome,  sous 
Claude,  saint  Pierre  le  plus  grand  des  apôlres  et  le  chef  de  tous. 

II,  486. 

Ëvangile.  Il  doit  servir  de  règle  à  l'homme  public  aussi  bien  qu'i) 
l'homme  privé.  1,  54  ;  il  est  Tunique  traité  de  paix  entre  les  riches 


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TABLE    ANALYTIQUE  GGLIU 

et  l<s  pauvres,  44;  on  voudrait  réformer  la  sociëlë  avec  la  mo- 
rale de  rÊ\angile,  sans  accepter  ses  mystères  et  ses  miracles^  442, 
443;  si  par  impossible  les  hommes  venaient  à  perdre  l'Évangile 
de  Jésus-Christ,  les  pierres  qui  restent  sur  notre  sol  nous  en 
rendraient  encore  la  substance,  437;  nos  sociétés  ne  peuvent  se 
passer  de  TÉvangile  pour  assurer  l'équilibre  et  fixer  les  rapports 
entre  les  divers  citoyens,  I,  40;  IV,  273. 
Éyéqne.  Le  prêtre  qui  est  vraiment  et  pleinement  un  autre  Christ, 
c'est  le  prôlre  complet;  et  le  prôlre  complet  c'est  Tévôquo,  I, 
284  ;  il  n'a  au-dessus  de  lui  que  l'humanité  du  Verbe  fait  chair 
^et  la  dignité  de  la  maternité  divine;  la  perfection  est  l'essence 
môme  de  son  état,  282  ;  l'âme  des  évoques  est  le  tabernacle  du 
Saint-Esprit  où  il  réside,  et  d'où  il  veille  sur  le  précieux  dépôt 
de  la  vérité  révélée,  V,  378  ;  Tévéque  est  une  personne  collective, 
le  représentant  do  tous  les  êtres  intelligents  en  ce  qui  se  réfère  à 
Dieu,  VI,  48;  il  est  lo  sacrificateur  dans  toute  la  plénitude  du 
mot  et  de  la  chose,  48  ;  toutes  les  ordinations  subalternes  sont 
ëaiinummenl  dans  révoque ,  voilà  pourquoi,  aux  jours  solennels, 
il  s'avance  vers  l'autel  couvert  de  tous  les  vêtements  sacrés, 
49,  20;  saint  Âmbroise  rappelle  l'hiérarque  suprême,  qui  réca- 
pitule en  lui  toutes  les  ordinations,  V,  482. 

Le  jour  de  l'ordination  de  Tévêque  est  appelé  son  jour  natal, 
grandeur  du  caractère  imprimé  dans  son  âme  par  la  grâce  de  la 
consécration,  462,  463  ;  l'élection  de  l'évêque  appartient  au  seul 
pontife  romain  ;  témoignages  des  saints  Pères,  463,  464,  465  ; 
rëvéque  est  constitué  juge  ;  cette  judicâture  s'exerce  de  trois 
fjçons,  465,  466,  467  ;  homélie  sur  l'engagement  pris  par  l'é- 
vêque de  subordonner  son  propre  sens  aux  sens  de  l'Écriture,  VII, 
466  et  sniv.;  Tordre  de  saint  Paul  à  Timothée  de  s'adonner  à 
i 'étude  des  Écritures  regardait  surtout  les  évêques,  VU^  467, 
468;  sublimité  de  leur  rôle  auprès  des  peuples;  ils  sont  le  canal 
des  grâces  divines,  VIII,  492;  difficulté  d'exercer  le  minis- 
tère au  milieu  des  siens,  493;  avantages  et  dangers  d'un  long 
ëpiscopat,  237  ;  comment  Dieu  préparc  un  évêque  à  son  Église, 
et  comment  un  évêque  ainsi  préparé  répond  aux  desseins  de  Dieu 
sur  liri,  479  et  suiv.;  le  premier  soin  d'un  nouvel  évêque,  c'est  de 
connaître  l'Église  qui  lui  est  confiée,  VU,  530  et  suiv.;  le  pre- 
mier devoir  d'un  évêque,  c'est  la  contemplation,  la  prière;  sans 
elles  il  ne  peut  suffisamment  vivifier  son  peuple,  III,  292  ;  il  est 
conjoint  à  perpétuité  à  l'Église  entière  par  le  caractère  indélébile 
de  l'épiscopat ,  et  d'une  manière  spéciale  à  une  Église  particulière, 
IV.  477  ;  les  discussions  d'évêque  à  évêque,  dans  les  grands  in- 
térêts de  la  religion,  sont  un  indice  de  la  vitalité  de  celte  même 
religion,  etc., III,  604. 

Obligation  pour  l'évêque  de  défendre  la  doctrine  catholique, 
pour  convertir  les  méchants  et  préserver  les  bons,  III,  428, 429, 


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CCIJV  TABLE  ANALYTIQUE. 

493  et  suiv.;  s'H  erre  dans  l'enseignement,  dans  la  conduite  de 
son  iroupeau,  c  est  à  l'Ëglise  seule  qu'il  appartient  d'en  juger, 
IV,  252,  253;  on  ne  peut  admettre  de  distinction  entre  les  fidèles 
et  les  peuples,  lorsqu'il  s'agit  du  droit  dont  jouit  Tévéqne  d'en- 
seigner, 247;  prétendre  qu'un  jugement  d'un  ëvèque  sur  la  foi 
ou  les  mœurs  n'a  aucune  autorité  en  dehors  de  son  diocèse,  c'est 
une  opinion  inconnue  des  siècles  précédents,  V,  229  ;  c'est  son 
devoir  de  signaler  aux  fidèles  tout  écrivain  (;ui  par  ses  écrits 
porte  atteinte  à  la  religion,  396. 

Les  évoques  sont  les  prophètes  de  la  lot  nouvelle  ;  les  senti- 
nelles, les  avocats  des  peuples  auprès  de  Dieu,  IV,  i01;ré\èque 
doit  être  surtout  fort  et  vaillant,  vigoureux  et  résolu,  III,  442; 
il  doit  aimer  l'Église  universelle;  soldat,  il  doit  combattre; doc- 
teur, il  doit  enseigner,  etc.,  II,  544,  595;  vigilance  des  évéques 
dans  l'accomplissement  des  devoirs  de  leur  charge  ;  application 
de  ces  paroles  de  saint  Marc  :  Qiiod  auiem  dico  vobis,  omnU^tu 
dico,  vigilate^lW,  306  et  suiv.;  comme  son  nom  le  proclame, 
révoque  est  essentiellement  inspecteur,  I,  432  ;  il  est  le  prin- 
cipal ornement  d'une  Église,  I,  406;  il  doit  aimer  son  Église, 
s'appliquer  à  l'orner  et  à  l'établir  héritière  d'une  partie  de  son 
mobilier  sacré,  selon  renseignement  du  concile  d'Agen,  IV,  478  ; 
if  est  le  consul,  l'ambassadeur  de  la  majesté  divine,  etc.,  1, 432; 
la  compassion  est  un  devoir  du  pontife  ;  il  est  caution  pour  les 
péché>  de  tous,  VI,  20,  24,  22;  mission  de  l'évèque  d'après  le 
pontifical  romain,  I,  124. 

Serment  de  fidélité  que  l'évèque  prête  le  jour  de  son  sacre  à 
l'Église  romaine  et  au  pape,  obligations  qu'entraîne  ce  serment, 
m,  478;  l'institution  de  Jésus-Christ  et  les  décrets  de  l'Église 
ont  posé  des  limites  à  son  autorité,  I,  344  ;  l'évèque  est  lié  par 
le  serment  d'observer  les  constitutions  apostoliques,  342  ;  l'u- 
nion des  fidèles  et  des  prêtres  se  produit  dans  la  proportion 
exacte  de  l'union  de  Févêque  avec  le  pape.  Il ,  247  ;  l'un  des 
plus  grands  fruits  des  solennelles  réunions  d'évék^ues  autour  du 
pape,  c'est  d'exprimer  la  tradition  totale  et  plénière  de  l'^i'e 
universelle,  YI,  63,  64, 86,  88;  le  but  de  la  réunion  des  évèque^, 
c'est  de  rétablir  la  paix  sur  la  base  qui  est  la  vérité  ;  de  resser- 
rer les  liens  de  la  charité  et  de  la  discipline,  435;  déception  des 
méchants  qui  avaient  annoncé  des  dissidences  au  sein  de  Tépts- 
copat  rénni  à  Rome  en  4867>  93;  quelle  flétrissure  mériterait 
celui  qui  dans  ces  réunions  d'évèques  accepterait  le  r61e  d'agent 
secret  de  la  puissance  séculière,  94  ;  discours  des  évêques  réunis 
à  Rome,  adressé  au  pape,  et  dans  lequel  ils  déclarent  adhérer 
collectivement  à  tous  les  actes  d'autorité  doctrinale  da  saint- 
siège  depuis  la  précédente  réunion,  94  et  suiv.,  403  ;  leur  assen- 
timent tacite  n'est  pas  nécessaire  pour  donner  aax  décisions 
pontificales  la  valeur  d'infaillibilité,  468;  l'évèque  doit  toujoars 


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TABLE    ANALYTIQUE.  GGLV 

se  montrer  docile  à  se  laisser  instruire;  témoignage  de  saint 
Augustin,  64,474,  472;  les  évoques  sont  les  ruisseaux,  et  Pierre 
est  à  rentrée  de  la  source  ;  les  eaux  que  les  évoques  distribuent 
doivent  venir  de  la  source,  II,  466  ;  honneurs  que  les  évéques 
reçoivent  à  Rome,  539. 

Nécessité  pour  les  évoques  do  conformer  aux  règles  et  cou- 
tumes établies  par  l'Église  la  forme  des  actes  émanant  du  corps 
épiscopal,  II,  325;  malgré  l'autorité  législative  dont  il  est  investi 
par  rapport  à  son  diocèse,  l'évèque  reste  soumis  aux  lois  géné- 
rales de  rËglise,  à  l'autorité  des  concordats,  etc.,  III,  38;  les 
saints  canons  reconnaissent  aux  évéques  le  droit  ordinaire,  et 
non  délégué,  de  concéder  Tindulgencedans  une  mesure  restreinte, 
90  ;  du  rôle  des  évoques  dans  la  canonisation  des  saints,  dans 
l'ancienne  discipline  de  l'Église  et  depuis  l'établissement  de  la 
congrégation  des  rites,  VI,  61  ;  ils  ne  sont  pas  juges,  mais  con- 
sulteurs;  cependant  leur  suffrage  est  loin  d'être  superflu, 64; 
conduite  de  l'évèque  envers  les  prêtres  ;  il  doit  les  avertir,  I,  339  ; 
mettre  en  pratique  l'enseignement  du  concile  de  Trente,  traçant 
leâ  règles  de  Tévêque  à  cet  égard,  I,  358  et  suiv.;  le  clergé  doit 
ie  respect  et  l'obéissance  à  son  évêque>  347  et  suiv.;  douleur  d'un 
ëvêque  à  la  vue  d'un  prêtre  insoumis,  111,45;  joie  qu'il  éprouve 
au  contraire  lorsqu'il  est  repentant,  264,  265  ;  comment  il  doit 
exhorter  les  vieillards  et  les  jeunes  gens,  I,  468  et  suiv.,  287  et 
suiv.;  condition  et  sort  d'un  évèque;  il  n'est  le  maître  de  tous 
que  pour  être  le  serviteur  de  tous,  227  ;  il  est  débiteur  de  tous, 
et  sous  ce  rapport  il  est,  sans  restriction,  successeur  des  apètres, 
VI,  498  ;  en  France,  la  vie  d'un  évêque,  depuis  la  révolution,  est 
celle  d'un  missionnaire,  lY,  425,  426. 

Qualités  d'un  évêque  pour  bien  régir  sa  maison;  code  parfait 
pour  le  gouvernement  spirituel  et  temporel  d'une  maison  épisco- 
pale  donnée  par  le  concile  de  Trente  et  saint  Charles  Borromée, 
Yl,  253,  254;  raisons  pour  lesquelles  l'Église  avait  pourvu  les 
ëvêques  de  maisons  spacieuses,  et  largeiLent  dotées,  254,  255  ; 
révêque  doit  exercer  l'hospitalité,  il  ne  peut  aliéner  ses  biens, 
255  ;  en  vivant  dans  leurs  villas,  les  évéques  ont  pu  provoquer  la 
spoliation  de  leurs  palais  de  la  ville  épiscopale  devenus  presque 
déserts  et  inhabités,  256  ;  l'intervention  de  l'évèque  en  matière 
de  politique  religieuse  a  été  de  tout  temps  appréciée  diverse- 
ment par  les  intelligences  honnêtes,  mais  timides  et  flottantes, 
lY,  232  ;  son  devoir  est  de  proclamer  les  droits  imprescriptibles 
de  Dieu  au  sein  des  sociétés,  YIII,  88  ;  de  prétendus  conserva- 
teurs dénoncent  les  évéques  et  soulèvent  les  passions  contre 
eux,  89,  90  ;  si  les  évéques  reprochent  si  souvent  à  la  France 
l'affaiblissement  de  sa  foi,  c'est  que  le  mal  dure  toujours;  exem- 
ple de  saint  Augustin  contre  les  donatistes>  83,  84. 

Saint  Âmbroise  déclare  à  l'empereur  Théodose  qu'il  n'est  pas 


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GGLVl  TABLE  ANALYTIQUE. 

digne  de  la  majeetë  impériale  de  refuser  aux  évoques  la  liberté 
de  parler,  ui  digoe  de  l'évoque  de  taire  ce  qu'iJ  pense,  III,  554. 
655;  saint  Hilaire  enseigne  que  la  conscience  de  Tévèque  ne  peat 
accepter  indistinctement  toutes  les  lois  du  prince  ;  que  le  siJeo» 
serait  quelquefois  un  crime  de  sa  part,  II,  77,  78,  383;  III,  130; 
IV,  265;  sentiment  de  saint  Augustin,  III,  429. 

Accusations  injustes  contre  les  évéques  de  vouloir  intervenir 
dans  \g  gouvernement  général  du  pays,  YII,  372  ;  le  pouvoir  ci\ii 
doit  à  révéque,  dans  les  actes  de  sa  charge,  une  protection  ana- 
logue à  celle  qui  est  acquise  à  Texercice  des  autres  fonctions  pu- 
bliques, IV,  576;  les  princes  devraient  craindre  les  complaisance? 
funestes  des  évoques,  loin  de  leur  en  savoir  gré,  II,  596;  '\\<  ^e 
trompent,  s'ils  croient  pouvoir  isoler  un  évoque  du  reste  delà 
hiérarchie  ecclésiastique ,  IV,  252 ,  253  ;  services  rendus  à  la 
France  par  les  évoques  à  d'autres  époques,  et  qui  seraient  in- 
compatibles avec  l'état  actuel  de  la  société,  VII,  373,  374  ;  il  D'e<t 
jamais  plus  apte  de  se  rendre  utile  à  la  religion  et  à  la  société 
que  quand  il  est  seulement  évéque,  II,  604  ;  VII,  374  ;  Tévéqueest 
placé  comme  sentinelle  pour  observer  la  marche  des  lenips,  i\ 
doit  dire  à  la  génération  qui  l'entoure  ce  qu'il  faut  penser  d'eile, 
Vlll,  249;  les  visites  pastorales  des  évéques  utiles  en  inéiBe 
temps  à  l'Jntérôt  religieux  et  à  l'intérêt  social,  IV^  425, 426;  ii  est 
des  hardiesses  que  Pévôque  peut  et  doit  avoir  ;  il  faut  que  le? 
prêtres  lui  en  laissent  la  responsabilité  et  abritent  leur  conscieace 
sous  la  sienne,  II,  30. 
ÉTÔqaes  élus  ou  nommés.  Publication  de  la  constitution  Romau*! 
PontifêXf  concernant  les  prétendus  droits  d&s  évéques  élu?  oq 
nommés,  avant  l'institution  canonique,  VIII,  434  cl  sui\.. 
moyens  dont  se  servait  le  pouvoir  civil  pour  attribuer  la  juridic- 
tion à  révéque  nommé,  132;  différence  entre  Téleclion  par  te  I 
chapitre  et  la  nomination  par  le  pouvoir  temporel  ;  le  pape  con- 1 
firme  le  choix  dans  le  premier  cas,  et  dans  le  second  il  élil  le  | 
candidat  nommé,  4 4i,  442,  443;  détails  historiques  sur  lacon-i 
troverse  soulevée  par  la  nomination  du  cardinal  Maury  au  i^iét»! 
archiépiscopal  de  Paiis,  134  et  suiv.;  divers  exemples  d'évêque 
élus  ou  nommés  dans  l'Église  de  Poitiers  sans  avoir  pu  obleni 
l'institution  canonique,  434  et  suiv. 

L'institution  canonique  des  évéques  appartient  au  pape  seul 
témoignages  des  docteurs  de  l'Orient  comme  de  l'Occident.  M 
463,  464. 

Examen  sezennal  des  nouveaux  prêtres.  Motifs  qui  ont  porté  I 
concile  de  Bordeaux  à  établir  cet  examen  ;  programme  des  ^1 
années,  I,  541 ,  542. 

Ezoominimicatioii.  Bulle  d'excommunication  de  Pie  VU  conii 
Napoléon   1er  ;  la  validité    de   cette  sentenca  soutenue  pi 


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TABLE  AniLni0IIE.  CCLVU 

Êmery,  IV,  414,  iîS;  lettre  pasloraie  à  Toccasion  du  Bref 
d'excommunication  publié  par  Pie  IX  contre  \e»  usurpateurs  des 
États  temporels  de  TÊglise,  Ili,  644  et  suiv.;  IV,  M  ;  l'ËgJise  a 
prononce  la  leine  d'excommunication  contre  les  u.«urpateursdes 
Étals  temporels  du  saint-siége,  IV,  420.  Voir  Étals  temporeis. 

Exemple.  Combien  est  puissant,  pour  la  moraUsation  du  peuple, 
Texerople  pratique  de  la  religion  sur  les  personnes  influentes  de 
la  société,  1, 455  et  suiv. 

Exercices  spirituels  do  saint  Ignace.  Éloge  de  ce  livre  ;  comment  le 
bienheureux  Lefèvre  s*en  servit  pour  attirer  les  âmes  à  Dieu,  et 
former  des  aspirants  à  la  compagnie,  VIH,  73. 

Exorciste.  Son  pouvoir  sur  les  démons,  II,  309  et  suiv. 

Expiation.  Elle  tire  toute  sa  vertu  de  la  croix^  1,  18  ;  le  christia- 
nisme repose  tout  eniier  sur  le  dogme  de  l'expiation,  de  la  ré- 
demption par  la  douleur,  49. 


Faber  (le  Père).  Divers  passages  de  ses  écrits  sur  TÉglise,  V,  Î05, 
393,  394;  il  enseigne  que  c'est  un  péché  contre  le  Saint-Esprit 
que  de  nier  son  habitation  personnelle  dans  PÉglise,  VI,  584. 

Fabrique.  Obligation  pour  les  fabriques  de  concourir  au  soulage- 
ment des  prêtres  âgés  ou  infirmes,  1, 493, 494. 

Faillon,  Sulpicien,  III,  489;  IV,  446. 

Famille.  Parallèle  entre  les  familles  chrétiennes  d'autrefois  et  celles 
de  nos  tempsij  les  mœurs  n'ont  plus  la  même  simplicité, les  pres- 
criptions de  T'Église  sont  méconnues;  le  christianisme  semble 
amoindri,  III,  629  et  suiv.;  grandeur  d'une  famille  dont  les  en-> 
fanls  ne  dégénèrent  pas,  VI,  181  ;  le  concile  de  La  Rochelle  ex- 
horte les  fidèles  à  f  lire  revirre  dans  chaque  maison  tout  ce  qui 
constitue  la  religion  delà  famille;  détails  sur  les  pieux  usages 
des  anciennes  familles  chrétiennes  ;  avantages  qu'elles  en  reli-« 
raient.  H,  449,  450;  V,  24. 

Faire,  médecin  anglais.  Extrait  de  son  rapport,  fait  au  parlement 
anglais,  sur  les  avantages  du  repos  du  dimanche,  III,  680,  584. 

Faye-l'AbboBse,  paroisse  dans  le  diocèse  de  Poitiers.  Elle  conserve 
la  pierre  portativ|B|ut  servait  d'autel  à  saint  Hilaire  dans  ses 
voviiges;  !<on  églisMe vient  un  pèlerinage  en  l'honneur  de  saint 
HiUire  ;  nécessité  urgente  de  restaurer  cette  église,  VI,  344,  345  ; 
oratoire  dédié  à  saint  SSvDphorien  où  saint  Hikiiro  allaii  prier, 
344. 

Payai  (Mgr)«  évéque  d'Orléans.  Il  signale  le  débordement  de^ 
fleuves  comme  un  châtiment  de  0ieu  de  la  violation  du  dinandie, 

T.  VIII.  47* 


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caurm  tablb  ANALmom. 

m,  $90  ;  divers  exiraito  de  ses  instrucUons  pastorales  aur  Téut 
prëeent  de  TÉglise,  dans  lesquelles  il  rappelle  les  ▼rais  priocipps 
concernant  les  devoirs  des  sociétés  publiques  envers  IMea,  YIU, 
84  et  suiv.  ' 

Félix  (saint),  pape.  11  écrit  à  l'enipereur  Zenon  qu'il  n'y  a  rien  de 
plus  utile  aux  princes  que  de  laisser  TÉglise  suivre  ses  hm.  II, 
349. 

Félix  (saint),  ëvéque  de  Nantes,  II,  549. 

Femme.  La  femme  païenne  se  transforme  sous  T influence  de  la  r^ 
ligion  chrétienne,  II,  5  ;  caractère  de  la  femme  française  :  son 
rôle  glorieux  depuis  un  demi-siècle  dans  la  société  envahie  par  le 
matérialisme  ;  sa  supériorité  sur  les  hommes  par  Pénergiedesa 
foi  et  la  pureté  de  sa  morale,  6,  7,  8  ;  c'est  pour  elle  que  les 
temples  restent  debout  et  que  le  culte  et.  le  nom  de  Dieu  se  con- 
servent en  France,  40;  TÉglise  n'a  rencontré  durant  cette  épo- 
que qu'une  puissance  sérieusement  conservatrice  :  c'est  la  femme 
française,  44,  4S;  dangers  que  des  habitudes  nouvelles  ne  vien- 
nent se  substituer  à  ces  nobles  qualités,  4t,  13;  modèle  d'une 
femme  chrétienne  au  milieu  du  monde,  643  et  suiv.  ;  I?,  342, 
343  ;  il  va,  de  nos  jours,  des  femmes  qui  tendent  à  corrompre 
le  christianisme,  en  voulant  concilier  ce  qui  est  inconciliable,  I, 
648,  649. 

Fénelon^  archevêque  de  Cambrai,  Y,  306.  Sus  missions  dans  le 
Poitou  contre  les  protestants  ;  il  refuse  l'évéché  de  Poitiers,  11, 
658;  VL  325  ;  son  discours  pour  le  jour  de  TÉpiphanie,  IV,  370; 
il  fait  un  mérite  à  Charlemagne  d'avoir  été  plus  heureux  que  saint 
Louis,  I,  77. 

Ferrier  (Du),  orateur  du  roi  de  France.  Son  langage  au  concile  de 
Treole,  V,  576. 

Fecriére  (paroi:s«e  de  La),  diocèse  de  Poitiers.  Récit  des  tracasse- 
ries auxquelles  furent  en  butte  les  habitants  de  cette  paroisse  de 
la  part  <ies  autorités  civiles^  à  proposd'une  visite  de  learé«éqae, 
IV,  5î9etsuiv.;  V,  844. 

Fétaa.  Mottfe  qui  avaient  porté  TËglise  à  établir  un  grand  nombre 
de  fêtes  chômées  dans  les  siècles  passés,  et  qni  l'ont  portée  plus 
•  tard  à  les  diminuer  seulement  quant  au  chômage,  1, 536  et  suiv.  ; 
les  fêtes  du  peuple  auraient  quelque  chose  d'incomplet,  si  l'É- 
glise n'y  faisait  entendre  sa  voix,  111,  4. 

Fiacre  (saint),  patron  et  protecteur  des  jar<Ékrs.  Homélie  prêcbéc 
à  la  messe  de  ce  saint,  IV,  S75;  il  était  d'Ke  origine  royale; II 
se  retira  dans  un  ermitage  où  il  se  livra  à  la  culture  d'an  jardin^ 
prodiges  arrivés  autour  de  sa  tombe:  Anne  d'Autriche  otAieat  la 
naissance  de  Louis  XIV  par  son  intercession,  S76.  • 

FIdéiame,  U,  t&9  (note).  Sa  condamnation  implicite  on  indirscta 
par  le  concile  du  Vaiican,  VII,  S45. 


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TABLE    ANALYTIQUE.  €GUX 

Filbert  ou  Plifiibeit  (saint),  abbé  de  Samt-fieaoit  de  Qainçay,  II, 
419,  454. 

FiUMV,  poitevin,  VI,  486,  4M,  493.       ' 

Fillion  [Charles),  évèque  da  Mans.  Son  oraison  funèbre  prononcée 
dans  la  ca(h^drale  du  Mans  ;  comment  la  providence  surnatvrelie 
de  Dieu  prépare  un  évoque  à  son  Église,  et  comment  un  évéque 
ain% préparé  répond  aux  desseins  de  Dieu  sur  lui,  VIII,  479  et 
suiv.  ;  il  est  nommé  évèque  de  Saint-Claude  ;  bien  qu'il  opère  dans 
ce  diocèse;  il  est  appelé  au  siège  du  Maas,  492  et  suiv.;  pureté 
de  son  enseignement,  495  et  suiv.;  sa  sagesse  dans  las  conseils, 
dans  ia  direction  des  âmes^  498;  sa  conduite  droite  et  ferme  au 
concile  du  Vatican,  200  ;  ses  souffrances  pendant  la  guerre,  204  ; 
sa  mon,  206. 

Fisher  (J.),  évéque  anglais  sous  Henri  YIII.  Il  enseigne  que  le 
peuple  fidèle  est  dirigé  par  le  Saint-Esprit  dans  seà  croyances, 
II,  247  (note). 

Fléaux.  C'est  une  impiété  de  les  attribuer  à  des  causes  aveugles  ou 
capricieuses,  IV,  214  ;  les  païens  les  attribuaient  à  la  religion 
chrétienne,  244.  Voir  Calamités. 

Fléclliar,  évoque  de  Nîmes.  Il  prêche  dans  le  Poitou  pour  la  con- 
version des  protestants,  II,  558  ;  extraits  d'une  de  ses  oraisons 
funèbres,  VI,  269,  273,  284. 

Florence  (sainte],  fille  spirituelle  de  saint  Hilaire,  se  retire  dans  le 
monastère  de  Comblé,  424. 

Florentin  (saint),  I,  47. 

Foi  Instruction  synodale  sur  la  première  constitution  du  concile 
du  Vatican  intitulée  :  Comtitutio  dogmatica  de  fide  catholica^ 
VII,  477  et  suiv.  ;  développement  de  la  doctrine  du  concile  du 
Vatican  sur  la  foi  ;  la  foi  à  la  parole  de  Dieu  est  commandée  par 
la  raison  elle-même,  223  ;  quoique  raisonnable,  elle  est  avant 
tout  surnaturelle  et  repose  sur  l'autorité  infaillible  de  Dieu,  224  ; 
elle  repose  en  môme  temps  sur  des  motifs  de  crédibilité  qui 
sont  à  la  portée  de  tous,  194;  la  foi  n'est  pas  un  mouvement 
aveugle,  elle  reste  libre  malgré  la  force  des  arguments  qui  Tap- 
puieot,  228, 229,  230,  234  ;  étendue  de  l'objet  de  la  foi  divine  et 
catholique,  232  ;  la  foi  étant  de  nécessité  absolue  pour  tous  a 
été  facilitée  à  tous,  233;  le  grand  moyen  pour  parvenir  à  la  foi , 
c'est  l'Église,  234,  235;  la  grâce  attire  les  âmes  à  la  foi  et 
les  y  confirme,  ^^  ;  distinction  de  deux  ordres  de  connaissance  ; 
excellence  de  i^Bre  de  la  foi,  239,  240,  244  ;  la  raison  éclairée 
par  la  foi  peut  f^e  de  grands  et  utiles  progrès  dans  l'intelligence 
des  vérités  révélées,  242,  213.  Voir  Raison. 

La  foi  est  une  vertu  théologale,  parce  qu'elle  a  Dieu  luî-môme 
pour  objet  ;  ce  qu'enseignent  les  rationalistes  touchant  la  foi,  II, 
362  et  suiv.  ;  elle  est  le  fondement  de  tout  l'édifice  chrétien;  dé- 
finition de  la  vraie  foi,  VI,  157;  la  foi,  non  plus  que  la  grâce, 


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GCLX  TABU  ANALYtlQDB. 

n'est  pas  un  être  subsistaa'.  en  lui-méme,  c'e^  un  «cckieai 
divin  qui  se  produit  dans  un  être  capable  de  le  recev..ir,  III, 
466  ;  c'est  dans  la  rais«n  de  Thomme  que  là  foi  veut  et  doit  pnus^ 
ser  avant  tout  ses  racines,  467;  elle  ne  resserre  pas  lestiinites 
de  Tordre  rationnel,  456  ;  elle  ne  procède  pas  de  la  science,  mai:< 
de  la  rëvëlution;  elle  n'est  pas  une  question  de  philosophie,  m'Au 
une  doctrine  rëvéiée,  I,  480;  c'est  une  grande  force  ré^yuatricc; 
sou  efficacité,  IV,  495.  ^ 

L'avantage  des  générations  anciennes  sur  ia  nôtre,  c'était  la 
puissance  de  la  foi,  VII,  399;  elle  est  la  racine  première  de  Id 
grâce^  elle  est  le  fondement  posé  en  nous  par  le  tiaptéme  ;  elle 
est  la  mère  du  repentir,  4O0. 

Ce  sont  les  hérésies  qui  ont  rendu  nécessaires  la  pratique  des 
définitions  des  articles  de  foi,  et  l'obligation  d'adhérer  à  ces  formu- 
laires, comme  le  démontre  saint  Hilaire,  VII.  359  ;  un  article 
de  foi  présuppose  la  parole  de  Dieu  écrite  ou  traditionnelle,  IV, 
449;  le  domaine  de  la  foi  s'agrandit  de  siècle  en  siècle  parles 
travaux  des  doctes,  les  méditations  des  saints,  et  surtout  par  les 
enseignements  de  l'Église,  VII,  443,  444;  la  foi  est  la  condition 
première  de  la  justification,  mais  elle  ne  confère  pas  seule  U 
puissance  de  devenir  enfant  de  Dieu,  V,  138  ;  un  enseignement 
pernicieux  n'enlève  pas  toujours  la  foi  aux  peuples,  para  que 
les  oreilles  de  ceux  qui  entendent  sont  plus  saintes  que  les 
lèvres  de  ceux  qui  les  enseignent,  I\\  296  ;  avantages  que  la  \rate 
philosophie  retire  de  la  foi,  11,  413;  l'homme  n'atteindra  pas 
la  fin  pour  laquelle  il  a  été  créé,  s'il  n'agit  pas  au  nom  de  la  fou 
384  ;  doctrine  de  saint  Augustin  sur  la  nécessité  de  la  foi  pour 
parvenir  au  bonheur  éternel,  388  et  suiv. 

Instruction  pastorale  sur  Tobligation  de  confesser  publiqui^mont 
la  foi  chrétienne,  VIII,  77  et  suiv.  ;  ce  que  c'est  que  Tacte  de  foi 
pour  le  chrétien,  II,  363,  363  ;  la  foi  existait  avant  \es  conciles^ 
elle  existe  pour  chaque  chrétien  avant  son  baptême,  VI,  ft63,  56i  : 
un  seul  atome  de  foi  vaut  mieux,  que  toutes  les  conquêtes  de  la 
science,  si  la  science  est  séparée  de  la  foi ,  IH,  422;  bonheur  du 
chrétien  qui  a  toujours  conservé  la  foi  ;  comment  on  parvient 
à  la  foi  par  la  scieilce  et  l'examen  ;  exemple  de  saint  liilaire,  VI. 
549,  550;  il  n'y  a  qu'une  foi.  la  foi  de  saint  Pierre;  doctrine 
développée  par  saint  Hilaire,  565  et  suiv.jJoin  d'être  l'anéan- 
tissement  de  la  raison,  la  foi  en  est  l'exerciMfe  plu<%  sublime,  III, 
423;  l'extension  de  la  foi  et  de  Ja  doctrine  cSnolique  est  le  prin- 
cipe efficace  du  bonheur  et  de  la  vraie  prospérité  des  nations. 
II,  470  ;  l'acte  de  foi,  qui  est  Ja  racine  même  de  la  religion,  a  été 
extir|)éde  la  société  européenne,  V,  491;  obligation  de  pro- 
fesser ouvertement  la  foi;  circonstances  où  cette  profession 
devient  obligatoire,  III,  443  et  suiv.;  V,  87  ;  doctrine  de  saint 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCLXI 

Hilaire  sur  la  nëcesâitë d'unir  les  œuvres  à  la  fji,  VI,  432,  433  ; 
modèle  d'une  li»i  vive,  III,  288  et  suiv.  ;  Y,  49t>,  493. 

Fonotions  pobliqnes.  Le  chrétien  nedoM  les  ambitionner  qu'avec 
modération,  YII,  446,  447;  une  protection  analogne  à  celle 
qui  est  accordée  à  l'exercice  des  fonctions  publiques  semble 
devoir  être  accordée  aux  actes  de  la  charge  épiscopale,  lY, 
576»  |ff7  ;  elles  présentent  à  la  conscience  chrétienne,  dans  une 
socim  saturée  de  naturalisme^  les  mêmes  obstacles  qu'elles 
présentaient  sous  les  empereurs  païens,  Y,  200,  204,  203  ;  res- 
ponsabilité de  ceux  qui,  exerçant  ces  fonctions,  s'éloignent  delà 
pratique  delà  religion,  I,  455,  456  ;  II,  474. 

Fonctionnaires  pnblics.  Avantages  pour  le  pouvoir  lorsque 
le  fonctionnaire  public  joint  à  ses  autres  aptitudes  le  mérite 
littéraire,  YI,  284,  285;  Napoléon  I^r  n'approuvait  pas  la  con- 
duite querelleuse  de  plusieurs  de  ses  fonctionnaires,  286;  saint 
Hilaire  montre  combien  il  est  difficile  pour  les  fonctionnaires 
publics  de  rester  dans  la  sainteté  de  la  loi  chrétienne  malgré  leur 
bon  vouloir,  574,  572;  Y,  499  et  suiv.;  les  fonctions  publiques 
seront  entre  les  mains  d'hommes  mauvais  et  tarés,  au  temps  de 
Tantechrist,  YI,  573. 

Fondateur  d*nno  église.  Privilèges  qui  lui  sont  accordés  ainsi 
qu'à  ses  héritiers.  Y,  362. 

Fontevraolt  (Ordre  de].  Saint  Pierre  II,  évolue  de  Poitiers,  consi- 
déré comme  le  fondateur  de  Fontevrault  avec  le  B.  Robert  d*Ar- 
brir^el,  YIII,  142;  ses  monastères  placés  sous  l'invocation  de 
MHrie;  443.   Voir  Robert  d'Arbrissel. 

Fontgomband  (abbaye  de).  Détails  historiques  sur  ce  monastère; 
sa  restauration,  III,  624  et  suiv.  ;  bénédiction  de  l'abbé.  Voir 
Abbé. 

Fortonl,  ministre  des  cultes.  Lettre  à  ce  ministre  relativement  au 
décret  qui  organise  l'inspection  de  l'Ëtatdans  les  pensionnats  des 
couvents  et  des  maisons  cloîtrées,  II,  400;  observations  adressées 
à  M.  Fortout  à  propos  de  sa  lettre,  relative  à  la  première  syno- 
dale, sur  los  principales  erreurs  du  temps.  II,  436,  439;  lY,  545. 

Fortimat  (^^aint),  évoque  de  Poitiers,  I,  249;  II,  562,  564,  565; 
III,  302;  YI,  488,493,504,599.  Il  est  l'auteur  des  bvmnes  de 
la  sainte  Croix,  I,  248;  II,  549  ;  YI,  489  ;1«II,  174  ;  il  fait  l'éloge 
du  clergé  de  Paris,  II,  307;  il  dit  que  saint  Hilaire  brillait  parmi 
les  évéques  des  Gaules,  comme  l'étoile  du  matin  parmi  les  as- 
tres, YIII,  56;  extraits  de  la  vie  de  saint  Hilaire,  I,  233;  III, 
349;  YI,  342,  444,  558;  YII,  88,  89;  passage  de  la  vie  de 
saint  Maurjlle,  évèque  d'Angers,  Y,  466  ;  de  saint  Martin,  III, 
302;  il  envoie  un  hymne  de  remerciement,  au  nom  de  sainte 
Radegonde,  à  Temperear  deCon8tantinopie,YI,  490  ;  il  est  honoré 
d'une  vénération  particulière  dans  la  chapelle  épiscopato  de  Poi- 
tiers, YIII,  220. 


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CCLXII  TABLE  ANALYTIQUE. 

Foonieaiiz  (Hanti-).  Di^^cours  prononcé  à  la  cérémonie  de  la  béné- 
diction des  Haute-Fourneaux  dans  la  vallée  4a  la  Gartempe 
près  Montmorillon^  VU,,  456  et  suiv.  ;  commenibire  des  versets 
23,  39  du  chap.  38  de  rÈcclésiastique,  appliqué  à  l'objet  de  cette 
cérémonie,  458  et  suiv. 

Fournet  (André],  fondateur  des  Sœurs  de  La  Puye.  Cause  de  «ta 
béatification  ;  ordonnance  pour  la  recherches  de  ses  écr^k  Vil, 
277,  385,  386;  son  séjour  à  La  Puye  où  il  s'adonne  à  la  lURqae 
des  plus  admirables  vertus,  VIH,  4U,  445. 

Foy  (sainte),  vierge  d'Agen  ,  martyre.  Histoire  de  son  martyre  ; 
Dieu  lui  envoie  saint  Caprais  pour  la  soutenir  dans  le  combat  ; 
Bernard,  disciple  de  saint  Fulbert  de  Chartres,  écrit  la  relation 
de  ses  miracles,  HI,  458  et  suiv.;  sou  culte  à  Âgen,  Ht,  473  ; 
à  Chartres,  485  et  suiv.;  réconciliation  de  T Église  de  Sainte- 
Foy,  à  Chartres.  Voir  Chartres. 

France.  Prédestination  catholique  de  la  France,  Y,  4 83  ;  c*est  la 
nation  chrétienne  par  excellence,  parce  qu'elle  a  fait  de  TËvan- 
gile  la  base  de  son  organisation,  I,  6, 47,  436,  344  et  suiv.;  III, 
297;  Dieu  a  adopté  le  peuple  de  France  dès  sa  naissance;  il  a 
signé  avec  lui  un  pacte  dans  le  baptistère  de  Reims,  YH,  287, 
820  ;  le  ciel  l'a  frappée  pour  avoir  oublié  ce  pacte,  288,  289, 
290,  349,  320,  324,  364  ;  la  France  est  à  la  tète  du  monde  chré- 
tien, 406,  407  ;  liberté  donnée  aux  évèques  pour  la  réunion  des 
conciles  ;  depuis  60  ans  le  pouvoir  a  beaucr'up  fait  pour  TÊglise, 
pourquoi  a-i-elle  été  impuissante  pour  soutenir  ces  gouverne- 
ments? II,  446  et  suiv. 

Dieu  a  constitué  la  France  protectrice  des  droits  da  saint- 
siège,  I,  47;  U,  529;  V,  506,  576;  Yl,  246,  6U;  VH,  iî ,  43, 
407,  440,  287,  294,  295,  320,  324,  324,  327,  409,  547;  YHI,  44, 
45,  43  ;  elle  a  fait  beaucoup  pour  l'Église  en  tous  les  temps,.!, 
47;  sa  mission  dans  le  monde,  315;  cette  mission  énoncée  à 
saint  Louis  par  le  pape  Grégoire  IX,  136,  497, 498  ;  elle  a  une 
vocation  spéciale  pour  l'extension  de  la  foi  ;  elle  ne  peut  se  sou- 
tenir lorsque  l'incrédulité  règne  chez  elle,  343:  lY,  370;  son  ar- 
deur et  sa  mobilité  la  rendent  moins  propre  à  garder  le  dépôt 
de  la  doctrine  confiée  aux  Romains,  II,  509;  elle  a  été  établie 
Tappui  et  le  soutieih^u  temporel  de  la  papauté  ;  cette  mission 
fait  sa  fortune,  si  elle  y  reste  fidèle,  YI,  597  ;  Yll,  12,  43  ;  son 
histoire  est  comme  un  glorieux  complément  de  l'Epiphanie  de 
Jésus-Christ,  YI,  434  ;  elle  défend  les  États  pofOtificaux  à  Mon- 
tana, 470,  245;  elle  reprendra  sa  mission  de  protectrice  de 
l'Église  qu'elle  a  semblé  avoir  oubliée  un  moment,  245,  246;  té- 
moignages d'affection  de  Pie  lY  et  de  Pie  IX  pour  la  France,  V, 
576  et  suiv. 

Benoit  XIY  proclame  la  France  impérissable  parro  qu'elle  <vl 
le  royaume  de  Marie,  II ,  270;  Baronius  assure  que  cvl  empire. 


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TABUB  ANALTTIQin.  ÇCLXiU 

fondé  sur  le  culto  des  saints,  durera  aussi  longtemps  que  ses 
fondements  resteront  poses  sur  le  même  cnk^r,  577  ;  le  nom  de 
saint  Martin  intimement  lié  à  l'histoire  de  la  France,  III,  296  ;  lY , 
425  et  suiv.;  sainte  Clotilde  et  sainte  Radegonde,  protectrices 
de  la  France,  YIII,  475  ;  part  glorieuse  que  les  ëvèques  ont  prise 
à  la  formation  et  à  la  conservation  de  la  France,  lY,  425;  YII, 
«9t,  193;  YIII,  475  y  caractère  du  peuple  français,  II,  342; 
IV,  ^ 


•■4 


An.  1850.  Mandement  qui  ordonne  un  Te  Deum  à  Toccasiof 
de  la  rentrée  de  Pie  IX  dans  Rome,  1,  497  et 
suiv.;  appréciation  de  rexpédition  française  pour 
la  délivrance  de  Rome,  498  et  suiv.;  entretiens 
avec  le  clergé  sur  quelques  questions  du  moment 
présent,  1.339  et  suiv. 

4851.  Etat  prospère  de  la  France  soss  le  rapport  ma- 
tériel ;  craintes  au  milieu  de  la  paix;  opposition  à 
Dieu,  I,  340  et  suiv.,  453  et  suiv.,  459  et  suiv.; 
de  l'abstention  religieuse  et  politique,  455,  456. 

1852.  Entretiens  avec  le  clergé  sur  la  conduite  à  garder 
dans  la  nouvelle  phase  politique  qui  va  s'ouvrir  en 
France,  I,  550  et  suiv.;  maux  de  l'époque,  11,443, 
457. 

1854.  Lettre  pastorale  qui  ordonne  des  prières  à  l'occa- 
sion de  la  guerre,  II,  402  et  suiv.;  la  paix  de  40  ans 
(4844-4854)  dont  a  joui  la  France  lui  a  été  funeste; 
elle  a  été  envahie  par  le  naturalisme,  et  l'État  s'est 
substitué  à  l'Église,  I,  417,  448;  II,  166  et  suiv.; 
raisons  pour  lesquelles  la  guerre  d'Orient  fut  entre- 
prise, IH,  540  ;  témoignages  de  piété  en\ers  Marie 
par  les  soldats  français  pendant  cette  guerre,  II, 
248,  249.  • 

4859.  Entretiens  avec  les  archiprôtres  et  les  doyens  au 
sujet  de  i'indiction  des  prières  pour  la  guerre 
d'Italie,  III,  396  et  suiv.;  cette  guerre  prévue  et 
annonce,  398^  399  ;  caractères  des  deux  princes 
en  hostilité  ;  dangers  que  courent  les  États  tem- 
porels du  pape;  ces  dangm  signalés  à  diverses 
reprises  au  chef  de  TÉtat,  400  et  suiv.;IY,  437. 

4861.  En  attaquant  les  associations  chrétiennes,  le  gou- 
vernement français  devient  le  complice  de  la  ré- 
volution et  des  sociétés  secrètes,  lY,  322,  323. 

4867.  Analogie  entre  l'état  actuel  de  la  France  et  celui 
de  la  femme  courbée  de  l'Évangile  (Luc,xiii,  42, 
43),  VI,  438  et  suiv, 

4868.  L'impiété  domine  partout;  |)lasphème8  du  journa* 


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aiLXVi  TABLE  ANALYTfQOE. 

lisme;  excitation  à  la  haioe  du  clergé,  VI,  140, 
241  ;  pourquoi  les  uns  demandent  la  paix,  et  les 
autres  la  guerre,  242,  243. 

An.  1869.  Une  crise  inévilable  menace  la  France;  causes  qui 
doivent  la  produire  prochainement  ;  rien  ne  peut 
durer  de  ce  qui  est  a  sis  sur  le  mensonge,  YI,  429. 
439  et  suiv.;  VU,  237,  25«».  ^ 

4870.  Mandement  qui  ordonne    des   prières  "oblique» 
^  à  l'occasion  de  la  guerre  contre  la  Prusse,  Yl,  595 

et  suiv.;  homélie  sur  la  guerre  actuelle,  jagée 
d'après  les  principes  de  TËvangiie  (S.  Luc,  xi%% 
34,  32),  YII,  48  et  suiv.;  homélie  prononcée  le 
8  décembre  sur  Taction  simultanée  du  bien  et  du 
mal,  appliquée  à  l'état  de  la  France*  58  et  suiv.; 
homélie  prononcée  le  jour  de  Noël  sur  les  moti& 
de  craindre  et  d'errer,  YII,  74  et  suiv.;  homélie 
prononcée  à  la  messe  pontificale  célébrée  poar  la 
clôture  de  la  neuvaine  au  Sacré-Cœur  de  Jésus  à 
Tinlention  de  PÉglise  et  de  la  France,  YI,  603  et 
suiv.;  la  France  conservatrice  et  libérale  après 
4870;  impuissante  à  se  reconstituer,  YII,  290, 
294. 

4874.  Lettres  circulaires  relatives  à  de  nouvelles  qaéies 
et  de  nouveliôd  prières  h  l'intention  de  Tarroée. 
YII,  81  et  suiv.;  instruction  pastorale  (carême) 
sur  les  malheurs  actuels  de  ta  France,  94  et  suiv., 
lettre  pastorale  au  sujet  de  la  paix  conclue  avec 
la  Prusse,  et  pour  la  célébration  d'un  service 
funèbre  à  l'intention  des  victimes  de  la  guerr6)434 
et  suiv.;  lettre  pastorale  à  l'occasion  du  meurtre 
de  Monseigneur  l'archevêque  de  Paris;  appré- 
ciation des  forfaits  de  la  Commune,  Vil,  451  et 
suiv.;  lettre  circulaire  qui  prescrit  les  prières 
publiques,  demandées  par  l'Assemblée  nationale, 
448;  entretiens  ecclésiastiques  sur  les  devoirs 
qujMpose  au  clergé  la  gravité  des  circonstance», 
25*^01  suiv.;  homélie  prononcée  en  la  fêle  de 
sainte  Radegonde,  sur  les  alliances  de  Dieu  avec 
les  peuples,  285  et  suiv.;  honélie  sur  les  droits 
souverains  de  la  miséricorde  divine,  297  et  suiv.; 
homélie  sur  les  représailles  de  la  justice  divine. 
309  et  suiv.;  éloge  funèbre  des  soldats  français 
glorieusement  morts  pour  la  patrie  dans  la  jour> 
née  du  2  décembre  4870^  YII,  347  et  suiv.;  tto- 
métie  prononcée  en  la  fête  de  l'Immaculée  Gonoei^ 


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TABLE  ANALTTRUœ.  CCL^V 

tion  sur  l*abr^ement  des  épreuves  par  la  prière 
ém  saints,  340  H  «^uiv. 
An.  4873.  Discours  prononcé  dans  la^lennité  de  clôture  du 
pèlerinage  nntional  à  Notre-Dame  de  Chartres, 
VII,  536  et  suiv.;  lettre  pastorale  qui  ordonne  des 
prières  publtijues  demandées  par  TAssemblée  na- 
tionale avant  la  discussion  des  lois  constitution- 
nelles; périls  qui  menacent  la  France  par  la  faute 
de  ceux  qui  la  dirigent,  Vill,  4  et  suiv.;  homélie 
prononcée  en  la  fête  de  tous  les  saints  sur  T ur- 
gence du  secours  divin  imploré  par  les  prières 
publiques,  8  et   suiv.;  inquiétude  de   la  France 
par  suite  du  provisoire,  43,  44;  explication  de  la 
guérison   de   Teufont   épilepiique   de   l'Évangile 
(Matth.  wii,  44, 45)  appliquée  à  l'état  de  la  France; 
cette  maladie  est  celle  de  notre  pays  depuis  qu'fl 
est  possédé  par  l'esprit  révoltitionnaire ,  48  et 
suiv. 
4874.  Exposition  de  quelques  versets  du  59«  chapitre 
d'Isare  appliquée  à  l'état  de  la  France,  VIII,  S49  et 
suiv. 
Devoirs  de  la  France  après  ses  malheurs  dans  la  guerre  con- 
tre la  Prusse,  VII,  140,  443,  144;  exposé  des   motifs  qui  Tint 
espérer  que  Dieu  sauvera   la  France,  airès  l'avoir  châtiée;  de- 
voirs des  nouveaux  mandataires  de  la  France>409  et  suiv.; 
VIII,  3  et  suiv.;  aucun  régime  qu'il  lui   plaira  de   se  donner 
ne  pourra  durer  tant  qu'elle  marcliera  dans  1rs  voies  de  Tinfidé- 
iité  et  de  Tapostasie,  VII,  104  ;  elle  a  perdu  son  rang  pour  avoir 
abandonné  les  intérêts  dont  elle  s'était  constituée  la  gardienne  et 
la  protectrice,  407;  les  désastres  de  la  France  et  les  excès  de 
la    guerre  civile    n'ont    produit   aucun   changement  dans   les 
esprits,  S58  ;  ses  humiliations  présentes  lui  sont  venues  pour 
avoir  refusé  de   reconnaître  la  royauté  de  Jésus,  VIII,  63,  64  ; 
état  de  la  France  sous  le  rapport  religieux  <  t  politique  ;  com- 
ment  elle  est   tombée  dans  cette   humiliation;  moyen  efficace 
d'en  sortir,  VII,  t89  et  suiv.,  340,  314,  3Î0  et  suiv!,  343,  344, 
353,  354,  544   et  suiv.;  causes  pour  lesquelles  tant  de  bonnes 
œuvres  qui  s'opèrent  en  France   produisent  si   peu  de  fruits 
pour  l'amélioration   de   la   chose  publique,  Vil,   25,   26,   t7; 
le  ma!  de  la  France  est   le  libéralisme  qui  préconise  comme 
nécessaire  uiie  doctrine  sociale  condamnée   par   l'Église,  27; 
elle    n'ose  plus  aujourd'hui    reconnaître   son    Dieu;   conduite 
religieuse  de  nos  ancêtres  après  leurs   malheurs,  VII,   404, 
405,  406  ;  elle  n'a  pas  confessé  Jésus-Christ  devant  les  hommes, 
et  Jésas-Christ   l'a  reniée  à  la  face  du  ciel,  VIII,  20  et  suiv., 
90  et  suiv.;  elle  e>t  venue  à  ce  point  de  regarder  la  neutralité 


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GCLIVI  TA^IM  ANALTTI06B* 

religieuse  comiAe  essentielle  à  son  droit  publie,  83;  Dira, 
par  la  bouche  du  prophèle  Isaîe,  lui  promet  de  loi  rendre  sa 
gloire,  si  elle  revient  à  lui,  eu  le  (iroclamant  poor  son  Dieu, 
99,  93. 

la  France,  Rome  et  t Italie,  brochure  contre  le  pouvoir  tem- 
porel du  saint-slége.  Mandement  du  %t  février  4S64  au  sujet  des 
accusations  portées  contre  le  pape  et  le  clergé  frao^is  dans 
cette  brochure,  IV^  Hâ  et  suiv.;  réponse  au  mini8tr0^Vbs  coite? 
notiâant  les  poursuites  dirigées  contre  le  précédent  mandement, 
474  ;  observations  adressées  au  môrr.e  à  propos  de  son  rapport 
à  l'empereur  dans  l'affaire  du  mandement  du  tt  février,  473  et 
suiv.;  réponse  au  même  qui  notifie  la  déclaration  d'abus  prononcée 
par  le  Conseil  d'État,  206  ;  lettre  au  même  au  sujet  du  rapport 
présenté  au  Conseil  d*État  par  M.  Suin  dans  l'aflbire  da  mande- 
ment du  VX  février,  228  et  suiv.;  Y,  242,  243. 

Franciscains  de  Poitiers.  Us  s'établissent  dans  le  diocèse  de  Poi- 
tiers dès  les  premiers  temps  de  leur  fondation,  II,  556. 

François  d'Assise  (saint).  Son  amour  pour  la  pauvreté  ;  il  distri- 
bue sa  fortune  aux  malheureux,  I,  '47;  le  bimibeareiiz  Benoit- 
Joseph  Labre  le  prend  pour  patron  et  pour  modèle,  III,  660. 

François  de  Sales  (saint),  I,  65,  470,606,  657;  II,  433,  554,  557; 
V,  472  ;  VI,  393,  455  ;  VII,  47, 424.  Son  éloge,  VU,  494  et  suiv.; 
il  est  la  personnification  de  la  douceur  chrétienne,  YIl,  494  ;  il 
montre  dans  sa  personne  l'alliance  de  la  douceur  avec  Téoergie 
de  la  volonté;  il  déploie  une  admirable  force  dans  le  gouverne- 
ment pratique  de  sa  propre  vie,  492  ;  il  est  f  rt  dans  le  gonver- 
nement  des  âmes,  dans  le  gouvernement  des  aflàires,  493;  ses 
qualités  comme  missionnaire,  comme  évoque,  comme  hamme 
politique,  comme  théologien  et  controversiste.  comme  écrivain, 
son  discernement  des  esprits,  VU,  493  et  suiv.;  il  a  ramené  la 
dévotion  au  milieu  du  monde,  non  en  la  déguisai. U  mais  &i  la 
montrant  avec  son  habit  naturel,  sa  croix,  ses  ë^ines,  etc.,  I, 
604,  605;  son  influence  sur  les  générations  modernes  pour  la 
conservation  de  l'esprit  religieux^  VII,  45;  il  fait  Téioge  des Fran- 
çais  dans  la  guerre  contre  les  Turcs,  et  pense  que  ce  sera  la 
France  qui  portera  le  dernier  coup  à  l'empire  de  Mahomet,  1, 7S« 
73;  il  loue  les  vertus  de  Françoise  de  Lorraine,  duobesee  de  Yea- 
dème,  1, 376  :  il  dit  que  Dieu  permet  les  apparitions  de  la  croix 
pour  consoler  ses  amis  et  effrayer  ses  ennemis ,  434  ;  que  TÉglise 
et  le  pape  c'est  tout  un,  II,  535  ;  il  explique  les  paroles  de  saint 
Paul  :  b  La  charité  croit  volontiers  toutes  choses  »,  01,  470; 
vifs  reproches  aux  protestaiits  au  sujet  de  leurs  attaques  contre 
les  Pères  de  TËglise,  I,  470  ;  extraits  de  Toraison  funèbre  d*fioa- 
manuel  de  Mercœur,  Y,  500  et  suiv. 

Lettre  à  notre  S.  P.  le  Pape  Pie  IX  à  l'effet  d'obtenir  qoe  saint 
François  de  Sales  soit  déclaré  docteur  de  TÊ^iae  universelle. 


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TABU  AIULTTIQUI.  GCUeVS 

VIII,  S33^  S34,  235  ;  aucun  obstacle  n'empêche  le  saint-si^e  de 
rélever  au  titre  de  docteur  de  l'Église  universeila,  VII,  272;  il  a 
vraiment  enseigné  TÉgiise.  497  ;  Tétude  de  ses  œuvres  éloigne 
les  esprits  des  préjugés  d'école  du  dernier  siècle,  YIU^  S36; 
Pie  IX,  dans  le  décret  de  conQrroation  du  culte  du  serviteur  de 
Dieu,  s'appuie  sur  le  témoignage  de  sa  vénération  publique  pour 
leB.  Lefèvre,VIII,  75. 

Association  de  Saint-François-de-Sales.  Lettre  de  félicitation 
au  président  central  de  cette  association,  IV,  Ht;  exhortation 
adressée  aux  membres  de  l'association  de  Saint-François-de-Sales, 
VU,  490;  combien  est  utile  l'association  pour  soutenir  les  minis- 
tres de  Dieu  dans  les  contrées  protestantes,  498  ;  fruits  qu'elle  a 
déjà  portés,  499. 

rraDçds  Xavier  (saint)^  II,  257,  265  ;  IV,  454  ;  VI,  245,  448.  Il  n'a 
pas  exercé  sur  l'organisation  intérieure  de  la  compagnie  de  Jésus 
une  action  aussi  directe  que  saint  Ignace  et  le  B.  Lefèvre,  VIII, 
70,74. 

Praysaliioiis  (Denys)^  évéque  d'Hermopolis,  H,  588,  592. 

Pridebart,  évéque  de  Poitiers,  11,  554. 

Pridolin  (saint),  abbé  de  Saint-Hilaire  de  Poitiers.  Il  apprend  dans 
une  révélation  l'emplacement  du  tombeau  de  saint  Hilaire;  son 
zèle  à  restaurer  l'église  de  ce  saint,  III,  324 . 

Prohachammer  (Jacques),  professeur  à  rUni\ersité  de  Munich. 
Pie  IX  condamne  ses  erreurs  sur  les  attributions  exagérées  accor^ 
dées  à  la  raison,  V,  442,  443. 

Troissard.  Extraits  de  ses  chroniques  concernant  la  bataille  de 
Poitiers  ;  contraste  entre  la  conduite  des  Anglais  et  des  Alle- 
mands envers  les  vaincus,  VII,  435, 436,  437,  439. 

Paibert  (saint),  évéque  de  Chartres,  I,  95;  II,  408,  593.  Serviteur 
illustre  et  hymnographe  de  Marie,  lumière  de  son  siècle,  précep- 
teur des  évêques  ;  sa  fermeté  évangélique  louée  par  Baronius,  IV, 
83  ;  il  est  nommé  par  Guillaume,  comte  de  Poitiers,  trésorier  du 
chapitre  de  Saint-Hilaire;  il  envoie  un  mandataire  à  celte  collé- 
giale; relations  qu'il  entretient  avec  l'Église  de  Poitiers,  l,  440, 
141,  152  ;  il  fait  bâtir  l'église  cathédrale  de  Notre-Dame  de  Char- 
tres, I,  46;  VI,  526;  il  préside  à  une  école  florissante,  qualifiée 
souvent  d'académie,  lll,  637  ;  il  écrit  sur  le  mystère  de  llmmaculée 
Conception  -avec  toute  la  précision  d'un  théologien  expérimenté, 
et  il  enseigne  que  Marie  a  été  exemple  du  péché  originel,  U,  243, 
214;  le  diocèse  de  Poitiers  l'honore  d'un  culte  public,  563;  il  énu- 
mèreles  bienfaits  qu'il  a  reçus  de  Jésus-Christ  depuis  son  enfance 
jusqu'à  son  élévation  à  i'épiscopat,  I,  424  ;  il  écrit  à  Canuts  roi 
de  Daneraarck,  pour  le  remercier  des  prést*nts  qu'il  a  envoyés  à 
l'é<;lise  de  Chartres,  II,  287;  il  se  plaint  des  évêques  de  son  temps 
qu'il  accuse  de  manquer  de  zèle  pour  la  défense  de  l'Église,  608  ; 
ii  dit  que  la  ville  de  Poitiprs  est  beaucoup  plus  heureuse  par  le 


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C6LXVI11  TABLE  ANALYTIQtJE. 

patronage  de  ses  saints  que  par  son  opulence,  III,  380  ;  il  écrit 
à  Leuthéric,  archevêque  de  Sens,  son  métropolitain, et  lui  adresse 
des  plaintes  remplies  d'une  liberté  apostolique ,  II,  322 ,  323  ,  VI, 
379  ;  il  fait  l'éloge  de  saint  Ghcron,  VI,  529  ;  son  zèle  dans  b 
défense  des  droits  ecclésiastiques.  IV,  529;  son  zèle  dans  la 
défense  de<  droits  ecclésiastiques,  IV,  83  ;  son  affection  pour  le» 
religieux,  II,  408;  IV,  83. 

Falgence  [saint),  évèque  de  Ruspe  en  Afrique.  Il  éiyit  à  un  prinre 
hérétique  de  ne  pas  traiter  de  rébellion  la  liberté  qu'il  met  daos 
ses  paroles,  III,  402. 

Fastaie  (Raoul  de  La],  cx)mpagnon  du  B.  Robert  d'Axbrii>sei.  Son 
zèle  pour  le  salut  des  âmes,  111,  625,  626. 


Gailiard  (Adolphe),  fondateur  de  l'Institut  des  Sœurs  de  Sainte-Pbi- 
lomène  à  Sa I  vert.  Éloge  de  ses  vertus  ;  son  zèle  pour  l'édacation 
et  la  formation  des  enfants,  V,  592,  593. 

Gaillardin.  Il  déclare  qu'il  n'y  a  pas  de  gouvernement  plus  libéral 
et  plus  constitutionnel  que  celui  de  Citeaux,  111,637. 

Gallicanùme.  Erreur  de  ceux  qui  disent  que  l'é\éque  peut  dans 
son  diocèse  tout  ce  que  peut  le  pape  dans  l'Église,  I,  341,342 
circonstances  al téiiuantes  en  fa\eur  des  anciens  gallicans,  343 
les  maximes  gallicanes  ne  font  plus  loi  en  France,  1,645;  VII,  8 
causes  qui  ont  reporté  l'Église  de  France  vers  la  doctrine  con- 
traire, 344;  importance  de  cet  esprit  re  soumission  pour  résis- 
ter aux  principes  révolutionnaires  qui  devaient  prendre  le  des- 
sus dans  notre  siècle,  345;  obligation  de  se  serrer  aussi  de  plus 
près  autour  de  son  évoque,  347  ;  comment  les  politiques  de  ii«-^ 
Jours  interprètent  les  articles  de  4682,1V,  483  et  suiv.,  207,  243. 
244,  246;  fermeté  de  Mgr  d'Aviau,  archexèque  de  Bordeau\ 
devant  les  exigences  du  gallicanisme  pour  éluder  ou  suppléer  eo 
certains  cas  l'institution  canonique  du  pape,  IV,  92;  YIU,  431  et 
suiv.;  les  partisans  du  gallicanisme  n'ont  jamais  contesté  le  pou- 
voir temporel  du  saiut-siége  ;  Bi^ssuet  regarde  comme  un  sacr'^ 
iége  la  violation  de  ce  pouvoir,  III,  542,  559,  640,  642. 

Garniar  (Ad.),  professeur  de  philosophie  à  la  faculté  des  lettres  de 
Paris.  Il  réclame  pour  l'État  le  droit  de  diriger  l'éducation  pu- 
blique ;  quelle  place  il  donne  à  la  n*ligion  dans  l'enseignement.  II, 
404  et  suiv.;  son  appréciation  de  la  morale  des  philosophes  an- 
ciens qu'il  regarde  comme  étant  presque  aussi  précise  que  celle 
des  Pères  de  l'Église,  405. 


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TABLE    ANALYTIOPB*  CGLUt 

Garnior  (Looi8),curë  delà  cathédrale  de  Poiliers,  IV,  56S. Éloge  de 
ses  vertus  sacerdotales;  .<«es  qualités  d'administrateur;  son  amour 
pour  la  papauté,  son  pèlerinage  à  Rorae^comment  il  se  préparait 
à  bien  mourir,  VI,  444,  445,  M  6. 

Gaudry,  évoque  de  Laon.  Il  est  massacré  par  les  habitante  de 
Laon,  au  cri  de  :  La  Commune^  h  Commune^  VII,  152. 

Gaules.  Origines  des  églises  des  Gaules,  ill,  444, 445,  297.  Eilts 
sont  fondées  par  des  envoyés  de  saint  Pierre,  445;  elles  a\ aient 
Tusage  des  processions  et  des  stations  solennelles  à  certains  jours 
de  TAvent  et  da  Carême,  YI,  57  ;  il  importe  de  ne  pas  kiaair 
périr  la  dernière  trace  de  tant  de  saints  et  glorieux  souvenirs^ 
58;  état  florissant  des  Gaules  à  Tépoque  de  saint  Hilaire,  550, 
554.  Voir  Églises  de  France. 

Ganthlor  da  Bruges,  Franciscain,  évèque  de  Poitiers.  Prélat 
d'une  activité  et  d'un  courage  égal  à  sa  sainteté,  il  est  persécuté 
par  Philippe  le  fiel,  et  déposé  par  Clément  V,  II ,  555 ,  562 , 
576. 

Gay  [Charles],  vicaire  général  de  Poitiers^  IV,  562.  Lettre  au  sujet  de 
son  livre  intitulé  :  De  la  vie  et  dee  vertm  chrètiennee  ecmidérées 
dans  Vètat  religieux,  VIII,  423,  424;  il  prêche  le  jubilé  à  Niort, 
I,  439  ;  il  supplée  avantageusement  un  prédicateur  de  la  retraite 
pastorale,  V,  335. 

Gelais  (saint),  évoque  de  Poitiers,  II  «  562. 

Gélase  (saint),  pape.  Passage  saillant  au  sujet  de  la  condesceedseoe 
que  certains  hérétiques  demandaient  par  rapport  aux  vérités  de 
la  religion,  III,  264. 

Génard  (saint),  honoré  dans  le  diocèse  de  Poitiers,  II,  575. 

Généalogie.  La  généalogie  de  Jésus-Christ  d'après  saint  Matthieu  et 
saint  Luc,  II,  200  et  suiv.;  pourquoi  l'Évangile  ne  donne  pas  la 
généalogie  de  Marie,  203  ;  lorsque  les  hommes  ne  font  pas  re- 
monter jusqu'à  Dieu  leur  origine,  ils  oublient  le  plus  glorieux 
annodu  de  leur  généalogie,  I,  26S. 

Généraux  (saint),  abbé  d'Ànsion,  II,  551. 

GenarièTe  (sainte),  patronne  de  Paris,  II,  427. 

Gentilhomme.  Modèle  du  gentilhomme  chrétien,  VI,  270  et 
suiv. 

Gentils.  Leur  admission  dans  le  sein  de  l'Église  est  un  des  instanis 
les  plus  solennels  de  l'histoire  du  genre  humain,  un  fait  majeur 
dans  les  annales  de  notre  race,  IV,  595  et  suiv.;  le  mépris  de  la 
divinité  fut  toujours  un  crime  à  leurs  yeux;  pourquoi  le  démen 
ne  les  portait  pas  à  nier  certaines  vérités  premières,  VII,  403. 

Geoffroy,  abbé  de  Vendôme.  Sa  lettre  à  Bernier,abbé  de  Bonneval^ 
1,  46;  II,  600. 

George -Maasonnais  (J.-B.-A.),  évèque  de  Périgueux.  Son  oraison 
funèbre,  IV,  444  et  suiv.;  il  fait  ses  éludes  au  collège  des  Jé- 
i&aites  de  Sainte- Anne  d'Auray,  444;  il  est  formé  aux  verlus  et 


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eChXX  tABLE    ANilLYTIQUE. 

à  l'a^oiinisiratioA  eoclëstastique  par  le  cardinal  de  Che\'eri2S,  soa 
oncle,  445  et  suiv.;  il  est  ëlevë  à  répiscopat  ;  dëlaits  sur  son  gou- 
vernement, 447  et  suiv.;  ses  qualités;  sa  doctrine  sûre  et  ri- 
goureuse, 436  et  suiv.;  son  zèle  pour  l'observance  de  la  db- 
eipline,  433  et  suiv.;  son  amour  pour  TËglise  rontainep  436  et 
suiv. 

fitrbot  (l'abbë),  depuis  ëvéque  de  Perpignan,  III,  600.  Il  dit  qae 
les  reliques  ont  la  mission  d'ëvangëliser  partout  où  elles  voyi- 
gent,  II,  41. 

Gtfmaia  (saint),  patriarche  de  Gonstantinople,  II,  SOi,  190.  Prière 
à  la  sainte  Vierge  pour  la  conservation  de  Gonstantinople,  Tin, 
S6tl. 

Germain  (saint),  ëvéque  de  Paris,  II,  549;  Vl,  537. 

Ctosialiie  Govain  (sainte).  Son  éloge  prononcé  à  la  tète  de  sa  béa- 
tiâcaiion.  11,  409  et  suiv.  :  ce  n'est  pas  le  hasard  ,  mais  la  \o- 
ionté  du  Créateur  qui,  après  la  mort  des  saints ,  détermine  Vé- 
poque  de  leur  glorification,  444  et  suiv.;  par  rexaitation  de 
Germaine  Cousin^  Dieu  a  voulu  donner  à  notre  siàde  un  doablf 
enseignement  :  eelni  d'one  vie  sanctifiée  dans  la  pauvreté  et  la 
aenffrance,  145,  446;  et  celui  de  la  vraie  sagesse  et  de  la  vraie 
science  apprises  au  pied  de  la  croix,  447  et  suiv.;  son  triomphe 
est  celui  des  petits,  du  peuple  ;  la  joie  des  communautés  de  vier- 
ge&,  424  et  suiv.;  vote  pour  sa  canonisation,  YI,  79,  SO. 

Ctoronimo  (te  vénérable),  Maure  converti ,  martyrisé  par  les  Me- 
sulmans.  Desseins  de  la  divine  Providence  dans  Finvention  de  son 
corps,  faite  au  moment  où  les  armées  chrétiennes  portaient  da 
secours  aux  Turcs,  II,  443. 

Gtrton,  chancelier  de  Tuniversité  de  Paris.  Il  enseigne  que  la  pa- 
pauté est  une  prima tie  monarchique  et  royale;  que  la  plénitade 
de  la  puissance  ecclésiastique  de  Tordre  et  de  la  juridiction  ne 
peut  résider  que  dans  le  pape,  VIII,  4tO  ;  son  discours  au  concile 
de  Constance  sur  les  prérogatives  de  s&int  Joseph  est  un  traité 
de  théologie,  420, 423;  Benoit  XIY  le  place  au  nombre  deceu\ 
qui  ont  le  plus  travaillé  à  la  gloire  du  saint  époux  de  Marie,  IS1; 
425,  429,  430  ;  il  s'emploie  à  établir  le  culte  de  saint  Joseph  dans 
l'Église  de  Chartres,  IV,  84. 

Qenmda  (sainte).  Saint  Jean  l'Ëvangéliste  lui  apparaît  et  loi  dit 
que  l'amour  duCosur  Sacré  du  Sauveur  sera  manifesté  dans  les 
derniers  temps,  DI,  43. 

flerrais  (saint),  martyr,  VI,  476.  Lettres  apostoliques  au  sujet  de 
Finvention  des  corps  des  saints  Ambroise,  Gervais  et  Proiais, 
VIII,  444  et  suiv. 

Girald,  trésorier  de  Saint-Hilàire  de  Poitiers,  ëvéque  de  Limofre^- 
Translation  des  restes  mortels  de  cet  évoque  ;  disconrs  prononcé 
dans  l'église  paroissiale  de  Charroux,  I,  254  et  suiv. 

•irard  (Antoine),  ëvéque  de  Poitiers.  Il  consacre  r^ise  des 


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TAIM^  AlfALYTlQIS.  CGLXXl 

carmélites,  àojourd'httt  l'église  du  grand-séminaire  de  Poitiers» 
V,  338. 

fiirardin  (Emile  de).  Gocninent  il  défiait  la  presse  quotidienne,  lY, 
520. 

Giraod  (Mgr),  cardinal  archevêque  de  Cambrai.  Extraits  de  son 
discours  en  faveur  de  l'œuvro  des  sourds-moets  et  des  aveugles, 
111,  344. 

Mater  (Raoul),  moine  de  Cluni^  11,  274.  li  dit  que  l'attitude  de 
Jésus^Christ  sur  la  croix,  tourné  vers  l'occident,  était  pleine  de 
mystères,  III,  48  >. 

GlaiT».  Quel  est  le  glaive  dont  parle  l'Évangile,  et  que  Notre- 
Seigneur  est  venu  apporter  sur  la  terre  :  seo liment  de  saint  Hi- 
laire,  VIU,  79,  89. 

Gloire.  Eo  quoi  eon^tiste  la  véritable  gloire,  1,  58. 

fioUaih.  Figure  de  la  révolution  ;  la  pierre  qui  doit  l'abattre,  c'est 
la  papauté,  V,  551),  560. 

Goto  (saint  Jean  de),  Japonais,  jésuite.  Son  martyre,  sa  canoni- 
sation, IV,  595,  598. 

Goii|aa  Jean),  religieux.  Ses  sculptures  remarquables  dans  la  cha- 
pelle du  château  d'Anet«  I.  377. 

Goiuaat  (Mgr),  arch<néque  de  Reims.  Son  sentiment  sur  les  appels 
comme  d'abus,  IV,  474  ;  sur  la  question   des  classiques,  II,  325. 

GoaTomament.  En  quoi  consiste  la  pratiqué  du  gouvernement 
ecclésiastique  ;  son  système  n'est  pas  de  création  humaine  ;  sa 
charte  est  placée  «lu-dossus  de  t  >us  les  propos  discordants  d'avo- 
cats et  do  légistes,  etc.,  I,  341  ;  tout  gouvernement  qui  tient 
compte  de  la  vérité  évangélique  et  de  la  doctrine  de  l'Égliaé 
est,  en  principe,  un  bon  gouvernement,  II,  543;  influence  des 
gouvernements  sur  les  âmes,  VI,  847  ;  ce  qu'est  le  gouvernement 
qui  se  pose  socialemeni  en  dehors  de  Dieu,  VIII,  2,  3  ;  tous 
les  gouvernements  veulent  régler  la  discipline  de  l'Église,  etc., 
II,  348  et  suiv.;  l'hostilité  d'un  ministre  de  l'Église  envers  un 
gouvernement  éiabii  n'est  pas  possible,  l'esprit  de  l'Église  étant 
un  esprit  éminemment  onservateur,  IV,  52 1  ;  gouverner,  c'est 
placer  chacun  avec  discernement,  I,  356  et  suiv.  ;  c'est  avertir, 
351  et  suiv.  ;  c'est  aim-r,  359;  si  Dieu  no  gouverne  les  hommes, 
les  formes  de  gouvernement  sont  également  mauvaises;  mettre 
la  souveraineté  dans  le  nombre,  c'est  toucher  de  près  à  l'anarchie 
du  pouvoir  personnel  et  du  p  uvoir  collectif,  Yll,  259,  290, 
294.  Koir  Politique,  Société. 

Grâce.  La  ^râce  divine,  c'est  Teau  qui  purifie,  c'est  l'eau  qui  désaltère, 
c'est  feiiu  qui  réjouit  la  cité  intérieure  de  l'esprit,  III,  6  ;  l'héri- 
tage patrimonial  du  chrétien,  c'e^  la  grâce  qui  fait  la  vie  et  la 
beauté  de  son  âme  ici-bat«,  et  lui  donne  droit  aux  richesses  de  la 
gloire  éternelle,  1,  266  ;  la  grâce  la  plus  victorieuse  respecte  tou- 
jours la  lib^i  té  ;  son  action  sur  l'âme  ;  la  coopération  de  l'homme 


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GCUlU  TABtE    ANALYlÏQtlE. 

à  ia  grâce  est  ua  effet  même  de  la  grâce,  III^  4^  ;  opportenité 
de  la  grâce,  465,  466;  facilite  accordée  aux  hommes  pour  rece- 
voir la  grâce,  88  ;  oo  seul  atome  de  grâce  vaut  infiniment  pios 
que  tous  les  plus  riches  attributs  de  la  nature^  si  la  nature  est 
isolée  de  la  grâce,  U2, 423  ;  la  grâce  a  fait  une  alliance  iodiffio- 
lubie  avec  la  doctrine,  41 5>  4t7  :  Dieu  la  donne  pour  attirer  1<^ 
âmes  à  la  foi  et  les  y  confirmer,  VU,  236. 

La  grâ::e  n'e^t  pas  une  seconde  substance  qui  élimine  la  nature 
elqui  se  substitue  à  elle;  c'est  une  addition,  c'est  un  sarcroit 
divin  qui  l'élève,  l'ennoblit,  III,  422,  123;  c'est  une  valeur  ou 
décuple  ou  centuple,  et  au*delà>  qui  vient  s'ajouter  à  la  nature, 
comme  dans  le  nombre  dix  un  secx)nd  sivno,  sans  sttk>si3Uiace  par 
lui-même  ajouté  au  prt^mior,  lui  apporte  un  large  surcroît,  340, 
344 ,  .312  ;  Dieu,  qui  est  à  la  fois  le  principe  de  la  nature  et  de  la 
grâce,  a  voulu  que  celle-ci,  comme  une  reine,  eôt  danscelle^à 
une  servante  toujours  à  ses  ordres,  II,  460  ;  la  grâce  est  |KHir  ta 
nature  un^  auxiliaire  libérale,  une  amie  généreuse.  Y,  445,  453,, 
45i  ;  elle  s'accommode  da  .s  le»  rapports  avec  l'homme  à  sa  double 
nature,  revotant  les  conditions  de  temps  et  de  lieu,  V,  28o;  les 
divers  règnes  de  ta  grâce  et  de  la  nature  unis  par  un  lien  éiroit 
se  prêtent  un  mutui*!  secours,  et  conspirent  harmonieu^ment  à 

.  leur  fin  commune,.  III,  575  ;  le  christianisme  est  l'édifice  de  la 
grâce  s' élevant  sur  les  ruines  de  la  niiturc,  ill,  663. 

Grandeur  chrétienne.  Elle  est  compatible  avec  la  condît  on  de 
serviteur  ;  exposition  de  hi  doctrine  évangélique  sur  la  préémi- 
nence chrétienne,  f,  29 i,  39o. 

GrangniUot.  Réfutation  de  ses  assertions  erronées  touchant  la 
bulle  d'excommunication  de  Pie  IX  coi.tre  les  onvahissear^  de^ 
États  de  l'Ëglise,  111,  560,  607,  609,  647. 

Gratry  (le  Père),  oratorien,  II,  458;  III,  170:  VI,  579. 

Grecs  (les).  Eflbrt^  de  la  papauté  pour  les  arracher  à  la  domination 
de  Mahomet,  II,  498.  Fotr  Églises  orientales. 

Grégoire  le  Grand  (saint),  pape,  1,  465,  467;  11,  423,  431  ;  111 
401;  IV,  554;  V,  75;  VI,  390,  444.  Il  est  proilamë  docteur  de 
l'Église  par  Boniface  Vlll,  I,  466  ;  il  dit  que  les  péchés  sont  un 
poids  qui  accable  les  États.  I,  342,  343;  il  commente  ces  fiaro'e» 
de  saint  Marc  :  «  Allez,  prêchez  lÉvangilo  à  toute  créature», el 
montre  que  l'homme  a  quelque  chose  de  chaque  créatarr,  IL 
278;  ces  paroles  de  saint  Matthieu:  «  Celui  qui  aime  son  pèr«;ou 
sa  mère  plus  que  moi,  n'est  pas  digne  de  moi  »,  III,  287;  ces  an- 
tres de  Jésus-Christ  dans  saint  Luc  :  ••  Vous  êtes  guérie  do  votre 
infirmité  »,  et  les  applique  au  pécheur  d'habitude,  VI,  439, 
440^  444;  il  défend  de  faife  évêque  celui  qui  ne  pratique  pas 
l'hospitalité,  255;  il  déclare  ré\érer  les  concil^'s  généraux  à 
légal  des  quatre  Évangiles,  443;  il  décrit  i'état  florissant  delà 
société  romaine  au  ive  siècle,  VI,  554  ;  il  explique  la  parabole  du 


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TAiLB   ANALYTIQUE.  CGUIBI 

roi  qui  avec  dix  mille  hommes  marphe  contre  un  autre  roi  8*avan- 
çant  à  la  tète  d'une  armée  de  vingt  mille  hommes;  il  dit  que  ce 
dernier  prince  est  Jésus-Christ,  avec  lequel  nous  devons  faire  la 
paix  avant  notre  mort,  VII,  34,  3),  3i;  il  déclare  qu*à  mesure 
que  la  fin  du  monde  avance,  la  science  divine  se  développe  plus 
largement ,  255  ;  il  reproche  à  uh  homme  du  monde  de  ne 
pas  lire  c  laque  jour  FEvangile  ;  il  appelle  les  livres  saints  une 
lettre  de  Dieu  à  sa  créature,  469;  sa  doctrine  sur  les  diverses 
interprétations  des  Écritures  par  les  docteurs,  473  ;  il  dit  que  le 
Verbe  a  épousé  la  nature  humaine  à  Nazareth  et  TÉglise  au  Gol- 
golha,  632;  que  souvent  te  royaume  des  deux  dans  rÉvan- 
gile.signifie  TËglise  d!ici-bas,  636  ;  en  expliquant  le  mystère  des 
présents  offerts  à  Jésus  par  les  Mages  ,  il  condamne  ceux  qui 
nient  l'autorité  sociale  du  christianisme,  Vill,  62,  63  ;  il  écrit  à 
Pi  repéra  trice  Constance  que  les  objets  qui  ont  touché  les  tom- 
beaux des  saints  ont  souvent  une  vertu  égale  à  celle  des  corps 
eux-mômes,  IV.  5?î4. 

Grégoire  VII  (saint),  pape,  II,  434,  553.  Il  place  sous  sa  juridiction 
immédiate  le  chapitre  de  Saint-Hilaire  de  Poit.ers,  III,  323. 

Grégoire  de  NaEianxo  (saint),  I,  468;  II,  423,  445,  598,  607  ;  IV« 
54,  143,  346,  352  ;  V,  469.  Conseils  à  un  évèque  qni  prenait  pos- 
session de  sa  charge  en  des  jours  mauvais,  IV,  330,  334  ;  éloge 
du  philosophe  Héron,  connu  sous  le  nom  de  Maxime  le  Cynique, 
IV,  334  et  suiv.  ;  il  se  défend  de  Tavoir  loué,  avouant  qu'il  avait 
été  trompé,  340  et  suiv.;  il  décrit  la  fermeté  des  bons  évoques 
dans  la  défense  de  la  religion,  I,  406,  107  ;  II,  598  ;  la  mort  des 
serviteurs  de  Dieu  est,  selon  lui,  un  mauvais  signe  pour  le  monde^ 
607  ;  extraits  de  Téloge  de  sain tÂthanase, 586 ;  IV,  443, 445, 446; 
VIII,  491;  de  celui  de  son  père,  évéque  deNazianze,  IV»  428, 
429,  298,  303,  305;  V,  469,  470;  VIII,  191,  242.  243;  de  saint 
Basile.  IV,  439,  440;  VIII,  480.  487,  488,  491  :  de  sainte  Gorgo* 
nie,  IV,  292,  293  ;  de  sa  mère,  303,  305,  340;  il  reproche  à  cer- 
tains évèques  de  vouloir  rivaliser  avec  les  préfets  par  leur  état 
de  maison,  VI,  262  ;  il  dit  que  ceux  qui  sont  appelés  à  l'épiscopat 
doivent  y  être  préparés  par  une  forte  et  pieuse  éducation,  IV, 
415,  446;  qu'un  sacre  épiscopal  exige  quelques  paroles  decir« 
constance,  VII,  528  et  suiv. 

Grégoire  (saint),  évéi{ue  de  Nysse,  V,  70.  II  dit  que  c'est  par  saint 
Pierre  que  Jésus-Christ  a  donné  aux  évéques  la  clef  des  biens 
célestes,  VI,  464  ;  passage  du  panégyrique  de  saint  Théodote,  II| 
440. 

Grégoire  (saint),  évéque  de  Tours,  I,  233,  249  ;  II,  579;  III,  300  ; 
Vi,  429,  338,  504.  Récit  de  son  pèlerinage  à  Saint-Martin  deLi- 
gugé,  II,  70,  579  ;  il  raconte  la  dispute  des  Tourangeaux  et  des 
Poitevins  sur  la  possession  du  corps  de  saint  Martin,  25,  69  ;  il 
rapporte  le  miracle  arrivé  à  la  basilique  de  Saint-Hilaire  en  fa» 

Tom  VIII.  48* 


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MLltlV  TABU  ANALrnVm. 

veur  de  Gloviii  contre  les  Gotha,  I,  S33  ;  Ht,  349  ;  YII,  88  ;  il  ra- 
conte plusieurs  miracles  opérés  à  Poitiers  par  rioterveniioii  de 
la  vraie  croix,  VI,  488,  490,  494. 

Grégoire  IX,  pape,  II,  597.  Il  enseigne  que  la  nature,  si  elle  est 
dépouillée  des  dons  gratuits,  est  par  là  même  blessée  dans  oe  qui 
lui  est  propre,  V,  468  ;  'il  dit  que  la  France  a  reçu  de  Oiea  une 
prérogative  d'honneur  et  de  grâce  au-dessus  de  tous  les  antres 
royaumes  de  la  terre  ;  que  le  Seigneur  a  choisi  le  peuple  francab 
pour  le  spécial  'exécuteur  de  ses  volontés  divines,  I,  497*  49S; 
charme  particulier  des  écrits  de  ce  pape  nonagénaire.  II,  597. 

Qrégoire  XIII,  pape*  Il  érige  par  une  bulle  l'institution  des  oblats 
de  Saint^Ambroise  de  Milan,  VI,  334. 

Orégoiro  XV,  pape,  VI,  885;  VII.  483. 

Qrégoire  XVI,  pape.  Il  publie  de  nouveau  l'exhortation  deLéon  XII 
aux  dissidents,  ou  anti-concordataires  de  France,  I,  381  ;  son 
sentiment  sur  la  cause  de  Germaine  Cousin,  II,  445  :  il  condamne 
par  l'encyclique  Mirari  le  libéralisme  et  le  système  philoso- 
phique lamennaisien,  UI,  816  :  V^  804,  689. 

Grégoire  de  Valence.  11  enseigne  q  ue  le  sentiment  unanime  des 
fidèles,  dans  une  question  controversée,  doit  être  considéré  comme 
l'indice  sullisant  de  la  croyance  infaillible  de  l'Église,  II,  847. 

Quadeionpe  (Ltf).  Mandement  ordonnant  une  quête  à  roocasion  des 
désastres  de  La  Guadeloupe,  V,  508  et  suiv. 

Gttératiger  (Dom  Prosper),  abbé  de  Solesmes,  III,  68  ;  V,  880.  H  dit 
que  le  culte  des  saint.9,  qui  est  un  des  grai  ds  besoins  de  la  piété, 
demande  à  être  ranimé  au  temps  présent,  II,  67;  que  le  Fils  de 
Dieu  oe  brisera  pas  un  monde  tout  retentissant  de  la  gloire  de 
sa  mère,  835;  ilcombat  la  tendance  de  quelques  écrivains  mo- 
dernes à  amoindrir  rinfluence  des  miracle^  dans  la  fondation  et 
la  propagation  du  christianisme,  V,  408  ;  éloge  de  son  histoire 
de  sainte  Cécile,  Vllt,  68  \  et  de  ses  écrits  pour  le  concile  du  Va- 
tican, 808. 

Chiéroiinière  (Arthur  de  la),  auteur  de  la  brochure  :  La  Frtmce, 
Rame  et  r Italie,  Mandement  qui  condamne  cette  brochure,  IV, 
145  et  suiv.,  478,  179,  480,  481,  237,  840,  841.  Voir  les  pièces 
relatives  aux  poursuites  contre  ce  mandement  à  Tartide  : 
France,  Rmne,  etc. 

Unerre.  Lettre  pastorale  qui  ordonne  des  prières  à  Poeoasioa  de 
la  guerre  (an.  4854),  II,  108  ei  suiv.;  sentiment  de  l'Église 
concernant  toute  guerre  entre  princes  catholiques,  III,  400; 
conduite  d*un  soldat  dans  une  guerre  où  l'injustice  du  prince 
n'est  pas  manifeste,  ni  la  défense  de  Dieu  expresse,  403,  484  ; 
/es  soldats  qui  succombent  dans  une  gtierre  chrétienne  peuvent 
avoir  des  péchés  à  expier;  conduite  de  Judas  Machabée ,  VII, 
445  ;  obligation  en  pareille  circonstance  de  prier  pour  les  défen- 
seurs de  la  patrie,  446.  V&ir  France. 


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TiiUS    ANÀLrnQOE.  GOULXV 

(Mgr),  archevêque  de  Tours,  puis  de  Paris,  III,  S79;  V, 
456,  554  ;  YIII,  456. 

Gnlbart  de  Gambloux.  Il  raconte  dans  une  lettre  à  l'archevôque  de 
Cologne  les  anciens  et  les  nouveaux  prodiges  opérés  par  saint 
Martin  dans  le  monastère  de  Ligugé,  II,  65,  72. 

ISnllMrt  de  Nogont.  Il  dit  que  tout  Tôccident  vénérait  Notre-Dame 
de  Chartres,  l,  98,  406;  U,  283;  IV,  8S  ;  VU,  548. 

fluiberi  do  Tournoi,  Franciscain.  Il  donne  les  motifs  pour  lesquels 
les  prêtres  se  réunissent  en  synode,  I^  534 . 

Gaillaiimo  I,  Tète*d'Ëtoupe»  comte  de  Poitiers,  II,  5U9. 

6iiilla«me  II,  Fier-à-Bras,  comte  de  Poitiers,  II,  552. 

GuUlanme  III,  dit  le  Grand,  comte  de  Poitiers,  I,  252,  253,  289  ; 
II,  552. 

flnilloimioTII,  dit  le  Troubadour,  comte  de  Poitiers,  11,553. 

QniUoiimo  VIII  (saint),  comte  de  Poitiers,  duc  d'Aquitaine.  Converti 
par  saint  Bernard,  il  parvient  à  une  haute  sainteté  ;  TÈglise  de 
Poitiers  lui  rend  un  culte  public,  II,  554,563. 

QuittOB  (André),  évéque  de  Poitiers.  Éloge  de  ses  vertus  et  de 
ses  qualités,  1, 443;  il  organise  les  conférences  ecclésiastiques  et 
l'œuvre  des  prêtres  âgés  ou  infirmes,  486,  494  ;  II,  545. 

Chilsot.  Réfutation  de  ces  paroles  :  Nou$  ne  scmmes  plus  au  temps  des 
croisadee^  I,  81,  82;  et  de  ces  autres  paroles  :  7<  y  a  im  degré  de 
mauvais  gouvernement  qui  ne  se  fait  plus  accepter  aujourd'hui^  III, 
614  ;  il  attaque  les  institutions  de  l'Église,  lY,  433;  après  avoir 
proclamé  que  TËglise  est  la  plus  grande  école  de  respect ,  on 
n*eet  pas  dispensé  de  se  montrer  disciple  de  cette  école,  133;  notice 
sur  M.  de  Barante,  sur  son  séjour  à  Bressuire,  et  sur  ses  relations 
avec  la  famille  de  La  Rochejaquelein,  YI,  i90,  291^  299  ;  appré- 
ciation des  Mémoires  de  madame  de  La  Rochejaquelein,  306. 


H 


Hallior,  théologien.  Son  enseignement  sur  la  distinction  des  clercs 

et  des  laïques,  III,  438,  144. 
Har0ii]i*al-RaaG]iild ,  grand  <^life  d'Orient.  Il  envoie  des  reli» 

ques  à  Charlemagne  avec  les  clefe  du  saint-sépulcre,  III,  387  ; 

lY,  648. 
Héliaad  (Greorges  d'),  volontaire  pontifical,  mort  à  Castelfidardo. 

Son  éloge,  lY,  43,  46,  58,  59. 
Héliodoro.  Application  de  son  histoire  aux  Piémontais«  spoliateurs 

sacrilèges  de  Rome,  YIU,  12, 43. 
Homi  IV,  roi  de  France*  I,  72,  74.  Il  est  sacré  dans  l'église  de 

Notre-Dame  de  Chartres,  IL  286  ;  il  favorise  l'établissement  du 


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CGLXXVI  tABLB  ANALYUMIB. 

collège  des  Jésuites  à  Poitiers,  II,  405,  434;  ii  assiste  en  habit  de 
chœur  à  l'office  des  chanoines  de  Saint-Hiiaire  de  Poitiens  demi 
les  rois  de  France  portaient  le  tiire  d'abbé,  III,  324;  saint  Fran- 
çois de  Sales  veut  rengager  dans  une  croisade  contre  les  Turcs, 
VII,  495. 

Henri  II,  roi  d'Angleterre.  II  attaque  l'Église  au  spirituel  et  au 
temporel,  II,  364. 

Héraye  (saint),  honoré  dans  le  diocàse  de  Poitiers,  II,  575. 

Hérésie.  L'unité  des  esprits  étant  la  garantie  de  l'unité  des  oœors, 
le  prince  peut  se  servir  du  glaive  contre  l'hérésie  qui  trouble  la 
paix  publique,  I,  66;  pourquoi  l'hérésie  ne  veul-^ïe  pas  de  clo- 
chesT  I,  657;  elle  rend  nécessaire  la  définition  des  articles  de 
foi,  VII,  359. 

Hérétiqaos.  La  loi  du  dimanche  est  réputée  chez  eux  Tuoe  des  plus 
graves  et  des  plus  inviolables;  pourquoi  cette  loi  estrelle  mieux 
observée  parles  prolestants  que  par  les  cathoH«)ue6 ,  III,  594; 
état  des  hérétiques  dans  le  Bas*Poitou  ;  rétablissement  des  conlë- 
rences  de  Saint>Vincent-de-Paul  e.<t  un  très-grand  secours  aux 
prêtres  de  ces  contrées,  448,  449.  Koir  Protestants. 

Hérode  Agrippa,  fils  d'Aristobule,  roi  des  Juifs,  fait  mettre  saint 
Pierre  en  prison,  II,  431  ;  IV,  257  et  suiv*,  408. 

Hérode  Antipai  ordonne  la  décollation  de  saint  Jean-Baptiste,  IV, 
m,  408. 

Hérode  l'Ascalonite,  dit  le  Grand,  fait  mourir  les  saints  inttooaits, 
IV,  257,  408  ;  il  reconstruit  le  temple  de  Jé^usalem,  75. 

Héron,  philosophe,  connu  sous  le  nom  de  Maxime  le  Cynique.  Il  se 
donne  comme  persécuté  par  les  païens;  il  trompe  saint  Grégoire 
de  Nazianze,  qui  fait  son  ëloge  ;  le  saint  se  disculpe  de  Taioir 
loué,  IV,  334  et  suiv. 

Hiérarchie  eccléaiastiqae.  C'est  une  armén  toujours  placée  en 
face  de  l'ennemi,  IV,' 444;  sa  définition  par  saint  Denis,  VIII,  193. 

HUaire  (saint),  évéque  de  Poitiers,  I,  67,  465.  468,  469,547;  H, 
64,  250,  485,  461,  56i,  564.  578,  596,  634  ;  UI,  468,  885,  360, 
399,  407,  448  ;  IV,  896;  V,  55,  88.  94,  316. 

Homélies  prèchées  à  la  messe  pontificale  le  jour  de  sa  fête,  I, 
289;  VII,  355  et  suiv.;  VIII,  56  et  suiv.;  le  concile  de  Bordeaux 
demande  au  pape  de  confirmer  le  titre  de  docteur  dont  jouissatt 
saint  Hilaire,  et  de  l'étendre  à  l^glise  universelle,  1, 468  ;  décret 
de  la  congrégation  des  Rites  ;  Bref  apostolique  qui  accorde  cette 
confirmation,  469  ;  saint  Hilaire  est  le  plus  ancien  de  tous  les 
Pères  qui  ait  reçu  la  qualification  authentique  de  docteur  de 
l'Église,  VI.  434  ;  prière  à  saint  Hilaire,  VU,  365;  homélie  pro- 
noncée le  jour  de  ta  promulgation  solennelle  du  bref  apostolique 
conférant  le  titre  de  docteur  à  saint  Hilaire.  I,  475;  lettre  pasto- 
rale promulguant  le  décret  qui  attribuée  saint  Hilaire  le  lilrede 
docteur  de  l'Église,  458  ;  discours  prononcé  dans  régUse  de  Saint- 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GCLXXVH 

André  deNa  Yalie  à  Rome»  le  jour  de  sa  fête,  pondant  le  concile 
du  Vatican,  VI,  547  etsuiv. 

Saint  Hilaire  a  cru,  il  a  été  homme  de  foi  ;  il  a  parle,  il  a  été 
homme  de  doctrine  et  d'action,  Vl^  549  et  siiiv.  ;  par  quels 
moyens  il  parvient  à  la  foi,  550,  552  ;  il  repous.^e  le  sensualisme 
et  le  rationalisme  pour  ne  s'adonner  qu*à  Tëtude  de  la  connais- 
sance de  Dieu,  552,  553,  554  ;  grandeur  et  fermeté  de  sa  foi,  555; 
il  oppose  toujours  aux  novateurs  la  foi  de  son  baptême^  557, 558;  A 
ses  luttes  contre  l'aria nisme  et  les  autres  hérésies,  I,  476  ;  VI, 
453,  569  et  suiv.  ;  il  écrit  ses  livres  de  la  Trinité  en  exil,  Vf, 
563:  son  sentiment  sur  l'utilité  des  conciles,  563,  564,  565. 

Saint  Hilaire'a  aimé  l'Église,  et  il  a  combattu  pour  la  foi,  pour 
la  vérité  qui  sont  le  trésor  de  l'Église,  I,  330,  332;  VIL  356  :  il 
déclare  qu'il  n*a  pas  d'autre  cause  à  défendre  que  celle  du  Christ, 
I,  474  ;  U,  37i  ;  VI,  563;  il  était  l'âme,  l'oracle  des  conciles,  I, 
S30  ;  son  zèle  à  assister  aux  conciles  d'Orient  et  d'Occident,  VI, 
567  :  son  respect  et  sa  soumission  envers  les  puissances  de  la 
terre,  joints  à  une  grande  ferm^'té  dans  la  défense  de  la  vérité, 
570,  574,  572;  saint  Augustin  invoque  son  autorité  décisive;  il 
l'appelle  le  grand  docteur  des  Églises,  I,  442  ;  saint  Jérôme  l'ap- 
pelle le  Rhône  de  l'éloquence  latine,  renonce  à  toute  interpréta- 
tion différente  de  la  sienne,  et  ne  donne  à  sa  renommée  d'autres 
limites  que  celles  du  nom  romain,  442;  il  le  proclame  le  confes- 
seur de  son  temps,  II,  78  ;  le  porte-étendard  des  Latins,  I,  470  ; 
Sulpice  Sévère  déclare  que  saint  Hilaire  délivra  la  chrétienté 
entière  de  l'béiésie  arienne,  476  ;  les  écrits  de  saint  Hilaire,  et 
surtout  son  commentaire  sur  les  psaumes  sont  une  source  de 
jouissances  intellectuelles  et  de  consolations  dans  les  souffrances, 
Vil,  564,  562. 

Son  séjour  au  monastère  de  Ligugé,  II,  65  ;  comment  il  appré- 
ciait l'importance  des  monastères  dans  le  christianisme,  et  la  place 
qu'ils  y  devaient  occuper,  63;  ses  rapports  avec  saint  Martin  63« 
64;  il  est  au-dessus  de  saint'  Martin  comme  docteur,  mais  il  lui 
est  inférieur  comme  thaumaturge,  III,  298  ;  lettre  à  sa  fille  sur 
l'excellence  de  la  virginité,  265  ;  il  élève  à  Poitiers  une  église  en 
l'honneur  des  saints  Jean  et  Paul,  récemment  martyrisés,  317  ; 
précieux  souvenirs  de  la  vie  de  saint  Hilaire  qui  se  rattachent 
à  l'emplacement  qu'occupe  la  chapelle  des  carmélites,  et  où  était 
la  maison  natale  de  saint  Hilaire,  VI,  341, 342. 

Il  a  été  l'ornement  de  notre  patrie,  et  sous  plus  d'un  rapport, 
son  très-puissant  protecteur,  VII,  87  ;  VIII,  469, 170  ;  il  a  délivré 
les  Gaules  de  la  honte  et  du  malheur  de  l'hérésie,  VII,  88;  il  a 
fiivorisé  Glovis  contre  le  roi  des  Goths  ariens,  et  dans  le  ciel  il 
garde  toute  sa  sollicitude  pour  la  conservation  de  notre  foi 
pt  de  notre  dignité  nationale,  89;  il  est  la  gloire  de  la  ville  de 
Poitiers;  l'apôtre  de  la  province;  ses  travaux  pour  étendre  la 


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OQiXXVm  TiBLB  ANALrnQUB. 

foi  daos  le  Poitoa,  I,  547, 548  ;  YI,  453,  464  ;  sur  ia  fin  de  sa  vie 
il  administre  en  paix  le  diocèse  de  Poitiers,  il  instruit  ses  disci- 
ples, en  particulier  jBaÎDt  Martin,  et  travaille  à  see  oomnaentaires 
sur  les  psaumes,  YI,  455,  456. 

Mandement  qui  annonce  une  indulgence  en  forme  de  jabiië  à 
Toccasion  du  quinzième  anniversaire  séculaire  de  la  morl  de 
saint  Hilaire,  YI,  4S4  et  suiv.;  supplique  adressée  au  pape  pour 
demander  une  indulgence  plënière  pendant  Tannée  4868  eo  fa- 
veur des  églises  du  diocèse  de  Poitiers  placées  sous  ie  voéable  de 
saint  HiJaire,  494,  429;  lettres  apostoliques-  octroyant  la  précé- 
dente demande,  423;  cette  solennité  doit  ranimer  dans  les  Poite- 
vins Tamour  de  la  vérité,  le  dévouement  à  l'Église;  doctrine  de 
•  saint  Hilaire  sur  la  nécessité  d'unir  les  oeuvres  à  la  foi,  432, 433; 
homélie  prononcée  dans  l'église  cathédrale  de  Poitiers  pour  l'ou- 
verture du  jubilé  accordé  à  l'occasion  du  xvn«  anniversaire  sé- 
culaire de  la  mort  de  saint  Hilaire,  452  et  suiv.;  éclaircissements 
sur  la  manière  de  gagner  Pindulgence  accordée  par  le  pape,  433, 
434  ;  discussion  hit^torique  sur  Tannée  de  la  mort  de  saint  Hilai- 
re, 429,  340  ;  le  jour  de  sa  mort  est  connu,  le  43  janvier  ;  pour- 
quoi TËgiise  romaine  célèbre  sa  fête  ie  44  janvier,  430;  rappro- 
chement entre  saint  Hilaire  et  le  jour  de  l'octave  de  TÉpiphanie 
où  il  est  mort  ;  Epiphanie,  manifestation  de  Jésus  ;  Hilaire  iwMt- 
festcUeur  de  Jésus,  par  sa  vie,  ses  discours  et  ses  travaox, 
430,  434  ;  fruits  importants  de  salut  qu'a  produits  le  jubilé  dans 
la  ville  de  Poitiers  ;  éloge  du  zèle  des  fidèles  à  profiter  de  cette 
grâce,  176,  175,  176;  lettre  pastorale  sur  les  résultats  do 
jubilé  du  centenaire  de  saint  Hilaire  et  sur  Tapprobation  aposto- 
lique accordée  à  la  congrégation  des  oblats  (Je  Saînt^-Hilaire, 
309  et  suiv.;  décret  du  concile  provincial  de  Poitiers  à  la  gloire 
de  saint  Hilaire,  344. 

Saint  Hilaire  commente  cesparoles  de  saint  Matthieu:  c  Qu'êtes- 
vous  allés  voir  dans  le  désert?  »  I,  430;  il  dit  qu'il  n*y  a  rien  de 
si  calamiteux  pour  le  monde  que  de  n'avoir  pas  reçu  J^us-r.hrist, 
433  ;  il  exhorte  les  chrétiens  à  ne  pas  se  Ms^er  séduire  par  dm 
vaine  philosophie,  234  ;  il  expose  le  tableau  des  diverses  innova- 
tions faites  dans  le  dogme  par  les  hérétiques  de  son  temps;  il 
exhorte  les  fidèles  à  s'en  tenir  au  symbole  de  leur  baptême,  477, 
480  ;  il  découvre  la  perfidie  des  Ariens  qui  répandaient  leur  héré- 
sie en  la  cachant  sous  le  voile  de  Torthodoxie,  II,  368,  369;  et 
composaient  des  symboles  annuels  et  mensuels,  IH,  252,  253  ;  vive 
apostrophe  de  saint  Hilaire  contre  Arius  ;  il  lui  demande  oà  il  a 
puisé  sa  doctrine  sur  le  dogme  de  l'incarnation  du  Fils  de  Diea, 
Y,  212,  243;  il  prouve  contre  Arius  que  la  nature  du  Fils  est  la 
même  que  celle  du  Père,  Y>  342,  343. 

Il  explique  comment  ceux  qui  se  retirent  de  ia  foi,  après  la 
venue  de  Jésus-Gbriel  sur  la  terre,  ne  peuvent  apporter  an  monde 


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TABLE  ANALYTIQUB.  GGLUflL 

aueun  ëlémeat  de  Mlut,  VIII,  t6,  26  ;  comment  rhérésie  a  intra- 
duit  la  nécessité  de  définir  les  articles  de  foi  et  l'obligation  d*y 
souscrire»  VII,  359  ;  il  enseigne  qu'il  eet  conforme  à  Tordre  que 
ioutes  les  causes  des  provinces  soient  portées  au  siège  apostolique 
de  saint  Pierre,  II,  246,  947,  433  ;  passages  de  son  livre  contre 
Constance  appliqués  aux  ennemis  de  t'élise  en  4S60,  IV,  67  ; 
avantages  que  la  vérité  retire  de  l'hérésie  par  les  déa.onstrations 
plus  éclatantes  auxquelles  elle  donne  lieu,  V,  36  ;  ce  que  doit 
être  la  vigilance  d'un  évéque,  III,  308  ;  supériorité  des  vertus  de 
l'homme  spirituel  sur  celles  de  l'homme  animal,  V,  469;  dangers 
que  les  chrétiens  rencontrent  dans  les  fonctions  publiques,  Y, 
%0{,  909  •;  VI9  674,  579;  son  sentiment  sur  les  jeux  de  l'amphi- 
ibéâtre  ;  combien  la  divine  psalmodie  dans  nos  temples  est  au- 
dessus  de  ces  représentations  profanes,  III,  361 ,  369  ;  la  peinture 
.  de  l'affaiblissement  de  la  foi  de  son  temps  convient  à  notre  so- 
ciété, I,  477,  478,  479, 

Saint  Hilaire  déclare  que  Jésus^Christ  aime  ceux  qui  s'enrôlent 
de  bonne  heure  à  son  service  et  veut  des  guerriers  capables  d'un 
long  combat,  I,  484  ;  IV,  53;  qun  la  conscience  de  l'évéque  ne 
peut  accepter  indistinctement  toutes  les  lois  du  prince;  que  le 
silence  serait  quelquefois  un  crime  de  sa  part,  Ilj,  77,  76,  343  ; 
lU,  430  ;  IV,  965  ;  VIII,  38  ;  explication  du  psaume  439«  ;  extraits 
de  ce  commentaire,  II,  249;  prérogatives  de  saint  Pierre,  II,  468^ 
469,  474  ;  VI,  343;  VII,  356,  357;  Jésus-Christ  apparaîtra  pour 
le  jugement  dernier  sur  la  montagne  où  il  a  souffiort  la  mort,  II, 
460  ;  c'est  Dieu  lui-même  qu'il  en  faut  croire  sur  ses  propres  attri- 
buts, III,  988  ;  commentaire  de  ces  paroles  de  saint  Matthieu  : 
c  Veillez  donc,  car  vous  ne  savez  pas  quand  le  maître  de  la  maison 
viendra  »;  application  aux  évéques,  308,  309;  suitss  lâcheuses  de 
la  passion  d'accroître  sa  fortune,  et  du  gain  acquis  par  un  com- 
merce déloyal,  362,  383  ;  réflexions  sur  ta  tentation  de  Jésns- 
.  Christ  dans  le  désert,  604,  604;  c'est  le  propre  de  TÉglife  de 
vaincre  lorsqu'elle  est  attaquée;  développement  de  cette  pensée, 
IV,  4,  5  ;  V,  38,  39;  VI,  395;  saint  Hilaire  reproche  à  Tempereur 
Constance  ses  persécutions  cachées  contre-  l'Ëglise,  et  déclare 
que  pour  lui  il  saura  unir  une  sainte  liberté  à  la  soumission  qu'il 
doit  au  prince,  IV,  66,  330;  il  préfère  la  mort  plutôt  que  de  lais- 
ser corrompre  la  vraie  doctrine,  439  ;  il  a  refusé  les  offres  de  la 
cour,  parce  qu'il  n'a  pas  voulu  plier  sa  conscience  à  une  dissi- 
mulation criminelle^  234;  les  œuvres  de  charité  sont  comme  des 
amk>assades  députée»  vers  Dieu,  380  ;  il  combat  dans  les  évoques 
l'amour  des  constructions,  478,  479;  comment  il  y  a  déjà  plu- 
sieurs antechriste,  589;  pourquoi  Dieu  exige  notre  amour,  V,  93, 
94  ;  le  fruit  de  cet  amour  est  pour  nous  et  non  pour  lui,  93,  94  ; 
VII,  940;  explication  des  paroles  de  saint  Jean  :  c  Ifoi  et  mon 
Père  BOUS  nesomses  qu'un  »;  les  hërétîquas  sont  plus.eogpahk» 


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GCLXXX  TABLB  ANALYTIQIIB. 

de  nier  ia  diviaitë  de  Jéauâ-Chrigt  que  les  Jttifo  d'avoir  voula  le 
lapider,  V,  40S,  403. 

Saini  Hiiaire  décrit  les  avantages  de  la  connaissance  da  dogae 
de  la  Trinité  pour  le  chrétien,  Y,  83,  84^  85  ;  il  exhorte  l'espril 
humain  à  chercher  Tinfini  par  la  foi,  mais  sans  avoir  la  présomp- 
tion  d'atteindre  une  compréhension  totale,  VII,  245;  il  s'élève 
contre  ceux  qui  prétendaient  que  Jésus-Christ  ne  s'était  pas  af- 
firmé Dieu  ;  il  en  appelle  au  témoignage  même  de  Jésus-Christ,  Y, 
403, 404  ;  par  quelle  voie  on  peut  arriver  et  s'unira  Dieu,  YII,3&0, 
354  ;  comment  les  Juifs  vénéraient  les  choses  auxquelles  ils  m 
croyaient  pas^  V,46i  ;  saint  Jean  l'Évangéliste  est  le  docteur  des 
plus  hautes  spéculations  surnaturelles ,  309  ;  commentaire  sur 
le  psaume),  VIL  538,  540  ;  sur  le  psaume  448,  562,563  ;  sur  ces 
paroles  de  saint  Matthieu  :  Omnis  ergo  qui  confUehitur  fM.^.nMe 
arbitrari  quia  paeem  venerim  mittere  in  terram^  VIII,  78  et  suiv.; 
commentaire  de  ces  paroles  de  saint  Matthieu  :  «  Lorsque  vous 
entrerez  dans  quelque  maison  » ,  V,  530,  534  ;  et  de  ces  autres  : 
m  Lorsque  l'esprit  immonde  est  sorti  d'un  homme,  etc.  »,  447  ;  com- 
paraison des  organes  de  l'homme  avec  un  instrument  de  musique 
très-agréable  à  Dieu,  VI»  42  ;  la  foi  contient  un  remède  à  tous  nos 
maux,  si  elle  est  accompagnée  des  bonnes  œuvres,  de  robéissanoe 
et  du  respect,  432,  433  ;  une  sorte  d'identification  s'établit  entre 
les  lieux  et  ceux  qui  les  habitent,  455  ;  avantages  de  la  paix  et  de 
la  concorde  dans  les  réunions  des  fidèles  r  biens  que  procure  une 
vie  retirée  des  soins  du  monde,  220,  224  ;  on  ne  doit  pas  plus 
craindre  les  rois  que  les  voleurs,  la  fièvre  ou  l'incendie,  puisqu'ils 
n'ont  de  pouvoir  que  sur  nos  corps,  247  ;  pourquoi  la  terre  trembla 
à  l'heure  de  la  mort  de  l'Homme-Dieu,  VII,  362  ;  l'erreur  se  ment  tou- 
jours dans  un  même  cercle,  ramenant  sans  cesse  *le.s  mêmes  néga- 
tions, VI,  342;  la  colère  de  Dieu  est  toujours  accompagnée  de 
miséricorde,  VII,  92  ;  diflërence  entre  l'impiété  et  le  péché,  et 
combien  l'impie  offense  plus  grièvement  Dieu  que  le  pécheur,  97, 
98,  99,  400. 

Église  de  Saint-flilaire  de  Poitiers.  Lettre  pastorale  faisant 
appel  à  la  piété  et  à  la  charité  des  fidèles  pour  sa  restauration, 
lil,  344  ;  but  de  cette  restauration  ;  moyens  pour  l'atteindre,  327, 
328  ;  concours  du  gouvernement  et  de  la  ville,  VI,  320 ,  324  ; 
trois  choses  dignes  de  remarque  dans  l'histoire  de  ceUe  basi- 
lique, l'antiquité  de  son  origine,  346  et  suiv.;  son  intervention 
dans  la  victoire  de  Clovis  sur  Àlaric,  348  et  suiv.;  enfin  une  espèce 
de  communauté  d'humiliations  comme  de  grandeur,  qui  Ta  fait 
passer  en  quelque  sorte  par  toutes  les  phases  de  la  reli^on  elle- 
même,  320  et  suiv»;  description  de  la  basilique,  322,  323. 

Abbaye  de  Saint-Hilaire*la-Gelle ,  oratoire  de  Saint-fiilaire- 

entre-les-Églises,  Obiats  de  Saint-Hilaire.  Voir  Oblats,  Poitiers. 

EUéegairê.  Saint  Fulbert  renvoie  à  la  collégiale  de  Saial-HUaire 


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TASLK  ANilLYTIQIS.  GCULUl 

de  Poitiers,  comme  son  mandalaire  dans  la  chargo  de  trésorier; 
leur  correspondance,  1, 444. 

BlMoire.  Ëêémenta  essentiels  qui  manquent  à  l*bomme  pour  écrire: 
l'histoire  ;  la  connaissance  des  coours,  et  la  connaissance  des 
conseil;)  de  Dieu  dans  le  gouvernement  des  peuples,  1, 4;  l'his- 
toire est  le  flambeau  de  la  philosophie,  III,  457  ;  c'est  en  vain  que 
l'historien  prétendrait  s'émanciper  des  lois  de  l'Ëglise,  V,  3i8. 

Hogoette  (Hardouin  Foriin  de  la),  évoque  de  Poitiers.  Il  établit  les 
conférences  ecclésiastiques,  1, 485;  il  est  transféré  sur  le  siège 
de  Sens;  détails  historiques  et  canoniques  sur  cette  translation, 
YIII,  436,  437. 

Bomne.  Il  est  posé  ici-bas  entre  le  temps  et  Télernité,  l&s  pieds 
sur  la  terre  et  les  yeux  au  ciel,  1,  94  ;  puissance  que  Dieu  a  mise 
de  nos  jours  entre  les  mains  do  l'homme,  32,  33  ;  de  l'inégalité 
des  hommes,  mystère  inexplicable,  inégalité  nécessaire ,  44  ; 
l'homme  du  siècle  a  le  vernis  brillant  de  l'éducation  ;  mais  il  est 
crem  et  vide  de  la  vérité,  etc.,  430  ;  il  ne  cherche  dans  les  em- 
plois qu'an  intérêt  parement  humain,  II,  48  ;  le  repos  du  diman- 
che est  on  besoin  de  l'homme  physique  et  de  l'homme  moral,  de 
l'homme  individuel  et  de  l'homme  social,  III,  566  et  suiv.;  bas- 
sesse et  fragilité  de  l'homme  par  sa  condition  mortelle  et  périssa- 
ble ;  sa  grandeur  et  sa  force,  par  l'intelligence  de  son  âme  et  son 
union  avec  Jésus-Christ,  VIII,  24S  et  suiv. 

Benoré  (saint),  titulaire  de  l'église  de  Thénezay.  Il  rentre  en  pos- 
session d'an  culte  diocésain,  II,  56S. 

BoBOTiu,  évéquc  d'Autun.  Il  donne  la  véritable  notion  de  l'ordre, 
1334,33t. 

Bôpitaiiz.  Introduction  des  repré^otants  des  divers  cultes  dans 
l'administration  des  hôpitaux,  VII,  573  et  suiv.;  lettre  concernant 
les  graves  inconvénients  du  projet  de  loi  sur  les  hôpitaux,  576, 
577.  Voir  Baréges,  Niort. 

Borace,  1,67,  404;  VI,  36î. 

ffngo  (Victor).  Allusion  à  ces  paroles  :  Comment  ceci  tuera  cela^  I, 
93,  94;  ses  récits  fantastiques  sur  Notre-Dame  de  Paris,  II, 
280. 

Kngaes,  archevêque  de  Rouen  II  parle,  dans  une  lettn\  des  con- 
fréries (|ai  partaient  de  la  Normandie  pour  aller  à  Chanres  ache- 
ver régliie  et  ses  tours.  H,  S68. 

InmaBifté.  Adam  a  été  créé  à  l'état  d'âme  vi\ante  et  parlante,  en 
pleine  possession  de  la  vie  ;  réfutation  anticipée  de  tous  les  sys- 
tèmes modernes  sur  le  perfectionnement  de  l'humanité  par  ses 
propres  forces,  YIII,  66,  67. 

KjaciBlhe  (le  père),  ex-carme.  A  propos  de  sa  chute,  VI,  544  ;  il 
prétend  rester  catholique  et  vouloir  remplir  le  ministère  du  sa- 
cetûooè  eoolfe  les  volontés  et  les  lois  de  l'Église  ;  il  fait  Tapologie 


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GOULSUI  TABLE   ANM/YTfQTO. 

de  8oa  apostam;  il-ènoiMirl  les  censuraft  des  ooueilM  el  ^ 
papes  contre  les  religieux  mariés,  VU,  486  et  euiv. 

Ijbvidation,  ou  croisement  vëgëtieiK  GonsîdëratioM  à  ce  sujet,  IV. 
280^984. 

Hypocrisie.  C'est  le  pire  de  tous  les  vices,  le  plus  étranger  à  notre 
caractèpe  national,  1, 455;  vouloir  s*assurer  les  bénéfices  de  ia 
doctrine  chrétienne ,  quand  on  la  repousse  pour  soi ,  c'est  de 
'  l'hypocrisie,  454. 


Ignace  (saint),  évéque  d'Antioché,  Y,  447.  Il  exhorte  les  Magné- 
siens à  respecter  leur  évéque  et  à  lui  obéir,  sans  considérer  sa 
jeunesse,  I,  350;  il  dit  qu'il  faut  choisir  ou  la  grâce  de  Dieu  dans 
cette  vie,  ou  son  courroux  éiernel  dans  l'autre^  Y,  456. 

Ignitee  (saint),  fondateur  de  la  compagnie  de  Jésus.  Ses  rapports 
avec  ie  fi.  Lefèvrp  dont  il  est  en  même  temps  le  disciple  et  le  di- 
recteur spirituel,  YIII,  70  ;  comment,  éloignés  l'un  de  l'autre,  ils 

,  poursuivent  le  même  but;  son  livre  des  Exercices^  73.  Foir  Jé- 
suites. 

Jldefonae  (saint),  archevêque  de  Tolède.  Il  dit  qu'après  rasceesioi 
de  Jésus-Christ,  Mario  instruisait  les  apôtres  sur  les  actes  et  les 
paroles  de  son  divin  Fils,  lil,  460. 

Immacnlée-Gonception  de  Marie,  mère  de  Dieu.  Lettre  pastorale 
ordonnant  des  prières  publiques,  à  l'occasion  de  la  procbaif» 
définition  du  dogme  de  rimmaculée-con<!eplion,  II,  456;  maode- 
ment  concernant  l' immaculée-conception  de  Marie,  I,  444;  ho- 
mélie préchée  dans  l'église  dé  Notre-Dame  de  Poitiers,  à  la  messe 
pontificale  de  la  fête  de  rimmaculée-concep'i  ^n,  U,  !tO0;  lettre 
pastorale  pour  la  publication  de  la  constitution  apostolique  qci 

'  définit  le  dogme  de  l'immaculée-concepiion,  236  ;  homélie  pro- 
noncée pour  le  dixième  anniversaire  de  la  promulgation  do 
dogme  de  Timmaculée-conception,  Y,  383  ;  homélie  prononcé 
en  la  fête  de  rimmacufée^conception,  sur  fabrégemeat  des 
épreu\es  par  la  prière  des  saints,  YII,  340  et  suiv. 
Conception  de  Marie  selon  l'âme,  II,  105;  réponle  attx  objec- 

>  tions  des  adversaires  ;  comment  ie&  dogmes  commencent,  101. 
)I06;  comment  a  commencé  celui  de  l'immacuiée-coiioeption. 
S07;  cette  doctrine  a  été  enseignée  dans  les  temps  apostoliques 
et  s'est  conservée  par  une  tradition  non  interrompue,  474, 1^ 

':  ell  suiv:  ;  témoignages  des  Églises  orientalea ,  t44,  M; 
croyance  universelle  des  fidèles  de  tons  les  sièclee,  îi^etsaiv.; 
opportunité  de  la  définHîon  dogmatique,  SSO  et  SMîv.;  iea  cess^ 


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TABU   ANALYnQQB.  GOLXXnn 

quencM  de  cette  définitioii  ne  peuvent  ôtre  «i  danger,  car  l'É- 
glise est  infaillible^  SI4  ;  on  glorifie  tonte  nouvelle  découverte 
qui  ae  feit  dans  lea  choses  Datarellea  ;  pourquoi  blâmer  les  pro- 
grès qui  se  font  dans  le  domaine  de  la  foi?  inconséquence,  II  » 
tu  et  euÎY.;  par  la  proclamation  de  ce  dogme,  le  pape  répudiera 
les  doctrines  de  mensonge  des  révolutions  modernes,  SM  et  suiv.; 
sa  décision  découvrira  les  sentiments  des  méchante  et  réjouira 
les  catholiques,  ISS  et  suiv.;  prétendre  que  la  croyance  à  l-imm»- 
culée-conception  était  une  croyance  purement  humaine  avant  la 
définition  serait  une  grande  erreur,  S36, 5137,  S38;  source  où  les 
blasphémateurs  de  ce  dogme  sont  allés  puiser  leurs  blasphèmes» 
238  ;  réponse  à  ceux  qui  se  plaignent  que  les  espérances  promises 
par  la  proclamation  de  ce  dogme  ne  se  sont  pas  réalisées,  Y, 
386,  387  ;  définition  dogmatique  ;  espérances  qui  s'attachaient  à 
cet  acte  solennel  ;  les  événements  accomplis  aux  anniversaires  de 
cette  définition  montrent  que  ces  espérances  n'étaient  pas  vaines, 
VIII,  f59,  W^  ;  nouvel  office  de  Timmaculée-conception  prescrit 
parPielX,  V,  Ô4<. 

Immimité  eceléaiâsliqaa«  Bile  procède  du  droit  divin  ;  elle  ni 
peut  élre  légitimement  détruite,  ni  pleinement  anéantie.  Y,  351  ; 
comment  le  libéralisme  entend  Fimmunilé  ecclésiastique,  347 
et  suiv.;  saint  Anselme  et  saint  Martin  cités  à  faux  par  les  libé- 
raux catholiques,  à  propos  de  l'immunité,  355,  356;  enseigne- 
ment des  théologiens  sur  l'immunité  divine  du  pape  et  des 
évéquess  351,  353  ;  l'inspection  de  l'État  dans  les  pensionnats 
des  couvents  est  une  entreprise  du  pouvoir  temporel  sur 
le  dernier  débris  de  Timmanité  ecclésiastique,  II,  400^  404 &  Vùir . 
Pape. 

lapîélé.  Distinction  fondamentale  entre  l'impiété  et  le  péché 
d'après  saint  Hilaire^  VII,  97,  98  ;  le  crime  d'impiété  devenu  le 
crime  de  la  société,  400;  elle  est  le  terrible  adversaire  de  la 
patrie,  l'ennemi  mortel  de  la  république,  de  l'empire  et  de  toutes 
les  fermes  que  le  droit  public  et  rautonté  pourront  revêtir,  I, 
343  ;  acharnée  jusqu'à  périr  plutôt  que  de  reconnaître  Dieu,  YII, 
73  ;  demi-impiété  des  hommes  à  expédients,  75  ;  combien  sera 
terrible  le  sort  des  impies  à  l'heure  de  leur  jugement  ;  combien 
sera  grande  leur  déception,  iK,  483;  assimilation  des  Im- 
pies aux  sauterelles  de  l'Apocalypse,  Y,  568* 

lacamalftoii  du  Tarbe.  La  doctrine  de  l'incarnation,  admirable- 
ment exposée  dans  la  lettre  de  saint  Augustin  à  Volusien  et  dans 
le  synsbole  de  saint  Athsnase,  Y,  4S6  et  suiv.;  l'incarnation  a  le 
double  caractère  de  moyen  et  de  remède;  elle  est  le  principe  de' 
notre  élévation  et  de  notre  régénération,  99  et  suiv.;  l'ordre 
surnaturel  tout  entier,  tel  qu'il  existe,  procède  de  rincarnation, 
445;'  lefoit  de  rincarnation  n'est  pas  un  fait  isolé  et  abstrait,  il  a 
on  curaetère  d'univerealité,  433»  434$  la  personbe  iMik|ilo  dl 


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CCLXXXIV  TABLE  ANALYTIQGB. 

Christ,  ea  y  joignaut  Marie,  suffisait  abonda^mciil  poar  réparer 
la  gloire  extérieure  de  Dieu,  sans  l'extension  de  ce  inyscère  à 
d'autres  crëature8t.433,  430;  effets  de  l'imuirnation  étendus  à 
rhumanité  entière,  111,  77  ;  ce  mystère  a  été  attaqué  de  toutesles 
manières  et  à  toutes  les  époques  par  les  hérétiques^  V,  424  et 
suiv.;  le  fait  seul  de  Tincarnation  est  le  renversement  do  natura- 
lisme, |iui8<)u'ii  implique  la  plus  étroite  union  entre  la  nature 
créée  et  la  nature  tiicréée,  429;  objection  def;  naturalistes  contre 
ce  mystère,  réfutée  par  la  croyance  du  genre  humain  à  la  possi- 
bilité de  l\ncarnation,  449,  120;  erreurs  de  la  philosophie  ra- 
tionaliste sur  ce  mystère,  II,  364,  362.  370  et  suiv.;  en  dit,  élie 
entra  dès  le  principe  dans  le  plan  divin,  YIll,  225;  elle  nous  lait 
membres  de  Jérius-Christ ,  227  ;  noblesse  qui  en  résulte  pour 
nous,  228;  selon  (a  croyance  la  plus  gén<  raie,  la  chute  de  Sataa 
aurait  consisté  dans  son  refus  d^adorer  le  Verbe  incarné;  il  se 
serait  retranché  dans  le  droit  de  "ordre  naturel  ;  déveioppemeni 
de  cette  doctrine,  V,  44  et  suiv.;  les  prièrert  des  saints  de  l'ancien 
testament^  mais  surtout  celles  de  Marie,  ont  avancé  l'accomplisse- 
ment du  mystère  de  l'incarnation  ;  Thumanité  restaurée  par  Tn- 
nion  hypostatique,  VII,  3i0,  344,  349,  350.  Voir  Jésus-Chrirt. 

iBcrêdnUté.  C'est  une  spoliation  volontaire  des  biens  de  l'esprit; 
Tmcrédulilé  mène  à  la  spoliation  générale  de  T homme;  elle  ne 
lui  laisse  rien^  I,  234  ;  Dieu  appesantit  tôt  ou  tard  sa  oiain  snr 
elle  ;  la  justice  demande  qu*il  ne  souffre  rien  qui  veuille  s'égaler 
à  lui,  235  ;  Tirtcrédulité  est  le  grand  ennehni  de  la  France,  à  cause 
de 'la  vocation  spéciale  de  ce  pays,  343  ;  rindifférenee  cause  au- 
tant de  maux  que  l'incrédulité,  324  et  suiv.  ;  portrait  firappant 
des  indifférents  ou  mauvais  catholiques,  321  ;  combien  il  est 
plus  facile  de  combattre  l'incrédulité  par  l'exemple  qoe  par 
la  parole  et  par  les  écrits,  449;  un  foit  remarquable,  c'est  qœ 
jamais  l'incrédulité  n'a  cherché  à  annoncer  par  le  son  de  la 
cloche  ses  létes  profanes;  l'hérésie  elle-même  a  renoncé  à 
s'en  servir,  ibid.  657  ;  plus  souvent  pratique  que  réelle;  on  ne 
réussit  pas  entièreu>ent  à  se  persuader  qu'on  est  incrédule  ;  seu- 
lement on  vit  comme  tel,  II,  494  ;  régolsme,  toujours  accom- 
pagné de  soucis,  de  jalousies,  de  querelles,  est  la  première  source 
de  Tincréduiité  pratique,  498;  incapable  do  comprendre  le cbri.^ 
tiani.<me,  ibid.  278  et  suiv.;  elle  ne  peut  nier  le  démon  en  foce 
de  ses  manifestations  actuelles,  309;  un  chrétien  ne  doit  jamais 
se  permettre  de  lire  ses  infâmes  productions;  fût-il  de  bonne  in- 
tention, elles  produisent  tou.ours  leur  fruit,  343. 

Indifférence.  C'est  le  mal  de  ceux  qui  pratiquent  tous  les  aotn^ 
devoirs,  n'en  oubliant  qu'un  seul  :  le  devoir  envers  Dieu;  alhéts- 
me  pratique,  pire  que  l'hérésie,  I,  657  ;  l'^ndifférentisme  r^igieui 
est  passé  dans  le  domaine  des  lois  et  des  faits,  VII,  572,  573. 

Ilidalgenae.  Exposition  de  la  doctrine  théologiqoedes  indulgence». 


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VABLE   ANALVtlQOË.  CGLtliV 

par  Clément  VI,  I,  S74  et  suiv.;  les  indtilgeiioes  se  composent 
des  satisfactions  surabondantes  de  iésus-Chritst,  de  sa  très-sainte 
mère  et  des  saints,  tlt,  t73;  III,  74  et  saiv.;  le  dépôt  des  indal* 
gencesconGé  à  rËgHse  par  Jésus-Christ,  83  et  suiv.;  doctrine 
du  concile  de  Trente  sur  les  indul<;ences,  84, 85;  le  pape  seul  jouit 
du  droit  de  la  dispensation  pleine  et  universelle  des  indulgences; 
c'est  la  royale  prérogative  de  sa  dignité  souveraine  et  d'époux 
visible  de  l'Église,  1,  273;  UU  7f,  89  et  suiv.;  conditions  pour 
gagner  les  indulgences,  III,  92,  93;  lettre  pastorale  ordonnant 
les  prières  prescrites  par  le  pape  avec  indulgence  en  forme  de 
jubilé,  II,  456;  homélie  pour  Touverlure  de  ce  jubilé,  II,  494; 
instruction  pastorale  sur  les  indulgences,  etc.,  III,  69  et  suiv.; 
définition  de  l'indulgence ,  d'après  les  théolt^giens ,  75.  Voir 
Jubilé. 

sfaillibilHé  d«  Papa.  Elle  consiste  duns  le  privilège  d'une  assis- 
tance du  ciel  qui  le  préser\e  de  toute  erreur  dans  Pexercice  de 
son  autorité  enseignante,  VII,  487;  l'assentiment  tacite  des  évè- 
ques  dispersés  n'est  pas  nécessaire  peur  donner  la  valeur  d'in- 
faillibililé  aux  décisions  du  pape,  VI,  468  ;  le  clergé  et  les  ridèl|^ 
sont  portés  à  professer  la  croyance  à  rinfaillibililé  du  chef  m 
rËglise,  avant  même  la  définition  par  le  concile,  98;  saint  Ives 
et  Pierre  de  Celles,  évéques  de  Chartres,  enseignant  rinfailtibilité 
doctrinale  du  pape,  469,  470  ;  infaillibilité  promise  à  l'Église  unie 
à  son  chef,  assemblée  ou  dispersée,  témoignage  de  Bossuet,  403, 
406,  406;  elle  appartient  au  concile  présidé  et  approuvé  par  le 
successeur  de  saint  Pierre,  M.  444  ;  combien  les  ordres  négu- 
liers  sont  utiles  au  pape  pour  préparer  les  décisions  doctrinales, 
VII,  487^  488;  doctrine  do  saint  Hilaire  sur  l'infaillibilité  du  pape, 
3o7«  358,  359  ;  eombien  il  était  opportun  de  définir  ce  dogme 
dans  le  concile  du  Vatican,   8,  359,   360  ;  VIII ,  204  et  suiv.  ; 
rinfaillibilité  du  pape  dans  la  canonisation  des  saints  n'est  pas 
due  au  travail  de  la  procédure,  mais  à  l'assistance  définitive  du 
Saint-Bsprit,  VI,  75,  76. 

fidélité.  Étant  donné  le  fait  de  la  révélation,  l'infidélité  volon- 
taire devient  un  péché  contre  la  raison  et  contre  la  nature,  UI, 
160,  164  ;  elle  est  plus' qu'un  homicide,  lorsqu'elle  est  volontaire; 
elle  tient  de  la  nature  du  déicide,  car  elle  détruit  une  vie  divine, 
176. 

aocent  IIL  pape.  Comment  il  juge  d'abord  l'expédition  des  latins 
rootre  Constantinople,  II,  498  ;  texte  de  ce  pape  sur  la  relique  de 
iîharroux,  IV,  554,  560. 

locent  TI,  pape.  Il  exprime  sa  douleur  sur  les  désastres  de  la 
>aiaille  de  Poitiers,  VII,  96. 

lOoeBt  TIII.  Il  élève  la  fête  de  saint  Joseph  au  rit  double,  VII, 
Î3. 
indatlott  ém  fi«iiTaa.   Mandement  ordonnant  une  qoète  en 


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ÇfCUXVn  TABI£  AI«AlTTiaini. 

finveur  dMdëpartooieiits  inondés,  V,  596^  ii 

à  vaincre  abf«olumeiit  oe  flëau,  597*  59ft;  il  ett  im 

iofracUons  de  la  loi  divine  du  dimanche,  1II|  590. 

laaUtntennlaiqaaa.  Le  clergé  ne  doit  point  s'associer  aux  aaaihè- 
mes  portés  contre  eux  par  les  conservateurs  à  la  suita  de  la  ré- 
volution de  4848;  grave  faute  du  gouvernemeat  de  4830  qui  a  tn- 
vaille  à  créer  une  sorte  de  rivalité  entre  eux  et  ies  eurës;  encoa- 
ragements  qui  leur  sont  dus,  I,  366  et  suiv. 

InalitiKU  religieux  d'origine  récente.  Le  concile  de  Poitiers  renou- 
velie  les  éloges  des  conciles  de  Bordeaux  et  de  Périgueux,  et  lesr 
trace  des  r^les  de  conduite,  YI,  364^  365. 

InaUneticm  publiée.  Rôle  des  évèques  dans  les  conseils  de  Tins- 
truotion  publique,  VI,  77, 

Irénée  (saint),  évéque  de  Lyon.  Il  enseigne  que  Rome  est  la  chaire 
principalement  principale  vers  laquelle  tout  doil  aboutir,  IV, 51; 
que  le  cbrétiea  est  un  composé  d'un  corps,  d'une  âme  H  éa  Saint- 
Esprit,  V,  465. 

Isenaîbert  II,  évoque  de  Poitiers.  Son  zèle  pour  le  maiatieB  de  la 

^^   discipline  ecclésiastique  et  monastique,  et  pour  la  tenue  des 

^-    conciles,  IL  553;  il  consacre  l'église  cathédrale  de  Poititi^  IV, 

480« 

lalaniamaé  Sa  définition  d'après  Boasuet  ;  ses  ravages  en  Europe 
et  en  France  particulièrement;  travaux  et  combats  des  évéques  e) 
des  papes  contre  cet  ennemi  de  la  civilisation,  III,  60S  et  suiv 
le  premier  résultat  des  croisades  a  été  d'échapper  è  V^aÊ^rviê' 
aement  de  l'islamisme,  I,  71  et  suiv.  ;  sa  défaite  dans  les  plaines 
de  Poitiers,  ill,  508;  rapprochement  entre  risiaasieine  et 
révolution,  l'un  attaquant  les  lieux  saints  et  l'autre  Rooie,  sî^ 
de  la  religion,  643,  644  ;  son  état  actuel,  540;  il  ne  aubeiale  pb 
ai^onrd'hui  que  par  la  condescendance  des  puiasanoes  chréiie& 
neS|  U,  442,  413;  complicité  des  musulmans  dans  la  paraécaiio; 
des  chrétiens  de  Syrie  par  les  Druses,  IV>  l|  50;  une  croisaô 
serait  toujours  désirable  pour  la' délivranoe  des  sainie  tîeiix  d 
Joug  de  l'islamisme,  60.  Voir  Croisades. 

iaoUuBiiB  (Isidore  de),  Dominicain.  U  annonce  et  il  prépare  Tex 
tension  du  culte  de  saint  Joseph  dansTÉglise  onivereelle.  Vil 
447,448,4». 

Isaondvn.  Homélie  prononcée  dans  la  solennité  du  couronneiBee 
de  Notre-Dame  du  Sacré«Cœur  à  Issoudun,  VL  443  et 

Italie.  Entretien  avec  lesarchiprétres  et  les  doyens,  au  sojei  de  l'ic 
diction  des  prières  publiques  pour  la  guerre  dltalie,  III.  396 1 
suiv.  ;  mandement  qui  ordonne  des  prières  publiques  pcnir 
besoins  de  l'Italie,  IV,  4;  affaires  de  l'Italie  et  de  Roaaft»  oOh 
suiv.;  guerre  de  4869  pressentie,  II,  433;  l'unité  monar6bk}fH^  t 
l'Italie  cause  génératrice  de  l'unité  allemande,  VI,  440,  444  ;  «i 
prédations  et  spoliations  saorilégee  par  la  gauvaraeaieaA  d'Iial 


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TàmX  AHALniQQB.  OHAUfU 

daas  la  ville  de  Rome,  VIII,  44,  4S,  43  ;  prière  à  la  bienhenretfie 
Arcbaoffèle  Girieni  poar  iee  bes  ios  de  riuiie,  V,  478,  479.  Voir 
Pie  IX,  Rome. 

[thace,  évoque  en  Espagne.  Son  zèle  à  poursuivre  le§  Prisdlianistes 
était  inspiré  par  la  passioo,  V,  35ti. 

Ivaa  (saint),  évèque  de  Chartres,  1,  46;  II,  323,  593;  UU  488;  YI, 
537.  Bsprit  courageux  à  la  fois  et  modéré;  le  fléau  de  la  simonie, 
etc.,  IV,  83;  il  reconnaît  Marie  exempte  du  péché  originel^  II, 
842,  Si3;il  compare  le  pouvoir  séculier,  privé  de  la  direction 
eôciésiastique*  au  corps  humain  privé  de  Tàme,  IV,  850^;  il  dé- 
finit la  nature  de  la  dispense,  et  expose  les  motifs  qui  détermi- 
nent l'Église  tantôt  à  maintenir  tantôt  à  relâcher  la  rigueur  de 
sa  discipline,  Vl,  S7,  33  ;  il  déclare  hérétique  celui  qui  rejette 
les  jugements  et  les  constitutions  du  siège  apostolique,  469;  pro- 
pagateur ardent  de  l'institut  des  chanoines  r^uliers,  VII,  444 
et  Sutv.  ;  beau  texte  pur  L  a  et  Ruchel,  types  de  la  vie  active  et 
de  la  %ie  contemplative,  4i6  ;  sur  la  fondation  des  chanoines 
régMlirrs  de  ^aint-iean-en-  Val  à  Chartres,  447  et  suiv. 

9 


laeéniaiae.  Il  est  combattu  dès  son  apparition  dans  le  Poitou  p|ir 
les  disciples  de  saint  Ignace  et  de  saint  Vincent  de  Paul,!!,  558; 
la  rigueur  janséniste,  en  placent  la  vie  chrétienne  au-dessus  des 
forces  de  l'homme,  travaillait  puissamment  au  profit  du  liberti- 
nage» I,  604;  saint  Vincent  éprouve  de  l'horreur  pour  cette 
hérésie  ;  son  zèle  à  faire  rendre  par  tous  obéissance  aux  juge- 
ments du  saiat  siège,  III,  415,  446;  disposition  heureuse  de 
quelques  âme^  à  ne  prendre  de  Terreur  même  que  ce  ({ui  est 
susceptible  d'être^ interprété  sainement,  IV,  296. 
ponaia  (les  martyrs).  Canonisation  de  ces  martyrs,  le  8  juin  4862  ; 
bomélie  prèchée  le  même  jour  dans  la  cathédrale  de  Poitiers,,  en 
leur  hoqneur,  IV,  460;  homélie  dans  l'église  du  Jésus  à  Poitiers, 
le  dernier  jour  du  Triduum  de  la  canonisation  des  trois  Jésuites 
iaponaiSt  595.  Foir  Goto  (Jean  de),  Mikl  (Paul),  Risaî  (Jacques);  ho- 
mélie pour  la  clôture  des  fêles  de  la  béatification  du  B.  Charles  Spi- 
nola  et  de  ses  compagnons,  VI,  244  Bt  suiv.  ;  caractère  et  qualités 
des  Japonais  ;  espérances  que  promettait  leur  Église  naissante, 
[>ersécutions  et  martyrs,  245,  246,  247;  les  empereurs  enne- 
nis  du  christianisme  le  détruisent  au  Japon ,  248;  quelques 
familles  japonaises  ont  cependant  conservé  jusqu'à  nos  jours  les 
férilé»  doctrinaleset  les  pratiques  de  la  religion,  sans  la  présence 
raucun  prêtre,  149. 


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GOLXXXVIII  TABLE  ANALYTK^. 

Jtf^dfai.  On  a  vu  dos  hommes  préférer  la  cuUure  da  jardm  au  tiln 
de  roi  el  de  prophète;  exemples  de  l'histoire  sacrée  et  profane. 
IV,  275,  276  ;  la  profession  de  jardinier  est  une  ce  celles  qu 
rapprochent  le  plu:4  de  Dieu,  278, 282,  283. 

Jean-Baptiste  (saint).  Exposition  des  paroles  de  TËvangile  :  Tt 
quis  es..,  quid  exittis  videre  ?  (tar  lesquelles  Notre-Seignear  feil 
l'éloge  de  saint  Jean* Baptiste.  I,  428  et  suiv.;  réponse  de  saiBt 
Jean-Baptiste  à  des  soldats  qui  Tinterrogent,  IV«40,  €5;  posr- 
quoi  a-t-on  donné  à  son  autel  une  place  d*honneur  dans  la  crypte 
de  régliso  Notre-Da  <  e  de  Chartres?  IV,  82  ;  son  nom  inséré  i^os 
\e^  litanies  des  saints  avant  celui  de  saint  Joseph,  VU,  426. 

Jean  r£¥angélitta  (saint).  Homélie  prononcée  en  la  liftce  de  ce 
saint,  V,  :i08  et  suiv.  ;  saint  Hilaire  i*apf>rlle  le  grand  prédica- 
teur des  aperçus  dix  ins,30<^;  Renan  nie  rauthenitcité  de  sa 
écrits,  34Q  et  Huiv.  ;  Je^m  court  plus  vite  que  Pierre,  mai^  s'ar- 
rête pour  n'entrer  qu'à  la  suite  de  Pierre  :  pourquoi  ?  11,253; 
expiicatfon  dogmatique  de  ce  passage  de  l'Ëvangile:  Inmmit  er^ 
^uic  iStmon  Petrus  et  dixit  et  :  Quis  est  ?  de  quo  dicitf  4îi,  42ô  ;  f 
y  apparaît  à  sainte  Gertrude  el  lut  annonce  l'extension  de  la  dévo- 
tion au  Sacré-  Cœur  de  Jésus  dans  les  derniers  temps,  ID,  43 
dévotion  àsainl^ean  l'Éxan^élisie,  V,  3U. 

Jean  et  Panl  (saints),  martyrs  sou*  Julien  l'Apostat.  Saint  Hibir 
bâtiten  leur  honneur  l'égli^)  qui  devint  plus  tard  la  basilique  d 
Saint-llilaire  de  Poitiers,  111,  317. 

Jean  Chryaoatome^saini)^  archevêque  deConstantinople.  Il  reprod^ 
aux  vieillards  les  habitudas  d'intempérance  par  lesquelles  Ils  dé«tK 
norent  les  prérogati\es  que  Dieu  attache  à  leur  âge,  I,  469:i 
met  désormais  le  peuple  de  Conslantinopie  à  l'égal  de  rt>i 
d'Antioche,  359,  360;  il  décrit  les  effets  d'une  mauvaise  éduca 
tion,  646;  les  pauvres  sont  plus  utiles  à  l'Église  que  leâ  ncLf 
fastueux,  602;  éloge  de  sainte  Droside,  II,  440;  des  llachab*^^ 
633,  634;  puissance  de  la  prière,  460,  464;  pourquoi  Jé^i 
Christ  a  voulu  compter  parmi  ses  ancêtres  des  femmes  pécbe 
resses,  204  ;  pourquoi  l'évangile  ne  parle  pas  des  parents  de  i 
sainte  Vierge,  203;  il  est  accusé  par  S(S  ennemis  d'avoir  af 
pelé  l'impératrice  une  nouvelle  Hérodiade,  IV,  407;  à  la  ub 
eucharistique,  Dieu  nourrit  Thomme  ;  par  l'auniène,  Thoma 
a  été  élevé  par  suite  du  mystère  de  ^incarnation  du  ¥erbe,  y 
444,  442  ;  avantages  de  la  vieillesse  sacerdotale,  463,  465  ;  poa' 
quoi  on  doit  rendre  un  culte  égal  aux  anciens  et  aux  nouveai 
saints,  476,  477;  la  dime  qu'Abraham  donne  à  Melchîsëdecb  e 
le  type  des  relations  entre  les  t>rétrea  el  les  laïques.  Ml,  52 
le  sacrifice  de  l'autel,  appelé  Eucharistie,  action  de  grâces,  1 
467  ;  amour  que  Jésus-Christ  y  témoigne  aux  hommes^  ^K  ;  |:« 
sages  d'une  homélie  aux  fidèles  d'Antioche  sur  robservation  ( 
carême,  40,  44,  54;  exhortation  à  ne  pas  craîMire  tes  pot 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGLUXa 

Aanceâ  terrestres  et  à  espérer  en  Dieu  qui  soutient  son  Église, 
VllI,  41,42;  amour  de  saint  Thomas  d'Aquin  pour  les  écrits  de 
saint  Jean  Chrysostome,  405,  106. 

Jean  Damascène  (saint),  II,  480.  II  enseigne  que,  dans  la  concep- 
tion de  la  sainte  Vierge,  la  grâce  devança  la  nature,  II,  204  ; 
que  tout  rètre  de  Dieu  n'est  que  bonté,  Y,  76;  qu'il  faut  hono- 
rer les  saints  en  devenant  leurs  images  par  l'imitation  de  leurs 
vertus,   606. 

Jean  XXII,  pape.  Il  attache  une  indulgence  à  la  récitation  de 
l'Angelus,  II,  U9;  il  érige  en  évéchés  les  abbayes  de  Luçon  et 
de  Maiilezais,  556  ;  comment  il  repousse  le  conseil  d'établir  le 
siège  de  la  papauté  àCuhors,  510;  il  déclare  hérétiques  ceux  qui 
soutenaient  que  l'acquittement  du  tribut  envers  César  avait  été, 
de  la  part  de  Jésus-Christ,  un  devoir,  V,  353  ;  VII«  40  ;  il  fait 
réloge  de  saint  Thomas  d'Aquin,  VIII,  98. 

Jean  XXIII,  pape.  Il  prononce  des  peines  contre  les  métropoli- 
tains qui  négligent  la  tenue  des  conciles  provinciaux,  III,  436. 

Jean,  roi  de  France.  Sa  dévotion  à  Notre -Dame  de  Chartres,  II,  273  ; 
détails  sur  sa  défaite  à  la  bataille  de  Poitiers,  VII,  435  et  suiv. 

Jeanne  d'Arc.  Son  éloge,  T,  4  et  suiv.  ;  sa  mission  divine,  4||B, 
47;  ses  exploits,  8  et  suiv.  ;  ses  vertus,  42. et  suiv.  ;  son  juge- 
ment, son  martyre,  21  et  suiv.  ;  trois  triomphes  dans  son  sup- 
plice^ triomphe  de  la  France ,  triomphe  de  la  foi,  triomphe  de 
Jeanne  d'Arc.  27  et  suiv.  ;  elle  vient  à  Poitiers,  II,  556  ;  elle 
proclame  Jésus-Christ  roi  des  Francs,  III,  522  ;  respect  qu'elle 
inspirait  par  sa  bonté,  V,  369. 

Jeanne  de  Chantai  (sainte).  La  vénération  dont  elle  est  animée 
pour  la  sainte  tunique  de  la  sainte  Vierge,  conservée  dans  l'église 
de  Notre-Dame  de  Chartres,  la  porte  à  fonder  un  couvent  de 
Visilandines  dans  cette  ville,  II>  290.  . 

Jérôme  (saint),  I,  188,  470;  II,  78;  III,  554;  VI,  429,  312,  554. 
Il  donne  à  saint  Hilaire  diverses  qualifications,  i,  407,  112,  470; 
VI,  312  ;  VU,  364  ;  il  appelle  anlechrists  tous  ceux  qui  se  sépa- 
rent du  pontife  de  Rome,  I,  394;  il  est  proclamé  docteur  de  TÉ- 
glisepar  Boniface  VIII,  I,  466;  ses  réflexions  sur  les  femmes 
nommées  dans  la  généalogie  de  Jésus-Christ,  II,  202;  il  appelle 
le  baptême  le  sacerdoce  du  laïque,  III,  142;  éloge  de  la  pureté 
delà  doctrine  de  saint  Hilaire,  315;  Jésus-Christ  a  publié  indis- 
tinctement sa  doctrine  partout  pour  montrer  qu'il  était  venu 
opérer  le  salut  de  tous,  408  ;  saint  Grégoire  de  Nazianze  justifié 
d'avoir  loué  Héron  le  Cynique^  IV,  346  ;  la  force  des  nations 
réside  dans  le  triomphe  de  leurs  martyrs,  372  ;  les  œuvres  de 
charité  intercèdent  pour  les  personnes  qui  les  ont  faites,  386  ; 
les  apôtres  comprirent  qu'une  place  à  part  était  réservée  à 
saint  Pierre,  après  le  paiement  de  l'impôt  pour  Jésus-Christ  et 
pour  lui,  V,  353;  explication  du  texte  de  l'ficclésiaste  :  Da  par^ 
T.  vni.  19* 


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GGXG  TABLE  ANALYTIQUE. 

tem  septem  necnon  et  octOy  380  ;  éloge  du  vieillard  Paal,  458, 
465  ;  commentaire  de  ces  paroles  de  rÉccIësiaste  :  a  La  sagesse  est 
plus  utile  quand  elle  est  jointe  aux  richesses  » ,  544  ;  raison  de  !a 
force  des  barbares  contre  les  Romains^  VII,  76, 77;  manière  dont 
procède  Jésus-Gbrist  pour  la  guérison  deTenfant  ëpileptique, 
VIII,  ÎO,  21,27. 

Jérusalem.  Rome  et  Jérusalem  considérées  sous  le  rapport  de  leur 
mission  divine^lll,  643, 644  ;  IV,  50, 54  ;  analogies  topugraphiques 
de  Jérusalem  et  de  Chartres,  VI,  538,  539;  elle  est  abandonnée  de 
Dieu  parce  qu*elle  est  inûdèle  à  sa  mission,  VII,  iOo,  406;  sa 
ruine  par  Titus  ;  Rome  reçoit  ses  dépouilles,  II,  494  et  suiv . 

Jésuites  de  Poitiers.  Consécration  de  leur  nouvelle  église  à  Poi- 
tiers ;  allocution,  II,  405;  ouverture  de  leur  collège,  alloculion. 
434;  cérémonie  de  la  pose  de  la  première  pierre  de  leur  nouxeau 
collège,  allocution,  III,  407;  homélie  prononcée  dans  la  solennilé 
de  la  béatification  des  BB.  Jean  de  Britto  ,  André  Bobola . 
Ignace  Azévedo  et  ses  compagnons,  martyrs,  II,  255  et  suiv.  ; 
homélie  prononcée  à  la  messe  de  clôture  du  triduum  de  béatifi- 
cation du  B.  Jean  Berchmans,  V,  512  et  suiv.;  homélie  pro- 
ifoncée  pour  la  solennité  de  la  clôture  des  fêtes  de  la  béatification 
du  B.  Pierre  Canisius,  Y,  427  et  suiv.;  du  B.  Charles  Sj)inol<:, 
VI,  244  et  suiv.  ;  homélie  prononcée  en  l'honneur  du  B.  Pierre 
Lefèvre,  VIII,  65  et  suiv. 

Origines  de  la  compagnie  de  Jésus  semblables  par  leur  entier 
développement,  aux  origines  du  monde  vi  du  christianisme,  VIII, 
65  et  suiv.  ;  connaître  les  premiers  auteurs  de  cetlc  compagnie, 
c'est  connaître  la  compagnie  entière,  dans  son  esprit,  dans  son 
but,  etc.^69;  nécessité  de  conserver  le  généralat  du  Jésus  et  le 
collège  romain  contre  les  lois  spoliatrices  du  gouvernemenl 
iUlien,  VII,  488,  489, 

Éloge  de  la  compagnie  de  Jésus;  elle  doit  être  aimée  de  lous 
les  bons  prêtres,  I,  525;  II,  46,  47;  services  qu'ils  ont  rendus  à 
la  ville  de  Poitiers,  en  particulier  celui  do  l'éducation;  leur 
collège  de  Montmorillon  sous  la.  Restauration,  II,  405  et  suiv.  ; 
résidence  rétablie  dans  la  ville  épiscopale,  545  ;  ils  reprennent  à 
Poitiers  leur  fonction  primitive,  l'enseignement  de  la  jeunesse 
que  leur  avait  confié  Henri  IV;  leur  présence  dans  cette  cité 
contribuera  à  maintenir  son  antique  renommée  littéraire,  438  ; 
la  société  de  Jésus  est  fidèle  à  l'enseignement  de  la  philosophie; 
elle  prend  la  défense  des  droits  de  la  raison  humaine,  II,  412  ; 
ils  travaillent  en  Poitou  au  maintien  de  l'orthodoxie  contre  le 
protestantisme  et  le  jansénisme,  V,  558;  VI,  325;  paroles  d'en- 
couragement et  de  consolation  adressées  aux  novices  espagnols, 
chassés  d'Espagne  et  retirés  à  Poitiers,  VI,  250,  254. 

JésuB-Christ.  Exposition  des  preuves  de  la  divinité  de  Jésus-Christ 
puisées  dans  l'ancien  et  le  nouveau  Testament,  dans  l'enseigne- 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGTIGI 

ment  de  TËglise,  dans  l'hîsloire  de  la  conversion  des  nations,  Y, 
99  etsuiv.,  243  et  suiv.;  saint  Hilaire  s'ëlève  contre  ceux  qui 
prétendaient  que  Jésus-Christ  ne  s'était  pas  affirmé  Dieu  ;  il  éta- 
blit cette  vérité  sur  le  témoignage  môme  de  Jésus-Christ,  i03, 
104;  le  monde  entier  s'est  ému  à  la  négation  de  la  divinité  de 
Jésus,  qui  est  Dieu  venu  dans  son  œuvre,  Dieu  avec  nous,  428  ; 
blasphèmes  contre  ia  divinité  de  Jésus-Christ  dans  notre  siècle, 
IV,  584  ;  c'est  aux  prètreB  de  proclamer  la  royauté  divine  de 
Jésus-Christ,  d'annoncer  ses  grandeurs  et  de  maintenir  ses 
droits,  II,  342;  sa  généalogie  selon  ia  chair  (S.  Matth.,  I,  1  et 
suiv.),  II,  200  et  suiv.;  sa  venue  était  nécessaire  pour  que  noua 
pussions  devenir  nous-mêmes  enfants  de  Dieu;  Bossuet  l'enseigne 
après  saint  Augustin  et  saint  Thomas,  YIII,  225  ;  depuis  cette 
venue,  nous  sommes  les  membres  de  son  corps  ;  force  des  liens 
qui  nous  unifient  avec  lui,  227;  honneur  qui  en  résulte  pour 
nous,  228  ;  il  est  le  chef  de  toute  la  création,  le  type  et  l'exem- 
plaire de  tous  les  êtres  créés,  IV,  489;  V,  22^  430,  434,  432  ;  il 
exerce  une  véritable  et  suprême  royauté  sur  toutes  les  sociétés^ 
m,  544  et  suiv.;  dire  qu'il  n'est  pas  le  Dieu  des  peuple^  et 
des  sociétés,  mais  seulement  des  individus,  c'est  dire  qu'il  n'est 
pas  Dieu,  VI,  434;  homélie  prononcée  en  la  solennité  de  saint 
Hilaire  sur  l'étendue  universelle  de  la  royauté  de  Jësus^^hrist, 
YIII,  56  et  suiv.;  son  sceptre  est  un  sceptre  *d'amour  et  de  doc- 
trine ,  de  puissance  et  de  force;  développement  de  cette 
vérité  par  saint  Hilaire,  VU,  538  et  suiv.;  sa  promesse  de  re- 
connaître devant  son  Père  ceux  qui  l'auront  confessé  devant 
les  hommes  ;  commentaire  de  ces  paroles  par  saint  Hilaire,  VIU, 
77,  78. 

Incorporation  des  hommes  à  Jésus-Christ;  privilèges  et  obli- 
gations qui  en  résultent  pour  nous.  Y,  4  40,  4  44  ;  la  régénération 
spirituelle  de  l'homme  a  été  le  prix  de  ses  grands  travaux,  II, 
385  ;  doctrine  sur  la  valeur  de  ses  satisfactions  surabondantes 
pour  la  rédemption  des  hommes,  source  des  indulgences,  I,  272, 
273  ;  III,  74 ,  72,  78  ;  la  grande  nappe  qui  fut  montrée  à  saint 
Pierre  à  Joppé,  figurait  le  corps  de  Jésus-Christ  qui  aspirait  à 
s'adjoindre  ses  membres  séparés,  lY,  600;  efforts  du  démon 
pour  détruire  ce  corps,  temple  divin  dont  la  restauration  devient 
le  principe  de  la  restauration  de  toutes  choses,  492  ;  relique  du 
saint  sang  de  Jésus-Christ  ;  preuves  de  la  conservation  de  cette 
relique  dans  l'église  de  Mantoue,  554,  552  ;  en  dehors  de  Jésus- 
Christ  nous  ne  connaissons  pas  de  messie,  de  révélateur,  de 
sauveur,  et  Dieu  et  Jésus-Christ  ne  se  trouvent  pour  nous  que 
dans  l'Église,  1, 403;  Jésus-Christ  restera  éternellement  ia  pierre 
angulaire  et  fondamentale  de  l'Église,  mais  pierre  cachée,  impal- 
pable à  nos  mains,  II,  469  et  suiv. 
Comment  s'abaisse  en  nous  le  rayon  de  la  lumière  éternelle,  à 


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GCXGU  TABLE   analytique. 

mesure  que  Jësus-Christ  est  abaissé  et  déprimé  dans  nos  âmes, 
III,  635  ;  comment  oo  peut  fair^  du  progrès  dans  la  connais- 
sance de  Jésus-Christ,  YL  448,  449  ;  le  connaître,  c'est  posséder 
la  connaissance  de  tous  les  mystère»  de  la  foi  chrétienne,  447; 
causes  pour  lesquelles  on  fait  si  peu  de  progrès  dans  ta  connais- 
sance de  Jésus-Christ,  444,  450  ;  signiècation  de  ces  mots  d/ 
Pilate  :  Ecce  homo  ;  Jésus  résumait  en  lui  toute  la  race  humaioe, 
VII,  644  ;  Jésus-Christ  modèle  des  pauvres»  III,  649;  attraits  de 
Tenfance  de  Jésus,  VII,  348,  349  ;  il  a  été  le  restaurateur  de 
l'homme  déchu,  par  sa  rédemption,  par  sa  grâce,  351;  il  est 
l'homme  parfait,  parce  qu'en  lui  l'humanité  a  été  refaite  par  la  divi- 
nité, 349;  le  moyen  de  posséder  Dieu,  c'est  de  le  saisir  par  Jésus- 
Christ,  350;  les  riches  charitables  représentent  Jésus-Christ  daos 
sa  gloire  ;  les  pauvres  dans  sa  vie  passive,  II,  613  ;  commentaire 
de  ces  paroles  de  saint  Jean  :  Ego  sum  pastor  bonus,  VI,  383, 384, 
385  ;  doctrine  impie  et  sacrilège  des  philosophes  rationalistes  sur 
la  personne  de  Jésus-Christ,  il,  368  et  suiv.  ;  l'histoire  de  l'hu- 
manité, de  rÉglise  surtout,  n'est  que  l'histoire  de  Jésus  ;  la  \\e 
de  chaque  élu,  de  chaque  saint  est  un  chapitre  nouveau  de  la  vie 
de  Jésus,  V,  466,467,468. 

Jésns  (Sacré-Cœur  de).  Homélie  prononcée  pour  la  clôture  de  la 
neuvaine  au  Sacré-Cœur  de  Jésus,  à  l'intention  de  l'Église  et  de 
la  France  (octobre*  4 870),  VI,  603  et  suiv.  ;  rien  n'est  plus  fondé 
en  raison,  rien  n'est  plus  conforme  aux  doctrines  de  la  foi  que  le 
culte  du  Sacré-Cœur;  développement  de  cette  vérité,  609,  640; 
remarque  de  saint  Augustin  sur  le  côté  de  Jésus,  ouvert  par  la 
lance,  64  4  ;  le  Sacré-Cœur  de  Jésus  est  le  sommaire  substantiel 
de  tout  le  christianisme,  61 3. 

La  fêle  du  Sacré-Cœur  de  Jésus  est  la  quintessence  même  du 
christianisme,  l'abrégé  et  le  sommaire  de  toute  la  religion,  in, 
48  ;  cette  dévotion  est  révélée  par  Jésus-Christ  lui-même  à  sainte 
Gertrude  et  à  la  bienheureuse  Marguerite-Blarie,  43  ;  la  France 
a  toujours  pris  une  grande  part  à  la  propagation  du  cuite  du 
Sacré-Cœur,  soit  par  ses  évoques,  soit  par  ses  écrivains,  44  ;  la 
fête  étant  restée  facultative  jusqu'à  nos  jours,  le  pape  ta  rend 
obligatoire,  sur  la  demande  des  évêques  français,  44,  45;  fruits 
que  la  France  a  retirés  et  doit  retirer  encore  de  la  dévotion  au 
Sacré-Cœur,  III,  48,  49;  VI,  644;  le  culte  du  Sacré-Cœur  eât 
une  des  richesses  nationales  de  la  France,  VII,  549,  550  ;  l'é- 
glise de  Loigny  placée  sous  le  patronage  du  Sacré-Cœur,  VU. 
337. 

Indulgences  accordées,  par  un  décret  du  8  mai  4872,  aux 
fidèles  qui  sanctifient  le  mois  de  juin  par  des  pratiques  pieusesen 
l'honneur  du  Sacré-Cœur,  VIII,  154,  452. 

Nom  de  Jésus.  Explication  de  ces  paroles  de  saint  Paul  :  «  Au 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGXGUI 

nom  de  iësus  tout  genou  doit  fléchir  au  ciel,  sur  la  terre  et  dans 
les  enfers  1,  VIll,  60,  61. 

Voir  Incarnation,  Sauveur,  Verbe,  Notre-Dsune  du  Sacré- 
Cœur. 

Vie  de  Jésus  par  Renan;  condamnation  de  ce  livre  rempli  de 
blasphèmes.  Voir  Renan. 

Jeune.  La  mitigation  du  jeûne  n'emporte  pas  Tabolition  du  reste 
de  la  discipline  quant  à  la  nature  des  aliments,  etc.,  VII,  280  , 
281  ;  le  jeûne  public  est  ilemeuré  en  vigueur  chez  tous  les  peu- 
ples pour  les  nécessités  publiques,  449,  450;  Dieu  s'est  souvent 
laissé  fléchir  par  cette  marque  de  pénitence,  465  ;  le  jeûne  con- 
tribue à  l'efficacité  de  la  prière,  VIII,  5,  6  ;  le  jeûne  corporel  ne 
saurait  obtenir  grâce  pour  les  intelligences  indociles  aux  déGni- 
tionsde  TËglise  et  obstinées  dans  leurs  préjugés,  VIII,  29. 

Jaanes  hommes.  Discours  prononcés  au  cercle  catholique  de  Poi- 
tiers, 1, 464  et  suiv.,  303  et  suiv.  ;  expressions  tout  à  fait  parti- 
culières dont  se  sert  l'Écriture  sainte  en  parlant  d'eux,  464  et 
suiv.;  respect  des  jeunes  gens  envers  les  vieillards,  473;  quel  doit 
ôtre  leur  zèle  à  se  préserver  du  péché  et  à  se  relever  de  leur 
chute,  289,  290;  le  jeune  homme  ne  se  suffit  pas  à  lui-même 
pour  s'élever  aux  sublimes  et  difficiles  hauteurs  de  la  vertu  et  de 
la  perfection  chrétienne,  477,  478,  646,  647;  mission  de  la  jeu- 
nesse dans  la  société  actuelle,  303  et  suiv.  ;  la  jeunesse  catholique 
et  lettrine  de  nos  cités  doit  obéir  avec  amour  à  la  direction  du 
chef  de  l'Église;  bref  de  Pie  IX  au  cercle  catholique  de  Paris, 
VI,  478;  le  R.  Berchmans  modèle  des  jeunes  gens,  V,  542  et 
suiv.  Voir  Éducation. 

JoiiiTille  (le  sire  de).  Trait  remarquable  de  sa  vie  pour  l'obser- 
vance du  vendredi,  VI,  276. 

Josaphât  (saint],  archevêque  de  Polosck.  Vole  pour  sa  canonisa- 
tion, VI,  78,  79  ;  opportunité  de  cette  canonisation,  84,  82. 

Joseph,  fîls  de  Jacob.  Il  est  une  des  plus  grandes  figures  de  Jésus- 
Christ,  VII,  470  ;  et  il  figurait  aussi  le  vicaire  de  Jésus-Christ, 
474  et  suiv.  ;  l'application  en  est  faîte  à  Pie  IX,  475,  476;  rap- 
ports entre  Joseph,  fils  de  Jacob,  et  saint  Joseph,  père  nourri-  * 
cier  de  la  sainte  famille.  447,  432, 433. 

Joseph  (saint),  époux  de  Marie ,  mère  de  Dieu.  Instruction  pasto- 
rale et  mandement  portant  promulgation  d'un  décret  aposto- 
lique qui  attribue  à  saint  Joseph  le  titre  de  patron  de  FËglise 
universelle,  VII,  443  et  suiv.  ;  histoire  du  culte  de  saint  Joseph  ; 
raisons  qui  en  ont  pu  retarder  l'extension  ;  ses  fondements  repo- 
sent sur  rÉvangile  et  sur  des  raisons  théologiques  concluantes, 
4  46,  147;  l'augmentation  de  la  gloire  terrestre  de  saint  Joseph 
annoncée  au  xv»  siècle,  447,  448;  il  est,  dans  un  sens  élevé  et 
très- vrai,  le  chef  et  le  père  des  membres  du  corpp  mystique  de 
Jésus-Christ,  429;  il  est  la  providence  temporelle  des  maisons 


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GGXGIV  TABLE  ANALYTIQUE. 

religieuses;   dévotion  de  sainte  Thérèse  envers  saint  iosepb, 
428,  429;  aperçu  historique  sur  ses  fêtes,  423»  424;  Clément  XI 
compose  son  office,  424;  son  nom  est  inséré  dans  les  litanies  des 
Saints  après  celui  de  saint  Jean-Baptiste  par  Benoit  XIII  ;  ana- 
lyse de  la  dissertation  canonique  et  théologique  du   cardinal 
Lambertini  touchant  cette  insertion,  424,  425,  426;  la  France  a 
produit  ses  plus  éloquents  panégyristes,  420,  424,  422  ;  son  culte 
établi  à  Chartres  dès  le  xive  siècle,  IV,  84;  le  concile  de  Poitiers 
exhorte  les  prêtres  à  promouvoir  son  culte,  YI,  369,  370  ;  vceax* 
de  la  chrétienté  adressés  à  Pie  IX  pour  le  supplier  de  proclamer 
saint  Joseph  patron  de  l'Église  universelle  ;   décret  de  Pie  IX, 
YII,  134,  432;  dispositif  du  bref  apostolique  confirmatifde  ce 
décret.  270,  282. 
Journalisme.  L'Église  encourage  la  presse  religieuse  à  combattre 
la  presse  impie  et  anarchique,  mais  elle  n'accepte  pas  une  solida- 
rité compromettante  avec  cette  façon  d'enseigner,  II,  326,  327; 
elle  s'est  réservée  le  droit  de  conseil  et  d'avertissement  envers 
les  écrivains  religieux,  327  ;  difficultés  pour  la  presse  religieuse 
de  soumettre  ses  écrits  à  l'autorité  de  l'Ordinaire  avant  de  les 
donner  au  public,  327,  328  ;  règles  tracées  par  l'encyclique  àa 
24  mars  4855  sur  la  question  du  journalisme,  328  ;  le  concile  de 
La  Rochelle  se  réjouit  de  la  promptitude  avec  laquelle  l'encydique 
a  été  accueillie  partout^  329  ;  combien  sont  dangereuses  pour  la 
société  et  les  familles  les  feuilles  quotidiennes,  hostiles  à  !*Ëgli5e, 
344,  345;  violentes  attaques  de  la  presse  irréligieuse  contre  le 
pouvoir  temporel  du  saint-siége,  II,  438,  439  ;  III,  599,  600,  644 
et  suiv.  ;  IV,  34,  33;  VI.  3,  4«  7;  contre  l'épiscopat  français.  I, 
•244,  543,  544;  IIL  606;  lY,  397,  399,  403,  569  et  suiv.;  contre 
les  associations  religieuses  et  les  pèlerinages,  lY,  34  9  et  suiv.  ; 
YII,  585;  contre  le  concile  du  Vatican,  YI,  74,  72,  96,  445;  elle 
favorise  et  propage  le  naturalisme  et  les  erreurs  philosophiques  de 
notre  époque,  III,  238,  454  ;  Y,  390,  394,  394  et  suiv.;  elle  pro- 
clame la  sécularisation  absolue  des  lois.  Y,  172. 

Appréciation  par  la  presse  étrangère  de  la  brochure  la  France, 
Rome  et  ritalie^  lY,  447,  448;  combien  est  coupable  le  journa- 
lisme dit  conservateur  et  modéré,  dans  la  question  du  pouvoir 
temporel,  54,  63,  64  ;  paroles  de  remerciement  aux  publicisles 
qui  défendent  le  pouvoir  temporel,  III,  550,  554. 

Éloge  de  la  presse  qui  proclamait  en  4874  la  nécessité  de  re- 
tourner aux  principes  d'ordre  et  de  religion,  VIL  305,  306;  lettre 
en  réponse  à  la  communication  de  plusieurs  journaux  à  l'occasion 
du  récit  de  la  visite  d'un  journaliste,  VIII,  95,  96. 
Jonin  (saint),  abbé d'Ansion,  II,  551. 

Jubilé.  Instruction  pastorale  pour  la  publication  du  jubilé  demi- 
séculaire,  I,  258;  seconde  instruction  sur  l'opportunité  de  ce 
jubilé,  308;  homélie  et  allocution  pour  l'ouverture  et  la  clôture 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGXGV 

du  même  jubilé  dans  la  ville  de  Niort,  417,  438;  lettre  pastorale 
ordonnant  des  prières  pour  la  clôture  du  jubilé  demi-séculaire  , 
4S4;  instruction  sur  Tiroportance  du  nouveau  jubilé  de  185S, 
48t;  homélie  pour  l'ouverture  de  ce  jubilé,  496;  jubilé  extraor- 
dinaire en  4854,  homélie,  II,  194  ;  jubilé  accordé  par  l'encyclique 
du  8  décembre  1864,  399  et  suiv.;  homélie  pour  l'ouverture  du 
même  jubilé,  413  et  suiv. 

Clément  VI  est  le  premier  qui  ait  employé  le  mot  jubilé  dans 
la  nouvelle  loi,  1,  261  ;  notions  historiques  sur  le  jubilé  des  juifs 
et  dei  chrétiens,  258  et  suiv.;  bulle  de  Clément  VÎ  sur  le  jubilé 
et  les  indulgences,  261,  271  ;  fruits  d'un  jubilé, 31 8, 319;  VI,  175; 
le  jubilé  largement  pratiqué  dans  Tunivers  chrétien, c'est  l'acquit- 
tement le  plus  considérable  qui  puisse  être  fait  à  la  décharge  de 
la  grande  famille  catholique,  III,  99  et  suiv.  Voir  Indulgence. 

Judith,  libératrice  du  peuple  juif^  figure  de  Marie,  Y,  403  et 
suiv. 

Jugement  dernier.  Certitude  de  ce  jugement  ;  les  chrétiens  de 
notre  siècle  n'y  veulent  pas  penser  ;  incertitude  du  jour  où  il  aura 
lieu,  IV,  105,  406;  les  jugements  de  Dieu  sont  plus  redou- 
tables, à  mesure  que  les  dignités  ont  été  plus  élevées,  I,  255. 

Julien  l'Apostat,  empereur,  111,289,  290,  317;  Y,  122,201. 

Julien  (saint),  ermite  à  Maire,  II,  419,  551. 

Juridiction  épiscopale.  Elle  est  soumise  au  vicaire  de  Jésus-Christ; 
le  caractère  de  l'évéque  est  perpétuel,  mais  son  pouvoir  juridic- 
tionnel ne  l'est  pas,  il  finit  avec  lui,  et  diverses  causes  peuvent 
faire  qu'il  finisse  avant  lui,  I,  283  ;  la  juridiction  épiscopale  a 
pour  limites  celles  que  Jésus-Christ  y  a  mises,  et  celles  que  les 
saints  canons  et  les  décrets  apostoliques  y  ont  posées  dans  le 
cours  des  siècles,  341. 

Juste  (saint),  disciple  de  saint  Hilaire,  YI,  316. 

Justes.  Leurs  combats  contre  les  instincts  pervers  de  la  nature, 
Vf,  4i,  45;  causes  pour  lesquelles  en  ce  monde  ils  sont  souvent 
punis  avec  les  méchants;  doctrine  de  saint  Augustin,  YII,  403  et 
suiv.;  les  livres  saints  nous  apprennent  quelle  sera  la  fin  des  uns 
et  des  autres.  407, 408,  484,  482, 483. 

Justice.  Luttes  de  l'Église,  depuis  son  origine,  pour  faire  triom- 
pher la  justice,  VI,  353  ;  homélie  sur  les  représailles  de  la  justice 
d.vine,  VII,  309  et  suiv. 

Jostin  (saint),  martyr.  Il  raconte  comment  il  se  convertit  au  chris- 
tianisme, I,  156;  les  chrétiens  sont  dans  le  monde  ce  que  l'âme 
est  dans  le  corps,  428;  description  des  pratiques  religieuses  qui 
s'observaient  le  dimanche  dans  les  assemblées  des  chrétiens  ;  la 
lecture  des  livres  saints,  les  prières  de  la  messe,  la  distribution 
de  l'eucharistie,  III,  364  ;  un  mystérieux  catéchiste  lui  enseigne 
que  c'est  par  la  prière  qu'il  obtiendra  l'intelligence  des  livres 
saints,  VII,  474. 


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GGIGVI  TABLE  ÀNALTTIQUE. 

Justin  (saint),  évéque  de  Poitiers,II,  562. 

Justin  le  Jeune,  einpereur.il  envoie  une  relique  de  la  vraie  croix 
à  sainte  Radegonde,  VI,  486;  VIII,  173. 


Keller,  députe.  Son  livre  intitulé  :  VEncydique  du  8  déumhre  et 

les  principes  de  1789  ;  ce  qu'en  pensait  le  général  La  Moricière  ; 

Pie  IX  en  fait  l'éloge  par  un  bref,  V,  498,  499  ;  son  apprëcialioo 

d'un  rapport  de  fif.  Suin,  IV,  235. 
Kisai  (saint  Jacques),  martyr  japonais,  profès  de  la  compagnie  de 

Jésus;  son  martyre,  sa  canonisation,  IV,  595,  598. 
Krasinski,  poète  polonais.  Il  décrit  la  destinée  que  Dieu  a  réservée 

à  la  Pologne  parmi  les  nations,  V,  482. 


Labre  (le  bienheureux  Benoit- Joseph),  II,  589;  IV,  32.  Son  pané- 
gyrique, III,  647  et  suiv.;  détails  historiques  sur  sa  vie,  653  et 
suiv.;  il  mène  la  vie  de  pèlerin,  655  et  suiv.;  ses  privations,  ses 
humiliations  dans  ses  pieuses  pérégrinations,  658,  659;  iJ  \isiie 
les  plus  célèbres  sanctuaires,  et  va  se  fixer  à  Rome  ;  sa  mort  dans 
cette  ville^  660  et  suiv.;  ses  qualités  naturelles,  669,  670;  il  a 
méprisé  des  honneurs  auxquels  il  pouvait  aspirer,  667,  66$  ;  sa 
vie  démontre,  contre  les  assertions  de  notre  temps,  que  le  chris* 
tianisme  est  encore  possible  dans  toute  son  énergie,  III,  677; 
influence  d'un  saint  sur  toute  une  époque,  678. 

Lâchât  (Mgr),  évèque  de  Bàle.  Sa  fermeté  à  repousser  des  lois  »>n- 
traires  à  la  foi  et  à  la  discipline  de  l'Église,  VIII,  36. 

Lacordaire  (le  P.).  Son  jugement  sur  les  suites  de  l'apostasie  de 
Luther,  VII,  439,  440. 

Lafontaine.  Application  de  quelques  traits  de  l'apologue  de  la  fable 
du  chat  et  du  rat,  I,  373  ;  de  la  fable  de  Thirondelle  et  des  petits 
oiseaux,  III,  399. 

Laïque.  Ce  nom  est  d'origine  chrétienne,  il  n'est  pas  synonyme 
de  païen,  il  équivaut  à  celui  de  fidèle,  par  opposition  au  nom 
de  clerc  ou  de  moine,  III,  436,  137;  droits  et  devoifs  des 
laïques  dans  l'Église,  438  et  suiv.;  erreur  de  ceux  qui,  prétex- 
tant leur  condition  de  laïques ,  se  croient  dispensa  d'étudier 
et  d'accomplir  les  devoirs  imposés  par   la  révélation,  132  et 


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TABLE    ANALYtlQUE.  GGXGVII 

suîv.;  la  théorie  de  Tabstention  et  de  l'immuDÎtë  des  laï- 
ques au  regard  de  l'ordre  surnaturel  inconnue  aux  âges  précé- 
dents, 442;  IV,  436;  dans  quel  sens  on  peut  dire  que  tous  les 
laïques  participent  au  sacerdoce,  III,  144  ;  privilèges  communs 
aux  clercs  et  aux  laïques,  444,  44S,  443;  devoir  du  laïque  de 
confesser  Dieu,  de  déclarer  sa  foi  et  d'accepter  les  conséquences 
do  son  baptême,  445^  446;  VIII,  82,  84;  le  monde  laïque  a  ré- 
solu d'anéantir  la  puissance  ecclésiastique  ;  son  éloignement  pour 
les  hommes  de  foi,  auxquels  il  donne  par  mépris  le  nom  de  clé- 
rical, y,  9,  10,  47.  Fotr  Clérical.  A  quels  châlimenls  s'exposent 
ceux  qui  usurpent,  même  avec  de  bonnes  intentions,  un  office 
qui  ne  leur  appartient  pas,  exemple  d'Oza,  VI,  582  et  suiv.;  saint 
Paul  appelle  les  laïques  qui  se  livraient  aux  bonnes  œuvres,  ses 
auxiliaires  et  ses  coadjuteurs,  V,  532,  533  ;  VU,  500  et  suiv.;  le 
sacerdoce  trouve  de  nos  jours  des  coadjuteurs  parmi  les  fidèles; 
qualités  requises  pour  l'apostolat  laïque  dans  les  villes  et  dans  les 
campagnes;  il  doit  se  tenir  en  garde  contre  les  idées  du  siècle  et 
avoir  une  foi  pure  et  sans  mélange,  III,  409  et  suiv.;  VII,  502  et 
suiv.;  l'Église  s'enquiert  du  suffrage  des  chrétiens  laïques  en  fa- 
veur de  la  proclamation  du  dogme  de  l'immaculée  conception,  II, 
229,  230  ;  le  saint-siége  emploie  des  laïques  à  Rome  non-seule- 
ment dans  les  charges  civiles,  mais  aussi  dans  les  charges  ecclé- 
siastiques, 508,  509;  les  libéralités  faites  au  pape  pour  le  main- 
tien de  son  temporel  ne  sont  pas  une  question  laïque,  mais  une 
chose  sacrée,  III,  642  ;  le  sacerdoce  placé  en  dehors  de  toute 
solidarité  dans  les  affaires  publiques  depuis  que  les  gouverne- 
ments se  déclarent  laïques  et  que  les  conseils  de  l'Europe  sont 
sécularisés,  IV,  2  ;  prétention  excessive  des  laïques  qui,  se  posant 
en  protecteurs  de  l'Église,  voudraient  à  cause  de  leurs  «ervioes 
loi  imposer  leurs  pensées  et  leur  direction,  I,  362,  363. 

Lambert  (abbé).  L'œuvre  des  missions  dans  le  Poitou  naît  et  se 
développe  sous  sa  direction  dans  les  commencements  de  ce  siècle, 
II,  543;  VI,  325,  326. 

Lampe  de  l'Ègliae.  Devoir  des  curés  d'entretenir  une  lampe  allu- 
mée jour  et  nuit  devant  le  saint-sacrement;  le  concile  de  La  Ro- 
chelle renouvelle  les  prescriptions  de  l'Église  à  ce  sujet  et  loue 
les  âmes  généreuses  qui  veulent  bien  alimenter  cette  lampe,  II, 
145;  obligation  de  l'entretenir  devant  l'autel  où  repose  le  saint- 
sacrement  ;  elle  représente  le  feu  qui  doit  brûler  dans  les  âmes 
des  prêtres  et  des  fidèles,  VI,  94,  92,  93. 

Langue.  La  langue  française  est  née  chrétienne,  V,  377  ;  les  mau- 
vaises doctrines  corrompent  cette  langue;  elle  n'a  toute  sa  vraie 
grandeur  que  quand  elle  est  parlée  chrétiennement,  111,244  ;  elle 
ne  devient  vraiment  riche  et  originale  que  lorsqu'on  sait  en 
rassembler  les  diverses  ressources,  et  en  vaincre  les  difficultés, 
II,  598  ;  la  langue  latine  est  la  langue  souveraine ,  la  langue 


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GGXCyni  TABLE  ANALYTIQUE. 

libérale;  partout  où  elle  ne  règne  pas,  on  trouve  la  servitude; 
elle  est  le  plus  puissant  moyen  d'autorité  comme  d*unioa  reli- 
gieuse, II,  504  ;  la  langue  latine  tient  la  clef  de  toutes  les  sciences; 
elle  est  la  langue  propre  de  l'Église  d'Occident,  VI,  368;  le  so- 
phisme seul  a  pu  établir  un  mur  de  séparation  entre  renseigne- 
ment  de  la  religion  et  renseignement  des  langues,  II,  435. 

Langnet,  archevêque  de  Sens.  Il  dit  que  la  Visitation  de  Sainte- 
Marie  a  été  établie  pour  honorer  le  Sacré-Cœur  de  Jésus,  et  imi- 
ter sa  vie  cachée,  V,  426. 

Lanneray  [paroisse  de),  diocèse  de  Chartres.  Translation  d'une 
relique  de  sainte  Radegonde  dans  Téglise  de  cette  paroisse  ;  dis- 
cours, I,  380  et  suiv. 

Lamay  (Charles  Chaubier  de],  chanoine  théologal  de  l'Église  de 
Poitiers,  fondateur  de  l'Asile  des  sourdes-muettes  de  Larnay. 
Il  suffisait  à  une  foule  de  pieuses  entreprises  ;  ses  soins  furent 
principalement  consacrés  à  l'œuvre  de  Larnay,  III,  332;  VI, 
239  et  suiv.;  discours  prononcé  à  la  suite  de  la  consécration 
de  l'église  de  la  maison  des  sourdes-muettes  et  des  jeunes- 
aveugles  do  Larnay,  VI,  234  et  suiv.;  éloge  de  ce  pieux  asile  et 
de  son  fondateur,  236  et  suiv. 

Latain  (saint],  apôtre  du  Perche.  Discours  pour  la  translation  de 
ses  reliques,  III,  142  et  suiv.;  il  est  envoyé  dans  les  Gaules  par 
le  pape  saint  Clément,  4U  ;  ses  miracles,  446;  son  corps  trans- 
porté dans  le  ix^  siècle  à  Anet,  448;  réception  d'une  relique  à 
Séez  ;  gloire  et  puissance  partant  des  saints  d'après  saint  Pau- 
lin, 448  et  suiv. 

Laurent  Jastinien  (saint].  Il  expose  la  grandeur  et  la  dignité  da 
prêtre,  VI,  374. 

Lecomte  (Pierre-Alexandre],  curé-archiprétre  de  la  cathédrale  de 
.  Chartres;  sentiments  qu'il  inspire,  I,  408,  426;  II,  606. 

Leczinska  (Marie],  reine  de  France,  reçoit  la  rose  d'or  envojée 
par  le  pape,  et  en  fait  hommage  à  Notre-Dame  de  Chartres,  II, 
285,  286;  son  zèle  pour  le  culte  du  Sacré-Cœur  de  Jésus, 
m,  44. 

Lefèvre  (le  bienheureux],  jésuite.  Homélie  prononcée  dans  Tégli^ 
du  Jésus  à  Poitiers  à  la  messe  pontificale  de  clôture  du  Triduum 
des  fêtes  de  la  béatification,  VIII,  65  et  suiv.;  ses  premières  rela- 
tions avec  saint  Ignace;  il  est  le  principal  propagateur  de  a 
compagnie  de  Jésus,  70  et  suiv.;  avec  quel  succès  il  se  ser>il 
du  livre  des  exercices  pour  former  les  novices  de  la  compagnie, 
70  ;  pourquoi  Dieu  a-t-il  permis,  que  son  corps  soit  resté  caché* 
73,  74;  saint  François  de  Sales  favorise  son  culte,  75. 

Léger  (saint;,  martyr,  archidiacre  de  Poitiers,  abbé  de  Saint- 
Maixent,  évoque  d'Autun.  II,  550;  IV,  484  ;  V,  339. 

Légistes.  Le  règne  maussade  et  chicaneur  des  légistes  s'inaugure 
ouvertement  sous  Philippe  le  Bel,  II,  555. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGXGIX 

«enonnant  (Charles).  Dans  un  article  du  Correipondant  (25  no- 
vembre 485i)>  il  se  porte  pour  modérateur  d'une  question  doc- 
trinale qu^il  ne  comprend  pas,  II,  378. 

[léon  le  Grand  (saint),  pape,  III, U4,  362  ;  VI,  S8, 87, 467.  Il  expose 
la  doctrine  catholique  sur  la  constitution  fondamentale  de  l'Église 
dans  la  personne  de  saint  Pierre,  II,  470,  474,  472,  473,  476, 
486,  4H;  YI,  87;  sur  la  prédestination  de  la  ville  de  Rome 
comme  siège  de  saint  Pierre  et  de  ses  successeurs,  II,  486,  487  ; 
il  montre  que  Rome  est  devenue  bien  plus  illustre  par  la  royauté 
céleste  que  lui  ont  apportée  saint  Pierre  et  saint  Paul  que  par 
toutes  ses  conquêtes,  490  ;  et  que  les  Romains  ont  été  plus  ensei- 
gnés que  les  autres  par  saint  Pierre,  507,  508;  il  dit  que  le  di- 
manche est  un  jour  consacré  par  les  plus  grands  myslères  des 
divines  opérations,  III,  359;  que  l'union  des  deux  natures  dans 
Jésus-Christ  a  été  l'objet  des  attaques  de  toutes  les  hérésies,  V, 
121  ;  que  c'est  uniquement  par  saint  Pierre  que  Jésus-Christ  a 
donné  aux  autres  apôtres  ce  qu'il  ne  leur  a  pas  refusé,  VI,  46*4  ; 
que  le  principe  de  notre  salut  n'est  pas  dans  notre  propre  ini- 
tiative, mais  dans  la  miséricorde  de  Dieu,  VII,  78,  79;  que  ce 
n'est  pas  la  prérogative  de  l'origine  terrestre  qui  donne  droit  à 
Fonction  sacerdotale,  mais  le  libre  choix  de  la  grâce,  VIII,  485  ; 
lettre  des  évoques  des  Gaules  à  saint  Léon  dans  laquelle  ils  décla- 
rent être  prêts  à  mourir  avec  lui  pour  la  saine  doctrine,  VI,  398, 
399, 

léon  III  (saint),  pape.  Il  consacre  l'église  de  Charrons,  et  recon- 
naît l'authenticité  de  la  relique  du  Sauveur  conservée  à  j^^n- 
loue,  IV,  552. 

léon  IX  (saint),  pape.  Il  expose  la  pensée  mystérieuse  que  ren- 
fermait le  mode  de  crucifiement  de  saint  Pierre,  II,  489. 

léon  XII,  pape,  1, 411, 443. 448  ;  V,  439  ;  VI,  57.  Son  exhortation  aux 
dissidents  de  France  et  particulièrement  à  ceux  du  diocèse  de 
Poitiers,  vulgairement  appelés  anticoncordataires,  I,  394,392; 
il  accorde  une  indulgence  plénièro  à  tous  les  chrétiens  qui  com- 
munieront dans  l'église  de  Migné,  le  troisième  dimanche  de 
l'A  vent,  434,  432,  435  ;  il  félicite  Tévôque  de  Poitiers  de  ce  que 
le  Seigneur  avait  fait  éclater  sa  miséricorde  dans  son  diocèse  par 
le  miracle  de  Migné,  448. 

léonce  (saint),  archevêque  de  Bordeaux,  II,  549  ;  VI,  389. 

.eronx  (Pierre).  Il  avoue  que  la  théologie  est  au  fond  de  toutes  les 
questions  contemporaines,  VIII,  88. 

lOacnre  (le  marquis  de),  général  vendéen.  Ses  qualités  d'esprit 
et  du  cœur;  il  est  appelé  le  saint  du  Poitou,  II,  635,  636, 
640. 

•estonnac  (la  vénérable  Jeanne  de),  fondatrice  des  Filles  de  Notre- 
Dame,  II,  557. 


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CGC  TABLE  ANALYTIQUE. 

Lettres.  L'Église  protectrice  des  lettres,  II,  30S  ;  elle  regrette  qae 
les  chrétiens  de  ce  temps  y  soient  trop  étrangers,  304 . 

Leuthéric,  archevêque  de  Sens.  Lettres  de  saint  Fulbert  à  ce  pré- 
lat, dans  lesquelles  il  lui  exprime  sa  reconnaissance  et  lui  adresse 
des  conseils  pleins  de  franchise,  II,  322,  323  ;  VI,  379. 

Levert,  préfet  de  la  Vienne.  Sa  présence  à  la  tribune  de  la  cathé- 
drale pendant  une  homélie  dénoncée,  IV,  393  et  suiv.;  son  rôle 
dans  l'affaire  des  reliquaires  de  Gharroux,  566  et  suîy.;  leçon 
donnée  à  celte  occasion,  577. 

Libéralisme  catholique.  On  appelle  de  ce  nom  le  système  d*aprê^ 
lequel  l'élément  civil  et  social  ne  relè\e  que  do  l'ordre  humain 
et  n'a  aucune  relation  de  dépendance  envers  Tordre  surnature'. 

_V,  470  ;  description  et  réfutation  de  ce  naturalisme   politique, 

""  174  et  suiv.;  exposé  des  principes  contraires,  475  et  suiv.;  réfu- 
tation des  objections,  484  et  suiv.;  signalement  des  premiers 
progrès  de  cette  erreur,  lil,  445;  premier  avertissement  au\ 
errants,  446,  447;  royauté  de  Jésus-Christ  inconciliable  a\er 
cette  doctrine  pseudo-politique,  541  et  suiv.;  elle  supprime  a 
notion  séculaire  d'État  chrétien,  de  la  loi  chrétienne,  de  prince 
chrétien  ;  notion  si  magnifiquement  posée  dès  tes  premiers  âges 
du  christianisme,  et  spécialement  par  saint  Augustin,  545  et 
suiv.;  réponse  à  ces  paroles  :  //  faut  être  de  son  pays  et  de  «i>n 
temps;  il  ne  faut  pas  se  heurter  à  des  impossibilités,  522  et  suiv.; 
réponse  à  ceux  qui  demandent  à  l'Église  de  s'approprier  cer- 
taines maximes,  devenues  désormais  des  vérijésde  convention,  dt> 
ne  pas  s'obstiner  à  les  combattre,  surtout  chez  des  homine:^ 
considérables  dont  les  idées  sont  irréformables,et  dont  cependant 
la  chose  publique  de  l'Église  peut  espérer  encore  d'i  m  portant^ 
services,  IV,  430  ;  développement  du  texte  de  saint  Hilaire  sur 
l'intégrité  de  la  vérité,  434  et  suiv.;  même  doctrine,  confirmée 
par  un  texte  de  saint  Gélase,  III,  259  et  suiv.;  la  négation  de 
l'autorité  sociale  de  Jésus-Christ^  de  son  Évandie  et  de  ^^n 
Église,  conduit  logiquement  à  la  négation  de  sa  divinité.  IV,  58S 
et  suiv.;  ménagements  avec  lesquels  l'Église  traite  ces  matière^. 
527,  528  ;  la  condition  des  temps  présents  la  porte  à  ne  pa5 
aborder  d'el)e»môme  ces  questions;  mais  l'obstination  des  con- 
tradicteurs la  forcera  de  parler,  V,  473,  474,  490;  le  rooraenl 
d'ailleurs  viendra  de  tout  dire,  sous  peine  d'une  dissololion  fi>- 
ciale  dont  les  suites  seraient  incalculables,  II,  516. 

Les  brefs  pontificaux  accordés  à  l'archevêque  de  Munich,  en 
condamnant  le  principe  de  la  philosophie  indépendante,  can- 
damne  au  même  titre  ceux  de  la  politique  indépendante,  V,  312 
et  suiv.,  348  ;  égards  dont  nous  ne  nous  départirons  jamais 
envers  des  orateurs  et  des  écrivains  catholiques  dont  la  re- 
nommée est  devenue  une  de  nos  richesses;  liberté  dont  l^ur 
principe  même  doit  nous  permettre  d'user  à  leur  égard,  349  et 


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TAbLE    ANALYTIQUE.  GGdt 

soiv.;  il  n'y  a  pour  la  liberté  et  la  dignité  de  la  race  humaine, 
comme  pour  la  solution  des  grandes  questions  religieuses  posées 
devant  nou.s  d'autre  issue  favorable  que  celle-ci  :  U  liberté  de 
l'Église  et  la  liberté  des  pays  placées  sous  la  garantie  loyale  du 
droit  chrétien,  358;  Tencyclique  et  le  $yllabus,en  condamnant  le 
libéralisme,  ne  portent  pas  atteinte  à  la  constitution  française, 
394  ;  d'après  le  programme  du  libéralisme,  soit  césarien,  soit 
démocratique,  toute  conscience,  môme  formée  d'après  la  loi 
divine,  doit  se  laisser  redresser  et  modifier  par  la  conscience  et 
la  toi  des  temps  modernes ,  405  ;  le  naturalisme  politique,  érigé 
en  dogme  par  une  école  sincèrement  croyante,  mais  qui  se  met 
en  cela  d'accord  avec  la  société  déchristianisée  au  milieu  de 
laquelle  elle  vit,  telle  est  l'erreur  capitale  que  le  saint-siége  a 
voulu  signaler  et  à  laquelle  il  a  voulu  opposer  les  vrais  prin- 
cipes catholiques ,  437  ;  opportunité  et  promulgation  de  VÈncy^ 
clique  et  du  Syllahw,  438,  440  et  suiv.;  condamnation  du  livre  : 
L'encydque  et  la  liberté^  et  des  principes  fondamentaux  du  libé- 
ralisme, 446  et  suiv.;  la  vraie  vérité  d'après  le  général  de  la 
Moricière,  495  et  suiv.;  piège  et  mensonge  cachés  sous  le  nom  de 
libéralisme,  VI,  268,  269  ;  analogie  entre  les  défaillances  d'une 
partie  de  la  génération  contemporaine  des  Machabées,  et  celles 
des  libéraux  d'aujourd'hui,  277. 

Prétention  du  libéralisme  de  faire  tourner  à  son  profit  le 
concile  du  Vatican,  414,  421;  la  grande  œuvre  de  ce  concile 
sera  d'opposer  une  barrière  à  l'erreur  dominante  de  ce  temps, 
c'est-à-dire,  à  la  rupture  des  peuples  avec  le  christianisme,  à  la 
sécularisation  de  tout  l'ordre  social,  en  un  mol,  au  libéralisme  ou 
naturalisme  politique,  433  ;  ce  qui  est  en  cause  dans  le  principe 
du  libéralisme,  c'est  l'essence  même  de  la  religion,  434  ;  accord 
du  césarismeet  du  libéralisme  pour  repousser  toute  délimitation 
ou  de  l'autorité  ou  de  la  liberté  par  la  doctrine  de  l'Église;  bat- 
teries concertées  des  libéraux  et  des  césariens  en  vue  du  concile, 
435  et  suiv.;  la  carrière  de  plusieurs  grands  catholiques  a  été 
brisée  et  appauvrie  par  le  libéralisme,  574;  recrudescence 
des  menées  libérales  pendant  le  concile,  579  et  suiv.;  les  enseigne- 
ments de  l'Église  n'ont  trouvé  que  hauteur  et  contradiction  chez 
plusieurs  de  ceux  auxquels  ils  étaient  principalement  destinés, 
VU,  6  ;  rËglise  reprendra  la  suite  de  ses  enseignements  en  cette 
matière,  8;  programme  qui  devrait  régler  notre  action  publi- 
que comme  notre  vie  privée,  409;  danger  que  les  nouveaux  man- 
dataires du  pays  (février  -1874)  n'aient  leur  action  paralysée 
par  le  libéralisme,  440  et  suiv.;  le  naturalisme  caractérisé  par  le 
concile  du  Vatican  dans  le  préambule  de  la  première  Consti- 
tution, 483  et  suiv.;  particulièrement  le  naturalisme  politique  ou 
libéralisme  religieux,  497  et  suiv.;  ce  que  c'est  qu'une  société 
chrétienne  qui  s'est  posée  politiquement  en  dehors  de  l'Évangile 


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CGGU  TABLE    ANALTTIQIJE. 

et  de  i'Église,  S90  et  suiv.;  avortement  des  hommes  faute  de  doc- 
trines, 353  ;  opposition  au  sacerdoce  parce  qu'il  contredit  le  na- 
turalisme politique,  374  et  suiv.;  apostasie  des  nations  et  leur 
abaissement  par  suite  de  Tabandon  des  vrais  principes,  400  et 
suiv.;  ce  que  c'est  qu'un  peuple  déchristianisé,  447. 

Trois  brefs  pontificaux  relatifs  au  catholicisme  libéral,  567  e: 
suiv.;  quelques  applications  pratiques  du  libéralisme  religieux,  par 
exemple,  en  ce  qui  est  des  hôpitaux,  572  et  suiv.;  toutes  les  choses 
subsistent  en  faveur  du  mal,  à  cause  des  fausses  doctrines  du  libéra- 
lisme, YIII,  %  et  suiv.;  landis  que  nos  adversaires  ont  la  logique 
du  mal,  nos  amis  reculent  devant  la  logique  du  bien;  ils  ne  veulenl 
pour  remède  que  ce  qui  a  causé  la  maladie,  44;  mal  du  parle- 
mentarisme libéral,  19  et  suiv.;  obstination  incurable  de  plu- 
sieurs, 28  et  suiv.;  ies  libertés  ne  peuvent  être  le  fruit  que  àes 
vraies  doctrines,  48  et  suiv.;  hors  de  là, c'est  une  alternative  d'a- 
narchie et  de  despotisme,  54  et  suiv.;  saint  Grégoire  le  Gran<t 
qualifie  d'hérétiques  ceux  qui,  en  reconnaissant  Jésus-Chri-: 
comme  Dieu  et  comme  homme,  lui  contestent  sa  royauté,  62,  63; 
obligation  pour  les  peuples  d'accepter  le  règne  social  de  Jésus- 
Christ,  83  et  suiv.;  on  a  tort  de  le  regarder  impossible,  91  et 
suiv.;  saint  Ambroise  a  été  le  principal  instrument  de  la  pro\i- 
dence  en  ce  qui  est  du  rôle  social  de  l'Église,  445  et  suiv.;  réfu- 
tation de  plusieurs  pages  du  duc  de  Broglie,  447  et  suiv.;  tenta- 
tive de  refaire  la  constitution  de  l'Église  et  de  l'accorder  avec  ies 
constitutions  politiques  modernes^  S04  et  suiv»;  les  conceptions 
très-laborieuses  des  faux  politiques  n*aboutissent  qu'à  des  a\or- 
tements  ou  plutôt  qu'à  des  enfantements  sinistres;  explicatioa 
du  texte  d'Isaîe  :  «  Ils  ont  cassé  des  œufs  d'aspic  et  ils  ont  tissé  des 
toiles  d'araignées  »,  250  et  suiv. 

Ubêre,  pa^ie.  11  écrit  à  Tempereur  Constance  qu'il  n'a  rien  voulu 
ajouter,  rien  retrancher  au  pontificat  de  la  ville  de  Rome;  que  la 
foi  qui  a  été  définie  est  celle  qui  s'est  transmise  par  la  succession 
des  plus  grands  évéques,  VU,  358. 

Liberté.  La  vraie  liberté  ne  consiste  pas  dans  l'indépendance;  elle 
est  la  qualité  du  fils,  /t^r;dans  tous  les  autres  cas,  c'est  le  règne  de 
la  violence,  I,  59  et  suiv.;  la  liberté  ne  peut  exister  sans  Diec; 
ies  droits  de  l'homme  ne  reposent  que  sur  les  siens,  84  et  2>uiv.; 
c'est  sur  le  calvaire  que  nous  avons  été  engendrés  à  cette  seule 
et  véritable  liberté,  hors  de  laquelle  il  n'y  a  que  servitude,  469; 
liberté  de  TÊglise,  soutien  des  sociétés,  472;  atteinte  que  lui  ap- 
porte l'empiétement  de  ia  loi  civile  sur  les  maisons  religieuses,  11. 
400; comment  les  gouvernements  prétendus  libéraux  raccordeni 
à  rÉglise,  IV,  33;  comment  l'Évangile  afiirme  le  droit  à  la  liberté, 
enseignement  du  concile  de  Poitiers  sur  ce  point,  VI,a52;li' 
berté  morale;  elle  est  un  grand  bienfait  de  Dieu;  don  excellent 
qui  nous  place  très-haut  dans  l'échelle  des  êtres,  IV,  490  ;  liberté 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGGIIl 

civile;  elle  a  été  en  France  principalement  Tœovre  de  saint  Louis^ 
I,  60  et  suiv.;  les  fêles  rWigieuses  ont  fait  la  liberté  du  peuple; 
la  profanation  de  ces  fêles  et  du  dimanche  amènera  une  servitude 
nouvelle,  III,  582  et  suiv.;  la  loi  de  Dieu  est  la  sauvegarde  de  la 
liberté  et  du  droit  humain,  loin  de  les  opprimer,  VI^  350  ;  la 
mesure  des  libertés  possibles  d'un  peuple,  c'est  la  noesure  de  son 
esprit  rel  gieux,  VHI,  52  ;  un  peuple  qui  n'a  plus  la  foi  retombe 
sous  le  joug  de  la  tyrannie,  la  liberté  lui  échappe  dans  toutes  ses 
applications  les  plus  diverses  ;  exemple  de  la  révolution  française, 
52,  53. 

Ligue.  Dans  le  Poitou,  la  bourgeoisie  honnête,  animée  de  l'esprit  de 
la  ligue  catholique,  opposs  une  résistance  religieuse  et  nationale 
à  la  noblesse  engagée  dans  Terreur,  H,  557  ;  saint  François  de 
Saies  veut  engager  les  partisans  de  la  ligue  et  du  parti  royaliste 
dans  une  croisade  contre  les  Turcs,  VII,  495. 

jienne  (saint),  Léon. us,  disciple  de  saint  Hilaire.  Il  l'assiste  à  la 
mort  et  \oit  une  flamme  éblouissante  remplir  la  chambre  du  mou- 
rant, VI,  156,  316. 

aïeux.  II  y  a  une  vocation,  une  prédestination  pour  les  lieux  comme 
pour  les  personnes,  VI,  524,  525;  prédestination  des  lieux  et  des 
personnes  qui  les  habitent;  texte  de  saint  Hilaire  à  ce  sujet, 
155. 

lieux  saints.  Foir  Croisades,  Jérusalem. 

•igugé  (abbaye  de  Saint-Martin  de).  Rétablissement  de  l'ordre  de 
Saint' Benoit  dans  ce  monastère,  homélie.  II,  61  et  suiv.;  IV,  487; 
mandement  promul.i^uanl  les  indulgences  accordées  à  l'église  et 
â  Toraloire  de  Saint-Martin  deLigugé,  577;  cette  abbaye,  fondée 
par  saint  Martin,  a  été  le  berceau  de  Tordre  monastique  dans  les 
Gauler,  I,  118;  II,  64,  65;  VI,  155;  elle  a  eu  des  abbés  et  des 
moines  illustres  par  leur  doctrine,  II,  66,  67;  oratoire  de  Saint- 
Martin,  68,  579  ;  les  Pères  du  concile  de  Poitiers  promulguent  un 
décret  sur  l'excellence  de  la  vie  religieuse  dans  l'église  abbatiale 

de  Ligugé,  VI,  179,  365.  • 

ignori  (saint  Alphonse  de).  Il  est  pincé  au  nombre  des  docteurs 

de  rÉgiise  universelle  par  un  décret  apostolique,  VII,  270,  28S; 

raisons  qui  semblaient  d'abord  s'opposer  à  lui  conférer  ce  titre  ; 

conséquences  qui  doivent  résulter  de  cet  acte  apostolique,  274  et 

suiv. 

imera  (M.  le   comte  de).  Discours  prononcé  à  la  cérémonie  du 

cinquantième  anniversaire  de  son  mariage.  Vil,   622;  son  père 

(Jacques  de  Liniers),  entré  au  service  de  l'Espagne,  défait  les 

Anglais  dans  les  colonies  espagnoles;  il  est  proclamé  vice-roi  de 

la  Piala,  et  meurt  héroïquement  sous  les  coups  d'une  faction  ré- 

volutioQfiaire,  VII.  624,  625. 

o^on  (Eugène),  oblat  de  Saint-Hilaire,  mort  à  Poitiers  en  soignant 

les  soldats  malades,  VU,  313,  314;  Vllb  1^4. 


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(iCdlV  TABLE  ANALYTIQUE. 

Lipse  (Juste).  Il  fait  ia  description  de  la  Méditerranée  et  de  ses  en- 
virons, II,  483. 

Liturgie.  Elle  est  une  interprète  sûre  das  livres  saints,  même  en 
ce  qui  concerne  les  faits  historiques,  IV,  505  ;  elle  contient  des 
prières  qui  s'accommodent  à  tous  les  genres  de  solennité»,  UI,  2; 
divers  usages,  rites,  prières  empruntés  aux  Églises  de  France 
par  rÉglise  universelle,  66,  47  ;  le  concile  provincial  do  Bor- 
deaux ordonne  aux  é\éques  de  la  province  de  rétablir  la  liturgie 
romaine,  I,  362;  excellences  et  avantages  de  ia  liturgie  romaine, 
II,  56H  ;  elle  est  établie  dans  le  diocèse  de  Poitiers,  II,  3^, 
331,  561,  583;  obligation  d'étudier  les  rubriques,  556;  toute 
Tordonnance  de  la  liturgie  quadragésimale  forme  un  admirable 
tissu  qui  tend  à  développer  dans  les  âmes  la  vertu  de  la  religion, 
VI,  53  ;  zèle  que  doivent  avoir  les  prêtres  pour  l'étude  et  la  pra- 
tique des  règles  liturgiques,  II,  U4»  145. 

Liyrea  saints  (les).  On  y  voit  à  découvert  la  cause  humaine  et  la 
raison  divine  des  grands  événements  qui  bouleversent  souvent  le? 
empires,  I,  5  ;  on  y  trouve  une  puissante  et  efficace  coosoiauoa 
dans  le  malheur,  VU,  49,  20.  Fotr  Écriture  sainte. 

Le  concile  de  La  Rochelle  exhorte  les  curés  à  propager  les 
bons  livres,  II,  145;  Pie  IX  rappelle  aux  évoques  leurs  devoirs 
relativement  à  la  condamnation  des  mauvais  livres^  contre  la^- 
quels  il  les  exhorte  à  procéder  au  besoin  comme  délégués  du 
saint-siége,  V,  439  ;  zèle  de  ^é^ôque  de  Périgueax,  pour  la  des- 
truction des  mauvais  livres,  IV,  134. 

Loi  naturelle.  Doctrine  du  concile  provincial  de  Poitiers  sur  la  loi 
naturelle,  qui  est  la  base  de  notre  vie  morale ,  VI,  347,348, 
349  ;  celle  loi  vient  de  Dieu,  le  péché  a  obscurci  sa  lumière,  mais 
il  ne  Ta  pas  éteinte,  347,  348  ;  les  lois  positives ,  établies  i>ar 
Dieu,  confirment  la  loi  naturelle,  loin  de  la  contredire,  350. 

Lois  ecclésiastiques.  L'inobservation  d'une  loi,  ou  raflalssemeni 
des  mœurs  peut  amoner  l'autorité  régulière  soit  à  l'abroger,  soit 

#  à  en  dispenser,  VI,  26,  27  ;  sentiment  de  saint  Ives ,  évèquo  de 
Chartres,  sur  ce  point,  26,  27  ;  conduite  pleine  de  suavité  et  de 
condescendance  de  l'Église  dans  la  dispense  des  lois  canoniques. 
27,  29,  47  ;  l'Église  ne  se  hâte  pas  d'abroger  ses  observ  ance^ 
elle  attend  ia  possibilité  d'heureux  retours  de  ferveur,  29  ;  i  ob- 
servation des  lois  ecclésiastiques  donne  une  vraie  supériorité  aui 
populations  chrétiennes,  50,  51. 

Lois  positives  établies  par  Dieu.  Le  concile  de  Poitiers  dédiontre 
Texistenceet  la  nécessité  de  ces  lois,  VI,  5o0;  il  répond  aux 
principales  objections  des  philo-^ophes  contre  ces  lois  qui  sont 
la  véritable  règle  des  mœurs»  350,  351,  352.  353. 

Loi  humaine.  Elle  est  faite  en  vue  de  Tutilité  publiqu^elle  doit 
être  modifiée,  si  la  violation  de  cette  loi  devient  univwsaUe,  M- 
26,  27;  elle  finit  toujours  par  être  l'expression  deiHH»urs»  ^• 


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tABLE  ANALYTIQUE.  CCCV 

117;  dans  leur  application  les  lois  comporteni;  des  doutes  et  des 
recherches,  VU,  430,  431. 

Loigny.  Éloge  funèbre  des  soldats  glorieusement  moris  pour  la  pa- 
trie dans  la  journée  du  2  décembre  1870^  prononcé  dans  Téirlise 
de  Loigny,  VIT,  317  et  suiv.  * 

Longwy  (Claude  de),  cardinal,  évèque  de  Poitiers,  II,  557. 

Louange.  L'Église  la  décerne  largement  comme  une  incitation  au 
bien,  IV,  345,  346;  elle  est  une  partie  du  culte  catholique,  II, 
Î26. 

Louis  le  Débonnaire,  empereur.  Il  donne  des  reliques  à  l'abbaye 
de  Cbarroux,  IV,  548. 

Louis  VIII  dit  le  Chaste,  roi  de  France,  I,  198.  Sa  piété  envers 
Notre-Dame  de  Chartres,  IV,  76. 

Louis  IX  (saint) ,  roi  de  France,  I,  28  ;  II,  48 ,  405,  406  ;  III ,  367 , 
521,  522;  IV,  356.  Son  panégyrique,  1,  49  et  suiv.;  deux  livres 
ont  présidé  à  son  éducation  :  l'Évangile  et  le  Psautier,  54  ;  son 
règne  fut  le  règne  de  Dieu  par  la  justice,  la  charité,  la  liberté,  la 
religion,  55  et  suiv.  ;  saint  Louis  type  du  vrai  croisé,  76;  il  pro- 
clame les  croisés  de  vrais  martyrs  de  Jésus-Christ,  VI,  490, 
491  ;  sa  captivité,  sa  mort,  I,  78,  79;  il  aime  à  s'appeler  Louis 
de  Poissy  où  il  a  été  baptisé,  plutôt  que  Louis  de  France,  lli, 
144  ;  dévotion  de  saint  Louis  à  Notre-Dame  de  Chartres  ;  il  con- 
tribue par  ses  largesses  à  l'achèvement  de  la  basilique  et  assiste 
à  sa  dédicace,  IV,  76,  77,  85  ;  sur  sa  demande^  Alexandre  IV  pro- 
digue «es  faveurs  à  l'église  de  Chartres,  il,  291  ;  il  est  représenté 
dans  les  vitraux  de  Notre-Dame  de  Chartres  partant  pour  la 
croisade,  à  la  tète  de  ses  chevaliers,  286  ;  il  s'appelle  lui-môme 
le  Sergent  du  Christ  ;  il  fait  bâtir  la  Sainte-Chapelle  du  Palais 
pour  y  déposer  la  sainte  Couronne  d^épines,  V,  578;  VI,  494; 
parallèle  entre  ce  prince  et  le  prophète  David,  I,  54,  65 ,  et 
Charlemagne,  76,  77;  par  son  livre  des  Établissements^  il  devient 
pour  l'Europe  un  juge  permanent,  56.  Voir  Chartres,  Croi- 
sades. 

Louis  XIV,  roi  de  France,  il,  290;  III,  367;  IV,  63.  Il  assiste  en 
habit  de  chœur  à  l'office  des  chanoines  deSaint-Hilaire  de  Poitiers, 
dont  les  rois  de  France  portaient  le  titre  d'abbé,  III,  324  ;  il 
fonde  le  Carmel  de  Poitiers,  V,  337. 

Louis-Philippe  I^',  roi  des  Français.  Réponse  de  l'évoque  de 
Chartres  à  es  prince  sur  les  dangers  dé  la  mauvaise  éducation, 
II,  599. 

Labin  (saint),  évoque  de  Chartres,  natif  du  Poitou.  Sa  légende,  ses 
œuvres,  i,  409;  II,  419,  551,  593;  son  autel  dans  la  crypte  de 
Chartres,  IV,  82,  83  ;  il  est  patron  de  l'église  de  Pontgouin,  Vi, 
524. 

Liioas ,  évoque  de  Tuy  en  Galice.  Il  enseigne  que  Jésus-Christ 
mourant  sur  la  croix  avait  le  visage  tourné  du  côté  de  l'occident 
T.  VIII.  20* 


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CCCVl  TABLE  ANALYTIQUE. 

pour  nousmoDtrer  qu'il  le  choississait  afin  d'y  établir  le  si^e  de 
son  vicaire,  II,  482. 

LuiUier  (Elisabeth),  associée  aux  œuvres  de  saint  Vincent  de  Paal^ 
VI,  517, 

Lusi^an,  ancienne  famille  du  Poitou,  IV,  53  ;  les  couronnes  roya- 
les de  Jérusalem,  de  Chypre  et  d'Arménie  posées  sur  son  front, 
II,  555. 

Lnsignan.  Conférence  de  Saint -Vincent-de-Paul  de  cette  ville,  récit 
des  violences  dont  elle  a  été  l'objet  de  la  part  des  autorités  civi- 
les, IV,  320  et  suiv.,  410  et  suiv. 

Lnther,  I,  401,  657  ;  III,  210,  216,  325,  374.  11  rejette  là  dislinc- 
tion  des  clercs  et  des  laïques,  et  prétend  que  chaque  chrëxien 
peut  revendiquer  la  dignité  du  sacerdoce,  III,  440;  il  admet  )e 
privilège  de  l'immaculée  conception  de  Marie,  II,  240;  Luther 
d'après  le  P.  Lacordaire,  VII,  429,  440. 

Luxe.  Il  détruit  les  ressources  destinées  au  malheureux,  et  prive  les 
riches  des  plus  douces  jouissances ,  11,619;  nécessités  de  lui 
marquer  une  barrière  pour  protéger  la  morale,  la  justice  et  les 
fortunes,  Q20. 

Lasrnes  (le  duc  de),  capitaine  des  mobiles  de  la  Sarthe,  mort  sur  le 
champ  de  bataille  à  Loigny,  Vil,  325. 


Mabillon  (Dom).  Son  sentiment  sur  le  culte  des  reliques,  IV,  548, 
560. 

Macedo  (Mgr),  évéque  de  Para.  Voir  Para. 

Macliabées.  Divers  passages  des  livres  des  Machabées  appliqués  à 
des  personnages  contemporains,  I,  626;  III,  390,  491;  IV,  75; 
VI,  255,  277,  278,  279;  VII,  334,  335;  saint  Jean  Chrysostome 
fait  leur  éloge,  II,  632,  634.  '     • 

Madeleine  de  Saint- Joseph  (la  Mère),  carmélite,  II,  367^  370 
(note);  Vil,  644.     • 

Magnétifme.  Décret  de  la  sainte  Inquisition  qui  condamne  Tabus 
qu'on  peut  en  faire,  III^  54^  52. 

liages.  Exposition  de  ces  paroles  de  l'Évangile  :  fnoenervnt  puermm 
cum  Maria  matre  ejus,  VI,  445  et  suiv.  ;  explication  des  trois  pré- 
sents des  Mages  par  saint  Grégoire  pape,  VllI,  62,  63. 

MagistratoTe  sécnlière.  L'Église  veut  qu'on  honore  les  magistra- 
tures, IV,  338  et  suiv.;  voie  ouverte  à  la  révision  de  la  cause,  et 
à  la  réhabilitation,  après  ses  jugements,  343,  344  ;  il  neaied  pas 
à  l'évèque  de  recourir  à  leur  tribunal,  575;  les  peines  de  TÊglise 


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TABLE   ANALYTIQUE.  GGGVU 

n'atteignent  pas  les  juges  laïcs,  recevant  les  causes  ecclésiasti- 
ques^ mais  c«ux  qui  leur  défèrent  ces  causes,  VU,  4S9. 

Maigret  (Mgr),  ëvéque  d'Arata  ti»  partibus,  vicaire  apostolique  des 
îles  Sandwich,  poitevin,  1,  292;  IV,  371. 

Maillé  (la  bienheureuse  Jeanne-Marie  de).  Son  élo^^e  prononcé  dans 
la  cathédrale  de  Tours  pour  l'ouverture  du  Triduum  des  fôtes  de 
sa  béatification*  VII,  387  et  suiv.  ;  détails  historiques  sur  sa  vie 
el  sur  sf^s  vertus,  390  et. suiv.  ;  son  culte  reconnu  par  Un  décret 
apostolique,  398  ;  avantages  spirituels  et  temporels  que  les  fidèles 
et  la  société  doivent  en  retirer,  398,  399  ;  il  sera  pour  tous  un 
remède  à  la  contagion  du  naturalisme,  404  ;  prière  à  la  B. 
J.-M.  de  Maillé  de  protéger  la  France,  406,  407,  408;  elle  prédit 
la  fin  du  grand  schisme  d'occident,  397;  sa  fôte  est  autorisée 
dans  le  diocèse  de  Poitiers,  VII,  U%,  283,  284. 

Mairé-rfivôcault.  Ancienne  maison  de  campagne  des  évoques  de 
Poitiers,  il,  424. 

Maison  chrétienne.  Elle  est  appelée  une  église  domestique  dans 
les  saintes  Écritures;  cause  de  celte  pieuse  appellation,  V,  22,  JK3, 
24.  Voir  Famille  chrétienne. 

Maistre  (le  comte  Joseph  de),  II,  504,  592;  III,  296.  Il  dit  que  la 
victoire,  dans  une  lutte  entre  deux  partis,  sera  pour  celui  qui 
perdra  des  victimes  précieuses,  I,  79  ;  son  sentiment  sur  le  rôle 
de  la  virginité  dans  les  sociétés;  sur  la  sainteté  du  mariage,  V, 
266,  269  ;  sur  Tinfluence  de  la  confession,  111,  59  ;  les  conciles 
généraux  n'étant  que  des  pouvoirs  intermittents  dans  l'Église,  le 
gouvernement  de  l'Église  ne  saurail^e  rencontrer  en  eux,*  VI, 
404  ;  fin  malheureuse  des  princes  chrétiens  qui  ont  persécuté  les 
papes,  VII,  44  ;  les  inconvénients  de  la  puissance  souveraine  sont 
moins  grands  que  si  cette  puissance  n'existait  pas,  VIII,  48  ;  il  dit 
que  la  mort  trouvée  dans  les  combats  a  de  grands  privilèges,  Vil, 
145  ;  efficacité  de  la  prière  quand  c'est  la  natif  n  qui  prie,  VIII,  4. 

Maistre  (Xaverine  de),  petite -fille  du  précédent,  carmélite  à  Poi- 
tiers. Discours  prononcé  à  la  cérémonie  de  sa  profession  reli- 
gieuse, V,  262  et  suiv. 

Maîtres.  Leurs  devoirs  envers  les  serviteurs  touchant  la  pratique 
de  la  religion,  I,  44,  45. 

Maizent  (saint),  abbé  du  monastère  auquel  il  a  donné  son  nom 
dans  le  Poitou,  II,  554. 

Mal.  II  n'est  pas  permis  d'amnistier  le  mal  et  les  artisans  du  mal 
sous  prétexte  que  Dieu  en  tire  le  bien;  il  n'est  par  lui-même  la 
cause  efficiente  d'aucun  bien,  mais  seulement  la  cause  occasion- 
nelle, V,  3o,  36  ;  nouveau  genre  d'optimisme  inconnu  des  géné- 
rations précédentes,  VII,  59,  60,  64 . 

Malades.  Les  sœurs  de  charité  sont  placées  auprès  d'eux  comme 
les  auxiliaires  du  prêtre,  V,  367  et  suiv.  ;  obligations  des  curés 


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GGCTIIt  .  TABLE    ANALYTIQUE. 

envers  les  malades  et  les  moarants,  d*après  l'enseignemeot  do 

concile  de  Poitiers,  YI,  369  ;  et  d'après  celui  de  Pie  IX,  94,  93. 
Malachie  (saint) ,  archevêque  d'Àrmagh  en  Irlande.  Extraits  de  sa 

vie  par  saint  Bernard,  IV,  12S. 
Maldonat  (le  Père),  jésuite,  Vil,  22.  Il  négocie  pour  rétablissement 

d'un  collège  à  Poitiers,  II,  437. 
Malines.  Congrès  catholiques  réunis  dans  cette  ville.   Voir  Coo- 


Maloa  (Jean-Baptiste),  évoque  de  Bruges,  II,  4  ;  lU,  497;  IV,  354. 

Kalsec  (Guy  de),  cardinal,  évéquede  Poitiers,  II,  557. 

Manichéens.  L'Eglise  a  combattu  à  outrance  l'ancienne  théorie 
manichéenne,  qui  établissait  l'antagonisme  radical  de  la  matière 
avec  l'esprit,  II,  524. 

M aret  (Hgr),  évèque  de  Sura  in  partibus.  Lettre  de  Monseigneur  de 
Poitiers  à  ce  prélat  dans  laquelle  il  lui  déclare  qu'après  avoir  lo 
son  livre  «  du  Concile  et  de  la  paix  de  l'Église  »,  il  a  cm  devoir 
communiquer  à  son  clergé  les  impressions  pénibles  que  lui  a 
causées  cette  lecture,  VI,  478;  le  livre  de  Mgr  Maret  mérite  d'être 
noté  de  toutes  les  censures  théologiques  les  plus  graves,  eo  deçà 
de  la  note  formelle  d'hérésie  ;  réfutation  de  quelques  erreurs  de 
cet  ouvrage,  VI,  466,  474,  540. 

Marguerite  (sainte),  martyre.  Elle  apparaît  à  Jeanne  d'ArCj  et  l'as- 
siste de  ses  conseils,  I,  24 . 

Margnerite^  reine  de  France,  femme  de  saint  Louis,  I,  67,  69  ;  IV, 
77. 

Marguerite-Marie  Alacogy  (la  bienheureuse),  religieuse  de  la 
Visitation.  Homélie  pour  nf  clôture  du  Triduum  de  la  fête  de  sa 
béatificaiion,  V,  420  et  suiv.;  sa  mission  divine  pour  l'institution 
du  cuKe  du  Sacré-Cœur  de  Jésu«,  III,  43;  V,  423;  son  triomphe 
est  celui  de  la  dévotion  au  Sacré-Cœur,  424,  425;  elle  dit  que  la 
dévotion  au  Sacré-Cœur  de  Jésus  est  un  présent  particulier  à  la 
France,  un  signe  de  protection  contre  les  ennemis  de  la  religion 
et  de  la  patrie,  VI,  608. 

Mariage.  Caractère  auguste  de  ce  sacrement;  la  virginité  préférée 
au  mariage,  V,  263,  264  ;  suites  souvent  malheureuses  des  ma- 
riages contractés  au  degré  défendu  par  l'Église,  III,  337  ;  abus 
dans  l'usage  du  mariage,  propositions  condamnées  par  le  saint- 
office  ;  détails  sur  les  suites  funestes  causées  à  la  morale  et  à  la 
société  par  ces  désordres;  conduite  des  confesseurs,  qui  doit  être 
ferme,  mais  aussi  prudente,  55  et  suiv.,  336,  337,  469  ;  VI,  362; 
règles  sur  cette  matière  tracées  aux  confesseurs  par  le  concile  de 
Poitiers,  VI,  363  ;  doctrine  du  concile  provincial  de  Poitiers  sur 
ce  sacrement  ;  sa  sainteté  ;  sa  fin  ;  empêchements  établis  par  le 
seul  pouvoir  de  l'Église  ;  attributions  de  la  puissance  séculière  ; 
les  catholiques  doivent  s'y  soumettre,  mais  comme  à  un  acte  pa- 
rement civil;  sentiment  de  Benoît  XIV  sur  la  législation  civi'e 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CGGIX 

louchant  le  mariage,  360^  361  ;  discours  prononce  à  la  cérémo- 
nie de  cinquantaine  d'un  mariage,  VII,  622  et  suiv. 
Varie,  mère  de  Dieu.  Elle  a  été  conçue  sans  péciié.  Voir  Immacu- 
lée-Conception. Elle  est  la  mère  du  Verbe;  la  mère  de  la  grâce 
divine,  la  corëdemptrice  du  calvaire,  etc.,  III,  427,  428  ;  par  la 
glorieuse  prérogative  de  sa  maternité  divine,  elle  a  contracté  avec 
Dieu  des  relations  qui,  tout  en  étant  infiniment  distinctes  de  l'u- 
nion hypostatique,  se  rapportent  néanmoins  à  cet  ordre  d'union, 
li,  452  ;  elle  est  associée  au  dogme  de  la  Trinité,  VI,  457;  de  Tin- 
carnation,  458;  de  la  rédemption,  458  ;  exposition  du  mystère  de 
la  compassion  de  Marie  au  pied  de  la  croix,  où  elle  devient  la  mère 
du  peuple  chrétien,  VII,  592  et  suiv.;  développement  de  ces  pa- 
roles de  l'Évangile  :  Mulier,  ecce  filius  tuus,  630  et  suiv.,  640  et 
suiv.  ;  explication  de  ces  paroles  de  S.  Matth.  :  Invenerunt  pue^ 
rum  cum Maria  maire  ejus,  II,  44  ;  VI,  443  et  suiv.;  elle  est  mêlée 
à  la  fondation  de  l'Ëglise  ;  elle  est  enfin  associée  à  toute  l'économie 
de  notre  salut,  458,  459  ;  pourquoi  l'Évangile  ne  donne  pas  sa  gé- 
néalogie, II,  203  et  suiv.  ;  elle  remplit  tout  l'ancien  Testament; 
tous  les  siècles  l'ont  honorée,  et  notre  siècle  s'appelle  le  siècle  de 
Marie,  VI,  459,  460;  explication  de  la  prophétie  d'Isaîe  relative 
à  la  conception  et  à  l'enfantement  divin  de  Marie,  V,  387,  388; 
couronne  qui  lui  est  due  à  titre  de  Mère  de  Dieu,  V,  282,  283  ; 
grandeur  de  son  enfantement  divin,  VII,  348,  351,  352;  elle  a 
avancé  par  ses  prières  la  \enuedu  Verbe  de  Dieu  sur  la  terre, 
341  ;  Marie  obtiendra  aussi  que  les  maux  des  derniers  jours  du 
monde  soient  abrégés,  342  ;  la  c^onne  du  Fils  de  Dieu  des- 
cendu vers  nous,  c*est  l'humanité  sainte  dont  Marie  le  revêtit  au 
jourde  rincarnation,  634. 

La  grâce  répandue  dans  toutes  les  autres  âmes  n'est  qu'un 
écoulement  de  celle  dont  la  fontaine  jaillissante  est  en  Marie,  II, 
267,  268;  elleest  investie  du  soin  de  la  dispensation  des  grâces; 
ce  qui  est  une  conséquence  de  sa  maternité  divine,  III,  466  ;  sa 
sollicitude  maternelle  à  nous  faire  profiter  des  occasions  les  plus 
opportunes  de  la  grâce,  4^7  ;  elle  est-  l'ange  de  bon  conseil,  le 
canal  de  tous  les  biens  pour  le  temps  et  pour  Téternité,  11^  453; 
elle  nous  fait  connaître  et  nous  montre  Jésus;  elleest  le  vivant 
ostensoir  de  Jésus,  VI,  449,  450;  elleest  proclamée  le  secours  des 
chrétiens  par  saint  Pie  V  et  par  Pie  VII,  qui  établit  la  fête  de 
Notre-Dame  Auxiliatrice,  VII,  546,  547  ;  c'est  une  partie  essen- 
tielle de  la  mission  pastorale  d'un  évoque,  d'augmenter  la  gloire 
de  Marie  au  sein  de  son  troupeau,  VII,  588. 

Les  apparitions  réitérées  depuis  la  définition  de  son  immaculée 
conception,  suivies  de  tant  de  miracles,  doivent  ranimer  les 
espérances  du  chrétien,  VDL  260  ;  démonstrations  publiques  en 
l'honneur  de  Marie  dans  le  diocèse  de  Poitiers,  VII,  592  et  suiv.  ; 
elle  est  la  mère  de  la  sainte  espérance,  VI,  450,  451  ;  sa  dévotion 


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GGGX  TABLE  ANALYTIQUE, 

est  la  marque  la  plus  assurée  du  salut,  le  signe  le  plus  certain  de 
la  prédestination,  452,  453  ;  comment  Marie,  en  concevant  Jésus, 
conçoit  tous  les  prédestinés,  452  ;  elle  est  la  mère  de  la  charité  ; 
elle  est  notre  plus  puissant  secours  pour  remplir  le  précepte  de 
l'amour,  453,  454,  455;  le  recours  à  Marie  ranime  en  nos 
âmes  la  foi,  Tespérance  et  la  charité,  447;  comme  mère,  Marie  a 
parfaitement  connu  la  vie  intérieure  de  Jésus,  448  ;  la  connais- 
sance de  Marie  est  inséparable  de  celle  de  Jésus  ;  témoignage  de 
saint  Cyrille,  de  saint  François  Xavier,  448,  449;  Marie,  institu- 
trice et  conseillère  des  apôtres,  lumière  et  sagesse  des  évéques 
réunis  en  concile ,  III,  460,  464 ,  462  ;  sa  j[)résence  au  cénacle 
après  l'ascension  de  Jésus-Christ;  elle  participe  à  la  prière,  elle 
y  préside,  YI,  447,  418;  a-t-elle  assisté  aux  conciles  apostoli- 
ques? 448  ;  tous  les  conciles  se  sont  placés  sous  sa  protection  et 
ont  proclamé  ses  grandeurs,  419  ;  le  concile  du  Vatican  appelé  le 
concile  de  Marie,  449,  420;  le  chrétien  ne  peut  conserver  son 
innocence  qu'autant  qu'il  en  a  confié  le  soin  à  Marie,  l,  478;  elle 
a  la  clef  des  cœurs  ;  Dieu  lui  a  prêté  sa  tonte-puissance  sur  les 
hommes,  etc.  ,484. 

Prière  à  Marie  pour  obtenir  son  intercession  dans  les  souf- 
frances actuelles  de  la  France,  VII,  634,  635,  636;  VIII,  42,  43; 
prière  de  Fie  IX  pour  la  France,  VII,  345,  346. 

Prière  à  Marie  au  jour  du  vingt-cinquième  anniversaire  de 
l'intronisation  et  de  la  consécration  épiscopale,  VII,  254,  262  et 
suiv. 

L'arc-en*ciel,  figure  d^arie,  qui  se  teint  de  toutes  les  cou- 
leurs du  soleil  éternel,  V,  384;  Judith,  libératrice  du  peuple  jcif, 
, figure  de  Marie  protectrice  des  chrétiens»  409,  440;  dans  ses 
malheurs  la  France  met  sa  confiance  dans  les  prières  toutes- 
puissantes  de  la  Mère  de  Dieu,  VII,  68,  69  ;  exposition  soocincti' 
des  mystères  de  la  sainte  Vierge,  peints  dans  l'intérieur  de  la 
cathédrale  de  Chartres,  II,  275  et  suiv.  ;  application  à  Marie  du 
passage  de  l'Apocalypse  où  saint  Jean  nous  montre  une  femme 
revêtue  du  soleil,  la  lune  sous  ses  f^ieds,  268  ;  paraphrase  de  la 
prière  SanUa  Maria^  etc.,  V,  2  et  suiv.  ;  selon  la  tradition,  Marie 
préparait  les  vêtements  adorables  de  son  Fils,  etc.,  III,  9;  exhor- 
tation adressée  aux  enfants  de  Marie,  8  et  suiv.  ;  signification  el 
valeur  du  couronnement  des  statues  «ie  la  sainte  Vierge,  V,  2Si. 
285,  286.  Voir  Chartres,  Poitiers,  Issoudun,  Noire-Daroe-de- 
-     Pitié. 

Rien  de  plus  antique  et  de  plus  national  en  France  que  le  culte 
de  Marie;  cet  enthousiasme  ardent  dont  notre  siècle  est  lémoin 
n'est  que  la  tenaissance  du  passé,  II,  270,  290;  la  sainte  tunique 
de  Marie,  apportée  d'Orient  à  Chartres,  devient  ie  palladium 
de  la  France,  274, 275;  Marie,  gardienne  et  proteclrice  des  Poite- 
vins, V,  286,  287;  son  culte  à  Chartres,  II,  274  et  suiv.  ;  à  Bon- 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCCXI 

Encontre,  III,  558  et  suiv.;  sentiments  de  reconnaissance  et 
d*amour  envers  Marie,  1, 4fO  et  suiv.  ;  II,  456  ;  Y,  288,  289. 

Sanctuaires  de  Marie  dans  le  Poitou.  Voir  Beauchône,  Notre- 
Dame-du-Chône-Rond  ,  Notre-Daroe-de-Pitië,  Notre-Dame  de 
Poitiers. 

Marie  des  Angea  (la  bienheureuse],  carmélite.  Homélie  pour  la  clô- 
ture de  la  fête  de  sa  béatification,  V,  471,  479. 

Marie-J^rançoiae  des  Cinq-Plaies  (sainte] ,  canonisée  par  Pie  IX, 
VI,  79. 

Marie-Louise  de  Jésus,  compagne  du  Vénérable  Louis  de  MonUort 
dans  la  fondation  des  soeurs  de  la  Sagesse,  II,  558. 

Maronites.  Leur  orthodoxie  éprouvée  les  a  rendus  chers  à  PÉglise 
latine;  nouvelle  guerre  contre  eux  de  la  part  des  infidèles,  IV, 
4  ;  nécessité  de  venir  au  secours  de  leur  détresse,  2  ;  lettre  du 
pape  à  leur  patriarche,  6,  7. 

MarsiledePadoue,  hérétique,  IV,  434,  435. 

Martial  (saint).  L'Église  de  Poitiers  Thonore  comme  son  fondateur 
et  son  apôtre,  II,  546,  562;  IV,  479  ;  VIII,  469;  il  est  le  patron 
de  la  chapelle  du  palais  épiscopal,  249. 

MarUn  (saint),  évéque  de  Tours,  1, 448,  449;  II,  25,  337,  445,  468, 
559,  562;  IIL  448  ;  VI,  455,  479,  480,  345,  318,  424.  338,  493, 
504.  Rapports  de  saint  Martin  avec  saint  Hilairede  Poitiers;  son 
séjour  à  Poitiers,  ses  progrès  dans  la  sainteté  sous  la  discipline 
de  saint  Hilaire,  IV,  487;  VI,  455;  il  fonde  le  monastère  de  Li- 
gugé,  II,  64; ses  courses  apostoliques  à  travers  le  Poitou;  son 
zèle  à  bâtir  des  églises  et  des  monastères,  VIII,  444  ;  détails  sur 
sa  vie  cénobitique,  II,  64  et  suiv.  ;  ses  travaux  apostoliques  daas 
le  pays  chartrain;  il  est  représenté  dans  les  vitraux  de  Notre- 
Dame  de  Chartres,  IV,  84,  82;  il  est  élevé  sur  le  siège  épiscopal 
de  Tours,  65  ;  ses  miracles,  67  et  suiv. 

Sermon  prêché  dans  la  cathédrale  de  Tours  le  dimanche  de  la 
solennité  patronale  de  saint  Martin,  III,  279  et  suiv.  ;  mandement 
qui  ordonne  une  quête  pour  l'œuvre  de  la  reconstruction  de 
l'église  de  Saint-Martin  de  Tours,  ÏV,  485  et  suiv.  ;  acclamation 
da  concile  de  Poitiers  à  saint  Martin,.  Vi,  464  ;  la  vfe  tout  en- 
tière de  saint  Martin  a  été  une  parfaite  observation  de  TÉvangile, 
une  reproduction  constante  de  Texemplaire  divin,  III,  282  et 
suiv.  ;  il  a  été  l'un  des  fondateurs  et  des  protecteurs  de  notre  na- 
tion par  ses  prédications  et  ses  miracles,  296  et  suiv.  ;  II,  577; 
plus  qu'aucun  autre  il  est  demeuré  dans  l'esprit  des  peuples  le 
patron  et  le  défenseur  de  la  France.  300  et  suiv.  ;  VII,  89,  90  ; 
opportunité  de  faire  revivre  son  culte,  282,  296,  562  ;  saint  Mar- 
tin comparable  aux  plus  grands  saints  de  l'ancien  et  du  nouveau 
Testament,  II,  68  et  suiv.  ;  IV,  497;  Fimpiété  s'efforce  d'abolir  son 
culte.  II.  577;  citation  des  paroles  de  saint  Martin  sur  ta  coh- 


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GGGXII  TABLE  ANALTTIQinE. 

damnation  des  Priscillîaoistes^  tronquée  par  les  ennemis  de 
l'Église;  vrai  sens  de  ses  paroles,  Y^  356,  357;  il  est  la  gloire 
et  le  défenseur  du  Poitou,  II,  547,  548;  restauration  de  son  ora- 
toire à  Poitiers,  IV,  487.  Voir  Ligugé,  Tours. 

Martyr.  Dans  la  balance  divine  un  martyr  |è.se  plus  pour  le  salut 
d'un  peuple  qu'un  héros,  I,  SO,  23;  l'invention  des  corps  des  mar- 
tyrs a  lieu  à  l'heure  fixée  par  la  sage<)se  et  la  volonté  du  pasteur 
invisible  et  immortel  de  l'Ëglise,  II,  3  ;^VI,  634,  535  ;  Benoit  XiT 
enseigne  que  le  martyr  contient  en  lui-même  toute  sainteté,  et 
que  rÊglis^  ne  demande  que  la  certitude  du  martyre,  IV,  357. 

Mfldrtyrologe  romain.  Importance  que  l'Église  attache  à  ce  livre 
liturgique;  usage  que  doit  en  faire  le  prêtre,  V,  585,  586  ;  appro- 
bation et  promulgation  du  Propre  diocésain  du  martyrologe,  587. 

MatériaUfine.  U  a  envahi  depuis  un  demi-siècle  le  sanctuaire  do- 
mestique et  les  institutions  publiques,  H.  7;  IV,  50S;  il  n'élève 
l'homme  aux  dépens  de  Dieu  que  pour  le  rabaisser  ensuite  au  ni- 
veau de  la  brute,  V,  94  ;  il  est  aa-deesous  du  spiritualisme  déiste, 
455;  il  est  la  conséquence  du  naturalisme,  VII,  495;  il  est  con- 
damné par  le  concile  du  Vatican,  t44. 

M  atliien(le  cardinal),  archevêque  de  Besançon,  IV,  394 ,  404 ,  40S,  426. 

Matière.  Haine  de  Satan  contre  la  matière  élevée  à  Tordre  surna- 
turel par  l'incarnation  du  Verbe,  et  par  les  sacrements  dont  elle 
est  un  élément  constitutif,  IV,  490,  ^94  ;  la  génération  actuelle 
avocate  de  la  matière  contre  le  christianisme,  490. 

Maamont  (Bertrand  de),  évêque  de  Poitiers.  Il  consacre  l'église 
cathédrale  de  Poitiers.  II,  556;  iV^  480. 

Maurice  (saint),  chef  d'une  légion  romaine.  Homélie  prononcée  le 
jour  de  sa  fête,  IV,  40  et  suiv.;  il  est  mis  à  mort  avec  sa  légion 
pour  n'avoir  pas  voulu  combattre  cou tre  les  chrétiens  ;  sa  ré- 
ponse à  l'empereur,  43,  4  i. 

Manroc  (chapelle  de),  maison  de  campagne  des  évêques  de  Poiiiers 
et  des  élèves  du  séminaire.  Allocution  après  la  consécration  de 
la  chapelle,  H,  418  et  suiv.  ;  description  et  souvenirs  historique 
des  environs  de  Mauroc  ;  inscription  gravée  sur  la  première 
pierre  de  la  chapelle,  448  et  suiv.  ;  avantages  de  la  solitude  pour 
l'étude  ;  anciennes  maisons  de  campagne  des  évêques  de  Poitiers, 
42S  et  suiv. 

Manry  (l'abbé),  depuis  cardinal.  Il  défend  avec  courage  devant 
l'Assemblée  nationale  la  propriété  des  biens  ecclésiastiques,  Il 
354  ;  il  est  nommé  à  l'archevêché  de  Paris  par  Napoléon  I*'  ;  ifi 
pape  refuse  l'institution  canonique  ;  détails  sur  la  controverse  que 
soulève  celte  nomination,  VIII,  432,  433, 434. 

Mazence  (saint),  évêque  de  Poitiers,  II,  562. 

Maxime  (saint),  moine  grec.  Il  appelle  l'Église  romaine  le  soleil  de 
la  lumière  indéfectible,  VI,  343. 

Maxime  (saint),  évêque  de  Turin.  II  dit  que  les  reliques  des  martyrs. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGGXHI 

dispersées  dans  l'univers,  conservent  partout  la  plénitude  de  leur 
vertu,  VI,  484 . 

Mazimin  (saint),  évèque  de  Poitiers,  II,  56S. 

Mazimin  (saint),  évèque  de  Trêves,  originaire  du  Poitou,  II,  547. 

Masarin  (le  cardinal),  abbé  de  Gharrouz,  I,  252. 

Mazzini.  Il  confesse  que  la  question  religieuse  domine  toutes  les 
autres  et  que  les  questions  politiques  y  sont  nécessairement 
subordonnées,  VIII,  8S* 

M édard  (saint),  évèque  de  Noyon,*  II,  549. 

M édaciae.  Le  concile  de  Bordeaux  défend  aux  prêtres  Texercice  de 
la  médecine,  II,  31 4 . 

Mélior,  légat  a  latere  en  France  du  pape  Célestin  III,  II,  294. 

Mémoirea.  Écrire  des  mémoires,  c'est  un  écueil  dangereux,  contre 
lequel  vient  échouer  et  périr  la  modestie,  et  souvent  la  sincérité 
des  âmes  vulgaires  ;  comment  on  écrit  les  mémoires  de  nos  jours, 
II,  639. 

Mendiants.  Tous  les  hommes  sont  mendiants  de  Dieu,  III,  647, 
648;  portrait  du  vrai  mendiant,  674  et  suiv.;  genre  de  mendicité 
à  l'usage  des  hommes  de  notre  temps,  673. 

M eroœnr  (Philippe-Emmanuel,  prince  de).  Extraits  de  son  oraison 
funèbre  par  saint  François  de  Sales,  I,  72  ;  V,  490,  498,  500  et 
suiv. 

Mère.  C'est  Fètre  qui  pej^t  remplacer  tous  les  autres,  et  qu'aucun 
autre  ne  remplace,  IV,  295  ;  mères  chrétiennes  (Association  des), 
exhortation  à  l'occasion  d'une  réunion  générale,  IV,  489  et  suiv.; 
la  sanctification  est  l'œuvre  de  la  mère;  il  y  a  peu  de  vrais  chré- 
tiens, parce  qu'il  v  a  peu  de  mères  suffisamment  chrétiennes, 
194,  495. 

Mantana  et  Monte-Rotondo.  Lettre  circulaire  sur  la  victoire  rem- 
portée à  Mentana  et  à  Monte-Rotondo  par  Tarmée  pontificale, 
VI,  444  ;  allocution  consistorialedu  pape;  lettre  pastorale  au  sujet 
de  cette  victoire,  466,  174,  230. 

Mérite.  Il  obtient  sa  récx)m pense  personnelle  par  une  augmentation 
de  gloire  dans  les  cieux,  I.  272;  c'est  une  monnaie  qui  vaut  pour 
acquérir,  III,  72;  les  mérites  en  eux-mêmes  sont  inaliénables, 
chacun  de  nous  peut  mériter  rigoureusement  un  accroissemenU 
de  grâce  pour  soi-même  ;  nul  ne  peut  mériter  rigoureusement  la 
grâce  pour  autrui,  84  et  suiv. 

Mermillod  (Mgr).  Il  prêche  une  retraite  ecclésiastique  à  Poitiers; 
éloge  de  son  talent,  IV,  47;  VIII,  140;  son  expulsion  de  Genève; 
Pie  IX  fait  son  éloge,  VIII,  36. 

Mérode  (Mgr  Xavier  de).  Sa  mort,  son  éloge^  VIII,  459  et  suiv.;  ce 
qu'il  avait  fait  pour  la  défense  militaire  du  saint-siége,  V,  505. 

MéroTée,  évèque  de  Poitiers,  Vi,  486. 

Meaa«.  Entretiens  avec  le  clergé,  pendant  les  exercices  de  la  re- 
traite, sur  les  intentions  des  messes  dues  par  les  pasteurs  à  leurs 


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CGGXIV  TABLE  ANALTTIODE. 

peaples  ;  encyclique  de  Pie  IX  à  ce  sujet,  III,  S74  et  suiv.,  406, 
407;  lettre  circulaire  relative  à  la  fixatioa  de  l'houoraîre  des  in- 
tentions de  messes,  YII.  646  et  suiv.;  obligation  pour  les  fidèles 
de  contribuer  à  la  substance  du  prêtre,  démontrée  par  TËvan- 
gile,  saint  Paul,  et  la  pratique  de  tous  les  temps,  YII,  646,  647; 
application  des  fruits  de  la  messe,  648  ;  l'Église  a  confié  aux  M- 
ques  le  soin  de  déterminer,  pour  les  diocèses,  le  prix  des  hoDO- 
raires  des  messes  ;  ils  doivent  tenir  compte  des  lieux  el  des  temps, 
649;  le  sacrifice  de  l'autel  a  un  prix  inestimable  pour  la  déli- 
vrance du  corps  et  de  Tâme^  témoignage  de  saint  Grégoire,  33, 
34;  con>bien  il  est  avantageux  d'assister  chaque  jour  à  la  messe, 
exemple,  Yl,  270  ;  règles  établies  par  le  concile  provincial  (ie 
Poitiers  sur  ks  honoraires  des  messes,  VI,  359.  Voir  Sacrifice 
eucharistique. 

Méthodes.  II  appartient  à  la  science  larque  de  perfectionner,  de 
simplifier  les  méthodes  ;  c'est  au  sacerdoce  à  les  sanctifier.  01, 
345  ;  rÉglise  ne  conteste  point  à  la  science  l'usage  de  ses  métbo- 
des,  Y,  343  ;  le  concile  du  Yatican,  YII,  249. 

Métropolitaia.  Décret  du  concile  provincial  de  Bordeaux,  concer- 
nant la  supériorité  de  la  juridiction  archiépiscopale,  VI,  380. 

Michel  (saint),  archange,  I,  235,  238;  IV,  44  ;  Y,  45. 

Michelet.  Réfutation  ce  ces  paroles  :  La  proscription  de  la  nature, 
la  proscription  du  Créateur,  II,  278,  279. 

Migné.  Lettre  pastorale  ordonnant  des  prières  pour  ie  vingt-cin- 
quième anniversaire  de  Tapparition  miraculeuse  de  la  croix  de 
Migné>  I,  424,  430  et  suiv.;  discours  prononcé  en  ce  jour  au  pied 
de  la  croix,  445  et  suiv.;  le  miracle  de  Migné  a  été  reconnu  seloa 
toutes  les  formes  authentiques  établies  par  l'Église,  134,432; 
Dieu  a  voulu  annoncer  que  ce  miracle  de  grandes  miséricordes 
pour  son  Église  et  pour  notre  patrie,  437  ;  Léon  XII  accorde  une 
indulgence  plénière  à  tous  les  fidèles  qui  communieront  dans 
l'église  de  Migné,  le  troisième  dimanche  de  TA*  ont,  435;  leclergë 
de  Poitiers  rencontre  à  Migné  le  clergé*  de  Tours,  apportant  à 
sainte  Radegonde  un  fragment  insigne  de  la  vraie  croix,  le 
VexiUa  Régis  chanté  pour  la  première  fois  à  cette  occasion, 
Yl,  488. 

Miki  (saint  Paul),  martyr  japonais.  Profès  de  la  compagnie  de  Jé- 
sus; écrivain,  controversiste,  orateur;  son  martyre,  sa  canoni- 
sation, lY,  595,  598. 

Minci  (Pierre  de),  évéque  de  Chartres,  lY,  75. 

Minerai.  Exploitation  du  minerai  dans  la  vallée  de  la  Gartempe 
près  de  Montniorillon;  bénédiction  des  hauts-fourneaux,  VII,  556 
et  suiv. 

Ministère  sacré.  La  prière,  l'union  avec  Dieu ,  l'esprit  de  foi  et  de 
sacrifice  sont  aux  œuvres  du  ministère  sacré  ce  que  ia  sève  est  à 
l'arbre,  la  moelle  aux  os,  lY,  426;  c'est  un  ministère  diflScile,qut 


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TABLE  ilNALYTIQCE.  GGGXV 

attire  souvent  aux  prêtres  la  haine  du  monde^  466.  Voir  Clergé. 

Miraola.  Définition  du  concile  du  Vatican  sur  la  i/aleur  des  niira- 
cies,  Vil,  227;  le  concile  d'Agen  expose  la  vraie  doctrine  de 
l'Église  sur  la  possibilité  et  l'existence  du  miraele,  V,  409  et 
suiv.;  témoignage  de  saint  Augustin,  447,  448;  la  possibilité  du 
miracle  contre  les  philosophes  naturalistes;  suppn mer  le  mi- 
racle, c'est  enlever  au  surnaturel  son  garant  efficace,  son  témoin 
nécessaire,  lY,  585;  V,  105,  406;  il  est  le  pivot  de  la  religion 
chrétienne,  107, 408;  Jésus-Cbrist  a  prouvé  sa  divinité  par  les 
miracles,  405;  il  a  mis  le  môme  pouvoir  dans  son  Église,  440, 
299  ;  nier  le  miracle,  c'est  jouer  le  rôle  del'antecbrist^IV,  584;  le 
miracle  est  le  cachet  unique  -et  invincible  de  la  voix  de  Dieu  ; 
pourquoi  Timpiété  rationaliste  refuse  de  l'admeltre,  I,  433;  III, 
4  <6,  298;  esprit  de  sagesse  et  de  critique  de  TÉglise  dans  l'exa- 
men des  miracles  ;  elle  n'est  pas  moins  croyable  quand  elle  affirme 
le  miracle  que  quand  eW^  refuse  de  le  reconnaître,  I,  434  ;  pour- 
quoi les  miracles  contemporains  excitent  des  sentiments  plus  vifs 
et  plus  enthousiastes  que  les  anciens,  Yll,  547,  548. 

Miséiicorda  divine.  Homélie  prononcée  en  la  fôte  de  tous  les  saints 
sur  les  droits  souverains  de  la  miséricorde  divine^  VII,. 297  et 
suiv. 

Missions  pastorales.  L'œuvre  des  missionnaires  diocésains  se  pré- 
pare en  Poitou,  sous  la  direction  de  l'abbé  Lambert  ;  fruits  ad- 
mirables de  ces  missions,  surtout  dans  les  campagnes,  VI»  325, 
326;  la  révolution  de  4830  disperse  les  missionnaires;  regrets  que 
laisse  leur  absence  parmi  les  fidèles,  326,  327;  exposé^ des  rai- 
sons qui  ont  motivé  le  rétablissement  des  missions  diocésaines, 
326,  327,  328,  329  ;  les  missions  pastorales  sont  appelées  à  pro- 
duire de  grands  fruits,  I,  490,  494,  504;  exhortation  aux  curés 
de  procurer  à  leurs  paroissiens  des  retraites  ou  des  missions, 
494  ;  II,  446. 

Mœurs.  La  véritable  règle  des  mœurs  repose  sur  les  lois  positives 
établies  de  Dieu,  VI,  350,  354 .  Voir  Morale  indépendante. 

Moines.  La  prière  et  la  psalmodie  constituent  principalement  la 
vie  des  moines  ;  éloge  de  l'état  monastique,  II,  63,  64.  Voir  Re- 
ligieux. 

Monastère.  Saint  Martin  fonde  à  Ligugé  le  premier  monastère  des 
Gaules,  II,  64,  65  ;  comment  saint  Hilaire  appréciait  l'importance 
des  monastères  dans  Je  christianisme,  et  la  place  qu'ils  y  devaient 
occuper,  63;  sollicitude  de  l'Église  pour  protéger  la  paix  dans 
les  cloîtres^  VII,  602.  Voir  Fongombault  (abbaye  de). 

Monda.  Le  salut  est  possible  dans  le  monde,  mais  à  condition  de  ne 
pas  y  vivre  selon  ses  doctrines,  I,  604  ;  honte  pour  un  chrétien 
d'humilier  ses  doctrines  devant  celles  du  monde,  III,  425. 

Signes  de  la  fin  du  monde  ;  triomphe  momentané  des  méchants; 
foi  et  courage  des  bons  ;  leur  gloire,  III,  527,   528  ;  Bo<«uet 


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GGGXVI  TABLE   ANALYTIQUE. 

appelle  la  dernière  persécution,  le  règne  de  la  sédaction,  c'^t  la 
persécution  actuelle  contre  TÉsIise,  538  et  suiv.  ;  épreuves  des^ 
derniers  jours  du  monde  abrégées  par  les  prières  de  Marie  et  des 
saints,  YII,  34S,  343,  344  ;  la  religion  du  monde  moderne  est  ub 
composé  assez  discordant  d'athéisme  et  de  déisme,  de  libéra- 
lisme et  de  matérialisme,  etc.  ;  elle  a  sa  morale  et  son  cultp, 
III,  664,  665  ;  dans  tout  le  mouvement  de  ce  qu'on  appelle  \» 
monde  moderne,  la  cause  de  Jésus-Christ  est  seule  en  jeu,  VI. 
563  ;  séparée  et  dépouillée  du  Ghrii^t,  la  nature  hunnaine  consti- 
tue ce  que  la  sainte  Écriture  appelle  le  monde.  Y,  453,  454. 

Moniqiie  (sainte).  Saint  Augustin  donne  des  détails  sur  <:on  enfance 
et  sa  jeunesse;  éloge  de  ses  vertus,  IV,  295,  300,  306,  307,  312, 
345. 

Montalembert  (le  comte  de).  Il  est  d'une  ancienne  famille  dn  Poi- 
tou, IV,  53  ;  réfutation  de  quelques-unes  de  ses  propositions  an 
second  congrès  de  Malines,  V,  349  et  suiv.;  sa  belle  parole: 
l'Église  est  plus  qu'une  femme,  c'est  une  mère.  VI.  54 î. 

Montanlt  (Mgr),  évêque  d'Angers,  poitevin,  I,  292;  VI,  257. 

Montfort  (Louis-Marie  Grignion  de).  Il  fonde  la  congrégation  des 
filles  de  la  Sagesse;  il  proche  des  missions  à  Poitiers,  II,  558, 
559;  lerx)ncile  de  Poitiers  manifeste  l'espoir  que  le  procès  des 
miracles  de  ce  vénérable  serviteur  de  Dieu  sera  poursuivi  avec 
succès,  VI,  369. 

MontmorillGii.. Souvenirs  et  traditions  de  son  petit-séminaire,  IV. 
90.  Foir  Jésuites,  Moufisac  (l'abbé  de). 

Montmorillon  (les  sires  de).  Leur  piété,  leurs  libéralités  envers  \& 
pauvres  et  les  religieux;  leurs  alliances  avec  les  maisons  son^e- 
raines  de  France,  d'Aquitaine  et  d'Angleterre  ;  leur  inviolable 
fidélité  à  la  défense  de  la  religion  et  de  la  patrie,  VI,  485,  486; 
leur  généalogie,  484. 

Montmorilion  (Audebert  de),  abbé  de  Bourg-Déol,  archevAque  de 
Bourges,  se  distingue  par  les  vertus  Ids  plus  éminentes,  VI.  48V 

Montmorillon  (Garnierde),  moine  de  Saint-Gyprien.  Son  pèleri- 
nage à  Saint-Jacques  de  Compostelle;  il  donne  en  aumône  i^ 
gants  précieux,  VI,  185. 

Montmorillon  (Pierre  de),  VI,  484. 

Montmorillon  (Rainulphe  de),  VI,  484,  485.  Voir  Quatrebarbes. 

Monuments.  Ce  qui  distingue  les  monuments  élevés  aux  homo-e? 
du  siècle  et  aux  héros  du  christianisme,  III,  34  5. 

Morale  indépendante.  Ce  qu^on  entend  par  cette  morale  ;  le  con- 
cile de  Poitiers  combat  le  système  des  prétendus  moralistes  et 
établit  la  véritable  règle  des  mœurs,  VI,  348  et  suiv. ,  349, 350  ; 
passage  de  saint  Augustin^  354. 

Morale  naturelle.  Elle  n'est  une  morale  en  action,  dans  la  totalité 
de  ses  préceptes,  que  chez  les  vrais  chrétiens,  III,  2S5;  lamonie 
qui  pouvait  aalfire  aux  nations  païennes  est  insuffisante  depub 


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TABLE  ANALlTTtQIJe.  CGCXYlt 

le  christianisme,  II,  402;  la  morale  naturaliste  n'aboutit  qu'à  ces 
vertus  dont  l'enfer  est  plein  ;  erreur  de  ceux  qui  la  confondent 
avec  la  philosophie  chrétienne,  4S8  etsuiv.;  morale  sociale  ;  ce 
qu'entendent  les  ennemis  du  surnaturel  par  cette  morale;  réfuta- 
tion de  leurs  erreurs,  400  et  suiv.  ;  la  philosophie  moderne 
trahit  dans  ses  œuvres  la  cause  de  la  morale,  398,  399. 

Moricière  (Léon-Christophe  Juchault  de  la).  Son  éloge  funèbre,  V, 
490  et  suiv.  ;  sa  foi  n'a  pas  été  seulement  une  foi  active  et  mili- 
tante, mais  une  foi  docile  et  éclairée,  492^  493  ;  son  zèle  à  s'ins- 
truire des  vérités  chrétiennes,  494  ;  sa  pleine  adhésion  à  l'Ency- 
clique du  8  décembre  4864,  498,  499;  la  défaite  de  Caslelfidardo 
ne  ternira  pas  sa. gloire  ;  l'histoire  l'appellera  le  soldat  de  la  sainte 
Église,  lY,  56;  Y,  457  ;  détails  sur  ses  derniers  moments,  Y,  500, 
502. 

M orlot  (Mgr),  cardinal,  archevêque  de  Paris,  II,  4.  Il  déclare  au 
Sénat  que  Tépiscopat  français  est  unanime  sur  la  question  ro- 
maine, lY,  442. 

Morny  (de),  président  du  corps  législatif,  III,  642. 

Moroai  [le  cardinal),  légat  du  pape  au  concile  de  Trente.  Sa  belle 
réplique  aux  orateurs  du  roi  de  France,  Y,  576. 

Mort.  C'est  une  grâce  incomparable  de  mourir  pour  une  grande 
cause,  lY^  44  ;  courir  à  une  mort  certaine  pour  la  défense  de 
l'Église  attaquée,  et  tomber  victime  de  sa  religion  et  de  sa  foi , 
c'est  le  comble  de  l'héroïsme,  45  ;  la  mort  répugne  à  notre  na- 
ture; pourquoi  le  démon  cherche-t-il  à  nous  en  faire  perdre  le 
souvenir?  402;  la  mort  sur  le  champ  de  bataille  n'a  pas  tou* 
jours  par  elle-même  la  vertu  du  martyre,  YII,  4  45. 

MoTtara  (Edgar).  Raison  de  la  .conduite  de  TÉglise  en  ce  qui  le 
concerne,  III,  287  ;  bref  du  pape,  YII,  452. 

Morts  (les).  L'Esprit-Saint  nous  enseigne  que  c'est  un  crime  abo- 
minable d'avoir  recours  aux  morts  pour  apprendre  d'eux  la  vé- 
rité, III,  52,  54.  Voir  Esprits. 

Mouçon  (Régnault  de),  évêque  de  Chartres,  II,  293. 

Moussac  (Félix-Laurent  Augier  de),  grand-vicaire  de  Poitiers,  I, 
292;  11,  543.  Il  restante  le  petit-séminaire  de  Montmorillon  après 
son  retour  de  l'exil  ;  soin  et  zèle  qu'il  apporte  dans  la  double 
restauration  matérielle  et  spirituelle  de  cette  maison  ;  discours  à  . 
Ja  translation  de  ses  restes  mortels,  lY,  89  et  suiv.,  225. 

Multitude.  L'Écriture  nous  apprend  que  la  sagesse  et  l'autorité  ne 
résident  pas  dans  la  foule,  YII,  368. 

Mon  (le comte  Albert  de],  YII,  440,  444. 

Munich.  Brefs  de  Pie  IX  à  l'archevêque  de  Munich,  Y,  83,  342, 
347  ;  congrès  catholique  réuni  dans  cette  ville.  Voir  Congrès. 

Musées.  On  y  rencontre  trop  souvent  de  grandes  collections  pro- 
fanes, d'objets  sacrés  détournés  de  leur  fin  ;  c'est  une  injure  faite 
à  la  religion  de  Jésus-Christ,  I,  256. 


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CCGXVUI  TABLE  ANALYTIQUE. 

Madqiie.  Sentiment  de  Dom  Calroet  louchant  la  supérioritë  de  la 
masique  des  anciens  sur  celle  des  temps  modernes  ;  nëcessitê 
pour  la  musique  religieuse  de  s'inspirer  de  l'antiquilé,  VI,  U: 
le  corps  humain  est  un  merveilleux  instrument  de  musique, 
si  tous  les  membres  chantent  à  Dieu  des  airs  qui  lui  plaiseot. 
42,43. 

Mysticisme.  Le  mysticisme  d'après  les  philosophes  contemporaine; 
rëfutatioD  de  leurs  erreurs,  11,  363  et  suiv. 


Haaman.  Histoire  de  sa  guërison,  I,  300,  304. 

Nabachodonosor.  Son  orgueil,  IV,  260  ;  Y,  404  et  suiv.  ;  il  esl  ie 
type  du  génie  révolutionnaire  de  noire  époque,  404. 

Napoléon  i«^  Il  accorde  une  existence  légale  aux  communautés 
de  femmes  livrées  à  l'enseignement,  et  nomme  sa  mère  protec- 
trice générale  de  ces  établissements,  Y^  374  ;  il  veut  faire  infir- 
mer par  une  commission  ecclésiastique  la  bulle  d'excoomiani- 
cation  lancée  par  Pie  Vil  contre  les  envahisseurs  de  ses  États, 
IV,  i%{  ;  il  loue  M.  Émery,  422  ;  paroles  de  Napoléon  I^  pro- 
noncées en  diverses  circonstances,  11^  630;  111,  55$  ;  V,  536;  M, 
258,  286,299. 

Napoléon  III,  empereur  des  Français.  Discours  adressés  au  prince- 
président  de  la  république,  a  la  bénédiction  des  chemins  de  fer 
de  Chartres,  I,  90,  95;  de  Poitiers,  1,  334  ;  entretien  avec  les 
archiprôtres  et  les  doyens  sur  la  nouvelle  phase  politique  qui  va 
s'ouvrir  (octobre  4852);  cérémonial  que  devra  suivre  le  clergé 
pour  la  réception  du  chef  de  l'État  à  son  passage  dans  les  dépar- 
tements des  Deux -Sèvres  et  de  la  Vienne;  conduite  à  tenir  à 
l'égard  des  hommes  du  pouvoir  qui  va  tomber,  et  des  hommes 
qui  vont  le  remplacer;  concours  franc  et  bienveillant,  mais  sans 
adulation  et  servilité;  craintes  et  espérances  que  font  naître  les 
actes  et  les  écrits  du  chef  du  nouvel  empire,  552,  561  ;  discour» 
adressé  au  prince-président  de  la  république  à  l'entrée  de  Té- 
glise  de  Niort;  réponse  du  prince,  I,  567,  569;  VI,  497;  formule 
des  prières  qu'on  devra  chanter  pour  l'empereur,  1,  576;  lUj  44, 
42  ;  lettres  circulaires  qui  ordonnent  des  prières  à  Toccasioo  de 
deux  attenUUs  contre  la  vie  de  Tempereur,  II,  253  ;  111,  405; 
Napoléon  111  proclame  la  liberté  des  conciles  provinciaux  eo 
présence  des  grands  corps  de  l'État,  111,  449  ;  mandement  por- 
tant publication  de  l'encyclique  de  Pie  IX  à  i  occasion  de  la  lettre 
de  l'empereur  des  Français,  111,  546  et  suiv.  ;  entrevues  de 
Biarritz  et  de  Plombières,  leurs  résultats,  Vil,  4  44  ;  eolretiens 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGCXIX 

avec  Napoléon  III  sur  la  question  de  l'Italie,  III,  404  ;  lY,  545  ; 
décret  impérial  portant  déclaration  d'abus  contre  le  inandeoient 
du  22  février  4864 ,  206,  207  ;  considérations  à  propos  de  ce  man- 
dement, 445,  467, 473,  488,  228,  .236  et  suiv.;  442  et  suiv.  ;  447, 
et  de  rhoméliedu  dO  juin^  256,  26â,  374,  376,  388,  449;  l'auteur 
delà  brochure  :  «  La  France,  Rome  et  l'Italie  »,  cherche  à;défendre 
sa  politique  dans  la  question  romaine,  IV,  155  et  suiv.;  oiïres 
flatteuses  faites  au  nom  do  l'Empereur  par  le  ministre  des  cultes, 
IV,  233;  paroles  de  Napoléon  III  prononcées  en  diverses  cir- 
constances, IV,  526,  568  ;  V,  304,  597  ;  l'empereur  envoie  du  se- 
cours à  l'armée  pontificale  à  Mentana,  VI,  473;  il  prie  le  pape  de 
vouloir  bien  être  le  parrain  du  prince  impérial,  IV.  450, 451;  il 
manifeste  son  intention  de  concourir  à  la  restauration  de  la  ba- 
silique de  Saint-Hilaire  de  Poitiers^  Vi,  324  ;  sa  complicité  dans 
Tusurpation  des  États  romains  par  les  Piémonlais;  sa  chute  con- 
sidérée comme  châtiment  de  cette  complicité,  IV,  183,  484,  237; 
Vlï,  40,  321. 

Nation.  Dieu  a  fixé  l'heure  de  chaque  nation,  assigné  son  rôle,  ses 
frontières,  réglé  sa  durée  et  la  part  d'action  dans  l'œuvre  géné- 
rale, V,  484, 482;  la  soustraction  d'une  nation  au  domaine  sou- 
\erain  de  Dieu  est  une  impiété  qui  outrage  le  ciel.  Vil,  402; 
quelles  conditions  sont  nécessaires  pour  qu'une  nation  prie,  VIII, 
4,  5;  comment  Dieu  refait  les  nations;  doctrine  de  saint  Hilaire 
à  ce  sujet;  leur  châtiment  si  elles  résistent  à  sa  puissance,  VII, 
540,  541  ;  une  nation  est  tenue,  comme  nation,  de  rendre  hom- 
mage à  Dieu  par  l'affirmation  de  sa  croyance.  Voir  Société.  Loin 
de  l'Église  les  nations  sont  dans  les  ténèbres  de  la  mort,  V,  483  ; 
une  nation  qui  résiste  à  l'autorité  divine  du  sacerdoce  marche  à 
une  ruine  inévitable,  VII,  367;  combien  il  est  salutaire  et  mémo 
nécessaire  à  une  nation  d'écouter  la  voix  de  la  religion,  VII,  384; 
ii  est  des  nations  tellement  créées  pour  Jésus-Christ  qu'elles  ont 
rheureuse  impuissance  de  trouver  leur  assiette  fixe  en  dehors 
de  lui,  V,  483;  la  divinité  méprisée  ou  seulement  négligée  finit 
par  déchaîner  mille  fléaux  sur  des  nations  impies  ou  indiffé- 
rentes, 1, 404  ;  état  social  des  nations  depuis  que  la  direction 
doctrinale  de  l'Ëglire  a  été  repoussée,  et  que  la  sagesse  naturelle 
de  l'homme  s'est  su t)sti tuée  à  la  sagesse  révélée  de  Dieu,  V^  484; 
quand  Dieu  a  résolu  de  sauver  une  nation  coupable,  il  multiplie 
pour  elle,  à  l'égal  de  ses  fautes,  les  moyens  de  satisfaction,  I. 
201  ;  le  plus  grand  malheur  qui  puisse  fondre  sur  une  nation,  c'est 
lorsque  la  chair  et  l'esprit  cessent  de  se  combattre,  I,  69. 

Obligation  pour  les  nations  latines  de  servir  l'Église;  conduite 
de  Dieu  envers  elles,  si  elles  sont  infidèles  à  leur  mission,  'Vil,  8  ; 
la  Prusse  a  été  dès  l'origine  le  péché  des  nations  latines,  26,  27. 

faturalisme.  Ce  qui  constitue  proprement  l'hérésie  du  naturalisme, 
c'est  ta  rupture  de  la-  cohésion  nécessaire  qui  unit  l'ordre  natu- 


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GCGXX  TABLE  ÀNALYTlQtJË. 

rel  et  l'ordre  sarnaturel;  Y,  39  et  suiv.;  le  oaturalisme  est  Tao- 
tichriâtianisme  par  excellence,  45;  Satan  est  le  père  da  natura- 
lisme, 44  et  suiv.;  apparition  et  propagation  du  natnraiisme, 
Yll^  491',  194  ;  ses  conséquences,  492  ;  complicité  des  catho- 
liques dans  les  progrès  du  naturalisme,  497,  498,  499;  gravilé 
de  ces  défections,  499,  200;  il  est  pour  les  particuliers  la  route 
certaine  de  l'enfer,  Y,  54  ;  il  est  condamné  par  les  exemples  des 
{taints  et  la  foi  des  siècles  passée,  III,  666  ;  YII,  399,  400  ;  pour 
le  chasser  du  cœur  des  individus,  il  faut  d'abord  que  les  sociétés 
Tabjurent,  402;  il  ne  peut  fonder  cien  qui  dure,  447;  il  reven- 
dique le  mariage  comme  institution  humaine,  YI,  359  ;  ie  natu- 
ralisme a  son  précédent  dans  l'arianisme,  doctrine  de  saint  Hi- 
laire  sur  oe  point,  558;  il  est  près  de  l'athéisme.  Y,  97 
condamné  à  Rome,  342;  par  ie  syilabus,  443;  obstacies 
qu'il  apportait  à  la  continuation  du  concile,  VII,  3  ;  le  concile 
œcuménique  déclare  que  le  signe  propre  de  notre  temps,  c'esi 
le  naturalisme,  483;  il  est  contraire  à  l'action  de  l'Église,  qui 
s'emploie  tout  entière  à  agrandir  le  règne  de  Dieu  sur  ie  monde. 
490;  il  est  l'ennemi  mortel  du  christianisme,  193;  il  cherche  sa 
force  dans  les  moyens  humains  ;  les  pèlerinages  sont  la  protes- 
tation des  âmei^  fidèles  contre  cette  erreur,  466  et  suiv. 

Réfutation  de^ naturalistes  qui  nient  le  souverain  domaine  de 
Dieu  sur  sa  créature,  et  les  conséquences  nécessaires  de  la  venue 
de  Jésus-Christ,  II,  382  et  suiv.;  le  naturalisme  oe  prouvera 
jamais,  tant  que  subsisteront  les  oracles  sacrés,  que  la  nature 
privée  de  la  grâce  puisse  donner  des  fruits  à  tout  le  moins  con- 
venables et  suffisants,  II,  256;  voulant  tout  séculariser,  le  natu- 
ralisme entend  que  la  bienfaisance  demeure  humaine,  et  qu'elle 
n'ait  rien  de  commun  avec  l'ordre  de  la  grâce  et  du  salut,  IV. 
593  ;  son  acharnement  contre  les  prophéties  et  les  miracles;  le 
poison  du  naturalisme  n'est  inoffensif  à  aucun  degré.  Y,  46  ;  ques- 
tions qu'il  resterait  à  traiter  pour  atteindre  le  naturalisme  cod- 
temporain  dans  tous  ses  retranchements,  53  ;  il  ne  parviendra 
janiais  à  refaire  un  ordre  de  pure  nature  avec  une  6n  purement 
naturelle,  454,  455;  l'Église  veut  apporter  un  remède  aux  maux 
causés  par  le  naturalisme  et  ses  suites;  ce  remède  est  le  concile 
œcuménique,  VII,  201 ,  202,  203. 

Naturalisme  déiste.  Exposition  de  ses  erreurs  ;  il  rejette  l'inter- 
vention surnaturelle  de  Dieu  dans  le  domaine  de  la  nature  et  de 
la  raison,  V,  48 et  suiv.,  98  et  suiv.;  réfutation  ;  adoption  diMue 
des  hommes,  43  et  suiv.  Voir  Rationalisme. 

Natnraliama  panthéistiqne.  Propension  de  l'humanité  à  la  déifi- 
cation ;  les  sophistes  l'y  portent.  Y,  50  et  suiv.;  exposition  de  la 
doctrine  catholique,  5 i  et  suiv.;  le  concile  de  Périgueux,  57  et 
suiv.;  95  et  suiv. 

Natiiralismd  politique.  Y,  470  et  suiv.  C'est  l'erreur  dominante, 


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TABLÉ  ANALYTtQtB»  GCGXXl 

c*eât  une  apostasie  ;  en  quoi  il  consiste,  VI,  433, 434  ;  condam- 
nation du  naturalisme  par  Pencyclique  du  8  décembre  4864,  V, 
436,  443.  Voir  Libéralisme.  Voir  les  trois  instructions  synodales 
contre  les  principales  erreurs  du  temps,  II,  340;  III,  487; 
V,  29. 

Natwe  humaine.  Noblesse  de  la  nature  raisonnable,  qui  n'a  au- 
dessus  d'elle  que  la  nature  divine,  Y.  96^  97;  sa  déification  par  Jésus* 
Christ  est  une  vérité  fondamentale  du  christianisme,  435  ;  elle  est 
réintégrée  dans  tous  ses  droits,  et  enrichie  de  privilèges  nouveaux 
par  le  mystère  de  Tincarnation,  VU,  350,  3^4  ;  dans  le  ciel  notre 
nature  ne  sera  pas  accablée,  mais  elle  restera  elle-même,  avec 
ses  trésors  acquis  de  science  humaine,  Y,  448;  dans  les  trésors 
de  ce  que  la  théologie  appelle  la  nature  surnaturelle,  il  est  un 
(Ion  au-dessus  duquel  il  ne  se  trouve  pas  d'autre  don,  I,  S79; 
état  de  la  nature  humaine  avant  et  après  sa  chute  ;  l'Église  a 
toujours  vengé  ses  droits  essentiels.  Y,  94,  95, 452, 153;  malgré 
son  altération  par.  le  péché,  elle  est  apte,  par  l'insertion  de  la 
grâce,  à  s'unir  à  la  nature  divine,  IV,  279;  supériorité  de  la  vie 
de  la  foi  sur  celle  de  la  nature,  III,  443  ;  la  grâce  n'est  pas  une 
seconde  substance  qui  élimine  la  nature,  c*est  une  addition,  4!?2, 
423  ;  un  ordre  de  pure  nature  pour  l'homme  en  dehors  de  Jésus- 
Christ  est  impossible,  V,  454,  455;  la  religion  moderne,  c'est  la 
nature  reprenant  ce  qu'elle  appelle  ses  droits;  elle  a  ses  dogmes, 
sa  morale,  son  culte,  ses  sacrements,  son  ciel,  son  enfer,  etc.,!!!, 
664,  073. 

Les  mauvaises  natures  deviennent,  avec  le  temps,  de  plus  en 
plus  étrangères  à  toute  émotion  de  charité,  I,  472. 

Nectaire  (saint),  évéque  de  Poitiers,  II,  547,  562. 

If  evers  (Louise  de).  11,  259,  260. 

We'v^inaii  (le  Père),  oratorien  de  Londres,  III,  68. 

Nicole.  Son  sentiment  sur  ceux  qui  étudient  la  philosophie,  II, 
444. 

Niort.  Pose  de  la  première  pierre  de  l'hospice  des  aliénés;  allocu- 
tion» I,  639;  discours  prononcé  à  l'inauguration  de  nouvelles  ma- 
chines hydrauliques,  etc.,  III,  4  et  suiv.;  bénédiction  de  la  prison 
cellulaire;  discours,  l,  627  et  suiv.;  homélie  et  allocution  pro- 
noncées dans  l'église  de  Notre-Dame  de  Niort  pour  Touverture 
et  la  clôture  du  jubilé  demi-séculaire,  I,  447  et  suiv.,  438  et 
suiv.;  discours  en  réponse  à  celui  du  maire  de  Niort  avant  la  con- 
sécration de  F  église  de  Saint-Hilaire,  VI,  496  et  suiv.;  discours 
prononcé  dans  la  cérémonie  de  consécration  de  l'église  de  Saint- 
André  de  Niort»  YIII,  209  et  suiv.;  question  de  l'érection  de  Niort 
en  évéché;  motifs  pour  lesquels  l'autorité  civile  demande  cette 
érection  ;  le  clergé  poitevin  s'y  montre  unanimement  opposé  ;  le 
pape  déclare  que  le  démembrement  de  son  diocèse  n'aura  pas  lieu 

TOMK   VIII.  24  ♦ 


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GGGXXU  TABLE  ANALYTIQUE. 

SOUS  rëpiscopat  actael  ;  examen  de  la  questioa  en  elle-nièaie. 
IV,462;V,  Ï46,  247,  248. 

NoMeasa.  La  noblesse  de  la  foi,  c'est  la  noblesse  véritable; modèle 
de  cette  noblesse,  VU,  626, 627  ;  l'Église  seule  peut  donner  la  vraie 
noblesse,  V,  494  ;  toute  noblesse,  à  son  origine ,  est  provenue  du 
sacrifice,  II,  647;  caractère  de  l'ancienne  noblesse,  elle  revendi- 

.  quait  le  service  militaire,  J,  597  ;  la  noblesse  française  s'est  ac- 
quis un  nouveau  titre  de  gloire  en  défendant  la  cause  du  pape, 
IV,  64  et  suiv.;  elle  ne  donne  plus  comme  autrefois  ses  enfants  à 
l'Ëglise  pour  la  milice  sacerdotale,  1,  507. 

Nodier  (Charles).  Il  dit  que  les  mémoires  de  madame  de  La  Roche- 
jaquelein  révèlent  d'un  bout  à  l'autre  la  plume  d*un  témoin  ccu- 
laîre,  VI,  234. 

Nogaret,  ambassadeur  de  Philippe  le  Bel  à  Rome.  II  insulte  le  pape 
BonifaceVUl,  II,  555. 

Nombres.  Mystérieuse  coïncidence  des  nombres,  IV,  S6;  nombre 
deux  et  trois  :  biennium  et  triennium^  44?,  444,  575  ;  nombre 
cinq  :  les  cinq  vierges  sages  et  les  cinq  vierges  folles.  II,  480  ei 
suiv.;  nombre  six  :  travail  de  six  jours  et  de  six  ans  avanl  ie 
repos  et  la  délivrance,  428  et  suiv.;  nombre  sept  :  c'est  le 
sabbat,  584  et  suiv.;  chiffre  sacramentel  qui  se  rencontre  dans 
toutes  les  œuvres  de  Dieu,  III,  576,  577;  nombre  huit  :  Tocuve, 
33,  3i  ;  nombre  neuf  :  numeruêi  novenarinu  infaugtus^  340  et 
suiv.;  nombre  dix  :  le  denier,  340  et  suiv.,  534,532;  nombre 
onze  :  le  dixième  étant  celui  de  la  loi  ou  du  décalogue,  ie  onzième 
est  la  transgressio  mandatarum^  IV,  403  et  suiv.;  nombre  douze 
plenœ  consumnuUœque  virtutis  duodenarius  numerm,  329  ;  nouibre 
treize  :  treizième  station  des  juifs  dans  le  désert,  500  et  suiv.; 
nombre  quatorze  :  quatorzième  station  dans  le  désert,  V,  278  ; 
nombre  quinze  :  l'hebdoraade  et  l'ogdoade,  380  et  suiv.;  nombre 
seize  :  la  robe  virile,  488,  489;  nombre  dix-sept  :  prùcû  theoU>- 
g%8  semper  invisus  numerus^  VI,  23 ,  24  ;  nombre  dix-huit  :  qwf 
habebat  spiritum  infirmitatiê  annis  decem  et  octo,  439  et  suir.; 
nombre  dix-neuf  :  année  de  la  trahsmigration,  260;  nombre 
vingt  :  station  de  Sephar  ou  Arsapkar,  477;  nombre  vingt  et  un  : 
l'usage  des  24  coups,  VII^  35  ;  nombre  vingt-deux  :  nombre  ca- 
ractéristique de  l'ordre  sacerdotal,  344  et  suiv.;  nombre  vingt- 
trois  :  vingt-troisième  année  de  la  mission  prophétique  de  Jéré- 
mie,  475,  476;  nombre  vingt-quatre  :  les  sièges  des  24  vieillards, 
VIII,  30  ;  nombre  vingt-cinq  :  les  tentes  fixées  à  Metcha,  253, 
254;  nombre  cinquante  :  année  jubilaire,  I,  258  et  su^v.,  447  et 
surv.;  V,  459  et  suiv.;  VI,  260  et  suiv.;  nombre  cent  :  la  période 
séculaire  chez  tous  les  peuples,  VI,  426  et  suiv.;  nombre  $ii 
cents  et  six  cent  un,  IV,  86,  87,  88. 

Notre-Dame-dtt'Chène-Rond.  Veir  Puy-Saint-Bonnet. 

Notre-Dame-âe-Pitié  (chapelle  de),  dans  le  Bocage.  Mandement 


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TABLE  ANALYnQBE.  GGCXXm 

annonçant  une  indulgence  plënière  pour  tons  eaux  qui  visiteront 
cette  chapelle,  II,  452  ;  son  origine;  miracles  qui  s'y  opèrent  ; 
indulgences  accordées  à  ce  sanctuaire  par  plusieurs  papes,  454 
et  suiv.;  lettres  pastorales  au  sujet  du  prochain  couronnement  de 
Notre-Dame-de-Pitië^  YII,  588  et  suiv.;  indulgences  du  Jubilé 
accordées  au  pèlerinage  de  Notre«Dame-de-Pitié,  589,  590  ;  Bref 
de  Pie  IX  pour  le  couronnement  de  Timage  de  Notre-Dame-de- 
Pitié,  592,  597;  homélies  prononcées  aux  jours  de  la  solennité  et 
de  l'octave  de  Notre-Dame-de-Pitié,  YII,  630  et  suiv.,  638  et  suiv. 


Obéissance.  En  obéissant  à  une  loi  qu'il  a  librement  choisie,  et  à 
un  supérieur  qu'il  a  librement  élu,  le  religieux  n'obéit  qu'à  lui- 
même,  III»  636;  l'obéissance  religieuse  relève  la  dignité  humaine, 
636,  637;  l'Église  enseigne  qu'à  l'égard  de  l'autorité  civile, 
l'obéissance  est  un  indispensable  devoir,  IV,  248. 

Oblats  de  Saint-Ambroise,  institués  à  Milan  par  saint  Charles 
Borronais  ;  leurs  constitutions,  YI^  329,  331,^37. 

Oblats  de  Saint-Hileire  de  Poitiers.  Approbation  de  la  congréga- 
tion des  oblats  de  Saint-  Hilaire,  à  titre  de  congrégation  diocé- 
saine, par  le  saint-siége^Y»  584;  YI,  323,  331  ;  motifs  qui  ont 
détermmé  l'établissement  de  cette  congrégation,  327;  zèle  et 
travaux  des  membres  de  ce  nouvel  institut  ;  ils  prennent  les  cons- 
titutions des  oblats  de  Saint-Charles  de  Milan  ;  modifications 
apportées  à  ces  constitutions,  329,  330  ;  ils  se  placent  sous  le 
patronage  de  saint  Hilaire,  336;  esprit  de  leur  congrégation, 
336,  337  ;  leur  maison  bâtie  sur  un  emplacement  illustré  par  les 
vertus  de  saint  Hilaire  et  de  saint  Martin,  337,  338. 

Obserrance  [vaine].  Elle  consiste  à  employer,  pour  obtenir  un 
effet  quelconque,  des  moyens  dépourvus  de  toute  proportion  avec 
cet  effet,  et  qui  impliquent  par  conséquent  l'intervention  du  dé- 
mon, III,  50. 

Occident.  Jésus-Christ  mourant  sur  la  croix  dirige  ses  regards  vers 
roccident  pour  bénir  les  régions  qui  vont  devenir  principale- 
ment son  empire,  selon  les  témoignages  des  Pères  grecs  et  latins, 
II,  480  et  suiv.;  privilèges  accordés  à  Toccident  dans  le  choix  de 
la  ville  de  Rome  pour  le  siège  de  saint  Pierre,  500  et  suiv. 

Odilon  (saint),  abbé  de  Cluni.  Saint  Fulbert,  évoque  de  Chartres, 
l'appelle  Tarchange  des  moines,  II,  562. 

CCnvres  de  cbarité.  Ce  saint-siége  est  l'oracle  et  le  guide  des 
chrétiens  p%r  rapport  aux  nouvelles  œuvres  de  charité,  III,  62  ; 
nécessité  de  persévérer  dans  ces  œuvres,  lY,  593.  Voir  Charité. 


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GGGUUV  TABLE  ANALVTIQDÈé 

ŒaTres  satisfactoires.  Ce  sont  les  actions  expiatoires  que  doit 
accomplir  le  pénitent  après  ia  réception  de  rabsolution  ;  en  quoi 
elles  consistent,  111,80,  84 ,  82  ;  affdiblisseoient  considérable  à 
notre  époque  dans  la  pratique  de  la  satisfaction  personnelle, 
93,  94. 

ŒaYras  (bonnes).  Exposition  de  ces  paroles  de  saint  Paul  :  Fiddit 
sermo  est^  et  de  hù  volo  te  confirmare^  ut  curent  bonis  operibvs 
prœesse  qui  credunt  Deo  (lit.  m,  8),  VII,  443  et  suiv.;  fruits  de 
grâces  et  de  mériter  pour  ceux  qui  se  vouent  aux  bonnes  œuvres, 
418,  449. 

Œuvres  libérales.  En  quoi  elles  consistent  ;  elles  sont  permises  le 
dimanche,  III,  592, 593. 

Olier,  fondateur  de  la  société  de  Saint -Sutpice.  I,  542;  II,  86,441 
11  choisit  la  paroisse  de  Sainle-Foy  à  Chartres  pour  y  fonder  son 
premier  séminaire  ;  son  séjour  dans  cette  paroisse  avec%es  dis- 
ciples, III,  488;  sa  dévotion  à  Notre-Dame  de  Chartres,  11,  S89, 
il  enseigne  que  le  Verbe  de  Dieu  a  avancé  sa  venue  dans  le 
monde  en  considération  de  Marie,  VII,  344 . 

OlUvier  (ÉmiieJ.  11  interpelle  le  ministre  des  cultes  devant  Je  Cor|ts 
législatif  touchant  la  conduite  des  évéques  qui  se  rendront  au 
couii^  général  ;  son  opinion  sur  le  programme  de  ce  concile, 

VI,  itl^  428,  4fl,  433;  il  appelle  ^a  convocation  ^  concile 
général,  le  plus  grand  événement  du  siècle,  MBL 

Ondoiement  des  enfants.  Le  synode  de  Poitiers  de  4852,  s'ap- 
puyant  sur  le  concile  de  B  )rdeaux,  Tinterdit  absolument ,  n'ex- 
Ci'ptaut  que  deux  cas  où  il  est  permis  de  l'employer,  1,  540,  541  ; 

VII,  434  et  suiv, 

Ontologisme.  Sa  condamnation  implicite  ou  indirecte  par  le  con> 
ciledu  Vatican,  VII,  245. 

Oraison  dominicale.  Explication  des  premières  demandes  de  celte 
prière,  111,  494  et  suiv.,  548,  526,  528,  648,  649;  V,  488. 

Oraisons  fonèbres.  Voir  Clausel  de  Montais,  évéque  de  Chartres: 
Dreux-Brezé  (la  marquise  de);  Fillion  (Charles],  évéque  du  Mans: 
George-Massonnais  (Jean-Baptiste) ,  évéque  de  Périgucux  ;  Mori- 
cière  (général  de  la)  ;  Quatrebarbes  (Bernard  de)  ;  La  Rocheja- 
quelein  (Auguste  ;  Henri  ;  la  marquise  de)  ;  Volontaires  ponti6- 
eaux  ;  zouaves  pontificaux. 

Oratoire.  Conditions  requises  pour  que  les  oratoires  soient  publie? 
et  jouissent  de  la  plus  grande  partie  des  droits  attachés  aui 
églises,  VII,  278  et  suiv.;  les  évéques  ont  droit  à  un  oratoire 
personnel,  VIII,  24  8,  249;  il  appartient,  selon  les  canonistes,  à  ia 
catégorie  des  oratoires  publics  et  peut  recevoir  la  consécration 
solennelle,  220. 

Ordre  surnaturel.  Définition  de  Tordre  surnaturel;  sa  fin,  IlL 
452, 453  ;  il  consiste  dans  la  vocation  de  Tbomme  à  la  vision  in- 
tuitive et  à  la  jouissance  béatifîque  de  Tessence  divine,  etc«  ^, 


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TABLE    ANALYTIQUE.  GGGXXT 

444;  travaux  de  Jësus-Ghrist  pour  nous  élever  à  cet  ordre  sur- 
naturel; il  a  institué  à  cette  en  les  sacrements,  lo  sacerdoce,  II, 
3SS  ;  Tordre  surnaturel  dans  lequel  Dieu  nous  a  créés  par  un  acte 
formel  de  sa  volonté  est  obligatoire,  384  et  suiv.;III,  466; 
V,  449  etsuiv.;  en  fait,  le  type  et  le  principe  de  Tordre  surnaturel, 
c'est  Tunion  de  la  nature  divine  à  la  nature  humains  par  Tincar- 
nation  du  Verbe,  III,  468;  Tordre  surnaturel  s'impose  aux  nations 
comme  aux  individus,  VII,  402.  Voir  Surnaturel,  Grâce. 

Ordre,  sacrement.  C'est  un  sacrement  un  et  multiple  qui,  dès  le 
début,  confère  à  ceux  qui  y  participent  une  certaine  mesure  de 
force,  d'énergie  et  de  résistance,  IV,  144  ;  il  n'est  pas  précisé- 
ment conféré  au  prêtre  pour  sa  sanctification  personnelle,  c'est 
un  sacrement  qui  se  rapporte  au  service  public,  III,  4  43,  144. 

Ordre  onblie.  Lettre  pastorale  sur  le  retour  à  Dieu  considéré 
comme  devoir  particulier  de  tous  les  hommes  qui  ont  intérêt  à  la 
conservation  de  Tordre,  I,  438  et  suiv.;  la  définition  de  Tordre 
d'après  un  auteur  ancien ,  334  ;  il^  ne  veulent  pas  Tordre  ceux 
qui  repoussent  obstinément  les  avances  réitérées  de  la  grâce, 
329,  330,  455,  456. 

Ordres  religienz.  Sentiment  des  saints  sur  la  mission  des  ordres 
religieux  dans  TÉglise,  II,  62;  saint  Hilaire  voit  la  plaod  qu'ils 
doiveiil  occuper  dans  le  christianisme,  63  ;  ^un  des  trait*  carac- 
téristiques du  bon  prêtre,  c'est  Tamour  des  ordres  religieux,  II, 
47;  profession  solennelle  de  sentiments  de  bienveillance  et  d'es- 
time pour  les  ordres  religieux,  407  ;  VI,  333;  on  a  repoussé  les 
ordres  religieux,  et  on  les  voudra  un  jour  pour  enseigner  Tamour 
du  travail  et  de  la  pauvreté,  I,  248;  lorsque  Dieu  fonde  un  ordre 
nouveau,  il  verse  dans  le  cœur  de  ses  premiers  chefs  ce  qu'il  a 
mis  dans  Adam,  VIII,  69  ;  le  droit  d'établir  de  nouveaux  ordres 
appartient  au  pape  seul.11,246;  suppression  des  ordres  religieux 
à  Rome  par  le  gouvernement  d'Italie.  Voir  Religieux.  On  veut 
détruire  les  ordres  religieux  pour  atteindre  TËglise,  V,  42;  la 
prière  est  leur  principale  occupation,  VU,  445. 

Orgnes.  Allocution  prononcée  à  la  suite  de  la  bénédiction  des  or- 
gues de  Téglise  de  Montierncuf,  VI,  40  et  suiv.;  Torgue  appar- 
tient en  propre  à  TÉglise  ;  il  supplée  à  tous  les  autres  instru- 
ments; if  en  imite  tous  tes  effets;  il  doit  être  l'interprète  de 
nos  imprécisions  et  de  nos  sentiments,  42;  les  organes  du  corps 
comparés  aux  jeux  de  Torgue  ;  effets  admirables  que  le  chrétien 
en  doit  retirer,  II,  43,  44. 

Orient.  Il  a  eu  de  grands  privilèges  par  l'accomplissement  des 
mystères  dont  il  a  été  le  théâtre,  II,  478,  479  ;  il  rejette  un  joug 
qu'il  trouve  insupportable  ;  il  n'est  pas  recevable  dans  ses  plain- 
tes contre  la  dénomination  latine,  495;  Rome  n'a  «^/essé  de  traiter 
les  races  asiatiques  avec  une  prédilection  maternelle ,  témoin  le 
bullaire  romain  et  la  liturgie  de  TËglise  latine,  497  ;  les  croisades 


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GCGXXVl  TABLE  ANALTnQOE. 

entreprises  pour  leur  délivrance  de  la  tyrannie  musulmane,  497, 
498;  l'orient  n'a  eu  d'autres  ennemis  que  ses  propres  divisions; 
ce  que  fait  Rome,  de  nos  jours,  pour  conserver  la  dignité  des 
Églises  orientales,  499.  Voir  Églises  Orientales. 

Orléana  (Antoinette  d'),  fondatrice  des  bénédictines  du  Calvaire, 
II,  558. 

Orthodoxie.  Combien  la  vigilance  est  nécessaire  pour  conserver 
l'orthodoxie  contre  les  subtilités  des  hérétiques,  II,  341 . 

OnYriers.  Exhortation  aux  ouvriers  des  hauts-fourneaux  de  li 
vallée  de  la  Gartempe,  VII,  458  et  suiv.;  paroles  prononcées  à 
la  suite  de  l'inauguration  du  cercle  des  ouvriers  à  Notre-Dame- 
des-Dune.4,  à  Poitiers,  440,  444.  Voir  Congrès  des  ouvriers. 
Cercle  des  ouvriers  à  Poitiers  ;  congrès  des  directeurs  d'associa- 
tions ouvrières  à  Poitiers,  440,  443  ;  l'ouvrier  est  condamné 
pendant  les  jours  de  la  semaine  aux  œuvres  serviles,  mail  le  di- 
manche est  un  jour  d'émancipation  et  de  délivrance,  III,  582  et 
cuiv.;  la  loi  le  proclame  citoyen  libre*  et  la  tyrannie  impie  en  fait 
un  esclave,  ibid.;  le  travail  du  dimanche  tue  son  corps  et  maté- 
rialise son  âme,  594 . 


Pacca  (le  cardinal).  Il  fait  l'éloge  de  M.  Émery,  lY,  423. 

Paganisme.  Supériorité  des  temps  chrétiens  sur  les  temps  du  pa- 
ganisme, lY,  588  ;  le  paganisme  antique,  malgré  sa  dépravation, 
fraisait  intervenir  les  pratiques  religieuses  dans  la  vie  sociale,  V, 
485;  les  turpitudes  du  paganisme  venaient  de  la  cessation  du 
combat  de  l'esprit  contre  la  chair,  I,  69  ;  les  sophistes  contem- 
porains reviennent  aux  errements  du  paganisme  en  galant 
l'homme  à  Dieu^  et  en  l'assimilant  néanmoins  à  la  brute,  Y.  91, 
99  ;  apologie  du  paganisme  par  les  lettrés  de  nos  jours,  3t9  ; 
la  philosophie  de  notre  époque  a  une  prédilection  marquée  pour 
le  paganisme,  pour  ses  dogmes  et  sa  morale,  II,  404,  405,  40ti; 
derniers  efforts  du  paganisme  après  la  conversion  de  Constantin, 
548;  ses  calomnies  contre  les  premiers  chrétiens,  lY,  S4  4;  le 
paganisme  avec  le  matérialisme  qui  en  est  la  suite  a  envahi  les 
institutions  publiques,  la  famille  e^  la  société,  II,  7. 

Paix.  Instruction  pastorale  sur  la  paix,  Y,  345  et  suiv.;  déânition 
de  la  paix  par  saint  Augustin,  347;  l'amour  de  la  vérité  doit 
[)9?ser  avant  tout  autre  amour,  mêmeavant  Tamour  de  la  paix, 
I,  433;  la  paix  n'est  troublée  que  par  le  mensonge;  et  quand  la 
vérité  fait  la  guerre,  c'est  pour  faire  la  p«ix,  II,  599;  suites 
malheureuses  qu  entraine  l'abus  de  la  paix  dans  une  nation  anti- 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGGXXYU 

chrétienne ,  i67  ;  quelle  est  Ja  paix  que  demandent  les  bërë- 
tiques,  et  pourquoi  il  faut  la  leur  refuser,  Yl,  560,  5SI  ;  la  paix 
matérielle  nécessaire  pour  le  maintien  de  la  paix  chrétienne 
dans  les  sociétés;  passages  de  la  Cité  de  Dieu  de  saint  Augustin 
sur  les  avantages  de  cette  paix,  V,  3S2  et  suiv.;  Jésus-Christ 
n'est  pas  venu  apporter  la  paix  sur  la  terre,  mais  le  glaive  ; 
explication  de  ces  paroles  évangéliques  par  saint  Hilaire,  YIII, 
79,  80;  elle  est  nécessaire  à  l'Église  pour  qu'elle  puisse  propager 
l'Évangile;  elle  est  surtout  nécessaire  aux  personnes  consacrées 
à  Dieu  dans  les  cloîtres,  VU,  604, 602. 

Pallairiciiii  (le  cardinal),  historien  du  concile  de  Trente,  VI,  436, 
569. 

Palla  du  Parc  (Mgr),  évéque  de  Blois,  poitevin,  I,  29S,  481  ;  H, 
$66,  497  ;  IV,  70  ;  V,  280  ;  Vf,  443. 

Panégyrique.  Voir  Aroboise  (B««  Françoise  d']  ;  Azevedo  (B.  Ignace 
d'];  fierchmans  (B.  Jean)  ;  Britto  (B.  Jean);  Canisius  (B.  Pierre]  ; 
Claver  (B.  Pierre)  ;  Émiiien  (saint)  ;  Japonais  (les  martyrs)  ;  Jeanne 
d'Arc  ;  Labre  (B.  Benolt^Joseph)  ;  Le  Fèvre  (B.  Pierre)  ;  Louis 
(saint),  roi  de  France;  Maillé  (h-  Jeanne-Marie  de)  ;  Marguerite- 
Marie  (B**)  ;  Spinola  (B.  Charles)  ;  Theudosie  (sainte)  ;  Thomas 
d'Aquin  (saint). 

Paiit]iéi«ia..II  est  la  conséquence  du  naturalisme,  VU,  463  ;  il  est 
condamné  par  le  concile  du  Vatican,  479. 

Papanté.  Instruction  synodale  sur  Rome  considérée  comme  siège 
de  la  papauté,  II,  466  et  suiv.;  elle  est  l'incarnation  vivante  de 
tout  Tordre  surnaturel  et  chrétien,  seule  force  morale  capable  de 
préserver  la  raison  contre  ses  propres  excès,  V,  207  ;  elle  fut 
instituée  aux  bords  de  la  mer  de  Galilée,  1, 226  ;  sans  la  papauté, 
le  christianisme  ne  peut  subsister,  II,  469  ;  V,  557;  elle  est  Tau- 
ton  té  souveraine  d'où  relèvent  nos  âmes,  autorité  dont  T indé- 
pendance est  étroitement  liée  à  celle  du  monde  entier,  I,  499  ;  la 
papauté  c'est  la  paternité,  225;  sa  mission  conciliatrice  entre  les 
rois  et  les  nations  ;  combien  il  serait  à  désirer  qu'elle  pût  exercer 
aujourd'hui  cette  mission^  V,  306  ;  elle  est  la  clef  de  voûte  du 
monde  européen,  IV,  462  ;  elle  était  autrefois  l'arbitre  du  monde 
chrétien;  elle  est  aujourd'hui  le  point  de  mire  de  tous  les 
coups  ;  analogie  entre  Rome  et  Abéla ,  ville  de  Palestine  «  V, 
304  et  suiv.;  elle  est  soumise^  de  nos  jours,  à  des  épreuves  plus 
grandes  que  celles  des  siècles  passés,  VIL  605;  elle  est  la  fortune 
des  races  latines,  ibid,  364  ;  elle  enseigne  pratiquement  le  bon 
usage  de  la  fortune;  elle  ne  s'est  servie  des  riches  trésors  dont 
elle  disposait  que  pour  le  bien  général  de  l'humanité,  V,  540  et 
suiv.;  elle  est  ennemie  de  toute  réconciliation  contraire  aux  in- 
térêts de  TÉgiLse  et  des  droits  divins,  IV,  203  >  204;  pendant 
quinze  siècles  elle  ne  s'est  servie  de  ses  trésors  que  pour  le  bien 
de  Thumanité,  V,  542,  543.  Voir  Rome. 


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CCCXXVm  TABLE  ÂNALTTIQIIB. 

Pape.  A  part  la  présence  réelle  de  Jésus-Christ  dans  le  sacremeot 
eacharistique,  rien  ne  nous  fait  sentir  de  plus  près  la  personne 
du  Sauveur  que  la  vue  du  pape,  IL  533  ;  le  nom  de  pape  ou  de 
père  convient  au  pasteur  souverain,  II,  534  ;  brièveté  des  r^e< 
des  papes;  raisons  qu*en  donnent  les  saints;  ils  sont  prolonge 
dans  les  grandes  crises,  exemples  de  Pie  VI,  Pie  VU,  Pie  fX.  VI, 
377  ;  l'Église  est  une  monarchie  dont  le  pape  seul  est  le  seprènie 
hiérarque,  I,  341  ;  il  s'aide  des  éléments  naturels  et  8uniaturei5 
avant  de  porter  son  jugement  dans  les  actes  importants  ;  il  con- 
sulte ses  conseillers,  et  souvent  les  évéques  dispersés,  VI.  408, 
409;  seul  il  institue  les  évoques,  463,  46i;  appeler  pouvoir 
arbitraire  le  pouvoir  du  pape,  c'est  une  accusation  injuste, 
472,  473  ;  l'immunité  de  sa  personne  est 'absolument  d*instilaCion 
divine  ;  elle  est  inaliénable,  imprescriptible;  le  pape  porte  par- 
tout son  immunité.  V,  352  et  euiv.;  décret  du  concile  de  Poitiers 
sur  l'obéissance  due  au  pape  par  tous  les  fidèles,  et  sur  les  pré- 
rogatives de  l'Église  romaine,  VI,  343,  344. 

Le  pouvoir  de  proclamer  les  saints  appartient  à  lui  seul,  473, 
473  ;  son  infaillibilité  dans  la  canonisation  des  saints;  il  ne  porte 
son  jugement  qu'après  avoir  employé  tous  les  moyens  de  s'é- 
clairer, VI,  75,  76  ;  comme  chef  de  la  communauté  chrétienne, 
il  a  seul  le  droit  d'ordonner  des  prières  pour  le  iponde  entier; 
d'ouvrir  à  tout  l'univers  les  trésors  des  indulgences  divines  dont 
il  a.la  dispensation,  I,  273;  III,  69,  70  ;  en  principe  et  en  fiit  le 
pape  est  sédentaire  ;  causes  de  ce  repos  sublime  qui  compte  peu 
n'exceptions  dans  l'histoire,  III,  96  ;  si  la  violence  venait  à  faire 
disparaître  le  vicaire  de  Jésus-Christ,  il  y  aurait  pour  toqte  la 
terre  des  secousses  sans  pareilles,  VII,  362,  363;  le  pape  roi  est 
le  grand  souteneur  de  l'Église,  363;  application  au  pape  du 
verset  24  du  chapitre  49  de  la  (îenèse,  469  et  suiv.;  ce  que  la 
théologie  moderne  appelle  le  pape  enseignant  ex  cathedra,  les 
anciens  l'appelaient  le  pape  parlant  eum  œimlio^  V,  408;  portrait 
de  Rome  soumise  à  un  pouvoir  étranger,  VU,  506;  force  da  pape, 
508;  fidélité  du  peuple  romain,  542;  exemple,  544. 

Exercice  de  sa  puissance  la  plus  étendue  et  la  plus  absolue 
dans  l'Église  de  France  à  l'époque  du  concordat,  I,  344  ;  ractiou 
du  pape  ne  s* est  jamais  peut-être  exercée  d'une  manière  plus 
pratique  en  France  que  de  nos  jours,  ?.i%  ;  saint  Louis,  roi  de 
France,  recommande  à  son  fils  l'obéissance  au  pape,  le  père  spi- 
rituel des  rois,  I,  66  ;  les  papes  vengeurs  partout  et  toujours  des 
droits  de  la  justice  et  de  la  vérité;  partout  et  toujours  ils  ont 
protesté  contre  le  mal  qu'ils  n'ont  pu  empêcher,  VU,  29,  37;  le 
protestantisme  et  la  philosophie  s'accordent  à  proclamer  le  pape 
nécessaire  au  christianisme,  V,  208;  la  prière  des  catholiques  est 
la  principale  défense  du  pape  contre  ses  ennemis,  II,  164  et  suiv. 
Voir  Infaillibilité. 


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TABLE    ANALYTIQUE.  CCCXXIX 

Pappol  (saint),  ëvéque  dç  Chartres.  Il  bâtit  le  monastère  de  Saint- 
Cberon  et  préside  à  la  translalion  du  corps  du  saint,  VI,  534, 535. 

Pardavz  (saint),  honoré  dans  le  diocèse  de  Poitiers;  II,  575. 

Para,  ville  du  Brésil.  Lettre  à  Mgr  Macedo,  évoque  de  cette  ville,  à 
roccasion  de  son  emprisonnement  pour  la  cause  de  la  liberté 
ecclésiastique,  VIII.  230. 

Parla  (Matthieu),  historien  anglais.  Il  prête  à  saint  Louis,  roi  de 
France,  des  sentiments  et  des  actes  opposés  à  la  leligion  de  ce 
prince  sur  Tobéissance  au  pape,  1, 66. 

Parla  (ville  de).  Désastres  causée  dans  la  ville  de  Paris  pendant  la 
guerre  civile  (4874),  VII,  454  etsuiv.;  apostrophe  de  Bossuet  à 
cette  ville,  I,  462. 

Pariais  (Mgr),  ëvéque  de  Langres,  plus  tard  d'Arras,  1,  70  ;  II,  4  ; 
III,  647. 

Parma  (Louise  de  Bourbon,  duchesse  de).  Ëloge  de  cette  princesse, 
V,  479;  VII,  444. 

Paroisse.  Avantages  de  la  paroisse  pour  entretenir  les  bonnes  rela- 
tions entre  les  habitants,  III,  586,587;  visites  périodiques  des 
paroisses  au  nom  de  révoque  par  les  archiprètres  et  doyens,  II,  334 . 

Parti  catiioliqne.  Qualification  donnée  de  nos  temps  par  les  enne- 
mis de  l'Église  aux  laïques  défenseurs  de  la  religion,  I,  624,625  ; 
ce  cpie  c'est  que  le  parti  de  Dieu,  98  et  suiv. 

Pascentins  U.  Pascence  (saint),  évèque  de  Poitiers,  II,  549,  562. 

Paaaaglia  (le  Père),  jésuitp,  II,  247;  IV,  438. 

Paatanrs.  Homélie  prononcée  à  l'occasion  du  25^  anniversaire  de 
Pie  IX,  sur  ces  paroles  de  Jérémie  :  Dctbo  vobis  pastores  juxta 
eormeum^Wl,  464  etsuiv.;  homélie  pour  la  solennité  de  saint 
Pierre,  sur  ce  texte  de  la  Genèse  :  Indepcuttor  egressns  est  lapis 
Israël,  469  et  suiv.;  quels  sont  les  pasteurs  de  l'Église;  leur 
nombre,  VI,  386,  ;}87,  389  ;  la  condition  essentielle  que  Jésus- 
Christ  exige  du  pasteur,  c'est  l'amour,  I,  225  ;  saint  Augustin 
commente  ces  paroles  de  saint  Jean  :  Ego  sum  Pastar  bonus,  VI, 
383et  suiv.;  Dieu  a  voulu  choisir  ses  ministres  par  l'entremise 
des  volontés  humaines,  VII,  462,  463;  les  pasteurs  sont  selon  le 
cœur  de  Dieu  lorsqu'ils  servent  aux  peuples  Palimentde  la  science 
et  de  la  doctrine,  465,  466.  Voir  Évèque,  Curé. 

Patanie  (saint),  abt>é  d'Ansion,  II,  554. 

Patieoce.  Elle  est  nécessaire  au  chrétien  de  nos  temps  pour  atten- 
dre de  Dieu  le  moment  de  sa  délivrance,  VIII,  255,  256, 269,  260. 

Patrîarchas  de  l'ancienne  loi.  Dieu  a  daigné  faire  des  traités  d'al- 
liance avec  eux,  VII,  285;  en  quel  sens  saint  Joseph  est  vrai- 
ment patriarche,  426. 

Patron.  Détails  liturgiques  et  canoniques  sur  l'emploi  du  nom  de 
patron,  et  sur  la  manière  de  célébrer  sa  fôte,  II,  568  et  suiv. 
Voir  Titulaire. 

Paul  (saint),  apôtre,  II,  509  ;  III,  96.  Motifs  pour  lesquels  il  va  voir 


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GGGXXX  TABLE  ANALYTIQinE. 

sainl  Pierre  à  Jérusalem,  et  plus  tard  la  vilie  de  Rome  ;  4émm- 
goage  de  Boseuet,  II,  43t,  43S  ;  il  est  parlicalièrafflent  l'oracle  et 
le  précepteur  des  évêques;  importance  de  see  épitres  à  Tlte  età 
Timothée,  III,  427,  428;  il  règle  les  aumônes  destinées  anx 
Églises,  et  donne  aux  quêtes  le  caractère  d*une  institution  régu- 
lière, I,  544  ;  V,  532, 533;  exposition  doctrinale  de  saint  Paul  sur  le 
sabbat,  figuratif  d'un  dernier  sabbat  qui  est  )a  béhtitode  éter- 
nelle, in,  572,  573  ;  manifestations  religieuses  pour  le  dix-hai- 
tième  anniversaire  séculaire  de  la  mort  de  saint  Pierre  et  de 
saint  Paul.  Voir  Pierre  (saint). 

Panl  do  la  Croix  (saint),  fondateur  des  Passionistes.  Un  décret  de 
la  congrégation  des  Rites  étend  sa  fôte  à  toute  rËglise,  YI,  439. 

Panliit  (saint),  évéque  de  Trêves,  originaire  du  Poitou,  II,  547. 

Paulin  (sa:nl),  évéque  de  Nole«  [I,  230  ;  III,  424  ;  IV,  383  ;  V,  260. 
Discours  en  l'honneur  de  ce  saint,  1,  241  ;  il  explique  les  desseiBS 
de  Dieu  dans  le  déplacement  des  reliques  des  saintt^,  III,  i4B, 
449  ;  il  demande  à  Dieu  de  n'être  pas  mis  à  mort  par  les  barbares 
pour  de  Tor  ou  de  l'argent,  I,  609  ;  saint  Martin  l'appelle  le  plus 
fidèle  observateur  des  préceptes  de  lésus-Christ,  III,  29«;  il  fait 
réloge  du  clergé  de  Bordeaux,  VI,  393. 

PanpéiiBmo.  Rome  ne  le  connaît  pas  ;  c'est  une  lèpre  que  les  na- 
tions hérétiques  et  les  rationalistes  ont  fait  revivre  de  raotiquitë 
païenne,  11,546. 

Pauvres.  Jésus-Christ  est  dans  les  pauvres  plus  que  dans  tont 
autre,  11,643,645;  ils  ont  été  toujours  l'objet  d'une  tendre  sol- 
licitude pour  l'Église  ;  le  soin  des  pauvres  est  recommandé  à 
révêque  à  l'égal  des  dogmes  sacrés,  le  jour  de  sa  consécration, 
II,  186^487,  493;  si,  en  donnant  au  pauvre  le  pain  matériel, 
nous  ne  lui  donnons  aussi  le  pain  de  la  doctrine,  nous  lui  avons 
procuré  à  peine  un  premier  soulagement*  I^  42  ;  saint  Loub,  roi 
de  France,  regardait  les  pauvres  comme  les  soldats  et  les  défen- 
seurs de  son  royaume  ;  soin  qu'il  en  prenait  dans  leur  vieillesse, 
*  58  ;  la  hiérarchie  des  fortunes  ne  saurait  disparattre  >ans causer  an 
pauvre  lui-même  un  dommage  irréparable,  II,  615.  Voir  Au- 
mône. 

Pauvreté.  Sans  elle,  à  peine  existe-t*il  un  commencement  de  vie 
pénitente,  III,  649  ;  si  Passislance  devenait  une  des  charges  du 
fisc,  la  pauvreté  serait  une  sorte  de  punition  publique;  la  charité 
cesserait  d'exister,  II,  95,  96. 

Péché.  Ce  que  c'est  que  le  péchés  VI,  43,  44,  46;  il  règne  partoat 
44,  45  ;  rapport  entre  le  péché  et  l'abstinence  considérée  comme 
expiation  et  remède  du  péché,  46  ;  il  entraine  avec  lui  deux  con- 
séquences :  la  souillure  de  l'âme  et  la  dette  contractée  par  cette 
âme  envers  la  justice  de  Dieu,  I,  274  ;  il  est  la  source  de  tons  nos 
maux,  342,  317;  double  malice  du  péché,  double  punition,  III 
76  ;  distinction  fondamentale  entre  le  péché  et  l'impiété,  d'aprdi 


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TABLE    ANALYTIOmS.  GGGXXXI 

saint  Hilaire,  VII,  400  ;  les  peuples  ont  besoin  du  pardon  du 
përhë  inteliecUiei  et  du  péché  doctrinal,  YI,  540. 

Pédié  originel.  Il  est  rejeté  avec  ses  terribles  conséquences  par 
les  modernes  éducateurs  des  nations  et  par  les  protestants; 
rÉglise  a  proclamé  l'existence  du  péché  originel  par  la  définition 
du  dogme  de  l' immaculée-conception,  II,  227  et  suiv.;  nier  le 
péché  originel  c'est  nier  la  rédemption,  le  baptême,  tous  les  élé- 
ments du  christianisme.  234  ;  pourquoi  les  libres-penseurs  l'ad- 
mettent aujourd'hui,  232;  tristes  effets  de  ce  péché  dans  Thuma- 
nité,VII,349. 

Pécbeiir.  Il  est  engagé  au  service  du  plus  ignoble  des  maitres; 
description  de  son  triste  état;  le  jubilé  lui  est  offert  pour  se  con- 
vertir, I,  267,  270  ;  le  pécheur,  comparé  à  la  femme  courbée  de 
rËvangiie;  passage  de  saint  Grégoire  commentant  le  texte  évangé- 
lique,  VI,  439,  440;  il  est  moins  souvent  incrédule  que  paresseux 
et  endormi  ;  le  remède  c'est  une  bonne  confession^  II,  4  94  et  suiv. 

Pèlerin.  I>ans  l'ancien  Testament,  ce  nom  signifiait  l'homme  voya- 
geur sur  la  terre.  III,  651,  652  ;  l'Église  a  une  bénédiction  spé- 
ciale pour  le  pèlerin  qui  entreprend  la  visite  des  sanctuaires, 
653  ;  portrait  du  pèlerin  vers  le  commencement  de  ce  siècle,  656. 

Pèlerinage.  L'Église  déclare  qu'il  implique  par  sa  nature  un  en- 
seoable  d'actes  très-parfaits  de  mortification,  III,  652  ;  quelle  est 
la  pensée  qui  porte  tant  de  personnes  vers  les  pèlerinages,  VH, 
544 ,  542  ;  apologie  des  pèlerinages  contre  les  sages  du  monde, 
585,  586  ;  rescrit  de  Pie  IX  qui  accorde  des  grâces  spéciales  aux 
fidèles  qui  accompliront  quelque  pèlerinage  dans  la  durée  d'un 
mois,  582,  585,  586  ;  la  grâce  divine  est  indépendante  et  souve- 
raine dans  le  choix  qu'elle  fait  des  lieux,  III,  27  ;  dévotion  des 
chrétiens  du  moyen  âge  piiur  le  pèlerinage  des  saints  lieux,  VI, 
538  ;  les  conciles  de  la  province  de  Bordeaux  encouragent  les  pè- 
lerinages, surtout  celui  du  tombeau  des  saints  apôtres  à  Rome, 
VI,  365  ;  ils  rappellent  les  règles  tracées  par  les  anciens  conciles 
pour  Jes  pèlerinages ,  VII,  586  ;  ce  qu'on  en  doit  attendre,  544  ; 
sujets  d'espérance  et  moyen  de  les  réaliser ,  584  ;  discours  pro- 
noncé dans  la  solennité  de  clôture  du  pèlerinage  national  à 
Notre-Dame  de  Chartres  (mai  4874),  VII,  536  et  suiv.  ;  discours 
adressé  dans  l'église  de  Sainte-Radegonde  de  Poitiers  aux  pèle- 
rins de  Paris  (août  4874),  VIII,  466  et  suiv.  Ywr  Marie  (sanctuai- 
res de). 

PénitancB.  Elle  est  la  base  de  toute  la  morale  évangélique ,  III, 
649  ;  la  pénitence  chrétienne  peut  se  produire  sous  des  aspects 
très-<iivers,  454  ;  combien  l'estime  et  la  pratique  de  cette  vertu 
sont  affaiblies  dans  toutes  les  classes  de  la  société  ;  son  absence 
compromet  l'efficacité  des  sacrements,  680  ;  affaiblissement  de 
l'esprit  de  pénitence;  étranges  théories  de  certains  hommes  sur 
la  nécessité  de  la  pénitence ^  III ,  680;  VI,  24,  25  ,  28;  tous  les 


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GGGXXXII  TABLE  ANALYTIQUE. 

hommes  ont  besoin  de  la  pénitence ,  car  tous  ont  péché,  44, 45; 
elle  est  de  droit  divin  pour  l'expiation  de  nos  péchés,  47. 

Pénitence,  sacrement.  Elle  est  un  baptôme  iaborietix;  ^le  eum 
des  œuvres  satisfacloires,  l,  260;  III,  80,  84  ;  doctrine  du  concile 
de  Trenle  sur  les  satisfactions  sacramentelles,  93,  94;  ie  manque 
de  contrition  et  de  satisfaction  cause  la  ruine  de  beaucoup  d'âmes, 
680  ;  instruction  de  la  sacrée  congrégation  de  1* Inquisition  rela- 
tive  aux  sollicitants  au  tribunal  de  la  pénitence  ,  obligation  de 
dénoncer  les  sollicitants;  devoir  pour  les  confesseurs  d'exiger 
cette  déclaration  selon  la  forme  prescrite  ;  réserve  au  sainl- 
siëge  du  crime  de  celui  qui  aurait  dénoncé  calomnieusement; 
retrait  de  juridiction  à  tout  prêtre  pour  entendre  la  confe^ioo 
du  complice,  et  réserve  au  saint-siége  pour  le  cas  d'infraction  <ie 
cette  règle,  VI,  tîl  et  suiv. 

Penthièvre  (le  duc  de).  Ses  bienfaits  et'ses  douleurs  ne  furent  l'ex- 
piation d'aucune  faiblesse,  I,  376. 

Persigny  (le  comte  de),  ministre  4p  l'intérieur.  Deux  lettres  adre^ 
sées  à  ce  ministre  à  propos  de  sa  lettre  au  cardinal  de  Bordeaas, 
concernant  la  suppression  delà  société  de  Saint-Vincent-de-Pau). 
IV,  508,  520;  sa  circulaire  au  préfet  de  la  Vienne  dans  laquelle 
il  accuse  Tévéque  de  Poitiers  de  conspiration  contre  le  gouver- 
nement, 475,  <76. 

Péteau  (le  Père),  jésuite.  Dans  les  questions  de  foi  il  incline  puiv 
samment  vers  le  sentiment  commun  des  Bdèles,  II,  346;  i^ 
dogmes  t h éo logiques  de  Deo  Deique  proprietatibus,  V,  82. 

Pétilien.  Saint  Augustin  écrit  contre  lui,  IV^  540,  544,  o79, 
580. 

Petite-Église  (les  dissidents  de  la).  Première  lettre  à  cesdissideol'^ 
à  l'occasion  du  jubilé  demi-séculaire,  I,  385  et  suiv.  ;  seconde 
lettre  et  avertissement  aux  mêmes,  II,  38  et  suiv.  ;  origine  de  la 
Petite-Église  ;  d'où  vient  le  nom  de  dissidents  donné  à  ceux  qui 
la  composent ,  I^  388  ;  quels  sont  les  ministres  qui  in«>truisent  et 
gouvernent  les  dissidents,  393  et  suiv.  ;  quels  sont  les  sacrement^ 
c;u'ils  reçoivent,  398  ot  suiv.  ;  quels  sont  les  fruits  de  vie  qu'a 
portés  la  dissidence  depuis  un  demi-siècle,  406  et  suiv.;  exhor- 
tation de  Léon  XII  pour  les  ramener  à  la  vérité,  394,  409;  expo- 
sition des  motifs  qui  avaient  fait  espérer  la  conversion  des  dis- 
sidents, II,  38  et  suiv.;  leur  conduite  à  la  mort  de  leur  dernier 
prêtre  ;  histoire  de  la  vie  scandaleuse  de  son  successeur,  43  et 
suiv.  ;  ils  sont  inconséquents  avec  leurs  principes  en  appelant 
parmi  eux  un  prêtre  concordataire,  49  et  suiv.  ;  trois  sortes  d'ar- 
mes spirituelles  pour  les  ramener  à  la  vérité  :  la  prière ,  la  per- 
suasion ,  les  peines  ecclésiastiques,  55  et  suiv.  ;  ils  sont  hors  de- 
voies  qui  mènent  au  salut,  I,  t16  ;  et  deviennent  de  vrais  schis- 
matiques,  3S5  ;  bref  de  Pie  IX  auxdissidents  de  Sénepjac,  diocèse 
de  Rodez;  leur  soumi^ion,  i,  409  et  suiv. 


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TABLÉ  ANALYTIQUE.  CCCXXXIli 

Petites-scran  dos  pauvres  à  Poitiers.  Bënëdictioo  de  leur  cha- 
pelle :  allocution,  IV,  466  etsuiv. 

Pétrarque.  Il  raconte  comment  Jean  XXIl  rejeta  le  conseil  d'éta- 
blir le  siège  de  la  papauté  à  Cahors,  sa  ville  natale,  II,  540. 

Peuple.  Dans  le  langage  de  l'Église ,  le  peuple  6dèle  n'est  pas  un 
assemblage  d'individualités;  c'est  ce  concert  des  nations  chré- 
tiennes appelé  la  chrétienté,  Y,  6  ;  ses  droits  ;  ses  devoirs  envers 
Dieu  et  envers  les  rois,  I,  49  et  suiv.;  c'estune  erreur  dédire  que 
rëvéque  n'a  le  droit  d'enseigner  que  les  fidèles  et  non  les  peuples, 
IV,  Î47  ;  ce  que  devient  un  peuple  livré  à  des  institutions  natu- 
ralistes ,  régi  par  des  hommes  qui  ne  croient  pas  à  Dieu ,  YII, 
447  ;  il  faut  au  peuple  des  spectacles:  le  repos  du  dimanche  lui 
offre  ceux  de  la  nature  et  ceux  des  grandes  solennités  de  l'Église 
dans  ses  temples,  III,  584,  585;  il 'reste  encore  en  France,  dans 
DOS  cités,  dans  nos  hameaux  ,  un  peuple  digne  de  ce  noble  nom, 
c'est  de  son  sein  que  sortent  les  missionnaires ,  les  prêtres  et  les 
meilleurs  défenseurs  de  la  patrie,  II,  424,  42%. 

Pozay-lo-Chapt  (église  de).  Consécration  de  cette  église  ;  allocution, 
IV,  S84  ;  état  déplorable  où  se  trouvait  cette  paroisse  sous  le  rap- 
port religieux  depuis  le  concordat;  efforts  de  l'autorité  ecclésias- 
tique pour  y  faire  refleurir  l'exercice  de  la  religion,  285  et  suiv. 

Phébado  fsaint],  évoque  d'Âgen.  Sa  fermeté  pour  la  défense  et  la 
conservation  de  la  vraie  foi,  III,  472,  473. 

Philippe-Auguste,  roi  de  France,  1,  66,  72  ;  IV,  75,  77. 

Philomèno  (sainte),  vierge  et  martyre,  patronne  des  sœurs  de  Sal- 
vert,  dans  le  diocèse  de  Poitiers,  V,  594,  595. 

Philosophie.  Avantages  de  la  vraie  et  saine  philosophie,  II,  440 
et  suiv.  ;  pourquoi  le  christianisme  était-il  appelé  philosophie 
dans  les  premiers  siècles  de  l'Église^  444  ;  la  philosophie  de  notre 
temps  a  une  prédilection  pour  le  paganisme  ,  ses  dogmes  et  sa 
morale,  404  et  suiv.  ;  elle  n'a  su  que  s*égarer  depuis  qu'elle  n'a 
plus  eu  saint  Thomas  pour  guide,  VIII,  405;  la  philosophie  du 
xviiie  siècle  fait  partie  de  l'enseignement  de  l'État,  II,  447,  448. 

Philosophie  spiritualista.  Elle  diffère  aux  yeux  de  Dieu  et  des 
hommes  du  matérialisme,  mais  sa  récompense  est  humaine  et 
terrestre,  V,  456,  157;  les  sectateurs  de  cette  philosophie  ne 
peuvent  pas  invoquer  l'ignorance  invincible  pour  éviter  les  châ- 
timents éternels,  4.'S8.  460  ;  elle  est  dénuée  d'influence  sur  la  con- 
duite et  la  direction  pratique  de  la  vie,  162  ;  passage  de  saint 
Hilaire  dans  lequel  il  explique  la  différence  des  vertus  de  l'homme 
charnel  et  de  l'homme  spirituel,  462,  463;  la  conséquence  der- 
nière de  toute  philosophie  qui  n'est  pas  soumise  à  la  foi,  c'est  la 
spoliation  morale  et  intellectuelle,  I,  234,  232. 

Philosophie  naturaliste.  Elle  l'est,  dans  ses  parties  tant  soit  peu 
solides,  qu'un  plagiat  du  christianisme;  témoignage  de  Tertullien, 
III,  462 et  suiv.;  condamnation  de  cette  philosophie  par  PielX^ 


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CGGXXmV  TABLE    ANALYTIQOB. 

par  le  conciie  provincral  de  Bordeaux;  développeiDeat  delà 
doclriae  de  rallocution  pontificale  du  9  décembre  4854,  et  do 
concile  de  Bordeaux,  concernant  cette  philosophie»  U,  356  et 
8uiv.,  elle  demande  que  l'État  demeure  étranger  à  toute  religion, 
et  que  renseignement  soit  naturaliste,  III,  208  et  suiv.;  le  livre  de 
M«  J.  Simon  :  la  religior  natcrkllb  ;  sa  réfutation,  2ISet  sai\. 
Voir  Rationalisme. 

Philoaophie  séparée  et  indépendante.  Pie  IX  condamne  la  doc- 
trine de  ceux  qui  enseignent  que  la  philosophie  n'est  pas  teooe  à 
se  soumettre  à  l'autorité ,  et  que  TÉglise  n'a  pas  le  droit  de  ré- 
préhension  contre  elle,  etc.,  V,  343,  344  ;  le  concile  de  Poitiefs 
répond  aux  objections  de  cette  philosophie,  contre  la  règle  de 
mœurs,  YI,  350  et  suiv.;  réfutation  de  Terreur  de  ceox  quiprê^ 
tendent  que  la  philosophie  ne  relève  que  de  la  raison  ,  qu'elle  es: 
séparée,  indépendante  du  christianisme,  III,  148  et  saiv.;ie 
concile  de  Périgueux  déclare  qu'il  n*y  a  ni  séparation,  ni  opposi- 
tion entre  les  sciences  théologiques  et  philosophiques,  459  el 
suiv.  Voir  les  trois  instructions  synodales  contre  les  princtpaies 
erreurs  de  notre  temps,  JI,  340  ;  lil,  4S7;  Y,  29  ;  Rationalisme. 

Pibrae  (de),  orateur  du  roi  de  France  au  concile  de  Trente,  Y,  576  : 
YI,  570. 

Pie  II,  pape.  Il  déclare  qu'il  ne  répugne  pas  à  la  foi  de  croire  qœ 
quelques  gouttes  du  sang  de  Jésus-Christ  soient  restées  sur  k 
terre,  lY.  55«. 

Pie  I¥,  pape.  11  ordonne  à  tout  prêtre  nommé  à  une  fonction  ecclé- 
siastique, de  réciter  la  profession  de  foi  devant  l'évéque  ou  ses 
délégués,  1, 536  ;  il  proteste,  par  l'organe  de  son  légat ,  contre  le 
langage  indigne  de  Pibrac  et  de  du  Ferrier,  ambassadeurs  du  roi 
de  France  au  concile  de  Trente,  Y,  576,  577. 

Pie  ¥  (saint),  pape,  I,  468,  534;  II,  564.  Il  condamne  deux  propo- 
sitions de  Balus  relatives  au  mérite  des  vertus  naturelles  de» 
païens,  II,  380. 

Pie  ¥1,  pape,  II,  40,  44,  530;  III,  4i;  YI,  56,  /i73,  474. 

Pie  ¥11,  pape,  II,  40,  49,  54,  530;  lY,  260.  Bulle  d'excommunica- 
tion contre  les  envahisseurs  des  États  de  l'Église  ;  efforts  de 
Napoléon  I»  pour  la  faire  annuler  ,  lY,  4S4  ;  il  déclare  que  le 
principat  civil  est  nécessaire  au  pape  pour  l'administration  spi- 
rituelle de  l'Église,  YII,  38,  41  ;  il  exige  des  évoques  de  France U 
démission  de  leurs  sièges,  I,  246  ;  bref  au  vicaire  capituiaire  de 
Florence  concernant  les  droits  des  vicaires  capitulaires,  Mil 
129,  444;  lettre  du  même  au  cardinal  Maury  sur  les  é^èques 
nommés,  VllI,  434  ;  la  prétendue  chute  de  Pie  YU,  d'après  le» 
dissidents  de  la  Petite* Église,  II,  449  et  suiv. 

Pie  IX, ,  pape.  U  préconise  à  Portici  le  nouvel  évoque  de  Poitiers, 
I,  96  ;  mandement  qui  ordonne  un  Te  Dewn  à  1  occasion  de  sâ 
rentrée  dans  Rome,  1, 497  et  suiv.  ;  lettre  adressée  au  pape  à  la 


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TABI.K  ANALYTIQUE.  GGCXXXV 

suite  de  la  retraite  et  du  synode,  III,  itt  et  sniv.  ;  homélie  sur 
la  secoode  tentation  de  Jésus-Christ  dans  le  désert ,  appliquée  à 
ia  situation  faite  à  Pie  IX  en  4860,  597  et  suiv.  ;  le  concile  d'Agen 
consacre  un  chapitre  à  louer  sa  fernaeté  et  sa  piété  au  milieu  des 
calamités  qui  assiègent  la  papauté,  IV ,  22  et  suiv.  ;  Pie  IX  en- 
voie ses  félicitations  aux  Pères  de  ce  concile  sur  leur  zèle  «pour 
la  défense  du  p(>uvoir  temporel  du  pape,  20  ;  il  confère  une  va- 
leur canonique  aux  diplômes  de  baccalauréat  et  de  licence  en 
théologie,  etc.,  délivrés  par  le  jury  des  évéques  de  la  province 
de  Bordeaux,  II,  447  ;  c'est  à  sa  sagesse  apostolique  qu'est  dû  le 
rétablissement  des  conciles  provinciaux  ,  I,  644  ;  II,  440;  extrait 
de  sa  lettre  au  patriarche  des  Maronites,  lY,  6  ;  il  envoie  la  rose 
d'or  à  l'impératrice  des  Français,  450. 

Il  déclare  que  Dieu,  en  exaltant  la  bienheureuse  Germaine  Cou- 
sin,  veut  donner  au  monde  les  enseignements  dont  il  a  le  plus 
besoin,  II,  445;  il  préside  au  Vatican  une  assemblée  générale  de 
la  société  de  Saint-Vincent-de-Paul ,  245,  247  ;  combien  Pie  IX 
s'intéresse  à  chaque  diocèse ,  535  ;  il  fait  couronner  en  son  nom 
Noire  Dame  de  Chartres,  292;  il  délègue  Té vèque  de  Poitiers 
pour  couronner  la  statue  de  la  Vierge  des  Clefs  à  Poitiers,  V, 
274  ;  il  écrit  au  même  prélat  que  son  diocèse  ne  sera  pas  divisé, 
247  ;  il  accorde  une  indulgence  en  forme  de  Jubilé  à  la  suite  d*un 
voyage  dans  $eé  États,  UI,  96  et  suiv.  Voir^  pour  les  indulgence 
ou  jubilés  accordés  par  Pie  IX,  les  mots  :  indulgences ,  jubilés, 
sanctuaires  de  Marie. 

Grandeur  du  caractère  de  Pie  IX  aux  époques  les  plus  difBciles 
de  son  pontificat,  en  4859,  III,  533,  552  ;  en  4860,  IV,  67,  68, 
461,  204  et  suiv.;  en  4866,  V,  574  ;  VI,  8,  9  ;  éloge  de  ses  gran- 
des qualités,  II,  534,  535;  IV,  68  ;  VI,  63,  82,  83,  394  et  suiv.  ; 
lettre  pastorale  donnant  communication  de  l'allocution  adressée 
par  le  pape  au  sacré-coIlége  le  23  décembre  4872  sur  diverses 
lois  oppre?8i\es  et  spoliatrices  du  gouvernement  usurpateur, 
VII,  477  et  suiv.  ;  il  est  prisonnier  dans  le  Vatican  depuis  l'occu- 
pation de  Rome  par  les  Piémantais,  508;  Dieu  lui  accorde 
dans  la  vieillesse  une  grande  vigu('ur  de  corps  et  une  grande 
fermeté  d'âme,  509,  540;  prière  à  Marie  pour  obtenir  à  Pie  IX 
la  conser\  ation  de  sa  royauté  temporelle ,  V,  303,  304  ;  lettre 
circulaire  au  sujet  du  50*  anniversaire  de  son  ordination  sacer- 
dotale et  de  sa  première  meôse ,  VI,  372  et  suiv.,  394  et  suiv.  ; 
démonstrations  universelles  de  joie  et  de  gratitude  envers 
Pie  IX,  376,  377,  306;  lettre  pastorale  à  l'occasion  du  25« 
anniversaire  de  son  élection,  VII,  450^  156  et  suiv.;  homélie  pro- 
noncée sur  le  même  sujet,  161  ;  application  de  ces  paroles  de  la 
Genèse  à  Pie  IX  :  Inde  pastor  egresms  est  topû,  475,  476  ;  il  est 
le  modèle  d'un  vrai  pasieur,  465,  467;  homélie  pascale  au 
retour  d'un  voyage  ad  Hmina  Apottolorum  (4873);  application  à 


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CCCXXXVI  TABLÉ   ANALYTtOtË. 

la  situation  de  Pie  IX,  prisonnier  dans  le  Vaiicao ,  de  ces  paro- 
les de  la  prose  Vidimœ  pagchali  :  Sepulcrum  Chrùti  viventis,  H 
gloriam  vidi  resurgentis,  VII,  504  et  .4uiv.;  bref  à  l'évéqoe  de 
PoilierR  sur  rattachement  de  ses  diocésains  au  saint-stëge,  510  el 
suiv.;  autre  bref  pour  le  féliciter  de  son  homélie  pascale  de  1873, 
524  ;  sentiments  de  Pic  IX  pour  la  France,  V,  57S  et  saiv.;  VU, 
324,  3S9. 


BULLES,    ENCYCLIQUES,    ALLOCUTIONS,    ETC.,   DB     PIB    IX, 
CITÉES.  DÉVELOPPÉES  OU  PR01IULGUÉI8  DAK8  LIE  VIU  VOLUUS. 

An.  4847  46  juin.  Encyclique  Uhi  primum,  adressée  à  tous  le» 
généraux  d'ordres;  Pie  iX  exhorte  le  clergé  régulier  à 
vivre  dans  une  sainte  union  a\eclo  clergé  séculier,  Vï,  364. 

4848  6  janvier.  Encyclique  a  iressée  aux  Églises  d'Orient,  II,  499. 

4849  2  février.  Encyclique  Vbi  primum  nuUis^  adressée  à 
tous  les  évèques  pour  leur  demander  leur  sentiment,  ccmi- 
cernant  le  jugement  solennel  et  dogmatique  à  porter  sur 
la  vérité  du  invstère  de  Timmaculée  conception  de  Marie, 
1,415. 

4849  47  mai.  Lettres  apostoliques  aux  archevêques  et  évè- 
ques français  sur  le  projet  d'un  concile  national,  I,  6il. 

4850  JO  mars.  Bref  aux  dissidents  de  la  Peiite-Ëgtise  do  ^ 
nepjac,  diocèse  de  Rodez,  I,  409. 

4850  20  mai.  Allocution  consistoriale.  Pie  IX  rentre  à  Roox», 
remercie  les  puissances  catholiques,  et  se  plaint  des  me- 
sures prises  par  le  gouvernement  sarde,  VII,  37. 

4854  43  mai.  Bref  Si  ab  ipsis,  con6rmant  et  étendant  à  l'oni- 
vers  entier  le  titre  r.e  docteur,  donné  à  saint  Hilaire, 
é\ôque  de  Poitiers,  I,  469. 

4854  22  août.  Gonstilution  Ad  Apostolicœ  Sedig,  Parmi  les  er- 
reurs condamnées  dans  cette  constitution  se  trouve  relie 
qui  enseigne  que  rien  ne  i»'oppose  au  transport  da 
pontificat  dans  une  autre  ville  que  la  ville  de  Rome,  II,  540. 

4854  24  nov.  Encyclique  J^;rtt/lai7t(,  I,  459,  465. 

4851  24  nov.  Encyclique £2ra^m,  I,  459. 

4853  21  mars.  Encyclique  Inter  muitipliceê,  adressée  anx  é%é- 
ques  de  France,  au  sujet  de  quelqu  )s  controverses  sur  le< 
auteurs  classiques,  le^s  droits  de  la  presse  religieuse,  etc.. 

I,  644  ;  II,  4 44 ,  34 9,  320.  326^  328. 

4854.  Bref  conférant  une  valeur  canonique  aux  diplômes  de 
baccalauréat  et  de  licence  en  théologie  et  en  droit  canoo. 
délivrés  parle  jury  provincial  de  la  province  de  Bordeaox. 

II,  447. 


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TABUC   ANALYTIOUE.  CGGXXXYU 

An.  4854  4  août.  Encyclique  Apostdicœ  nottrœ  eariUUù.  Le  pape 
demande  des  prières  à  Toccasion  de  la  guerre,  des  fléaux 
qui  se  multiplient,  et  de  la  prochaine  proclamation  du 
dogme  de  Timmaculëe  conception  de  Marie,  II,  456, 457, 
462,  164,  465. 

4854  8  dëc.  Bulle  Ineffabilis  proclamant  le  dogme  de  l'imma- 
culëe  conception  de  Marie,  II,  236,  345,  3f6. 

4854  9  dëc.  Allocution  consistoriale.  Pie  IX  s'élève  contre  les 
sociétés  secrètes  et  les  empiétements  du  pouvoir  civil>etc., 
II,  247,  248,  343,  344,  347,  349,  407,  416;  III,  257. 

4856  47  mars.  Lettres  apostoliques  adressées  aux  archevêques 
et  évêques  d'Autriche  sur  les  avantages  des  conciles  pro- 
vinciaux, II,  444 ,  442,  449. 

1866  48  juili.  firef  Quum  œtate  qualihety  approuvant  l'œuvre 
de  la  Sainte-Enlance,  III,  64,  257. 

4857  25  sept.  Allocution  consistoriale.  Pie  IX  parle  des  nom- 
breux et  inappréciables  résultats  de  son  voyage  dans  ses 
Ëtats,  et  ordonne  des  prières  publiques  avec  une  indul- 
gence en  forme  de  jubilé,  III,  97,  98  ;  IV,  24. 

4858  17  fév.  Rescrit  par  lequel  Pie  IX  approuve  la  réimpres- 
sion des  livres  liturgiques  des  Carmélites,  VU,  605. 

4858  3  mai.  Encyclique  Amantissimij  sur  la  grandeur  du  sacri- 
fice de  la  messe,  et  sur  Tobligaiion  pour  les  curés  d'en 
appliquer  les  fruits  aux  fidèles  qui  leur  sont  confiés,  en 
certains  jours  de  l'année,  III,  274,  276. 

4859  27  avril.  Encyclique  Cum  sancta  mater  pour  implorer 
auprès  de  Dieu  les  bienfaits  de  la  paix,  111,  400  ;  IV,  25. 

4859  48  juin.  Encyclique  Qui  nupèr  per  Italiam,?ïe  IX,  d'a- 
dressant à  tous  les  évêques  du  monde  catholique,  leur 
dénonce  la  révolte  de  quelques  villes  des  États  pontificaux, 
m,  422,  423  ;  IV,  26. 

4859  20  juin.  Allocution  consistoriale  Ad  gramêsimum.  Le  pape 
proteste  contre  la  révolte  de  quelques  villes  de  ses  États 
et  déclare  que  tous  ceux  qui  ont  porté  atteinte  aux  droits 
du  pouvoir  temporel  du  saint-si4;o  ont  encouru  l'excom- 
munication majeure,  IIL  400,  423  ;  IV,  25. 

4859  45  juil.  Lettres  apostoliques  confirmant  la  fondation  du 
séminaire  français  dans  la  ville  de  Rome,  IV,  32. 

4859  20  sept.  Bref  pour  la  béatification  de  Benoît  Labre,  lY, 
32. 

1859  26  sept.  Allocution  consistoriale  Maximo  animi  noitri 
dolore.  Le  pape  proteste  de  nouveau  contre  là  révolte  de 
quelques  villes  de  ses  États,  IV,  34. 

4859  30  cet.  Lettre  de  Pie  IX  aux  Pères  du  concile  d'Agen;  il 
leur  exprime  la  joie  qu'il  a  éprouvée  en  lisant  le  décret  du 
concile  sur  le  si^e  apostolique,  IV,  20. 
T.  vm.  22*     ■ 


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GCCXXIYIU  TABLE  ANALY'^ppjE. 

An.  4860  49  janv. Encyclique  i\rttl/M  certe  t?er6w,  adressée  à  tous  les 
évôqueà  du  inonde  catholique.  Le  pape  remercie  rëpisc;>- 
pat  de  son  dévouement  au  saint-siége  et  lui  donne  com- 
munication de  sa  réponse  à  une  lettre  de  Napoléon  IJI  qui 
lui  conseillait  de  renoncer  à  une  partie  des  États  ponii- 
fir^ux,  111,  546elsuiv. 

1860  26  mars.  Bref  Cum  catholica  Ecclesia  par  lequel  sont 
excommuniés  les  envahisseurs  et  les  usurpateurs  des  Ëtat» 
de  l'Église,  III,  64  4  et  suiv.;  IV,  34. 

1860  43  juillet.  Allocution  consistoriale.  Le  pape  déclare  les 
annexions  piémoutaises  injustes,  l'annexion  de  la  Roma- 
gne  sacrilège,  et  cite  ces  paroles  de  saint  Uilaire  :  Cest  le 
propre  de  l'Église  de  vaincre  lorsqu'elle  est  blessée..,  IV,  4. 

4860  29  juil.  Lettres  aux  évoques  de  Syrie  au  sujet  de  la 
persécution  des  Turcs  contre  les  chrétiens,  IV,  6,  7. 

4860  28  sept.  Allocution  consistoriale.  Pie  IX  fait  Têloge  de 
l'armée  pontificale  à  la  bataille  de  Casielûdardo,  IV,  49, 
56,64. 

4861  48  mars.  Allocution  consistoriale  Jam  dudum  cernimus. 
Le  pape  condamne  tout  ce  (|ui  se  fait  contre  l'Église,  el 
déclare  devant  Dteu  et  devant  les  homaoes  qu'il  n'y  a  pas 
lieu  pour  lui  de  se  réconcilier  avec  rien  ni  avec  personne. 
IV,  496  et  suiv. 

4864  42  sept.  Lettre  à  l'évéquede  Poitiers,  au  sujet  du  projet 
de  l'érection  de  Niort  en  évôché.  Le  pape  déclare  que  rien 
de  semblable  ne  s'effectuera  aussi  iongtenipf«  qu'il  sera 
évoque  de  Poitiers,  V,  247. 

4862  24  fév.  Lettre  à  l'archevêque  de  Tours.  Pie  IX  le  félicite 
de  son  projet  de  la  restauration  de  la  basilique  de  Samt> 
Martin,  et  ne  doute  pas  qu'il  ne  trouve  un  puissant  cod- 
cours  parmi  les  évoques  de  France,  IV,  486. 

4862  25  mars.  Allocution  consistoriale.  Le  pape  déclare  que 
le  saint-siége  ne  soutient  pas  comme  dogme  de  foi  le  pou- 
voir temporel,  IV,  426. 

4862  9  juin.  Allocution  consistoriale  Maxima  quidem  lœtitia. 
Condamnation  de-;  principales  erreurs  du  temps;  exhor- 
tation aux  évoques  à  les  combattre,  IV,  4-57,  462;  V,  31, 
84,  98,  470. 

4862  27  juin.  Bref  qui  accorde  à  Tévôque  de  Poitiers  le  poa- 
voir  de  couronner  la  statue  de  la  sainte  Vierge  honorée 
daqs  l'église  de  Notre-Dame  de  Poitiers,  V,220. 

4862  44  décembre.  Bref  Gravissimas  inter  adressé  à  Tarche^é- 
que  de  Munich  sur  les  erreurs  de  Frohschammor ,  sur  te 
limites  de  la  vraie  philosophie,  sur  les  vérités  suroaui- 
relles  V,  8.%  342,  347. 


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TÀins  ANALYTIQUE.  eccxxxa 

An.  1663  S5  septembre.  Bref  Otfodjamjprtdefli,  qui  ordonae  la  rëcU 
tation  du  uouvel  office  de  l'immaculëe-conceptioD,  V,  340^ 
346. 

4863  21  décembre.  Second  bref  à  l'archev^ue  de  Munich, 
Tuas  libenter.  Pie  IX  lui  fait  part  de  ses  craintes  à  l'oc- 
casioB  d*un  congrès  de  théologiens  à  Munich,  etc.,  Y,  348» 
344,  347. 

4864  8  décembre.  Encyclique  Quanta  cura^  avec  le  Syllabus 
de  toutes  les  erreurs  condamnées  par  Pie  IX  dans  ses 
lettres  apostoliques  depuis  le  commencement  de  son  pon« 
tificat,  Y,  393,  399,  407,  408,  443,  434,  440,  498. 

4865  9  mai.  Bref  de  la  béatification  de  Jean  Berchmans,Y,'544. 
4865  20  septembre.  Allocution  consistoriale,  adressée  à  toua 

les  évéques  du  monde  catholique.  Pie  IX  renouvelle  et 
confirme  toutes  les  constitutions  apostoliques  de  ses  pré- 
décesseurs touchant  la  condamnation  de  la  franc-maçon- 
nerie, Y,  588. . 

4865  7  octobre.  Bref  à  M.  Keller.  Le  pape  fait  Téloge  de  son 
livre  sur  TEncyclique  du  8  décembre  1864,  Y,  499. 

4866  S9  octobre.  Allocution  consistoriale  Non  iemel.  Pie  IX 
demande  à  tous  les  évéques  et  aux  fidèles  le  secours  de 
leurs  prières  dans  la  situation  critique  où  va  le  placer 
le  retrait  des  soldats  français  des  Etats  pontificaux.  Y» 
6,7. 

4866  8  décembre.  Encyclique  adressée  à  tous  les  évéques  de 
la  chrétienté  pour  les  inviter  à  se  rendre  à  Rome,  afin 
d'assister  à  la  canonisation  de  vingt-quatre  serviteurs  de 
Dieu,  et  à  la  solennité  centenaire  du  martyre  de  saint 
Pierre  et  saint  Paul,  YI,  74. 

4867  25  juin.  Allocution  Jucundissima  quidem^  adressée  aux 
prêtres  venus  à  Rome  pour  la  solennité  du  centenaire  de 
saint  Pierre,  YI,  94,  402,  344*. 

1867  26  juin.  Allocution  consistoriale  Singulari  quidem.  Le 
pape  se  réjouit  de  voir  un  si  grand  nombre  d'évôques  réunis 
autour  de  lui  ;  il  leur  parle  de  l'unité  de  TËglise,  des  avan- 
tages de  la  visite  du  tombeau  des  apôtres;  de  Tamour  dû 
à  Jésus-Christ  dans  le  sacrement  de  l'Eucharistie,  etc.,  YI, 
87  et  suiv.,  402,  365. 

4867  4er  juillet.  Réponse  de  Pie  IX  au  discours  des  évéques 
réunis  à  Rome;  il  leur  promet  que,  selon  leurs  désirs,  l'ou- 
verture du  prochain  concile  général  aura  lieu  le  8  décem- 
bre, jour  consacré  à  Marie,  YI,  420. 

4867  20  août.  Bref  à  l'évéque  de  Poitiers,  accordant  une  indul- 
gence plénière  à  tous  ceux  qui  auront  suivi  les  exercices 
spirituels  établis  pour  célébrer  le  quinzième  centenaire  de 
la  mort  de  saint  Hilaire,  YI,'423. 


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CGGXL  TABLE  ANALYTI(]|OË. 

An.  486790  septembre.  Allocution  consistoriale.  Pie  IX  fkit  i*élo^ 
du  dévouement  des  zouaves  pontificaux  pendant  répidémie 
qui  a  ravagé  ia  ville  d*Âlbano,  YI,  232. 
4867  47  octobre.  Encyclique  Levate,  adressée  à  tous  les  é\é- 
ques  du  monde  catholique.  Le  pape  se  plaint  des  agres- 
sions continuelles  du  gouvernement  piémontais;  il  signale 
ia  persécution  russe  contre  la  Pologne ,  et  ordonne  un 
Triduum  de  prières  dans  toutes  les  églises,  VI.  407,  232. 

4867  47  décembre.  Bref  par  lequel  le  pape  octroie  aux  mem- 
bres du  chapitre  de  la  cathédrale  de  Poitiers  ia  faculté  de 
porter  une  distinction  honorifique,  VI,  203,  206. 

1867  20  décembre.  Allocution  consistoriale.  Pie  IX  se  réjouit 
de  voir  les  droits  du  saint-siége  défendus  par  les  évéque», 
les  puissances  catholiques ,  et  surtout  par  la  France,  au 
sein  du  Corps  l^islatif  ;  il  loue  la  fermeté  de  la  plus  grande 
partie  de  ses  sujets  qui  lui  restent  fidèles  et  le  courage 
de  son  armée  à  Mentana  et  à  Monte-Rotondo  où  elle  a 
été  soutenue  par  les  soldais  français,  VI,  474  et  suiv., 
230,  234 . 

4868  18  mars.. Lettre  à  Tévêque  de  Poitiers.  Le  pape  le  fâicite 
d'avoir  établi  dans  le  concile  provincial  de  Poitiers  les 
droits  du  principat  civil  de  saint  Pierre  par  les  preuves  les 
plus  irrécueableî:,  VI,  233. 

4868  22  juin.  Allocution  consistoriale.  Pie  IX déplore  le  nouvel 
état  de  choses  dans  Tempire  d'Autriche^  VI,  232. 

4868  29  juin.  Bulle  AUtemi  Patris.  Convocation  d'un  coDcile 
général  pour  le  8  décembre  4869,  VII,  232,  404. 

4868  8  sept.  Lettres  apostoliques  Arcano  divines,  adressées  aux 
Églises  dissidentes  d'Orient  à  Toccasion  du  prochain 
concile  général  auquel  le  pape  les  invite  à  se  rendre.  VI, 
404.  . 

1868  43  sept.  Lettres  apostoliques  Jam  vos  omnei,  adressées 
aux  sectes  protestantes.  Pie  IX  les  supplie  de  prendre 
occasion  du  prochain  concile  général  pour  se  rapprocher 
de  l'unité,  VI,  404. 

'  4869  6  fév.  Bref  au  cercle  catholique  de  Paris.  Pie  IX  exhorte 
les  membres  de  ce  cercle  à  s'attacher  fortement  aux  doc- 
trines du  saint-siége,  et  à  ne  pas  se  prêter  à  des  inter- 
prétations insidieuses,  VI,  476. 

4869  42  net.  Constitution  apostolique  Apostolica  sedismode' 
rationi  convenit,  ayant  pour  objet  de  préciser  et  de  limiter 
les  censures  latcB  sententicB  ipso  facto  incurrendiB ,  qui  ont 
été  portées  par  le  saint-siége,  VU,  268,  269,  284,  427  et 
suiv. 

4870  22  juin^  4«r  juillet.  Brefs  concernant  les  oratoires  parti- 
culiers», VII,  278,  279,  «83. 


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TABLB  ANALYTIQDE.  GGGXU 

An.  4870  44  juill.  Lettre  à  Tévéque  de  Poitiers.  Le  pape  le 
félicite  de  son  dévouement  envers  le  saint-stége  dont  il 
a  donné  de  si  grandes  preuves  par  ses  travaux  pradani  le 
concile  du  Vatican  ;  il  loue  le  clergé  du  diocèse  de  Poi- 
tiers qui  par  des  lettres  nombreuses  à  lui  adressées  atteste 
sa  soumission  respectueuse  et  son  parfait  accord  avec  son 
évoque,  VI,  588. 

4870  SO  oct.  Bulle  PoHquam  Dei  nmnmre  qui  suspend  le  concile 
général,  VII,  4,  7,  9. 

4870  4  déc.  Encyclique  Reipioientes  au  sujet  de  l'invasion  de  ' 
Rome  par  les  Piémontais  et  portant  excommunication  con- 
tre les  envahisseurs,  leurs  adhérents  et  leurs  conseillers, 
VU,  36,  39,  43. 

4870  8  décembre.  Décret  Quemadmodurk  Detu  qui  déclare 
saint  Joseph  patron  de  T Église  universelle,  VH,  443, 
43S. 

4874  23janv.  Bref  adressé  à  l'évoque  de  Poitiers.  Le  pape  fait 
réloge  des  sentiments  de  foi  et  de  piété  du  clergé  de  son 
diocèse,  si  fortement  exprimés  dans  la  lettre  de  consolation 
qu'il  en  a  reçue  au  sujet  des  attentats  sacrilèges  contre  le 
pouvoir  temporel,  et  le  félicite  d'entretenir  par  la  saine  et 
solide  doctrine  de  ses  écrits  la  précieuse  unité  entre  lui 
et  son  clergé,  VII,  54,  433. 

4874  44  mai.  Bref  par  lequel  il  est  prescrit  de  mentionner  saint 
Joseph,  à  titre  de  patron  de  l'Église  universelle,  dans  l'o- 
raison A  cunctis,  et  de  mettre  son  oraison  parmi  les  suf- 
frages des  saints,  VII,  «70,  882. 

4871  45  mai.  Encyclique  Ubi  nos  arcano ,  par  laquelle  Pie  IX 
proteste  contre  la  loi  qu'on  appelle  loi  «  des  garanties  », 
et  que  l'on  veut  faire  accepter  comme  un  modus  vivendi 
du  pape  avec  le  roi  d'Italie  devenu  roi  de  Rome,  VII,  S73, 
874. 

4  871  A  juin.  Encyclique  Bemficia  Dei ,  adressée  par  le  pape  à 
tout  l'épiscopat  du  monde  chrétien  à  l'occasion  du  85» 
anniversaire  de  son  élection  ,  et  dans  laquelle  il  énumère 
les  principales  œuvres  et  les  immenses  tribulations  de  son 
long  pontificat  ;  il  stigmatise  de  nouveau  la  conduite  in- 
grate de  Victor-Emmanuel,  et  déplore  les  malheurs  de  la 
France  et  le  meurtre  de  l'archevôque  de  Paris,  VU,  457 
et  suiv. 

4874  48  juin.  Discours  de  Pie  IX  à  la  députation  française 
présentée  par  l'évoque  de  Nevers ,  dans  lequel  le  pape 
déclare  que  le  libéralisme  catholique  est  un  plus  grand 
fléau  pour  la  France  que  la  Commune,  Vil,  864. 

4874  7  juillet.  Bref  qui  ratifie  le  décret  de  la  congrégation  des 


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QGGKLU  TABLE  ANALYTIQUE. 

Rites  déclarant  saint  Alphonse  de  Ltgaori  docteur  de  ït- 

glise  universelle^  VII,  370,  t8). 
An.  IS74  47  juillet.  Constitution  du  concile  du  Vatican  :  Constitu- 

tiodognuUiea  de  fide  catholica  :  Dêi FiHus^  VII,  477  et siiiv., 

t84,  301,  454. 
4S74  47  juillet.  Constitution  :  Pasior  atermu  :  de  Ecdem 

CArw/t,  VII,«84. 
4874  5  août.  Encyclique  Sœpe  m  hoc  ditUwmo.  Pie  IX  adresse 

ses  remerciements  à  la  chrétienté  -  pour  les  manifestations 

occasionnées  par  le  ixv«  anniversaire  de  son  élection  au 

souverain  pontificat,  VII,  t94,  S95. 

4872  16  juin.  Lettre  du  pape  au  cardinal  secrétaire  d'État,  à 
propos  du  projet  de  suppression  des  ordres  religieux  à 
Rome,  VII,  432,  433. 

4873  5  septembre.  Décret  In  AUobrogum  oppido.  Pie  IX  coo- 
firme  le  culte  du  B.  Le  Fèvre  de  la  compagnie  de  Jésas, 
VIII,  75. 

4873  7  novembre..  Bref  adressé  à  Tévéque  de  Poitiers  pour 
le  féliciter  de  l'installation  des  chanoines  réguliers  de 
Latran  dans  son  diocèse ,  et  de  .son  instruction  pastorale 
sur  la  première  constitution  dogmatique  du  Vatican ,  TU. 
453,  454. 

4873  33  décembre.  Allocution  adressée  au  sacré-oollëge  sur 
diverses  lois  oppressives  et  spoliatrices  du  gouvernemeot 
usurpateur  d'Italie;  sur  les  persécutions  de  TÊgiise  ca- 
tholique en  Allemagne,  en  Suisse,  etc.,  VII,  477, 478,4^5. 
488. 

1873  4o'  mars.  Bref  adressé  à  l'évéquede  Poitiers,  pour  re- 
mercier le  clergé ,  les  communautés  religieuses  et  les 
fidèles  de  son  diocèse  des  marques  d^attachement  reçoes 
par  son  entremise,  VII,  530. 

4873  6  mars.  Bref  adressé  au  cercle  catholique  de  Saiot-AiD' 
broise  à  Milan,  contre  les  doctrines  qu'on  appelle  catho- 
liques libérales,  VII,  568,  569. 

1873  44  mars.  Bref  Si  fuit  unquam  tempuiy  adressé  à  réfèqua 
de  Poitiers  pour  le  charger  de  couronner  l'image  as 
Notre-Dame-de-Pitié,  dans  le  bocage  vendéen,  VII,  59i, 
597,  698. 

4873  i«rmai.  Bref  par  lequel  Pie  IX  félicite  Tévéque  de  Poi- 
tiers de  son  homélie  pascale  prononcée  au  retour  de  Rome, 
VII,  530. 

4873  7  mai.  Rescrit  du  pape  par  lequel  il  accorde  des  grâces 
spéciales  aux  fidèles  qui  pendant  la  durée  d'un  moi$  >  " 
compliront  quelque  pèlerinage,  VII,  586,  587. 

4873  8mai.Bref0ttO(/tfrtor  quotidie  fit,  adressé  à  la  fédératin 
des  cerclea  catholiques  de  Belgique.  Le  pape  félicite  ^^ 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCC&UII 

•  membres  de  ces  cercles  de  Tadhësion  quMls  donnent  à.  tous 

les  documents  du  saint-siëge,  et  de  leur  opposition  aux 
doctrine?  catholiques  libérales,  VII,  568,  569. 
Au.  4873  24  ii.ai.  Réponse  de  Pie  IX  à  une  supplique  pour  des  exer- 
•  cices  de  pénitence  pendant  les  trois  jours  qui    précèdent 
l'Assomption,  VII,  584. 
4873  H  juin.  Décret  tfr6i«  et  arbis  par  lequel   Pie  IX  étend 
Tobligation  de  la  fête  de  saint  Boniface  à  toute  l'Église , 
VIII,  149,  454. 
1873  8  juillet.  Bref  Libenti  quidem  animo,  adressé  anx  fidèlf  s 
du  monde  entier,  accordant  des  indulgences  à  tous  ceux 
qui  se  prépareront  par  une  neuvaine  de  prières  à  la  fêle  de 
saint  Pierre-*^s-lien8,  VU,  582,  483. 
4873  25  juillet.  Bref  SicuH  renerabilis  frater,  lœti  conspicimu^, 
adressé  à  Tévéque  de  Quimper ,  en  réponse  à  la  lettre  de 
Tc^ssociation  catholique  de  cette  ville  :  Pie  IX  reconnaît 
que  les  associations  peuvent   faire  un  grand  bien ,  à  la 
condition  d'une  pleine  et  humble  soumission  au  magistère 
infaillible  du  pape,  et  de  Téloignement  des  opinions  soi- 
disant  libérales,  VII,  568,  570,  571. 
4873  25  juillet.  Allocution  Quod  prcmuntiavimus  ^  par  laquelle 
le  pape  déclare  que  tous  ceux  qui  ont  concouru  à  la  con- 
fection ou  à  Texécution  de  la  loi  contre  les  ordres  religieux 
à  Rome  sont  excommuniés ,  ainsi  que  les  acquéreurs  des 
biens  ecclésiastiques,  VII,  565,  566. 
1873  28  août.  Constitution  Romaniu  Pontifex  pro  munere  sibi 
divinitus  cdlato y  cx)ncerndnt  les  vicaires  capitulaires  et  les 
é\ôques  élus  ou  nommés,  VIII,  428,  141.  443, 450. 
4873  21  novembre.  Encyclique  Etsi  midta  luctuosa^  adressée 
à  l'épiscopat,  par  laquelle  Pie  IX  fait  connaître  les  atten- 
tats sacrilèges  du  gouvernement  piémontais  dans  la  ville 
de  Rome,  et  les  perëéculions  contre  les  catholiques  dans 
l'Allemagne  et  la  Suisse,  VIII,  34  et  suiv. 
1873  7  décembre.  Lettres  apostoliquçs  Qui  attingit  a  fine  usf^ue 
ad  finem^  au  sujet  de  l'invention  des  corps  des  saints  Am- 
broise,  Gervais  et  Protais,  VIII,  4  44, 450,  451. 
Piémont.  Il  convoite  Rome  ;  l'empire  lui  prépare  les  voies  et  lui 
promet  son  secours,  IV,  431  et  suiv.,  445,  544  et  suiv.;  VI,  3,  4  ; 
VII,  334  ;  prières  à  la  Bienheureuse  Marie  des  Anj^es  de  prot^er 
le  Piémont,  V,  479  ;  de  la  loi  des  garanties  proposée  au  Pape 
par  le  Piémont,  VII,  273,  275  ;  ses  armées  envahissent  Rome  ; 
Pie  IX  proteste  et  excommunie  les  envahisseurs  a\ec  leurs  fau- 
teurs, aides  et  conseillers,  VII,  36,  37,  43  ;  adresse  du  clergé  de 
Poitiers  au  Pape  contre  l'envahissement  de  ho&  Etals  ;  tous  les 
droits  violés  par  le  Piémont,  VII,  48,  49  ;  moyens  iniques  dont  il 
s  est  servi  pour  accomplir  cet  acte  néfaste ,  49,  50  ;  principes 


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CCCXLIY  TABLE  ANALYTIQUE. 

faux  d'après  lesquels  il  prétend  justifier  son  crime,  51 ,  51  ;  aspi- 
rations nationales,  contraires  à  la  loi  de  Dieu,  b%,  53.  Fotr  Italie, 
Pie  IX,  Rome. 

Piontiiis  (saint),  évèque  de  Poitiers  II,  549;  III,  46. 

Pierre  (saint),  prince  des  apôtres.  Transformation  éclatante  qui 
s'opère  dans  la  personne  de  saint  Pierre  sur  les  bords  dû  lac  de 
Tibériade,  I,  %tt  et  suiv.  ;  il  faut  à  TÉglise  de  la  terre  une  bas? 
que  nos  yeux  puissent  voir  ;  saint  Pierre  est  cette  base  visible  : 
développement  de  cette  doctrine  ;  saint  Hilaire  montre  saint 
Pierre  établi  fondement  de  rÉgiise,  par  Texposition  de  cesparoies 
de  saint  Matthieu  :  Tu  es  Christus,  FUiusDei  mvi...  tues  Petns 
et  super  hanc  petram  œdificabo  Ecclesiam  meam^  II,  468  et  suiv.; 
YII,  356  ,  357  ;  commentaire  du  môme  lexte  par  saint  Léon  le 
Grand,  II,  471 ,  472  ;  application  à  saint  Pierre ,  comme  pierre 
fondamentale  de  l'Église,  de  ce  passage  d'Isaîe  :  Ecce  ego  mittam 
in  fundamerUis  Sion  lapidem  probatum ,  angularem,  etc.,  473  et 
sijiv.;  prédestination  divine  de  la  ville  de  Rome  comme  si^e  de 
saint  Pierre,  chef  de  l'Église,  II,  483  et  suiv.;  entrée  de  saint 
Pierre  dans  cette  ville,  célébrée  par  saint  Léon ,  486,  487  ;  doc- 
trine de  saint  Léon  IX  sur  l'identification  de  saint  Pierre  à 
Jésus-Christ ,  de  la  pierre  visible  à  la  pierre  invisible ,  par  le 
genre  de  mort  du  prince  des  apôtres,  II,  488,  489. 

Saint  Pierre  est  le  pasteur  des  brebis  et  des  agneaux,  des 
prêtres  et  des  fidèles,  etc.,  I^  325  ;  l'unité  du  pastorat  donnée  à 
saint  Pierre  par  Jésus-Christ;  enseignement  de  saint  Augustin, 
VI,  387,  388;  la  plénitude  de  la  puissance  apostolique  réside 
dans  la  chaire  de  saint  Pierre  ;  témoignage  de  Bossuet,  YI,  405  ; 
Tacquittement  du  tribut  pour  lui  et  le  Sauveur  signifiait  que  sa 
peVsonnalité  était  associée  à  celle  du  Fils  de  Dieu,  V,  332, 353; 
saint  Pierre  et  saint  Jean  à  la  cène  et  au  tombeau  de  Jésus-Christ; 
comment  la  vérité  est  manifestée  à  saint  Pierre  par  rinlermé- 
diaire  de  saint  Jean,  Y,  424,  425  ;  celui-là  est  l'antecbrist  qui  nie 
la  suprême  et  indéfectible  autorité  de  saint  Pierre ,  lY,  486, 
487;  homélie  préchée  dans  l'église  de  Saint-Pierre  à  Bordeaux, 
II,  428  et  suiv.;  affinité  entre  la  croix  et  saint  Pierre,  entre  le 
calvaire  et  le  pontificat  suprême,  129  et  suiv.;  pêche  miracu- 
leuse de  saint  Pierre ,  sa  signification ,  Y,  554,  555  ;  il  vient  à 
Rome  et  il  y  établit  son  siège,  II,  485,  494,  509,  540  ;  lY,  47;  la 
chaire  de  saint  Pierre  signifie  son  repos  sublime ,  son  immobilité 
dans  la  ville  de  Ron^e,  III,  96. 

La  scène  du  crucifiement  de  saint  Pierre  représentée  dans  la 
cathédrale  de  Poitiers,  lY,  483,  484;  homélies  prêcbées  à  ia 
messe  pontificale,  le  jour  de  saint  Pierre,  patron  de  l'église  cathé- 
drale de  Poitiers,  4850;  exposition  de  ces  paroles  de  saint  Jean. 
Simon  Joannit^  amas  me,.?  pasce  agnos  meos..,  pasce  oœs  fnms 
(Joann.  xxi,  45,   46,  47),  I,  222  et  suiv.;  4864,  exposition  du 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGGXLV 

chapitre  douzième  des  Actes  des  Apôtres  ;  Hérode  fait  mettre 
saint  Pierre  en  prison  ;  l'Église  prie  pour  lui ,  et  un  ange  le 
délivre  ;  Hërode  est  frappé  de  mort  par  un  ange  ;  Pie  IX  dé- 
pouillé de  ses  États ,  représente  la  personne  de  saint  Pierre , 
IV,  t56  et  suiv.  ;  poursuites  contre  celte  homélie  de  la  part  du 
gouvernement  :  voir  Billault,  Thouvenel  ;  exposition  de  ce  texte 
de  la  Genèse  :  Indu  pastor  egressus  est  lapis  Israël,  VU,  4  69  et 
suiv. 
Pierre  et  Paul  (saints].  Lettre  pastorale  concernant  les  solennités 
du  xviiie  centenaire  de  la  mort  de  saint  Pierre  et  de  saint  Paul^YI, 
60  et  suiv.;  pèlerinage  à  leurs  tombeaux,  à  toutes  les  époques,  et 
surtout  de  nos  jours  ;  avantages  ({U*on  peut  en  retirer,  YI,  365  ; 
les  prêtres  doivent  demander  la  permission  des  supérieurs  ecclé- 
siastiques ;  esprit  de  religion  dans  lequel  ce  pieux  voyage  doit 
être  entrepris,  366. 

Pierre  II  (saint),  évoque  de  Poitiers.  Sa  conduite  courageuse  envers 
Philippe  I,  roi  de  France,  et  le  comte  de  Poitiers,  qu'il  retranche 
de  rËglise;  il  meurt  en  exil,  IL  &53,  563  ;  il  est  considéré  avec  le 
B.  Robert  d'Arbrissel  comme  le  véritable  instituteur  de  Fonte- 
vrault,  VIII,  412,  448. 

Pierre  d'Arbuès  (saint),  martyr ,  grand  inquisiteur  d'Aragon.  Sa 
canonisation  ;  vote  dans  le  consistoire,  VI,  78^  82  ;  VIII,  448. 

Piearre  de  Celle,  évéque  de  Chartres,  III ,  486.  Son  sentiment  sur 
r immaculée-conception  de  Marie  ;  il  est  tout  disposé  à  se  sou- 
mettre à  la  décision  de  Rome,  II,  475  et  suiv.  ;  sa  piété  envers 
la  mère  de  Dieu,  609  ;  il  reconnaît  à  la  chaire  de  saint  Pierre  le 
droit  de  définir  un  dogme,  et  Ton  évite  tout  précipice  en  suivant 
la  lumière  de  l'Église  romaine,  VI,  469^  470. 

Pierre  Chrysclofae  (saint),  archevêque  de  Ravenne,  II,  450;  III, 
55.  Il  explique  la  guérison  de  l'enfant  épileptique  de  l'évangile  , 
VIII,  22. 

Pierre  Damien  (saint),  cardinal.  Sermon  pour  l'anniversaire  de  la 
translation  des  reliques  de  saint  Hilaire,  II,  565  ;  III ,  324  ;  lettre 
à  Alexandre  II,  sur  la  brièveté  de  la  vie  des  papes,  V,  377. 

Pierre  Nolasque  (saint).  Le  spectacle  de  sa  grande  charité  convertit 
un  prince  musulman,  VI,  194^  195. 

Pilate.  Il  consacre  la  royauté  de  Jésus-Christ  par  une  affiche  solen 
nelle;  sentiment  de  Bossuet  sur  cet  acte  public,  III,  544  ;  quelle 
fut  rénormité  de  son  crime  en  condamnant  Jésus-Christ  ;  son 
nom  inséré  dans  le  symbole  en  fera  dans  tous  les  siècles  un  objet 
de  réprobation,  IV,  463,  464,  484;  V,  254  ;  il  est  le  chef  de  tous 
les  pusillanimes,  IV,  434. 

Pietri,  sénateur.  11  attaque  le  pouvoir  temporel  du  pape  devant  le 
<«MiV.  IV,  428,434,  442. 

Pimodan  'Georges  de) ,  général  dans  l'armée  pontificale.  Ses  qua- 


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GGCXLVI  TABLE  ANALYTIQCE. 

litës  militaires;  sa  glorieuse  mort  à  Gastelfidardo  ,  IV,  43, 
46,  60. 

Pitra  (dom),  depuis  cardinal.  Ses  lettres  sur  la  Hollande  dans  les- 
quelles il  fait  reloge  du  roi  Louis  Bonaparte«I,  568  ;  vie  du  Père 
Libermann,  524  ;  Spicilëge  de  Solesmes,  II,  463. 

Plainiéro  (village  de  la) ,  paroisse  de  (^ourlay,  diocèse  de  Poitiers, 
lieu  des  réunions  des  dissidents  de  la  Petite-Église,  1, 49. 

Plancy  (GoUin  de).  Rétractation  de  ses  premiers  ouvrages ,  lY,  577, 
578  (note). 

PlanUer  (Mgr),  évoque  de  Nimes,  lÛ,  647;  YIII,  38.  InslruciioD 
pastorale  sur  les  calamités  publiques,  IV^  Ui\  lettre  en  faveur  dff 
associations  religieuses ,  IV,  349,  322  ;  mandement  dans  lequel  il 
dévoile  les  périls  que  cachent  les  mots  décevauts  mis  en  crédit 
par  les  incrédules,  Y,  377;  il  partage  avec  Tévèque  de  Poitiers 
les  accusations  de  M.  de  Persigny  comme  un  évéque  intolérant, 
lY,  508,  509. 

Platon,  II,  369,  389,  398,  399.  H  dit  que  la  chasse  doit  être  looée 
dans  les  jeunes  hommes  lorsqu'elle  est  honnéie,  et  flétrie  quaiid 
elle  est  le  contraire,  VI,  277. 

Pline.  Il  marque,  dans  une  lettre  à  Trajan  ,  que  les  réunions  des 
chrétiens  avaient  lieu  le  jour  du  soleil,  III,  364. 

Plnie.  Mandement  qui  ordonne  des  prières  pour  obtenir  de  la  ploie, 
VI,  209  ;  passagei  des  livrer  saints ,  dans  lesquels  sont  coateooe» 
les  promesses  de  Dieu  de  donner  la  pluie  à  son  peuple  ou  de  la 
refuser  à  cause  de  ses  fautes,  208,  244,  245. 

PoiteTins  (les).  Caractère  des  Poitevins  ;  leurs  habitudes,  leur  foi . 
leur  piété,  I,  444;  II,  242  ;  lY,  248,  231;  Y,  287  ;  élope  de  la 
franchise  des  Poitevins  par  Jean  de  Sarisberi,  évéque  de  Chartres. 
YI,  267. 

Poitiers.  Lettre  pastorale  pour  la  prise  de  possession  du  diocèse  de 
Poitiers,  I,  96  et  suiv.  ;  discours  d'arrivée  prononcé  à  la  saite  de 
l'intronisation  solennelle  dans  la  cathédrale  de  Poitiers,  4 28  et 
suiv.  ;  aperçu  sur  Thistoire  de  TËglise  de  Poitiers,  II>  54  et  sui>.; 
première  relation  de  Tétat  de  l'Église  de  Poitiers ,  adressée  au 
saint-siége  (4856),  560  ;  calendrier  et  ofGces  propres  du  diocèse. 
564;  seconde  relation  de  l'état  de  TËglise  de  Poitiers  (i86i}«  V, 
244;  troisième  relation  (4865);  quatrième  relation  (4869);  cin- 
quième relation  (4873)  ;  elles  sont  suivies  de  divers  passages  des 
réponses  du  préfet  de  la  congrégation  du  concile,  V,  579  et  suiv.; 
YII,  274,  275;  VIII,  452  el  suiv. 

L'Église  de  Chartres  envoie  des  livres  précieux  à  celle  de 
Poitiers,  ainsi  que  ses  meilleurs  écolâtres,  I,  109  et  suî\.;  il  y  a 
dans  l'Église  de  Poitiers  une  grandeur  continue  depuis  son  origine 
jusqu'à  nos  jours,  II,  541  ;  état  de  cette  Église  sous  le  rapport  n- 
ligieux  après  les  guerres  de  religion,  557;  grandes  œuvres  accoui- 


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TABLE  ANALYTIQCE.  GGGXLVII 

p\w  dans  le  diocèse  depuis  le  concordat ,  343;  fruits  du  jubilé 
demi-séculaire  dans  la  ville  de  Poitiers,  I,  320. 

Évoques  de  Poitiers  élus  par  le  chapitre  ou  nommés  par  l'auto- 
rité civile  dont  l'institution  canonique  fut  refusée  ou  retardée  par 
le  saint-siége,  VIII,  434  etsuiv. 

Le  diocèse  de  Poitiers  envoie  un  grand  nombre  de  ses  prêtres 
dans  les  missions  étrangères ,  IV,  374 ,  372  ;  il  est  placé  sous  le 
patronage  du  Sacré-Cœur,  VI,  608  ;  état  d'abandon  de  l'Église  de 
Poitiers  après  la  révolution,  94,  92. 

Adresse  du  clergé  et  des  Gdèles  du  diocèse  de  Poitiers  à 
Pie  IX^  portant  protestation  contre  l'envahissement  de  Rome  par 
le  gouvernement  piémontais,  VH ,  47  et  suiv.  ;  bref  de  Pie  IX  à 
révèque  de  Poitiers  à  propos  de  cette  adresse,  VU,  64. 

Égli<«e  cathédrale.  Sa  fondation  remonte  à  saint  Martial  ;  saint 
Pierre  en  est  le  patron,  IV^  479,  480  ;  visite  canonique  de  cette 
église  ;  allocution  pour  l'ouverture  et  la  clôture  de  cette  visite  , 
I,  677  et  suiv.;  consécration  de  l'autel  de  la  cathédrale,  IV,  477  ; 
indulgence  des  sept  autels ,  accordée  pour  l'église  cathédrale  de 
Poitiers  à  l'instar  de  celle  qui  existe  dans  la  basilique  vaticane  , 
V,  688  ;  VI^  68  ;  obligation  pour  les  paroissiens  de  l'église  cathé- 
drale de  pourvoir  à  l'entretien  intérieur  de  cette  église,  I,  588; 
combien  Féglise  cathédrale  doit  être  chère  à  l'évêque,  VI,  340, 
341. 

Supplique  adressée  au  chapitre  de  la  basilique  de  Saint-Pierre 
de  Rome  pour  obtenir  l'agrégation  de  la  cathédrale  de  Poitiers  à 
cette  basilique.  Vil,  666,  660  ;  lettre  pastorale  portant  communi- 
cation des  lettres  de  cette  agrégation,  653  et  suiv.  ;  cette  agré- 
gation donne  droit  à  la  jouissance  perpétuelle  des  grâces  et  privi- 
lèges de  la  basilique  de  Rome,  555,  666  ;  allocution  prononcée  à 
la  cérémonie  d'installation  du  nouvel  archiprètre  de  la  cathé- 
drale (4867) ,  VI,  448;  entretien  prononcé  au  prône  de  la  messe 
paroissiale  de  l'église  de  Saint- Pierre,  sur  la  visite  canonique  de 
cette  églifle,  I,  682  et  suiv. 

Lettre  pastorale  et  mandement  au  sujet  d'une  distinction  hono- 
rifique décernée  par  le  saint-siége  à  messieurs  du  chapitre  de  la 
cathédrale,  VI,  202  et  suiv.;  lettres  apostoliques  confirmant  le 
décret  qui  accordiât  cette  distinction ,  203  ;  cet  attribut  est  une 
parure  sainte  qui  rattache  à  l'Église  de  Poitiers  les  plus  grandes 
pages  de  l'histoire  du  christianisme,  204;  description  de  cet 
attribut  et  manière  de  le  porter ,  206 ,  207  ;  éloge  du  zèle  des 
chanoines  de  Poitiers  dans  l'accomplissement  de  leurs  devoirs, 
205. 

Abbaye  de  Sainte  Croix,  I,  248;  II,  557  ;  IV,  664.  Homélie 
prononcée  à  la  suite  de  la  consécration  de  la  nouvelle  église  du 
iiK  naslèie  de  Sainte-Croix,  VI,  497  et  suiv.  ;  l'évêque  de  Poitiers 
est  tenu  a  ne  rien  négliger  pour  perpétuer  la  famille  religieuse 


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GGGXLVUI  TABLE  ANiaYTIQUE. 

de  sainte  Radegonde,  498  ;  à  consacrer  tous  ses  soins  à  |a  ccii> 
servation  du  monastère  de  Sainte-Croix,  604,  502  ,  503  ;  offran- 
des pour  la  dispense  de  l'abstinence  du  samedi ,  consacrées  en 
partie  à  la  construction  de  la  chapelle  de  Sainte-Croix*  33, 34; 
lettre  pastorale  annonçant  une  indulgence  jubilaire  à  l'occasion 
du  130  anniversaire  séculaire  de  la  réception  d'un  fragment  insi- 
gne de  la  croix  de  Notre-Seigneur  Jésus-Christ  dans  le  monas- 
tère de  Sainte-Croix  de  Poitiers,  480  et  suiv.;  ce  monastère, 
fondé  sous  l'invocation  de  Marie,  prend  le  nom  de  Saiaie-Croii, 
490  ;  miracles  opérés  dans  ce  saint  lieu  par  la  vertu  de  la  vraie 
Croix,  490,  491  ;  pourquoi  sainte  Radegonde  éiablit  son  monas- 
tère près  des  oratoires  de  Saint-Hilaire  et  de  Saint-Martin,  338  ; 
zèle  des  habitants  de  Poitiers  à  adorer  la  relique  de  la  vraie  croix, 
chaque  vendredi,  dans  l'église  du  monastère,  494,  49S  ;  conser- 
vation de  ce  monastère  jusqu'à  nos  jours  sans  iaterniptioo 
depuis  sainte  Radegonde  ;  éloge  des  religieuses  qui  l'habitent, 
493  :  féto  de  la  susception  de  la  sainte  croix  célébrée  tous  les 
ans  dans  le  monastère  de  sainte  Radegonde,  494. 

Basilique  de  Saint-Hilaire.  Voir  Hilaire  (saint). 

Abbaye  (Je  Saint-Hilaire  de  la  Celle,  aujourd'hui  couvent  des 
Carmélites  ;  maison  patrimoniale  de  saint  Hilaire,  Y,  264,  337; 
VI,  347  ;  les  chanoines  réguliers  s'établissent  dans  celte  abba\e. 
YII,  444;  Oratoire  de  Saint-Hilaire-entre-les^lises;  sa  fonda- 
tion; ce  qu'il  devient  après  la  révolution,  sa  restauration,  VI. 
316,  347,  318;  discours  pour  la  bénédiction  du  marché  Saint- 
Hilaire,  m,  376  et  suiv. 

Oratoire  de  Saint-Martin-entre-les-églises;  quelle  fat  sa 
destination  après  la  révolution;  sa  restauration,  IV,  487;  VI, 
346,  347,  348. 

Montierneuf  (église  paroissiale  de  Saint^Jean  de}.  Diverses 
homélies  prononcées  dans  cette  église,  à  la  messe  de  saint  Fiacre, 
patron  de  la  confrérie  des  jardiniers,  IV,  275  et  suiv.;  ei 
l'honneur  de  saint  Maurice,  patron  de  la  garnison  militaire  de 
Poitiers,  IV,  40  et  suiv.;  en  la  fête  de  saint  Jean  l'Êvangélisîe, 
patron  de  l'église,  V,  308  et  suiv.;  allocution  prononcée  à  la  suite 
de  la  bénédiction  des  orgues  de  l'église  paroissiaIe>YI,  40  el  suiv. 

Église  de  Notre-Dame-Ia-Grande.  Cette  basilique  est  le  plus 
auguste  sanctuaire  de  Marie  dans  le  diocèse  de  Poitiers,  V,  2Ti; 
zèle  des  fidèles  à  visiter  cette  église,  vœux  pour  sa  prochaine  res- 
tauration, II,  4o3,  454  ;  homélie  prononcée  à  l'occasion  de  la  o  n- 
sécration  de  l'autel  de  Notre-Dame  de  Poitiers,  V,274  ;  lettre  cj- 
culaire  au  sujet  du  couronnement  de  la  statue  de  Notre-Dame-b- 
Grande,  271  et  suiv.;  homélie  à  l'occasion  de  cette  cérémoaie, 
280  et  suiv.;  homélie  préchée  dans  l'église  de  Notre-Daoïe  dân? 
laquelle  est  rappelé  le  souvenir  de  la  solennité  du  couroanemec' 
de  la  statue  de  la  sainte  Vierge,  300  et  suiv.;  lettre  aux  curé^  <i« 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGGXLIX 

la  ville  de  Poitiers  après  la  soiennitë  du  couronnement,  298  ;  ac- 
clamations pour  la  clôture  de  la  soiennitë,  t90  et  suiv.;  anniver- 
saire du  miracle  des  clefs  ;  discours  prononcé  dans  Téglise  de 
Notre-Dame,  1, 176. 

Chapelle  de  Saint- Jacques,  station  des  pèlerins  de  Gompostelle, 
IV,  169. 

Pie  IX  autorise  rétablissement  des  stations  de  Rome  dans  les 
églises  et  les  oratoires  publics  de  la  ville  do  Poitiers  avec  les 
mômes  indulgences,  VI,  57. 

Séminaire  de  Poitiers.  Origine  et  histoire  des  séminaires  du 
diocèse,  V,  335  et  suiv.;  fondation  du  séminaire  de  Saint-Charles, 
sa  destination  actuelle,  336;  consécration  de  l'autel  de  Téglise 
du  grandTséminaire,  338  ;  physionomie  de  cette  maison  pendant 
la  tenue  du  concile  de  Poitiers,  VI,  S29,  S30. 

Université  de  Poitiers.  Son  érection  par  Eugène  IV,  à  la  de- 
mande du  roi  ;  les  ecclésiastiques  séculiers  et  réguliers  rivalisent 
avec  leâ  laïques  de  zèle  comme  de  savoir,  II,  556  ;  établissement 
de  la  faculté  de  théologie,  VII,  426  ;  VIII,  457. 

Palais  épiscopal.  Pendant  la  révolution  if  est  transformé 
en  prison,  où  sont  renfermées  de  pieuses  victimes  ;  il  devient 
plus  tard  la  demeure  des  préfets  de  la  Vienne,  enfm  il  est  rendu 
à  sa  première  destination  ;  louable  empressement  de  l'adminis- 
tration civile  dans  cet  acte  de  justice, VI,  256  et  suiv.;  VIII,  217  ; 
oiotifs  pour  lesquels  Tévêque  de  Poitiers  se  réjouit  de  la  restitution 
du  palais  épiscopal,  VI,  259,  260;  inscription  posée  alors  dans 
ce  palais,  263;  d'où  vient  la  dénomination  de  monastère  donnée 
aux  maisons  épiscopales  ;  celle  de  Poitiers  portait  le  nom  de  mo- 
nastère de  Saint-Pierre,  316  ;  entretien  à  la  suite  de  la  consé- 
cration de  la  chapelle  restaurée  du  palais  épiscopal,  VIII,  216 
et  suiv.;  détails  historiques  sur  cette  chapelle,  217,  218. 

La  ville  de  Poitiers  est  une  de  celles  qui  portent  l'empreinte 
catholique  la  plus  prononcée;  tous  ses  quartiers  ont  gardé  les 
vestiges  des  grands  faits  et  des  grands  hommes  de  notre  passé 
religieux,  VI,  58;  VIII,  169,  170;  éloge  de  la  ville  de  Poitiers 
par  Alcuin  ;  quels  sont  ses  titres  de  noblesse,  III,  379  et  suiv.; 
Arènes  de  Poitiers  ;  les  restes  de  ces  arènes  démolies  pour  faire 
place  au  marché  de  Saint-Hilaire,  III,  381,  382;  Poitiers  vu  de 
la  terrasse  du  jardin  de  l'évéché,  IV,  281,  282  ;  NotreDame-des- 
Dunes,  paroles  prononcées  à  la  suite  de  l'installation  du  cercle 
des  ouvriers,  VII,  410,  411  ;  Cueille-Mirebalaise  (faubourg  de  la)  ; 
allocution  pour  la  bénédiction  de  la  salle  d'asile  de  ce  faubourg, 
I,  514  et  suiv.;  la  prière  publique  en  permanence  dans  la  ville  de 
Poitiers  pendant  la  guerre,  VI,  604,  605  ;  elle  s'unit  à  la  joie  de 
l'Église  dans  diverses  solennités  religieuses,  V,  287,  295,  301, 
302.  Voir  Salle  d'Asile. 

Sous  le  gouvernement  des  ducs  d'Aquitaine,  Poitiers  devient  le 


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GGGL  TABLE  ANALYTIQUE. 

centre  des  intérêts  religieux  et  politiques  de  l'Europe,  II,  554 
et  suiv.;  travaux  des  membres  de  la  sociëtë  de  Saint-Yinceot- 
de  Paul  dans  le  Poitou,  III,  417  et  suiv. 

Poitou  (le).  Éloge  de  cette  province  sous  le  rapport  moral  et  ma- 
tériel, IV,  218  et  suiv.;  cette  province  se  distingue  à  toutes  les 
époques  par  les  travaux  et  les  dévouements  du  zèle  évangélique; 
aperçu  historique  de  ces  travaux  entrepris  sur  la  terre  du  Poitou 
depuis  saint  Martin  jusqu'à  nos  jours,  VI,  3S4,  3S5,  3!6; 
vingt-quatre  conciles  ont  eu  lieu  dans  le  Poitou  ;  les  questions 
les  plus  considérables  y  ont  été  agitées  et  résolues,  446,  447. 

Poiton  (Bas).  Tableau  aflligeant  de  l'état  de  cette  contrée  aoos  ie 
rapport  religieux,  efforts  pour  l'améliorer.  IV^  285  et  suiv. 

Politiqae.  Lettre  à  M.  le  ministre  de  l'instruction  publique  et  des 
cultes  à  propos  du  rapport  présenté  au  conseil  d'État  par  H.  Sais, 
dans  l'affaire  du  mandement  du  22  février  1864,  IV,  228  et  soi?.; 
réponse  à  Son  Excellence  M.  Billauit,  ministre,  commissaire  da 
gouvernement  dans  la  diicussion  de  Tadresse  du  Sénat  et  du 
Corps  législatif,  4862,  IV,  388  et  suiv.;  on  trouve  dans  ces 
deux  documents  l'exposition  des  principes  d'une  politique  selon 
Dieu,  et  la  réfutation  des  doctrines  politiques  des  gouvernements 
modernes. 
La  politique  des  temps  actuels  consiste  à  chercher  les  solutions 

.  en  dehors  de  Dieu  ;  elle  ne  peut  être  innocente  des  crimes  qui 
en  sont  la  conséquence,  1, 96;  IV,  4  ;  la  faiblesse  d'un  gouvememeot 
ne  vient  pas  delà  force  de  ses  ennemis,  mais  de  l'impiété  decem 
qui  ia  servent^  456.  ^ 

Appréciation  du  second  empire  à  son  début,  I,  550  et  suiv.; 
seule,  la  constance  dans  le  bien  peut  nous  sauver  au  milieu  da 
débordement  d'idées  qui  règne  aujourd'hui,  622  ;  exemple  de  la 
probité  politique  au  moyen  âge,  IV,  76,77;  dangers  d'une 
politique  sans  frein  et  sans  règle ,  dans  toutes  les  conditions, 
427;  le  suffrage  universel  ne  dispense  pas  le  souverain  de  ce 
qu'il  doit  à  l'Église,  455  ;  le  silence  en  face  du  gouvernement  est 
souvent  la  conduite  la  plus  avantageuse  à  tous  les  points  de  vue 
humains;  mais  quand  il  répugne  à  la  conscience,  que  doit  faire 
un  homme  honnête  et  loyal  ?  232  ;  contradictions^  fausses  alléga- 
tions et  faux  principes  qui  se  trouvent  dans  le  rapport  contre  le 
mandement  du  22  février  4861, 235  et  suiv.;  ingérence  du  pouvoir 
civil  dans  l'enseignement  pastoral,  Urée  de  la  déclaration  de 
4682,  243;  la  soumission  à  Dieu  relève  un  État  au  lieu  de 
l'abaisser,  249  ;  l'Élal,  en  attaquant  un  évêque,  attaque  l'Égliie 
qui  seule  est  juge  de  ses  pontifes,  252  ;  accusations  au  8ii|et  des 
prières  pour  l'empereur,  44  2  ;  hostilité  officielle  des  autorités 
civiles  contre  les  évéques^  446. 

La  mauvaise  politique  est  le  résultat  de  la  mauvaise  philoso- 
phie ;  il  n'est  pas  plus  permis  aux  évéques  d'épargner  la  coo- 


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TABLE    ANALYTIQUE.  GGGU 

séquence  qae  d'épargner  les  principes.  II,  436  ;  le  comte  de  Cavour 
prétond  que  le  gouvernement  pontiGcai,  subordonné  à  celui 
de  Dieu,  est  mauvais  par  nature,  512  ;  jugement  sur  la  campagne 
d'Italie  en  4859;  appréhensions  qui  ne  sont  que  trop  justifiées; 
manière  d'agir  dans  les  différentes  variations  de  la  politique,  III, 
396  et  suiv.;  situation  des  affaires  temporelles  du  clergé  à  la  paix 
de  4859,  III,  422. 

La  thèse  de  la  neutralité  politique  ne  sera  jamais  qu'une  vaine 
formule,  II,  321  ;  combien  sera  sévère  le  jugement  de  la  postérité 
contre  la  politique  contemporaine,  IV,  2;  fausseté  de  la  paix  que 
prétendent  apporter  les  institutions  anti-religieuses,  VI,  438; 
avec  quelle  hypocrisie  les  politiques  ont  attaqué  le.  saint-siége, 
m,  540  et  SUIV.;  ils  s'opposent  aux  pèlerinages,  prétendant  que 
le  monde  est  gouverné  par  les  sages  et  non  par  les  thauma- 
turges, VII,  167,  468. 

La  politique  sera  toujours  en  défaut,  tant  qu*il  n'y  aura  pas 
retour  à  Dieu,  VU,  409;  la  sécularisation  des  gouvernements  est 
un  crime,  V,  470;  Dieu  méconnaît  les  peuples  qui  ne  le  recon- 
naissent pas;  il  en  est  de  plus  obligés  que  les  autres  à  le  servir, 
475;  on  dit  qu'un  gouvernement  ayant  pour  base  la  loi  divine 
est  une  chimère,  l'histoire  montre  partout  le  contraire,  485;  on 
dit  que  cet  état  de  choses  est  inopportun,  c'est  faux,  et  d'ailleurs 
ce  serait  la  faute  de  l'époque  et  non  du  principe,  489  ;  cet  état 
n'est  contraire  ni  à  la  liberté  parlementaire,  ni  à  la  vie  pratique 
et  sociale,  497;  conduite  de  l'Eglise  en  face  de  ces  erreurs,  203, 
206  ;  le  concile  de  Trente  veut  porter  un  décret  concernant  les 
devoirs  des  princes ,  les  politiques  du  temps  s'y  opposent ,  VI, 
570. 

Ils  accusent  l'Église  de  révolte  à  cause  de  ses  réclamations  ; 
ils  signalent  l'épiscopat  comme  le  corps  le  plus  dangereux  pour 
la  tranquillité  ;  ces  accusations  injustes  n'empêchent  pas  la  re- 
ligion de  parier  et  de  prier,  IV,  33  et  suiv.;  TÉglise  ayant  à 
{gouverner  des  âmes  unies  à  dos  corps  a  dû  subir  les  conditions 
des  corps  et  avoir  une  demeure  sur  la  terre  ;  la  politique  chré- 
lienne  s'était  chargée  de  fonder  cette  cité,  IV,  47,  48  ;  le  clergé 
n'est  plus  mêlé  aux  affaires  publiques  ;  langage  des  politiques  de 
nos  jours  pour  l'en  tenir  éloigné,  YIL  374  et  suiv.,  374,  375. 
ologne.  Sa  mission  divine  entre  toutes  les  nations  est  la  défense 
de  la  vraie  foi,  V,  182  ;  suites  funestes  du  partage  de  la  Pologne 
pour  l'Europe»  490^  494  ;  le  corps  du  B.  Bobola  mutilé  par  les 
cosaques  et  néanmoins  incorruptible  est  l'image  naturelle  du 
peuple  polonais  toujours  torturé  et  toujours  conservé,  II,  262  ; 
la  Pologne  sous  le  règne  de  Jean  Casimir  ;  parole  mémorable  de 
L*ouise  de  Nevers  ;  malheur  de  ce  royaume  ;  les  martyrs  Josaphat 
et  André  Bobola,  259  et  suiv.;  Pi^^  IX  demande  des  prières  aux 


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GCGLU  TABLE  ANALYTIQUE. 

fidèles  en  faveur  de  la  Pologne  persécutée  par  la  Russie,  YI,  408, 
409. 

Pompairo  (paroisse  de).  Mandement  qui  ordonne  des  prières  expia- 
toires à  l'occasion  d'un  vol  sacrilège  commis  dans  cette  paroisse, 
I,  634,  63Î. 

Pontife  romain.  Le  voyage  ad  limina  Apostdorum  des  évoques  et 
la  relation  de  l'état  de  leurs  églises  au  pape  sont  la  conséquence 
manifeste  de  la  primauté  que  Dieu  a  donnée  au  pontife  romain 
sur  l'Église  universelle,  II,  431  ;  juridiction  extraordinaire  dont 
il  usa  en  4801  sur  les  églises  de  France,  légitime  et  nécessaire, 
54  ;  son  autorité  infaillible  en  matière  de  foi,  reconnue  par  une 
assemblée  d'évéques  de  France  en  4653,  238;  il  exerce  et  il 
exercera  toujours  la  plus  énergique  de  toutes  les  pressions  sur  Ifô 
événements  de  la  terre  par  la  prière  des  chrétiens,  64;  son  indé- 
pendance, sa  suprématie  spirituelle  appartiennent  à  i'esseoce  da 
christianisme^  III,  643  ;  le  pontife  romain  et  le  saint-siége  aposto- 
lique d'après  le  concile  d'Agen,  iy,S4  et  suiv.;  pourquoi  y  a-t-il 
une  prière  spéciale  pour  le  pontife  romain?  S70  ;  I*Eglise  a 
entouré  l'élection  du  pontife  romain  des  garanties  les  plus  ras- 
surantes, VU,  463, 464  ;  les  longs  pontificats  coïncident  avec  les 
époques  dangereuses  ;  exemples  de  Pie  VI,  Pie  VU  et  Pie  IX. 
YI,  396;  application  de  la  vision  prophétique  de  Jacob  sur  Joseph 
au  poDtife  romain,  VU,  470  et  suiv.,  et  des  paroles  du  psaume  lxxii  : 
Pavit  eo$  in  innocentia  cordUsui,  474.  Voir  Pape. 

Pontgouin,  diocèse  de  Chartres.  Allocution  prononcée  dans  l'église 
paroissiale,  VI,  549  et  suiv. 

Pontifical  romain.  Commentaire  et  traduction  de  quelques  prière» 
et  rites  sacrés. 

Évêque.  Questions  adressées  à  l'évèque  après  la  formule  ds 
serment,  h  423,  424  ;  II,  542  ;  UI,  334^  478  ;  YI,  465,  466  ;  VU. 
466  ;  rites  de  l'imposition  de  la  mitre  sur  la  tète  du  prélat  coa- 
sacré,  IV,  442;  le  pontife  consécrateur  demande  à  Dieu  que  lésa 
aime  la  vérité,  qu'il  ne  l'abandonne  jamais,  vaincu  par  1<» 
louanges  ou  la  crainte,  I,  433;  II«  595;  formule  du  serment  pir 
laquelle  l'évoque  élu  s'engage  à  défendre  les  droits  de  la  papaate,  i 
II,  542;  m,  478;  à  transmettre  intégralement  à  ses  sucoessetiri  j 
les  possessions  de  son  évèché,  VI,  255  ;  à  se  rendre  au  cojkM 
aussitôt  qu'il  y. sera  appelé,  VI,  462  ;  à  faire  observer  les  décret 
apostoliques ,  V,  397 ;  anniversaire  de  la  consécration,  II,  17-^ 
VI,  252. 

Prêtre.  Appel  do  l'évèque  au  peuple  avant  PordioatioD  à 
prêtre,  II,  344;  respect  et  obéissance  à  l'évèque,  lU,  SO,  :!l  ; 
prêtres  sont  les  aides  de  l'évèque,  IV,  50»  506, 507  ;  il  les  api^l 
ses  amis,  VI,  72, 73. 

Diacres,  La  force  est  donnée  au  diacre  dans  son  ordiiiaUoD,l^i 
442. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGCLUI 

Lêctêur,  Qaello  sera  sa  récompense,  s'il  remplit  saintement  sa 
charge.  IV,  H 2. 

Exorciste,  Admonition  faite  à  l'exorciste  par  l'évéqae,  II,3tO. 

Portier.  Les  clefà  lui  sont  données  pour  ouvrir  les  cœurs  à 
Dieu  et  les  fermer  au  ddmon,  1, 180  ;  II,  440. 

Clerc.  Couronne  des  clercs,  V,  44. 

Auiel.  Consécration,  I,  378,  379  ;  lY,  483  ;  V,  24,  n,  88, 89, 
339,  340, 

Chtvalier.  Bénédiction  des  armes  d'un  nouveau  chevalier,  V, 
557,  658. 

Croisés,  Bénédiction  et  imposition  de  la  croix,  Ilf ,  645. 

Église.  Bénédiction  de  la  première  pierre,  U,  478  ;  III,  4  4 0,  4  4  4  ; 
consécration,  III,  4;  IV,  78,79,  494;  V,  90,  Ï75,  362  ;YI, 
495  ;  le  pontife  demande  à  Dieu  de  maintenir  à  perpétuité  le  titre 
de  réglise  consacrée,  II,  574  ;  développement  de  Tallocution  pro- 
noncée par  V^véqne  à  la  porte  de  l'église  qui  va  recevoir  la  con- 
sécration, VIII,  244. 

Églife  cathédrale.  Visite  canonique  de  cette  église  par  l'évéque, 

I,  579. 

Reliques.  Exposition  des  antiennes  qu'on  chante  à  la  procession 
des  reliques,  le  jour  Ce  la  dédicace  d'une  église,  VIII,  448,  449, 
424. 

R^uaire.  Bénédiction,  III,  422;  IV,  554. 
Sf/node.  Règles  pour  la  tenue  du  synode^  II,  345;  V,  586  ;  orai- 
son pour  le  synode,  III,  278. 
Porchaire  (saint),  abbé  de  Saint-Hilaire,  II,  554. 
Porpbyre.  Ses  blasphèmes  contre  la  personne  de  Jésus-Christ, 
dont  il  nie  la  divinité,  réfutés  par  saint  Augustin,  V,  423,  424. 
Porrée  (Gilbert  de  là),  évéque  de  Poitiers.  Il  se  laisse  entraîner  à  de 
graves  erreurs  de  langage  sur  la  nature  et  les  personnes  divines, 

II,  554. 

Port-fto-PQes  (église  de).  Consécration  de  cette  église,  allocution, 
IV,  247. 

PoQTOir.  Pourquoi  est-il  appelé  charge;  difficultés  qu'on  rencon- 
tre aujourd'hui  à  exercer  le  pouvoir,  L  337  ;  partout  il  faut  un 
pouvoir  ;  mille  désordres  s'engendrent  dans  une  société  où  il  n'y 
a  pas  de  pouvoir  vivant  <^t  agissant,  340;  l'Église  se  prête  à 
toutes  sortes  d'accommodements  à  l'égard  des  pouvoirs  humains 
toutes  les  fois  que  le  dogme  ou  la  discipline  sont  mis  hors  d'at- 
teinte, II,  447  ;  elle  leur  accorde  non-seulement  une  soumission 
sincère,  mais  encore  un  concours  franc  et  bienveillant,  I,  557  ; 
Dieu  gouverne  et  perpétue  son  œuvre  au  moyen  des  causes  se- 
condes; ses  mandataires  dans  l'ordre  civil  sont  les  rois  et  les  ma- 
gistrats; dans  l'ordre  religieux,  les  pontifes  et  les  «ministres  sa- 
crés; le  droit  de  commander  les  antres  leur  vient  de  Dieu,  VIII, 
484,  482  ;  Dieu  n'a  pas  renoncé  à  ses  droits  sur  la  création  en 
T.  VIII.  23* 


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GGCLIV  TABLE  ANALYTIQUE. 

suscitant  parmi  les  peuples  des  gouvernants  et  des  magistrats, 
VII,  537;  il  exerce  sa  royauté  en  la  personne  de  son  Fils,  537, 
538  ;  Dieu  se  rira  des  rois  et  des  grands  de  la  terre  qui  auront 
voulu  secouer  son  joug,  538,  539;  ils  sont  destructeurs  de  toute 
autorité  ceux  qui  rejettent  de  l'état  des  choses  modernes  toute 
notion  du  pouvoir  divin,  VIII,  48Î. 

Le  pouvoir  souverain  chez  les  païens  était  une  autorité  dure 
et  sévère,  et  cependant  un  bienfait  pour  Thumanité,  VIII,  i5, 
46  ;  ce  pouvoir  est  adouci  dans  le  catholicisme  par  cmix  qai 
Texercent  ;  développement  des  paroles  de  Jésus-Christ  :  Non  Ua 
erit  inter  vos  (S.  Luc.  xxii,  25, 26),  VIII,  47  et  suiv.;  l'exemple  de 
Jésua^Christ  qui  n'est  pas  venu  pour  être  servi,  mais  pour  servir 
est  le  tempérament  efficace  apporté  aux  abus  du  pouvoir,  49, 
50,  51  ;  doctrine  de  saint  Paul  sur  Tobli^ation  d*obéir  au  pouvoir 
établi;  comment  doit-elle  être  expliquée?  54;  inconvénients 
de  la  puissance  souveraine,  moindres  cependant  que  oeax  de 
Tanarchie  ;  à  quel  résultat  sont  parvenus  les  hommes  qui  ont 
voulu  obvier  à  ces  dangers  par  TÉtat  libre;  pensées  de  Bossuet  et 
du  comte  de  Maistre  à  ce  sujet,  48,  49. 
Pouvoir  temporel  du  Pape.  Pie  IX  remercie  le  goavernemeat 
français  de  sa  première  intervention  pour  la  délivrance  de  Rome, 
I,  97  ;  mandement  à  Toccasion  de  la  rentrée  du  pape  dans  ses 
États,  497  et  suiv.;  part  qui  revient  à  la  France  dans  ce  résolut, 
499  ;  récompense  qu'elle  en  recevra,  300  et  suiv.;  sauveinirde 
du  principe  de  Tautorité  et  de  la  propriété,  202,  203  ;  de  nou- 
veaux complots  se  trament,  de  grandes  iniquités  se  préparât, 
il,  432,  133;  provocations  et  menaces  du  Piémont  contre  Rome, 
353  ;  instruction  synodale  sur  Rome,  considérée  comme  siège  de 
la  papauté,  466  et  suiv.;  à  une  pierre  visible,  il  faut  un  empla- 
cement visible,  477  et  suiv.;  objections  contre  rautoritë  tempo- 
relle du  pape,  544,  542;  dire  que  le  gouvernement  ecclésias- 
tique est  «  mauvais  par  sa  nature  »  est  un  outrage  à  Tévangile 
et  une  contre-vérité  historique,  543  et  suiv.;  le  peuple  romain 
n'est  pas  un  peuple  malheureux,  546  et  suiv.;  il  n'est  pas 
dépossédé  des  avantages  de  la  civilisation,  548  et  soiv.;  béni- 
gnité pratique  de  ce  gouvernement,  525,  526  ;  tous  les  peu- 
ples chrétiens  y  ont  droit  de  cité,  et  ne  s'y  réputent  point  étran- 
gers, les  français  surtout,  527  et  suiv.;  à  part  une  seule  des 
nationalités  italiennes  (le  Piémont),  toutes  les  autres  sont  inof- 
fensives  et  bienveillantes  envers  la  Rome  pontificale,  534  ;  toot 
le  danger  vient  de  la  révolution  et  des  concours  qu'on  lui  prête- 
rait, 527,  532  ;  voyage  de  Pie  IX  dans  ses  États  en  vue  de  rem- 
plir son  devoir  de  prince  temporel,  III,  96,  97. 

Lettre  à  r^M^casion  de  l'attentat  d'Orsini  :  «  Une  cause  servie 
par  le  poignard  et  par  les  bombes  pourrait-elle  jamais  obtenir  le 
concours  qu'elle  sollicite,  et  dont  elle  se  flatte  d'avoir  reçu  plos 


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TABLE  ANALYTIÛDE.  CCCLV 

d'un  gage?  »  406  ;  explication  aa  sujet  des  prières  indiquées  pour 
la  guerre  d'Italie,  396  et  suiv.;  dangers  d'une  alliance  politique 
avec  le  Piémont  ennemi  du  saint-siége,  399  et  sui«r.;  représenta- 
lions  épiscopales  à  l'empereur,  404  ;  efforts  de  la  révolution  pour 
renverser  le  gouvernement  temporel  du  vicaire  de  Jésus-Gbrist, 
asile  à  peu  près  unique  de  la  politique  orthodoxe,  41 4  et  suiv.  ; 
lettre  pastorale  à  Foccasion  de  la  révolte  des  Romagnes,  477  et 
suiv.;  réquisitoires  et  excitations  de  la  presse  contre  le  pouvoir 
temporel,  témoignages  rendus  à  ce  pouvoir,  479,  480  ;  lors  même 
que  l'autorité  temporelle  est  exercée  par  un  ministre  de  la  reli- 
gion, cela  ne  suffît  pas  à  constituer  la  théocratie,  545;  l'Église 
n'achètera  point  la  conservation  du  pouvoir  temporel  au  prix  de 
l'abandon  des  principes,  547  ;  gravité  extrême  du  duel  qui  s'en- 
gage entre  la  révolution  et  le  christianisme  dans  l'arène  du  pou- 
voir temporel,  532,  533. 

Mandement  portant  condamnation  d'erreurs  contenues  dans 
divers  écrits,  notamment  dans  la  brochure  intitulée  :  Le  Pape  et 
le  CongrèSy  538  et  suiv.;  la  violation  des  droits  temporels  du  saint- 
siége  est  un  sacrilège,  444  ;  témoignage  de  Bossuet,  542  ;  cette 
même  violation  est  un  parricide,  547  ;  mandement  portant  publi- 
cation de  l'encyclique  de  Pie  IX  à  Toccasion  de  la  lettre  de  l'em- 
pereur des  Français,  546  et  suiv.;  unanimité  des  évêques  et  des 
écrivains  catholiques  à  proclamer  l'inviolabilité  du  patrimoine 
apostolique,  548  et  suiv.;  motifs  sur  lesquels  le  pape  base  sa 
vqlonté  et  son  droit  de  conserver  l'intégrité  des  États  de  l'Église, 
563  et  suiv.;  raison  théologique  de  la  nécessité  du  temporel*  555 
et  suiv.;  enseignement  de  l'Église  gallicane  sur  ce  point,  559  et 
suiv.;  l'Église  n'a  pas  le  droit  de  renoncer  aux  moyens  réguliers 
de  son  existence  et  de  son  action  pour  obliger  Dieu  au  miracle,  599 
et  suiv.;  le  jugement  de  TÉglise  universelle  sur  un  cas  pratique  de 
conscience  est  un  jugement  indéclinable,  609  et  suiv.;  réfutation 
de  quelques  obligations  touchant  le  bref  d'excommunication  lancé 
contre  les  usurpateurs  des  États  de  l'Église,  614  et  suiv.;  exhor- 
tation à  venir  en  aide  au  gouvernement  pontifical  par  des  dons 
et  par  l'enrôlement  ;  caractère  religieux  de  ces  offrandes  et  de 
cette  milice,  640  et  suiv.;  toutes  les  royautés  et  le  principe 
même  de  la  souveraineté  sont  intéressés  ali  maintien  de  la  royauté 
pontificale,  682;  vœux  en  faveur  de  la  milice  commandée  par  le 
général  de  la  Horicière,  lY,  3  et  suiv.;  décret  du  concile  (rAgen 
concernant  la  principauté  civile  du  saint-siége,  20  et  suiv.;  té- 
moignage rendu  aux  mérites  et  aux  actes  de  cette  principauté, 
t8  et  suiv.;  réponse  à  de  mauvaises  paroles  de  M.  Dupin  aine, 
34,  35;  bataille  de  Gastelfidardo,  44  et  suiv.;  éloge  funèbre  des 
volontaires  catholiques  morts  pour  la  défense  des  États  de  l'É- 
glise, 44  et  suiv.;  grandeur  de  la  cause  pour  laquelle  ils  ont  suc- 
combé, 47  et  suiv.;  Rome  et  Jérusalem,  49  et  suiv.;  la  croisade 


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GGCLVI  TABLE    ANALYUQUE. 

moderne  el  les  croisades  ancleanes,  53  et  suiv.;  victoire  par  U 
défaite,  55  et  suiv.;  plusieurs  manières  de  servir  la  cause  tem- 
porelle de  r Église,  63  et  suiv.;  complots  Qui  se  trament  encore 
contre  les  droits  de  TÉglise,  87  ;  mystère  de  l'avenir,  406  ;  ordon- 
nance concernant  l'œuvre  du  Denier  de  Saint-Pierre,  40Selsuiv.; 
grandeur  de  la  crise,  436^  437. 

Mandement  au  sujet  des  accusations  contenues  dans  la  bro- 
chure :  La  France^  Rome  et  l'Italie,  par  A.  de  la  Guéronoiôre. 
145  ei  suiv.;  emploi  politique  de  la  méthode  anesthésîque ,  45S 
„  et  suiv.;  rôle  de  Pilate  dans  la  passion  et  le  supplice  de  Jésus- 
Christ,  463,  464;  observations  à  propos  du  rapport  minislériei 
qui  défère  le  précédent  mandement  au  Conseil  d'État,  474  et 
suiv.;  parti  pris  d'arriver  à  la  spoliation  complète  du  pouvoir 
temporel  de  1  Église,  483;  combien  l'ancien  clergé  de  France  se 
fût  élevé  contre  ces  attentats,  487,  488;  déclaration  poD- 
tifîcale  sur  l'incompatibilité  de  la  doctrine  chrétienne  et 
de  certains  principes  modernes,  497  et  suiv.;  deux  manières 
d'entendre  le  premier  des  quatre  articles  de  4682  concernant 
la  puissance  de  l'Église  sur  les  choses  temporelles  et  civiles,  243 
ft  suiv. 4.  exhortation  à  la  générosité  envers  le  saintrSiége,  K2 
et  suiv.;  attitude  nécessaire  de  l'évéque  dans  de  si  graves 
circonstances,  329  et  suiv.;  un  incident  de  rexpédition  de  l'ar- 
mée pontificale,  336  et  suiv.;  nous  n'avons  point  dit  «  que  Tin- 
tégrité  absolue  de  la  domination  du  saint-père  était  article  de 
foi  »,  448  ;  enseignement  de  l'Église  3ur  ce  point,  449  et  suiv. . 
423  et  suiv.;  rapport  de  H.  de  Rayneval  sur  le  gouvernement 
temporel  de  Rome,  434 ,  437  ;  réponse  aux  sénateurs  Piétri  et 
Bonjean,  432  et  suiv.;  réponse  à  divers  arguments  de  H.  Bil- 
lault,  448  et  suiv.,  426  et  suiv.,  436  et  suiv.;  conclusion  contre 
son  discours,  446  et  suiv.;  lettres  au  comte  de  Persigny  ;  ques- 
tion de  Rome,  545  et  suiv.;  nier  les  avantages  même  sociaux 
qui  résultent  de  l'Évangile,  c'est  mériter  la  qualification  d'ante- 
christ,  588,  589. 

L'immunité  et  la  propriété  ecclésiastiques  j  foulées  aux  pieds 
partout  ailleurs,  ont  pour  dernier  refuge  la  souveraineté  ponti- 
ficale, V,  4  2  ;  prière  pour  la  conservation  de  la  souveraineté  tem- 
porelle du  pontife  romain,  médiateur  entre  les  peuples  chrétiens, 
304  et  suiv.  ;  le  successeur  de  Pierre  est ,  de  droit  divin,  person- 
nellement exempt  de  toute  sujétion  et  de  tout  tribut  ;  de  là  l'or- 
dre régulier  des  choses  qui  le  veut  investi  de  la  souveraineté, 
352  et  suiv.  ;  la  convention  de  septembre  4864  ;  le  roi  de  Syrie  et 
le  roi  de  Samarie,  387  et  suiv.  ;  des  paroles  de  menace  et  d'in- 
sulte sont  journellement  proférées  contre  le  pontife  romain,  482; 
privilège  des  guerriers  qui  meurent  pour  la  défense  de  TÉgiise. 
490  et  suiv.;  instruction  pastorale  aur  Tœuvre  du  Denier  d^  Saint- 
Pierre,  548  et  suiv.;  constitution  de  l'existence  temporelle  de 


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TABLB    ANALYTIQUE.  GGGLVII 

l*ÉgIise,  531  et  siiiv.;  les  mêmes  coups  qui  n'atteignent  pas  le 
principe  essentiel  de  la  vie ,  quand  ils  sont  portés  aux  membres, 
prennent  une  gravité  in6nimènt  plus  alarmante  s'ils  sont  dirigés 
contre  la  tête,  537  et  suiv.;  usage  que  TËglise  a  su  faire  de  ses 
avantages  temporels^  540  et  suiv.  ;  devoirs  des  chrétiens ,  depuis 
qu'elle  en  est  dépouillée^  545  et  suiv. 

Exhortation  aux  soldats  pontificaux,  à  Velletri  ;  noblesse  de  la 
cause  qu'ils  défendent ,  557  et  suiv.;  attitude  du  ^int-père  dans 
l'état  de  faiblesse  matérielle  auquel  il  est  réduit ,  574,  575  ;  ses 
dispositions  à  l'égard  delà  France,  576,  577  ;  le  pouvoir  tempo- 
rel,  s'il  est  réduit  pour  un  temps  encore  prolongé  à  ses  limites  et 
à  ses  conditions  actuelles ,  n'est  pas  viable,  578;  conséquences 
probables  (lu  retrait  des  troupes  françaises  de  l'État  pontifical,  VI, 
4  et  suiv.;  le  triomphe  de  l'iniquité  sera  loin  d'être  complet,  5  ; 
quand  le  principe  est  maintenu,  le  prince  n'est  jamais  définitive- 
ment détrôné,  6  ;  abaissement  de  toutes  les  autres  souverainetés 
correspondant  à  celui  de  la  souveraineté  pontificale ,  8  ;  grâces 
réservées  au  peuple  qui  donnerait  asile  à  la  papauté  exilée^  ti  ; 
conjuration  de  toutes  les  puissances  terrestres  cx)ntre  l'autorité 
pontificale,  463;  tranquillité  de  Rome  malgré  le  retrait  des 
troupes,  74,  75  ;  grandeur  de  la  papauté  au  milieu  d*  ses  humi- 
liations, 82,  83  ;  nouvelle  agression  contre  les  États  pontificaux, 
405  et  suiv.;  sympathies  acquises  à  la  cause  pontificale  par  suite 
d'un  succès  militaire,  444  et  suiv.;  espérances  et  craintes,  468  et 
suiv.;  hommage  rendu  par  Pie  IX  à  ses  défenseurs,  47Î  et  suiv.; 
le  comte  Bernard  de  Quatrebarbes  à  Nérola  et  à  Monte-Rotondo, 
martyr  de  la  cause  pontificale,  488,  489  ;  résipiscence  de  quelques 
esprits  sérieux  en  ce  qui  est  de  la  question  romaine,  244,  245;  le 
Jamais,  jamais  de  M.  Rouher,  246  ;  éloge  des  zouaves  pontificaux 
par  Pie  IX,  234  et  suiv. 

Décret  du  concile  de  Poitiers  sur  le  principat  civil  du  pontife 
romain,  344  et  suiv.  ;  lettre  du  pape  à  ce  sujet,  230, 233  ;  suspen* 
sion  du  concile  du  Vatican  par  suite  de  Tinvasion  de  Rome,  VII, 
4  et  suiv,;  consommation  prévue  d'une  suite  d'iniquités  et  d'at- 
tentats, 9  et  suiv.;  désastres  de  la  France,  suite  de  ses  torts  en- 
vers le  pontificat  romain  ,  25  et  suiv.  ;  encyclique  du  pape  con- 
cernant Pinvasion  de  Rome,  36  et  suiv.;  énoncé  des  faits,  résumé 
de  tous  les  actes  précédents,  37.  38  ;  énoncé  des  principes,  39, 
40  ;  chimère  de  Vextra-territorialiié,  44  ;  excommunication  contre 
les  envahisseurs  et  leurs  complices,  42,  43;  effets  tôt  ou  tard 
immanquables  de  l'excommunication ,  44  ;  adresse  du  clergé  de 
Poitiers  au  saint-père  contre  l'attentat  en  lui-même,  48,  49; 
contre  les  moyens  employées  49,  50  ;  contre  les  principes  invo- 
qués, 54,  52;  base  historique  et  théologique  de  la  souveraineté 
temporelle  des  pape3,  349  et  suiv.;  c'est  le  concourt  armé  de  la 
France  qui  a  procuré  la  déposses^ion  de  l'Église,  320  ;  cliâtiment 


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GGGLVIU  TABLE   ANALYTIQIK. 

palpable  qu'elle  reçoit,  3S4,  32S;>ii  tombant  du  front  de  Pie  IX, 
la  couronne  est  tombée  du  front  de  la  France,  407;  la  France  ne 
se  relèvera  qu'avec  Rome,  408,  409  ;  conséquences  de  la  sécula- 
risation de  Rome ,  478 ,  479  ;  sécularisation  des  maisons  reli- 
gieuses, 486  et  suiv .  ;  description  de  Rome  :  c  sépulcre  d'un  vi- 
vant et  gloire  d*un  ressuscitant  »,  505  et  suiv.;  attitude  du  peu- 
ple romain,  542  et  suiv.  ;  une  participation  plus  large  aux  em- 
plois du  prittcipat  sacré  de  Rome  est  acquise  aux  laïques  demeu- 
rés 6dèles  parmi  ces  épreuves,  546  ;  lettre  du  sénateur  de  Rome, 
519;  brefs  du  saint-père,  520  et  suiv.;  véritable  captivité  du 
pontife  romain ,  583  ;  prières  à  Marie  pour  que  le  diadème  soit 
replacé  au  front  du  pontife  romain  ;  spoliation  des  maisons  rdi- 
gieuses  par  le  pouvoir  usurpateur,  YIII,  44,  42,  43;  encyclique 
du  pape  à  ce  sujets  il  se  déclare  atteint  jusque  dans  son  minis- 
tère doctrinal*  31  et  suiv.  ;  grandeur  des  actes  du  saint-siëge  au 
milieu  des  revers  subis  depuis  tant  d'années,  257  et  suiv.;  con- 
fiance quand  même  dans  la  délivrance  qui  viendra  à  son  heure, 
259. 

Chaque  paroisse,  chaque  diocèse  a  son  temporel,  qui  lui  est 
nécessaire  pour  le  culte,  HI,  557. 

Poype  de  Vertriea  (Claude  de  la),  évêque  de  Poitiers.  Son  épisco- 
pat  de  trente  années  rempli  de  bonnes  œuvres,  I,  485  ;  II,  558; 
VI,  259;  il  consacre  la  chapelle  du  palais  épiscopal,  VIII,  249;  il 
donne  des  statuts  diocésains,  240. 

Pradt  (Dominique  de],  évèque  de  Poitiers ,  IV,  94  ;  VI,  258.  D'im- 
portantes œuvres  s'accomplissent  sous  son  épiscopat,  grâce  à 
quelques  prêtres  dévoués  qui  en  prennent  l'initiative,  II ,  US, 
543. 

Prédestiaation.  La  dévotion  à  Marie  est  le  signe  le  plus  assuré  de 
la  prédestination,  VI,  452,  453;  le  Père  éternel,  concevanl 
son  Verbe,  conçoit  en  lui  et  par  lui  tous  les  prédestinés,  452. 

Prédication.  Elle  n'est  pas  un  exercice  d*esprit  destiné  à  distraire 
les  auditeurs  ;  son  but,  c'est  d'attirer  les  âmes  à  la  pratique  de 
la  vertu,  I,  286  ;  le  concile  de  Bordeaux  trace  des  règles  pour  la 
prédication  au  jour  du  dimanche,  546  ;  le  zèle  du  prêtre  doit  être 
prudent  dans  la  prédication,  II,  28. 

Prêtre.  La  vie  du  prêtre  est  une  lampe  allumée  où  doit  briller  l'ar- 
deur du  zèle ,  le  feu  de  la  charité  ;  mais  le  zèle  et  la  chanté  ne 
s'alimentent  qu'au  moyen  de  l'huile  de  la  doctrine,  II,  480;  appli- 
cation de  la  parabole  des  dix  vierges  aux  prêtres  ;  ils  n'ont  pas 
tous  l'huile  de  la  doctrine  dans  leur  lampe,  484  et  suiv.;  lorsque 
la  doctrine  fait  défaut  à  un  prêtre,  la  piété  est  languissante,  ia 
méditation  stérile,  etc.,  182  ;  la  vie  du  prêtre  est  une  floraison 
d'œuvres  saintes  dans  le  jardin  béni  de  l'Église ,  V,  465  ;  quelle 
doit  être  la  sainteté  du  prêtre,  I,  649,  620  ;  sa  vieillesse  féconde, 
V,  465. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCCLIX 

Allocution  sur  les  habitudes  de  respect  et  de  régularité  dans  le 
corps  ecclésiastique,  III,  4t  et  suiv.  ;  la  sainteté  ecclésiastique  a 
besoin  d*étre  éprouvée  par  les  misères  de  ce  monde,  IV,  968  ;  ie 
scandale  des  prêtres  est  une  des  plus  grandes  épreuves  de  TÉ- 
glise,  S69  ;  le  prêtre  repentant  est  la  joie  de  son  évoque,  III,  264. 
365  ;  exhortation  aux,  prêtres  sur  la  nécessité  et  les  avantages  de 
l'étude^  1, 85  et  suiv.  ;  examen  sexennal  des  jeunes  prêtres  ;  motifs 
qui  ont  porté  le  concile  de  Bordeaux  à  rétablir,  541,  542  ;  leurs 
obligations  concernant-  les  instructions  pastorales,  546  et 
duiv. 

Entretien  avec  le  clergé  sur  les  qualités  du  zèle  sacerdotal ,  II, 
46  et  suiv.;  le  zèle  du  prêtre  doit  être  surnaturel,  47  et  suiv.; 
Dieu  ne  donne  aux  âmes  toute  leur  parure  que  par  la  main  du 
prêtre,  24  ;  le  zèle  du  prêtre  doit  être  agissant,  22  et  suiv.;  doux 
et  aimable^  26  et  suiv.;  universel,  33  et  suiv.;  la  vie  du  prêtre  est 
une  immolation  incessante  à  la  cause  de  TÊglise,  49;  le  prêtre 
est  le  consul  des  âmes ,  le  chargé  des  affaires  du  ciel  dans  une 
contrée  souvent  indifférente  ;  s'il  s*endort ,  c'est  un  ambassa- 
deur infidèle,  22;  il  doit  se  rendre  compte  du  temps  et  des  lieux 
ainsi  que  des  dispositions  des  esprits,  23;  le  zèle  doit  être  pru- 
dent et  précautionné^  28  et  suiv.;  zèle  concerté  qui  s'aide  volon- 
tiers du  secours  des  autres,  35  ;  vivifié  par  l'exemple  et  la  prière, 
36  ;  puissance  du  prêtre  sur  le  démon  ;  le  prêtre  médecin  spi- 
rituel, 340,  341;  devoirs  des  prêtres  envers  les  évêques,  I, 
347. 

Instruction  pastorafe  sur  l'opposition  à  Dieu  manifestée  par 
l'opposition  au  prêtre,  VII,  366  et  suiv.;  l'hostilité  envers  le 
prêtre,  annoncée  par  Jésus-Christ;  elle  est  devenue  inexplicable 
dans  l'état  actuel  du  clergé  éloigné  des  affaires  politiques  ,  369  ; 
craintes  chimériques  de  voir  le  clergé  recouvrer  rautorilé  et  la 
domination  sous  un  gouvernement  monarchique,  370  et  suiv.; 
quelques  avertissements  particuliers  au  clergé  sur  les  prétextes 
que  sa  conduite  peut  donner  au  surcroit  d'hostilité  qu'on  remar- 
que dans  le  monde. contre  le  sacerdoce,  263  et  suiv.  ;  les  en- 
nemis du  clergé  reconnaissent  le  désintéressement  du  prêtre , 
mais  ils  redoutent  son  autorité  morale  comme  prêtre,  374,  375  ; 
l'autorité  du  prêtre  ne  se  fonde  sur  rien  de  terrestre  ;  on  obéit  à 
Dieu,  en  lui  obéissant,  376  ;  sa  fonction  est  d'honorer  et  d'apaiser 
Dieu  par  le  sacrifice,  de  conserver  te  dépôt  de  la  vérité  religieuse, 
377  ;  quelle  doit  être  la  conduite  du  prêtre  en  ce  temps?  382, 
383;  Tassentiment  de  la  raison  et  de  la  volonté  est  dû  à  l'en- 
seignement  du  prêtre,  378  ;  le  droit  des  ministres  de  Dieu  à  leur 
subsistance  est  un  droit  divin  et  naturel  ;  développement  de  cette 
doctrine  appuyé  sur  les  témoignages  de  l'ancien  et  du  nouveau 
testament,  V,  548  et  suiv. 

Ui  concile  de  La  Rochelle  exhorte  les  prêtres  à  fuir  le  luxe ,  la 


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GGGLX  TABLE  ANALYTIQUK. 

mollesse,  etc.,  et  à  conserver  quelques  traces  des  halMtades  de^ 
ancêtres^  II,  4  47, 4  48  ;  avantages  pour  un  grand  nc^mbredo  prêtres 
de  pouvoir  cohabiter  ensemble  sans  entrer  dans  un  ordre  propre- 
ment dit^  VI,  335;  il  n'existe  pas  de  réserve  ëpiscopaie  daosle 
diocèse  de  Poitiers  contre  les  péchés  particuliers  aux  fM^tres,  223; 
règles  pratiques  contre  les  sollicitants  au  tribunal  de  la  pénitence; 
la  révélation  doit  être  portée  à  Tévéque  ou  à  son  représentant, 
225  ;  conduite  de  révoque,  si  le  coupable  avoue  sa  faute  de  lui- 
même,  226  ;  enseignement  de  fienoit  XIV  sur  la  grandeur  et  les 
suites  du  péché  des  sollicitants,  224  ,  225  ;  Tordination  place  le 
prêtre  au-dessus  des  laïques,  III,  440,  444  ;  le  nom  de  vieillard 
donné  au  prêtre,  1, 174  ;  le  sacrement  de  l'ordre  impose  au  prêtre 
des  obligations  spéciales  pour  le  bien  de  la  société,  III,  443, 444; 
le  prêtre  doit  solenniser  chaque  année  l'anniversaire  de  son  ordi- 
nation, VI,  372  ;  dignité  et  pouvoir  du  prêtre,  374;  les  fidèlfê 
s'associent  avec  joie  à  la  célébration  de  l'anniversaire  demi-séco- 
laire  de  l'ordination  d'un  prêtre,  375;  union  de  prières  en 
faveur  des  prêtres  défunts  dans  le  diocèse*  de  Poitiers,  V,  2î0, 
221  ;  prêtres  âgés  ou  infirmes.  Voir  Caisse  de  retraite.  Clergé, 
Sacerdoce. 

PréTOBt-Sansac  (Antoine) ,  archevêque  de  Bordeaux ,  poitevin.  11 
préside  le  concile  provincial  de  4682,  VI,  447,  389. 

Prière.  Sa  vertu  réside  surtout  dans  la  foi  qui  la  dicte  et  qui  Tins- 
pire,  VIII,  28  ;  impuissance  de  la  prière  pour  le  salut  d'une  so- 
ciété résolue  à  se  passer  de  Dieu  ,  à  méconnaître  et  à  \ioIer  ses 
lois,  28,  29  ;  c'est  par  la  prière  des  saints  que  les  éfireuves 
sont  abrégées  en  ce  monde,  VU,  340  et  suiv. 

Elle  est  comme  la  respiration  religieuse  de  l'âme,  III,  498  ;  puis- 
sance de  la  prière.  V,  399,  400  ;  son  efficacité  unie  à  raumône^lV, 
.379,  380;  elle  esl  un  ;rrand  moyen  de  gouvernement  donné  au 
pape  par  Jésus-Christ,  il,  464  et  suiv.;  Dieu  n'accordeà  l'Église  des 
grâces  très-importantes  qu'eu  égard  aux  prières  de  ses  enfants, 
485  ;  elle  est  la  préparation  aux  grandes  actions  ;  elle  est  néces- 
saire pour  attirer  le  secours  du  ciel  sur  les  conciles;  exemple 
des  disciplos  dans  le  cénacle,  VI,  446,  447;  elle  est  hs  princifial 
devoir  des  chrétiens  en  toutr  temps,  mais  surtout  dans  les  temps 
obscurs  et  difficiles,  V,  483  et  suiv.;  elle  est  une  arme  toojoors 
sûre  de  la  victoire,  une  ressource  toiyours  vivante  pour  le  chré- 
tien ;  ses  effets  merveilleux  dans  les  diverses  calamités  du  monde, 
II,  459, 460;  développement  de  ces  paroles  des  livrée  saints  : 
Unus  orans,  et  unus  maledicens  ;  du  grand  nombre  d'hommes  qui 
ne  prient  pas,  VII,  64  et  suiv. 

C'est  la  prière  du  chrétien  qui  gouverne  le  monde^Il,  16i; 
elle  est  la  plus  active  et  la  plus  énergique  de  toutes  les  forces 
qui  résident  au  .sein  de  l'humanité,  III,  69  ;  elle  est  la  reine  da 
monde,  car  elle  prévaut  jusque  dans  les  conseils  célestes,  70;  si 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CGGLXI 

la  prière  se  taisait,  nous  serimis  bientôt  tëmotns  de  la  raine  de 
la  civllisatioo,  I,  30  ;  l'objet  de  nos  prières  doit  être  de  demander 
la  paix  et  le  maintien  de  la  doctrine  catholique^ II,  465  et  suiv.; 
nëcest^ité  de  la  prière  dans  tous  les  temps,  surtout  dans  le  temps 
où  la  patrie  est  en  danger,  VI,  604  ;  la  persévérance,  condition 
essentielle  de  Tefficacitë  de  la  prière,  prouvée  par  des  exemples 
des  livres  saints,  605,  606  ;  VU,  66  et  suiv. 

Lettre  pastorale  concernant  les  prières  publiques  indiquées  et 
les  indulgences  accordées  par  Pie  IX,  VII,  584  et  suiv.;  leur 
efiteacité  pour  le  salut  d'une  nation  lorsque  Tautorité  suprême 
demande  des  supplications  générales,  VIII,  4  ;  homélie  sur  l'ur- 
gence du  secours  divin  imploré  par  les  prières  publiques,  VUI,  8 
et  suiv.;  lettres  circulaires  qui  ordonnent  les  prières  publiques 
demandées  par  TAssemblée  nationale,  VII,  448,  464;  VUI,  4  et 
suiv. 

Prince.  Combien  est  funeste  l'immixtion  des  princes  dans  les  affai- 
res intimes  de  l'Église,  V,  4S9;  les  saints  se  sont  toujours  for- 
tement opposés  aux  princes  lorsqu'ils  oubliaient  leur  devoir  ; 
témoignage  de  saint  Augustin,  178,  479.  Voir  Roi. 

PriSGillieil,  Ili,  S89  ;  V,  356. 

Priaoa.  Elle  est  souvent  une  école  de  vices  ou  l'âme  qui  n*est 
encore  qu'efiOieurée  par  le  mal ,  perd  bientôt  toute  pudeur,  I, 
449  ;  elle  enfante  quelquefois  avec  le  secours  de  la  religion  des 
âmes  plus  fortement  trempées  que  celles  qui  sont  formées  dans 
les  familles  ou  les  écoles  publiques,  454  ;  la  présence  et  les  con- 
seils du  prêtre  produisent  toujours  du  fruit  dans  une  prison, 
149. 

Prisons  ceUnlaires.  Exposition  des  diverses  opinions  sur  l'oppor- 
tunité de  la  séquestration  et  de  l'isolement  des  détenus,  1,  448  et 
suiv.;  ce  nouveau  système  ne  peut  devenir  louab!e  et  fructueux 
qu'A  la  condition  que  la  visite  des  prisonniers  reviendra,  comme 
aux  anciens  jours,  une  des  piatiques  favorites  de  la  charité  chré- 
tienne, 629  ;  bénédiction  de  la  prison  cellulaire  de  Niort;  dis- 
cours, 627  et  suiv. 

Prisonnier.  Une  des  œuvres  de  miséricorde  qui  assurent  le  salut, 
c'est  la  visite  des  prisonniers,  I,  628  ;  partout  où  il  y  a  un  pri- 
sonnier, Jésus-Christ  y  est,  631  ;  dangers  pour  les  prisonniers 
convertis  et  rendus  à  une  société  indifférente  à  la  religion,  450 
et  suiv. 

Prolosiion  de  foi.  Obligation  pour  tout  prêtre  nommé  aux  fonctions 
ou  aux  dignités  ecclésiastiques  de  réciter  devant  l'évêque  ou  ses 
délégués  la  profession  de  foi  de  Pie  IV,  I,  536  ;  le  concile  de 
Bordeaux  exhorte  les  confesseurs  à  l'imposer  à  leurs  pénitents, 
1,536. 

Progrès.  L'Église  s'intéresse  aux  progrès  même  matériels  de  ce 
globe,  II,  459  ;  les  bienfaits  matériels  viennent  de  Dieu,  et  doivent 


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CGCUUI  TABLB  ANALTTIQOB. 

retourner  à  lui,  ¥11,456;  nëoeasité  delà  prière;  exemple  des 
gëaats  de  la  Bible,  détruits  pour  n'avoir  pas  prié,  I,  36,  37  ;  de 
la  diversité  de4  professions  nait  la  prospérité  des  pays,  jVIf,  158. 

Propagation  da  la  loi.  L'œuvre  ou  Tassociaticm  de  la  Propagation 
de  la  Foi  a  été  établie  pour  l'extension  de  FËvangile  après  la 
confiscation  des  biens  de  TÉglise,  Y,  539,  540. 

Prophètes.  La  vie  de  ces  hommes  est  on  drame  dont  le  dénouement 
est  presque  toujours  tragique;  le  baptôme  de  sang  est  insépa- 
rable de  la  mission  divine,  1, 49,  SO. 

Propriété.  Le  principe  de  la  propriété  est  un  des  ensmgnements 
de  la  religion  révélée,  1, 3S6;  l'Eglise  protectrice  de  la  propriété; 
sa  conduite  après  les  spoliations  de  la  révolution  pour  tranquil- 
liser la  conscience  des  acquéreurs,  3S4  et  suiv/;  la  propriété  la 
plus  sacrée,  la  plus  inviolable,  c'est  le  domaine  de  l'Église,  qui 
procure  l'indépendance  spirituelle  de  la  société,  SOS;  attaquer 
la  propriété  ecclésiastique  c'est  détruire  le  droit  de  la  propriété 
privée  et  séculière  ;  sentiment  de  Mgr  du  Lau,  archevêque  d'Aix, 
du  cardinal  Maury  et  de  Chateaubriand,  II,  350  et  suiv.;  ie  livre 
4e  M.  Thiers  sur  la  propriété,  354  ;  en  exhortante  donner,  l'Êgliae 
reconnaît  en  même  temps  le  droit  de  posséder,  96;  la  substitution 
de  Taumône  publique  à  l'aumône  privée  serait  Tatteinte  h  pins 
considérable  au  principe  de  la  propriété,  95, 96.  Foir  Socialisme. 

Prospar  d'Aquitaine  (saint),  Y^  13.  il  dit  que  Rome  devenue  le 
siège  de  saint  Pierre  s'assujettit  par  la  religion  ce  qu'elle  n'avait 
pu  subjuguer  par  les  armes,  II,  494 . 

Prôtastantisma.  Les  protestants  prétendent  que  les  catholiques 
.  détruisent  la  satisfaction  sacramentelle  par  la  concessioB  des 
indulgences,  III,  86  ;  selon  l'enseignement  des  chefs  du  protes- 
tantisme on  ne  doit  admettre  aucune  distinction  hiérarchique 
dans  le  peuple  chrétien,  439,440;  combien  le  ministère  des 
prêtres  est  difficile  et  ingrat  dans  les  paroisses  protestantes; 
fruits  de  Tassociation  de  Saint^Prançois-de-Sales  dans  le  diocèse 
de  Poitiers,  VU,  498,  499  ;  ils  n'admettent  pas  le  culte  de  la 
sainte  Vierge  ;  pourquoi  les  catholiques  l'admettent.  H,  St5,SI6  ; 
ils  nient  l'existence  du  péché  originel.  II,  934,  S3S;  la  victoire 
de  Moncontouret  la  prise  de  La  Rochelle  détruisent  les  espérances 
du  protestanlisme ,  557;  désastres  causés  dans  l'Église  eo 
France  par  les  protestants,  III,  389  et  suiv.;  il  est  plus  recon- 
naissable  par  son  esprit  de  négation  et  d'opposition,  que  par  ses 
doctrines  et  ses  pratiques,  I,  388,  389;  état  des  protestants 
sous  le  rapport  religieux  dans  le  Bas-Poitou,  III,  448,  449; 
variations  doctrinales  du  protestantisme,  conséquences  du  libre 
examen,  VU, 4 90  et  suiv.;  Pie  IX  invite  les  protestants  à  prendre 
occasion  du  concile  général  pour  se  rapprocher  de  l'unité,  VI, 
401.  Voir  Hérétiques. 

Pfovdhon,  nij  238.  Gondamnatioa  de  ses  erreurs  sur  la  nature 


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TABLB  ÀNALYTIQIIE.  GGGLIIH 

divine  par  le  concile  d*Agen,  Y,  56  ;  il  dit  que  la  théologie  eet 
au  fond  de  toutes  les  questions  contemporaines,  YIIL  89. 

Pmsse.  Mandement  qui  ordonne  des  prières  pudiques  à  l'occasion 
de  la  guerre  contre  la  Prusse,  YI,  595  ;  la  Prusse  a  été  dès  Ton- 
gine  le  péché  de  l'Europe  ;  son  érection  en  royaume  par  Frédéric  de 
Brandebourg  ;  protestation  de  Clément  ^I,  YU,  S6,  S7,  S8  ;  elle 
s'agrandit  aux  dépens  de  l'Autriche,  et  reprend  le  rôle  de  Tancien 
empire  d'Allemagne,  VI,  S42  ;  lettre  pastorale  au  si^et  de  là  paix 
conclue  entre  la  France  et  la  Prusse,  etc.,  YU,  434  et  suiv.; 
le  roi  de  Prusse  déclare  qu'il  n'a  été  avec  ses  alliés  que  l'ins- 
trument de  Dieu,  dans  ses  succès  contre  la  France,  3S2  ;  Pie  IX 
dans  son  allocution  du  23  décembre  1872  reproche  à  la  Prusse 
son  hypocrisie ,  ses  violences,  ses  persécutions  contre  l'Église 
catholique,  479;  elle  persécute  les  catholiques»  YIII,  40, 44, 
37  ;  Pie  IX  loue  le  cierge  et  les  6dèles  de  ce  royaume  de  mar- 
che^  sur  les  traces  de  leurs  évèques,  36,  37  ;  il  repousse  les  accu- 
sations de  Vempereur  d'Allemagne  contre  le  clergé  de  son 
empire,  39,  40. 

Psaumes.  Aucun  livre  ne  renferme  autant  de  philosophie^  de  con- 
naissance du  cœur  humain  et  de  véritable  politique,  que  le 
livre  des  psaumes;  saint  Louis  en  fait  le  sujet  continuel  de  ses 
méditations,  I,  54,  55. 

Pnye  (les  religieuses  de  La).  Lettre  circulaire  à  ces  religieuses  sur 
la  prospérité  de  leur  institut.  Y,  452  et  suiv.;  allocution  pro- 
noncée dans  la  cérémonie  de  la  consécration  de  l'église  de  la 
maison-mère  des  Filles-de-la-Groix,  YIII,  440  et  suiv.;  détails 
historiques  sur  cet  institut  et  sur  le  monastère  de  Saint-Martin 
de  La  Puye,  dépendant  autrefois  de  Tordre  de  Fontevrault,  444 
et  suiv.,  455. 

Puy-Saint-Bonnet  (paroisse  du).  Bénédiction  de  la  chapelle  de 
Notre-Dame-du-Ghéne-Rond  ;  allocution,  IV,  473  et  suiv. 

Pythagore.  Il  nomme  le  chiffre  sept,  le  chiffre  vierge,  III,  577. 


Quatrebarbes  (famille  des).  Origine  de  son  nom  ;  elle  descend  des 
sires  de  Montmorillon,  lY,  53;  YI,  484. 

—  (Bernard  de  Montmorillon  de),  YI,  484, 

—  (le  comte  Bernard  de),  lieutenant  d'artillerie  dans  l'armée 
pontificale;  son  éloge  funèbre  prononcé  en  l'éj^lise  du  petit* 
séminaire  de  Montmorillon,  VI,  483  et  suiv.;  innocence  de  s^ 
jeunesse  ;  il  entre  dans  l'armée  pontiBcale  après  la  défaite  de 
GastelGdardo  ;  sa  belle  conduite  à  Néroia  et  à  Monte-Rotoiidû 


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GGGLXIV  TABLE    ANALYTIQUE. 

OÙ  il  est  mortellement  blessé  ;  il  meurt  à  Rome,  487  et  suiv.;  ptr 
la  pureté  et  la  ferveur  de  sa  vie,  il  aurait  pu  être  le  modMe  des 
élèves  du  sanctuaire,  489. 

Quatrebarbea  (Théodore  de).  Il  est  nommé  gouverneur  d*Aiicdne; 
sa  capitulation  après  une  résistance  habile  et  courageuse,  VI, 
487;  chrétien  le  plus  chevaleresque  de  ce  temps,  il  lui  apparte- 
nait de  publier  les  œuvres  du  roi  René  d'Anjou,  S74,  Tl%, 

QQaanal.  Le  saint-siège  condamne  ses  propositions  coocemanl  la 
grâce,  11^  396. 

Qainat  (Bdgard).  Sa  doctrine  impie  sur  rËgiise,  III,  484,  ti7. 


R 


Rabelais  (François),  II,  72  ;  VI,  S89. 

Rablar  (Hippolyte),  curé  de  Saint-André  de  Niort.  Son  éloge;  ses 
travaux  pour  l'agrandissement  de  son  église,  VIII,  242,  243. 

Radegonda  (sainte),  reine  de  France,  I,  465  ;  II,  346,  549;  IV,  58 î 
VI,  34,  446,  480.  Homélie  prononcée  le  jour  de  sa  fôte  (4870) 
sur  le  rôle  de  la  sainte  dans  les  temps  de  guerre,  VI, 598  et  suiv.; 
triste  tableau  do  la  Thuringe,  patrie  de  sainte  Radegonde,  tracé 
par  elle-même,  599;  sa  grande  sollicitude  pour  fkire  cesser  It 
guerre  et  établir  la  paix  entre  les  princes,  600,  604  ;  la  renommée 
des  grands  saints  qu'avait  produits  le  Poitou  attire  cette  sain  le 
à  Poitiers,  483  ;  sa  grande  vénération  pour  les  reliques  des 
saints,  483,  484  ;  exposé  historique  des  démarches,  des  tribula- 
tions et  des  joies  de  sainte  Radegonde,  pour  obtenir  de  Tempereur 
de  Gonstantinople  et  recevoir'à  Poitiers  un  fragment  insigne  de 
la  vraie  Croix,  484^  485,  486,  487;  lettre  pastorale  qui  réclame 
le  concours  des  fidèles  pour  la  confection  d'un  reliquaire  de 
sainte  Radegonde,  I,  246;  II,  346  ;  son  culte  est  restauré,  VI, 
492  ;  extraits  de  son  testament  par  lequel  elle  recommande  son 
monastère  à  la  sollicitude  des  évèques,  A99,  500;  prière  i 
sainte  Radegonde,  504,  505;  la  plus  grande  partie  de  ses  reli- 
ques brûlées  par  les  hérétiques;  une  portion  insigne  conservée 
à  l'abbaye  de  Sainte-Croix  de  Poitiers^  I,  249;  combien  «fon 
culte  est  populaire  à  Lanneray,  diocèse  de  Chartres  ;  translation 
d'une  relique  de  la  sainte  dans  l'église  do  Lanneray  ;  détails  his- 
toriques sur  leséjourdc  la  sainte  reinodansce  lieu,  I,  380  et  suiv. 
Homélie  prononcée  en  la  fête  de  sainte  Rad^onde,  sur  les 
alliances  de  Dieu  avec  les  peuples,  VII,  285  et  suir.;  la  ville  de 
Poitiers  se  reconnaît  redevable  à  sa  protection  <le  n'avoir  pas 
connu  les  maux  de  la  guerre  civile  et  étrangère  (an.  4874;, 
294  ;  discours  adressé  dans  l'église  de  Sainte^Radegonde  de  Poi- 


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TABLE   ANALYTIQUE.  GOGLXV 

tiers  aux  pèlerins  de  Paris, le  47  août  4874  :  élal  des  esprits  sous 
le  rapport  religieux  et  politique,  VIII,  466  et  saiv.;  ëioge  de  sainte 
Radegonde,  détails  historiques  sur  sa  vie,  sur  ses  \ertus  et  sur 
son  culte,  ibid.  470  et  suiv.;  application  des  versets  8,  9,  40 
du  chapitre  de  la  Sagesse  à  sainte  Radegonde,  474  ;  explication 
de  trois  antiennes  de  l'office  de  sainte  Radegonde  dans  lesquelles 
l'Église  célèbre  son  humilité,  170,  471,  472  ;  son  autour  pour 
les  reliques  de  la  vraie  croix,  470,  474. 

Raison.  Conséquence^  de  TaSaiblissement  de  la  raison  par  la  chute 
du  premier  homme,  II,  394  et  suiv.;  Tusage  de  la  raison  se 
trouve  nécessairement  à  la  base  de  tout  acte  de  foi,  III,  484; 
pourquoi  le  chrétien  donne  la  prééminence  à  la  foi  sur  la  raison, 
485  ;  vrai  sens  de  cette  proposition  :  Fusagede  la  raison  précède  la 
foi  ;  doctrine  du  concile  de  Périgueux^  488  et  suiv.;  la  simple  raison 
ne  peut  pas  conduire  au  salut,  II,  359;  l'indépendance,  l'éman- 
cipation de  ta  raison  ;  maxime  du  philosophe  naturaliste,  375; 
la  raison  n'a  guère  que  des  paroles,  elle  s'amuse  et  s'épuise  en 
de  vagues  conceptions,  I,  236. 

Exposition  de  la  doctrine  du  concile  du  Vatican  sur  les  rap- 
ports de  la  foi  avec  la  raison  ;  définition  de  la  puissance  de  la 
raison,  VII,  243,  244;  par  sa  définition  le  concile  du  Vatican 
venge  les  droits  de  la  raison  méconnus  par  le  naturalisme,  246; 
dd  la  foi  et  de  la  raison  ;  distinction  de  deux  ordres  de  con- 
nai<»sance;  doctrine  du  concile  du  Vatican,  249;  la  raison 
éclairée  par  la  foi  peut  faire  de  grands  et  utiles  progrès  dans 
l'intelligence  des  vérités  révélées,  243,  244;  elle  n'arrive  cepen- 
dant jamais  à  la  démonstration  rigoureuse  de  ces  vérités,  244, 
345;  la  raison  et  la  foi  ne  peuvent  jamais  se  contredire  réelle- 
ment, 246  ;  en  cas  de  conflit,  la  raison  doit  être  soumise  à  la  foi, 
par  conséquent  à  l'Église,  247,  248;  accord  de  la  foi  et  de  la 
raison  ;  juste  liberté  de  la  science,  justes  limites  qu'elle  ne  doit 
pas  franchir,  249, 250  ;  la  foi  à  la  parole  de  Dieu  est  commandée 
par  la  raison  elle-même,  223. 

Rationalisme.  Selon  l'enseignement  rationaliste,  il  existe  deux 
voies  parallèles  qui  conduisent  également  au  bonheur  éternel, 
ce  sont  la  raison  et  la  foi,  II,  359  ;  le  rationalisme  fait  semblant 
de  respecter  le  christianisme,  mais  il  le  détruit  ;  son  Dieu,  son 
Christ  ne  sont  plus  le  Dieu  et  le  Christ  des  chrétiens,  368  ;  c'est 
en  vain  que  les  rationalistes  prétendent  être  purement  philo- 
sophes; ils  attaquent  les  conséquences  de  la  révélation  et  même 
son  existence,  373  et  suiv.;  les  vertus  naturelles  ne  sont  pas  de 
fausses  vertus^  mais  elles  ne  sont  pas  capables  de  nous  conduire 
à  notre  fin  qui  est  surnaturelle,  380,  384  ;  cette  fin  surnaturelle 
n*est  pas  facultative,  elle  nous  est  imposée  par  Dieu  lui-même,  et 
ce  n'est  pas  à  nous  de  demander  à  Dieu  ses  raisons,  383  ;  doctrine 
de  saint  Augustin,  concernant  ces  vérités  catholiques,  389, 


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eGGLXVI  TABLE  ANALYTIQUE. 

Le  rationalisine  laisse  la  foi  au  clergé  et  se  retranche  dans  ia 
philosophie  larqae  ;  inanité  de  cette  distinction,  lU,  4  3S;  con- 
troverse sur  ce  point  avec  un  écrivain  philosophe  ;  un  lalqae  est 
sujet  de  l'Église,  et,  ne  le  fût-il  pas,  il  devrait  rechercher  s'il  y 
a  un  ordre  surnaturel  ;  il  ne  lui  serait  pas  permis  de  rester  dans 
le  rationalisme,  435  et  suiv.;  les  rationalistes  vealeai  que  le 
christianisme  et  la  philosophie  soient  deux  choses  indépendantes 
l'une  de  l'autre, 4 48  et  suiv.;  combien  est  fausse  la  philosophie 
qui  nie  d'abord  que  Dieu  ait  parlé  directement  à  rhonune, 
463;  elle  est  distincte  de  la  théologie,  mais  son  rôle  est  d'y 
préparer  l'esprit  de  l'homme,  459;  la  raison,  par  elleHOdème,  ne 
peut  arriver  qu*à  une  lumière  très-incomplète,  et  encore,  pour 
l'atteindre,  elle  touche  malgré  elle  sans  cesse  à  la  foi,46S; 
enfin  la  raison  révoltée  contre  la  foi  est  impie,  166  et  suiv.;  le 
rationaliste  se  ferme  à  lui-même  tout  rapport  avec  FÉgtise; 
doctrine  de  Jules  Simon  et  d*Edgard  Quinet  sur  ce  point;  cette 
philosophie  indépendante  est  anti -rationnelle,  468  et  suiv.;  la 
raison  est  dans  son  rôle  quand  elle  se  persuade  par  raison- 
nement qu'elle  doit  croire,  mais  elle  sera  toujours  inférieure 
.  à  la  foi  ;  celle-ci  est  un  don  de  Dieu,  tandis  que  la  raison  est 
naturelle  à  Thomme,  48t;  doctrine  du  concile  de  Périgneuz  sur 
Ce  point,  488;  Fémanclpation  que  la  pensée  se  donne  à  notre 
époque  ne  justifie  pas  les  rationalistes  devant  la  raison  éternelle; 
devoirs  des  pasteurs  de  les  en  faire  souvenir  ;  discours  de  saint 
Augustin  sur  ce  sujet.  488  et  suiv.;  sentiment  de  Bossuet  dont 
les  rationalistes  invoquent  l'autorité  en  faveur  de  la  philosophie 
indépendante,  499  et  suiv. 

Jugement  du  concile  de  Périgueux  sur  le  rationalisme; 
comment  la  religion  naturelle  que  prônent  les  philosophes  est 
sitréminemment  contenue  dans  TÉvangile,  S45  et  suiv.;  le  livre 
des  Études  religieuses  de  Renan  contient  le  rationalisme  à 
sa  plus  haute  expression  ;  selon  lui ,  toute  religion  qui  se  dit 
révélée  est  par  là  même  convaincue  de  fausseté,  S39  et  suir.; 
doctrine  de  M.  Cousin,  anéantissant  l'incarnation^  11,346  et 
suiv.;  III,  247  et  suiv.;  le  rationalisme  est  de  nos  jours  le  pre- 
mier et  le  plus  grand  ennemi  de  TÉglise,  III,  255  ;  dangers  des 
transactions  avec  cet  adversaire,  259  ;  Dieu  a  toujours  plutôt  agi 
sur  les  esprits  par  les  miracles  que  par  le  raisonnement^  29S. 

Le  rationalisme  enfante  l'amour  de  soi-même,  la  passion  de 
s'élever,  II,  446;  il  commence  par  nier  la  chute  originelle,  et 
de  là  il  passe  à  toutes  les  monstruosités,  à  l'égalité  des  eondi- 
tiens,  au  partage  des  biens,  à  Témancipation  de  la  chair,  à  la 
souveraineté  de  la  raison;  le  dogme  de  l'immaculée  conception 
contient  une  réponse  à  ces  erreurs,  226  et  suiv.;. 239  et  suiv. 

Il  a  été  condamné  d'avance  par  saint  Hilaire,  I,  476  ;  le  senl 
remède  est  la  soumission  à  la  foi,  479  ;  condamnation  du  rafio- 


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TABtB    ANALtrtQttt.  CGCLXVn 

naKsme  par  le  aaint-siëge ,  par  le  Syliabos,  par  le  concile  de 
Bordeaux,  II,  356  et  suiv.;  Y,  34S,  443. 

Ravignaii  (te  Père  de].  Paroles  adressëosi  au  P.  de  Ravignan  on 
présence  dé  la  conférence  de  Saint- Yincent-de-Paul,  I,  480  ;  il 
proche  à  PoitierB  le  panégyrique  de  saint  Hilaire,  484. 

Rajrneral  (de],  ambassadeur  à  Rome.  Ëloge  de  son  rapport  sur 
l'administration  civile  des  États  du  pape;  ce  rapport  est  une 
apologie  complète  du  règne  de  Pie  IX,  iV,  434,  437,  546, 

Recofuuisaaiuie.  Instruction  pastorale  sur  le  devoir  de  la  recon- 
naissance (carême  4868),  YI,  466  et  suiv.;  le  cours  des  grâces 
célestes  est  arrêté  par  Toubli  de  l'homme  à  reconnaître  les  bien- 
faits de  Dieu,  466;  notre  reconnaissance  doit  s'étendre  aux  biens 
accordés  à  tous  les  hommes,  467;  passages  de  Tallocution  ooa- 
sistoriale  de  Pie  IX^  rendant  grâces  à  Dieu  de  la  victoire  de 
Montana  et  de  Monte-Rotondo,  474  et  suiv» 

R«iMinii  (le  cardinal].  Lettre  sur  Tœuvre  de  rassociation  de  la 
Sainte-Bnfanoe,  III,  257. 

RèUflraz.  Tableau  des  vertus  pratiquées  dans  les  monastères,  lit, 
639  et  suiv.;  les  religieux  vivent  sous  la  protection  de  la  sainte 
Vierge,  Y,  42  ;  les  pasteurs  ont  toujours  senti  le  besoin  de  s'aider 
de  lears  prières.  II,  62  ;  l'Église,  qui  subsiste  par  la  hiérarchie, 
subsiste  aussi  par  la  prière  des  âmes  vouées  à  la  pratique  des 
conseils  évangéliques,  Y,  42;  si  on  ne  sait  pas  apprécier  ce 
qu'est  l'état  monastique  dans  le  christianisme,  on  n'a  pas  la 
clef  de  la  doctrine  ni  de  l'histoire,  YI,  333  ;  ne  pas  aimer  et 
estimer  les  religieux,  c'est  abandonner  les  grandes  traditions  de 
répiscopat  catholique  ;  cesser  de  les  prot^er,  c'est  être  cou- 
pable ôe  trahison  envers  l'Église,  II,  407  ;  encyclique  de  Pie  IX 
aox  généraux  d'ordre;  il  invite  le  clergé  régulier  à  vivre  dans 
une  étroite  union  avec  le  clergé  séculier,  YI,  364  ;  le  concile  de 
Périgueux  rend  des  actions  de  grâces  à  Dieu  de  l'accroissement 
des  religieux,  et  déclare  qu'on  doit  respecter  les  privilèges  que 
l'Église  leur  a  accordés,  Y,  583  ;  décret  du  concile  de  Poitiers  sur 
l'excellence  de  l'état  religieux,  YI,  365;  le  concile  de  Yienne  et 
celui  de  Trente  lancent  l'excommunication  contre  les  clercs  et  les 
religieux  qui  contracteraient  mariage,  VII,  437,  488. 

Lettre  de  Pie  IX  au  cardinal  secrétaire  d'État  à  propos  du 
projet  de  suppression  des  ordres  religieux  à  Rome,  YIl,  432  et 
suiv.;  lettre  au  président  de  la  république  janvier  1873)  au 
sujet  du  projet  de  loi  du  gouvernement  italien  contre  les  cor- 
porations religieuses,  486  et  suiv.;  lettre  des  supérieurs 
généraux  des  ordres  religieux  aux  évêques  de  la  catholicité 
pour  les  remercier  d'avoir  défendu  leur  cause,  566,  567;  né- 
cadAité  pour  le  pape  d'avoir  auprès  de  lui  les  divers  centres 
de  ces  corporations,  486  et  suiv.;  haine  de  satan  contre  les 


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GGGLXVin  TABLE  ANALYTIQUE. 

religieux  ;  ils  sont  expulsés  de  Rome  par  les  piërnoolais,  Vin , 
32,  33. 

Religion.  Vouloir  un  peu  de  religion  est  impossible  ;  en  cette 
matière  tout  ou  rien,  I,  458;  IIÎ,  347;  le  surplus  d'obligation 
que  la  religion  révélée  impose ,  n*est  rien  en  comparaison 
de  l'abondance  des  secours  qu'elle  procure,  V,  445  ;  douce^  tran- 
quille, elle  enfante  cependant  des  actes  héroïques,!,  140;  elle 
ne  doit  pas  être  une  chose  accessoire  et  un  pur  moyen,  mais  le 
premier  et  le  plus  grand  bien  de  la  société,  607;  on  ne  doit  pas 
la  réduire  à  être  l'auxiliaire  de  Tégorsme  et  de  la  TOloplë, 
608  ;  la  religion  qui  n'a  pas  ses  racines  jetées  dans  toutes  les 
parties  de  rintelligence  humaine,  ne  saurait  subsister,  IT,  135; 
la  vertu  de  religion  est  la  conscience  de  Dieu  présent,  l'hommage 
à  sa  suprême  puissance,  le  recours  à  sa  bonté,  I¥,  S78  ;  la  reli- 
gion sait  eflbcer  les  malheurs;  elle  sait  aussi  les  prévenir,  I,  34; 
elle  sait  que  le  Dieu  qu'elle  annonce  est  le  Dieu  des  sciences,  elle 
est  toujours  prête  à  bénir  les  conquêtes  de  Thumanité  quand 
celle^i  ne  veut  pas  s'en  servir  contre  Dieu,  93  ;  elle  aime  à 
bénir  toute  œuvre  populaire  qui  tend  à  procurer  du  souiagem^it 
aux  pauvres,  m,  377  ;  destinée  à  rattacher  le  ciel  à  la  t^re,  elle 
ne  s  effraie  pas  des  perfectionnements  naturels  dont  ce  globe 
périssable  est  susceptible,  II,  458,  459  ;  la  vraie  politique,  |as 
plus  que  la  vraie  science  et  la  vraie  philosophie,  ne  saurait 
être  en  opposition  avec  la  vraie  religion,  513;  à  quoi  doit-on 
attribuer  une  certaine  tendance  des  esprits  vers  la  religion;  c« 
qui  empêche  ces  esprits  d'atteindre  le  terme,  II,  346  et  suiv.; 
les  offrandes  en  faveur  du  maintien  du  pouvoir  temporel  du 
saint-^iége  ressortent  de  la  vertu  de  religion,  parce  qu'elles  se 
rapportent  directement  à  la  cause  du  Fils  de  Dieu,  III,  641,  643. 
Religion  domestique  :  voir  Famille. 

Religion  aatnrolle.  Erreurs  de  M.  Jules  Simon  sur  la  religion 
naturelle,  III,  SI 5  et  suiv.;  exposition  de  la  vraie  doctrine  par 
le  concile  de  Périgueux,  S17,  S18;  la  religion  naturelle  existe 
tout  entière  dans  le  christianisme  et  n'existe  que  là,  t%\  et 
suiv.;  livrés  à  eux-mêmes,  les  hommes  n'observent  pas  la  reli- 
gion naturelle;  preuves  tirées  de  l'histoire  du  paganisme,  tS4; 
Jésus- Christ  est  venu  nous  instruire  de  nos  devoirs  naturels,  Sîl 
et  suiv.  Voir  Naturalisme,  Nature. 

Reliques.  G'e^t  un  usage  de  l'Église  catholique  de  ne  consacrer 
aucun  temple  sans  y  placer  les  reliques  de  quelques  saints,  1, 
375;  YIII,  117;  exposition  des  antiennes  qu'on  chante  à  la 
procession  des  reliques,  le  jour  de  la  dédicace  d'une  église. 
118,  119;  la  reconnaissance  nous  porte  à  les  honorer  ; 
elles  sont  une  puissante  protection  pour  les  lieux  qui  les  conser- 
vent, témoignage  de  Benoit  XIV,  VI,  481  ;  dessein  de  Dieudanâ 
le  déplacement  des  reliques  des  saints;  fruits  merveilleux  qu'elles 


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TABLE  ANiLLYTIQUE.  GGGLXIl 

opèreat  dans  les  lieuiL  où  elles  revoivenl  Thospitalitë,  lU,  148  et 
suiv.;  la  possessioQ  du  culte  readu  à  des  reliques  est  un  litre 
solide  qui  ne  saurait  èire  détruit  que  par  des  preuves  évidentes  ; 
témoignage  de  dom  Mabillon,  IV^  560  ;  l'usage  permet  de  donner 
aux  objets  qui  ont  reposé  sur  un  sépulcre  saint,  ou  sur  une 
cMsse  miraculeuse,  le  nom  de  relique,  lY,  554;  translation  des 
reliques.  Voir  Cbarrouxi  Émilien  (saint),  Latuin  (saint),  Rade- 
goude  (saillie),  Theudos:e  (sainte). 

Rémi  (saint),  évêjue  de  Reims,  I,  89;  IU«  5S2.  Il  meurt,  comme 
saint  Uilure,  le  jour  octave  de  l'Epiphanie,  VI,  131. 

Rémusat  (Charles  de).  Son  sentiment  sur  le  sensualisme  contempo- 
rain, V,  463;  il  parle  peu. convenablement  des  récents  conciles 
provinciaux  des  Gaules,  lïl,  454,  455. 

Renan  (Eruest).  Erreurs  contenues  dans  son  livre  intitulé  :  Études 
(l'Histoire  religieuse^  111,  459,  239  et  sui\.,  663;  condamnation  de 
son  livre  Vie  de  Jésus;  exposition  et  réfutation  de  sa  doctrine 
impie,. V,  212  et  suiv.;  il  nie  l'authenticité  des  écrits  de  saint 
Jean  rË\angéiisle,  309,  340,  344,  342. 

Rendu  >£.).  Son  livre  intitulé  :  la  Souveraineté  pontificale  et  V Italie^ 

IV,  517,  548. 

Renoncement.  Instruction  pastorale  sur  Tesprit  de  renoncement 
et  (Je  sicriûce,  I,  590  et  suiv.;  le  chrétien  doit  imiter  Jésus- 
Christ  qui  a  été  pauvre  et  souffrant,  594  ;  exemple  des  premiers 
chiéiiens  et  des  Pères  des  déserts,  593  et  suiv.;  la  loi  du  sacri*' 
ùce  prévalut  longtemps  au  milieu  de  la  société  chrétienne  sur  la 
l(^  d'intérêt  et  sur  les  sens,  597  et  suiv.;  la  plus  grande  plaie 
de  nos  sociétés  chrétiennes,  ce  sont  les  mœurs  profanes,  effémi- 
nées, 600  et  suiv.;  les  ennemis  de  la  croix,  605;  la  fin  dernière 
des  hommes  de  notre  siècle,  c'est  la  jouissance,  la  possession,  le 
développement  de  l'industrie,  607  et  suiv.;  les  enlants  se  for- 
ment sur  les  exemples  des  pères;  le^  femmes  en  trop  grand 
nombre  oublient  la  gravité  des  mœurs,  648. 

RéproiiTés.  Exposition  de  la  doctrine  du  concile  de  Périgueux  sur 
réterniié  des  peines  des  réprouvés,  II,  233  et  suiv.;  ce  qu'on 
doit  penser  de  la  mitigalion  et  de  Tintensité  de  leurs  supplice«, 

V,  458,  459. 

Retour  à  Dieu.  Lettre  pastorale  sur  le  retour  à  Dieu,  considéré 
comme  devoir  de  tous  les  hommes  qui  ont  intérêt  à  la  conserva- 
tion de  l'ordre,  1,  438  et  suiv.;  tes  vices  de  la  société  moderne 
sont  le  hideux  écoulement  de  ses  doctrines,  438;  le  retour  à 
Dieu  peut  seul  nous  sauver;  comment  une  nation  peut-elle  re- 
venir à  Dieu?  par  la  conversion  des  personnes  les  plus  influentes, 
4  31^,  440  et  suiv.;  l'apostolat  des  hommes  du  siècle,  sans  la  foi 
et  i*exempie  pratiques,  ne  saurait  être  béni  de  Dieu,  445  et 
suiv.;  pour  ramener  les  peuples  à  la  religion,  il  faut  que  ceux 
qui  sont  à  leur  tête  soit  par  Tjiutorité,  soit  par  leur  fortune,  re- 
T.  viii.  24* 


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GGGLXX  TABLE   ANALYTIQUE. 

vieDDent  à  Dieu  sincèrement,  etc.,  454  et  8oiv.;  tableaa  de 
rétat  de  la  société  à  l'époque  du  concile  de  Bordeaux  ;  mouve- 
ment religieux  qui  s'opérait  dans  toutes  les  classes,  S37,  S3S, 

Retraite.  Nécessité  des  retraites  ecclésiastiques  ;  fruits  qu'en  reti- 
rent les  bons  prêtres,  ¥,  240,  244.  Voir  au  mot  Synode  le> 
entretiens  avec  le  clergé  après  les  exercices  de  chaque  retraite. 

Rérélation.  Doctrine  du  concile  du  Vatican  sur  la  révélation 
surnaturelle  faite  à  Thomme  par  Dieu,  VU,  247;  elle  a  secondaire- 
ment pour  objet  plusieurs  v^ités  même  de  Tordre  naturel; 
mais  son  objet  essentiel  est  surnaturel  ;  doctrine  do  concile  du 
Vatican,  249,  220;  erreurs  des  philosophes  contemporaios 
sur  ia  révélation  divine  ;  ils  prétendent  égaler  la  science  et  la  rai- 
son à  la  révélation,  etc. ,  II,  374, 375  ;  elle  est  contenue  dans  l'Écri- 
ture sainte  et  la  tradition  ;  le  concile  du  Vatican  renouvelle  les  dé- 
clarations du  concile  de  Trente  touchant  cette  vérité ,  VU,  tt^  ; 
celui-là  est  antechrist  qui  nie  la  révéla libn  des  saintes  Écritures, 
etc.,  IV,  585  ;  elle  est  le  flambeau  de  la  philosophie,  m,  457;  le:^ 
attaques  de  ses  adversaires,  loin  de  TobiBCurcir,  servent  plutôt  à 
réclaircir,  VI,  562  ;  conséquences  qui  découlent  de  l'examen  des 
faits  historiques  de  la  révélation,  surtout  de  celui  de  l'incarna- 
tion du  Verbe,  III,  458;  de  la  révélation  privée  sous  la  loi  nou- 
velle; elle  n'a  d'autorité  qu'autant  qu'elle  est  reconnue  par 
l'Église,  V,  424,  412,425. 

RèTolotion.  Ses  prétentions,  son  but,  son  dc^me;  pourquoi  le  chri^ 
tianisme  seul  peut  ia  dompter,  VIII,  88,  89  ;  application  de  l'his- 
toire de  Nabuchodonosor  au  génie  révolutionnaire  de  nos  jours, 
V,  404,  405;  Goliath,  figure  de  la  révolution,  559;  la  mission 
qu'elle  s'adjuge,  c'est  l'anéantissement  du  christianisme  public, 
de  l'orthodoxie  sociale,  6,  7;  conséquences  de  ses  principes  « 
489  ;  elle  a  subjugué  avec  une  effrayante  rapidité  presque  tout  à 
son  empire  ;  elle  a  la  puissance  de  la  béte  de  i' Apocalypse,  ni« 
546;  comprimée  par  une  force  redoutable  au  sein  des  grandes 
nations,  elle  a  dirigé  ses  batteries  contre  les  petits  États,  sortoot 
contre  Rome,  II,  527  ;  la  révolution  trouve  son  appui  dans  la 
masse  d'hommes  tièdes  et  flottants,  111,  43  ;  son  but,  comme  celoi 
de  l'islamisme,  est  de  détruire  la  religion  de  Jésus-Christ,  643, 
644. 

Des  gages  sont  donnés  de  la  part  de  la  puissance  publique  avx 
aspirations  révolutionnaires,  III,  43  ;  complicité  du  gouvememeitt 
impérial  avec  la  révolution  et  les  sociétés  secrètes;  triomphe 
de  la  révolution  annoncé,  IV,  322 ,  323  ;  V,  404  ;  elle  tient  le 
Vatican  assiégé,  VII,  506  ;  la  France  possédée  de  Fesprit  révo-  j 
Itttionnaire,  VIII,  48  et  suiv.,  88;  état .  révoiatiomuûre  :  Ton 
bâtit,  l'autre  renverse,  VU,  58  et  suiv.;  les  forfaits  de  la  révo-  i 
lution  à  Paris  (4874),  VU,  454  et  suiv.;  la  philosophie  naturaliste 
invoque  les  principes  de  89  pour  la  liberté  des  croyances,  III. 


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TABLE    ANALYTIQUE.  GGGLXXI 

488,  492,  193,499,207,524,535;  belle  parole  concernant  la 
révolution  de  89  et  de  93^,  VIIÏ,  460,  461;  maux  de  l'Église  de 
France  penditnt  la  révolution  de  93,  FI,  627  et  suiv.;yi,  542,  543  ; 
quel  a  été  jusqu'ici  le  sort  des  gouvernements  qui  ont  professé 
les  principes  de  89,  III,  647  ;  efforts  suprêmes  de  la  révolution 
pour  les  introduire  dans  les  États  de  l'Église,  424. 
Reynand  (Jean),  auteur  du  livre  :  Ciel  et  terre^  dont  le  concile  de 

Périgueux  a  condauiné  les  erreurs,  III,  228  et  suiv. 
Richeliaa  (le  cardinal  de),  I,  252  ;  11,  593.  Il  est  doublement  poite- 
vin, 557;  il  dit  que  le  grand  art  de  la  politique,  c'est  de  négo- 
cier loujours,  23. 
Richer,  archevêque  de  Sens,  H,  323. 

Riches.  La  condition  des  riches  a  ses  écueils;  et  si  le  malheur 
conduit  lésâmes  faibles  au  vice,  la  fortune  renferme  encore  plus 
de  dangers,  I,  44;  combien  le  temps  du  jubilé  est  favorable  pour 
la  conversion  des  chrétiens  avantagés  dos  biens  de  ce  monde, 
427,  489  et  suiv.;  TÉvangile  est  le  traité  de  paix  entre  les  riches 
et  les  pauvres,  44  ;  on  oppose  au  précepte  de  Taumêne  tes  néces- 
sités de  rétat  et  de  la  condition;  ce  qu'il  faut  penser  de  cette 
prétendue  nécessité,  II,  645  et  suiv.;  du  bon  usage  des  richesses, 
V,  540,  541.  Voir  Aumônes. 
Riganlt  [J.].  Réfutation  de  ses  erreurs  sur  lés  vertus  naturelles, 

II,  379,380,  381,  394. 
Robert  d'Arbriesel  (le  B.},  fondateur  de  Fontevrault,  H,  553,  563, 

576;  VI,  324;' VIII,  442,448,  449. 
Robert^  roi  de  France.  Il  compose  des  hymnes  en  Thonneur  de 

Marie  et  des  Saints,  II,  285. 
Rocca.  Il  enseigne  ce  que  Ton  doit  entendre  par  le  mot  insigne 

lorsqu'il  s'agit  des  reliques  de  la  vraie  Croix,  VI,  482. 
Rochelle  (concile  de  La).  Voir  Concile. 

Rochejaqaelein  (Auguste  du  Yergier  comte  de  La),  général,  II,  636. 
Son  éloge  funèbre  prononcé  à  la  cérémonie  de  ses  obsèques  dans 
l'église  de  Saint- Aubin-Baubigné,  VI,  ^64  et  suiv.;  il  est  la  per- 
sonnification de  tout  le  passé  de  la  Vendée;  ses  campagnes  de 
Russie  et  de  Portugal,  265,  266  ;  sa  franchise,  sa  religion,  267  ; 
pourquoi  il  refuse  de  prêter  un  second  serment;  son  éloignement 
pour  le  libéralisme,  268  ;  son  zèle  à  assister  tous  les  jours  à  la 
sainte  messe,  ses  pieux  sentiments  à  ce  sujet ,  270,  274  :  sa 
piété  dans  la  réception  des  sacrements  de  pénitence  et  d'eu- 
charistie, 272 ,  273  ;  ses  largesses  envers  les  pauvres,  273  ;  com- 
ment il  pratiquait  l'exercice  de  la  chasse  et  de  réqaiCetion;  sa 
fidélité  à  l'observance  des  jeûnes  et  do  l'abstinence  eo  tout  temps, 
273  et  suiv.;  il  applaudissait  au  courage  du  saint-si^e;  sa 
par£iite  docilité  à  l'enseignement  de  TÉglise ,  280  ;  comment 
on  peut  lui  appliquer  les  parole^  de  Simon  Machabée  mourant 
(t   Mach.  it^ui,  a,  ^},  277  et  suiv.;  sa  mort  accompagnée  des 


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GCGLXXU  TABLE  ANALYTIQUE. 

sentiments  de  la  plus  grande  foi,  28 1  ;  combien  sa  présence  don- 
nait de  (ustre  aux  fêtes  de  la  Vendée,  VIII,  590. 

Rochejaqaelein  (Henri  de  La),  i 'Achille  de  la  Vendée,  le  preux  par 
excellence  ;  sa  mort,  II,  636,  640,  641  ;  VU,  265. 

Rochejaqaelein  (Henri,  marquis  de  La).  Paroles  prononcées  à  ses 
obsèques  dans  Téglise  de  Saint-Aubin -Baubigné,  VI,  35. 

Rochejac[aelain  (Victoire  de  Donnissan,  marquise  de  La).  Son  oraison 
funèbre.  II,  613  et  suiv.;  elle  passe  sa  jeunesse  à  la  cour,  626; 
la  révolution,  627  et  suiv.;  la  guerre  de  la  Vendée,  630  et  suiv.; 
conduite  héroïque  de  Madame  de  La  Rochejaqueleia  petodanl 
cotlH  guerre,  637,  638;  ses  vertus  privées  après  fa  suerre;  elle 
écrit  ses  mémoires,  638  et  suiv.;  elle  transmet  aux  évèques  de 
Poitiers  la  jouissance  delà  chapelle  de  Notre-Damede  Beaucbéne, 
V, 390. 

Notice  sur  ses  mémoires,  lue  à  la  séance  publique  de  la  société 
des  Antiquaires  de  l'Ouest,  VI,  283  et  suiv.;  est-elle  véritablement 
Tauleur  des  mémoire:^  qui  portent  son  nom,  284  ;  renseign^nents 
donnés  par  elle-môme  sur  leur  composition  et  sur  Ja  part  que 
M.  de  Barante  a  prise  à  leur  rédaction  et  à  leur  publication^ 
294  et  suiv.;  appréciation  de  ces  mémoires  par  quelques  célèbres 
écrivains,  304,  306. 

Rochemonteix  (J.  de),  vicaire  général  de  Poitiers.  Lettre  aa  clergé 
du  diocèic  à  l'occasion  de  sa  mort,  IV,  224  et  suiv. 

Rocheposay  [Henri  Chasteignerde  la),  évoque  de  Poitiers.  Son  épis- 
copat  est  fécond  en  œuvres  réparatrices;  il  est  le  défensear  de 
la  ville  pendant  les  troubles  de  la  Fronde  ;  il  a  pour  son  grand- 
vicaire  l'abbé  de  Saint-Cyran,  dont  les  erreurs  n'étaîeot  pas 
encore  connues,  II,  558  ;  il  rend  une  ordonnance  pour  le  réta- 
blissement de  Tadoration  de  la  vraie  croix  dans  l'église  du  mo- 
nastère de  Sainte-Croix,  VI,  492. 

Roger  (le  comte),  fondateur  de  Tabbave  de  Charroux,  I,  KS;  IIL 

'    387. 

Roi.  Devoirs  des  chrétiens  envers  les  princes  qui  remplisseo; 
eux-mêmes  leurs  devoirs  envers  Dieu  et  envers  TËglise,  V,  430; 
quand  la  religion  n'est  plus  la  modératrice  des  rois,  le  pouvoir 
s'érige  en  tyrannie,  VII,  379;  c'est  leur  devoir  de  dompter  la 
révolution,  IV,  7,  8;  châtiment  qui  attend  les  rofs  pré- 
varicateurs ;  exemple  de  David,  d'Ézéchia8,etc.,  VIII,  49  ;  portrait 
d'un  roi  vraiment  chrétien,  50  ;  l'indépendance  des  roîs  est 
fatale  à  leurs  intérêts  et  à  ceux  de  leurs  sujets,  IV,  25t  ;  le  rcù 
chrétiefi  ne  s'appartient  pas  lui-même;  pour  lui,  régner,  c'esl 
répandre  des  bienfaits,  I,  58  ;  étrange  puir^sance  des  monarques 
pour  la  vie  ou  la  mort  des  âmes  ;  TÉglise  n'a  régné  sur  les  nations 
qi)o  quand  elle  a  tu  pris  possession  du  cœur  des  rois«  VI,  U7. 
248  ;  prières  publiques  pour  Jes  princes  ;  conduite  de  TËgliseà 
cet  égard  ;  les  noms  des  rois  catholiques  sont  admis  au  canon  de 


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TABLE  ÀffÀLYTIQUE.  GGCLIXOI 

la  messe;  aniformitë  de  ces  prières  obligatoire  en  France,  DI, 
39  et  suiv.  Voir  Princes. 
Rollin  (Charles).  Il  dil  que  le  grand  service  que  la  philosophie 
rend  à  Thomine,  c'est  de  le  disposer  à  recevoir  tout  ce  que  lui 
enseigne  la  révélation,  III,  464, 162. 
RoUon,  chef  des  Normands.  Sa  défaite  attribuée  à  la  protection  de 

Notre-Danae  de  Chartres,  II,  274,  275. 
Romagnes  (les),  province  des  États  de  TÉglise.  Voya^^e  de  Pie  IX 
dans  cette  province,  ÏV,  22  et  suiv.;  lettre  pastorale  ai  sujet  de 
la  révolte  dé  cette  province,  111^  477  et  suiv. 
Romains.  Le  peuple  romain  a  été,  dans  les  divines  préordit.ations, 
appelé  à  remplir  le  rôle    principal,  dans  le  gouvernement  de 
rÉglise,  II,  504,  505  ;  ce  qui  excelle  dans  les  Romains,  c'est  cet 
esprit  patient,  persévérant,  conservateur   qu  ils  possèdent  an 
suprême  degré,  505. 
Rome.  Instruction  synodale   sur  Rome,  considérée  comme  siège 
de  la  papauté,  II,  466  et  suiv.;  elle  est  le  centre  de  TÉglise;  il 
importe  que  tout  converge  vers  ce  centre,  c'est  le  but  de  la 
réunion  des  évéques  autour  du  pape,  VI,  88;  rôle  de  saint  Pierre 
dans  rÉgiise  et  de  Rome  dans  le  monde,  U,  468,  469;  saint 
Pierre,  fondement  visible  de  l'Église  ;  témoignages  de  saint  Léon 
et  de  saint  Hilaire,  469  et  suiv.;  sens  profond  de  ce  passage 
d'isare  :  Voici,  dit  le  Seigneur,  que  je  poserai  dans  les  fondements 
de  Sion  une  pierre  éprouvée,  etc.;  application  de  ce  texte  à 
saint  Pierre,   473  et  suiv.;  privilèges  de  l'Orient  dans  l'ac- 
complissement des  mystères  de  l'ancienne  loi,  478   et  suiv.; 
Jésus-Christ  choisit  Rome  pour  la  capitale  de  son  empire  uni- 
versel; motifs  qui  ont  présidé  à  ce  choix,  482  et  suiv.;  elle  est 
prédestinée  de  Dieu  pour  être  la  capitale  du  christianisme  ;  né- 
cessité de  son  indépendance  et  de  la  possession  d'un  territoire 
également  indépendant ,  485  et  suiv.;  VII,  3« 9,  320  ;  pourquoi 
saint  Paul  veut  voir  Rome,  il,  428  et  suiv.;  Rome  au  temps  du 
grand  schisme  d*Occi«;ent  et  au  temps  moderne,  Vil,  408, 409;  ré- 
ponse aux  plaintes  .njustes  de  TOrient  contrôla  papauté  romaine; 
Rome   a   toujours  travaillé   et  travaille    encore   aux    intérêts 
matériels  et  spirituels  des  églises  d'Orient,  II,  495  et  suiv.;  réfu- 
tation des  objections  de  l'Occident  contre  le  gouvern»^ment  ponti- 
fical, 500  et  suiv.;  caractère  des  romains  modernes  très-propre 
à  la  mission  confiée  à  l'Église,  604  et  suiv.;   réponse  aux  re- 
proches contre   Tadministration  pontificale,  512  et  suiv.;  éloge 
de  l'administration  civile  des  Étals  du  pape  par  M.  de  R;iynevai, 
ÏV,  431, 437, 516  ;  la  civilisation  matérielle  et  le  j.n  grès  moderne 
en  vigueur  dans  les  États  du  pape,  518  et  suiv.;  V,  195;  Rome 
après  la  bataille  de  Montana  reste  toujours  le  point  de  mire  des 
envahisseurs  des  États  pontificaux,  VI,  168. 
Tableau  de  la  désolation  de  Rome  depuis  l'usurpation  pié- 


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CCCLXXIY  TABLE  ANALYTIQUE. 

moDtaise,  VII,  506  et  suiv.;  fidélité  de  toutes  les  clas««sde  la 
société  de  Rome  à  Pie  IX,  leur  souverain;  zèle  des  Romains  à 
prier  pour  le  pape,  513  et  suiv.;  Pie  IX  dénonce  à  la  catholicité 
les  attentats  des  Piémontais  contre  les  ordres  religieux  dans  la 
ville  de  Rome,  YIII,  32,  33  ;  importance  de  Tuniversité  gr^o- 
Tienne,  33,  34  ;  attachement  du  peuple  romain  à  Pie  IX,  VII,  512 
et  suiv.;  ses  sentiments  religieux,  VII.  514,  545;  basilique  de 
Saint-Pierre;  ses  prérogatives,  457  et  158;  la  basilique  de  La- 
tran  est  Téglise  épiscopale  du  pape  et  remporte  è  ce  titre  sur 
celle  de  Saint-Pierre,  557;  Vatican  [concile  du).  Voir  Concile. 
Le  souverain  pontificat  attaché  au  siège  épiscopal  de  la  \ille 
de  Rome  par  un  lien  indissoluble,  II,  509,  540;  protestation 
contre  l'envahissement  de  Rome  par  les  armes  italiennes  ;  les 
premiers  et  les  plus  puissants  complices  de  cet  attentat  déjà 
punis,  VII,  40,  44;  lettre  pastorale  portant  publication  de 
Tencyclique  du  pape  concernant  l'invasion  de  Rome  par  le 
gouvernement  piémontais,  VII,  36  et  suiv.;  le  palais  du  Vatican 
devient  la  prison  de  Pie  IX  depuis  l'occupation  de  Rome  par  les 
piémontais,  VII,  508,540;  Pie  IX,  dans  Fencyclique  du  24  no- 
vembre 4873,  montre  par  les  faits  la  fausseté  de  Taffirmatioa 
tant  répétée  que  la  soustraction  de  Rome  n'a  rien  enlevé  au 
pontife  romain  dans  l'exercice  de  son  pouvoir  spirituel,  VIII,  34 
et  suiv.;  Rome,  patrie  des  arts,  gardienne  des  chefs-d'œuvre  de 
l'antiquité,  II,  544,  524  ;  el!e  ne  connaît  pas  le  paupérisme,  516; 
appel  à  la  générosité  des  fidèles  pour  la  restauration  de  la 
basilique  de  Saint-Alexandre  à  Rome,  III,  65  et  suiv.;  discours 
prononcé  dans  l'église  de  S^int-Ândré  ddla  Valié  le  4  4  janvier 
4870,  jour  de  saint  Hilaire,  VI,  547. 

Rome  et  Jérusalem.  Cette  dernière  ville  sera  toujours  pour  les 
chrétiens  un  incomparable  souvenir;  mais  Rome  seule  est  pour 
eux  une  nécessité,  III,  643  ;  Jérusalem,  c'est  notre  histoire  ; 
Rome,  c'est  notre  vie  :^déveIoppement  de  cette  doctrine,  644  et 
suiv.;  Jérusalem  est  une  grande  relique;  Rome,  c'est  le  siège 
vivant  de  la  grâce  du  Christ,  la  tète  animée  de  l'Église,  le  centre 
doctrinal,  IV,  54.  Fotr  Iulie,  Papauté,  Pie  IX. 

Ronland,  ministre  des  cultes,  209.  Trois  lettres  à  ce  ministre,  con- 
cernant l'affaire  du  mandement  du  22  février  4864,  IV,  471» 2M, 
228;  lettre  au  même  à  l'occasion  de  la  circulaire  du  ministre  de 
l'intérieur  concernant  les  associations  chrétiennes  de  charité, 
IV,  318  et  suiv. 

Royauté.  Le  roi  trouvant  sa  joie  dans  l'exercice  des  droits  suprê- 
mes de  Jésus-Christ,  dans  l'œuvre  du  salut  des  hommes,  est  le 
modèle  de  la  vraie  royauté,  V,  483,  484  ;  le  caractère  sacerdotal 
n'est  pas  incompatible  avec  l'exercice  de  la  souveraineté  ci\ile 
légitimement  acquise,  III,  558  ;  la  royauté  pontificale  demeure  le 
type  et  Texemplaire  de  toute  royauté  et  de  toute  politique  chré- 


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TABLE   ANALYTIQUE.  CG(CLXXV 

tienne,  IV,  lS8  et  saiv.;  le  plus  bel  attribut  de  la  royauté,  c'est 
la  miséricorde,  V,  284. 
Rnpert,  abbé  de  Tordre  de  Saint-Benoit,  II,  493  ;  VU,  352. 11  ex- 
plique ces  paroles  de  saint  Jean  :  Vous  avez  le  diable  pour  père^ 

V,  44  ;  il  dit  qu'après  T Ascension  de  Jésus-Christ,  la  voix  de  Marie 
fut  pour  les  apôtres  la  voix  du  Saint-Esprit,  III,  464,  463;  que 
tous  tes  hommes  sans  distinction  sont  les  mendiants  de  Dieu,  III, 
647, 648. 

Rntilins,  poète,  ancien  préfet  de  l'empire  romain.  Ses  préjugés 
contre  la  religion  chrétienne^  VI,  554 . 

Rnaaie.  Après  avoir  étouffé  la  Pologne,  elle  ne  cesse  de  convoiter 
Constantinople,  VI;  242,  247;  pourquoi  le  schisme  est  un  mal  si 
radical  ;  résistance  héroïque  des  catholiques  ;  les  martyrs  Josa- 
phat,  archevêque  de  Poloczk,  et  André  Bobola,  II,  259  et  suiv.; 

VI,  84,  82. 


Sabbat.  La  loi  du  sabbat  a  Dieu  lui-même  pour  auteur;  son  origine, 
son  observation  par  les  juifs  ;  le  dimanche  lui  est  substitué  depuis 
Jésuii-Gbnst,  III,  348  et  suiv.,  588  ;  saint  Paul  déclare  que  le 
sabbat  n'est  pas  seulement  commémoratif  de  faits  historiques, 
mais  qu'il  est  surtout  figuratif  d'un  dernier  sabbat;  développe- 
ment de  cette  doctrine,  III,  572  et  suiv.  Voir  Dimanche. 

Sabinns,  grand-prêtre  idolâtre,  donne  son  nom  à  Savigny,qui,  de- 
venu la  propriété  des  évéques  de  Poitiers,  prend  celui  de  Savi- 
gny-l'Évêcau,  II,  424. 

Sacerdoce.  Le  caractère  du  prêtre  s'inforine  peu  à  peu  dans  l'âme 
par  de  premières  ébauches;  enfin  le  prêtre  apparaît  sacrificateur 
et  sanctificateur  comme  Jésus*Cbrist,  I,  284  ;  l'épiscopat  est 
le  complément  du  sacerdoce,  282;  le  deuxième  concile  de  Nicée 
exprime  le  rapport  entre  le  sacerdoce  et  les  livres  saints,  VII, 
467  ;  l'origine  et  l'objet  du  sacerdoce  sont  célestes,  377,  378  ; 
les  carrières  séculières  ne  se  rapportent  par  elles-mêmes  qu'à 
des  intérêts  matériels,  le  sacerdoce  au  contraire  a  pour  mission 
de  faire  remonter  tout  à  Dieu,  47  et  suiv.;  deux  pouvoirs 
constituent  le  sacerdoce,  l'un  s'exerce  sur  le  corps  naturel  de 
Jésus-Christ  et  l'autre  sur  son  corps  mystique,  VI,  373  ;  le  sa- 
cerdoce chrétien  est  soutenu  par  une  assistance  continue  et  pa? 
une  présence  journalière  de  Jésus-Christ  en  lui,  IV,  687  ;  V,  520, 
524  ;  pourquoi  Dieu  l'a-t-il  confié  aux  hommes,  et  non  aux  anges, 
IV,  17  et  suiv.;  il  a  le  dépôtde  la  vérité  qu'il  doit  garder  surtout 


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GGCLXXVI  TABLE   ANALYTIQim. 

quand  elle  est  attaquée,  V,  373  et  suiv.;  à  lui  seul  appartient  ie 
droit  d'enseigner  spirituellement  tous  les  peuples,  dans  qa^que 
pays  et  à  quelque  époque  que  ce  soit,  m,  498, 199  ;  ?,  510;  sa 
puissance  sur  le  démon,  II,  309,  340;  son  rôle  est  de  le  com- 
battre, et  de  proclamer  en  môme  temps  les  droits  de  Dieo.  311  ; 
son  indépendance  vis-à-vis  les  puissances  de  la  terre  iors:,iie 
Dieu  est  en  cause,  lY,  329  et  suiv.;  le  sacerdoce  chrétien  associé 
aux  épreuves  et  aux  humiliations  de  Jésu-^-Christ ,  Vil,  39&; 
comment  Dieu  prépare  ses  ministres  sous  la  loi  nouvelle,  où 
i'ordre  héréditaire  n'existe  plus,  signes  de  vocation,  VIlï ,  184  et 
suiv.;  l'ancienne  société  française  donnait  ses  enfants  à  T^^ise 
pour  le  sacerdoce,  I,  505,  506;  conduite  opposée  de  la  nouvelle 
société,  307  et  suiv. 

Le  corps  sacerdotal  est  et  sera  toujours  le  corps  le  plu>?  con- 
servateur, le  plus  anti-révolutionnaire  ;ses  ménagements  pratiques 
envers  les  juridictions  civiles,  IV,  339;  le  caractère  sacerdotal 
n'est  pas  incompatible  avec  Texercice  d'une  royauté  humaine 
légitimement  acquise,  III,  558;  le  sacerdoce  catholique  eat  la 
première  magistrature  du  monde  par  le  sérieux  de  ses  habitudes, 
et  par  la  supériorité  des  lois  qu'il  applique  et  qu'il  interprète. 
1,  S05  ;  un  jour  viendra  auquel  le  sacerdoce  que  Ton  a  tant  voulu 
renfermer  dans  le  sanctuaire,  sera  appelé  sur  tous  les  points,  à 
tous  les  degrés  de  réchelle  sociale,  I,  218  ;  cplui-là  est  ante<:brist 
qui  nie  ou  déprime  le  sacerdoce  chrétien,  IV,  287,  588  ;  ia  secte 
hérétique  des  Cathares  enseigne  qiie  les  prêtres  qui  ne  sont  pas 
saints  perdent  le  caractère  du  sacerdoce,  I,  208  ;  Luther  reven- 
dique  la  dignité  du  sacerdc)ce  pour  tous  les  chrétiens ,  ITf,  440; 
comment  on  peut  dire  que  tous  les  chrétiens  par  Ponction  qui 
leur  est  faite  dans  le  baptême  et  dans  la  confirmation  sont  réel- 
lement associés  à  la  royauté  et  au  sacerdoce  de  Jésus- Christ; 
témoignages  de  saint  Léon  et  de  saint  Ambroise,  140  et  suiiv.; 
la  servitude  devient  le  châtiment  des  nations  au  sein  desquelles 
la  voie  du  sacerdoce  ne  se  fait  plus  entendre,  VII,  366,  367,  379. 
380  ;  le  rôle  des  magistratures  civiles  diffère  de  celui  du  sacer- 
doce^ IV,  342  et  suiv. 

Combien  le  clergé  doit  prendre  garde  à  l'esprit  novateur  de 
l'époque,  V,  378,  379  ;  la  régularité  de  la  vie  sacerdotale  a  be- 
soin d'être  éprouvée  par  les  misères  de  ce  monde,  IV,  t68; 
manque  de  zèle  dans  le  sacerdoce,  VI,  390;  l'étude  des  langues 
et  des  belles-lettres  sans  la  piété,  éteint  l'apprit  sacerdotal ,  VL 
527  ;  on  cherche  à  le  détruire ,  parce  que  c'est  détruire  rÈgiise. 
V,  8  ;  il  en  est  de  même  des  ordres  religieux,  42  ;  comment  doit- 
on  expliquer  ie  surcroît  d'hostilité,  manifestée  de  nos  jours. 
contre  le  sacerdoce,  VII,  263  et  suiv.,  366  et  suiv.;  tous  les 
peuples  ont  reconnu  dans  le  sacerdoce  une  aptitude  particulière 
pour  l'œuvre  de  l'éducation  de  la  jeunesse,  II,  435  :  ce  n'est  pa« 


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TABLE  ANALYTIOUE.  CCCI.XXVU 

trop  da  prêtre,  ni  même  du  religieux  pour  entrelenir  le  Ten  sacré 
dans  rame  de  l'enfanl  et  du  jeune  homme,  136  ;  le  soin  des  pau- 
vres, des  infirmes  est  une  des  atlributions  inaliénables  du  sacer- 
doce chrétien  ;  il  a  le  pouvoir  de  s'adjoindre  des  auxiliaires,  Y, 
36i  et  suiv.  Voir  Clergé,  Pi'étre,  Solennité  du  cinquantième  an- 
niversaire d'une  ordination  sacerdotale.  Voir  Ângebault  [Mgr], 
évéque  d'Angers,  Donnet  (Mgr),  cardinal-archevêque  de  Bor- 
deaux, Pie  IX. 

Sacerdoce  de  rancienne  loi.  Dès  l'origine,  Dieu  lui  réserve  un 
fonds  sacré  et  inaliénable  pour  le  service  du  culte  et  l'entretien 
de  ses  ministres,  V,  582  et  suiv. 

Sacrements.  Us  sont  les  canaux  nécessaires  de  la  grâce  divine;  c'est 
par' eux  que  le  sang  de  Jésus-Christ  arrive  jusqu'à  no»  âmes,  I, 
398;  \j  438;  en  règle  générale,  les  mérites  de  Jésus-Christ  ne 
coulent  dans  les  âmes  qu'en  passant  par  les  sacrements,  IIÎ,  78  ; 
la  propriété  du  chrétien,  c'est  l'usage  des  sacrements  qui  accrois- 
sent en  nous  l'être  divin ,  tandis  que  l'homme  extérieur  se  cor- 
rompt, I,  266  ;  ce  que  le  monde  entend  par  les  derniers  sacre- 
ments; ce  que  les  vrais  chrétiens  doivent  entendre,  V,  502,  503. 

Sacrifice.  Il  est  la  condition  du  mérite  et  de  la  gloire.  III,  649; 
deux  sortes  de  sacrifices  :  sacrifice  de  la  prière  »  sacrifice  de  la 
charité,  IV,  381  ;  analogies  entre  le  sacrifice  et  l'aumône, 
382. 

Sacrifice  encharistiqne.  Chaque  jour,  par  l'acte  inCmi  qui  se 
nomme  ^acriGce,  le  prêtre  acquitte  la  dette  totale  de  la  créature 
envers  son  créateur.  II,  49;  offrir  le  sacrifice,  c'est  le  premier 
devoir  et  le  pms  noble  emploi  de  l'évéque,  Vï,  18,  49,  24;  le 
sacriGce  est  essentiellement  un  acte  d'expiation,  de  réparation  , 
etc.,  49,  20;  la  puissance  du  sacrificateur  est  la  même  dans  le 
simple  prêtre  que  dans  les  pontifes ,  V,  373 ,  374.  Voir  Eucha- 
ristie. 

Sacrilège.  Mandement  ordonnant  des  prières  expiatoires  à  l'occa- 
sion d'un  vol  sacrilège  commis  dans  la  paroisse  de  Pompaire,  I, 
631,  632  ;  la  violation  des  droits  temporels  du  pape  et  de  tout  ce 
qui  est  consacré  à  la  religion  est  un  bacriiége,  III,  544,  542,  556, 
557. 

Sagesse  (les  Filles  de  la).  Fondation  de  leur  congrégation  par  le 

vénérable  Louis  de  Monlfort  et  Mane-Louise-de-Jésus,  II,  558 , 

.559;  III^  343;  éloge  des  sœurs  de  la  Sagesse  de  Larnay;  leur 

dévouen^ent  dans  l'éducation  des  sourdes-muettes  et  des  aveugles, 

fruits  merveilleux  de  leurs  pieux  efforts,  VK  238,  239. 

Saillant  (François-Ignace  de  Bagtion  de),  ëvêque  de  Poitiers.  Sa 
translation  du  siège  de  Tréguier  sur  celui  de  Poitiers  par 
Louis  XIV  ;  il  administre  huit  ans  ce  diocèse  avant  de  recevoir 
ses  balles  de  Rome;  détails  historiques  sur  sa  nomination,  YIII, 
436,  437. 


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GCGLXXVIII  TABLE  ANALYTIQUE. 

Saillant  ^Pierre  de),  ancien  vicaire  général  de  Poitiers,  évéqne  de 
Mende,  VU,  533. 

Sainctes  (Claude  de),  évéque  d*Ëvreux.  Il  demande  à  Noire-Dame 
de  Chartres  l'aptitude  de  pouvoir  apprendre  la  science  tbéolo- 
gique;  ii  eet  exaucé;  il  devient*  docteur  de  Navarre  «  évéque 
d'Évreux,  et  il  est  député  au  concile  de  Trente,  Vf,  540. 

Saint-Aolaire  (Martial  Beaupoil  de),  évéque  de  Poitiers.  U  bâtit  le 

.  séminaire  de  Saint-Charles,  Y,  836  ;  il  confesse  généreusemeat  la 
foi,  refuse  de  prêter  serment  à  la  constitution  civile  da  clergé,  et 
meurt  en  exil,  11,  559  ;  Yl,  572  ;  il  laisse  un  volume  d'Instructions 
concernant  les  sujets  des  conférences  ecclésiastiques,  I^  486. 

Saint-Belin  (Geoffroy  de),  évéque  de  Poitiers,  II,  558  ;  YIll,  241. 

Saint -Gyran  (l'abbé  de),  grand- vicaire  de  Poitiers.  Il  commence  à 
introduire  le  venin  de  ses  erreurs  dans  cette  ville.  II,  558. 

Saint-Gabriel  (Frères  de),  directeurs  de  la  maison  des  sourds-moets 
à  Poitiers,  111,332,343. 

Sil^t'SanTenr  (Sylvestre  de  Bragouse  de).  Napoléon  I«r  le  nomme 
à  l'évéché  de  Poitiers,  il  administré  le  diocèse  à  titre  de  dél^é 
du  chapitre;  détails  sur  son  administration,  YIII,  438  et  suiv. 

Saint-Snlpice  (société  de).  Témoignages  d'estime  et  de  confiance 
donnés  à  cette  société  par  les  pères  du  concile  de  La  Rochelle, 
II,  4  42, 4  43  ;  par  ré\  éque  de  Poitiers,  II,  326  ;  lY,  4  4  4  ;  combien 
la  compagnie  a  été  de  tout  temps  dévote  à  Notre-Dame  de 
Chartres,  II,  289;  III,  489;  il  serait  injuste  de  la  rendre  res- 
ponsable des  erreurs  contenues  dans  le  livre  du  Droit  couiumier 
de  l'Église  gallicane,  U,  325,  326;  réfutation  d'un'livre  concer- 
nant les  constitutions  des  carmélites  de  France ,  composé  par 
un  membre  de  la  société  de  Saint-Sulpioe,  Yll,  606  et  saiv.  Voir 
Olier. 

Sainteté.  C'est  plus  que  la  vertu  humaine,  que  le  devoir  naturel, 
c'est  l'observation  de  la  loi  révélée ,  la  vie  de  la  foi  et  de  la 
grâce;  erreurs  de  la  philosophie  moderne  sur  la  sainteté,  II, 
366;  l'Église  ne  proclame  la  sainteté  qu'après  avoir  constaté 
l'héroïsme  dans  la  pratique  des  vertus  théologales ,  cardinales  et 
morales,  III,  669. 

Saints.  Homélie  sur  l'abrègement  des  épreuves  par  les  prières 
des  saints  (décembre  4874),  YII,  340  et  suiv.  ;  homélie  prononcée 
en  la  fête  de  tous  les  saints  sur  Turgence  du  secours  divin 
imploré  par  les  prières  publiques ,  YIII ,  8  et  suiv.  ;  homélie 
prononcée  le  jour  de  la  Toussaint  sur  l'identificatioo  de  Jésus- 
Christ  et  des  élus  dans  le  mystère  de  la  prédestination  étemelle, 
YIII,  222  et  suiv.  ;  la  création  préparatif  du  grand  ouvrage  dont 
la  gloire  des  saints  devait  être  le  dernier  accomplissement,  225  ; 
grandeur  de  leur  bonheur  dans  le  ciel  ;  leur  nature  restera  elle- 
même  ,  avec  ses  énergies  propres  et  ses  facultés  natives  ,  V , 
447,  448. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GCCLXXn 

Au  pape  seul  •  appartient  le  droit  de  proclamer  les  saints  dans 
rÉglise,  V,  471  et  suiv.;  VI,  75,  76;  Jésus-Christ  continue  dans 
son  Église,  par  la  doctrine  et  la  vie  des  saints,  ce  qu'il  a  fait  par 
lui-même,  par  sa  doctrine  et  sa  vie,  III,  ^8  :  augmentation  pro- 
gressive de  la  gloire  des  saints  dans  le  ciel,  correspondant  à  leur 
influence  prolongée  sur  la  terre,  IV,  36,  37;  les  œuvres  satis- 
factoires  surabondantes  pour  payer  leurs  flottes  font  partie  du 
trésor  des  indulgences,  I,  273;  Ilî,  73  et  suiv.;  exposition  de  la 
doctrine  de  la  communion  des  saints,  S 4  et  suiv.  ;  si  les  saints 
n'apparaissent  pas  fortuitement  sur  la  terre,  ce  n'est  pas  non  plus 
le  hasard,  mais  la  volonté  de  Dieu  qui  détermine  Tépoque  de  leur 
glorîGcation,  141  ;  les  saints  nouvellement  canonisés  sont  mus  à 
prier  davantage  pour  nous;  la  canonisation  est  une  récompense 
de  leurs  travaux,  V,  474,  475. 

Du  culte  religieux  et  public  rendu  aux  saints,  VU,  388;  il 
est  pour  eux  la  première  résurrection  dont  parie  Tapocalypse , 
388,  389;  être  saint,  c'est  avant  tout  être  séparé,  391  ;  la  puis- 
sance départie  aux  saints  se  rapporte  surtout  aux  vertus  dans 
lesquelles  chacun  d'eux  a  excellé,  401  ;  ils  ne  font  qu'un  avec 
Notre-Seigneur  Jésus-Christ  ;  ils  en  sont  l'image  en  ce  monde  ; 
lis  auront  son  royaume  en  l'autre,  VIII,  222  ;  tout  est  fait  pour 
eux  ;  mais  ils  sont  faits  pour  Dieu  vers  qui  tout  tend  comme  à 
son  dernier  terme;  leur  rôle  est  d'élever  jusqu'à  lui  tout  le 
reste  de  la  création,  223;  ils  sont  cohéritiers  et  membres  de 
Jésus-Christ,  225  et  suiv.;  noblesse  de  ce  double  titre,  228; 
influence  d'un  saint  sur  toute  une  époque,  III,  678;  les  saints 
sont  la  fleur  de  la  terre,  la  fleur  de  l'humanité,  IV,  52  ;  un  saint 
remet  une  vérité  en  crédit,  la  venge,  etc.,  111,  679;  le  royaume 
de  France,  fondé  et  agrandi  par  le  culte  des  saints,  durera 
autant  que  ses  fondements  resteront  posés  sur  ce  culte,  II,  577  ; 
condamnation  des  erreurs  de  Jean  Reynaud  sur  l'état  des  élus 
dans  le  ciel,  par  le  concile  provincial  de  Périgueux,  III,  232  et 
suiv.  Voir  Canonisation,  Saints. 

Saint-Siège.  Voir  Papauté,  Pouvoir  temporel,  Rome. 

Saisaet.  Il  dit  que,  parmi  les  docteurs  du  christianisme,  saint  Au- 
?u^tin  est  de  tous  le  plus  philosophe,  II,  388. 

Saivet  [Prédéric)^  évêque  de  Monde.  Allocution  prononcée  à  la 
suite  de  sa  consécration  épiscopaie,  dans  l'église  cathédrale  de 
Poitiers,  VII,  528  et  suiv. 

Sales  (Grimoard  de),  évêque  de  Poitiers,  frère  de  saint  Géraud  de 
Sales,  membre  de  la  noble  famille  qui  devait  plus  tard  donner 
?aint  François  de  Sales,  II,  554. 

Salisbary,  Sarisberi  (Jean  de),  évêque  de  Chartres,  VI,  274,  276. 
Il  loue  la  franchise  des  Poitevins,  267. 

Salles  d'Asile.  Bénédiction  de  la  salle  d'asile  du  faubourg  de  la 
Cueille-Blirebalaise  à  Poitiers;  allocution,   I,   514;  règles  de 


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GGGLXXX  TABLE  ANALYTIQUE. 

prudence  tracées  par  le  concile  de  Bordeaux  pour  la  conserva- 
tion de  la  foi  et  des  mœurs  des  enfants  ainsi  rapprochés,  548; 
les  exercices  mimiques  trop  fréquents  peuvent  être  nuisibles  aui 
enfants,  émousser  La  «vraie  sensibilité  de  l'âme,  549. 

Saint.  Le  salut  n'est  pas  Tœuvre  du  hasard  ;  il  procède  de  la  grâce 
^conférée  librement  et  de  notre  concours  donné  librement,  ni. 
464 ,  465  ;  dans  l'ordre  du  salut  chacun  fait  pour  soi,  les  omis- 
sions et  les  négligences  d'autrui  ne  nous  dispensent  pas  de  nos 
devoirs,  I,  44  ;  la  science  du  salut  est  la  seule  nécessaire,  ia 
seule  qui  complète  toute  autre  science,  VI»  509  ;  ce  qu'il  faut 
penser  du  salut  de  ceux  qui  vivent  hors  de  TÊglise  catholique, 
II,  407  et  suiv.;  la  plus  haute  dignité^  et  le  plus  nnble  emploi 
sur  la  terre,  c'est  d'élre  voué  par  état  au  salut  des  âmes,  I, 
508. 

Salvert,  diocèse  de  Poiliers.  Consécration  r!e  l'église  des  sœur-:  de 
Sainte-Phi lomène  ,  allocution,  V,  594  et  suiv. 

Samedi  (abstinence).  Voir  Abstinence. 

Samoyault  (P.),  vicaire  général  de  Poitiers,  VI,  289,  )90.  Letlre 
au  clergé  donnant  communication  d'un  bref  du  pape  en  réponse 
aux  adresses  envoyées  par  les  prêtres  du  diocèse,  durant  la  teoue 
du  concile  du  Vatican,  587  et  suiv. 

Santini  (Louis),  chanoine  régulier  de  Lalran.  Il  préside  à  l'instal- 
lation des  religieux  de  son  ordre  à  Beauchéne,  VU,  454, 
452. 

Satan.  Le  dogme  de  sa  tan  ne  peut  pas  être  nié  sans  donner  un 
démenti  à  Dieu  et  rendre  inexplicable  la  méchanceté  de  rbomme, 
V,  444;  ravages  qu'il  cause  dans  une  âme  où  il  rentre  après  en 
avoir  été  chassé,  445  et  suiv.;  ruines  qVil  fait  dans  le  monde, 
dans  les  sociétés,  etc.  ;  sa  haine  contre  la  matière  ::urnaturalisée 
par  rincarnation  du  Verbe,  et  par  les  sacemenls  dont  elle  est 
un  élément  constitutif,  IV,  490,  494;  il  est  le  père  du  natura- 
lisme, il  refusa  de  se  prosterner  devant  une  nature  inférieure  à  la 
sienne,  se  retranchant  dans  le  droit  et  l'exigence  de  l'ordre  natu- 
rel, V,  43,  44,  466;  VIII,  59;  ce  ne  fut  pas  le  Dieu  du  ciel  quii 
refusa  d'adorer,  mais  le  Dieu  incarné  :  développement  de  cette 
doctrine  d'après  les  Pères  et  les  théologiens,  41  el  suiv.;  saint 
Augustin  explique  ces  paroles  de  saint  Jean  :  Et  ligavit  ram  per 
mille  annos  (Apec,  xx,  2),  et  montre  pourquoi  le  démon  n'est 
jamais  lié  d*une  manière  absolue  pendant  la  vie  de  TÉglise  mili- 
tante, et  pourquoi  il  sera  délié  pour  un  temps  à  la  fin  du  monde, 
IV,  591,  592;  exposition  des  verseta  24-27  du  onzième  chapitre 
de  saint  Luc  :  Cum  immundus  spiritus  exierit  de  homine,  etc.,  V, 
443  et  suiv.  ;  explication  de  la  seconde  tentation  de  Jésus-Cbri$t 
dans  le  désert,  III,  599  et  suiv.  ;  Notre-Seigneur  nous  enseigne 
par  son  exemple  comment  nous  devons  nous  conduire  envers  ce 
tentateur  des  hommes,  VIII,  24;  pouvoir  des  exorcistes  sur  le» 


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TABLE  ANALYUQUE.  GGGLXXXI 

démons,  II,  310^  31 1  ;  saint  Martin  modèle  de  renoncement  à  Tes- 
prit  et  aux  œuvres  de  satan,  IH,  983  ;  le  concile  d'Alexandrie 
condamne  les  origënistes  qui  enseignaient  la  réhabilitation  des 
démons,  III,  232;  doctrine  de  TÉglise  sur  réterni  té  des  peines 
des  démons,  exposée  par  le  concile  de  PVigueux ,  230  et  suiv.  ; 
les  philosophes  naturalistes  de  nos  jours  se  font  les  panégyristes 
de  satan,  H,  406. 

Satisfactions.  C'est  une  monnaie  qui  ne  vaut  que  pour  acquitter, 
Ili,  72;  le  pécheur  réconcilié  doit  encore  à  la  justice  divine 
d'ampfes  satisfactions  exigibles  dans  ce  inonde  ou  dans  Tautre, 
I,  272  ;  les  œuvres  satisfactoires  des  âmes  en  état  de  grâce,  ap- 
pelées des  œuvres  rédemptrices,  III,  84  ;  nature  de  ces  œuvres 
expiatoires,  82  et  suiv.;  satisfactions  de  Jésus-Christ,  de  Marie  et 
des  Saints.  Voir  Indulgence,  Œuvres  satisfactoires. 

Saossay  (André  du).  Il  constate  que  la  splendeur  de  la  nation 
française  a  été  toujours  amoindrie  quand  le  culte  des  saints  s'est 
ralenti,  IlI,  303. 

Sauterelles.  Dieu  s'en  est  servi  dans  l'ancien  Testament  pour 
châtier  son  peuple  ,  V,  563  ;  rAfrique  alteinle  du  même  fléau 
avant  I)  christianisme,  564  ;  ravages  causés  de  nos  jours  en 
Algérie  par  les  sauterelles,  565,  566  ;  application  aux  fausses 
doctrines  de  notre  époque  de  ce  que  dit  saint  Jean  de  Tinvasion 
d'une  nature  particulière  de  sauterelles  à  la  fm  du  monde,  568, 
569. 

Sauveur.  Homélie  prêchée  le  jour  de  Noël^  sur  Tunique  et  véri- 
table Sauveur,  I,  451  et  suiv.;  combien  le  monde  avait  besoin 

*  d'un  Sauveur;  état  du  genre  humain  avant  sa  naissance,  452. 
Foir  Jésus -Christ. 

Sayigny-rËTêcan.  Ancienne  maison  de  campagne  des  évèques 
de  Poitiers,  donnée  aux  pontifes  de  la  religion  chrétienne,  en 
vertu  des  décrets  des  empereurs,  I!,  424. 

Savin  (saint),  moine  de  Ligugé,  If,  74 . 

SaTinien  (saint),  apôtre  de  Sens,  IV,  8i . 

Scandale.  Ce  qu'on  doit  entendre  par  la  nécessité  du  scandale 
dont  parle  Jésus-Christ;  nécessité  de  fait  et  non  de  droit,  Y, 
223  ;  de  toutes  les  épreuves  qu'il  plait  à  Dieu  d'envoyer  à  son 
Ëfirlise,  il  n'en  est  pas  de  piusamère  que  le  scandale  deâ  prêtres, 
IV,  269. 

Schisme.  La  plus  terrible  accusation  contre  le  schisme,  eo  sont  les 
supplices  atroces  que  ses  ministres  ont  fait  subir  aux  prêtres  de 
Jésus-Christ,  II,  259',  264.  Voir  Russie. 

Science.  Combien  elle  est  inutile  si  elle  n'e.<t  pas  jointe  à  Tétude 
de  la  religion  chrétienne,  VI,  527  ;  il  ne  peut  y  avoir  de  contra- 
diction entre  \és  vérités  révélées  et  les  données  de  la  science.  Vil, 
246,  247;  pour  donner  plus  d'éclat  et  d'autorité  aux  études 
sacrées,   la  province  de  Bordeaux   rétablit  les  épreuves  des 


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•GCCLXXXII  TABLE  ANALYTIQ1HC. 

vieilles  écoles  théologiques,  il,  447;  quel  usage  saioi  Thomas 
d'Aquin  faisait  des  sciences  pro&nes,  VIII,  403;  quelle  est  la 
part  du  surnaturel  dans  la  science,  YI,  234. 

ScoUstiqne.  La  canonisation  de  saint  Bonaventure  est  devenue 
en  quelque  sorte,  dans  la  boucbe  des  papeê,  la  canonisation  de 
la  scolastique,  YIII,  463. 

Secte.  L'esprit  de  secte  e>t  éminemment  opiniâtre  ;  les  défenseurs 
de  la  vérité  doivent  le  combattre  sans  cesse  ;  exemple  de  saint 

I  Augustin  contre  les  Donatistei,  VIll,  83,  84. 

Séoulariiatioii.  Le  principe  de  la  sécularisation  étant  admis  san» 
réserve,  la  conformité  des  lois  et  des  institutions  à  la  doctrine 
évangélique  sera  altérée  en  fait,  V,  SOO;  les  naturalistes  veulent 
séculariser  l'enseignement  de  l'État ,  47;  les  gouvernements  se 
déclarent  sécularisés,  IV,  t, 

Segora.  Station  romaine  dans  le  Poitou,  VL  34  4 . 

Segretaiii(Pierre-Tbéophile),  architecte  des  Deux-Sèvres. Son  éloge, 
ses  soins  à 'former,  à  développer  le  talent  des  ouvriers  intelli> 
gents;  il  construit  Téglise  de  Saint-Hilaire  de  Niort,  VI,  497  et 
suiv.;  celle  de  Saint-André,  VIll,  24  4. 

Ségnr  (Mgr  de].  Lettre  de  félicitation  à  ce  prélat  sur  les  résultats 
importants  obtenus  par  l'association  de  Saint-Francoîs-de<Sales% 
dont  il  est  président,  IV,  442,  443;  services  rendus  par  loi  au 
diocèse  de  Poitiers,  VII,  44 4 . 

Sem  et  Japhet.  Destinée  de  leurs  descendants  dans  le  monde  ;  la 
race  sémitique  inaugure  la  première  le  véritable  culte,  et  voit 
8»  pnxinire  au  milieu  d'elle  de  grands  évëoements  sor  lesquels 
est  fondée  la  religion  ;  celle  de  Japhet  devait  posséder  le  siéy 
principal  de  l'Église  dans  la  nouvelle  alliance,  II,  479,  480;  Sem 
a  été  d'abord  à  la  tète  du  monde,  et  soumis  enwite  par  les  ar- 
mes de  Japhet  ;  Rome  devient  le  centre  du  monde  politique,  et 
bientôt  après  le  centre  de  TÉglise,  493  ;  la  postérité  de  Sem  a  tou- 
jours été  avare  de  ses  avantages  ;  Rome,  la  descendante  de  Japhet, 
n'a  pas  ce  caractère,  elle  est  catholique,  496  ;  le.  caractère  des 
descendants  de  Seth  ei  de  Sem  était  de  s'occuper  du  culte  du  Sei- 
gneur; ils  laissaient  la  postérité  de  Gain  s'occuper  des  inveolions  : 
ainsi  fait  l'Église,  elle  abandonne  les  inventions  aux  enfants  da 
monde,  sans  les  blâmer  toutefois,  n'adoptant  pour  elle  que  celles 
qui  sont  bonnes,  522,  523. 

SèminairM.  Lettre  pastorale  concernant  l'œuvre  des  séminaires, 
I,  504  et  suiv.;  aucun  des  enfants  de  l'Église,  comme  membre  de 
la  société  chrétienne,  ne  doit  refuser  de  concourir  à  rentretien 
des  séminaires,  510  ;  combien  sont  utiles  au  recrutement  et  à 
l'entretien  des  séminaires  les  quètee  annuelles,  V,  538, 539;  les 
conciles  particuliers  ont  enrichi  nos  Églises  d'utiles  institations, 
décrétées  par  le  concile  de  Trente,  à  la  tète  desquelles  il  fiiot 
placer  les  séminaires,  I,  244  ;  VI,  544  ;  supériorité  pratique  do 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGCLXXUll 

cours  de  philosophie  dans  les  séminaires  sur  les  écoles  séculières, 
JII,  282;  œuvres  diverses  qui  exigent  l'augmentation  du  nombre 
des  prêtres,  I,  503 ,  504  ;  la  noblesse  et  la  bourgeoisie  doivent  ' 
contribuer  à  l'iBuvre  des  séminaires,  soit  en  donnant  leurs  en- 
fants, soit  en  fournissant  les  moyens  d'entretien,  505  et  suiv.; 
obligation  pour  les  élèves  de  s'adonner  à  Tacquisition  de  la  vertu 
et  de  la  science  ;  regrets  pour  l'avenir  de  n'avoir  pas  utilisé  les 
années  du  séminaire,  témoignage  de  Bossuet,  II,  482  el  suiv.; 
séminaire  français  à  Rome,  sa  fondation,  fruits  qu'il  est  appelé 
à  produire,  lY,  32.  Séminaires  de  Poitiers  :  voir  Poitiers. 

SensualiSBie.  Image  vtaie  et.  saisissante  sous  laquelle  les  livres 
saints  nous  décrivent  la  guerre  que  Dieu  a  déclarée  au  sensua- 
lisme, I,  237. 

Sepher.  La  vingtième  station  des  enfants  d'Israël  fut  la  station  de 
Sepher,  qui  signifie  le  son  de  la  trompette,  le  signe  du  combat, 
VI,  477. 

Service  hinébre.  AllocuUon  prononcée  dans  la  conférence  ecclé- 
siastique supérieure  de  la  ville  épiscopale,  au  sujet  d'un  service 
funèbre  célébré  précédemment  dans  l'église  de  Sainte-Radegonde, 
IV,  333  et  suiv. 

Seiritenrs.  Ils  sont  tenus'  à  remplir  leurs  devoirs  selon  l'esprit  de 
Ja  perfection  chrétienne;  à  servir  avec  foi, amour  et  fidélité, etc., 
I,  294  et  suiv. 

Sèse  (Casimir  de)^  président  de  la  cour  de  Poitiers,.  III,  334. 

SiJboiir  (Mgr),  archevêque  de  Paris,  II,  289;  IV,  474.  Il  publie  un 
mandement  explicatif  d'un  décret  du  conçue  de  Paris  concernant 
l'intervention  du  cierge  dans  la  politique  ;  ses  démêlés  avec  l'é- 
véque  de  Chartres  au  si^et  de  ce  mandement,  U»  324,  322,  323  ; 
sa  mort,  594;  m,  14. 

Sioard  d'abbé).  Son  dévouement  pour  l'œuvre  des  sourds-muets, 
III,  343. 

Sièele.  Notre  siècle  dépeint  dans  ce  passage  des  livres  saints  : 
Unut  œdifUians^  et  uniu  destruens....  umu  oraiw,  et  «nus  nudedi- 
cetu  (Eccii.  XXXIV,  28, 29)  ;  développement  de  ce  texte  sacré  appli- 
qué aux  hommes  de  notre  temps,  VII,  58  et  suiv.;  ils  ne  veulent 
pas  dtt  salut  qui  nous  viendrait  de  Jéeos ,  ils  préfèrent  périr 
plutôt  que  de  devoir  leur  salut  à  Dieu ,  73  ;  notre  génération 
déclare  que  son  mérite,  c'est  d'avoir  créé  cette  pondération  de 
toutes  choses  qui  assure  la  stabilité  des  pouvoirs,  75,  76  ;  il  y  a 
dans  notre  siècle  une  élite  d'hommes  qui  ont  mis  leur  espoir  en 
Dieu,  et  regardant  le  christianisme  comme  le  seul  remède  à  nos 
maux,  77,  78.  Vdr  Société. 

Siéga  ApattolHlM.  Voir  Rome. 

Signet,  ils  ont  reçu  une  singulière  glori6cation  dans  l'ordre  sur- 
naturel; le  signe  doit  intervenir  dans  la  confection  dessacre- 


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GGCLXXXIV  TABLE    ANALrriQUK. 

meots;  il  est  Torgane  de  la  prédication  pour  les  sourds^muets, 
III,  344. 

Silence.  La  théorie  du  silence  à  l'égard  des  partisans  des  mau- 
vaises doctrines  n'a  pour  elle  ni  Tautorité,  ni  l'exemple  de  i'Ëglise, 
V,5Î. 

Sillé  (Rubert  de),  époux  de  la  ^baronne  Jeanne-Marie  de  Maillé.  Il 
est  b'essé  et  fait  prisonnier  à  la  bataille  de  Poitiers,  VII,  394. 

Simon  [Jules).  Réfutations  de  ses  erreurs  sur  la  foi,  la  révélation, 
la  grâce,  contenues  dans  son  livre  du  Devoir,  II,  375  et  Stti%.; 
dans  «ton  livre  de  2a  Religion  naturelk^  III.  <6S.  179,  480,  945  et 
auiv.,  237, 285  ;  et  dans  celui  de  la  Liberté  de  eonscienee  condamné 
par  un  décret  de  la  congrégation  dé  l'Index,  246  (note). 

Sixte  IV,  pape,  ÏV,  551;  VII,  423. 

Sixte-Quint,  pape,  TI,  434  ;  V,  580. 

Soare,  Fax  Paolo  (Pierre),  auteur  d'une  histoire  falsifiée  du  con- 
cile de  Trente,  VI,  436. 

Sodalisme.  II  est  la  conséquence  ultérieure  du  naturalisme,  VII, 
496;  en  dehors  du  christianisme  et  de  [a  charité  qu'il  prêche, 
on  court  de  mille  manières  à  l'abîme  du  socialisme,  II,  96;  la 
crise  socialiste  de  nos  temps  a  prouvé  que  le  christianisme  est 
le  rempart  de  la  famille  et  de  la  propriété.  468,  469  ;  en  voulant 
échapper  à  la  théocratie  imaginaire  de  l'Église,  on  tombe  dans  le 
socialisme,  ou  le  règne  do  peuple,  ni,  546;  l'inégalité  des 
hommes  sur  la  terre  est  inévitable;  la  distance  entre  le  pauvre 
et  le  riche  existera  toujours, I,  44  et  suiv.;  doctrine  de  l'Églire 
sur  la  propriété;  sa  conduite  pratique  ;  le  pouvoir  civil  demande 
son  secours,  326  et  suiv.;  par  la  proclamation  du  dogme  de 
rimmacuiée  Conception  le  saint-si^e  a  répudié  le  socialisme; 
exposition  des  preuves  de  cette  assertion.  II,  226  et  suiv.;  par  le 
mépris  des  prérogdti\e3  de  l'Église  et  la  confiscation  sacriMge  de 
ses  propriétés,  les  gouvernements  préparent  la  sanction  Jogique 
du  socialisme  et  de  ses  suites,  II,  4  59,  350  et  suiv.  Voir  Pro- 
priété, Révolution. 

Société.  Les  devoirs  des  sociétés  envers  Dieu  sont  spéciaîemeot 
exposés  dans  plusieurs  homélies  du  septième  volume,  48  et  saiv., 
74  et  suiv.,  285  et  suiv.,  309  et  suiv.;  instruction  pastorale  sur 
les  malheurs  de  la  France^  94  et  suiv.;  entretiens  avec  le  clergé, 
257  et  suiv.;  passages  des  instructions  pastorales  de  MgrFa\et, 
évéque  d'Orléans,  sur  les  vrais  principes  toochant  les  devoirs  de 
la  société  publique  envers  Dieu,  VIII,  84  et  suiv.;  affaiblissement 
de  la  notion  de  Dieu  dans  la  société,  207  ;  dire  que  Jésu^brist 
est  le  Dieu  des  individus,  et  n'est  pas  le  Dieu  des  sociétés,  c'est 
dire  qu'il  n'est  pas  Dieu,  VI,  434;  la  société  sans  Christ,  l'État 
sans  Dieu,  VII,  260  ;  en  créant  les  nations  et  en  tes  aoufsetlant  It 
des  rois.  Dieu  n'a  pas  renoncé  à  ses  droits  sur  les  sociétés,  VIU 
537  et  suiv.;  il  faut  que  tout  genou  fléchisse  devant  le  Christ, 


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T.\BLK  ANALYTIQUE.  GGGLXXXV 

aussi  bien  les  sociétés  et  les  hommes  publics  que  les  particuliers, 
Vin,  61  ;  devoirs  de  la  société  sur  ce  point  ;. combien  la  société 
moderne  y  est  inûdèle,  83  etsuiv.;  l'impiété  sociale  sous  quelque 
nom  qu'elle  se  désigne  est  le  grand  crime  de  notre  époque,  VII, 
i  etsuiv.,  400  etsuiv.,  615;  conséquences  de  l'union  déifique  dans 
toute  la  race  humaine  sous  le  rapport  social,  IV,  170  et  suiv.; 
Jéàus-Christ  a  enrichi  le  monde  social  et  politique  de  biens  meil- 
leurs que  ceux  que  possédaient  les  sociétés  païennes,  588. 

La  loi  de  toute  société  humaine,  c'est  la  religion,  c'est  Dieu  ; 
de  nos  jours  les  pouvoirs  publics  ont  divorcé  avec  Dieu,  1,  84  et 
suiv.;  ce  divorce  donné  par  saint  Paul  comme  un  signe  précur- 
seur de  l'antechrist,  III,  527  ;  VI,  573  ;  il  rend  de  plus  en  plus 
impossible  le  concours  des  hommes  de  bien,  572  ;  la  loi  moderne 
ignore  Dieu,  elle  sera  à  son  tour  ignorée  de  Dieu,  V,  176  et  suiv.; 
maux  qui  résultent  de  la  révolte  ouverte  de  la  société  contre 
Dieu,  VI,  208  et  suiv.;  VII,  181;  nécessité  pour  la  société  de 
revenir  à  Dieu  sincèrement,  pratiquement,  entièrement,  seul 
moyen  de  moraliser  les  peuples,  I,  154  et  suiv.;  sort  du  prison- 
nier rendu  à  la  liberté,  au  milieu  de  la  société  sans  religion, 
447  et  suiv.;  ce  qui  caractérise  notre  époque,  c'est  que  le  monde 
a  été  séparé  par  une  opposition  plus  tranchée  qu^à  d'autres 
temps  en  deux  partis,  celui  de  Dieu  et  celui  de  l'homme^  I,  97  et 
suiv.;  pour  éviter  cet  entraînement  il  ne  faut  plus  se  contenter 
cFexpédients,  il  faut  en  revenir  aux  principes,  établir  la  société 
sur  Dieu,  combattre  partout  la  substitution  sacrilège  de  l'homme 
à  Dieu,  102  et  suiv.;  influence  du  prêtre  pour  la  transformation 
de  la  société;  c'est  dans  le  détail  qu'il  faut  régénérer  les 
hommes  ;  la  société  est  un  miroir  qui  réfléchit  l'esprit  des  parti- 
culiers, des  maisons,  des  cités  ;  en  replaçant  Jésus-Christ  dans 
les  cœurs,  Tordre  social  ne  restera  pas  athée,  116,  117. 

Les  lois  qui  obligent  l'homme  comme  créature  de  Dieu  et 
<ïomme  être  social  sont  méprisées  et  foulées  aux  pieds,  II,  83  ; 
si  les  malheurs  succèdent  aux  malheurs,  c'est  que  ceux  qui  sont 
préposés  à  la  société  afln  de  l'éclairer,  les  privilégiés  de  la 
fortune,  du  savoir  et  de  la  naissance  se  sont  constitués  en  grand 
nombre  en  révolte  contre  Dieu,  84  et  suiv.;  l'esprit  chrétien 
étant  chassé  du  pouvoir,  des  institutions  et  des  lois,  1ô  sort  des 
nations  est  sans  cesse  compromis,  III,  281,  282,  294^  295;  dire 
que  l'État  doit  être  laïque  pour  n'être  pas  théocratique,  c'est  re- 
fuser à  Dieu  la  créance  qui  lui  est  due  pour  la  donner  à  ses  en- 
nemis, 514  et  suiv.;  VIII,  84;  ce  que  deviendrait  une  nation  qui 
cesserait  d'être  entièrement  chrétienne,  le  despotisme  y  régne- 
rait avec  le  servilisme,  lil,  656  ;  car  tout  ce  qui  affaiblit  la  religion 
jie  tarde  pas  à  affaiblir  la  société,  II,  596. 

Portrait  de  notre  siècle;  il  y  a  des  individus  chrétiens,  mais 
il  n'y  a  plus  de  société  chrétienne,  on  ne  veut  [ilus  du  règne  de 
TOME  vin.  25* 


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CCCLXXXYI  TABLE  ANALYTIQUE. 

Dieu;  la  défaillance  est  partout,  Y,  4,  5;  VI,  609,  576,  577; 
mais  en  rejetant  le  joug  légitime  et  glorieux  de  Dieu,  les  sociétés 
deviennent  la  proie  de  toutes  les  amLilion<t,  V,  51  ;  leur  éloi- 
gnement  de  Dieu  les  entraîne  dans  Taveuglement  et  dans  toutes 
sortes  do  calamités,  VII,  48;  exemple  de  la  France;  les  mal- 
heurs Tont  laissée  tout  entière  aux  idé:^s  révolutionnaireï^,  63 
et  suiv.;  il  est  même  des  hommes  qui  préféreraient  la  ruine  à 
rintervention  de  Dieu  pour  ne  pas  lui  devoir  l'amour  et  la  re- 
connaissance ,  74  ;  impuissance  de  la  prière  à  «sauver  une  natioD 
ainsi  résolue  à  se  passer  de  Dieu,  VIII,  98,  29;  la  loi  de  la  nou- 
velle alliance  étant  une  loi  d'humilité,  il  faut  que  toute  nation  qui 
ne  veut  pas  de  maître  soit  punie  par  la  révolution,  48  et  suiv.; 
les  théologiens  enseignent  que  les  sociétés  sont  tenues,  en  tant  que 
sociétés,  de  chercher  la  vérité  et  de  s'y  conformer  sous  peine 
d'un  châtiment  divin,  II,  514;  V,  475  et  suiv. 

Rapports  de  l'Église  avec  la  société;  erreurs  des  chrétiens  qui 
voudraient  émanciper  les  sociétés  des  lois  de  TÉglise,  V,  471, 473  ; 
entretien  avec  le  clergé  sur  Tétat  actuel  désintérêts  de  la  société 
et  de  l'Église,  VI,  Î08  et  suiv.;  l'accord  parfait  du  sacerdoce  et  de 
l'empire  est  le  droit  commun  et  l'état  normal  des  sociétés  chré- 
tiennes, II,  3S  ;  en  dehors  de  la  tradition  de  PÉglise,  il  ne  reste 
aux  sociétés  humaines  ni  doctrine  précise,  ni  moralité  définie, 
ni  but  déterminé,  V,  383  ;  le  principal  rapport  de  l'Église  a\ec 
la  société,  c'est  celui  d'une  mère  avec  ses  enfants,  I,  439  et  suiv.; 
l'Église  est  une  société  spirituelle  chargée  de  procurer  le  bien  de 
la  société  temporelle  qui  lui  est  nécessaire  et  sur  laquelle  èUe 
exerce  son  action,  elle  a  été  toujours  fidèle  à  sa  mission,  905  et 
suiv.;  elle  n'a  jamais  cessé  de  faire  respecter  le  pouvoir  civil; 
celui-ci  ne  peut  donc  avoir  rien  contre  elle,  472;  cependant  il 
rejette  la  direction  doctrinale  de  TÉglise,  V,  484  ;  ce  que  devient 
une  société  qui  se  pose  politiquement  en  dehors  de  Jésus-Christ 
et  de  son  Église,  VII,  290. 

Il  est  impossible  que  l'Église  ne  se  mêle  pas  de  politique,  rai- 
sons de  son  immixtion  dans  les  questions  sociales,  IV,  244  et 
suiv.;  d'ailleurs  les  gouvernements,  quels  qu'ils  soient,  s'affermis- 
sent au  lieu  de  s*ébranler  en  s'appuyant  sur  l'Église,  249  ;  la 
société  est  toujours  forcée  d'en  revenir  à  l'Église,  V,  304;  l'É- 
glise est  cette  ville  d'Abéla,  reconnue  pour  dire  toujours  la  vérité 
dans  Israël;  la  société  repousse  aujourd'hui  son  arbitrage,  304  et 
suiv.;  l'Église  est  ici-bas  la  personnification  de  la  sagesse  âer- 
nelle;  sa  conviction  est  arrêtée  sur  la  valeur  de  certains  axiomes 
des  sociétés  modernes  ;  sa  conduite  à  cet  égard,  IV,  428  et  ?uiv. 

La  cité  du  monde  cherche  les  biens  temporels,  la  cité  de 
Dieu  cherche  les  biens  futurs,  V,  322  et  suiv.;  peinture  des  vices 
qui  régnaient  dans  les  sociétés  païennes,  traoée  dans  les  livres 
saints  ;  les  menaces  des  prophètes  aux  peuples  anciens  ne  sont 


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TABLE  ANALYTIQinS.  CGGLXUVIl 

pas  saDS  application  aux  peuples  modernes,  330  et  suiv.;  TÉvan- 
gile  nous  a  donné  les  meilleurs  principes  sociaux,  autrement  il 
ne  serait  pas  divin,  IV,  588;  saint  Paul  enseigne  que  les  œu\res 
sociales  de  zèle  et  de  charilé  doivent  être  faites  par  des  hommes 
de  foi,  raison  de  cette  doctrine,  VII,  414  et  suiv.;  dans  l'allocu- 
tion pontificale  du  48  mars  4871,  Pio  IX  proclame  des  règles  de 
la  vie  privée  et  de  la  vie  publique;  des  règles  de  morniité 
sociale  et  politique^  IV,  498  et  suiv.;  l'esprit  chrétien  n'existe 
plus  dans  les  sociétés  mbdcrries,  111,  498  et  suiv.;  la  diminution 
des  vérités  est  un  grand  malheur  pour  les  sociétés,  259  ;  la 
société  d*autrefoi8  et  la  société  d'aujourd'hui  sous  le  rapport  de 
la  vie  chrétienne,  629,  630  ;  la  paix  matérielle  nécessaire  pour 
l'organisation  chrétienne  des  sociétés,  témoignage  de  saint 
Augastin,  V,  Ztt  et  suiv.;  la  religion  fans  mélange  est  le  meiih'ur 
moyen  de  sauver  les  sociétés,  111,  260. 

Le  concile  de  Trente  veut  faire  des  lois  pour  Tinlérét  public 
des  nations,  les  politiques  du  temps  s'y  opposent,  VI,  570  ;  le 
concile  du  Vatican  ne  peut  demeurer  étran«.'er  à  ce  qui  est  le 
crime  capital  de  ce  siècle,  la  prétention  de  soustraire  la  société 
publique  à  ta  loi  de  Dieu,  VI,  433  ;  Vil,  3  et  suiv.;  il  posera  les 
principes  essentiels  qui  doivent  servir  de  base  aux  relations  régu«- 
lières  de  la  société  humaine  avec  TËglise  divineminl  fondée  par 
Jésus-Christ;  VI,  433,  434;  VII,  8,  9. 

La  société  moderpe  envahie  par  le  naturalisme;  cet  envahis- 
sement a  été  jusqu'à  faire  mettre  en  doute  s*ii  fallait  ou  non 
conserver  la  religion  dans  la  société,  1,  40,  44  ;  le  naturalisme 
demande  sans  cesse  des  concessions,  l'Église  ne  s'y  prête  qu'au- 
tant qu'elle  le  juge  plus  utile  à  la  société  chrétienne,  111,  359, 
527  ;  il  affaiblit  le  christianisme,  il  contrôle  K^s  enseignements  de 
l'Ëgiise  adressés  aux  sociétés,  294,  295;  il  a  pénétré  dans  les 
familles,  dans  toutes  les  conditions,  689.  630  ;  différentes  sortes 
de  naturalisme,  le  plus  mitigé  est  encore  un  poison  pour  les  peu- 
ples, V,  46;  mais  le  naturalisme  qui  compte  un  plus  grand 
nombre  de  partisans,  c'est  celui  qui  assure  un  certain  ordre  so- 
cial en  sacrifiant  les  droits  de  Dieu,  54';  la  société  contempo- 
raine est  un  exemple  de  £a  qu'est  le  spiritualisme  en  dehors  de 
l'Évangile;  maux  qui  s'y  rencontrent,  464  ;  l'erreur  naturaliste 
aspire  à  devenir  la  loi  des  États,  le  principe  modérateur  du  monde, 
et  refuse  à  Jésus-Christ^  en  le  reconnaissant  même  pour  Dieu,  le 
droit  de  s'ingérer  dans  la  vie  civile  des  peuples,  V,  470  et  suiv.; 
le  journalisme  impie  proclame  la  sécularisation  absolue  des  lois, 
comme  le  principe  de  la  société  émancipée  de  Diiu  et  de  l'Église, 
172  et  suiv.;  réfutation  de  cette  fausse  doctrine,  475  et  suiv.;  le 
naturalisme  estab<turde;  mais  pour  le  cbasserdes  esprits,  il  faut  le 
mettre  hors  des  institutions,  VII,  402;  tableau  de  Tétat  social 
actuel  ;  mœurs  politiques,  habitudes  de  vie  et  de  langage  ;  le 


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CCCLXXXVIII  TABLE  ANAL\TIQUE. 

sensudiisme  pratique  domine  parlour,  V,  464,  462;  la  9ocié4<$ 
moderne  compar(^e  à  la  femme  courbée  de  TËvangile,  VI,  138  ei 
suiv.;  elle  est  devenue  depuis  soixante  ans  une  fiabel  où  rèsTie 
la  plus  étrange  confusion  des  langues,  I,  621,  693;  application  à 
la  société  actuelle  de  Thistoire  d'Hulophcrne,  rois  à  mort  par 
Judith;  Béthutie  est  le  peuple  chrétien, Nabuchodonosor  le  génie 
révolutionnaire,  V,  404  et  suiv. 

Société  de  Saint-Yincent-de-Paul.  Discours  aux  membres  de  la 
conférence  de  Saint-Vincent~de-Pdul  pour  la  clôture  de  la  re- 
traite des  vieillards,  1, 467  et  suiv.;  aHocution  à  la  léunion  géné- 
rale de  la  conférence  à  Poitiers,  195  et  suiv.;  discours  prononcé 
â  la  séance  générale  des  conférences  à  Poitiers,  I.  6tS  et  suiv.; 
discours  à  la  séance  générale  des  conférences  à  Poitiers  pour  la 
formation  d*un  vestiaire  pour  la  société,  il,  486  et  suiv.;  ailo- 
cution  à  la  séance  d'installation  du  Conseil  ceatral  de  la  société, 
245  et  suiv.;  homélie  prononcée  en  présence  des  conférences  de 
la  circon:«cription  centrale  de  Poitiers,  ÎII,  408  et  suiv.;  lettre  au 
ministre  des  cultes  à  l'occasion  d'une  circulaire  du  ministre  de 
l'intérieur  concernant  la  suppression  de  la  société  de  Saint- 
Vincent-de-Paui,  IV,  348  et  suiv.;  deux  lettres  adressées  à  M.  de 
Pf^rsigny  sur  le  môme  sujet,  508,  520;  affaire  de  la  conférence  de 
Lusignan.  Voir  Lusignan. 

Société  des  Antiquaires  de  TOuest.  Voir  Antiquaires. 

Sociétés  secrètes.  Condamnation  des  sociétés  secrètes,  V,  586,587; 
Pie  IX  recommande  aux  évoques  de  rappeler  aux  Odëles  les 
condamnations  dont  ces  sociétés  ont  été  frappées  par  le  saint- 
siége.  Mil,  40;  elles  sont  les  sources  premières  des  attaques 
actuelles  contre  l'Église;  elles  sont  déclarées  détestables  et  abo- 
minables dans  l'adresse  du  clergé  de  Poitiers  au  pape,  YII,  52  ; 
le  second  empire  les  reconnaît  officiellement,  IV,  322»  323. 

Sœurs.  Elles  sont  les  coadjutrices  du  clergé  dans  l'instruction  et 
l'éducation  des  enfants;  importance  et  mérite  de  cette  fonction, 
V,  364  et  suiv.;  leur  rôle  auprès  des  infirmes,  sur  les  champs 
de  bataille  comme  dans  les  hôpitaux,  367  et  suiv.;  origine  des 
congrégations  de  vierges  consacrées  au  service  des  malades; 
combien  leur  joie  est  grande  à  la  vne  de  l'établissement  du  culte 
de  sainte  Germaine  Cousin,  II,  422  suiv.;  zèle  et  dévouement 
des  sœurs  pour  le  salut  des  âmes;  elles  sont  un  sacerdoce 
pour  l'Église  et  une  milice  pour  l'État,  423  et  suiv.  Voir 
Larnay,  La  Puye,  Salle  d'asile,  Torfou. 

Soldat.  Homélie  prononcée  en  la  solennité  de  saint  Maurice,  patron 
de  la  garnison  militaire  de  Poitiers,  IV,  40  et  suiv.;  un  régiJieot 
est  une  famille,  43  ;  courage  du  soldat  français  et  chréUen,  4  4, 45  ; 
différentes  sortes  de  courage  ;  quel  est  le  plus  noble  et  le  plos 
grand,  44^  45,  49  ;  le  soldat  peut  vivre  en  chrétien  s'il  le  veut, 
et  s'il  n'est  pas  tel,  la  faute  est  à  sa  volonté  et  non  à  son  état, 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CCGLXXXIl 

40;  alliance  élroîle  entre  le  prêtre  et  le  soldat,  41;  le  âoldat 
français  est  chrétien  pendant  la  paix  et  pendant  la  guerre,  12  ; 
quelle  doit  élre  la  conduite  d'un  soldat  dans  une  guerre  tnani- 
festement  injuste,  III,  403,  404. 

Soline  (sainte),  vierge,  née  dans  le  Poitou,  martyrisée  à  Chartres. 
Son  nom  devieut  le  premier  lien  entre  les  deux  Églises  de  Char- 
tres et  de  Poitiers,  I,  lOt). 

Solitude  Avantages  de  la  solitude  pour  l'étude  ;  les  saints  docteurs 
Tout  recherchée,  II,  423. 

Sonia  (le  général  de).  Il  commande  les  zouaves  pontificaux  ou  vo- 
lontaires de  rOuest  dans  la  journée  de  Loigny,  Yl.I,  326  et  suiv.;  il 
est  blessé  et  ampuié,  330  et  suiv. 

Sorbonne  de  Paria.  Elle  obligeait  ses  docteurs,  sous  la  foi  du 
serment,  à  professer  la  doctrine  de  l'immaculée  conception  de 
Marie,  II,  175,211. 

Soto  (Dominique),  dominicain.  Il  énumère  les  conditions  indispen- 
sables pour  la  licéiléde  la  sécularisation  de  certaines  principautés 
ecclésiastiques,  IV,  441. 

SouiDrances.  Nos  souffrances  ont  été  surnaturaiisées  par  la  passion 
de  Jésus-Christ,  V,  446,  147. 

Sonlechat  (Deni^),  fratricelle,  IV,  434,  435. 

Sourdis  (François  de],  cardinal,  archevêque  de  Bordeaux,  poitevin. 
Il  préside  le  concile  provincial  de  4624,  VI,  147,  389. 

Sonrds-mnets.  Discours  en  faveur  de  l'œuvre  des  sourds-muets, 
m,  330  ;  misères  morales  et  physiques  des  sourds-muets,  334  ; 
le  nombre  de  ces  infortunés  est  grand  dans  le  diocèse  de  Poitiers  ; 
asile  ouvert  aux  filles,  332  et  suiv.;  ils  n'ont  pas  en  eux-mêmes 
une  connaissance  suffisamment  développée  des  vérités  religieuses 
et  morales,  334,  335;  leur  existence  sur  la  terre  est  un  mystère 
dont  Dieu  s'est  déclaré  lui-même  l'auteur  dans  les  livres  saints, 
etc.»  336,  337;  l'histoire  de  l'Hveugle-né  de  l'Évangile  nous 
apprend  que  la  manifestation  de  la  gloire  de  Dieu  peut  être 
intéressée  à  cette  infirmité,  358;  la  vue  d'un  sourd-muet  doit 
nous  porter  à  une  grande  reconnaissance  envers  Dieu,  339,  340  ; 
on  ne  trouve  aucune  trace  de  l'éducation  des  sourds-muets  chez 
les  gentils,  ni  même  chez  le  peuple  de  Dieu,  340,  341  ;  ce  bien- 
fait était  réservée  la  loi  de  grâce,  à  la  charité  chrétienne;  pre- 
miers fondateurs  decetteœuvre,  344  et  suiv. 

Sourdes* muettes.  Discours  prononcé  à  la  suite  de  la  consécration 
de  i'église  de  la  maison  des  sourdes-muettes  et  des  jeunes 
aveugles  de  Larnay,  VI,  234  et  suiv. 

Souverainoté  humaine.  Dieu  l'honore  en  Tadmetlant  à  fournir  à 
son  Église  les  conditions  normales  de  son  développement  et  de 
son  action  ici-bas,  IV,  48;  le  principe  de  toute  souveraineté 
réside  essentiellement  en  Dieu,  et  non  dans  le  peuple  selon  les 
maximes  modernes,  VIII,  87.  Voir  Royauté. 


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GCCXG  TABLE  ANALYTIQUE. 

Soyer  (Franchis),  ëvéque  de  Luçon,  précédemment  vicaire  gëoéral 
de  Poitiers,!,  292;  11,543. 

Spectacles.  Les  spectacles  du  théâtre  excitent  ieâ  passions  du 
peuple;  les  spectacles  des  offices  religieux  et  des  magnificences 
de  la  nature  portent  le  calme  dans  Tâme,  111,  584. 

Spinola  (le  B.  Charles),  jésuite.  Homélie  prononcée  dans  relise 
du  Jé.sus  à  Poitiers  pour  la  clôture  du  Triduum  des  fêtes  de  la 
béatification  du  B.  Spinola  et  de  ses  compagnons  martyrs,  VI, 
244  et  suiv. 

SpiritaaUsme.  Le  spiritualisme  qui  rejette  le  surnaturel  est  su- 
périeur san<^  doute  au  matérialisme  ;  mais  il  ne  suffit  pas  pour 
plaire  à  Dieu;  faibles  produits  du  spiritualisme,  même  au  point 
de  vue  purement  humain,  Y,  455  ;  le  christianisme  est  le  seal 
vrai  spiritualisme  qui  ne  peut  venir  que  du  Saint-Esprit,  162;  la 
société  moderne  est  un  exemple  de  ce  qu*est  le  spiritualisme  en 
dehors  de  TÉvangile,  t61  ;  les  philosophes  qui  se  font  un  mérite 
de  l'avoir  ressuscité  trahissent  la  cause  de  la  morale  dans  Ieun> 
œuvres,  11,  399. 

Staël  (Madame  de),  Vï,  287,  290,  291. 

Stahl,  professeur  à  Tuniversité  de  Berlin.  Son  sentiment  sur  le  bal 
et  les  prétentions  de  la  révolution,  Vil,  88,  89. 

Stations  dan»  les  églises  de  Rome.  Leur  origine,  leur  organisation 
régulière,  YI ,  55  ;  saint  Grégoire  détermine  les  basiliques  et  les 
cimetières  où  doivent  se  faire  ces  stations  quotidiennes  du 
carême,  55;  zèle  des  fidèles  à  suivre,  encore  do  nos  jours^la 
pratique  des  stations  à  Rome ,  56  ;  faveurs  spirituelles  attachées 
à  cet  exercice  de  piété  par  l^s  papes,  surtout  par  Pie  Yl  et 
Léon  XII,  56,  57. 

Statuts  synodaux.  Leur  importance;  la  législation  proYinciaie 
doit  ôlre  pour  le  prêtre  la  règle  de  ses  enseignements  et  de  sa 
conduite,  YIII,  239  et  suiv. 

Strasbonrg.  La  flèche  de  l'église  de  Strasbourg  et  celles  de  Notre- 
Dame  de  Chartres,  11,  281,  282. 

Svarès.  11  enseigne  que  la  qualité  de  législateur  dans  Tévéque 
repose  à  la  fois  sur  le  droit  divin  et  sur  le  droit  humain,  111, 38; 
il  définit  l'indulgence,  75  ;  il  dit  pourquoi  iésufr-Ghrist  a  accordé 
au  pape  seul  le  pouvoir  de  disposer  du  trésor  des  induigeoces. 
94  j  il  enseigne  qu'un  des  principaux  ressorts  de  la  grâce  divine 
est  dans  son  opportunité,  464  ;  son  sentiment  sur  Timmunilé 
ecclésiastique.  Y,  352,  353,  354,  357;  sur  la  dispense  des  lois  de 
l'Église,  Yl,  26  ;  sur  l'immunité  personnelle  du  pape,  Yll,  40  ;  il 
jugeait  la  vérité  de  Timmaculée  conception  définissable,  dès  qae 
rÉglise  le  croirait  expédient,  11,  475. 

Suétone,  II,  494;  IV,  252;  YL  7, 

Snin,  conseiller  d'État,  rapporteur  dans  Tafiaire  du  mandeinant  du 


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TABLE    ANALYTIQUE.  GGGXGl 

M  février  4861;  réfutation  de  son  rapport,  lY,  3!8  et  suiv., 
254  et  suiv. 

Suisse.  Ce  pays  devient  le  théâtre  du  plus  ignoble  despotisme 
religieux,  YIII,  41  ;  Pie  IX  fait  IMIoge  de  la  fermeté  des  évoques 
de  ta  Suisse  à  défendre  la  foi  catholique^  36  ;  il  réprouve  et  con- 
damne les  lois  portées  par  le  gouvernement  helvétique  contre 
la  foi  et  la  discipline  de  l'Église  ;  il  déclare  excommmuniés ,  ipso 
factOy  les  prêtres  qui  accepteraient,  selon  les  dispositions  de  ces 
lois,  la  charge  du  ministère  ecclésiastique,  34,35. 

Snlpice-Sévère,  disciple  et  biographe  de  saint  Martin ,  I,  t3S, 
476  ;  II,  64.  65,  67,  69,  73,  74,  679  ;  III,  300,  319,  534,  635  ;  VI, 
338,  504;  VII,  88;  VIII,  4H,497. 

Snmatarel  (le^  Voir  Ordre  surnaturel. 

Syllabas  ou  recueil  renfermant  les  principales  erreurs  qui  sont 
signalées  dans  les  allocutions  consistoriales,  encycliques  et  autres 
lettres  apostoliques  de  N.-S.  P.  le  pape  Pie  IX.  Son  opportunité, 
V,  436  ;  les  attaques  de  ses  ennemis  en  sont  une  preuve,  441  ; 
son  importance,  434  ;  il  est  la  règle  doctrinale  à  notre  époque, 
443.  Fotr  Encyclique  du  8  décembre  486 i. 

Symptaoriea  (saint),  martyr.  Oratoire  dédié  à  ce  saint  à  Paye- 
l'Abbesse  et  dans  lequel  saint  Hilaire  allait  prier,  VI,  314. 

Synesivs.  Il  fait  reloge  des  vieillards,  1, 475. 

S3riiodes  diocésains  (an.  4852-4874)  : 

Premier  synode,  6-8  octobre  4852.  Programme  :  promulgation 
des  décrets  du  concile  provincial  de  Bordeaux,  I,  526  ;  récapitu- 
lation des  questions  traitées  dans  ce  synode  ;  entretien  sur  la 
conduite  à  tenir  dans  la  nouvelle  phase  politique  qui  va  s'ouvrir 
I,  530  et  suiv. 

Second  synode,  8-iO  juillet  4855.  Programme  :  promulgation  des 
décrets  du  concile  de  La  Rochelle  ;  question  des  cas  réservés  et 
de  la  visite  diocésaine,  II,  303;  homélie  prononcée  dans  la  so- 
lennité d'ouverture  du  ëecond  synode  diocésain  et  résumé  des 
questions  traitées  dans  ce  synode,  306. 

Troisième  synode^  45-47  septembre  4856.  Programme.  :  rela- 
tion de  Tétat  de  l'Église  de  Poitiers,  présentée  au  pape,  et  ré- 
ponse écrite  et  verbale  do  la  sacrée  congrégation  ;  diverses 
questions  relatives  au  cuite  du  Saint-Sacrement  et  de  la  sainte 
Croix,  dont  la  solution  est  demandée  par  le  retour  à  la  liturgie 
romaine;  des  patrons  et  titulaires  des  églises;  de  l'opportunité 
de  réunir  en  corps  les  statuts  du  diocèse,  11,  538;  entretiens 
synodaux  sur  la  relation  de  I  état  de  l'Ëglise  de  Poitiers,  sur  le 
calendrier  et  le  propre  du  diocèse,  537  et  suiv.;  aperçu  sur  l'his- 
toire de  l'Église  de  Poitiers,  544  et  suiv.;  entretien  synodal  sur 
les  titulaires  et  patrons  des  églises,  568  et  suiv. 


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GGGXGII  TABLE  ANALYTIQUE, 

Quatrième  synode,  %  iixiWei  1857.  Programme  :  promulgation 
de  divers  décrets  généraux  des  congrégations  romaines,  III,  Î3  ; 
allocution  sur  les  habitudes  de  régularité  et  de  respect  dans  le 
corps  ecclésiastique,  42  et  suiv.;  lettre  synodale  portant  com- 
munication de  plusieurs  actes  et  décrets  de  l'autorité  aposto- 
lique, 37  et  suiv. 

Cinquième  synode,  7-40  juillet  4858.  Programme  :  promoiga- 
tion  des  décrets  du  concile  de  Périgueux;  de  la  lettre  encyclique 
du  pape  sur  Texcellence  du  sacrifice  de  la  messe;  seconde  lectare 
des  statuts  diocésains,  ill,  267;  entretiens  sur  quelques  décrets 
du  concile  de  Périgueux,  et  ^ur  le  saint  sacrifice  de  la  mes^e,  263 
et  sui?. 

Sixième  synode,  7  juillet  4859.  Programme  :  proniulgation  de 
diverses  réponses  du  saint-siége  touchant  Tintention  des  messes 
pour  les  fidèles  et  la  distribution  des  saintes  huiles,  III,  406  ;  en- 
tretien au  sujet  de  Tindiction  des  prières  publiques  pour  la 
guerre  d'Italie,  396. 

Septième  synode,  9  juillet  4860.  Programme  :  promalgation  des 
décrets  du  concile  provincial  d'Agen,  IV,  48;  entretien  pour  iâ 
publication  de  ces  décrets  et  de  quelques  actes  du  siège  aposto- 
lique, IV,  16  et  suiv. 

Huitième  synode,  8  juillet  4862.  Programme  :  seconde  relation 
de  l'état  de  l'Église  de  Poitiers;  promulgation  de  quelques  cons- 
titutions et  décrets  du  saint-siége,  etc.,  IV,  460;  résumé  de 
l'entretien  synodal  contenant  le  décret  qui  promulgue  l'allocu- 
tion pontificale  du  juin  4862,  457,  462. 

Neuvième  synode,  25  août  4863.  Programme  :  lectare  de  \è 
réponse  dusaint-si^e  à  la  seconde  relation  de  Tétatde  i'Êglisede 
Poitiers;  promulgation  de  quelques  rescrits  émanant  de  l'autorité 
pontificale,  V,  24  4;  entretien  sur  divers  actes  agressifs  de  la 
part  des  autorités  civiles,  sur  la  question  de  Tévéché  de  Niort, 
240  et  suiv.;  décret  synodal  publiant  la  réponse  du  saint-siége  à 
la  deuxième  relation  de  l'état  de  l'Ëglise  de  Poitiers,  le  bref  qui 
accorde  la  faculté  de  couronner  la  statue  de  Notre-Dame  de 
Poitiers,  et  le  décret  apostolique  qui  proclame  la  béati- 
fication équipollente  de  la  bienheureuse  Françoise  d'Âmboise, 
249. 

Dixième  synode,  44  juillet  4864.  Programme,  Y,  340;  décret 
synodal  promulguant  les  lettres  apostoliques  concernant  un  nou- 
vel office  de  llmmaculée-Gonception,  et  deux  brefs  adressés  à 
Tarchevéque  de  Munich,  346. 

Onzième  synode,  40  juillet  4865.  Programme,  V,  434;  entretien 


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TABLE  ANALYTIQUE.  GGGXGIIf 

saivi  d'un    décret  synodal    portant  condamnation   d'un  livre 
intitulé  :  ^Encyclique  et  la  Liberté,  433  et  suiv.,  440. 

Douzième  synode^  S3  août  4866.  Progr8n)me^  V,  &79;  entre* 
tiens  à  la  suite  d'un  second  voyage  ad  limina  Apostalorum, 
572,  579  ;  décret  synodal  portant  communication  du  texte  de  la 
troisième  relation  de  l'état  de  l'Église  de  Poitiers,  et  de  la  ré- 
ponse du  saint-siége  ;  de  l'approbation  du  propre  du  martyre* 
loge  du  diocèse;  de  l'allocution  pontificale  conlre  les  sociétés 
secrètes;  de  Térection  de  la  confrérie  de  Saint-Pierre  dans  tout 
le  diocèse,  579,  590. 

Treizième  synode,  23  juillet  4867.  Programme,  VI,  84  ;  entre- 
tiens sur  les  principaux  résultats  de  la  réunion  de  Tépiscopat' 
catholique  dans  la  ville  de  Rome  (juin  4867),  74  ;  décret  synodal 
par  lequel  est  recommandée  la  lecture  de  deux  allocutions  du 
pape  aux  évéques  et  aux  prêtres  réunis  à  Rome  ;  du  discours  des 
évèques  au  pape;  de  l'instruction  de  la  sainte  Inquisition  rela- 
tive au  sacrement  de  pénitence,  401,  402,  103. 

Quatorzième  synode,  juillet  1868.  Programme.  VI,  220  ;  entre- 
tiens sur  l'état  actuel  des  intérêts  de  la  société  et  de  l'Église; 
motifs  qui  portent  Tévêque  de  Poitiers  à  garder  le  silence  sur  le 
futur  concile  général,  208,  209,  248;  résumé  des  entretiens 
avec  le  clergé,  notamment  sur  une  question  relative  à  l'admi- 
nistration du  sacrement  de  pénitence,  249  ,  233;  décret  syno- 
dal, 230. 

Quinzième  synode,  45  juillet  4869.  Programme,  VI,  423; 
entretiens  sur  les  conditions  dans  lesquelles  semble  devoir  se 
tenir  le  prochain  concile  oecuménique,  422,  438  ;  décret  synodal 
portant  publication  de  plusieurs  décrets  de  la  congrégation  des 
rites,  et  des  actes  du  concile  de  Poitiers,  approuvés  par  le  saint- 
siége,  438,  439,440,441. 

Seizième  synode,  43-19  juillet  4874.  Programme,  VII,  262; 
gravité  des  circonstances  présentes,  257  et  suiv.  ;  quelques 
avertissements  particuliers,  263  et  suiv.;  publication  de  divers 
actes  du  sainl-siége,  268  et  suiv.;  réponse  du  saint-siége  à  la 
quatrième  relation  de  Tétat  de  l'Église  de  Poitiers,  274  et  suiv.  ; 
décret  synodal,  284. 

DiX'Septième  synode,  44-17  septembre  4872.  Programme,  VII, 
424  ;  observations  relatives  à  la  constitution  Apostolicœ  sedis 
moderationi  convenit ,  concernant  les  censures  et  les  réserves 
apostoliques,  427;  étude  et  analyse  de  cette  constitution,  430; 
publication  d*une  nouvelle  feuille  des  censures  et  cas  réser\-éSr 
434;  lettre  du   saint-père  au  cardinal    secrétaire  d'État,   à 


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CGGXaV  TABLE   ahalytiqub. 

propos  du  projet  de  auppression  des  ordres  religieux  à  Rome , 
43S  ;  rappel  dç  la  discipline  concernant  les  ondoiements ,  434  ; 
flétrissure  de  l'indigne  conduite  de  Tes- père  Hyacinthe,  436  et 
suiv.  ;  décret  synodal,  433. 

Dix-huitième  synode,  42-46  juillet  4873.  Programme,  VII,  564  ; 
suppression  des  ordres  religieux  à  Rome,  565;  (rots  brefs 
pontificaux  relatifs  au  libéralisme  catholique,  667;  quelques 
applications  pratiques  du  libéralisme  religieux,  572;  introduction 
des  représentants  des  divers  cultes  dans  l'administration  des 
hôpitaux,  573;  décret  synodal,  578. 

Dix-neuvième  synode,  8-45  juillet  4874.  Programme,  YIII,  IÎ6; 
constitution  apostolique  concernant  les  vicaires  capitulai res  et 
les  é\ôques  nommés,  428;  lettres  apostoliques  au  sujet  de  Fia- 
vention  des  corps  des  saints  Ambroise*  Gervais  et  Protais,  144  ; 
décret  relatif  à  la  fête  de  saint  Boniface ,  apôtre  de  rAltemagne, 
449;  réponse  du  saint-siége  à  la  cinquième  relation  de  Tétat  de 
rËglise  de  Poitiers,  452;  à  propos  de  la  mort  de  Mgr  Xavier  de 
Mérode,  459;  résumé  de  rallocution  prononcée  pour  la  clôture 
du  synode,  462;  décret  synodal,  450. 

Syiir  Mandement  qui  ordonne  une  quête  pour  les  chrétiens  de  la 
Syrie»  IV,  1  et  suiv. 


Tables  tournantes.  Un  décret  de  la  congrégation  du  saint-office 

en  condamne  Tusage;  lettre  pastorale  de  rarche\ôque  de  Québec 

sur  les  tables  tournantes,  III,  54  et  suiv. 
Tacite.  Il  rapporte  que  c'était  une   croyance  générale  chez  les 

Romains  que  des   hommes  partis  de  la  Judée  soumettraient 

l'empire,  II,  494. 
Taine,  auteur  des  Philosophes  français  du  XIX^  siècle.  Cet  ouvrage 

peut  se  résumer  dans  ces  trois  mots  :  scepticisme,  matérialisme, 

athéisme  ;  ses  erreurs  sur  la  nature  divine  condamnées  par  le 

concile  d'Agen,  V,  56  ;  III,  240. 
Talmont  (le  prince  de),  II,  299,  636. 
TèUier  (Maurice  le),  archevêque  de  Reims.  Il  constate  que  les 

conciles  provinciaux  tenus  en  France  depuis  le  concile  de  Trente 

ont  donné  le  plus  ferme  appui  à  la  discipline  ecclésiastiqiie»  III, 

443. 
TmmpÏBT  (saint  Guillaume) ,  évêque  de  Poitiers,  il  appartenait  à 

Toridre  des  chanoines  réguliers  ;  il  déploya  dans  son  ëpiscopat 


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TABUS  ANALYTIQUE  GGGXGV 

une  grande  énergie  contre  les  vexations  de  la  doioinatioa 
tyrannique  à  laquelle  était  soumis  le  diocèse  de  Poitiers,  II,  554, 
562,  ë63. 

Temple  de  Salomon.  Ce  lemple  est  détruit  et  rebâti  à  diverses 
époques,  lY,  74,  75  ;  dédicace  du  temple  de  Jérusalem  ;  ce  qu'on 
entend  par  la  dédicace  dont  il  est  question  dans  saint  Jean;  queMe 
était  la  conduite  des  Juifs  le  jour  de  cette  fête,  73^  74;  on  appe- 
lait aiissi  cette  fête,  la  fête  des  Lumières,  80. 

Temps.  Puissance  du  temps  sur  toutes  les  œuvres  créées,  IV,  70, 
71. 

Tentation  de  Jésns-Christ  dans  lé  désert.  Homélie  sur  la  seconde 
tentation  appliquée  à  la  situation  faito  actuellement  au  vicaire 
de  Jésus-  Christ,  III ,  597  et  suiv.  ;  troisième  tentation  appliquée 
à  l'état  présent  de  TÈglise  que  ses  ennemis  voudraient  séduire 
par  la  promesse  de  la  conservation  du  pouvoir  temporel,  547, 
548. 

Tertallien,II,5;  III,  486;  Y,  444.  Il  dit  que  les  chrétiens  prient  pour 
les  emi:ereurs,  et  leur  obéissent,  II,  545  ;  III,  40  ;  dignité  du  chré- 
tien, III,  423;  il  enseigne  qu'on  ne  peut  pas  être  philosophe  sans 
être  chrétien,  364  ;  que  les  poëtes  et  les  philosophes  païens  ont  puisé 
dans  les  livres  saints  les  \érités  qu'on  trouve  dans  leurs  écrits, 
•  464,  465  ;  de  la  justice  de  Dieu  contre  les  pécheurs,  233;  que 
les  païens  attribuaient  à  leurs  dieux  les  biens  de  la  terre  que  les 
chrétiens  obtenaient  du  ciel  par  leurs  prières  et  leurs  jeûnes,  lY, 
245  ;  que  c'est  nier  Dieu  que  de  nier  ce  qui  est  essentiel  en  lui , 
Y,  58;  il  appelle  l'Église  catholique,  le  temple  universel  de  Dieu, 
Y,  90;  les  persécuteurs  de  la  religion  de  Jésus-Christ  sont  les 
instruments  desatan,  Y,  444;  il  dit  que  les  chrétiens  qui  retom- 
bent dans  le  péché,  satisfont  au  diable,  Y,  418. 

Tliéocratie.  La  théocratie  est  le  gouvernement  temporel  d'une  so- 
ciété humaine  par  une  loi  politique  divinemeivt  révélée  et  par 
une  autorité  politique  surnaturellement  constituée,  III,  544; 
cette  forme  de  gouvernement  n'a  existé  en  droit  que  chez  le 
peuple  juif,  et  en  fait,  presque  partout,  excepté  dans  les  sociétés 
catholiques,  Y,  486,  487;  pourquoi,  depuis  la  venue  de  Jésus- 
Christ,  la  théocratie  légitime  ne  se  trouve  nulle  part  sur  la  terre, 
III,  545  ;  en  voulant  éviter  une  théocratie  imaginaire  les  ennemis 
de  l'Église  se  font  les  esclaves  de  la  théocratie  de  César ,  chef  et 
arbitre  de  la  religion,  542,  546;  l'Égiiseest  accusée  de  vouloir 
rétablir  la  théocratie,  YIII,  6. 

Tkéodorot,  évêque  de  Cyr.  Il  proclame  les  prérogatives  de  l'Église 
romaine,  il,  500,  504. 

Théologie.  Elle  est  l'étude  de  toutes  les  opérations  divines,'  mais 
a\ant  tout,  l'étude  de  Dieu  lui-même,  de  l'être  divin,  etc..  Y, 
81  ;  exhortation  au  clergé  d'étudier  la  théologie,  avantages  de 
cette  étude,  témoignage  de  saint  Augustin*  Yll,  24},  243  ;  elle  est 


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CCCXCVI  TABLE   ANALYTIQUE. 

la  science  des  conclusions  qui  se  déduisent  de  principes  connu» 
par  la  foi,  VII,  469  ;  combien  la  connaissance  des  livres  saints  est 
nécessaire  à  un  théologien,  470;  sans  elle  la  scolastique  n^est 
plus  une  théologie ,  mais  une  pliilosophie,  470;  qualités  d'un 
vrai  et  solide  théologien,  f,  489. 

Thérèse  (sainte).  Homélie  prononcée  en  la  fête  du  3«  anniversaire 
séculaire  de  la  réforme  du  carmel,  IV,  465;  tou(  a  élé  surnatu- 
rel dans  l'œuvre  de  cette  réforme;  obstacles  qu'elle  renconlrait; 
travaux  de  sainte  Thérèse;  Dieu  lui  associe  de  grands  et  saints- 
personnages;  but  que  ht  sainte  se  proposait;  succès  de  la 
réforme,  466  et  suiv.;  elle  voit  le  bienheureux  Âzexedo  et,  ses 
compagnons  s'élever  au  ciel,  tout  éclatants  de  lumière.  H,  963  ; 
comment  M.  Cousin  pirle  des  extases  de  sainte  Thérè.^,  Il* 
367  ;  sa  dévotion  envers  saint  Joseph,  son  zèle  à  le  faire  hono- 
rer,  VII,  65, 128,  429;  les  carmélites  de  France  sont  vraiment 
ses  filles,  VU,  615  et. suiv. 

Thendoflie  (sainte) ,  martyre,  origt'naire d'Amiens.  Son  éloge.  II, 
4  et  Suiv.;  pourquoi  notre  éf>oque  a-t-elle  été  prédestinée  à 
l'invention  du  corps  de  sainte  Tbeudosie?  2  ;  commentaire  histo- 
rique de  rinscription  gravée  sur  le  tombeau  de  la  sainte,  4  et 
suiv.;  portrait  de  la  femme  française  vivant  chrétiennement  dans 
le  monde;  son  influence  dans  la  famille,  6  et  suiv.;  la  présence 
du  corps  de  sainte  Theudosie  en  France  doit  être  un  enseigne- 
ment utile,  une  leçon  nécessaire  pour  les  femmes  chrétiennes,  42. 

Ttaenrel  (Mgr),  évéque  d'Acanthe,  IV,  366,  367. 

Thibault  (le  comte).  Il  fait  faire,  dans  l'église  de  Notre-Dame  de 
Chartres,  un  vitrail  représentant  l'histoire  de  sainte  Anne, 
IV,  86. 

Thiers.  II  écrit  pour  la  défense  de  ta  propriété  après  s'être  raillé 
des  défenseurs  des  biens  ecclésiastiques  à  réj^oque  de  la  grande 
révolution,  U,  354  ;  lettre  à  M.  le  Président  de  la  République  au 
sujet  du  projet  de  loi  du  gouvernement  italien  contre  les  corpo- 
rations religieuses,  VII,  486;  à  propos  de  la  parole  de  M.  Thiers: 
c'est  VÉm  qui  fait  les  évéques,  Vdl,  44  2  (note). 

Thierry  (Augustin).  Il  reconnaît  ses  erreurs.  11,  347. 

Thomas  (saint),  archevêque  de  Cantorbérv,  II,  282,  554;  Vlil,  18. 
Il  défend  les  biens  temporels  de  son  Église  ;  Boasuet  fait  son 
éloge,  III,  560,  5M  ;  V,  355. 

Thomas  (saint),  archevêque  de  Villeneuve.  Il  dit  que  Jésus-Christ, 
en  montant  au  ciel ,  laissa  son  école  et  sa  chaire  à  Marie,  non 
pour  gouverner  l'Église,  mais  pour  instruire  les  apôtres,  111,  464. 

Thomas  d'Aqaiii  (saint),  VI,  368,452;  VII,  244,  216,249,  t44, 
245.  Homélie  prononcée  dans  l'église  des  Frères-Prècheors  à 
Poitiers,  en  la  solennité  du  sixième  centenaire  de  sa  mort,  Vlll, 
98  et  suiv.  ;  saint  Louis  le  consulte  dans  ses  doutes,  401 ,  402  ; 
on  ne  saurait  s'éloigner  des  lignes  principales  de  ses  écrits 


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TABLE   ANALYTliWB.  GGGXCVII 

-sans  errer  sur  la  foi  ou  la  morale,  403, 404.  ;  c'est  par  la  prière 
qu'il  obUent  cet  esprit  de  sagesse  surnaturelle,  405  ;  sa  fidélité 
à  suivre  et  à  enseigner  la  doctrine  de  saint  Augusti.'i,  406, 
107;  il  est  appelé  au  concile  de  Lyon;  sa  mort ,  99;  sa  vie 
a  élé  tout  entière  une  vie  de  travail  ;  son  enseignement  semble 
lui  a\oir  été  divinement  inspiré,  400  el  suiv.  ;  comment  il  se 
servait  des  sciences  profanes,  403  ;  il  enseigne  que  le  pape  seul 
a  le  droit  de  disposer  du  trésor  des  indulgences,  III ,  94  ;  qu'il 
n'est  pas  requis  pour  Je  salut  de  professer  sa  foi  partout  et  tou- 
jours, mais  seulement  dans  certains  cas  où  l'honneur,  l'utilité 
du  prochain  le  demandent,  446,  147;  il  dit  pourquoi  l'infidélité 
est  contre  nature,  464  ;  ce  que  c'est  que  l'infidélité  positive, 
173;  quelle  est  la  grandeur  et  la  perversité  du  péché  d'infidélité, 
180  ;  quel  est  le  rôle  de  la  raison  dans  Pexercice  de  la  foi ,  )84, 
4  89  ;  que  le  précepte  de  la  sanctification  du  dimanche  découle  de 
la  loi  naturelle  quant  à  sa  substance  ,  349;  son  sentiment  sur  la 
possibilité  de  l'augmentation  de  lu  béatitude  essentielle  des  sainte 
d^ns  le  ciel,  IV,  37;  sur  le  caractère  du  péché  de^alan,  Y,  44^  4S, 
44;  il  enseigne  que  Dieu  est  tout  en  toutes  choses,  en  tant  qu'il 
y  est  comme  cause  de  tout ,  et  non  en  tant  qu'il  y  est  en  subs- 
tance ,  69  ;  qu'il  ne  peut  trouver  hors  de  lui  aucun  sujet  qui  le 
reçoive.  70;  que  s'il  y  a  des  ôtroa  qu'on  puisse  appeler  bons, 
c'est  qu'ils  participent  à  la  bonté  de  Dieu  en  l'imitant  dans  une 
mesure ,  76  ;  que  notre  nature  n'a  aucun  rapport  avec  Dieu ,  ni 
quant  à  l'espèce  ni  quant  au  genre ,  95  ;  qu'elle  est  cependant 
potentiellement  apte  à  être  épousée  ou  adoptée  par  la  divinité, 
97;  que  s' étant  librement  détournée  de  Dieu  par  le  péché,  elle 
est  mauvaise  par  son  état,  tout  en  continuant  d'être  bonne  dans 
son  essence,  453  ;  il  dit  que  la  dime  n'est  pas  un  précepte  divin  de 
la  nouvelle  loi,  350  ;  que  le  pape  pourrait  exiger  des  ecclésiasti- 
ques le  même  tribut  que  les  prêtres  de  l'ancienne  loi  exigeaient 

.  des  lévites ,  552  ;  il  montre  comment ,  quant  à  l'adhésion ,  la  foi 
s'appuie  sur  une  plus  grande  certitude  de  la  science ,  VU ,  S38  ; 
comment  il  est  impossible  qu'une  vérité  de  foi  soit  jamais  con- 
traire aux  principes  naturellement  connus  de  la  raison,  246. 

Thomassin,  oratorien,  III,  503;  IV,  347,  449;  V,  4S4,  422,  444. 

Thouars  (Henri  de).  II  accompagne  Louis  XIII  au  siège  de  La 
Rochelle;  il  abjure  la  religion  protestante,  II,  299. 

Tbonars  [église  du  château  de].  Rétablissement  de  cette  église, 
affectée  au  collège  Saint-Louis  ;  discours.  II,  £96  et  suiv. 

Thouan  (ville  de).  Inauguration  du  culte  de  la  bienheureuse  Fran- 
çoise d'Amboise,  célébrée  dans  cette  ville,  Y,  604  et  suiv. 

Thowentl ,  ministre  des  affaires  étrangères.  Il  dénonce  au  pape 
l'homélie  prêchée  en  la  solennité  de  saint  Pierre ,  le  30  juin 
4  861  ;  lettre  à  ce  minisire  au  sujet  de  cette  dénonciation ,  iV  ^ 


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Gacxcvm  table  ahalytique. 

374  et  suiv.  ;  protestation  du  clergé  de  Poitiers  contre  la  dénon- 
ciation de  M.  Thouvenei,  IV,  399. 

TimoUiée  (âainl),  évéque  d'Ëpbèse,  disciple  de  saint  Paul.  Com- 
ment doit-on  entendre  les  admonitions  qui  lui  sont  adressées  au 
Se  chapitre  de  l'Âpoealypse ,  IV,  3S5,  3i6;  réflexions  de  saint 
Vincent  de  Lérins  sur  les  recommandations  que  lui  fait  saint 
Paul  de  conserver  le  dépôt  de  la  foi,  V.  343  et  suiv. 

Titulaires  des  églisss.  Entretien  synodal  sur  les  titulaires  et  \es 
patrons  des  églises,  détails  liturgiques  et  canoniques  sur  la 
manière  de  célébrer  la  fête  des  titulaires  ;  ce  qui  les  distingue  des 
patrons,  II ,  568  et  suiv. 

Tombeau  de  Jésus-Christ.  Le  désir  de  la  conquête  de  ce  glorieux 
tombeau  entraîne  des  peuples  loin  de  leurs  foyers,  l,  596;  tom- 
beaux dee  saints  :  dans  les  temps  anciens  on  élevait  au-dessus  de 
ces  tombeaux  des  monuments  splendides,  IH,  3f  4. 

Tarfon.  Consécration  de  Téglise  des  Sœurs  de  Sainte-Marie  de  Tor- 
fou  ;  discours,  V,  859. 

Toumaly.  Son  sentiment  sur  la  pratique  du  supplément  des  céré- 
monies du  baptême,  h  540. 

Tours  (église  de  Sainl-Hartin  de).  Mandement  qui  ordonne  une 
quête  pour  la  reconstruction  de  cette  église,  IV,  485  et  suiv. 
Voir  Martin  (saint). 

Tradition.  La  parole  de  Dieu ,  selon  la  foi  catholique ,  n'est  pas 
contenue  seulement  dans  les  saintes  Écritures,  mais  encore  dans 
la  tradition  vivante  de  l'Église,  1,  465  ;  nécessité  de  retenir  la 
forme  même  des  saines  paroles  transmises  par  la  tradition  apos- 
tolique ;  périls  que  présente  à  cet  égard  Tesprit  moderne ,  V , 
54;  les  Pères  et  les  docteurs  de  l'Église  ont  été  les  vases  vivants 
de  la  tradition,  I,  466;  les  vérités  de  la  tradition  révélée  ont  le 
même  droit  d^étre  acceptées  que  les  vérités  acquises  par  la  tra- 
dition naturelle  ou  de  l'éducation,  III,  457;  on  trouve  dans  les 
catacombes  de  Rome  une  des  sources  les  plus  importantes  de  la 
tradition  chrétienne,  67. 

Traditions  nationales  de  la  France.  Elles  sont  conformes  aux 
traditions  du  reste  de  la  chrétienté  sur  le  maintien  du  temporel 
du  pape;  témoignage  de  Bossnet,  III,  559. 

Traditionalisma.  Sa  condamnation  implicite  ou  indirecte  par  le 
concile  du  Vatican,  VII,  245;  comment  on  doit  entendre  la  con- 
damnation du  traditionalisme,  III,  258  [note). 

Trappistes.  Di.-cours  prononcé  dans  la  solennité  de  la  bénédiction 
du  premier  abbé  de  la  Trappe  de  Fontgombaud,  III,  624  et  suiv.; 
détails  sur  le  genre  de  vie  des  trappistes,  632  et  suiv. 

Trémonilla  (Jean  de  la),  cardinal.  Il  fut  administrateur  perpéluoi 
du  diocèse  de  Poitiers ,  et  consacra  l'église  collégiale  de  Notre- 
Dame  du  château  de  Thouars,  II,  298  (note] 

Trémoattla  (Léopold  de  la),  prince  de  Taimont,  II,  636. 


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TABLE  ANALYTIQUE.  CGGXCIX 

TrémoniUe  (Louis  de  la).  Il  fut  un  illuslre  capitaine  soos  le  règne 
deLoaisXII,!!,  299. 

Trente  (concile  de).  Voir  Conciles. 

Tribut.  L'Église  a  condamné  comme  hérétiques  ceux  qui  préten* 
daient  que  Jésus*Christ  était  tenu  de  payer  le  tribut  à  O^r^  V, 
353  ;  le  tribut  que  saint  Pierre  paie  pour  lui  et  pour  Jésus-Christ 
signifiait  que  9a  personnalité  était  associée  à  celle  du  Fils  de 
Dieu.  358,  359. 

Trinité.  Réfutation  des  erreurs  modernes  sur  ce  dogme,  Y,  8S  et 
suiv.  ;  iedogmede  la  trinité  chrétienne  impose  un  mystère  à  notre 
esprit,  mais  il  lui  apporte  une  lumière  incomparable  ;  confession 
de  ce  dogme  par  saint  Hilaire,  Y,  83  et  suiv.  ;  l'Église  fait  écla- 
ter la  confession  de  la  trinité  partout  dans  sa  liturgie  ;  cette  con- 
fession est  nécessaire  à  l'homme  comme  une  dette  de  justice^  87 
et  suiv.;  comment  l'adorable  Trinité  est  le  type  suprême  du 
concile,  VI,  403. 

Troplong,  président  du  Sénat,  lY,  57â,  577. 

Targeon  (Pierre- Flavien),  archevêque  de  Québec  en  Canada.  Lettre 
pastorale  sur  les  tables  tournantes,  III,'  64. 


Union.  La  force  invincible  des  chrétiens  se  trouve  dans  l'union  des 
fidèles  avec  les  pasteurs,  et  des  pasteurs  avec  leur  chef  suprême, 
Y,  487. 

Univers.  Tout  cet  univers  n'est  qu'une  vaste  harmonie ,  qu'une 
majestueuse  sonnerie  en  l'honneur  de  Dieu,  I,  654 . 

Urbain  II,  pape,  I,  7S  ;  II,  246,  S94  ;  111,  508;  lY,  548.  Il  consa- 
cre les  ^lises  des  abbayes  de  Charroux  et  de  Montief neuf ,  1 , 
25S;  II,  555. 

Urbain  VllI,  pape.  H,  570,  575  ;  III,  J7S,  «73  ;  YII,  423. 

Ursin,  abbé  de  Ligugé ,  auteur  d'une  vie  de  saint  Léger ,  II,  67, 
449. 

Ursins  (Jean-Juvénal  des),  évêque  de  Poitiers,  II,  557. 


Yacborot.  Condamnation  de  ses  erreurs  sur  la  nature  divine  par  le 
concile  d'Âgen ,  et  extraits  de  ses  œuvres  contenues  dans  les 
pièces  justificatives  pour  la  même  concile.  Y,  56. 


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CCCC  TABLE  ANALYTIQUE. 

¥alère  (Auguste),  évéque  de  Vérone.  II  exprime  à  soo  cierge  sa 
joie  de  le  voir  réuni  en  synode  ;  il  espère  être  soulagé  de  ses 
sollicitudes  pastorales  par  les  lumières  qu'il  recevra  de  ses  prè> 
très,  I,  534 . 

Vareilles  [Mgr  de  la  Broue  de),  évéque  de  Gap,  poitevin,  I,  292. 

Vatican  (Concile  du).  Voir  Conciles. 

JTénard  (J.-Théophane),  missionnaire  apostolique,  martyrisé  en 
Cochinchine.  Discours  prononcé  à  l'occasion  du  premier  anniver- 
salie  de  son  martyre,  IV,  354  et  suiv. 

Vendée.  Napoléon  1^'  fiit  l'éloge  de  la  Vendée;  après  sa  paciGcation 
il  désire  qu'on  envoie  les  peuples  modernes  à  son  école  pour 
apprendre  à  bien  servir  leur  gouvernement,  VI,  286;  les  Ven- 
déens ont  été  des  héros  parce  qu'ils  se  battaient  pour  leur  Dieu  ; 
ils  défendaient  ce  Dieu  contre  la  raison  humaine  révoltée,  II,  623 
et  suiv.  ;  ils  imitèrent  les  Macbabées  loués  par  l'Esprit  saint  lui- 
même  ;  les  anciens  Gaulois  ne  craignaient  que  la  chute  du  ciel , 
les  Vendéens  ne  redoutent  que  la  perte  du  ciel,  630  et  suiv.;  luttes 
de  la  Vendée  pour  la  défense  de  son  territoire  et  de  la  papi^uté , 
Vil,  636,  637,  643.  Fotr  Rochejaquelein  (de  La). 

Verbe,  Fils  de  Dieu.  Par  l'incarnation  il  ne  se  sépara  pas  de  Dieu , 
mais  il  resta  consubstantiet  à  son  Père,  etc.,  III,  77;  il  ne  s'est 
appelé  Emmanuel  qu'après  son  incarnation ,  VI,  515^  516  ;  Dieu 
le  Père,  en  concevant  éternellement  le  Verbe,  conçoit  airec  lui 
et  par  lui  tous  ses  enfants  adoptifs,  V,  452  ;  le  Verbe  a  épousé  la 
nature  humaine  à  Nazareth  et  l'Église  au  Goigotha,  VII,  632. 
Toir  Jésus-Christ. 

Verge  (sainte),  honorée  dans  le  diocèse  de  Poitiers,  II,  575. 

Verger,  assassin  de  Mgr  Si bour,  archevêque  de  Paris,  IL  594  ; 
réflexions  sur  son  crime,  dans  un  entretien  avec  le  clergé,  lU , 
44. 

Vérité.  La  vérité  catholique  grandit  dans  la  lutte»  se  développe, 
se  précise  dans  la  discussion ,  II,  340  ;  V,  37  ;  obligation  pour  les 
sociétés ,  comme  pour  les  individus,  de  chercher  la  vérité  et  d  y 
adhérer,  II,  544;  à  l'apparition  d'un  saint,  les  vérités  refleons- 
sent;  un  saint  replace  une  vérité  dans  tout  son  jour,  la  veoge, 
etc.,  III,  679  ;  le  devoir  des  ministres  de  la  vérité,  c'est  de  décla- 
rer ce  qui  est  vrai,  .VI,  576,  577. 

Tertni  naturelles.  D'après  la  doctrine  catholique  il  n'est  pas 
permis  de  croire  ou  d'enseigner  que'  la  pratique  la  plus  parfaite 
de  la  vertu  purement  naturelle  puisse  seule  conduire  au  salut, 
II,  359,  378  et  suiv.  ;  réfutation  de  la  morale  naturaliste  conte- 
nue dans  le  livre  Du  devoir^  morale  qui  n'aboutit  qu'à  ces  vertus 
dont  Bossuet  a  dit  que  l'enfer  est  plein  ,  375  et  suiv.  ;  récrimina- 
tions d'un  libéral  catholique  et  d'un  journaliste  philosophe  contre 
cet  enseignement,  378,  379;  les  vertus  naturelles  ne  sont 
pas  fausses,  mais  elles  n*atteigne|it  pas  la  récompense  éier- 


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TABLE   ANALYTIQUE.  GGGGI 

nelle ,  380  ;  elles  ont  une  bonté  morale  et  intrinsèque  que  Dieu 
récompense  par  des  biens  naturels  dans  les  individus  et  dans  les 
peuples,  381. 

Tertns  moralM.  Trop  sou-vent  raffaiblissement  de  ces  vertus 
s'accroît  en  proportion  des  progrès  du  bien-être  et  de  la  fortune 
publique^  I,  34  ;  elles  font  les  âmes  honnêtes  et  les  grands  carac* 
tères,  VI,  353. 

Tertas  humaines  et  chrétiaBnes.  Les  premières,  figurées  par  les 
eaux  de  )a  plaine,  et  les  secondes  par  les  eaux  qui  descendent  des 
montagnes,  et  porlent  Pâme  jusqu'au  ciel,  III»  6. 

Vexins  de  Leveiop  (Jean-4imé  de) ,  évéque  d'Âgen,  I,  S35;  Y,  I  ; 
VI,  463. 

Tiaduc  de  la  Toise.  Discours  prononcé  à  la  bénédiction  de  la 
première  pierre  de  ce  viaduc,  pour  le  passage  du  chemin  de  fer, 
I,  3S  et  suiv. 

Vicari  (Mgr) ,  archevêque  de  Fribourg.  Lettre  de  congratulation 
sur  sa  fermeté  dans  la  défense  des  droits  de  l'Église,  IL  76. 

Vicaires  capitnlaires.  Entretiens  avec  le  clergé  sur  la  constitution 
relative  aux  vicaires  capitulaires  et  aux  évêques  nommée  ou  élus, 
Vni,  425  et  suiv.;  prétentions  des  chapitres  de  vouloir  limiter 
le  temps  et  la  matière  de  la  juridiction,  etc.;  la  législation  du 
saint-siége  s'y  oppose  constamment  ;  bref  de  Pie  VII  au  vicaire 
capitulaire  de  Florence  à  ce  sujet,  4â9;  la  constitution  R<h 
manus  Pontifex  résout  toutes  les  difficultés  sur  la  question  de 
la  nomination  des  vicaires  capitulaires,  428,  430;  les  chapitres 
veulent  exercer  ce  droit  collectivement  ou  par  députation; 
le  concile  de  Trente  les  oblige  à  nommer  un  vicaire  capitu- 
laire dans  les  huit  jours  qui  suivent  la  mort  de  l'évèque ,  428  , 
429;  la  pratique  de  nommer  plusieurs  vicaires  capitulaires  n'est 
pas  interdite  ni  par  le  concile  de  Trente  ni  par  la  constitu- 
tion Romanus  Pontifex;  la  position  des  vicaires  généraux  en 
France  semble  demander  que  cette  pratique  demeure  tolérée , 
430,  434. 

Vicariats.  Nécessité  d'en  augmenter  le  nombre  dans  le  diocèse  de 
Poitiers,  I,  503. 

Victor-Eounanael,  roi  de  Sardaigne.  Ses  attentats  contre  le  pou- 
voir temporel  du  pape;  ses  armées  envahissent  les  États  pohtifi- 
eaux;  Pie  IX  renouvelle  ses  sentences  d'excommunication  portées 
contre  les  envahisseurs  des  biens  de  TËglise,  II,  436,  437;  III, 
432,  646;  IV,  54  ,  449  ;  VII,  9  et  suiv.,  458,  273,  274,  282,  283. 
Voir  Piémont. 

Vie.  Supériorité  de  la  vie  de  la  foi  et  de  la  grâce  sur  celle  de  la 
nature  ;  reconnaissance  envers  nos  pères  qui  nous  ont  engendrés 
à  cette  vie  spirituelle,  III,  443  ;  la  recherche  du  bien-être  et  des 
facultés  de  la  vie  matérielle  entraîne  toujours  la  décadence  mo- 
rale des  peuples ,  1 ,  67  ;  la  vie  de  la  vertu  et  du  devoir,  c'est  la 
T.  VIII.  26* 


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GGCCII  TABLE  ANALYTIQUE* 

sainte  croisade  contre  les  forces  de  la  chair,  du  inonde  et  de 
l'enfer,  69. 

Vieillards.  Discours  pour  la  clôture  d'une  retraite  de  vieillards, 
I,  467  et  suiv.;  ils  doivent  être  sobres,  469;  fermes  dans  )a  foi  , 
dans  l'amour,  474 ,  472;  on  est  vieillard  du  jour  où  Ton  est  pas- 
teur. S27  ;  le  nom  de  vieillard  est  celui  du  prêtre  et  du  pontife  , 
474  ;  les  vieillards  doivent  donner  l'exemple  de  la  pratique  de  la 
vertu,  287,  288. 

Vieillesse.  Éloge  de  la  vieillesse  ;  extraits  des  saints  Pères  sur  ses 
avantages  et  en  particulier  sur  ceux  de  la  vieillesse  saoerdotale , 

.  V,  463  et  suiv.;  YI,  382,  383;  la  vieillesse  est  une  ms^eetë 
auguste  ;  combien  il  est  douloureux  de  la  voir  se  déshonorer  par 
Toubli  des  lois  de  la  sobriété,  I»  469. 

Vierges.  La  discipline  de  l'Église  a  varié  à  l'égard  de  la  dôlure  des 
vierges  ;  elle  permet  qu'il  y  en  ait  sans  clôture  pour  les  œavres 
de  charité,  Y,  369,  370  ;  parabole  des  dix  vierges;  application  de 
cette  parabole,  II,  479  et  suiv.   Voir  Sœurs. 

Vieux-catholiques.  Pie  IX  excommunie  nommément  l'évèqae  de 
cette  secte  schismatique  ;  le  gou^\'ernement  prussien  les  fiivorîse , 
YIII,  40. 

Villecourt  (Clément),  cardinal,  évoque  de  la  Rochelle,  I,  235,  392; 
lY,  487;  VI,  463. 

Villemain,  II,  377. 

Vilesalem,  monastère  de  Fontevrault,  YIII,  444, 443. 

Vincent  de  Lérins  (saint),  il  enseigne  que  l'Église  conserve  le 
dépôt  de  la  foi  que  Dieu  lui  a  confié ,  sans  y  ajouter  ni  te  dimi- 
nuer, H,  206 ,  209  ,  218;  il  explique  ce«t  paroles  de  saint  Paul  : 
0  Timotltee^  custodi  deposUum ,  \,  374,  375  ;  il  montre  cornaient 
la  doctrine  chrétienne  n'est  pas  susceptible  d'être  perfectionnée 
à  l'instar  d'un  système  philosophique;  elle  est  an  dépôt  que 
l'Église  a  reçu  de  son  divin  Époux,  YII,  244 . 

Vincent  de  Panl  (saint),  1, 4  4 7 ;  II,  4  23, 558;  Y,  369, 380, 546;  VI,  325, 
448,  547.  Homélie  prononcée  à  la  messe  pontificale  du  second  anni* 
versaire  séculaire  de  sa  mort,  lY,  36  et  suiv.;  fondateur  de  plusieurs 
institutions,  il  est  le  type  de  toutes  les  œuvres  de  charité  fondées 
après  sa  mort,  38;  I,  495;  l'état  actuel  de  l'Église  de  France, 
c'est  son  œuvre  se  continuant,  se  développant,  lY,  39;  le  Poitou 
évangélisé  par  ses  soins  et  parle  clergé  élevé  par  ses  disciples  pen- 
dant un  siècle,  40;  son  éloignement  pour  les  erreurs  de  son  temps, 
zèle  à  faire  rendre  par  tous  obéissance  aux  jugements  du  saint- 
siège  apostolique,  III,  445,  446.  Voir  Société  de  Sa  in  t- Vincent- 
de-Paul. 

Virginité.  Excellence  de  la  virginité  ;  sa  supériorité  sur  le  mariage, 
Y,  262  et  suiv. 

Visconti  Venosta,  ministre  du  roi  du  Piémont.  Il  écrit  que  ie 
gouvernement  piémontais  veut  laisser  au  pape,  résidant  à  Rome, 


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TABLE  ANALYnOVE.  GGCCIU 

toutes  les  prérogatives  et  les  garanties  d'un  souverain,  YII,  44, 
42. 
Viiitation  (Institut  de  la).  Ilji  eu  la  gloire  d'avoir  été  destinée 
propager  le  culte  du  Sacré-C&ur  de  Jésus,  Y,  425,  496  ;  lettre  à 
la  supérieure  de  la  Visitation  d'Annecy^  à  propos  de  l'Année  sainte 
des  religieuses  de  la  Visitation  Sainte-Marie^  VII,  H  et  suiv.  ; 
zèle  des  Visitandines  pour  conserver  l'esprit  de  leurs  saints  fon- 
dateurs,'45,  46;  homélie  prononcée  dans  la  solennité  de  clôture 
du  Triduum  des  fêtes  de  la  bienheureuse  Marguerite-Marie ,  à  la 
Visitation  de  Poitiers,  V,  420  et  suiv. 

Visite  canonique  des  églises  dn  diocèse,  I,  577,  578  ;  II,  334. 
Pouvoirs  extraordinaires  que  le  concile  de  Trente  donne  aux 
évéques  dans  ces  circonstances,  584  ;  schéma  du  concile  du  Vati- 
can sur  cette  question,  VIII,  S40,  244  ;  un  décret  synodal  règle, 
pour  le  diocèse  de  Poitiers ,  le  mode  de  la  visite  des  paroisses 
faite  par  les  archidiacres,  archiprétres,  doyens,  H,  334  et  suiv.  ; 
le  but  et  l'objet  de  cette  visite  d'après  le  pontifical  romain.  579  ; 
visite  de  l'église  cathédrale  de  Poitiers.  Voir  Poitiers. 

Vol  sacrilège.  Mandement  qui  ordonne  des  prières  expiatoires  à 
l'occasion  d'un  vol  sacrilège,  I,  632  ;  homélie  à  la  messe  pontifi- 
•cale  pour  la  réparation  de  ce  sacrilège,  635  et  suiv. 

Volontaires  pontiflcanz.  Lettre  circulaire  au  clergé  du  diocèse, 
relative  à  l'enrôlement  pontifical,  III,  640  ;  autre  lettre  circulaire 
aux  curés  de  la  ville  épiscopale  ordonnant  des  prières  pour  l'ar- 
mée pontificale,  IV,  44  ;  éloge  funèbre  des  volontaires  pontificaux 
morts  pour  la  défense  des  Etats  de  l'Église,  IV,  44  ;  Pie  IX  fait 
leur  éloge,  VI,  231.  Voir  Zouaves  pontificaux. 

Voltaire,  II,  370  ;  III.  246  ;  V,  306. 

Voyage  ad  limina  Apostohrum.  Lettre  pastorale  annonçant  ce 
voyage,  II,  428  et  suiv.;  homélie  pascale  au  retour  d*un  voyage 
ad  limina  Apostolorum  (4873),  VII,  504  et  suiv. 


Wiclei,  III,  439  ;  IV,  434,  435. 

Wiseman  (le  cardinal),  archevêque  de  Westminster,  II,  4,  2  ;  III , 
50,  68. 


Z 


Zalinger,  canoniste  allemand,  III,  433,  446. 
Zèle  sacerdotal.  Entretien  avec  le  clergé  diocésain  sur  les  qualités 
du  zèle  sacerdotal,  II,  46  et  suiv.  Voir  Prêtre. 


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x^ 


CCCCIV  TABLE  ANALYTIQUE. 

Zenon ,  empereur.  Le  pape  saint  Fëlir  lui  écrit  qu'il  n'y  a  rien  de 
plus  utile  aux  princes  que  de  laisser  l'Êgiise  suivre  ses  lois  ,  II , 
349. 

ZonaT68  ponUflcanz.  Exhortation  adressée  au  bataillon  de  zonaTes 
pontificaux  dans  l'église  de  Velletri,  Y,  534  et  suiv.;  éloge  de  leur 
courage  dans  la  journée  du  2  décembre  4870  k  Lbigny,  YII,  326 
et  suiv.  Voir  Volontaires  pontificaux. 


D.     S.     B. 


POITIBBS.  —  TTPOaBAPHIB  DB  H.  OVDIV  FBinaS. 


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KNEML  UIRARY  •  U.C  lERKELEY 


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